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mardi 28 février 2017

Privatisation partielle de France Télés - sur fond massif de départs et de chaos social - que François Hollande valide avant de partir !



Privatisation partielle de France Télés - sur fond massif de départs et de chaos social - que François Hollande valide avant de partir ! 

Le rapport de la Cour des Comptes…du passé !

Oublié les 222 pages de l’instance qui qualifie d’«impasse financière » la situation de France Télé mais que les fidèles alliés cégétistes de Delphine Ernotte relayés par "L'Humanité", n’ont pas hésité à accuser de "calomnies" tout comme ils ont également étrillé "les politiques de tous bords" et aussi l'ensemble de la Presse avec ses "pourfendeurs de l’audiovisuel public" taxés de "malveillance" [Tiens, ça rappelle quelque chose !]

Il n’y plus d’argent dans les caisses… 
L’ex Orange malgré les dénégations continue officieusement de chercher à louer entre 80.000 / 90.000 m2 pour les nouveaux locaux au Siège de France Télé - croyant que l’argent frais récupéré, bien évidemment englouti immédiatement, permettra d’éviter une faillite annoncée !!! – en passe d’être quasiment payé  depuis vingt ans…
Un plan de suppressions de postes massif (portant sur 1/5ème des effectifs) est en marche. Rien à voir avec les 4 PDV successifs, il s’agira là entre autres, de dégouter un maximum de collaborateurs un peu comme ce qui s’est passé sur France Télécom il y a quelques années…
etc…

La chienlit quoi !  Tout ça avec l’aval de François Hollande – comment pourrait-il en être autrement ? – qui avant de laisser son poste dans un peu plus de deux mois, a forcément donné des consignes aux administrateurs de l’État pour adopter la privatisation partielle de France Télé, en plus des presque 3 milliards d’euros par an que paient déjà les contribuables : « A l’unanimité, le Conseil d’administration a donné mandat pour engager tous les travaux nécessaires au lancement de cette offre [*baptisée pompeusement « Yata » en interne, ndlr], dans le respect du cadre économique global du COM et de l’objectif d’équilibre des comptes prévu au budget 2017 »

* Pompeusement car « Yata » en japonais signifie "I did it" (je l'ai fait!!)

Le melon sera probablement pour le fruit de l'année 2017 mais pour  une très très courte durée à présent.


lundi 27 février 2017

L’ex Orange bien partie pour couler définitivement France Télé.



L’ex Orange bien partie pour couler définitivement France Télé.

A France Télévisions, pour quelques-uns c’est pratiquement l’euphorie : Emmanuel Macron qualifié pour le 2ème tour contre la candidate Front National avec une victoire annoncée de l’ex ministre des finances ! « Le scénario rêvé » lâche un membre de la direction en petit comité…et d’ajouter « L’audiovisuel public sera le cadet des soucis du nouveau venu; cela va nous permettre de continuer » !   

Ben voyons. Le rapport de la Cour des comptes et la situation d’«impasse financière» (sic) qui y est détaillée, ils sont une poignée à présent, à s’assoir dessus !

Citation directe en Correctionnelle audiencée le 1er mars prochain, plainte au Pénal toujours en attente d’un juge d’instruction, faillite ou pas, plan de licenciements collectif qui ne touchera pas que quelques dizaines de salariés mais plusieurs centaines (estimation environ 2.000  personnes), dans quelques semaines, tout cela sera derrière ! « Macron aura bien d’autres soucis que de se pencher sur le groupe public et de toute façon, il ne le fera pas… c’est du sûr » se pérore-t-il dans les étages supérieurs.

« La messe est dite » ! La télé publique ne sera bientôt plus gratuite (redevance exceptée), elle va devenir payante … « Pour répondre [soi-disant] aux nouveaux usages du public avec la demande à l’acte au-delà de l’offre vidéo gratuite dont la refonte et le renforcement doivent intervenir début mai 2017 » prétend France Télé.


Merci François, Olivier et quelques autres.

Les français vont donc pouvoir continuer à raquer…à commencer après la dispendieuse chaine d’info (bien loin des 12 millions d’euros que « déclare » l’ex Orange) par la création d’une nouvelle et énième filiale.(*)

Dernières dépenses en date, celles que France Télévisions a présentées jeudi 23 février à son conseil d’administration pour validation, s’agissant du lancement de service de VàDA (vidéo à la demande) par abonnement que l’ex Orange affirme déployer à l’automne !
« A l’unanimité, le Conseil d’administration a donné mandat pour engager tous les travaux nécessaires au lancement de cette offre, dans le respect du cadre économique global du COM et de l’objectif d’équilibre des comptes prévu au budget 2017 » plastronne France Télé. 
Merci encore François, Olivier et quelques autres.
 
Alors que les audiences sur France 3 comme sur France 2 ne cessent de dégringoler pour atteindre des niveaux abyssaux jamais atteints, voilà ce qu’écrit France Télé : «  Cette offre par abonnement reposera sur un modèle de partenariat inédit avec les principaux groupes producteurs-distributeurs en fiction et en animation qui travaillent avec France Télévisions et sera portée par une nouvelle filiale commerciale du groupe France Télévisions. (*)» 

Le site ADAP ne s’y est pas trompé. Dans un récent post « France Télévisions, un scandale à venir : l'utilisation de l'argent public pour financer une hypothétique Vidéo à la demande ! », (¤) il analyse comme le blog CGC Média cette nouvelle fuite en avant comme le début de la fin.

« On sait que le modèle économique de Netflix est tendu et que l’entreprise de Sacramento n’a pas de marge de manœuvre » alors pour France Télé, la catastrophe industrielle ne fait aucun doute. 

(¤) Extrait


« Il pleut sur mes montagnes grecques et ces cascades ruisselantes font penser à l’argent de France Télévisions…Un fil conducteur intéressant pour comprendre la Grande Machine !

Forcément le taux d’évaporation du budget qui avoisine les trois milliards d’euros est élevé…L’argent coule en torrent comme celui qui prend naissance là-haut dans la montagne, au huitième étage : le Netflix à la française dont veut se doter Delphine Ernotte. 

Le conseil d ‘administration de FTV vient de l’approuver...Comme si c’était un gage de réussite !

On sait que Pour Netflix qui s’appuie pourtant sur le catalogue (de service public) de la BBC, la rentabilité n’est pas évidente. Le modèle économique est tendu et l’entreprise de Sacramento n’a pas de marge de manœuvre bien que s’appuyant sur un catalogue de séries et de films assez somptueux.

Amazon a choisi de se lancer dans le même service mais de façon très timide. Dans le principe de « pay- per- view ».  En France, le modèle classique de Canal plus est en train de s’écraser. Le géant Orange n’y va pas : trop d’incertitude techniques et financières...mais à France Télévisions, on y  court ! 

Sur un principe pas vraiment moral : le citoyen français, qui paie sa redevance pour avoir une télévision de service public de qualité, devra payer un abonnement, environ dix euros par mois, pour revoir des émissions, des séries, des productions françaises déjà payées et financées par  l’argent de la redevance.

France Télévisions est une société de service public et  pas n’importe quelle entreprise de service audiovisuel ou d’épicerie. Envisager de revendre à des publics qui ont déjà payé le service à travers la redevance c’est une forme d’arnaque ; ni plus ni moins.

Quant à la rentabilité financière…payer 120 euros par an au moins pour voir des productions françaises !!!! Un torrent financier qui risque bien  de finir dans une vasière… »

Dire ou ne pas dire, écrire ou pas ?! Gilles Gaetner pose la question au moment où plusieurs candidats à la Présidentielles font siffler la Presse.



Dire ou ne pas dire, écrire ou pas ?! Gilles Gaetner pose la question au moment où plusieurs candidats à la Présidentielles font siffler la Presse. 

Quelques semaines après la sortie du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme « Un président ne devrait pas dire ça... »[sous-titré « Les secrets d'un quinquennat »] consacré aux cinq années d'entretiens privés des deux hommes avec le chef de l’État François Hollande et publié fin 2016 chez Stock, Gilles Gaetner sort un nouveau livre chez L'Artilleur aux éditions du Toucan intitulé « Les journalistes ne devraient pas dire ça ! » en forme de question « La Presse va-t-elle trop loin ou pas assez ? » 

Après « La République des imposteurs »  [L’Archipel - 2014] ou encore « La corruption en France. La République en danger » [François Bourin Editeur - 2012] dont les titres sont assez explicites pour qu’on évitât de les commenter, ce journaliste d’investigation également l'une des plumes d'Altantico, a notamment donné la parole à un certain nombre de journalistes étrangers (États-Unis, Espagne, Suisse, Japon, Belgique, etc.) pour comment ils percevaient le traitement journalistique dans notre Pays. 

Avec moult témoignages et anecdotes à l’appui, son ouvrage arrive quasiment à point nommé, au moment où plusieurs candidats à la Présidentielles tentent de discréditer la Presse et/ou la font largement siffler ! 

Alors que François Fillon qui déclarait « Je ne lis plus la Presse », lui répondait pourtant au cours de sa conférence de Presse juste avant l’annonce quelques jours plus tard du Parquet National Financier (PNF), de l’ouverture d’une information judiciaire pour "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique", en accusant les médias d'en avoir "trop fait" pour le "lyncher" et l'"assassiner politiquement", le livre de Gilles Gaetner nous montre que le nombril français n’est apparemment pas situé au même endroit que celui, entre autres, de certains européens !

C’est un regard critique qu’il porte les bons et les mauvais côtés du « 4ème pouvoir » en France…faut-il aller plus loin ou bien se retenir ?

dimanche 26 février 2017

Jean-Louis Borloo ne rejoindra probablement pas Emmanuel Macron sauf…



Jean-Louis Borloo ne rejoindra probablement pas Emmanuel Macron sauf… 

Après l’annonce, ce vendredi 24 février du Parquet National Financier (PNF) de l’ouverture d’une information judiciaire pour "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique"(selon le  communiqué) comme suite à l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié l'épouse de François Fillon et deux de ses enfants, la campagne pour la présidence de la République continue de s’enfoncer chaque jour un peu plus dans le grand n’importe quoi. 

Quel spectacle donnons-nous à nos voisins européens et à la communauté internationale ?!

Hier, l’ensemble des média s’est  emballé sur l’invitation à dîner par Emmanuel Macron candidat à la présidentielle, de l'ancien chef de file du centre droit, ce dimanche soir, Jean-Louis Borloo. 

Il se dit en coulisses que le dîner pourrait se situer dans le prolongement du déjeuner au Terminus Nord près de la gare, entre le même Borloo et Jean-Paul Delevoye chargé des investitures chez Macron…ce dernier n’ayant, semble-t-il, pas réussi encore réussi à le convaincre ; pourtant certaines « mauvaises langues » affirment que ce serait déjà fait… sauf !!!!!!

Sauf si après cette gangue judiciaire tous azimuts qui ne peut que décrédibiliser un peu plus, celles et ceux qui s’y retrouvent enfermés, un plan A voyait le jour ! 

Le plaidoyeradressé à François Hollande par la romancière Christine Angot parue dans Le Journal du Dimanche où elle exhorte le président de la République à se représenter à la présidentielle  pour ne pas laisser la France « se désintégrer » et aller « dans le mur » : « Vous ne pouvez pas laisser le pays se désintégrer (…) Vous ne pouvez pas quitter le navire comme ça. Pas en ce moment. Il faut que quelqu’un fasse quelque chose, et il faut que ce soit vous. Il n’y a plus que vous. Ayez le courage. Relevez le gant » ??

Si l’analyse est juste et sans appel, ils sont de plus en plus nombreux à appeler de nouveau à un sursaut: un plan A pour justement éviter à la France de « se désintégrer » et d’aller « dans le mur »…et que les électeurs comme le disent de nombreux commentateurs, aillent voter en se pinçant le nez.

Un plan A !...ni un plan B, ni un plan F.