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vendredi 14 janvier 2011

Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions qualifie à juste titre la situation de « pagaille».

Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions qualifie la situation de « pagaille».

Il était temps qu’un dirigeant de France Télévisions utilise le bon mot «pagaille» devant l’ampleur du souk que subissent au quotidien les salariés.

Seulement voila, si le mot est juste « pagaille» et que sa définition «grand désordre» colle parfaitement à ce qui se passe depuis que la seule cgt a rendu, fin 2009, un avis permettant à Carolis de tenter d’imposer sa réorganisation ubuesque, le diagnostic et le remède auxquels se livre Patrice Papet sont à dix mille lieues de la réalité.

Lorsque Patrice Papet , dans l’entretien qu’il donné à une journaliste de « Télé 2 semaines », affirme: « La pagaille, on est en train d’en sortir »; ceci n’est rien d’autre que de l’auto persuasion.

La pagaille à France Télévisions, elle est bien là et rien n’indique qu'« on est en train d’en sortir », tout au contraire.

Depuis la validation, là encore par la cgt, du "fonctionogramme", il n’y a effectivement plus aucun repères.

Il ne suffit pas comme le dit Patrice Papet de le reconnaître : « Nous n’avons jamais nié qu’il y avait un problème lié aux pertes des repères des salariés » pour laisser croire que le cyclone est passé.

Non, les collaborateurs de France Télévisions sont en plein dans l’œil du cyclone et cela risque de souffler encore plus fort à la sortie. Là encore, il ne suffit pas de déclarer que « seules 300 personnes seront concernées par des changements effectifs avant fin mars » pour que cela soit. Jamais les élus du CCE ou encore les organisations syndicales n’ont été informé de ces « 300 personnes seulement à être concernées » !

D’où sort ce chiffre de 300 ? Quant au 11.000 et quelques autres salariés, il faut donc supposer que leurs postes ne bougeront pas !

D’ailleurs s’agissant des 3 suicides et 2 tentatives à France Télévisions, là encore ne pas nier « les pertes des repères des salariés » pour juste après indiquer qu’il n’existe « pas de malaise social à FTV mais le reste d’un peu d’inquiétude les salariés », c’est évidemment paradoxal et de nature à faire perdre tout crédit au propos.

Cerise sur la gâteau, lorsque qu’en plus, le diagnostic avancé est « l’urgence qu’il y a à redonner des repères avec un projet d’entreprise pour renforcer l'identité des chaînes », la question se pose : Pourquoi alors, la direction a-t-elle voulu valider des pans entiers du dispositif Carolis soutenu par la cgt particulièrement dans des secteurs comme le secteur informatique où le malaise était l’un des plus profonds ?

Tout cela est d’autant plus insensé que juste avant et comme si le terme « pagaille» ne suffisait pas, la direction par la bouche de son DG délégué enfonce le clou en précisant qu’« Il y a effectivement un vrai flou organisationnel » !

Face à un tel contexte anxiogène et de souffrance des salariés (bien au-delà d’un reste d’inquiétudes [dixi] ) de « perte des repères, de véritable flou organisationnel et de la soi-disant sortie de pagaille » comment la direction peut-elle sérieusement prétendre que « d’ici la fin du mois de mars elle va produire un organigramme par secteurs où seulement 300 personnes sur 11.500 seront concernées avec 2 urgences : « réorganiser l’information et redonner des repères avec un projet d’entreprise renforçant l’identité des chaînes » ?

Cela fait des mois que les élus majoritaires au CCE : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD ont demandé que leur soit communiqué ce « projet d’entreprise renforçant l’identité des chaîne et l’organigramme qui va avec » ! C’est entre autres en l’absence de ces documents que la direction assure de mois en mois qu’elle va les donner sans jamais le faire, que le CCE a voté un droit d’alerte, en décembre 2010 ( un an presque jour pour jour après le passeport délivré à Carolis par la cgt).

Si pour le SNPCA-CGC, les constats employés par le DG délgué « pagaille et flou organisationnel et de la soi-disant sortie de pagaille » sont tout à fait idoines, la proche sortie de crise que prévoie la direction est loin de convaincre…..et cela sans compter ce PLAN SOCIAL dont elle parle aux syndicats depuis plusieurs jours en leur demandant leur position à ce sujet !!!!!

L'année 2011 devrait donc être mouvementée et le SNPCA-CGC avec ses partenaires se tient prêt à s'opposer à une " cette stratégie que prévoit l'entreprise : externalisation à outrance pour dégonfler la masse salariale sur fond de pagaille généralisée"

jeudi 13 janvier 2011

Un Tribunal d’Instance suspend le processus électoral dans le Sud Ouest; à Paris le SNPCA-CGC dépose une requête pour annulation des protocoles à FTV

Selon nos informations, un Tribunal d’Instance suspend le processus électoral dans le Sud Ouest; ce 13 janvier 2010, le SNPCA-CGC dépose ce jour une requête pour devant le T.I. de Paris 15ème visant à l’annulation des protocoles électoraux et la reprise du processus électoral à France Télévisions.

La direction qui visiblement vante devant les média l’importance du dialogue social, ne veut pas en entendre parler en interne et choisit de mener des « actions » plus entachées d’irrégularités les unes que les autres.

La direction n’a en réalité que faire des discussions avec les organisations syndicales.

Dernier exemple en date, la direction leur écrit s’agissant des élections pour les représentants des salariés au Conseil d’Administration qui sont en cours, pour leur demander de réfléchir à des propositions destinées à corriger les erreurs du scrutin qui s’accumulent!

Malgré les demandes légitimes du SNPCA-CGC, de la CFDT, du SNJ ou encore de SUD concernant les prochaines élections des délégués du personnel et des représentants du personnel au C.E., la direction va au pas de charge et réplique « si cela ne vous convient pas , vous n’avez qu’à saisir les tribunaux ».

La direction ne laisse finalement guère d’alternative au SNPCA-CGC que de saisir la Justice compétente pour être entendue. Cela est navrant…On se croirait revenu au dernier semestre 2010.

Le SNPCA-CGC lui demande entre autres :

- d’annuler les divers protocoles préélectoraux initiés dans l’ensemble des « structures » de France Télévisions (La direction ayant décidé de ne pas les transmettre aux instances administratives du travail).

En l’occurrence, il semble bien que la cgt les ait tous signés partout (quasiment seule d’ailleurs)…

Cela ne surprendra personne car qu’il s’agisse de quelque document que ce soit, la cgt les signe avec cette direction comme elle les signait avec la précédente avec autant d’empressement.

Cela dit sans la transmission de ces documents, ni le SNPCA-CGC, ni la CFDT, ni le SNJ ni SUD, ne peuvent émettre la moindre réserve SUR que ce soit ou bien saisir l’inspection du travail ou la Justice pour les contester, ne serait-ce que sur les conditions impératives d’unanimité !

C’est dans un tel contexte que le SNPCA-CGC est contraint de demander également au T.I. d’ordonner la reprise du processus électoral au niveau de l’entreprise France Télévisions autour de la négociation de deux textes : un protocole préélectoral pour l’élection des délégués du personnel et un autre protocole préélectoral pour l’élection des représentants du personnel au C.E. et de constater aussi que le calendrier unilatéral que la direction impose est de facto caduc.


mardi 11 janvier 2011

France Télévisions virerait en silence mais recruterait en fanfare....

France Télévisions voudrait sûrement faire croire avec un questionnaire en 5 points qu'elle adresse à chaque salarié, qu'elle place ce dernier au cœur de sa nouvelle organisation ! Il n'en est rien...Les salariés déboussolés, inquiets, désabusés et totalement démotivés comptent visiblement pour du beurre.

Il n'y a que les chargés de missions, conseillers et autres directeurs nouvellement recrutés (fiche de paie en rapport avec leur "charge") qui sont fréquentables.

Dans son blog du 5 janvier 2011 intitulé «Mission dégraissage à France Télévisions qui continue le recrutement de conseillers secrets», le SNPCA-CGC dénonçait les projets sournois d’une direction qui a décidé voila quelques semaines, en très petit comité, de tout mettre en œuvre pour réduire de 10 % la masse salariale et donc supprimer les effectifs correspondant.

Le Canada Dry du plan social : le PSE des soi-disant 900 départs en retraite ayant été un fiasco, la direction qui a très vite tiré un trait sur ses promesses de renouer avec le dialogue social piétiné allègrement par les précédents, opte pour le « Si ça passe » en décidant le plus cyniquement qui soit d’externaliser au maximum tout ce qui pourrait l’être.

Eh ! bien,cela ne passe pas.

Que personne ne soit dupe; la direction veut malgré les recrutements de ces conseillers et autres directeurs qu’elle effectue à tire-larigot depuis un couple de mois, dégonfler artificiellement la masse salariale à hauteur de 10%.

Par exemple, l'un des premiers secteurs impactés, le service « informatique ».

Depuis plus d’un an, le personnel de l’informatique de l’ex-pôle France2 assiste ainsi à une destruction lente et programmée de la structure qu’ils avaient créé de A à Z.

C’est maintenant le tour du « support de proximité et des Super U ». La direction voudrait tout bonnement confier leurs tâches à une « infogérance ». (société prestataire extérieure…une de plus)

L’équipe des Super U de France2 existe depuis plus de 20 ans. Elle a toujours assuré un service de qualité dont elle est fière et cela 365 jours/an. Lors de la fusion des informatiques France2/France3, leur nouvelle direction leur avait assuré qu’une équipe Antenne allait être créée au niveau groupe et qu’ils pourraient ainsi continuer leur fonction proche dela Rédaction enrichie d’un plan de formation. Taratata comme on dit sur France 4.

Depuis rien n’a bougé. Pire, les Super U ont appris incidemment que leur service va être supprimé et que c’est une boîte de prestations extérieures qui assurera leurs missions… « Il ne faut pas le prendre mal et considérer cela comme une opportunité » martèle la direction qui oublie de dire que la loi, les différentes juridictions jusqu’à la plus haute Courde Justice la Cour de cassation interdisent et sanctionnent, le recours systématique aux prestataires.

Le personnel ? La direction n’en a rien à faire !!!! Qu’il se soit investi dans cette tâche depuis plus de 20 ans en horaires décalés, elle n’en a cure ! C’est sûrement en virant ses collaborateurs que la direction imagine récompenser leurs efforts !!!! Voila bien la nouvelle façon de gérer le personnel de l’informatique de l’ex-pôle France2 : s’en débarrasser pour les faire disparaître de la masse salariale ?

depuis plus de 20Alors qu’aucun organigramme officiel n’a été validé comme le confirmait Rémy Pflimlin, vendredi dernier, devant un parterre de directeurs et conseillers de programmes : « Nous sommes bien dans le cadre d’une modification des structures…information/consultation, CHS-CT, dispositif légal, c'est-à-dire qu’au moment où je vous parle, rien n’est officiel ….les affectations ne sont pas officielles bien que nous ayons pris sur nous de lancer la machine », la direction fait le contraire de ce qu’elle annonce.

Elle choisit par exemple, ici, de remplacer le personnel statutaire par une infogérance extérieure (ce n’est pas le même centre de coût).

Après deux tentatives de suicides dans ce secteur, ils ne sont déjà plus crédibles les engagements de la directions qui affirmait prendre sérieusement en compte la souffrance de salariés et les risques psychosociaux engendrés par la« restructuration ». A ce titre, le 24 septembre dernier, Patrice Papet DGA-DFH de FTV s’était alors engagé afin de prendre en compte l’état psychologique et fébrile du service informatique.

Le traitement est aujourd’hui sans appel : supprimer tout simplement les « Super U » statutaires !

P.S : Demain à qui le tour ? Si comme les « Super U » statutaires vous avez la curiosité de vous rendre sur l'intranet de France Télé et que vous tapez sur « Kiosque RH » pour voir votre profil de carrière (avec vos codes perso lorsque ce sont les bons), vous y découvrirez peut-être comme eux « POSTE A AFFECTER »

Tout ceci est tout autant scandaleux qu’illégal. Le personnel comme les organisations syndicales qui les défendent ne comptent ni en rester là, ni se laisser faire.

Comment voulez-vous souhaiter une bonne année à toute celles et ceux qui viennent travailler à reculons, qui vivent l'angoisse au quotidien, qui ne savent plus à qui s'adresser [qui fait quoi, qui s'occupe de quoi, qui est en charge de quoi ?... une vraie pétaudière] et qui n'en peuvent plus du foutoir qui enfle un peu plus chaque jour ?

vendredi 7 janvier 2011

France Télévisions espère sûrement supprimer 10% des postes en silence !?

Selon nos informations, la direction envisage déjà avant la mi février de recevoir individuellement certains des personnels (CDI) pour leur annoncer "la suppression de leur poste".

Ce sont ainsi certains services entiers et l'ensemble des salariés qui y travaillent qui pourraient bien être victimes de ces illégales décisions;
l'entreprise décidant que les tâches qu'ils exerçaient sont externalisées ou encore qu'elles ne sont plus "utiles".

Comme nous l'indiquions dans notre post du 5 janvier 2011 intitulé"Mission dégraissage à France Télévisions qui continue le recrutement de conseillers secrets", la situation de l'entreprise risque bien dans les semaines, les mois qui viennent, de ressembler à celle que France Télécom a connue.

Quant au chiffre
de 10% en moins des effectifs (ou de la masse salariale, les deux étant intimement liés) évoqué en petit comité par des membres de la direction, la CGC Médias confirme et signe.

Chacun comprendra que nous ne révélions pas encore les postes sur lesquels la direction imagine tirer un trait.

En ce qui concerne la CGC Médias, au moindre salarié convoqué individuellement pour se voir signifier la "fin" de son poste? correspondra une procédure judiciaire appropriée.

Et dire que ce matin Rémy Pflimlin dans une réunion interne avec les responsables de programmes indiquait "Vous l'avez tous compris, nous sommes bien dans le cadre d'une modification des structures avec information, consultation selon le dispositif légal, CHSCT, etc...c'est-à-dire qu'au moment ou je vous parle,
les affectations ne sont pour l'instant pas officielles... " !!!!

Et les convocations des collaborateurs qui devraient être "avertis" chacun séparément de la disparition de leur poste, elles aussi elles
ne sont pour l'instant pas officielles... " ?



Essai non confirmé au pôle emploi pour René Maisonneuve ex DGA/DRH de France Télévisions

Le 15 septembre dernier nous révélions que René Maisonneuve ex DGA/DRH de France Télévisions intégrait la direction de Pôle emploi.

Il semble bien, aujourd'hui, qu'il n'aille pas au bout de sa période d'essai et quitte ainsi l'agence pour l'emploi après quelques semaine seulement sur place...

Il n'a peut-être pas pu s'empêcher de réserver au dialogue social ou encore tout simplement aux relations humaines, le même traitement que celui qu'il réservait France Télévisions !?

mercredi 5 janvier 2011

Mission dégraissage à France Télévisions qui continue le recrutement de conseillers secrets.

Mission dégraissage à France Télévisions qui continue le recrutement de conseillers secrets.

« Les syndicats n’ont vraiment pas besoin d’être au courant »….voila en substance les propos tenus ici et là dans les étages supérieurs de France Télévisions.

C’est ainsi que le 6 septembre 2010, « La Lettre n°2007 de l’Expansion » (*voir fin de blog en grisé sur le document) annonçait dans un « confidentiel » que l’ex-conseiller de Marc Tessier « Arnaud Esquérré était nommé conseiller chargé des relations avec les producteurs ».

Toujours le 6 septembre 2010, ce même « confidentiel » indiquait par ailleurs que « Jean Spiri [ex collaborateur entre autres de Xavier Bertrand] deviendrait la plume de Rémy Pfllmlin [autrement dit celui qui lui prépare ses discours]». Ce dernier scoop est bien évidemment resté totalement inconnu des salariés de FTV voire même des médias en général.

Le 24 septembre 2010, nous vous annoncions le recrutement de Christine Berbudeau, (fidèle parmi les fidèles de Jean-Paul Cluzel ex président de Radio France) recrutée le plus discrètement qui soit par Rémy Pflimlin pour assurer à l’origine « une mission de réflexion sur l’organisation des services com. à FTV mais en réalité chargée d’assurer la communication du président France Télévisions »…Cela en fait du monde pour la communication du président de France Télévisions !!!

Nous apprenons seulement aujourd’hui mercredi 5 janvier 2010, la nomination de Brigitte Jacob [dont le recrutement a eu lieu comme elle l’écrit sur sa page web en novembre 2010 et ce dans le plus grand secret] comme « chargée de mission mobilité ».

Voila sur son CV de « recherche active » toujours publié par elle-même sur internet, ce qu’elle déclarait juste avant d’être recrutée par Rémy Pflimlin donc: « Professionnelle des Ressources Humaines, j'ai occupé des postes de RH généralistes aussi bien pour des structures de TF1 que pour des filiales du Groupe...J'ai animé les relations sociales de 3 filiales, j'ai géré de nombreux départs en licenciement, transaction ou rupture conventionnelle. »


Autrement dit, madame Brigitte Jacob s’occupait comme l’aurait dit Claude Allègre de «dégraisser le mammouth » et le mettait donc sur son CV de recherche comme argument vendeur.

Outre le fait que personne n’ait été, en interne à France Télévisions, informé de cette « mission mobilité », l’affaire se corse lorsque l’on apprend également que cette personne reçoit et a déjà reçu des salariés désireux de changer de poste justement dans le cadre de la mobilité.

Voila comment se passe l’entretien… Monsieur, Madame, vous avez postulé sur plusieurs postes (2,3, 4 ou +) mais votre candidature sur ces postes n’est pas « cohérente » avec le poste que vous occupez [cette bonne blague ! les salariés ne pourraient donc postuler que sur des postes identiques au leur ? Quel mépris des personnels dans une conception bafouant justement leurs principes et droits élémentaires, à savoir ceux leur permettant d’évoluer dans une entreprise]

Plus grave, les entretiens se poursuivent sur le contexte actuel et un peu celui de l’entreprise, la difficulté qu’il y aurait aujourd’hui à bouger et enfin à la quasi impossibilité en regard à cela à bénéficier d'une quelconque "mutation" ! Bienvenue sur France Télévisions, vous êtes en plein dans ce que pense la société du concept de mobilité.

Quand enfin le supplice surréaliste se termine, c’est pour entendre….De toute façon postuler ne sert pas à grand-chose et cela dit, si vos candidatures ne correspondent pas aux besoins, ce n’est peut-être pas la peine de continuer inutilement, il y a toujours la possibilité d’envisager votre départ…On franchit des sommets au royaume du non droit.

Les organisations syndicales, SNPCA-CGC en tête mais également CFDT, SNJ et SUD que nous alertons ce jour sur tout cela, n’ont bien évidemment pas l’intention de laisser traiter ainsi les collaborateurs du groupe.

Cerise sur le gâteau, alors que nos sources nous révèlent la tenue de réunions tout autant secrètes que la nominations des « missionnés », la direction fixe comme objectif minimum : 10% de réduction des effectifs.

10% des 11.5000 salariés de France Télé c'est plus d'un millier de personne...mais attention, c'est sans rajouter les nominations en chaîne de tous ces nouveaux "entrants" qui représentent en terme de salaire, celui de plusieurs collaborateurs virtuellement "sortants".

Comment alors que la direction nomme et recrute tous azimuts, tous les directeurs, tous les conseillers et tous les chargés de mission qu’elle embauche et dont les salaires représentent ceux de 2 voire 3 des salariés qu’elle "conseille" au départ , va-t-elle évaluer le nombre de salariés à mettre à la porte pour tenir ce pourcentage ubuesque ?

Ne serait-ce tout bonnement pas l'arrivée du plan social qui ne dit pas son nom!

les syndicats CGC de Monte Carlo Doualiya et de France 24 ont déposé un préavis de grève illimitée à partir du 10 janvier 0h00

A l'instar de la CFDT, les syndicats CGC de Monte Carlo Doualiya et de France 24 ont déposé conjointement un préavis de grève illimitée à partir du 10 janvier 0 h 00 pour la radio et du 13 janvier 0 h 00 pour la télévision, afin que les autorités de Tutelle prennent en compte l'avis des salariés et agissent pour restaurer le climat de sérénité nécessaire à la bonne marche de l'entreprise.

Ci-dessous le texte de ce préavis

lundi 27 décembre 2010

"Les recettes publicitaires de France Télévisions en 2010 ne combleront pas le 1/4 des dépenses pour l'année" dixit Capital





Dans un dossier de 4 pages intitulé "Plus chère la vie sur France 3", (voir le dossier en début de post) le mensuel qui dresse un tableau peu amène des nouveaux arrivants et de leur gestion de La Trois (passée en 2010 à 10,7% de part d'audience annuelle) indique dans les premiers paragraphes que "Les recettes publicitaires de France Télévisions ne combleront pas le quart des dépenses pour l'année 2010 - elles étaient estimées à 180 millions d'euros entre janvier et octobre".

Il s'agit là d'une véritable inquiétude que les élus SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD au CCE ont manifesté ENSEMBLE en votant le 13 décembre dernier un "droit d'alerte à France Télévisions".

Sans mettre en avant telle ou telle antenne de France Télévisions comme le fait le magazine de presse qui a choisi comme "angle de tir" la gestion de la chaîne régionale France 3, ces chiffres inquiétants - et Sextant le cabinet auditeur dans le cadre du droit d'alerte sera amené à les confirmer - n'amusent personne.

Capital qui d'autre part souligne "une audience vieillissante" (passée de 49% de plus de 60 ans en 2005 à 61% en 2010) [ce sont les propos de Rémy Pflimlin tenus devant la Presse et le CSA qui voulait '"rajeunir la chaîne" ] a certes tendance à ironiser avec des phrases du style " ce vieillissement des téléspectateurs ne fait guère rêver les annonceurs hormis les Stannah ( monte-escaliers) et Audika (aides auditives)" mais pose là le problème même de la pérennité de France Télévisions.

Le titre de Presse peut bien poursuivre en expliquant que "le reste c'est la redevance" , tout le monde sait que la redevance n'est pas extensible, qu'elle est liée à une assiette de contribuables assez bien identifiés et qu'elle n'est pas en voie de développement c'est à dire de hausse!

Alors "OUI" c'est bien le financement de France Télévisions qui est au cœur du problème.

Et cela sans même parler des positions de Bruxelles sur la demande d'abandon par la France de la taxe sur la téléphonie destinée à le télé publique ou encore de la division quasiment par deux de l'arlésienne taxe sur les surplus de recettes publicitaires des télés privées.

Quant au pourquoi des choses, il est en grande partie le fait de la catastrophique gestion centralisatrice, matricielle et acculturée de Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et leurs lieutenants...celle que pendant un temps l'équipe actuelle souhaitait poursuivre "temporairement". Et dire qu'entres autres Carolis imaginait également récupérer 93 millions d'économies sur le plan de départs en retraite "volontaires" (où les plus anciens partaient avec 9 mois d'indemnités) qui depuis la promulgation de la loi sur l'âge du départ en retraite est de fait obsolète!

Depuis Marc Tessier que cite également Capital -Rémy Pflimlin le connait bien, et pour cause il a été son DG sur France 3 de 1999 à 2005 et il lui doit en quelque sorte sa nomination - la situation n'a cessé de se dégrader. Les directions successives sont bien responsables.

Il est grand temps d'obtenir de la direction ce qu'ENSEMBLE les syndicats SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD réclament sans succès depuis des mois: La stratégie de la nouvelle direction pour sauver l'entreprise mais surtout pour tenter de remobiliser les salariés qui n'ont jamais été aussi démotivés, désabusés, en souffrance (3 suicides, 2 tentatives et des arrêts maladies en doublement tant en volume qu'en temps sur ces 2 dernières années) pour ne pas dire désespérés.

vendredi 17 décembre 2010

La direction de France Télévisions lance les hostilités, la réponse des syndicats sera Pénale

La direction de France Télévisions lance les hostilités, la réponse des syndicats sera Pénale.

Le 16 décembre 2010 quelques minutes avant 22h00, la direction de France Télévisions a cru devoir communiquer – fallacieusement, est-il besoin de le dire – après qu’elle a fait faire venir la veille, en toute illégalité un huissier, pour constater qu’il n’y avait aucun élu à une réunion à laquelle ils n’ont jamais été convoqués.

Mentir aux élus, c’est mentir aux salariés…mépriser les élus, c’est mépriser les salariés.

1°) Voila ce qu’écrit la direction au Secrétaire du CCE pour tenter de justifier cet acte belliqueux autant inadmissible qu’injustifiable: « Lors de la signature de l'ordre du jour le 3 décembre dernier, il été convenu avec vous-même et avec les représentants du bureau du CCE qui vous accompagnaient de la poursuite éventuelle de la séance. A cet effet, un courrier joint à l'ordre du jour indiquait que, compte tenu du nombre de points inscrits, la séance était susceptible de se poursuivre le 15 décembre 2010 après-midi. »

Rien n’a été convenu avec qui que ce soit et surtout pas avec le Secrétaire du CCE et encore moins avec les élus. Comment, du reste, quelque chose d’éventuel pourrait-il être convenu ?

Imaginez que la direction écrive à un salarié en lui indiquant « vous êtes convoqué à un entretien préalable pouvant aller jusqu’à votre éventuel licenciement » et qu’elle lui dise au moment où elle le reçoit, ne vous arrêtez pas sur éventuel ….de toute façon c’est convenu, vous êtes viré ?

Pas plus le susceptible indiqué dans la phrase suivante, ne permet-il à la direction, comme l’éventuel de justifier de quelque chose de formellement, juridiquement et légalement fixé.

Aujourd’hui, il était susceptible de neiger à Paris et en région parisienne, les automobilistes un jour de départ en vacances étaient susceptibles d’être bloqués, les blindés étaient susceptibles de dégager les poids lourds pris au piège et la tour Eiffel était susceptible d’être fermée….Rien de ce qui était susceptible n’est arrivé.

Quel mépris des principes et des élus particulièrement de ceux des DOM et des TOM (représentant d’ailleurs la moitié de ceux du CCE) qui ont pris des dispositions tant professionnelles que familiales pour se rendre disponible les 13 et 14 décembre et non un éventuel lendemain. Cela même sans évoquer leur billet d’avion et leur hébergement à ces dates précises ! Air France ou les autres compagnies aériennes, les hôtels retenus pour les 13 et 14/12/10 étaient éventuellement, eux aussi, susceptibles vu la période de ne pouvoir répondre à cette demande de dernière minute.

Quoi qu’il en soit, pas besoin de discuter, la convocation officielle et l’ordre du jour ont été signés par le Secrétaire pour les séances des 13 et 14 décembre. Point final.

2°) Il faut quand même avoir une très particulière conception de la notion de partenaires sociaux et du dialogue social pour écrire ensuite : « A l'issue de la séance du 14 décembre, nous avons constaté [la direction donc] que certains points régulièrement inscrits à l'ordre du jour n'avaient pu être abordés, notamment les points 13 et 14 sur les projets d'organisation, le point 6 sur les bilans sociaux et le point 7 sur le plan de formation 2011, c’est pourquoi nous souhaitons [la direction donc] discuter de ces points le 15 décembre après-midi, afin d'apporter toutes les réponses nécessaires aux questions des élus susceptibles de compléter leur information sur ces points. Et rebelote, encore un coup de susceptible.

Autrement dit, la direction comme le prouve ses écrits, souhaite poursuivre les 2 séances légales des 13 et 14/12/10 le lendemain…Mais dans la vie, il y a malheureusement des « souhaits » qui ne se réalisent pas toujours. Beaucoup de salariés souhaitent sûrement gagner au Loto mais combien voient leur souhait se réaliser ?

Alors ce que souhaite la direction est une chose, ce à quoi légalement elle doit se conformer, en est une autre.

3°) Il faut quand même oser ajouter ensuite : « La direction qui souhaite le maintien d’un dialogue social constructif, dans la seule volonté d’apporter dès que possible aux salariés concernés les indications qu’ils attendent concernant leur futur positionnement dans l’entreprise, a décidé de poursuivre le 15 décembre les séances des 13 et 14 décembre au cours desquelles les élus avaient souhaité ne pas rendre d’avis sans avoir pris connaissance des avis rendus par les CHSCT compétents et alors même qu’un droit d’alerte était voté par l’instance ».

C’est sûrement dans le « souci du dialogue social » que la « direction s'est présentée à 15 h en salle du conseil accompagnée par un huissier et après 20 minutes d'attente, a fait constater l'absence de la totalité des élus et des représentants syndicaux» comme elle l’écrit encore ! Il s’agit là d’une attaque en règle contre les organisations syndicales dont certains affirment dans les couloirs « vouloir les mettre au pas ». Ah ! Il est beau le « dialogue social » à France Télévisions.

Pas la peine de tenter une explication vaseuse a posteriori « C'est pour toutes ces raisons, et afin d'épuiser l'ordre du jour, que nous souhaitions poursuivre la séance le 15 décembre ».

4°) Personne ne s’étonnera donc que face à ces attaques déloyales, la direction campe sur ses positions et refuse toute discussion, en affirmant c’est le sens de « La déclaration (qu’a donc fait à 15h20 la direction, seule devant l’huissier), qui a été lue et sera portée au procès verbal de la séance, et qui constitue une nouvelle proposition de la direction en vue de trouver un accord sur les modalités de la consultation du CCE avant de clore [en toute illégalité donc] la session à 15 h 25. »

Il n’y a juridiquement pas de séance donc pas de procès verbal de séance et encore moins de déclaration annexée au PV qui n’existe pas et qui, de toutes les manières, n’a aucune chance d’être approuvée par qui que ce soit au prochain CCE.

5°) Quant à la direction qui écrit encore « se tenir à la disposition de la commission organisation du CCE afin de déterminer une ou plusieurs dates dans les prochains jours pour répondre à toutes les questions que celle-ci souhaiterait examiner. »Les commissions ne se substituent pas aux élus du CCE et ne déterminent pas les sujets que le Secrétaire porte à l’ordre du jour.

Le 13 décembre 2010 a été voté sur proposition du Secrétaire du CCE un droit d’alerte adopté par l’instance à l’unanimité des élus du CCE présents…Le 14 décembre, l’ensemble des élus du CCE mandatait ce même Secrétaire pour qu’il saisisse la Justice et porte plainte officiellement au Pénal pour délit d’entrave.

En tout début de semaine ce sera chose faite et l’avocat du CCE déposera en Correctionnel une plainte susceptible d’une condamnation pénale, d’amendes et d’éventuelles peines d’emprisonnement contre le représentant légal de l’entreprise.

En tout état de cause, ni le droit d’alerte, ni la mission claire fixée au cabinet Sextant, ni la plainte au Pénal pour entrave, ne sont éventuelles ou encore susceptibles d’être retirées, c’est convenu.

La direction ne pouvait imaginer déclarer la guerre aux syndicats sans qu’une réponse appropriée lui soit apportée…avec ou sans huissier.

Murielle Charles nommée directrice du dialogue social à France Télévisions...le dialogue social va-t-il enfin revivre?

Souhaitons bonne chance à Murielle Charles, ex responsable des relations sociales du groupe Wolters Kluwer (éditrice du LAMY Social), nommée hier directrice du dialogue social à France Télévisions.

Plus globalement, souhaitons bonne chance au dialogue social qui depuis l’arrivée des équipes Carolis est piétiné en permanence à France Télévisions ; il conviendra de regarder très attentivement quels seront la définition et le contour exact de son poste et quels seront ses missions.

Il n’est pas question que se poursuive comme c’est le cas depuis trop longtemps la mépris des des salariés et de leur représentants.

jeudi 16 décembre 2010

Rémy Pflimlin continue ses nominations sans consultation alors que la maison est à feu et à sang

Il y a deux mois environ, Rémy Pflimlin confirmait René Siacci dans les fonctions qu'il exerçait avec l'ancienne équipe Carolis à savoir directeur des relations sociales.
Aujourd'hui, quelques semaines après il revient sur son choix en nommant en comité directeur René Siacci au poste directeur des rédactions TV d'outre-mer. Souhaitons lui bonne chance.

Pour en quelque sorte le remplacer, il nomme Murielle Charles, directrice du dialogue social. (l'ex responsable des relations sociales du groupe Wolters Kluwer, en France ou bien s'agit-il d'une homonyme? ). Là aussi souhaitons lui bonne chance mais surtout souhaitons bonne chance au dialogue social régulièrement piétiné dans l'entreprise depuis des lustres.

Que devient donc Cécile Lefèvre ? Quelles opportunités vont donc bien pouvoir s'ouvrir à elle?

Il en profite également pour nommer Pascal Golomer, directeur de la rédaction nationale France 3, Jérôme Cathala directeur des magazines d'info FTV (prospective) et aussi Dominique Tierce, directrice des magazines d'info France Télé (coordination)...

Les économies qu'est allé présenter Rémy Pflimlin aux parlementaires de la commission commencent bien.


Il en profite également pour nommer Pascal Golomer, directeur de la rédaction nationale France 3,
Jérôme Cathala directeur des magazines d'info FTV (prospective) et aussi Dominique Tierce, directrice des magazines d'info France Télé (coordination)...

Les économies qu'est allé présenter Rémy Pflimlin aux parlementaires de la commission commencent bien.