« Bon
sang, mais je le prends où mon café moi ? »… «
Appelle France Télévisions, ils doivent bien savoir, c’est eux qui payent tout
! »
Edition spéciale Machine à
Café !
Est-ce que je vais à la
machine Troisième Œil Productions (ma bonne vieille entité historique)
ou bien celle de Maximal Productions, juste à côté, là où on signait
les doubles contrats de 4 heures qui pesaient lourdement sur les carence Pôle
Emploi, les cotisations retraite, les titres-restaurant, etc…(*) et créait une ambiguïté sur la
responsabilité employeur ?
A moins que je n’opte pour
celle de C2S Medias, le prestataire « clé en main » qui nous prêtait
gentiment à tout le monde comme des outils multifonctions et le matos qui va
avec ?
Ou alors je me plante directement
devant la grosse machine à café massive chez Mediawan, celle avec le
logo qui brille, fort des actionnaires qui pèsent lourd ? A moins qu’on finisse par trouver la machine à expresso premium, celle de KKR qui est bien en place ?
Si on attendait la mi-août,
celle de la nouvelle structure Mediawan France Unscripted (MFU / H.O.T.) devrait
être en place ? On devrait avoir plus de temps pour papoter et parler de
ce contrat unique de 8 heures pour les mêmes programmes de France Télés !
Sauf que c’est
temporaire, parce que la vraie fusion n’arriverait qu’en janvier 2027.
Donc on changerait
d’employeur pendant cinq mois, comme on changerait de veste en plein milieu
d’un plateau ? On est comme des intermittents du distributeur automatique
: on ne sait plus à quel gobelet se vouer !
«
Attendez les gars, on transfère les salariés avant la fusion ? Et l’ancienneté
? Et les droits ? Et surtout… quid des années 2021à 2026 où on nous a
fractionnés comme des dosettes low-cost ? »
Vous avez des réponses ?
Qu’est-ce que vous dites ? Silence radio. On
attend toujours le document qui garantit que notre ancienneté ne va pas
disparaître dans la machine à café du groupe. On attend aussi de comprendre pourquoi
pendant ce temps, France Télévisions n’a jamais réagi !?
Parce qu’en réalité pendant
tout ce temps, qui a banqué ? Le groupe public évidemment. Ces émissions
lui appartiennent. C’est lui le diffuseur, le co-producteur, et de facto le co-employeur
de tout ce petit monde.
France Télévisions a
pourtant toujours eu l’obligation
légale de vérifier, via audits et clauses de vigilance, que ses
fournisseurs (Mediawan et ses filiales) respectent le Code du travail et les Conventions
collectives. Quand les règles ne sont pas respectées, il est co-responsable
civilement et potentiellement pénalement.
Ne
hochez pas la tête. Ce sont bien vos impôts (via la redevance puis la CAP et
depuis quelques années, une fraction de la TVA) qui financent :
- Les
gobelets en plastique (biodégradable ou pas) ;
- Les touillettes
qui n’y tombent pas toujours ;
- Le
sucre en sachet et les dosettes premium ;
En somme,
ces machines à café high-tech de toutes ces entités qui fusionnent, se
scindent, se sous-traitent et se re-fusionnent !
Autrement dit, pendant qu’on
hésite entre six machines à café pour un simple expresso, c’est le contribuable
qui met la pièce… et qui finance indirectement le grand barnum
des montages sociaux que France Télévisions est censée contrôler.
Alors la question philosophique du moment reste la même : « Tu prends ton café où toi en août ? »
Sans oublier, la plus fondamentale des interrogations: est-ce que quelqu’un pourrait enfin dire dans quelle structure bossent vraiment tous ces CDDU afin qu'ils arrêtent de tourner comme des gobelets dans un distributeur cassé et surtout pour éviter qu'un technicien qui veut juste un café sans changer trois fois d’employeur avant midi… se demande si le vrai patron ne serait pas finalement celui qui signe les très gros chèques avec l’argent public !
Ah si, Médiawan prend une participation dans la société d'Hanouna H2O.
Paris Match
(*) Rappel
du contexte
En février 2026, l’inspection du travail a adressé un courrier ferme à Mediawan (via ses filiales comme Maximal Productions et 3e Œil Productions). Elle mettait en garde contre le recours abusif aux doubles contrats à durée déterminée d’usage (CDDU) pour les techniciens (notamment opérateurs de prise de vue et régie) travaillant sur les deux émissions diffusées à la suite. La Lettre
Problèmes soulevés : Les
techniciens alternent entre les plateaux/régies des deux émissions dans la même
journée avec des contrats très courts (ex. : 4 heures fractionnées), ce qui ne
respecte pas les planchers horaires et la durée minimale prévue par la convention
collective nationale de la production audiovisuelle. Ozap
Ce montage via des
prestataires techniques comme C2S Media France (sous-traitant pour la
captation et les moyens techniques) soulève des questions de prêt illicite
de main-d’œuvre et de délit de marchandage (art. L.8231-1 Code du
travail), déjà visés par des plaintes pénales antérieures (octobre 2025). Off
investigation
France Télévisions, en tant
que diffuseur et co-producteur, a l’obligation de vérifier le respect des
règles sociales chez ses fournisseurs. L’inspection du travail et les plaintes
impliquent indirectement une vigilance accrue de sa part.
Réponse de Mediawan à l’époque.
Toujours selon les articles de février 2026 :
Mediawan « mise en garde », l’entreprise indiquait réfléchir, en
concertation avec les principaux syndicats de producteurs audiovisuels (USPA et
SPECT notamment), à des solutions pour mieux
encadrer le travail à temps partiel/fractionné tout en préservant la
flexibilité des productions. Ozap
Plusieurs techniciens ont
saisi les prud’hommes mais pas que…
Situation à la rentrée 2026
Pas encore d’annonce de
bouleversement : Les émissions tournent toujours avec le
même dispositif technique (C2S reste partenaire affiché). Mediawan continue de
produire massivement pour France Télévisions (autour de 110 M€/an selon
certaines déclarations publiques et des rapports comme celui de l’IGF ou de la
Cour des comptes ).














