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jeudi 16 octobre 2008

Carolis et Albanel sont maintenant deux à pouvoir en tirer les conséquences

Comme nous l'écrivons et le répétons depuis maintenant plusieurs semaines, "l'indispensable", "l'incontournable" réforme de l'audiovisuel telle qu'elle a été "vendue" au Chef de l'Etat par certains et murmurée à l'oreille par d'autres, devrait logiquement être reportée comme le suggérait de façon la plus sensée qui soit, il y a quelques jours, Edouard Balladur ex premier ministre.

Une réforme est certes indispensable mais il est certain qu'au moment où la crise financière, loin d'être jugulée, connaît une nouvelle étape: les marchés asiatiques replongent suite à un nouvel accès de panique à Wall Street sur fond de récession, les français ne comprendraient pas que l'on injectât des centaines de millions jusqu'à atteindre le milliard et demi pour la télé publique déjà suffisamment déstabilisée depuis presque 4 ans.

Que l'Etat dans un cadre européen décide d'engager des centaines de millions face au spectre d'un "écroulement systémique"de l'économie en dominos, qui ne l'entendrait - sinon des milliers et des milliers d'entreprises pourraient disparaître et avec elles des milliers et des milliers d'emplois - mais remettre au pot 1 milliard, 1 milliard et demi pour que Christine Albanel qui fait comme si l'état financier du Pays ne devait avoir aucune incidence sur sa façon d'être et sur sa façon de voir les choses, sans garantie et alors qu'à l'inverse des entreprises la télé ne produit rien, au sens littéral du terme, ce serait indécent.


Par parenthèses, chacun pourra apprécier, là, un bel exemple de solidarité gouvernementale.

Nous l'écrivions encore hier dans un post intitulé "Christine Albanel ne sait plus quoi faire pour dépenser l'argent des contribuables" n'obtiendra pas la rallonge qu'elle réclame pour son ami Carolis.

Personne ne sait d'ailleurs, depuis plusieurs mois, pourquoi Christine Albanel porte au pinacle systématiquement Patrick de Carolis ? Elle est même allée jusqu'à marteler partout sa reconduction , alors que dans le projet de loi c'est le Président de la République qui nomme le pdg de la télé publique.

La ministre de la Culture et de la Communication qui a annoncé il y a quelques jours à la presse et sur les ondes que "la loi passera puisque depuis un an elle a été anticipée" va pouvoir maintenant tout comme son ami Carolis pour qui le compte n'y sera pas "en tirer toutes les conséquences".

Après donc ses déclarations toutes plus intempestives les unes que les autres, Christine Albanel ne peut plus soutenir sa "vision" des choses.

Finalement, il semble bien que la logique et le rationnel l'emportent sur l'entêtement et que la réforme soit pour l'heure enterrée.


mercredi 15 octobre 2008

La direction de France 2 continue son soutien et passe aux menaces sur fond de censure et de flicage....

La direction de France 2 continue son soutien et passe aux menaces sur fond de censure et de flicage....

Après son communiqué la semaine dernière faisant directement suite à l'article paru dans Téléstar concernant la plainte pénale avec constitution de partie civile pour "manquements aux obligations sécuritaires et complicité de harcèlement" qu'a déposé le SNPCA-CGC, la direction a adressé, ce jour, à l'ensemble des élus du CHS-CT une lettre les menaçant d'enquête puis de sanction et éventuellement d'action en réparation du préjudice subi.

Parlons-en d'enquête...Quelle enquête ? Celle que la direction a refusé de dilligenter contrairement à ce qu'elle voudrait faire croire aujourd'hui !!! Celle que seule l'instance de représentation légale au terme du Code du travail pour les salariés, le CHS-CT a fait voter.

Pendant plusieurs mois, l'expert indépendant que l'instance a désigné, a procédé à des dizaines et des dizaines d'auditions pour aboutir au rapport que mentionne maintenant la presse, Téléstar en tête : «Prévention des risques psychosociaux à Télématin».

Que la direction qui n'a absolument rien fait pour faciliter l'enquête du CHS-CT bien au contraire - alors même que ce dernier réclamait la main courante déposée à l'époque par le chroniqueur agressé, la direction a toujours refusé de communiquer ce document - ait le toupet d'affirmer, aujourd'hui, qu'il s'agirait d'un rapport qu'elle aurait soi-disant commandé il y a deux ans "rapport, rendu le 4 septembre dernier sur la «Prévention des risques psychosociaux à Télématin»", c'est mensonger.

Ce courrier est inadmissible et intervient en parfaite contravention avec la loi. En effet, comment menacer de sanctions des élus du personnel qui sont élus pour représenter l'ensemble des salariés dans tous les aspects organisationnels de leur travail et les conditions sécuritaires qui y sont liées.

Il s'agit là d'un véritable scandale. Ecrire et prétendre que parce que le président du CHS-CT aurait "spécifié le caractère confidentiel de ce rapport" , cela suffise à ce que ce document ne soit pas rendu public, est une véritable entrave à l'instance.

C'est bien là la preuve que la direction continue de tout faire pour empêcher que ne soit mis sur la place publique ce que le rapport souligne, ne serait-ce que dans son titre.

Il ne s'agit nullement d'un "nouveau projet d'émission top secret" ou encore d'un "concept inédit qui justifie la plus grande confidentialité" mais d'un rapport sur "la prévention de risques psychosociaux dans une émission déterminée".

Les salariés ont le droit d'être au courant et les élus du CHS-CT de les informer le plus largement qui soit et la direction n'est pas en mesure de menacer quiconque.


Et comme l'écrit la CGT dans son dernier papier (bas de page), au sujet de la soi-diant "confidentialité" qu'invoque illégalement la direction, et qui indique que ce type de rapport, ces rapports d'expertises ne peuvent demeurer "confidentiels": "Venez consulter ces rapports! Vous y verrez ce que les directions ne veulent pas voir" ...

Menacer les élus du personnel au CHS-CT de "représailles" parce que le président du CHS-CT en "proclamant unilatéralement" la "confidentialité" leur imposerait une soi-disant "obligation de discrétion" est extrêmement grave.

Le SNPCA-CGC protègera et défendra quiconque serait inquiété par une direction sciemment aveugle.

C'est la direction qui viole la loi et les règles. D'ailleurs, lors de la séance du CHS-CT en question c'est la direction elle-même qui a fait savoir qu'elle avait remis, dès septembre, ce rapport à William Leymergie....En revanche, le chroniqueur agressé a eu beau demander que ce document lui soit adressé...Rien, Il ne l'a jamais eu.

Pas un juge d'instruction dans le cadre d'une plainte pour "complicité de harcèlement" ne cautionnera le fait qu'un soi-disant document indûment dit "confidentiel" soit remis discrètement à une partie et pas à une autre. Ceci s'apparente à une violation de facto du principe contradictoire. De plus, qui dit qu'en remettant ce rapport de façon la plus illégale qui soit au producteur délégué à Télématin, ce rapport n'ait été photocopié subrepticement et utilisé à dessein ?!

Que la direction de France 2 soit bien persuadée que ce rapport dit "confidentiel" dont parle la presse, ne restera pas "confidentiel" longtemps. Le SNPCA-CGC va le demander par l'intermédiaire dans le cadre de sa plainte en adressant à la chaîne une "sommation à communiquer" .

Et comme l'écrit la CGT dans son dernier papier, au sujet de la soi-disant "confidentialité" qu'invoque illégalement la direction, et qui indique que ce type de rapport, ces rapports d'expertises ne peuvent demeurer "confidentiels": "Venez consulter ces rapports! Vous y verrez ce que les directions ne veulent pas voir" ...

Faire reposer la faute sur des élus du personnel, en les pointant du doigt et en mettant en avant de soi-disant règles alors qu'on les a soi-même copieusement violées, est abject.

Encore plus grave, écrire en les menaçant à des élus "le manquement à l'obligation de discrétion par un représentant du personnel peut l'exposer à des sanctions civiles et disciplinaires" n'est pas supportable.

Et la direction de conclure après d'autres menaces " à l'avenir la direction mettra tout en oeuvre pour déterminer le représentant du personnel responsable d'un telle faute et intenter à son encontre une action en réparation du préjudice subi"..." je vous remercie de respecter les règles en vigueur à France 2" ; C'est à vomir.

La direction accuse faussement et pour tenter de détourner l'attention: " le représentant du personnel "..."Le" : article défini contrairement à "un" article indéfini qui "désigne, selon le dictionnaire, la chose ou l'individu déjà connus" . Le cas échéant le représentant du personnel.

C'est honteux et tout cela se passe sur fond de censure : la direction de la chaîne a volontairement censuré l'article de Téléstar qu'elle évoque dans sa note, de sa revue de presse interne.

Pour couronner le tout, elle n'y a pas non plus fait figurer l'interview donnée à VSD sur le sujet par l'ex Secrétaire du CHS-CT...Edifiant, non?

L'avocat du SNPCA-CGC qui est chargé de la plainte transmettra bien évidemment tous ces éléments au Juge d'Instruction qui appréciera.

Cerise sur le gâteau et comme le plus bel exemple de ce que ce que la CGT qualifie dans son tract du 16/10/08 "d'incurie des directions" à lire au bas de cet article [ce à quoi nous souscrivons totalement] la direction a le culot d'adresser à chaque salarié un "questionnaire/étude" - dans la pure tradition des flicages sournois - que la CGT tout comme le SNPCA-CGC dénoncent comme "surréaliste".

Comme le titre la CGT : "La maison brûle et la direction regarde ailleurs". Quoi de plus pertinent mais pour aller plus loin, le SNPCA-CGC affirme que "la direction ne fait pas que regarder ailleurs", non...elle ferme volontairement les yeux en permanence.

Qu'il est juste de dire et d'écrire "que n'a-t-elle été attentive [la direction] aux rapports d'expertise mandatés par le CHS-CT celui sur "la prévention des risques psychosociaux à Télématin" et encore celui sur "les chantiers "acquisitions/jeunesse et études"...

Quand la CGT écrit encore "Que dire de la volonté de minimiser les cas de "harcèlement dans l'entreprise" ? et aussi "des enquêtes bâclées déclenchées par l'intervention des délégués du personnel...des rapports insignifiants dégageant systématiquement la responsabilité des cadres "harceleurs"....des salarié(e)s victimes qui se replient sur la douleur et subissent des mutations sanction [quand ils ne sont pas tout simplement foutus dehors et contraints de négocier de façon transactionnelle pour éviter les remous, leur licenciement !!!ndlr]", au SNPCA-CGC nous ne pouvons qu'être d'accord.




Si une plainte a été déposée en Justice, au Pénal, c'est contre tout cela. Au SNPCA-CGC nous n'avons jamais eu l'intention de nous taire et encore moins d'obtempérer devant les menaces.



























































Christine Albanel ne sait plus quoi faire pour dépenser l'argent des contribuables.

Ce matin sur France Inter, Christine Albanel a une fois encore, indiquée que Bercy étudiait la possibibilité d'une rallonge que l’Etat pourrait accorder à Patrick de Carolis, au delà des 450 millions d’euros déjà garantis avec la suppression de la pub.

A France Télé, on évalue le montant de cette soi-disant rallonge "nécessaire" à 150 millions voire 200 millions d’euros. Christine Albanel dit avoir bon espoir d'obtenir au total ces 600 voir 650 millions d'euros de Bercy.
Que le déficit de l'Eat se creuse, que les prévisions de croissance soient en dessous de 1% en France comme dans la zone "euro",Christine Albanel ne sait plus quoi faire pour dépenser l'argent des contribuables. "Ce n'est pas parce qu'il y a la crise qu'il faut interrompre tout ce qui est la réforme", déclarait-elle il y a 2 jours sur France Info.

Elle préfère même railler la proposition de l'ex premier ministre député de la majorité Edouard Balladur qui en raison de l'impact de la crise financière majeure loin d'être terminée, envisageait le plus rationnellement qui soit, de différer la réforme en raison du contexte économique, de son coût où l'Etat qui n'a plus d'argent l'empruntera.

Qu'importe le contexte pour Christine Albanel, que les contribuables vivent chaque jour un peu plus mal la perte de leur pouvoir d'achat, qu'importe les écueils, ce qui est dit, est dit, la télé publique sera renflouée. Quand même le dossier de Jean-François Copé et donc un peu le sien, souffrira le moindre retard, il n'y a pas à y penser!

Quant au milliard et demi au total [chiffre que nous maintenons et que nous publions depuis plusieurs semaines] que l'Etat qui ne l'a pas (compensations 2008 et compensations 2009, coût du changement de structure, déficits ne serait-ce que celui de 2008 ) devra donner - et là il ne s'agira pas de centaines de millions "virtuels" mais d'argent sonnant et trébuchant, de cash - "La crise n'étant pas le moment où on arrête les réformes", "au contraire", a répété al ministre, il devra être alloué. "Sinon [dit la minsitre] les français ne comprendraient pas"!

Ce que les français ne comprennent pas dans leur quotidien, c'est où vous trouvez toutes ces centaines et centaines de millions !! Il ne s'agit à l'évidence pas de ce que certains qualifieraient de gestion de bon père de famille, à savoir ne pas dépenser l'argent qu'on a pas.
Cela dit, l'image du bon père de famille, il faut en convenir, même avec l'égalité des sexes, peut faire défaut à Madame Albanel...on ne dit pas encore gestion de bonne mère de famille.

Le plus incongrue dans cette affaire, c'est qu'une ministre de la République, ici la ministre de la Culture et de la Communication, indique "qu'il n'y a plus le choix, que la loi ne peut que passer et que les chambres doivent "prendre acte" que "tout le monde a anticipée la loi", que "tout le monde travaille depuis presque un an dessus" , que donc "le projet de loi sur l'audiovisuel, grande réforme, est prêt et va passer en Conseil des ministres le 22 octobre".

En gros, la loi a été anticipée, tout ce qui va avec doit suivre....finalement on a dépensé l'argent des français - vous savez ceux qui ne comprendraient pas - par anticipation.

Tout cela par peur de voir partir Patrick de Carolis mettre sa menace à exécution, celle qu'il lançait sur RTL avec son maintenant célèbre « Si le compte n’ y est pas, je prendrai mes responsabilités » , c'est-à dire démissionner comme cela était déjà prévu dès septembre.

lundi 13 octobre 2008

Edouard Balladur persiste : « Si c'est une mauvaise idée, qu'on ne la retienne pas. »

Edouard Balladur a bien raison; sa proposition de « suspendre provisoirement la suppression de la publicité » est comme, nous ne cessons de la dire, frappée du bon sens.

En revanche l'intervention de Christine Albanel ce matin qui rejette fermement la proposition de l'ancien premier ministre sur cette suspension provisoire du projet de loi, est totalement surréaliste.

"Ce n'est pas parce qu'il y a la crise qu'il faut interrompre tout ce qui la réforme", a déclaré Christine Albanel, sur France Info.

C'est sûr, cette crise financière majeure depuis 1929, elle ne pouvait pas la prévoir Christine Albanel, mais qu'importe le contexte, le milliard et demi au total (compensations 2008 et 2009, le cout du changement de structure et les déficits) elle est prête à le donner à Carolis.

De tout façon, personne n'a le choix, encore moins les contribuables qui vivent chaque jour un peu plus la perte de leur pouvoir d'achat, ce qui est dit, est dit. "La crise n'est pas le moment où on arrête les réformes", "au contraire", a-t-elle souligné.
Personne n'a jamais dit cela, Madame, il s'agissait juste de différer en raison de la crise économique...mais que les français vivent très mal ses propos, semble être le cadet de ses soucis.

Imaginez un peu, la toujours ministre de la Culture et de la Communication précise - sans rire - que "tout le monde a anticipée la loi", que "son ministère travaille depuis presque un an dessus" , que "le projet de loi sur l'audiovisuel "est une grande réforme" [qu'elle en est convaincue, elle l'a toujours dit, elle n'a jamais changé d'avis sur la question], que "La loi est prête" et donc qu'elle "va passer en Conseil des ministres le 22 octobre".

Madame Albanel n'aurait jamais changé d'avis....pourtant à la radio, ice matin, ils étaint nombreux les commentateurs à rappeler qu'il y a quelques mois "elle était pour l'augmentation des budgets pub sur les chaînes publiques."

A la CGC Médias nos oreilles n'en reviennent pas. Une ministre de la République français justifier le passage d'une loi par le fait que "tout le monde l'aurait [dans les faits] anticipée depuis 12 mois!"

Un(e) ministre, le cas échéant celle de la culture Christine Albanel qui devrait pourtant en avoir, indique en toute illégalité que puisque "tout le monde fait par anticipation comme si depuis 12 mois la loi avait été votée" ,elle doit s'appliquer de facto. Insensé.

Autrement dit depuis 12 mois tout le monde travaille donc dans un cadre hors la loi....et aujourd'hui, alors que l'ex 1er ministre a une bonne idée au regard de la situation financière du Pays, elle insinue tout de go que "l'Assemblée Nationale ne sert à rien, que les parlementaires sont sûrement là pour le décorum et que la loi ayant été anticipée depuis 12 mois donc appliquée par anticipation, qu'elle ne peut plus ne plus entrer en application! " Ben voyons!!!

Et si la ministre Christine Albanel qui rejette la proposition de l'ancien Premier ministre de retarder la suppression de la publicité sur les chaînes publiques pour tenir compte de la crise financière, était elle-même totalement hors du coup?

Edouard Balladur avait d'ailleurs répondu par anticipation à la ministre : « Si c'est une mauvaise idée, qu'on ne la retienne pas. »

Nous verrons bien qui aura eu la meilleure idée, celle qui logiquement sera retenue. L'on verra surtout si celle qui considère de facto les 2 chambres comme un simple "bureau d'enregistrement" n'ayant pas d'autres choix que d'adopter le projet de loi parce il a été anticipée depuis 1 an, est suivie.

Il n'est, du reste pas dit, qu'en raison de la crise financière, l'on assistât pas à la mise en place d'un gouvernement resserré (FILLON 3) duquel la ministre serait absente!

dimanche 12 octobre 2008

Patrick de Carolis, l’incohérence à son comble face au report plus que probable de la loi audiovisuelle, vu le contexte financier.

En janvier 2008, Patrick de Carolis réagissait à l’annonce de Nicolas Sarkozy Président de la République sur la suppression de la publicité sur France télévisions par un communiqué dont nous vous redonnons bien volontiers au cas ou comme Carolis vous l’auriez oublié, le contenu :

"Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique , et de réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques de télévision, en compensant l’incidence financière de cette suppression.


Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique.

Ces conséquences sont d’ores et déjà étudiées avec précision, à l’intérieur de notre groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire. Depuis ma prise de fonctions, en août 2005, nous avons souhaité mener une nouvelle politique éditoriale, mettant fortement l’accent sur la culture et la création, marquant quotidiennement notre différence avec les chaînes privées, et fondée sur le mariage entre la qualité et l’audience, toutes deux nécessaires pour renforcer notre légitimité de télévision de service public.

A plusieurs reprises, depuis deux ans, j’ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement, condition sine qua non pour préserver un groupe public fort dans la perspective du basculement au tout numérique.

Cette clarification est aujourd’hui faite.. Elle va permettre de renforcer encore l’identité du service public, en confortant le travail mené depuis deux ans et que nous souhaitons amplifier.

Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de cette décision en matière d’organisation de notre entreprise, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation.

C’est avec détermination et sérénité que le groupe France Télévisions s’engage aujourd’hui dans ce qui s’annonce comme une étape importante de son histoire. "


C’est donc bien comme le confirmait Carolis, il y 10 mois, que depuis deux ans, il demandait à l’actionnaire une clarification du mode de financement.

Puis avant l’été 2008, il s’en prenait directement sur RTL au Président de la République avec qui il prétendait travailler pourtant depuis deux ans avec son maintenant célèbre "stupide".

"Il menaçait même de démissionner si le montant de la compensation qu’il réclamait à l’époque : 845 millions minimum n’étaient pas au rendez-vous, si le compte n’y était pas".

En septembre 2008, les 450 millions d'euros qu’annonçait verser l’Etat à France Télévisions pour compenser l'arrêt de la pub après 20 heures, semblaient bien loin d’être le bon compte…sans compter les quelques 300 millions de déficit pour le groupe, cette année, qui ne sont pas compris dans ce montant compensatoire.

Chacun en est bien convaincu,Carolis ne peut donc plus rester…le bruit courrait même qu’il devait l’annoncer en Arles.

Au lieu de cela, la ministre de Tutelle étant étrangement absente, seul le conseiller audiovisuel de l’Élysée ayant suivi les déplacements et les déclarations de Carolis, il est allé jusqu’à confirmer à la presse présente sur place : "J’attends d’avoir une vision globale, une fois la négociation sur le plan de financement [qui selon lui se passe très bien] pour faire connaître ma décision"

Eh ! oui, il n’en est pas à une contradiction près, Carolis
.

Plus aucune crédibilité. Il dit rester "très vigilant sur l’impact de la décision de supprimer la pub [vous savez, celle sur laquelle il bosse depuis 2 ans !] s’agissant de l’organisation de France Télévisions, en particulier pour les collaborateurs de la régie publicitaire" mais il n'a jamais rien fait pour eux.

Et voila à présent qu' il réserve à nouveau sa décision pour octobre voire novembre….On croît rêver.

Alors lorsqu’Edouard Balladur propose de maintenir la publicité sur France Télévisions sur "i-Télé", en raison de la situation financière du Pays plus que préoccupante, il n'y comprend plus rien Patrick de Carolis.

Il laisse Patrice Duhamel, dg de France Télévisions joint par « Le Point », aller au charbon. "La proposition d'Édouard Balladur n'a pas soulevé l'enthousiasme à France Télévisions, c'est un peu tard, la régie publicitaire est exsangue, nos 30 meilleurs vendeurs ont déjà démissionné" indique-t-il.

Pour cause, ni Carolis, ni Duhamel qui réclamaient depuis deux ans, à l’actionnaire, la clarification nécessaire du mode de financement , n’avaient imaginé ce scénario. Ils préféraient laisser la régie mourir de sa belle mort.

Comme nous le laissions entendre, il y a quelques jours, en l'indiquant sur notre blog, le fait de repousserl’étude du projet de loi, de semaine en semaine, du 1er au 22 octobre dernière date prévisionnelle, laissait légitimement augurer d’un report.

Au regard des difficultés de l'État face à la crise financière, il serait effectivement très sage et particulièrement rationnel de remettre à plus tard la suppression de la publicité sur France Télévisions.

Mais alors ça du coup, ça ne devrait plus faire les affaires de Patrick de Carolis, de Patrice Duhamel et consort…mais alors plus du tout.

Eux qui imaginaient que leurs déficits sur les chaînes, rappelez-vous ceux qui ont justifiés les droits d’alerte toujours en cours, passeraient inaperçus vu le contexte, ils sont de fait très inquiets de la suite...et les audits que leur conseillait récemment de pratiquer Frédéric Lefebvre, ils vont y avoir droit. Le groupe France Télé est dans un état de déliquescence total.

Le moratoire que propose Edouard Balladur et qui permettrait à l'État « une ré- allocation des 450 millions d'euros d'argent public prévus, en les réaffectant au financement du RSA (Revenu de solidarité active) » donc, au fond, un changement de priorité - ce qui aurait le mérite d'éviter de taxer les revenus du patrimoine et de placement des particuliers – est d’une rationalité à toute épreuve.

Il est dans le droit fil de ce que la CGC Médias précisait dès le 24 septembre sur ce blog : « Bercy a fait savoir que ce n'était pas 1,2 milliards, encore moins 1 milliard, ni 845 millions (chiffre toujours annoncé par Carolis), encore moins 600 millions d'euros envisagés un temps mais 450 millions d'euros – un point c’est tout –voyait la facture enfler, enfler et enfler encore pour atteindre 1 MILLIARD ET DEMI. Ce qui vu le contexte aurait été du plus mauvais effet.

Que "Cette solution n'ait jamais été évoquée à l'Élysée", soit, mais le Président de la République a assez de respect et d’amitié pour l’intéressé pour que sa proposition s’impose.

Il risque d’en avaler son chapeau avant de partir Patrick de Carolis. Quant à sa réforme qui vise à vider les chaînes et à rattacher les salariés à France Télé pour mieux les virer ensuite, elle est pour le compte obsolète et bien évidemment contrevient ainsi à la loi.

"Que voulez-vous…[avouait l’un de ses cadres], c'est lui et lui seul qui a affirmé que «si l'État ne lui donnait pas les moyens financiers de mener ses réformes, il s'en irait fin septembre »" (cf : ses déclarations sur RTL); nous sommes en octobre faut-il le rappeler ?

L’incohérence semble bien être à la mise, ces derniers temps, à France Télévisions.
Patrick de Carolis se maintenant coûte que coûte dans le seul but de faire monter les enchères [ les siennes ] ce serait, à ce stade, la garantie sans aucun doute, de conflits sociaux graves pour le groupe.

Il faut à France Télé un professionnel avéré...pas un énarque aux dents longues...pas un de ces quadras qui vire à tour de bras sans état d'âme....pas un de ces "tueurs" dont certain conseiller de l'ombre soufflerait le nom à l'oreille du pouvoir...non, un pro, un vrai, reconnu de tous et faisant l'unanimité.

Du rififi à RFI qui donne lieu à un Communiqué du Comité d'Entreprise de la radio du 9 septembre 2008

Ci -après le communiqué du Comité d'Entreprise de RFI du 9 septembre 2008


France 2 n'a pas commandé de rapport et il ne s'agit pas d'une nouvelle plainte

A la lecture d'un article posté sut le JDD.fr et intitulé "Une nouvelle affaire Leymergie", on pourrait penser qu'il y a une nouvelle affaire. Il n'y a pas de nouvelle affaire au sens propre du terme mais une nouvelle étape judiciaire suite à la plainte qu'a annoncé déposer la CGC fin 2007.

Il n'est plus possible maintenant, la loi ayant changé, de saisir directement un juge d'instruction. Il faut préalablement transmettre la plainte au parquet qui a tois mois révolus pour se manifester. Si, ce délai écoulé, tel n'est pas le cas, alors seulement le juge d'instruction peut-être saisi de la plainte.
C'est ce qui s'est passé dans l'affaire Télématin. Le délai écoulé et au retour de la période estivale, l'avocat du SNPCA-CGC a donc formellement saisi le juge d'instruction avec constitution de partie civile.

Il n'est donc pas question comme l'écrit le JDD de "Plusieurs collaborateurs [qui] ont continué à se plaindre du comportement tyrannique de l'animateur de Télématin" [bien que l'atmosphère soit toujours aussi étouffante] "A tel point que France 2 [a] commandé un rapport, rendu le 4 septembre dernier, et dont le titre, «Prévention des risques psychosociaux à Télématin».

France 2 n'a commandé aucun rapport, bien au contraire la chaîne a tout fait pour l'entraver l'enquête qui arait noramlement dû avoir lieu. C'est grâce à un vote du CHS-CT Comité d'Hygiène et de Sécurité de France 2 qu'un expert psychologue a été mandaté.

S'il est exact que ce rapport a été remis le 4 septembre dernier à la direction comme l'écrit Télé Star dans son édition du lundi 6/10 avec titre en dit plus que parlant: "Prévention des risques psychosociaux à Télématin.", il a fallu attendre 1 mùois pour que son existennce soit révélée. Ses conclusions mettent en avant " un climat très lourd dans les coulisses de l'émission que fait régner l'animateur qui multiplierait les remarques "plus ou moins maladroites, abruptes, directes, parfois blessantes (...) des remarques souvent relatives au physique, et formulées sans réelle possibilité de réponse."

Il est évident que ce rapport va s'avérer fondamental dans les suites judiciaires de la plainte pénale. Plainte, redisons-le qui est déposé pour deux chefs d'accusations fondamentaux "manquements graves à l'obligation sécuritaire due par l'entreprise aux salariés et complicité de harcèlement".

C'est bien dans ces conditions que France 2 a sorti en fin de semaine dernière un communiqué soutenant William Leymergie mettant en avant comme l'écrit le JDD : " Les audiences qui continuaient d'être excellentes, au point que France 2 avait décidé de programmer à la rentrée 2008 l'émission le samedi matin en plus de la semaine."

Il est certain, toujours comme le dit le JDD, que : "Les audiences [40% de part de marché comme se plait à le rappeler "La Deux"] pourraient ne bientôt plus suffire à protéger William Leymergie".

Il est indéniable que si en octobre 2007, "Thierry Beccaro a réalisé des scores tout aussi bons" voire supérieurs à ceux de l'animateur "en titre", à l'instar d'autres de ses remplaçant comme Laurent Romejko par exemple... l'émission n'appartient pas à l'animateur.
Télématin est propriété de la chaîne puisque crée à l'origine par Paul Nahon, Henri Slotine et Daniel Patte.


A ce sujet, voici parmi les dizaines de réactions par blogs interposés, un de ceux collectés sur le blog de Jean-Marc Morandini:

samedi 11 octobre 2008

Dans le contexte économique plus qu'incertain, nos voisins européeens pensent la réforme ""précipitée" et voient la France comme un "laboratoire"

Nous tenions à vous faire partager avec la publication qui suit, les interrogations des télévisions européeennes face aux dispositons de la future loi audiovisuelle.

"La réforme de France TV suscite des sentiments mêlés chez ses consoeurs européennes Par Caroline TAIX (AFP), le10 oct 2008, depuis ARLES (Bouches-du-Rhône)"

" La réforme de France Télévisions suscite dans les autres télévisions publiques européennes un mélange d'intérêt, de surprise sur la rapidité du processus, et de scepticisme sur la nomination du futur président par l'exécutif.

La suppression de la publicité sur France Télévisions, à partir de janvier 2009 après 20 heures, intéresse tout particulièrement l'Espagne et l'Italie, où le débat existe également.

A la télévision espagnole TVE, la publicité va diminuer d'ici à 2010, passant de 12 à 9 minutes par heure.
"La France est allée loin, c'est une réforme rapide qui semble radicale", estime le directeur général de TVE Javier Pons Tubio, interrogé par l'AFP en marge d'une réunion de dirigeants de chaînes publiques à Arles. "Je pense que la perte des recettes publicitaires va poser problème", assure M. Pons, mais "si les taxes sur les télévisions privées sont appliquées, cela peut être une solution de financement intéressante"!

Deux taxes doivent contribuer en France à la compensation de la suppression de la publicité: une de 3% sur la publicité des chaînes privées et l'autre, de 0,9% sur les services founis par les opérateurs de télécommunication. Quant à la future nomination du président de France Télévisions par l'exécutif, M. Pons assure : "l'idéal, c'est le système espagnol où le Pdg est choisi par le parlement".

La responsable des relations internationales de la RAI, Alessandra Paradisi, note que "si la réforme (sur la suppression de la publicité sur France Télévisions) se passe bien, cela renforcera la position des partisans de la suppression de la publicité" en Italie. Mais la compensation de cette suppression "est encore assez vague" en France, estime-t-elle. "L'avantage d'un financement mixte (redevance et publicité, ndlr), c'est que ça aide à préserver l'indépendance de la chaîne", selon la responsable de la RAI.
"Mais l'idée de trouver d'autres solutions de financement est intéressante: on attend les taxes qui doivent être mises en place en France", ajoute-t-elle.

A la ZDF, on est avant tout surpris par la nomination du président de France Télévisions. "Une telle proposition est impensable en Allemagne : le public n'accepterait jamais que le chancelier désigne le président de la télévision publique", assure Frank Dieter Freiling, directeur des affaires internationales de la télé publique allemande. En Allemagne, le directeur de la chaîne est élu par une commission composée de 77 personnes représentant la société. Par ailleurs, la publicité sur les chaînes publiques y est autorisée avant 20 heures. "Nous nous battons pour garder un peu de publicité", indique M. Freiling, estimant que "c'est une façon de garder le contact avec la réalité du marché". La réforme en France lui semble "précipitée".

Pour sa part, la BBC est uniquement financée par la redevance, "une bonne chose car cela permet de prendre plus de risque créatif", assure Matteo Maggiore, responsable des relations européennes et internationales. En outre, "notre source de financement unique et suffisante a l'avantage d'établir un lien direct avec le public qui sait où va son argent et sent que la BBC lui appartient", ajoute M. Maggiore. Il souligne cependant qu'"il est essentiel que ce financement public soit suffisant". La réforme française se fait "très rapidement", estime M. Maggiore, y voyant des avantages et des inconvénients : "il n'y aura pas de perte de temps (...) il y aura moins de temps pour un débat plus approfondi".

ctx/bb/sd

Ajoutons qu'en ce qui concerne la BBC et son financement, dixit l'un de ses responsables: "suffisant", on ne peut vraiment imaginer transposer le modèle en France.

La BBC est propriétaire de la plupart de ses moyens de productions, propriétaire de ses droits et surtout a développé une politique de commercialisation dans le cadre d'un marché audiovisuel mondial des plus importantes, voire la plus importante....ce n'est bien entendu pas par hasard car la BBC non seulement produit des émissions de qualité mais par dessus tout ses programmes sont en langue anglaise...une des langues les plus parlées au monde sinon la plus parlée; ce qui n'est bien évidemment pas du tout le cas de la France(ndlr)

vendredi 10 octobre 2008

La Rédaction de France 2 coupe le son...

Aujourd'hui même, alors qu'il y a encore quelques semaines la Rédaction évoquait la "qualité sonore de certains reportages" (et pour cause lorsqu'il n'y a pas de preneur de son sur des reportages comme ceux d"Envoyé Spécial" d'hier, le 9 octobre 2008, difficilement audibles), Alain LARDIERE Directeur Adjoint de la Rédaction de France 2 , a fait savoir par l'intermédiaire de son secrétariat qu'il n'y aura plus de preneurs de son sur les reportages en province et étranger (dès qu'il y a mission), sauf "justification".

Voilà l'histoire. Alors qu'une journaliste du "Service Société" demande son "ordre de mission" avec une équipe de tournage donc, on lui signifie qu'à partir de ce jour, il n'y a plus de preneur de son sur ce type de tournage, sauf "justification".

La journaliste pour qui le tournage en question justifie un preneur de son va ainsi en référer à Bruno LEDREF qui devra parlementer pendant plus d'un quart d'heure de négociation pour finalement obtenir le preneur de son.

Ce n'est bien sûr que le début...Alain LARDIERE Directeur Adjoint de la Rédaction de France 2 a probablement décidé de mettre en pratique les consignes de Carolis: faire des économies partout où cela et possible ....et, le cas échéant sur le dos des salariés d'abord.

Suite à la plainte, la direction générale de France 2 communique :

Incroyable communiqué alors même qu'un des chefs d'accusation de la plainte est celui de "complicité" !!!

"Suite aux articles parus dans certains journaux et sur le web, la Direction Générale a souhaité répondre à la presse par le communiqué suivant :

Voilà plus d'un an, en septembre 2007, qu'une altercation a opposé le producteur de « Télématin » à l'un des chroniqueurs de l'émission. A la suite de cet incident, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de France 2 a voté une mission d'expertise confiée à un expert agréé par le ministère du travail. Ce rapport d'expertise confidentiel a été présenté aux membres du CHSCT, en septembre 2008, près d'un an après les faits et a émis un certain nombre de préconisations en termes de management ou d'organisation. Une partie importante de ces préconisations a déjà été mise en place depuis plusieurs mois au travers de nouvelles répartitions des responsabilités et des délégations de décisions ainsi que du renforcement des effectifs de l'équipe.

L'ensemble des propositions a, par ailleurs, fait l'objet d'une évaluation attentive par la direction de France 2 et par le producteur de « Télématin », après un débat avec l'expert du CHSCT.
A ce jour, aucun autre élément nouveau n'a été porté à la connaissance de France 2.
Des informations erronées actuellement diffusées dans la presse et sur des sites internet laissent à penser que de nouveaux éléments, voire de nouveaux incidents se seraient déroulés ces derniers temps.

Il s'agit en fait d'une exploitation partielle, partiale et non autorisée d'un rapport d'expertise commandé par le CHS-CT de France 2, il y a plus d'un an.

France 2 s'interroge légitimement sur les raisons de la publication de ce type d'informations au moment où l'émission « Télématin » augmente son exposition hebdomadaire et connaît de bons résultats d'audience. En effet, depuis la rentrée 2008, « Télématin » est également à l'antenne le samedi de 7 H à 8 H 45 ; ce qui constitue un signal fort de reconnaissance de la part de la direction de France 2 à l'ensemble des membres de l'équipe de cette émission.
La direction de France 2 souhaite, à cette occasion, réaffirmer son attachement et son soutien à William Leymergie et aux équipes qui contribuent au succès de « Télématin », l'une des émissions emblématiques de la chaîne diffusée 6 jours sur 7 et fabriquée par les équipes internes."

En gros, les informations diffusées actuellement dans la presse et sur des sites internet seraient erronées et le rapport d'expertise confidentiel qui a été présenté, en septembre 2008,aux membres du CHS-CT [rappelons que la trentaine de membres qui siègent au Comité d'Hygiène et de Sécurité représentent les personnels et que ce qui est dit dans l'instance n'a pas lieu d'être confidentiel puisque touchant directement à leur sécurité] ferait l'objet "d'une exploitation partielle, partiale et non autorisée.."!!! Ben voyons!!!

Cerise sur le gâteau, "France 2 s'interroge, légitimement (ça c'est très dur à croire) sur les raisons de la publication de ce type d'informations au moment où l'émission « Télématin » également à l'antenne le samedi de 7 H à 8 H 45, augmente son exposition hebdomadaire et connaît de bons résultats d'audience".
Qu'ils ont de fâcheux desseins ces organes de presse et ces sites internet, qu'ils ont de mauvaises et injustes pensées contre une émission qui fait 40% de part de marché sur la chaîne...qu'ils sont jaloux de ce "succès" et surtout qu'ils colportent de vilaines rumeurs depuis un "incident" (dixit le communiqué) qui est vieux, passé et somme toute bénin!!! Finalement, ils ont eux la carte de presse -volà ce qui devrait satisfaire Elise Lucet- mais qu'ils l'utilisent bien mal et à très mauvais escient !!!

Cela laisse rêveur.

En forme de réponse à ce communiqué scandaleux, nous publions une réaction trouvée sur "Le Post.fr" et qui vous montrera la sérénité et le respect d'autrui qui règne sur Télématin ...C'est sûrement d'ailleurs à cause d'une telle sérénité et d'un tel respect d'autrui que le rapport confidentiel intitulé "Prévention des risques psycho-sociaux sur Télématin" a été commandé !!!!

Voyez plutôt la réaction:

"Moi, réalisatrice, de directs et de reportages. J’ai travaillé pour l'émission : "TELEMATIN" pendant 15 ans en cdd et "C'EST AU PROGRAMME" pendant 8 ans, à France 2."

Le 24.03.2005, une assistante m'a appris par téléphone, que j'étais supprimée du planning, le matin même, je venais de signer 2 semaines de contrat, débutant le 04.04.07.Déjà dans un état dépressif, dû au stress ambiant, je me suis retrouvée, à signer un accord avec la chaîne pour éviter les prud’hommes, ne voulant pas mener ma famille boulot, depuis 1980, devant les tribunaux. On dit chez moi "Ce n’est pas parce qu'une pomme est malade, qu'il faut jeter le panier" dicton belge.Je voulais éviter la guerre en public, pensant naïvement que je retrouverai du travail, comme promis, au sein du groupe.Ce qui n'a pas été le cas. Mon dernier jour de contrat de travail à France2 fut le 15.04.2005.Depuis, je garde le silence enfermée par cet accord tacite.Depuis le 26 septembre 2007, je suis harcelée par la presse qui à obtenu mon téléphone portable, par un syndicat et toutes les informations sur mon accord transactionnel, unilatéralement dénoncé, pas par moi !Je suis questionnée et harcelée par les journalistes ( Emission Morandini, Satellifax, Paris Match, 20 minutes….)depuis le 26.09.20007, au sujet de :«L’affaire William Leymergie et Jean-Philippe Viaud».Ce sont les journalistes qui m’en ont informée, n’étant
pas au courant des faits, j’en ai été bouleversée. Un véritable tsunami émotionnel s’est produit en moi, remontant à la surface toute la souffrance morale vécue amplifié par l’isolement, Quant aux questions annexées, concernant mon expérience antérieure professionnelle au sein de l’équipe, je suis prisonnière, tenue au secret.Ni à mon sujet, ni comme témoin de faits pour autrui, je ne peux parler ! La loi du silence !"


Voici en plus l'article de VSD sur l'affaire avec l'interview de l'ex Secréatire du CHS-CT

De très nombreuses réactions à la phrase assassine d'Elise Lucet...

Suite à la phrase assassine, plus que méprisante à l'encontre du représentant de la CGC Médias, sur le plateau de Jean-Marc Morandini:

E.L : " Vous avez la carte de presse ? " (lui demande-t-elle)
J.J.C: "Non"
E.L : " Ah! vous n'avez pas la carte de presse...alors c'est peut-être ça l'explication"

les réactions sont très nombreuses et vont quasiment toutes dans le même sens, celui de l'indignation.

En voici quelques unes, pêle-mêle:

"Je suis soufflée par la fin d'Elise Lucet. Qu'est-ce qu'elle se croit celle-là ? T'es pas journaliste alors tais-toi ! C'est nul ! "

" La conclusion d'elise lucet me laisse pantois... vous avez pas de carte de presse... alors c'est peut etre ça l'explication... elle est vraiment quiche quand on voit le nombre de journalistes incompetents qui en ont une et vice versa... "

"Jean-Jacques Cordival n'a pas pu parlé, tout le monde lui tombe dessus. 40% de PDM ne justifie pas tout..."

" Pour la carte de presse c'était pour montrer peut être une chose, on ne peut pas savoir comment se passe le metier s'en en être ! pas de carte de presse donc interdit d'acces à certains trucs...c'est comme si on demandait à quelqu'un de faire un boulot s'en en avoir les bases ! "Alors qu'elle laisse le syndicaliste faire son boulot de syndicaliste.....

"Je crois - mais je peux me tromper, car ce n'est peut-être pas la même chose en France qu'en Irlande, mon pays - que si JMM n'a pas de carte de presse, cela signifie qu'il ne tire pas la majorité de ses ressources financières de son métier de journaliste. "

"Moi je dis qu il n y a pas de fumée sans feu ... Puis de quel droit Elise Lucet intervient? Parce qu elle est journaliste, elle sait tout sur tout le monde? Le monde est petit mais quand même..."

"Incroyable ce Wermus qui fait de ses petites colères ridicules sont quoditien sur tous les plateaux de télé, quant à la conclusion de Lucet " vous n'avez pas de carte de presse ça s'explique". Que veut elle insinuer ? Ceux qui n'ont pas de cartes de presse sont des cons ? ou l'inverse ? Menfin on devine une grande solidarité entre les pseudos stars des médias"

etc...etc...etc...


jeudi 9 octobre 2008

Elise Lucet : vous avez la carte de presse?...

Mercredi 8 octobre à la toute fin du plateau de Jean-Marc Morandini sur lequel Elise LUCET était conviée pour la promotion du nouveau format de son émission "pièces à conviction", la journaliste a interpellé le représentant de la CGC Médias également invité, d'une très étrange façon que beaucoup qualifient aujourd'hui de profond mépris et de corporatisme suffisant.


E.L : " Vous avez la carte de presse ? " (lui demande-t-elle)

J.J.C: "Non"

E.L : " Ah! vous n'avez pas la carte de presse...alors c'est peut-être ça l'explication"

L'explication à quoi Madame Lucet ? Le fait d'avoir une carte de presse est-il de nature à conférer une quelconque intelligence, à susciter un quelconque respect ?

Faut-il avoir une carte de presse pour "penser, s'exprimer, écrire, lire ou encore parler ?"

Le pouvoir d'analyse et la capacité à réagir seraient-ils réservés à ceux qui sont détenteurs de la carte de presse ?

La majorité de ceux qui n'ont pas la carte de presse, sont-ils pour autant des imbéciles ou des sous-citoyens ?????

Comme vous le dîtes sur le plateau Madame Lucet et nous en sommes d'accord à la CGC " il faut savoir raison garder"

Pour voir la séquence en question, cliquez sur le blog ci-dessous

LE DRH de France 2 Augustin Hoareau, donne une interview sur "Le post.fr" intitulée "France 2: "Nous soutenons William Leymergie et son équipe"....

Hier sur Direct 8 dans l'émission en direct de Jean-Marc Morandini le représentant légal de la CGC Médias signataire d'une plainte en Correctionnelle n° du Parquet : 0828096019 et n° d'instruction : 20f/08/63 pour "manquements à l'obligation de sécurité des salariés et complicité de harcèlement..." était interrogé (assez vivement en l'occurrence) sur le fond de l'affaire.

Au même moment et il est utile de rappeler que l'un des chefs d'accusation de la plainte est celui de complicité de harcèlement, le DRH de France 2 Augustin Hoareau, donne une interview sur "Le post.fr" intitulée "France 2: "Nous soutenons William Leymergie et son équipe".... Augustin Hoareau qui précise que le rapport remis la 4 septembre au CHS-CT et intitulé "Prévention des risques psycho-sociaux sur Télématin" aurait "été commandé il y plus d'un an par France Télévisions"...à part que ceci est totalement inexact puisque ce sont bien les élus du CHS-CT et non la direction de la chaîne (qui a plus que traîné les pieds) qui l'ont commandé.

Peut-être que le DRH de "La Deux" ne saisit pas ce que "complicité" implique?

vidéo du passage du représentant légal du SNPCA-CGC chez Jean-Marc MORANDINI

Ce que publiait Téléstar ce 6 octobre 2008

Ci-après l'article de "Téléstar" publié ce lundi 6 octobre 2008

mercredi 8 octobre 2008

Pour P.d.C, c’est l'État qui portera la responsabilité d’un plan social à France Télévisions ….

Pour P.d.C, c’est l'État qui portera la responsabilité d’un plan social à France Télévisions ….

Il ne manque pas d’air Patrick de Carolis ! L’article publié dans «Le Point.fr» ce mercredi 8 octobre en est bien la preuve : « Ni le cabinet d'Éric Woerth ni Matignon ne sont, pour l'instant, entrés dans la boucle. À ce stade, la discussion se déroule au niveau des sous-directions : l'agence des participations de l'État (APE), le budget et la DDM (Direction du développement des médias, une branche du ministère de la Culture). Sarkozy devra trancher : plan social ou non ?» "Aucun ne parle de plan social, indique-t-on chez France Télévisions. Le sujet est même clairement évité par nos interlocuteurs."

Et Carolis continue l’opération de désinformation qu’il a commencée depuis 2007.
Il gagne du temps, voila ce qu’il fait…rien de plus.

Il prétend le plus faussement qui soit, de nouveau, que la solution, il la porte depuis neuf mois. Qu’il s'agit de fondre les différentes sociétés du groupe (France 2, France 3, France 5, etc.) en une "entreprise unique" – ce que prévoit le projet de loi audiovisuelle – pour permettre une meilleure mobilité des personnels à l'intérieur du groupe.

VASTE FUMISTERIE.
La mobilité est un des principes fondamentaux de la CCCPA (Convention Collective de l’Audiovisuel Public) existant depuis avant 1984 et qui couvre non seulement les 3 sociétés du groupe France Télévisions mais, plus largement les 6 sociétés adhérentes du collège des employeurs signataire de ladite convention.

Contrairement donc à ce que voudrait faire croire Carolis, il n’y a jamais eu besoin d’"entreprise unique" pour appliquer ce principe inscrit dans les textes. Pire, depuis son arrivée P.d.C n’a quasiment jamais respecté ce principe de mobilité ; cela a été le dernier de ses soucis.

D’ailleurs il n’y a qu’à relire les déclarations contradictoires de son actuel DGA René Maisonneuve ancien DRH de Thales, soi-disant empreint de mobilité, qui disait à son arrivée dans le groupe en 2006, fixant la mobilité (pour amuser la galerie, comme on peut le constater avec le recul) comme son principal chantier : « Quand il y a un recrutement à pourvoir, explique-t-il, il faut que nous évitions la facilité du recrutement extérieur. » En 2006, c'est ainsi une cinquantaine de salariés qui ont pu passer d'une filiale à l'autre, contre 22 en 2005. « Quant à la mobilité au sein même des filiales, il faut arriver à plusieurs centaines de changement par an, fondés sur le volontariat » [Encore heureux qu’il précise basé sur le volontariat parce qu’avec leur article ex L.122-12 de transfert inapplicable en l’espèce des salariés des chaînes vers le holding, les salariés n’auront pas le choix]

Jamais eu besoin d’"entreprise unique" René Maisonneuve pour de 2006 à 2008 ne pratiquer qu’une cinquantaine de « changements de sociétés ». Lamentable.
Toujours le même René Maisonneuve qui se lamentait, il y a peu, sur le fait de comment les « synergies » qu’il prévoyait, si elles devaient ne pas figurer dans le projet de loi telles que dans la réforme Carolis, pourraient bien alors se traduire en licenciements massifs et à moindre coût ensuite ! (voir l’article sur notre blog)

Alors tous les racontars de Carolis qui essaie de vendre sa soupe, sur le fait qu’avec l’"entreprise unique" « il n’y a pas besoin d'embaucher pour remplacer un départ à la retraite, il suffit de muter un salarié venu d'une autre chaîne ou d'une filiale. », tout ça c’est du pipeau.
Fin 2007 sur les plus de 600 lettres adressées à l’ensemble des salariés du groupe à partir de 56 ans et demi pour les inciter à faire valoir leurs droits en retraite, il y a eu moins de 100 réponses positives…1/6ème des départs imaginés.

La soi-disant "aubaine" de la pyramide des âges que met en avant Carolis avec dans les trois ans à venir, des effectifs qui devraient fondre naturellement, c’est du vrai baratin.

Ses faux exemples balancés à la presse en forme de preuve, où notamment le service Communication du groupe (230 personnes) qui devrait enregistrer naturellement une soixantaine de départs à la retraite, ne sont qu’élucubrations mensongères.

L'entreprise unique n’a jamais « offert la possibilité de profiter à fond de l'effet "pyramide des âges" » et ces moins de 100 départs en retraite totaux et finaux qui ont eu lieu dans le cadre du groupe, ne seront jamais plus nombreux avec l’entreprise unique.

A qui Carolis croit-il faire avaler cela ?
De toute façon, les réductions de dépenses demandées par l'État dépassent l'érosion naturelle des effectifs vendue par Carolis qui se défausse par un "Quand on comprime toutes les dépenses autres que celles du personnel et que cela ne suffit pas, alors, inévitablement, se pose la question du plan social"…il le disait il y a peu, du reste, au Figaro en ajoutant « si l'État maintient ses exigences, un plan social est inévitable ».

"Si le compte n'y est pas, je prendrai mes responsabilités." affirmait, Patrick de Carolis sur RTL. Il complétait le 6 octobre, en disant à un représentant de la CGC « vouloir attendre octobre voire novembre avant de prendre sa décision pour avoir une vue globale de la situation ».
Bercy le lui a confirmé, les "caisses de l'État sont vides". D’ailleurs nul n’est besoin des confirmations de Bercy, il suffit d’écouter et de lire tous les jours le presse, la situation économique du Pays est plus que préoccupante. Peut-être Carolis ne la lit-il pas ou n’écoute-il pas !

Nous l’avons confirmé dans un précédent « post » les 450 millions d'euros qu’a promis L'État pour le manque publicitaire de 2008, autant sinon plus pour 2009, tablons sur 550 millions d’euros plus presqu’autant pour la transformation structurelle du groupe et son passage en « global média », cela sans compter le déficit de France Télévisions qui devrait ne serait-ce que pour 2009 se situer entre 200 et 300 millions d'euros.

C’est environ 1 MILLIARD ET DEMI que l'État devrait sortir en 2009...mais où diable pourrait-il le trouver ??

Quant au retour à l'équilibre pour 2010, France Télévisions ne promet rien…au mieux 2011 voir 2012...
Ces quelques semaines de flottement devraient permettre, vu tout ceci, pour Carolis de continuer à poser un peu partout, des bombes à retardement destinées à péter au nez du suivant. Après quoi, il imagine dire : voyez quand j’étais là, au moins….
Il n’est plus temps de jouer au poker-menteur…quelqu’un devrait siffler la fin de la partie sans délai. Sinon un peu comme le crise des subprimes, c’est un véritable effondrement de la télé publique style jeu de dominos, auquel assisterons impuissants le pouvoir, les politiques mais surtout en première ligne les salariés.

P. de Carolis qui dit travailler dans le cadre du rapport Copé, ne se décidera que lorsqu’il aura une vue d’ensemble de la situation

La Présidence de France Télévisions a convoqué, comme elle l’a fait avec toutes les autres organisations syndicales, le SNPCA-CGC afin de faire un point sur la situation.

Présents pour la Direction : Patrick de Carolis, Damien Cuier, René Maisonneuve, René Siacci.

Durée de la réunion : environ 25 minutes.

Le SNPCA-CGC ne se rendait pas à cette convocation avec l'idée d'apprendre quelque chose, non. Tous ceux qui lisent régulièrement notre blog ne peuvent que constater que nous avons les informations bien en avance lorsque nous ne les avons pas déjà en exclusivité.
Le SNPCA-CGC avait, d'ailleurs, en main les "comptes rendus" publiés par les syndicats déjà reçus et qui n'apprenaient rien à personne.

Le SNPCA-CGC a donc écouté ce que P. de Carolis avait à dire. Comme dit précédemment, il n'y avait "rien de nouveau sous le solieil".

Le SNPCA-CGC a quand même posé des questions. Voici les réponses, dans le désordre, qui ont été faites :

Sur calendrier ? P. de C: Le calendrier est entre les mains de l’actionnaire

Sur la "stratégie" ? P. de C: Le plan d’affaire est toujours en négociation

Sur la charte et les chantiers que nous combattons ? P. de C répond par "synergies"; la présidence de FTV compte beaucoup sur les synergies (départs non remplacés, amélioration de la productivité, chantiers de modernisations …)

Sur le déficit qui a, notamment, justifié le vote des droits d'alerte ? P. de C: la question se pose de savoir si l’Etat acceptera que FTV sorte en déficit cette année et l’année prochaine

Sur l'organisation ? P. de C: les scénarii étudiés (financement, organisation, …) sont ceux émis par la Commission Copé, même s’il ne faut pas exclure d’autres scénarii.

Concernant, France 3, sur la mobilité forcée de certains personnels qui pourraient se présenter dans le cadre d’un redécoupage des régions ? P. de C: La Présidence de FTV confirme travailler dans le cadre des hypothèses « Copé » sur un redécoupage du nombre de régions en tant qu'unités de gestion. Néanmoins la mobilité n’est, pour l’heure, pas à l’ordre du jour.

Sur les modalités ? P. de C: la Présidence de FTV table bien sur un passage à l’entreprise « commune » par un TUP (transfert universel de patrimoine) qui aurait été malgré tout gardé dans la nouvelle loi.

Sur la suite qu'il compte donner à ses déclarations au regard de la situation ? P. de C: en ce qui concerne les hypothèses futures, il ne se décidera que lorsqu’il aura une vue d’ensemble de la situation, c'est-à-dire pas avant fin octobre voire courant novembre.

Les réponses apportées étant constantes à celles faites dans les instances et aux autres organisations syndicales depuis quelques semaines à part l'hypothèse d'un départ en octobre voire en novembre, il n'ay avait pas lieu de s'éterniser.

Au final, redisons-le, rien de neuf… Bref pour les vrais nouvelles et autres "confidentiels concernant France Télévisions, lisez la presse mais surtout comme vous êtes de plus en plus nombreux à le faire, rendez-vous régulièrement sur notre blog.

« ENTRETIENS DE VALOIS » : LES FEDERATIONS CGT, CFDT, CFE-CGC, FO ET CFTC NE PARTICIPERONT PAS AU COMITE DU 8 OCTOBRE …

Dans un communiqué commun, LES FEDERATIONS CGT, CFDT, CFE-CGC, FO ET CFTC indiquent qu'elles ne PARTICIPERONT PAS AU COMITE DU 8 OCTOBRE …des « ENTRETIENS DE VALOIS ».

Faute d’avoir reçu les assurances sur les crédits budgétaires d’Etat consacrés en 2009 à la Culture et en particulier au Spectacle Vivant, la Fédération CGT du Spectacle, la F3C/CFDT, la FCCS/ CFE-CGC, la FASAP-FO et la CFTC ne participeront pas à la réunion du Comité des « Entretiens de Valois » qui doit avoir lieu le mercredi 8 octobre à 10H au Ministère de la Culture.

Pour mémoire, le 9 septembre dernier, plusieurs organisations professionnelles avaient dans une déclaration préalable à la poursuite des « Entretiens de Valois », mis en avant les deux conditions suivantes :« La reconduction du budget de la Culture 2008, réévaluée du montant de l’inflation et garanti contre toute forme de gel et la transformation des « Entretiens de Valois », après le temps riche de l’échange et de la concertation, en une phase de négociation et d’élaboration. »

Celles-ci ne sont pas aujourd’hui réunies puisque le Gouvernement a, sans attendre, décidé un gel budgétaire de 5 %. Qui plus est il a, dans le cadre du « Projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012 », déjà anticipé l’évolution des crédits destinés à la Culture à raison de 0, 6 % pour chacune des années 2010 et 2011 ; à l’évidence bien loin de l’évolution réelle du coût de la vie pour la période en question.

Les Fédérations syndicales de salariés CGT Spectacle, F3C/CFDT, FCCS/ CFE-CGC, FASAP-FO et CFTC maintiennent donc leur décision de suspendre leur participation aux « Entretiens de Valois » dans l’attente du dégel budgétaire des crédits 2009 de la Culture qui doivent être examinés par les députés le 27 octobre prochain.

Paris, le 7 octobre 2008

lundi 6 octobre 2008

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS a adressé par lettre recommandée AR une « mise en demeure » au syndicat CGC des Médias

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS a adressé par lettre recommandée AR une « mise en demeure » au syndicat CGC des Médias.

Suite à un article publié sur notre blog intitulé « Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS après le départ de B.MILLOT pourrait mettre fin à sa mise à disposition des hôpitaux de Paris », notre organisation syndicale a reçu de son avocat une lettre de mise en demeure.

Le motif de la mise en demeure est principalement le suivant : « Il est patent que le blog de la SNPCA-CGC, plus particulièrement le post du 24 septembre (http://medias-cgc.blogspot.com/2008/09/guillaume-eckerlein-dga-de-fts-pourrait.html) dont il est fait mention et les accusations publiques qu’il contient nuisent à mon client, et entre dans les prescriptions de la loi ».

Et son avocat d’ajouter : « En conséquence, je vous remercie et vous mets en demeure de bien vouloir intervenir sur ce blog afin d’en éliminer sans délai les notes sus indiquées et tous ceux pouvant concerner mon client de façon vindicative. A défaut de suite ou de réponse de votre part sous huitaine, je saisirai les juridictions compétentes sur le fondement des lois du 29 juillet 1881 et du 21 juin 2004 sur la confiance dans l’économie numérique».

Nous allons donc, dans la "crainte" de voir toute l’économie numérique nous tomber dessus retirer de l’adresse mail sus citée l’article incriminé mais assortir ce geste de quelques explications:

L’avocate de G. ECKERLEIN écrit « Parmi les propos mensongers et diffamatoires, je peux vous citer :

1- « Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS dès après le départ de B.MILLOT pourrait mettre fin à sa mise à disposition des hôpitaux de Paris », et « pourrait bien solliciter très rapidement l’arrêt de sa mise à disposition pour rejoindre les hôpitaux de Paris »

Qu’est-ce qui est diffamatoire et mensonger ? Le fait que Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS soit bien en disponibilité des hôpitaux de Paris sur décision de la CAPN du 21 septembre 2007 (curieusement bien après son embauche pendant l'été à France Télévisions) ?

Qu’est-ce qui est diffamatoire et mensonger ? Le fait d’employer un conditionnel avec « pourrait » ? Pourquoi se mettre en disponibilité de son « employeur » d’origine, si ce n’est pour pouvoir ensuite réintégrer ?

Le fait que Guillaume ECKERLEIN se soit donc mis en disponibilité des hôpitaux de Paris et que ceci soit de notoriété, implique bien que ce dernier « pourrait » donc y retourner.

Les règles de la disponibilité que nous mettons ici en pièce jointe sont claires. (voir bas de page) L’intéressé peut demander sur une période de 10 ans l’arrêt de sa mise en disponibilité et rejoindre son « corps d’origine ». Il se peut que cette demande soit son propre choix mais aussi que l’entreprise qui l’emploie le remercie et qu’il soit contraint de solliciter de facto l’arrêt de sa mise à disposition ! Qu’est-ce qu’il y a là de diffamatoire et de mensonger ?

L’avocate de Guillaume ECKERLEIN peut bien écrire « Il s’agit là au mieux de pures spéculations, au pire d’éléments mensongers. » qu’est-ce que cela change au fait qu’un salarié en disponibilité puisse retourner dans le délai imparti vers l’entreprise qui lui accordé cette disponibilité.
Il serait donc diffamatoire et mensonger – selon l’avocate de Guillaume ECKERLEIN - de dire ou d’écrire que quelqu’un qui a volontairement choisi de se mettre en disponibilité de son corps d’origine, par disposition contractuelle « pourrait » y retourner ensuite ?!

Curieux !

Que Guillaume ECKERLEIN fasse savoir par l’intermédiaire de son avocate qu’il n’a pas pour l’heure, l’intention de suspendre sa mise à disposition, dont acte.

Que le groupe France Télévisions se pose de plus en plus de questions sur ses compétences en matière de gestion des personnels – tout comme les syndicats, du reste – et imagine d’autres conséquences que celles Guillaume ECKERLEIN imagine, rien d’extraordinaire.

A ce sujet, notre organisation syndicale a eu, très récemment, l’occasion de sortir un tract en interne sur le fait que « Il est probablement plus facile pour certains d'embaucher quelqu'un pendant plus de 15 mois, jusqu'au 1er janvier 2010 en « accroissement temporaire d’activité »(Contrat que l’on ne peut plus rompre et où, même s’il l’était, le salarié hors l’entreprise percevrait l’intégralité) que d'avoir une attitude respectueuse d'un(e) collaborateur(trice) détenant un mandat syndical. ».

Nous n’avons aucune intention de retirer ce tract et ce ne sont pas les menaces ou les intimidations de toutes sortes qui nous ferons revenir sur cette liberté d’expression.

L’avocate de Guillaume ECKERLEIN poursuit « Au SNPCA-CGC qui lui écrit pour exiger des explications sur 4 points bien précis il n’a pas daigné répondre. Considérant cette non-réponse comme une discrimination et le syndicat le lui a fait savoir, discrimination syndicale qui touche en premier lieu sa déléguée syndicale mais qui pourrait bien se traduire par d’autres formes de discrimination ».

Force est de constater que la lettre remise en main propre le 16 septembre 2008 par le syndicat à Guillaume ECKERLEIN pour exiger des explications sur 4 points bien précis, n’a reçu à ce jour aucune réponse.

Dire qu’il s’agit là d’une discrimination syndicale est notre droit le plus strict ; surtout lorsque le délégué CFDT qui a demandé les mêmes explications, suite à l'annulation unilatérale par Guillaume ECKERLEIN d'une réunion concernant un poste à pourvoir pourtant occupé depuis plus d'un an par la déléguée CGC, a été reçu immédiatement et pas la CGC.

Préciser pour la CFDT dans un courrier adressé à Guillaume ECKERLEIN que ce dernier voulait fallacieusement faire porter la faute sur la centrale syndicale, ça ce n’est ni mensonger, ni diffamatoire!?

La CFDT a officiellement reçu une explication de Guillaume ECKERLEIN ; explication « abracadabrante » que le syndicat dans un 2ème courrier a fermement contesté.

Guillaume ECKERLEIN n’en est pas à sa première. Voici, en date du 9 septembre 2008, après la décision unilatérale qu’il a prise de reporter pour la 3ème fois sinon la 4ème la tenue de la commission paritaire suscitée, où postule la déléguée syndicale du SNPCA-CGC, comment il adresse un courrier des plus flous envoyé aux délégués de France 2, France 3 et FTS pour tenter de se justifier ; courrier où il tente de faire porter la responsabilité de cette annulation sur un syndicat (la CFDT) qui aurait fait cette demande d’annulation.

Sous couvert d’un soi-disant délai de 10 jours (de quel délai s’agit-il ?), il accuse le syndicat la CFDT qui lui répondra le 17 septembre de la sorte : « c’est vous-même qui avez signalé ce fait à ma secrétaire ».
Mais là, Mr ECKERLEIN ne trouve cela ni diffamatoire, ni mensonger !

Le SNPCA-CGC qui lui a adressé également un courrier portant sur 4 questions : « Quel syndicat vous a saisi du non respect des 10 jours que vous évoquez ? A quel texte et quelle règle y faisant référence faites-vous allusion ? Dans quelles formes avez-vous été formellement saisi ? Y a-t-il dans le texte auquel vous vous référez, un mode précis de saisine sous peine d’annulation de la dite saisine ? », reçois lui une mise en demeure.

NON, Mr ECKERLEIN si ces pratiques ont cours ailleurs, en aucun cas notre syndicat ne les cautionnera. Nous n’allons pas en rester là. Vous allez devoir rendre des comptes mais surtout tirer toutes les conséquences de vos actes.

La CFDT dans son second courrier ne fait, elle aussi, que dénoncer les pratiques de Guillaume ECKERLEIN ; pratiques bien « étranges » en réalité et ce n’est, ici, qu’un euphémisme.

Jugez plutôt quel type de pratiques nous avons récemment mis en avant : malgré l’avis défavorable de son Chef de Service qui a pu au cours d’un mois entier voir évoluer un CDD embauché pour un remplacement, juger le travail de ce dernier et ne pas souhaiter, en conséquence, poursuivre la collaboration du salarié en question, le CDD contre toute logique a été embauché pendant plus de 15 mois en « accroissement temporaire d’activité ».

Interrogations légitimes de la CFDT comme de la CGC: « Accroissement temporaire d’activité » sur 15 mois, jusqu’en 2010, de qui se moque-t-on ?
Il convient de noter au passage le caractère temporaire de l’activité : 15 mois.

Voyant extralucide, Guillaume ECKERLEIN, pour imaginer une surcharge de travail allant jusqu’au 1er janvier 2010 ou bien gestionnaire d’un autre type aux procédés peu orthodoxes !?

Renseignements pris, pas plus de surcharge que de beurre en branche ; l’un des salariés CDI du secteur s’est même vu « délesté » de son activité habituelle pour trouver du travail au « surchargé ».
Concernant ce contrat, le SNPCA-CGC a eu beau saisir la DRH, les contrats FTS leur échappant – bizarre, non – rien malheureusement, n’a pu être fait et le CDD quoi qu’il se passe le sera pour 15 mois.

Le SNPCA-CGC va saisir, officiellement, l’inspection du travail sur ce CDD qui relève plus, selon toute vraisemblance du passe-droit plutôt que de la nécessité de service.

C’est bien ce que la CGC considère comme un manquement grave à la bonne gestion rigoureuse d’une entreprise.
De surcroît, lors d’une réunion avec les délégués syndicaux, Guillaume ECKERLEIN a même cru devoir indiquer que le CDD en question « avait besoin d’être encadré puisqu’il n’était pas compétent » avant de modifier, face au regard médusé des syndicalistes, ses propos en indiquant « quand je dis pas compétent, je veux dire peu compétent… ».
Cela dépasse l’entendement.

Comment, au vu de l’épais dossier que le syndicat possède, ne pas immédiatement penser à la discrimination syndicale !?

Quant à la suite que nous nous réservons le droit de donner à tout ceci, outre donc le fait que nous ayons encore une fois utilisé le conditionnel avec « pourrait », cette mise en demeure ne fait que conforter un peu plus nos sentiments : la CGC Médias et ses représentants ne sont pas traités comme ceux de la CFDT et encore moins de façon égalitaire comme le prévoit la loi.

Ce ne sont pas les menaces ou les intimidations de toutes sortes, et encore moins une mise en demeure qui nous empêcherons de dénoncer l’injustice et redisons-le d’utiliser cette liberté d’expression que prévoit la Constitution comme un droit inaliénable de réaction.


samedi 4 octobre 2008

Bastien MILLOT chez Clear Channel !

La CGC Médias dès le 22 septembre 2008, vous annonçait en exclusivité, le départ de Bastien MILLOT de toutes les nombreuses fonctions qu'il occupait à France Télévisions.

Bastien MILLOT dans un communiqué personnel relayé par un communiqué du groupe disait "vouloir relever un nouveau défi, en se lançant dans la création de sa propre entreprise"; et d'ajouter -comme si cela ne devait pas suffire - "devenir également, à compter du mois prochain, conseiller régional de Picardie, mandat qui revêt une importance toute particulière à ses yeux, tant par l’attachement qu'il a pour sa région natale que par la volonté qu'il a de s’engager à nouveau dans la vie publique".

Selon nos informations Bastien MILLOT aurait bel et bein rejoint la société Clear Channel (concurrente directe de Decaux).

Quid de la création de sa propre société comme il l'indiquait dans le communiqué ? Est-elle toujours d'actualité et viendrait-elle en plus de sa nouvelle activité ? Quant à son nouveau mandat de "conseiller régional" mais quand donc va-t-il avoir le temps de s'y consacrer avec tout ça ? [ Il est vrai qu'il est allé, en la matière, à bonne école...]