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jeudi 22 avril 2021

Nouveau et énième scandale à France Télés…Diego Buñuel condamné à 200.000€ dans une affaire de société de production qui éclabousse toute la chaine des décideurs comme l’Actionnaire !

Nouveau et énième scandale à France Télés…Diego Buñuel condamné à 200.000€ dans une affaire de société de production qui éclabousse toute la chaine des décideurs comme l’Actionnaire !  

Le blog CGC Média qui a réussi à se procurer le jugement public qu'évoque Le Canard enchaîné de ce mercredi, vous propose de découvrir ce énième et nouveau scandale à France Télés qui devrait en laisser plus d'un les bras ballants mais qui ne peut et ne doit en aucun cas rester sans réponse de l'État-Actionnaire.



 

La toute première question qui se pose à la lecture de l'article, c'est bien le règlement  des sommes dues à Christophe DECHAVANNE et COYOTE CONSEIL dans le cadre des condamnations...car le seul fait que le condamné doive de l'argent, le place lui et ses collaborateurs dans une situation de conflit d'intérêts.

Si l'affaire n'avait pas été éventée - chacun sait que le conflit d'intérêts demeure jusqu'au paiement total des sommes dues - cela aurait pu se traiter discrètement mais à présent, il n'est plus temps!

LES FAITS :

La société coyote conseil est une société de production audiovisuelle créée en 1989 et spécialisée dans la production d'émissions de divertissements, de « talk-shows » et de programmes de « Factual Entertainment ». Elle est dirigée par Monsieur Christophe DECHAVANNE président et Monsieur Fabrice BONANNO vice-président.

Reconnue comme référence dans son domaine du fait de la qualité de ses productions, la société COYOTE CONSEIL a souhaité diversifier son activité et développer des programmes documentaires à vocation journalistiques.

Monsieur Diego Buñuel est un journaliste réalisateur. Il s'est notamment distingué par la réalisation de documentaires diffusés sur la chaîne Canal+ depuis 2008 dans le cadre de la série LES NOUVEAUX EXPLORATEURS qu'il présente.

En 2008, il a constitué la société BUNUEL PRODUCTION dont il est associé unique et gérant.

Un projet de rapprochement entre COYOTE CONSEIL et Monsieur Buñuel naissait à partir de 2013 pour constituer une structure commune spécialisé dans la production de documentaires, la société commune ATAWAD était constituée. Ses statuts étaient signés le 27 janvier 2014 et elle se trouvait immatriculée le 10 février 2014.

À l'origine COYOTE CONSEIL et Monsieur Buñuel était à égalité puis celui-ci a préféré faire intervenir sa société BUNUEL PRODUCTION à hauteur de 45 % et un tiers à hauteur de 5 %.

Au terme de l'acte constitutif, Monsieur Buñuel était désigné président d’ATAWAD et Monsieur BONANNO directeur général, tous deux pour une durée illimitée.

Un pacte d'associés été signé concomitamment aux statuts. Monsieur Buñuel intervenait à ce pacte. Les actions de BUNUEL PRODUCTION étaient inaliénables pendant trois ans. La rémunération de monsieur Buñuel outre les avantages en nature, était fixé.

Pour permettre de lancer l'activité, COYOTE CONSEIL consentait des avances en compte courant.

Dès le 3 février 2014 Monsieur Buñuel recrutait deux salariés la société ATAWAD démarrait son activité…

Après divers échanges entre Monsieur Buñuel et Monsieur Bonanno, ce dernier ayant été informé de l’annonce faite sur les réseaux sociaux par Diego Buñuel lui-même ainsi que dans la presse spécialisée qui s’en faisait l‘écho, de sa nomination comme directeur des documentaires de CANAL+, il était logique que la société ainsi créée lui demandât au plus vite de confirmer son « engagements plein et entier au sein de la société ATAWAD.

Monsieur Buñuel notifiait sa démission à COYOTE CONSEIL et demandait même à être dispensé de son préavis de six mois.

Une Assemblée générale d’ATAWAD se tenant dans la foulée, prenant acte de la démission de Monsieur Buñuel, prononçait sa dissolution et nommait  la société COYOTE CONSEIL comme liquidateur.

C’est dans ses conditions que la société COYOTE CONSEIL a saisi le tribunal de Commerce, reprochant à Monsieur Buñuel le caractère brutal est fautif de sa démission.

COYOTE CONSEIL demandait ainsi au Tribunal de :

-  Constater les circonstances fautives et brutales dans lesquelles est intervenue la démission de Monsieur Buñuel,

- Rejeter les demandes de Monsieur Buñuel qui de son côté demandait la condamnation du demandeur pour procédure abusive,

-   Et dire, en conséquence, la démission de Monsieur Buñuel, fautive.

Le 16septembre 2016, le Tribunal de Commerce de Paris, condamnait lourdement Diégo Buñuel en ces termes ; 

Par ces motifs, le Tribunal statuant publiquement par un jugement contradictoire en premier ressort (RG 2015 000904)

- dit la démission de Monsieur Diego Buñuel fautive,

- condamne Monsieur Bunel à verser à la SAS COYOTE CONSEIL les sommes de 187.014,82€ au titre de son préjudice financier et 10.000 € au titre de l'atteinte à sa réputation commerciale,

 - Déboute Monsieur Buñuel de sa demande de dommages intérêts pour procédure abusive,

 - Condamne également Monsieur Buñuel à payer 7.000 € à la SAS COYOTE CONSEIL au titre de l'article 700 du CPC déboutant du surplus.

C’est donc comme l’écrit Le Canard enchaîné de ce mercredi 21 avril dans son article « COUCOU, le revoilou ! » (¤ ci-après) que « l’association entre les deux [Christophe Dechavanne et Diego Buñuel, ndlr] s’est terminée devant le tribunal de commerce de Paris, avec à la clé une condamnation de Buñuel, en 2016, à plus de 200 000 euros, au titre du préjudice financier et de l’atteinte à la réputation subis par Coyote, la boîte de Dechavanne. Condamnation pour laquelle Diego Buñuel a renoncé à faire appel en mars 2018.»

(¤)

Petit problème que laisse entrevoir le palmipède c’est que « Christophe  Dechavanne serait actuellement en négociation avec France Télévisions pour lui vendre une émission de jeu. Un éventuel retour sur le service public qui fait tousser, dans la maison : Diego Buñuel, le patron des programmes de France Télés depuis juin 2020, est un ancien associé de Dechavanne »

Il ne s’agit évidemment pas là d’une petite affaire mais d’un énorme scandale qui mouille l’actionnaire donc l’État et rejaillit sur celui qui en est le garant, à savoir le Président de la République qui qualifiait, il y a peu, la gouvernance de France Télés de « Honte de la République ».

Pas sûr cette fois-ci ROM fasse un p'tit tweet pour se féliciter ou se fendre d'un Like élogieux comme de coutume !! 

De nombreuses interrogations demeurent donc... 

Alors que le 18 octobre 2016, Diego Buñuel faisait appel du jugement devant la Cour d'Appel de Paris ( Pôle 5 – Chambre 8 –  n° de RG 16/20714 ), pourquoi le 5 mars 2018 l’intéressé renonçait-il  à son action comme l’indique « l’ordonnance de retrait de la décision attaquée rendue par le Tribunal de commerce de Paris le 16 septembre 2016 » ?

 

Le 18 juin 2020 lorsque Takis Candilis le nomme – c’est bien lui qui propose comme le prouve la communiqué interne « Sur proposition de Takis Candilis, directeur général délégué à l'antenne et au programme, Delphine Ernotte-Cunci  nomme Diego Buñuel directeur des programmes de France Télévisions à effet du 22 juin 2020 » – pouvait-il ignorer ce dossier ? 

Comment le numéro 2 d'un groupe public peut-il faire embaucher un cadre dirigeant condamné et de surcroît débiteur d'un producteur bien connu sur la place de Paris?  

Que dit le formulaire de « conflit d’intérêts » que l’ex-Orange a adressé à tous les salariés du groupe et qu'il a rempli ?

Takis Candlis ne peut l'avoir gardé sous le coude !  Autrement cela correspondrait bien entendu à une faute lourde qui remettraient en cause à l’évidence le gros chèque d’indemnités d’argent public qu’il a perçu pour son départ avant son retour chez Banijay !

Comment imaginer également que celle qui va nommer l’intéressé, visiblement devenu la coqueluche depuis, ait laissé passer une telle condamnation et une telle dépendance ?

L'État-actionnaire pourra-t-il continuer longtemps à soutenir la chaîne de responsabilités dans cette affaire au parfum nauséabond de « conflit d’intérêts », dès lors comme l’écrit l’hebdomadaire satirique que « Diego Buñuel, le patron des programmes de France Télés depuis juin 2020, ancien associé de Dechavanne Christophe » est celui qui retient les projets comme celui évoqué dans l’article d’« un nouveau jeu qui signerait le retour de l’animateur-producteur sur le Service Public...»?

« Un nouveau jeu qui pourrait s’appeler "Tout est pardonné"» ironise Le Canard.

Voilà une nouveau scandale qui devrait tomber très mal pour Emmanuel Macron, un an à peine avant l'élection présidentielle de 2022.


 

mercredi 21 avril 2021

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

Sa gouvernance, Emmanuel Macron l’avait qualifiée de « Honte de la république » (*)

(*cliquez ici)


Le Président de la République l’avait annoncé, on allait voir ce qu’on allait voir…les téléspectateurs-contribuables français qui s’acquittent chaque année de leur taxe sur l’audiovisuel (l’ex-redevance) – environ 2,5 milliards d'euros pour France Télés cette année allaient découvrir un groupe public de télévisions EXEMPLAIRE à l’image de la République qu’il voulait instaurer.

Force est de constater que quatre ans plus tard tel n’est malheureusement pas le cas !

France Télévisons qui avant 2015 naviguait dans un système des plus opaques mis en lumière après la plainte de la CGC qui a fait condamner définitivement en Correctionnelle, Patrick de Carolis son ex-pédégé – une première en matière judiciaire – n’a fait depuis que tomber de Charybde en Scylla.

« C’est voulu » nous glisse à l’oreille ce fin connaisseur du monde médiatico-politique, ajoutant « exprimer aujourd’hui des regrets » n’est que posture.

Les pathétiques prophètes et autres prophétesses autoproclamés qui ne cessent de raconter que la télé d’hier gratuite serait morte et que celle demain payante, à la demande et au choix est en marche, nous ont envoyés dans le mur.

Si tel était le cas, les Américains dont beaucoup disent qu’ils sont souvent en avance de dix ans sur la France et l’Europe, ne regarderaient plus leur télés…or c’est bien l’inverse qui se produit comme le prouvait l’excellente étude « La TNT très tendance chez les millennials américains » relayée par Nicolas Madelaine et Nicolas Richaud dans Les Échos, totalement à l’inverse des pseudo prédictions d’Ernotte sur l’avenir du PAF !

« Le phénomène de désabonnement aux bouquets de télévisions - « cord-cutting » - profite à la télévision traditionnelle qu'on reçoit par le biais d'une antenne. Notamment quand les bouquets sont chers, comme c'est le cas aux Etats-Unis » notent les deux journalistes.

Seulement en France, certains se croient plus malins que tout le monde en ressassant à l’envie ce poncif éculé « La télévisons telle que vous la connaissiez est morte…notre concurrent direct c’est Netflix et les géants américains »

Au bac, tous ceux-là se seraient ramassé un zéro pointé au moins pour hors sujet.

En réalité si la télévision publique est morte, c’est parce qu’ils l’ont tuée !

Alors pour éviter d’avoir tort et d’avoir poussé l’État-actionnaire vers un vide médiatico-sidéral dont il ne sortira pas, ils sont dans leur bulle.

Ils gravitent en vase clos dans ce monde clos de l’ENTRE-SOI :

- où les uns achètent très chèrement avec l’argent public des programmes à quelques grosses boites privées qui en disent le plus grand bien pour très souvent de piètres audiences,

- où ils se renvoient la balle en permanence pour ne pas dire l’ascenseur, en se gargarisant de la qualité de leurs émissions expérimentales,

- où ils se vantent en permanence à grand coup de communiqués-propagande pour dire combien ils sont devant en tout et partout,

- où ils se permettent tout, en s’exemptant au passage des règles et autres disposition législatives qu’ils imposent pourtant à tout un chacun (¤ voir le confidentiel du Canard enchaîné de ce jour sur lequel le blog CGC Média va  très  vite revenir particulièrement sur la partie conflit d'intérêts)

- où ils méprisent le personnel et le considèrent comme une quantité négligeable qu’ils pourraient déplacer illégalement d’un endroit vers un autres sans qu’il bronchât,

- et surtout ils se congratulent les uns les autres, à longueurs de temps, de diners entre eux et de réseaux sociaux pour que le petit peuple s’esbaudisse devant tant de Bravitude.

Hier c’était Roselyne Bachelot qui annonçait dans un communiqué de la rue de Valois, la poursuite de « la boite à culture » jusqu’aux vacances d’été et remerciait copieusement ROM du CSA pour ses diligences, celui-là même que remerciait ROM à son tour sur Twitter l’ex-dircab d’Ernotte…(ci-après)


Que de mercis…Et dans douze mois, en mai 2022, le Chef de l’État qui le remerciera ? 

(¤)

 


mardi 20 avril 2021

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.  

« Alors qu'il se rend dans une caisse d'allocations familiales, le chef de l'État est hué » indique le sujet sur le déplacement du Président de la République à Montpellier, diffusé dans le JT de 20H ce lundi sur France 2.

Sur des images tournées par les journalistes de France Bleu Hérault reprises par la chaîne publique où l’on entend clairement « Macron démission », le journaliste poursuit « De l'autre côté du cordon de sécurité un rassemblement de 200 personnes pour dénoncer notamment la loi séparatisme qu'ils jugent islamophobe ». (* ci-après)

C’est surement cela, la synergie entre France Télés et Radio France qu’évoquait Emmanuel Macron (qui n’aurait franchement pas apprécié) juste après avoir déclaré la gouvernance de France Télés « Honte de la République ».

Les bobards de l’ex-dircab d’Ernotte mis en lumière par Le Canard enchaîné…Virer du monde, ce seraient les consignes d’Emmanuel Macron !?

Les bobards de l’ex-dircab d’Ernotte mis en lumière par Le Canard enchaîné…Virer du monde, ce seraient les consignes d’Emmanuel Macron !?

Cela fait plusieurs semaines aujourd’hui que le blog CGC Média dénonce les mensonges de France Télévisons s’agissant des transferts illégaux tant sur la forme que sur le fond, de salariés de l’entreprise unique vers Le Studio.

Rappelons que les élus CGC en séance du CSE Siège des 13 et 14 avril, ont été les seuls à voter une résolution visant à éliminer le point mis à l’ordre du jour par le Secrétaire CGT de l’instance.


Comme nous l’avions écrit, les élus CGC ayant quitté la séance au moment où le point 5 était abordé pour être en totale cohérence avec l’analyse juridique de leur résolution mise aux voix - « A l’exception des élus de la CGC volontairement absents des débats car ils contestent la validité de la consultation » écrit le  SNJ dans son compte rendu - certains de celles et ceux qui sont restés comprennent à présent comment ils se sont fait balader avec une résolution de 4 pages concoctée bien en amont par les habituels soutiens de la direction (*fin de post) destinée à faire croire que la Justice pourrait être saisie, ont compris que ce ne sera certainement  pas les cas, une fois que Sécafi le cabinet de l'ex-directeur associé et actuel DRS de FTV Jacques Denoyelle qui intervenait en CSE pour défendre le projet, aura donné son feu vert !

Celui-ci comme tous les promoteurs des transferts ernottien illégaux restent, eux,  évidemment tous comme le pédégé du Studio sous contrat France Télévisions SA.

Denoyelle/Haguenauer/Kara/Pinson/Sibon-gomez

« Cette action devant les tribunaux est une initiative du CSE du Siège qui, ajoutée à la résolution du CSE Central, a recueilli l’unanimité des élus présents. La position de FO a semblé un peu déroutante, semblant dans un premier temps acter ce transfert en négociant d’ores et déjà des compensations salariales en échange d’éventuelles pertes de RTT. Puis en votant la résolution dans un second temps » relève ainsi le syndicat des journalistes dans son texte.

Dans ce compte-rendu du CSE Siège que le SNJ vient effectivement de publier - tête de turc de l’ex-dircab d’Ernotte en séance – il n’a pu que constater que la direction qui espère passer en force, ne dit pas la vérité.  

En préambule du chapitre intitulé « Projet de transfert d’émissions vers FTV Studios : un dialogue de sourds », le syndicat indique que l’un de ses élus a dénoncé « une trahison de l’exemplarité du service public » et « un abandon des salariés » s’agissant du « transfert de la production de plusieurs émissions emblématiques (Télématin, Thalassa, Faut Pas Rêver, Des Racines et des Ailes, Des Chiffres et des Lettres, Passage des Arts) vers FTV Le Studio filiale à 100% de France Télévisions… En effet, 86 salariés sont concernés, dont 84 CDI et 2 CDD, parmi lesquels figurent de nombreux journalistes. » 

« C’est un attachement au service public qui est en cause » ajoute le syndicat citant l’un de ses élus et qui poursuit « Le contrat qui est passé entre l’entreprise et les salariés, vous avez décidé de le rompre unilatéralement ».

Le machiavélique enfumage consiste comme l’a déjà détaillé le blog CGC Média, à mettre en avant un article du Code du travail totalement dévoyé.

Le SNJ ajoute « C’est Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des Antennes et des Programmes de France Télévisions, qui est venu présenter ce projet. L’ancien directeur de cabinet de Delphine Ernotte n’a pas apprécié notre intervention liminaire et a personnalisé le débat tout au long de sa présentation, attaquant clairement le seul SNJ, alors que toutes les organisations syndicales ont pris position contre ce transfert [en apparence donc pour certains, ndlr] »

« "Nous, on a signé un contrat avec France Télévisions, pas avec FTV Studio ! Notre employeur c’est France Télévisions" répètent les salariés concernés dont certains d’entre eux, choqués et déboussolés, étaient présents lors de ce CSE » écrit le SNJ qui ne se laisse par tromper par les propos de Sitbon-Gomez qui a cru devoir déclarer « "Le souhait n’est en aucun cas de se défaire de certains salariés" ..même si ce transfert est bien destiné à faire baisser la masse salariale, comme le précise la direction dans son document de présentation : "L’effectif de l’établissement siège serait diminué à proportion de l’effectif transféré"».

Stéphane Sitbon-Gomez affirmant péremptoirement mais surtout le plus fallacieusement qui soit : « Ce n’est pas de l’externalisation : une propriété à 100 % de France Télévisions est un service public ».


CECI EST BIEN ENTENDU TOTALEMENT FAUX ET ARCHI-FAUX A TOUS LES NIVEAUX.

C’est là que Le Canard enchaîné (¤) fait la démonstration des bobards du "promu permanent" de FTV qui, perdant ses nerfs, fustige l’organisation qui le met face à ses contradictions et tente de la ridiculiser.

 
(¤)

Sitbon-Gomez parachuté ex-pédégé de la filiale Le Sudio ex-MFP devenue SASU (Société par Actions Simplifiée à associé Unique) et non S.A. comme il le sait pertinemment et les déclarations faites, il y a peu, au Canard enchainé par la direction de FTV Le Studio dont Arnaud Lesaunier l’ex-DRH de l’entreprise récemment condamné  qui en a pris la tête, qui déclarait "Les filiales ne sont pas soumises aux règles de la commande publique", en sont si besoin est, une preuve supplémentaire parmi d’autres.

 

Le SNJ ne dit rien d’autre que ce qu’a écrit à maintes reprises le blog CGC Média. 

Ce transfert est illégal et constitue un premier ballon d’essai pour faire sortir artificiellement de l’entreprise unique instaurée par la loi de 2009 un maximum de salariés qui ne bénéficieront notamment plus de la couverture conventionnelle collective pas plus que des politiques culturelles et sociales du comité interentreprises.

« La direction de l’information et la direction des sports sont aujourd’hui en grande partie préservées par cette « filialisation », mais pour combien de temps ? Les salariés et leurs représentants peuvent-ils accepter que France Télévisions délaisse la production et se transforme en simple diffuseur de programmes ? » enchérit le SNJ avant d’en tirer les enseignements « Au final, les salariés vont perdre le bénéfice des accords collectifs de mai 2013 à FTV SA (au bout d’une période de transition de 15 mois), idem pour leur compte épargne temps… » avant de mettre à nouveau en avant l’attitude de Sitbon-Gomez qui raconte très cyniquement  « que les délais d’entrée en vigueur de ce projet de transfert seraient négociables…que les conditions de rémunération seront équivalentes, l’ancienneté reprise à l’identique et l’emploi garanti» et qui se prétend « prêt à négocier avant l’échéance du mois de septembre pour un accord de transfert prenant en compte, entre autres, les questions du temps de travail, des indemnités de départ, de la mobilité au sein de France Télévisions ».

Pitoyable mais surtout manifestement hors la Loi…

Comment le Chef de l’État Emmanuel Macron peut-il imaginer que virer le plus de monde possible de France Télés – ce serait le deal passé pour aboutir au grotesque scénario de l’été dernier ! – n’aurait aucune conséquence sur 2022 ?! 


(*)





lundi 19 avril 2021

Roselyne Bachelot, entre la « culture en boîte » et le gorgonzola, son cœur balance !

Roselyne Bachelot, entre la « culture en boîte » et le gorgonzola, son cœur balance !

Entre la « culture en boîte » ou la « boite à culture » - le choix est libre pour la traduction de Culturebox la soi-disant chaîne éphémère que Roselyne Bachelot lançait sur les planches de Mogador avec son acolyte ROM du CSA – la ministre dans un communiqué vient d’annoncer sa prolongation.

Les Marx brothers du PAF

«Face au succès rencontré par la chaîne et avec le soutien de l'État, France Télévisions a décidé de prolonger l'expérience Culturebox en soirée (à partir de 20H, Ndlr) sur le canal 14 de la TNT (celui de France 4), à compter du 1er mai et ce jusqu'en août», indique son ministère qui précise – pour la galerie, évidemment – qu’« une autorisation de diffusion a été demandée au Conseil supérieur de l'audiovisuel ».

Voilà qui devrait ravir Marina Foïs, Anny Duperey particulièrement remontées contre Roselyne et qui l’on publiquement fait savoir chacune à leur façon.

Marina Foïs, maîtresse de cérémonie de la 46ème cérémonie des César, qui dans son discours d'ouverture taclait copieusement l’intéressée qui vient de sortit un livre où elle donne une recette de pâtes au de gorgonzola (verbatim ci-après)

« Soyons juste, le gouvernement il n'a pas rien fait. Il y'a des aides et la ministre non plus elle n'a pas rien fait !

Madame Bachelot, vous sortez un livre en prévente sur Amazon à 18 € "Ma vie en rose" dans laquelle vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola.

Vous avez vraiment les petits trucs pour trouver du réconfort, pour traverser les crises, c'est réconfortant le gorgonzola !

Merci pour ça mais, en interview chez Delahousse, vous dites: "le gorgonzola ça se râpe très bien" et là  je vous perds madame le ministre et je perds confiance en vous.

Parce que, le parmesan oui ça se râpe mais le gorgonzola non, ce ne se râpe pas le gorgonzola. Que faire quand on n'a plus confiance en son ministre de tutelle à l'heure où se jouent l'avenir du cinéma et de l'exception culturelle française ? »

Anny Duperey ensuite qui sur le plateau de « L’instant de Luxe » révèle que la ministre s’est "tirée" en douce de la soirée bien peu courageusement. (verbatim ci-après). 

« "Alors Roselyne je pense qu'il va falloir se battre plus fort pour nous avant qu'ils se tirent tous" lance l’actrice sur le plateau de la soirée.

« Ça c'est fort comme moment. Vous regardez quelqu'un dans la salle Anny Duperey ? La question est simple est-ce que Roselyne Bachelot était en face de vous ? Est-ce qu'il y a une réaction ? Que s'est-il passé ? » s’interroge le présentateur.

Réponse « Elle s'était tirée courageusement. Oui oui, elle est venue avant la représentation, elle nous a salués et je lui ai dit la même chose d'ailleurs : Roselyne il va falloir quand même se battre un peu plus pour nous et elle m'a dit, "j'y travaille jour et nuit".

No comment...

Je crois que cette pauvre femme ne peut rien. Elle est partie parce qu'elle savait qu'elle allait en prendre plein la figure. Elle est venue, elle a fait acte de présence et puis elle est partie au tout début...Elle pourrait donner sa démission comme Hulot mais je crois elle n'aura pas ce courage-là ! " »

Alors oui cette prolongation de la « culture en boîte » ou de la « boite à culture » devrait bien évidemment transporter les deux comédiennes mais également Guy Carlier à qui le blog CGC Média dédie la triste nouvelle !

Quand ils vont apprendre que la gaudriole coutera probablement au total sur les six mois quelques 30 millions d’euros pour quelques centaines de milliers de téléspectateurs seulement – bien que la chaîne ne soit pas mesurée en audiences, ce sont les chiffres qui nous ont été discrètement communiqués – à des années lumières de ces imaginaires 13 millions de spectateurs par semaine que FTV revendique mensongèrement depuis son lancement.

Come dirait Roselyne, on ne va tout de même pas en faire un fromage…et de toute façon avec Ernotte la télé publique c’est râpé !