Bénédicte Piot-Gambey pour
remplacer Sylvie Gengoul aux Outre-mer ?!
Aussi appelée Bénédicte Gambey,
est
pour l’heure directrice régionale de Nouvelle-Calédonie La 1ère (la station
locale de France Télévisions / Outre-mer La 1ère en Nouvelle-Calédonie) depuis
le 31 mars 2022. Elle avait succédé Wallès Kotra qui a été directeur
exécutif en charge de l’Outre-mer (réseau Outre-mer 1ère + France Ô) de 2016 à
2019.
En octobre/novembre 2019, c’est
Sylvie Gengoul qui avait pris la suite à la tête du Réseau Outre-mer de
France Télévisions (alors qu’elle quittait la direction de Guadeloupe La 1ère).
C’est bien elle qui a pris sa suite à ce poste, avant que France Ô ne soit
définitivement fermée.
Bénédicte Piot-Gambey et
Wallès Kotra sont très proches professionnellement. Dans
les portraits et interviews, elle le présente explicitement comme son mentor
/ tuteur depuis le début de sa carrière. Elle a déclaré qu’il l’avait « libérée de sa cage imaginaire » et qu’il lui
répétait : « Pourquoi tu doutes ? Ça ne dépend
que de toi. »
De son côté, Wallès Kotra avait
lui-même qualifié sa succession à la tête de NC La 1ère de « naturelle », soulignant sa compétence, son dynamisme et
sa connaissance du pays et de la maison.
Il l’a accompagnée et encouragée tout au long de sa progression (de scripte à directrice régionale).
Des sources récentes dont
un entretien officiel de France Télévisions daté de mai 2026 la confirment
toujours à ce poste mais il semble que celle qui était auparavant directrice
éditoriale et a occupé d’autres fonctions à la station (notamment directrice de
l’antenne télé) s’apprêterait à « bouger » !
Poussée par Kotra, cette Calédonienne pur jus (originaire de Maré) a toujours prôné un média de proximité au service pour son territoire…Dans ses interventions publiques (notamment les entretiens de rentrée sur FranceTvPro.fr en 2024 et 2025), elle insistait sur :
• la mission de service
public de NC La 1ère,
• le fait que la chaîne «
n’est ni un service de l’État, ni un média au service des pouvoirs – quels
qu’ils soient » (l’État devrait apprécier),
• l’importance
d’informer tous les Calédoniens dans leur diversité,
• la cohésion, la
proximité, l’accompagnement de la population locale (économie, solidarité,
jeunes, femmes, etc.).
Cela en dit long sur son éventuelle
arrivée pour la succession de Sylvie Gengoul ! Une
des toutes dernières publications de l’ADAP, il y a quelques jours, faisait justement
le point sur ces trous noirs de l’Outre-mer qui continuent de distiller l’argent public en silence. Un silence de
mort. Un silence de fosses communes où l’on enterre la vérité sous des couches
d’indifférence parisienne et de clientélisme local.
Les départements et
territoires d’outre-mer ne sont plus des confettis de l’Empire : ce sont des
trous noirs. Des puits sans fond où l’argent du contribuable disparaît, aspiré
par une caste de l’entre-soi qui se croit intouchable parce qu’ils ont la bonne
couleur, le bon accent ou le bon réseau.
Écoutez : rien. Pas un cri.
Pas une dénonciation. Rien dans le Matouba, rien à Kawéni, rien sur le Maroni,
rien dans le lagon calédonien, rien sur les motus de Wallis. Pourtant la misère
hurle, la violence tue (45 morts par armes à feu en Guyane, record de
France, et zéro reportage national digne de ce nom), le chômage dévore, la
faim gronde. Mais les véritables profiteurs, eux, ne font aucun bruit. Ils
digèrent.
Neuf stations audiovisuelles,
ex-RFO, rattachées à France Télévisions. Chacune gobe au minimum 25 millions
d’euros par an. Cent à cent cinquante salariées et salariés payés (entre
5 000 à 10 000 euros grâce à l’indexation) pour produire des émissions
ridicules, des journaux partiaux, souvent anti-français, des sites
internet truqués aux chiffres menteurs.
Des rédactions qui s’agitent
faiblement, des structures sabotées par la pseudo réforme de Sylvie Gengoul, placée
par Ernotte plus pour le symbole « une Noire dans mon staff » que pour des
résultats. Bilan de l’opération ? Catastrophe. Cadres et directeurs
exclusivement issus des Outre-mer, sans expérience, sans savoir-faire, sans
formation pour un bon nombre. Des fantoches régionaux payés avec des titres
ronflants. Des directeurs de l’information plus présents sur les greens de golf
qu’en rédaction. Une gestion RH digne d’une farce absurde.
Tout cela sous le silence et
les magouilles. Sociétés de production montées par les personnels eux-mêmes.
Embauches d’enfants et de cousins sur des postes à responsabilité. Journalistes
qui n’ont jamais vu une école de journalisme, qui n’ont jamais fait d’études. Corruption
massive à l’approche des municipales. Tout cela dans l’indifférence générale.
Le RN se tait :
les Outre-mer sont une mine de voix. La gauche, qui a construit ce système,
regarde ailleurs. La droite et le centre refusent de toucher à ce monstre
inefficace et pourri.
Sylvie Gengoul qui a fait
exploser toutes les mines placées par son prédécesseur, est semble-t-il poussée
vers la sortie avant que n’explose prochainement la procédure pénale des
enfants de Gérard Guillaume qui continuent leur combat après que leur père se
soit pendu. Les prud’hommes ont déjà condamné. Le pénal est en route…
Qui va succéder à ce désastre
? Une femme, apparemment ! Discrimination positive obligatoire. L’offre est maigre
: FTV ne sait pas former des cadres, elle sait seulement nommer des exécutants
dociles. Trois directrices seulement sur neuf stations : échec total de
l’équilibre hommes/femmes annoncé par Ernotte.
À La Réunion, épinglée par la
CGSS, cursus RPS imposé et intime d’un député LFI (politiquement incorrect
depuis le siège) le record d’absentéisme est atteint avec 5 261 jours au total.
En Guyane, une directrice
imposée après le suicide de son prédécesseur, viré uniquement pour la placer.
Issue du cabinet d’une ex-ministre guyanaise, candidate lamentable à la
présidentielle. Image de marque catastrophique.
En Nouvelle-Calédonie,
Bénédicte donc, l’étoile filante immobile. Scripte en 1992, devenue par miracle
JRI, rédactrice en chef adjointe, directrice des antennes, puis directrice
régionale… sans jamais quitter la même station, sans formation, sur le même
territoire isolé. Poussée, encadrée, glorifiée par Walles
Kotra, l’artisan du déclin de RFO. Connaissance des autres Outre-mer :
zéro. Bilan : le néant absolu. Quand on ne sait rien faire, on ne fait
rien mais Ernotte verrait bien une Kanak de gauche remplacer sa Guadeloupéenne
de gauche. La boucle serait bouclée : de la cata à la cata.
Les élus d’Outre-mer, à qui on
a vendu un pacte de « visibilité », se taisent. La commission d’enquête décidée
par l’Assemblée nationale ? Silence radio. Les deux députés en charge sont trop
occupés par la primaire de la gauche.
À Paris, tout le monde s’en
fout. Une rédaction outre-mer éclatée, composée de gens qui n’y ont quasiment jamais
vécu. Une structure parasite nichée dans l’ombre de France
Télévisions, symbole parfait du gaspillage d’argent public.
Voilà le quotidien. Un
système pourri jusqu’à l’os, protégé par le silence, la peur du « racisme », le
clientélisme électoral et la lâcheté parisienne. Les Outre-mer ne sont plus des
territoires français : ce sont pour beaucoup d'ente eux, des territoires de non-droit audiovisuel, des
pompes à fric où l’incompétence est récompensée, la corruption tolérée et le
suicide d’un directeur balayé sous le tapis.
Le silence des trous noirs continuera tant que personne n’osera hurler la vérité. Après les prochaines élections, on verra bien qui aura le courage de nettoyer ces écuries d’Augias tropicales. En attendant, il reste encore un peu de grain à moudre… En silence.














