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mardi 30 juin 2026

France Télévisions, championne de l’injustice et du gaspillage public, a encore perdu.

France Télévisions, championne de l’injustice et du gaspillage public, a encore perdu.

Une fois de plus, France Télévisions vient de se prendre une claque judiciaire retentissante. Le 17 juin 2026, la Commission arbitrale des journalistes a confirmé ce que le conseil de prud’hommes avait déjà établi : le licenciement pour faute grave de Ronan Ponnet était injustifié. 

France Télévisions a agi avec brutalité, arrogance et légèreté, estime la juridiction… comme c’est d’ailleurs le cas dans de très nombreuses autres décisions, notamment celle qui condamne le groupe public pour avoir poussé Gérard Guillaume au suicide. 

Trente-six ans de loyauté et la une exécution sommaire.

Trente-six ans ans de carrière au service du service public, balayés d’un revers de main par une direction qui se croit tout permis.

Ronan Ponnet, journaliste professionnel en Guadeloupe, a été viré en novembre 2023 pour des courriels échangés avec une responsable de la communication de la préfecture. Des échanges professionnels, transformés en prétexte par une hiérarchie aux abois. Faute grave, ont-ils osé. Traduction : rupture immédiate, sans indemnités, sans respect du statut des journalistes.

Sauf que la justice n’est pas dupe.

D’abord le conseil des Prud’hommes : Licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Ensuite la Commission arbitrale des journalistes, le 17 juin 2026 : pas de faute grave caractérisée.. Ronan Ponnet conserve donc son indemnité spécifique de licenciement. La Commission a d’ailleurs pris soin de souligner l’évidence : ancienneté exceptionnelle (36 ans), âge du salarié, conséquences dramatiques sur sa retraite et son avenir, sanction totalement disproportionnée.

En clair : France Télévisions a agi avec brutalité, arrogance et légèreté.

Une entreprise publique qui piétine ses propres journalistes

Ce n’est pas un simple conflit social. C’est le symptôme d’une maison malade. France Télévisions, financée par l’argent du contribuable, se permet de jeter ses journalistes les plus expérimentés comme des kleenex, puis perd ses procès les uns après les autres. Combien d’argent public et de dizaines de millions ont déjà été gaspillé en frais d’avocats, en indemnités futures et en procédures inutiles ?

On se souvient encore du licenciement des trois journalistes sportifs en 2020 pour soi-disant harcèlement et propos sexistes. Là encore, la justice a majoritairement débouté France Télévisions et tranché en faveur des journalistes, condamnant l’entreprise à verser des dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts pour licenciements abusifs. Même scénario : accusations graves, sanctions radicales, puis déroute judiciaire.

Pendant que la direction joue les redresseurs de torts médiatiques, elle piétine en interne les règles les plus élémentaires du droit du travail et du statut des journalistes. On licencie à la va-vite, on humilie, on isole, et quand la justice rend son verdict, on fait mine de s’étonner. Pathétique.

La Commission a certes rejeté les qualifications de harcèlement moral et discrimination que mettait en avant le journaliste mais le message reste clair : la sanction était excessive, mal fondée et mal vécue. Ronan Ponnet n’était pas un danger pour l’entreprise. Il était simplement devenu gênant.

Assez de l’impunité !

Combien de dossiers similaires dorment encore dans les tiroirs de la direction des ressources humaines de France Télévisions ? Combien d’autres vont être convoqués pour des fautes bidons après les rapports de l’IGF, et de la Cour des comptes dénonçant une situation économique et financière catastrophique pour le groupe, après 10 ans de présence ernotienne ? Combien de carrières brisées sur l’autel d’un management par la peur et l’arbitraire ?

Ronan Ponnet incarne aujourd’hui ce que beaucoup de journalistes du service public subissent dans l’ombre : une pression constante, une fragilisation progressive, et au moindre accroc, le couperet. Sauf que la justice, cette fois, encore, comme de très nombreux , a parlé et condamné à nouveau France Télés

France Télévisions doit rendre des comptes. Pas seulement devant les tribunaux, mais devant les citoyens qui l’ont toujours financé afin que cette entreprise publique soit exemplaire, pas tyrannique.

Ronan Ponnet a gagné. France Télévisions a perdu, une fois de plus.

Et pendant ce temps, la direction continue de donner des leçons de déontologie à la France entière. Le ridicule ne tue pas, apparemment. L’injustice, elle, continue de coûter cher. Très cher...​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​et le chef de l’État, sortant n’y trouve pas grand-chose à redire puisque c’est l’argent de tous les Français via, depuis quelques années, la fraction globale  de la TVA dont il s’acquittent chaque année. 

Jupiter ou le crépuscule d’un Dieu satisfait de son règne dont la presse frontalière s'amuse.

Jupiter ou le crépuscule d’un Dieu satisfait de son règne dont la presse frontalière s'amuse.

Ô France, terre de Voltaire et de Zola, regarde ce  Dieu romain qui, sentant venir la fin de son règne, préfère convoquer des écrivains et des influenceurs plutôt que d’affronter la presse qui ne lui serait pas si favorable !  Le plus savoureux concernant ces récits oniriques à venir, c’est dans un media suisse, la RTS, que l’on « découvre » cette manœuvre avec des airs de scoop scandalisé. Comme si personne n’avait rien vu venir.

Pourtant, le blog CGC Medias avait déjà éventé la mèche il y a des semaines, dans un papier consacré précisément à cette précieuse Legacy. Pendant que les médias mainstream dormaient ou faisaient semblant de ne rien voir, le blog syndical avait eu vent du processus :  obsédé par sa postérité le numéro un de l’Olympe verrouille le récit comme d’autres verrouillent les frontières. Il aura donc fallu attendre qu’une radio helvète relaie Le Monde pour en savoir plus sur cette envolée lyrique !

L’information ne devient vérité que lorsqu’elle est validée par les bons canaux parisiens (il serait probablement léger de les qualifier d’indépendants, il en reste si peu ! ) ou, à défaut, par nos voisins suisses.

C’est beau, n’est-ce pas ? Au lieu de répondre aux journalistes, faire appel à de grandes plumes pour qu’elles lui tissent une couronne de lauriers littéraires - faut-il encore les trouver ! - serait donc le le moyen d’accéder à la postérité ?! Cette Legacy, comme c’est le terme consacré en bon français d’anglophile proclamé (ce qui d’ailleurs signifie: héritage…rien que ça !) 

Pendant que les Français comptent leurs factures, leurs impôts et les promesses non tenues, il faut se préoccuper de la manière dont les historiens le raconteront. Obsédé par sa trace comme un adolescent qui relirait son journal intime en se trouvant formidable. « Écrivez-moi, chers auteurs, que je suis profond, visionnaire, européen jusqu’au bout des ongles ! » Pendant ce temps, les journalistes, ces gêneurs professionnels, restent à distance respectable. On ne les interpelle pas. On ne les laisse pas approcher. Trop fermés, trop terre-à-terre, trop à la hauteur du réel.

Quelle élégance démocratique ! Quelle modernité ! Celui qui voulait « casser les codes » finit par réinventer le narratif de cour, version XXIe siècle. Mitterrand se prenait pour un écrivain, Sarkozy avait Yasmina Reza, Hollande ses BD. Lui va plus loin : il remplace purement et simplement les journalistes par des romanciers admiratifs. C’est plus chic. Ça sent moins le contredit et la question qui fâche. Un écrivain, ça s’émeut devant le « dynamisme olympien », ça décrit les coulisses du pouvoir avec des phrases alambiquées et ça oublie poliment la couleur des gilets qui se sont rebellés, les retraites, le pouvoir d’achat en berne, les banlieues qui flambent, une dette qui explose et une ex-Orange qui pendant presqu’onze ans, aura été sa Melpomene d’opérette. 

Le plus ironique ? Cette info qui circule d’abord via le blog CGC Média puis via Le Monde et à présent la Suisse, montre à quel point Jupiter a réussi à fragmenter le paysage : même les révélations sur sa méfiance des journalistes passent par des circuits détournés. Il snobe la presse française quotidienne, et c’est un média étranger qui popularise le scandale. Parfait symbole d’un pouvoir qui fuit le débat national pour mieux se mirer dans les yeux de courtisans sélectionnés.

Roland Cayrol l’a dit sans fard : sur le plan intérieur, c’est « un échec total ». L’économie libérée ? Les forces vives réveillées ? Le chômage terrassé ? Ben voyons !

Le bilan est maigre, terne, décevant. Alors on convoque Emmanuel Carrère au G7, on fait poser Tibo InShape(*) , on organise le storytelling comme un défilé de mode. Parce que la réalité, c’est vulgaire. La réalité vote mal. La réalité pose des questions embarrassantes.

Ce  dédain affiché pour la presse n’est pas une anecdote. C’est un symptôme. Notre Zeus romain n’aime pas franchement les journalistes, en tout cas ceux qui le contestent ou lui résiste. Il n’aime pas qu’on lui rappelle que le roi est nu, ou du moins très mal habillé. Il veut des hagiographes, pas des chroniqueurs. Des admirateurs, pas des témoins. Des plumes bienveillantes qui transformeront ses échecs en « complexité du moment » et ses errements en « hauteur de vue ».

(*) 

https://youtu.be/TdzEhvqjtTM?is=83Ps2L_IZngbdPZq

Et le plus grave ? Cette stratégie risque d’instaurer un précédent dangereux. Demain, un autre président – de droite, de gauche, peu importe – fera pareil. On remplacera les journalistes par des YouTubers, des rappeurs ou des romanciers maison. La presse libre deviendra optionnelle. Le récit, officiel tout simplement ! La démocratie se transformera en vaste exercice de communication où seuls les flatteurs auront droit de cité.

L’an prochain, il va devoir laisser place…il ne voudrait tout de même pas choisir le suivant ?! Qu’il épargne au Français le récit d’une décennie : celui du grand homme qui, face à son bilan loin des promesses, choisit d’enrober la réalité pour mieux se faire encenser par des littérateurs. Et surtout, qu’on arrête de faire comme si c’était une surprise. La Legacy était déjà éventée. Reste juste l’odeur.

La France mérite mieux...Elle mérite des comptes pas des contes…avec une dette de 3500 milliards d’euro, ça semble indispensable ! Des réponses, pas des romans. Des journalistes libres, pas des courtisans à particule.

Le crépuscule d’un règne se fait rarement en beauté. Celui-ci, au moins, aura eu le mérite de la franchise involontaire : même Jupiter doit comprendre que son histoire, racontée favorablement, ne sent pas très bon. D’où les écrivains…mais les Français ont une bonne mémoire et même en 2032, ils se souviendront.

Pauvre Legacy.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 29 juin 2026

France Télés : Le système est verrouillé et le mépris reste intact.

France Télés : Le système est verrouillé et le mépris reste intact. 

Une fois de plus, les Français se sont fait balader. La proposition qui osait enfin demander un peu de transparence, de neutralité et de contrôle sur l’audiovisuel public, n’a même pas eu l’honneur d’un débat dans l’hémicycle. Enterrée sans procès, noyée sous les priorités « essentielles » de nos députés : les mariages simulés. L’ex-Orange devrait donc continuer de déconstruire France Télévisions avec les milliards d’argent public !  

Après les révélations explosives de la commission d’enquête, où les dérives, les biais et les gaspillages ont été étalés au grand jour, 7 Français sur 10 environ sont en colère...et que font ceux qui tirent les ficelles ? Rien. Silence radio. On passe à autre chose. 

La présidentielle va avoir besoin d’un relai informationnel en ordre de bataille ! 

Les contribuables, eux, n’ont pas le droit de zapper. Ils vont continuer à payer l’addition, bien sagement, jusqu’à la fin du deuxième quinquennat jupitérien. 

Parce que c’est ça, la grande idée : les Français peuvent toujours râler du moment qu’ils casquent, c’est le principal ! Qu’ils voient les chaînes publiques ouvertement déraper et se dégrader mais qu’ils règlent la note sans broncher.

On nous avait promis la rupture, la transparence, le « en même temps » version vertueuse. On a eu le même système verrouillé, les mêmes petits arrangements entre amis, la même arrogance technocratique. France Télévisions resterait donc un outil de pouvoir et de propagande où certains voient le contribuable comme le dindon de la farce éternelle, le pigeon à plume ou la vache à lait ? Une vraie bassecour !

Assez. Les Français ne sont pas dupes. Ils sont juste écœurés. La France en queue de peloton des 27 avec une dette de 3 500 milliards d’euros, va pouvoir continuer de s’enfoncer et de se décrédibiliser au plan international…mais dans quelques mois l’addition politique risque d’être beaucoup plus salée que la redevance !

France Télévisions : Puits sans fond ou communication sans fond?

France Télévisions : Puits sans fond ou communication sans fond ? 


D’un côté, les JT de FTV particulièrement le 13h de France 2 du 24 juin 2026, on insisté sur la réactivité du gouvernement face à cette deuxième vague de canicule [Chiffres quotidiens de santé publique France :  Plus de 1 200 décès le 24 juin, et plus de 1 400 par jour les 25 et 26 juin (données provisoires/non consolidées pour le 26)]
De l’autre, l’économiste Frédéric Bizard dans Le Figaro, pose la question "Où sont passés les 36 milliards d'euros prélevés avec la journée de solidarité ?" 

Ah le recul, l'analyse et la rigueur tant vantés par l'ex-Orange et sa cour !  Mercredi dernier, l'édition de la mi-journée sur La Deux diffusait un reportage « La vigilance est renforcée dans les Ehpad avec la canicule » qui expliquait doctement que « le gouvernement avait activé, la veille le mardi 23 juin, la phase 2 du plan Orsan », renforçant la vigilance dans les hôpitaux et les Ehpad. On y voyait les distributions d’eau renforcées, la surveillance accrue des résidents, les menus adaptés, la salle commune climatisée et l’« îlot de fraîcheur » pour les plus vulnérables. Le ton était rassurant : l’État réagit, tout est sous contrôle, la machine administrative tourne. Une réponse « adaptée » et rapide, affirmait la télé publique.

De l’autre côté, c'est un retour brutal avec un angle bien précis que Le Figaro (pourtant des titres préférés de l’ex Orange) a choisi de publier concernant les chiffres : En 2003, 15 000 morts, surtout des personnes âgées. La France se scandalise et crée la journée de solidarité : un jour de travail gratuit par an pour financer l’autonomie...donc prévoir de quoi éviter de nouveaux épisodes de décès massifs.

Frédéric Bizard, dans le titre de presse, résume : on est dans un « puits sans fond ». L’argent coule, les besoins explosent (1,4 million de dépendants aujourd’hui, 3,4 millions prévus en 2050), mais il n’y a ni vision à long terme, ni prévention réelle, ni adaptation massive des bâtiments. On soigne, on ne prévient pas. On active des plans Orsan en urgence, on ne climatise pas durablement.

Que détaille le titre de presse: Depuis, plus de 36 milliards d’euros ont été prélevés (3,36 milliards en 2026 seulement), versés pour ces faire à la CNSA pour les Ehpad, l’APA et les handicapés.

23 ans plus tard, même canicule, mêmes images. Des Ehpad qui cuisent, une patiente qui meurt dans une chambre d’hôpital surchauffée, des urgences saturées...

Il y aussi  la vidéo de Zaynab Riet (Fédération Hospitalière de France) qui lâche une  bombe Depuis 2003, tous les projets d’investissement hospitaliers qui incluaient de la climatisation, l’État les a systématiquement refusés, faisant de l’hôpital public « la variable d’ajustement » budgétaire.


Parallèle accablant :

- Le JT officiel vante les « îlots de fraîcheur » et les distributions d’eau.

- La réalité : des milliards prélevés sur le travail des Français depuis 23 ans, et toujours pas de climatisation généralisée dans les chambres des Ehpad et hôpitaux. Des projets refusés année après année.

Où est passé l’argent ? Dans le curatif, dans le fonctionnement quotidien, dans la bureaucratie… mais visiblement pas assez dans les murs, les climatisations et l’anticipation ! 

On nous prend un jour de salaire par an « pour la solidarité », et on nous propose des soupes froides et des ventilateurs quand la température grimpe. 

C’est quoi ce décalage entre ce que révèle Le Figaro et le ressenti de la télé publique ? 

La communication gouvernementale qu’elle soit directe ou via France Télés est rodée : activer un plan, montrer une salle climatisée et espérer que les Français resteront sur ces images... mais les 36 milliards et les promesses de 2003 à quoi on-ils servis ? Ce n’est plus un simple manque d’anticipation. C’est une vision de la solidarité bien particulière que l'Exécutif nous a vendue toutes ces années.

Les Français ont le droit de demander des comptes…pas seulement "que fait le gouvernement aujourd’hui ?" mais "qu’avez-vous fait de notre argent pendant 23 ans ?" et les narratifs laudateurs où îlots de fraîcheur et les plans Orsan se succèdent, ne suffiront pas à masquer les puits sans fond.

dimanche 28 juin 2026

Raffarin, le symbole puant de l’aristocratie macronienne !

Raffarin, le symbole puant de l’aristocratie macronienne ! 

Lecornu avait pourtant fait son petit numéro de suppression des voitures avec chauffeur pour les anciens Premiers ministres dès le 1er janvier 2026. Beau geste républicain, qu’ils disaient. Belle comédie, oui…et pour Raffarin, une disposition qu’il affirmait comprendre et valider mais qu’il n’avait visiblement pas l’intention de respecter ! 

Le 11 juin 2025, Jean-Pierre Raffarin, ce défenseur zélé de la Chine, représentant spécial du gouvernement français pour la Chine depuis 2018 (nommé et renouvelé par Macron), président du colloque économique franco-chinois, décoré de la « Médaille de l’amitié » par Xi Jinping lui-même et principal relais de la diplomatie parallèle avec Pékin, ce dinosaure du pouvoir qui nous coûte encore 158 208 euros par an, roule dans Paris gyrophare allumé, sirène hurlante, comme un chef d’État en mission divine.

Son chauffeur du Quai d’Orsay, boosté aux privilèges, grille un feu rouge, percute un scooteriste, le laisse agonisant sur le bitume et… rien. 


Raffarin ? Il descend tranquillement de la voiture et se barre à pied vers le Parc Monceau sans même un regard pour le blessé. Pas un geste, pas un mot, pas une once d’humanité. Le mec se tire comme s’il venait de renverser un pigeon.

Cerise sur le gâteau et grand moment de mépris absolu : il explique ensuite qu’il avait « des difficultés à se mouvoir » et que c’est pour ça qu’il avait droit à la sirène. Il n’a pas dû en avoir beaucoup des difficultés à se mouvoir pour se barrer ?Mais attention, il a quand même pris le temps d’appeler l’hôpital pour savoir comment allait le scooteriste qu’il venait de renverser indirectement.

Non mais pour qu’il nous prennent tous ces Raffarin et consort, nous les Français ? Pour des demeurés ou des abrutis ?

C’est ça, la caste. Ils nous annoncent la fin des privilèges en fanfare pour faire joli dans les journaux, et pendant ce temps les Raffarin continuent à vivre comme des émirs, protégés, escortés, intouchables. Vous, vous prenez un PV à 135 € parce que vous avez oublié de mettre à jour votre vignette Crit’Air. Eux, ils peuvent massacrer le code de la route, laisser un homme au sol et continuer leur petite promenade digestive aux frais du contribuable.

Raffarin n’est pas un accident. Il est le symptôme. Un vieux notable bedonnant, accroché à ses avantages comme une tique à sa veine, qui ose nous faire la leçon sur la « responsabilité » et la « République » pendant qu’il se fait balader comme un roi fainéant et qu’il promeut les intérêts de Pékin après ceux de la Russie pour laquelle il n’a jamais cessé de militer afin de conserver le dialogue avec Moscou, y compris après l’invasion de l’Ukraine.

Qu’il rende l’argent. Qu’il rende la voiture. Qu’il rende surtout cette morgue insupportable.

Les Français en ont ras-le-bol de tous ces faux républicains qui nous pissent sur la tête en nous expliquant que c’est de la pluie fine et qu’on devrait les remercier.

Raffarin, montre ici clairement le visage du mépris de classe made in Falling Olympus….ce visage est laid, vilain et surtout indécent. Il illustre, ce mépris de classe – ressenti comme « vomi » par une partie croissante de la population – qui agit comme un acide lent sur le tissu social. Cela commence par un divorce culturel et symbolique : une élite (politique, médiatique, économique, culturelle) qui semble mépriser ouvertement les modes de vie, les valeurs et les difficultés des classes populaires et moyennes et se termine toujours en barricades. Ce n’est pas seulement une question d’inégalités économiques, mais d’humiliation perçue en permanence : discours sur les « beaufs », les « sans-dents », les « Gaulois réfractaires », les « racistes » ou les « complotistes » de province. 

Ce mépris du peuple, quand il devient systématique et décomplexé qui détruit la légitimité de l’ordre social, devrait leur exploser au visage en 2027 comme ils n’en ont même pas idée…À moins que le compte à rebours ne soit déjà lancé !




Macron contemple son banquier de gauche et s’en mord probablement les doigts !

Macron contemple son banquier de gauche et s’en mord probablement les doigts !


Voici peut-être le spectacle le plus pathétique de dix ans d’une macronie finissante. 
Matthieu Pigasse, ce banquier d’affaires multimillionnaire, ce « socialiste de salon » qui possède des médias branchés et qui vient, sur LCI, dans l’émission de Darius Rochebin, nous expliquer avec le plus grand sérieux que « la dette publique française n’est pas un problème », qu’il ne faut pas « faire peur aux gens », qu’on a des marges de manœuvre et que l’essentiel, c’est de barrer la route au RN en 2027 en refondant une belle gauche unie, un peu Lula, un peu Mélenchon light, mais surtout anti-extrême droite.

Pendant ce temps, ce même Pigasse pourrait bien  empocher des dizaines de millions de dollars (oui, des dizaines) pour restructurer la dette colossale du Venezuela – entre 150 et 170 milliards de dollars – via sa banque Centerview Partners. Le « banquier socialiste » qui vole au secours d’un pays ravagé par le socialisme réel, après avoir déjà travaillé avec Chávez et Maduro. Le même qui relativise la dette tricolore pendant que les intérêts français flambent, et qui, dans le même souffle, négocie la grande braderie vénézuélienne pour remettre le pays « sur les rails » des investisseurs internationaux.

Au fait, qui lui a ouvert les portes de ce juteux contrat ? Qui a cru « bon »de confier à ce virtuose des contradictions une mission aussi symbolique ? Emmanuel Macron, bien sûr. Ou du moins l’écosystème macronien qui voit en Pigasse le prototype parfait du progressiste qui gagne sur tous les tableaux : à gauche dans les médias et les dîners en ville, à droite (ou à Wall Street) dans les comptes en banque !!

Après ses récentes déclarations sur la chaîne d’information en continu filiale de TF1, le chef de l’État sortant doit probablement s’en mordre les doigts… en tout cas, il faut l’espérer ! Que nous disait le cofondateur de Mediawan avec Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton lors de l’émission face à une dette publique française qui dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros ? 

Imperturbable, il déclarait  sans ciller : « Il existe des marges de manœuvre sur la dette et il faut arrêter de faire peur. » 

Ou encore, dans une invraisemblable formule qui fait le tour des réseaux sociaux : « Il n’y a pas de mur de la dette. Il existe des marges de manœuvre. Les choix économiques sont des choix politiques. Tout est possible. »

Traduction : ces 3 500 milliards ? Ce n’est pas une vraie dette. Ce n’est pas un fardeau qu’il faut rembourser comme un ménage ordinaire. Non, non. C’est un outil politique, une construction abstraite, une dette « roulante » que l’on refinance indéfiniment, que l’on restructure, que l’on efface en partie via l’inflation, la croissance ou la négociation.

Son message « La  France ne paiera jamais intégralement cette montagne et il ne faut surtout pas s’en alarmer » met le pays en porte-à-faux au sein de l’Europe mais plus largement face au monde entier. L’important, c’est de refonder une gauche unie, un peu Lula, un peu combat culturel contre le RN, et de continuer à dépenser ? Le mur n’existe peut-être pas pour eux. Pour le contribuable, il se rapproche chaque jour un peu plus et chacun doit bien le comprendre: il n’est pas en mousse.

Hallucinant ! Aller dire ça aux 26 autres pays européens, alors que les traités européens cadrent Parfaitement les règles économiques, des pays membres de l’Union, c’est de nature à discréditer le pays. 

Le banquier incarne à la perfection le macronisme dans ce qu’il a de plus cynique : le discours de la « responsabilité » pour les uns (les classes moyennes qui paient), et l’impunité joyeuse pour les élites qui savent naviguer entre les mondes. D’un côté, on sermonne les Français sur l’effort et la « fin de l’abondance » ; de l’autre, on envoie notre ce « sachant » restructurer la dette d’un régime qui a ruiné son peuple avec des politiques que Pigasse défend mollement en France…et pour cause, au regard de la présidentielle de 2027.

Le Venezuela comme laboratoire du « on peut tout dépenser, la dette ce n’est pas grave » : inflation stratosphérique, pauvreté de masse, exode, répression. Pigasse était déjà arrivé après la chute de Maduro, avec l’aval de Washington, pour faire le ménage et ouvrir les portes aux capitaux. Le banquier de gauche qui sauve le socialisme… en le livrant au marché. La boucle est bouclée, magnifique.

Pendant ce temps, sur le plateau de LCI, il balaie d’un revers de main les inquiétudes sur les 600 % de dette publique française (ou presque), nous explique qu’il faut prioriser le combat culturel contre le RN plutôt que l’assainissement des comptes. On imagine Macron, dans son bureau, regardant l’interview : « Mais qu’est-ce que j’ai fait… » Ou alors, sourire en coin : « Parfait, qu’il continue à endormir les uns pour mieux rafler la mise ailleurs. »

Pigasse n’est pas un paradoxe. Il est le symptôme. Le banquier qui profite du système qu’il prétend réformer, le gauchiste qui ne vit pas comme un celles et ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, quand ils ne sont pas déjà tombés dans la pauvreté ! L’ami du peuple qui négocie avec les fonds sans scrupule et les puissances étrangères. Avec Macron, grand ordonnateur de cette comédie qui découvre peut-être trop tard que quand on confie la dette des autres à ceux qui minimisent la nôtre, on finit par ressembler à celui qu’on a soi-même engagé.

Les Français regardent sidérés et se demandent sûrement : jusqu’à quand ce cirque ?​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ La réponse très vite lorsque le FMI aura mis notre Nation sous tutelle !? 



samedi 27 juin 2026

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

Voilà où dix ans d’Ernotte nous ont conduits. Une France Télévisions hors de contrôle, tant financièrement qu’éditorialement. Près de 25 milliards d’euros dépensés sur la période, selon les chiffres officiels des organes de contrôle de la République que sont l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes qui dénoncent dans leurs rapports successifs, «l’impasse budgétaire » dans laquelle se trouve le groupe qui correspond quasiment à une faillite en matière de droit des entreprises. Une télé publique qui n’a jamais rimé avec Orange… et encore moins avec son ex-salariée !

Et pendant qu’on gaspillait l’argent du contribuable à ce rythme industriel, on nous promettait toujours la même chose : exemplarité, impartialité, pluralisme. Tu parles !

En 2017, Emmanuel Macron arrivait en sauveur, promettant une « République exemplaire ». Des mots grandiloquents, une main sur le cœur, la tête dans les étoiles : « transparence, moralisation, exemplarité partout » et surtout, il martelait « l’importance sacrée de la liberté d’expression, ce pilier de notre démocratie, ce rempart contre l’arbitraire. »

Presque dix ans ans plus tard, que reste-t-il de ces belles promesses ? Un technocrate de haut vol, Bruno Lasserre, ex-vice-président du Conseil d’État qui ne tarit pas d’éloges sur le toujours chef et qui, convoqué au Sénat, nous explique doctement comment « garantir l’impartialité » de l’audiovisuel public.

Traduction : comment mieux cadrer, mieux surveiller, mieux « équilibrer » ce qui passe encore pour une information libre quand elle est financée par vos impôts. Obligation de prudence sur les réseaux sociaux pour les journalistes du service public, comités d’éthique renforcés avec les crocs de l’Arcom, devoir de réserve déguisé, exemplarité imposée à sens unique. Le service public doit « faire plus et mieux », disent-ils. Rassembler, pas diviser. Être neutre… ou se taire.

Exemplaire, vraiment ? Exemplaire de contrôle ? Exemplaire de mise au pas ? On promettait une République irréprochable, on nous livre une République où l’on renforce les outils de régulation juste avant l’élection, comme par hasard. On défendait la liberté d’expression comme un absolu, on la transforme en liberté sous conditions : « exprimez-vous, mais avec prudence, pour ne pas nuire à l’image d’impartialité ».

C’est beau sur le papier. C’est la vieille ficelle : on ne censure pas, on « garantit l’impartialité ». On ne muselle pas, on « restaure la confiance ». On ne trahit pas les promesses de 2017, on les « adapte » aux réalités du terrain – c’est-à-dire aux besoins du pouvoir et de son narratif.

Parce que quand une part croissante des Français doute du biais militant de France Télévisions ou de Radio France, la réponse n’est pas plus de pluralisme réel, plus de contradictoire honnête. Non. La réponse, c’est plus de règles, plus de comités, plus de surveillance. Pour que le service public arrête d’être un « audiovisuel de combat »… et devienne un audiovisuel de combat officiel, labellisé neutre par décret.

Emmanuel Macron s’était engagé à l’exemplarité et à la liberté. On nous livre la mise au pas et la muselière de velours. À quelques mois de 2027, le timing est parfait. On prépare le terrain, on normalise l’idée que le journaliste du service public n’est pas un citoyen libre mais un agent de l’équilibre républicain. Demain, ce sera pour les autres….voire pour les militaires face à « la guerre qui se prépare sur notre continent pour 2029 », à écouter Ernotte lors d’un récent séminaire parisien !!

Quels autres du reste ? Car la liberté d’expression perdue pour les uns, le sera également pour celles et ceux qui seront alors dans l’opposition, si ce principe consacré par les textes pour laquelle défile de nombreux peuples européens aujourd'hui, a encore un sens dans dix mois !

La République exemplaire ? Elle n’est exemplaire que dans l’art de préparer les chaînes pour tout le monde. Réveillez-vous. Ce n’est pas l’impartialité qu’ils cherchent. C’est le contrôle du récit avant que le peuple ne parle trop fort. Et ils le veulent maintenant.