Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 27 novembre 2013

Nouvelle cacophonie à France Télé: la direction tente de la jouer plan-plan !

Nouvelle cacophonie à France Télé: la direction tente de la jouer plan-plan !

Depuis Ouagadougou au Burkina Faso où Pflimlin se trouve actuellement depuis plusieurs jours (après son séjour au Canada, il y a peu), le téléphone a peut-être plus de mal à passer…donc pour les messages ou les communiqués, c’est plus compliqué !
 
La cacophonie à France Télévisions était ce matin à son comble. Pour ceux des téléspectateurs qui regardaient LCI, ce matin, l’info est passée sous forme d’un bandeau « Pas de grève ce  jeudi 28 novembre à France Télévisions, la direction a suspendu le plan de départs »…ce texte faisait visiblement suite à une première dépêche AFP.

Quelques minutes plus tard, nouveau bandeau « La direction de France Télévisions dément avoir suspendu le plan ».
 
 Au même moment sur le blog de Jean-Marc Morandini, voilà ce que chacun pouvait lire « La direction de France Télévisions a proposé aux syndicats mercredi de reporter de quelques semaines la procédure de consultation sur le plan de départs volontaires, mais sans en modifier le principe, ont indiqué à l'AFP la direction et les syndicats.
 
La direction a proposé une suspension des consultations jusqu'à la fin de l'année, a indiqué, entre autres [ndlr], Patrice Papet le DRH... Les syndicats vont examiner cet après-midi une éventuelle levée du préavis de grève déposé pour le 28 novembre. »

Le plan est-il reporté ou suspendu ?
Que signifie cette proposition de « suspension des consultations jusqu'à la fin de l'année » ? 

Que veut dire « report de la procédure de consultation sans en modifier le principe »

Quelles considérations ont permis aux uns et aux autres d’affirmer cela ?

Était-ce le communiqué de Pflimlin hier adressé aux salariés – depuis l’Afrique donc ! – sur le soi-disant « dégel  de 31 millions d’euros validés par Bercy ?  

Selon Pflimlin, ce dégel qui a pour effet de faire entrer de « l’argent frais » dans les caisses de France Télé, « devrait permettre au groupe de tenir son objectif de limiter sa perte à une quarantaine de millions d’euros cette année (hors provisions liées au plan de départ, qui atteignent 90 millions d’euros) ».

La direction d’ajouter, en ce qui concerne la trésorerie de ce fait, « elle restera positive jusqu’à la fin de l’année » en se félicitant de cette décision « Le gouvernement est au rendez-vous, c’est important pour l’avenant au contrat d’objectifs et de moyens que nous venons de signer avec lui »…Il se trouve que les plan de départs y est aussi dans le COM !!!!!

Rappelons que ce chiffre de 40M€ n’est qu’un pur affichage comme l’a clairement expliqué le blog CGC Média dans un très récent article intitulé « Pflimlin n’en finit pas d’atterrir…sortie de piste inévitable ! »

En réalité, il convient de le redire, en intégrant ces 31M€ (gel et surgel) que  Bercy a selon Pflimlin débloqués, la perte de France Télévisions devrait se situer a minima à -132 M€ au lieu des 163M€ escomptés!
 
Il serait peut-être judicieux de demander à Pierre Moscovici  ce qu'il en dit ?!
 
Les syndicats ne seront évidemment pas dupes comme ne le sont d’ailleurs pas les parlementaires à qui Pflimlin devait répondre par écrit à toutes leurs questions posées le 20/11 à l’Assemblée mais ne l’a toujours pas fait…
 
Chacun se dit que le courrier depuis Ouagadougou ça prend toujours un peu plus de temps ...et puis que le gel et le dégel, ça n'y est pas trop d'actualité !!!  

mardi 26 novembre 2013

Après les attaques contre Médiapart, l'Express à son tour victime! Ça suffit...Pflimlin doit démissionner immédiatement.

Après les attaques contre Médiapart, l'Express à son tour victime! Ça suffit...Pflimlin doit démissionner immédiatement.

Chacun a encore en mémoire les propos tenus en septembre 2010 par Pflimlin à l'encontre de Mediapart et de ses journalistes sur le traitement de l'affaire Woerth-Bettencourt : "L'affaire peut sortir, et probablement de façon plus sérieuse, moins émotionnelle, moins manipulatrice et moins publicitaire que sur Mediapart,  sur les médias comme les nôtres, mais probablement aussi de façon plus respectueuse par rapport à des éthiques."
 
 
Autrement dit, avoir accusé alors les journalistes de Médiapart d'avoir traité de façon partisane pour se a faire mousser "manipulatrice et publicitaire" leur sujet, aurait dû conduire Pflimlin à démissionner de suite...lui qui donne des leçons sur le respect de l'éthique et le sérieux!

Aujourd'hui, alors que le SNPCA-CGC qui est partie civile dans la plainte qui vise le fonctionnement de France Télévisions, actuellement en instruction par le Juge Van Ruymbeke, avait décidé de ne pas s'exprimer sur l'article de Renaud Revel intitulé "France Télévisions à la question : Van Ruymbeke met la pression"  et publié dans l'Express, ne peut rester silencieux et se doit de défendre son auteur.
 
En effet, le coup de gueule que pousse Renaud Revel en réponse aux pressions qu'il vient de subir, en dit long sur l'état de fébrilité dans lequel se trouvent certains.
 
Ça suffit...Pflimlin qui se victimise à longueur d'année devant le représentation nationale mais également l'ensemble des média...qui donne moult leçons tous azimuts....qui raconte encore à qui veut l'entendre que tout va bien et qu'il ne va pas tarder à atterrir, ne peut plus rester à la tête de la télé publique.
 
Après ce nouvel épisode qui foule au pied la liberté de la Presse et discrédite le groupe de télé publique, Pflimlin doit remettre sa démission immédiatement
 
Le blog CGC Média publie ci-après in extenso la réponse de Renaud Revel et l'article qu'il a publié auparavant qui a justifié ces interventions indignes:
 

La publication ce jour, sur le site de l’Express.fr et dans les colonnes de l’Express, d’un article relatant l’audition par le juge Renaud Van Rumbeke, de deux cadres dirigeants de France Télévisions, dans le cadre d’une enquête sur les conditions d’attribution d’une série de contrats de conseils signés, tantôt sous la présidence de Patrick de Carolis, tantôt sous celle de Rémy Pflimlin, m’a valu une volée de bois vert de la part de l’une des éminences de ce groupe: l’article en question sous-entendrait, en effet, et de manière subliminale, que Rémy Pflimlin, serait, seul, le signataire des dits contrats,  un mille-feuille dont Van Rumbeke entend faire du menu bois.
 
Chaussons nos besicles et évacuons ici ce qui semble relever d’une lecture hâtive ou d’une extrapolation qui m’échappe. Et calmons ces messieurs: Rémy Pflimlin, qui n’a pas vendu de beurre aux allemands, est exonéré d’une bonne partie d’entre eux, paraphés sous l’ère Carolis. Le vilain, c’est lui. Reste ceux prorogés par les équipes de l’actuel patron de France Télés. Ainsi que le jackpot accordé justement à son prédécesseur, Patrick de Carolis : un contrat de « prestations artistiques », dont le libellé semble avoir laissé perplexe, -doux euphémisme-, le magistrat instructeur. Un doux parfum de conflit d’intérêt semble émaner de ce dernier. Mais c’est désormais au juge Van Rumbeke de se faire une religion. Et les deux hommes auront à répondre aux questions du magistrat.   
 
Voilà qui est dit. Maintenant, venons-en au fond.
 
Dans l’échange, vif, qui vient de m’opposer à ce cadre de France Télés, je me suis entendu dire que l’Express, sous ma plume, mènerait une « campagne de démolition » contre Rémy Pflimlin. Il y a quelques semaines de cela, déjà, ce même interlocuteur avait avancé l’argument selon lequel Christophe Barbier diligenterait de son fauteuil une fatwa contre le PDG de France Télévisions, parce que maltraité par ce groupe, qui ne l’accueillerait pas suffisamment sur ses antennes. Et bras séculier de ce complot, destiné à faire la peau de Pflimlin? Ma pomme!
 
Un mot sur Christophe B: imaginer que ce dernier puisse se plaindre de ne pas faire assez de télé, reviendrait à reprocher à un bon buveur, qui vient de s’enfiler quelques cubis, d’exiger de la part du bistrotier un dernier verre pour la route.      
 
Ayant rapporté les propos de ce cadre en colère à mon bien-aimé directeur, nous avions éclaté de rire, Barbier me renvoyant à l’irresponsabilité de mes articles: « Mon, vieux, tu te démerdes !»
 
Ainsi va la presse: une nébuleuse où règne le plus souvent une autogestion bordélique et sympathique, dont les réseaux sociaux sont aujourd’hui le premier réceptacle. Et où l’indépendance des journalistes est encore une réalité.
 
Nous n’avons jamais mené campagne contre qui que ce soit. Et naturellement jamais contre Rémy Pflimlin : un patron qui devrait d’abord s’interroger sur l’état de sa maison, qui doit faire faire face à une dégradation inquiétante de ses finances. Ainsi que sur l’hostilité que lui manifeste aujourd’hui la quasi-totalité de l’appareil d’état.  Lequel n’a de cesse de l’entraver et de lui mettre des bâtons dans les roues, dans le secret espoir qu’il s’use et jette un jour l’éponge.
 
Le dernier épisode en date remonte à hier soir, avec le lancement d’une mission, sur le devenir de France 3 confiée à une journaliste, passée par Havas, France 3 Nord-Picardie et France Bleu, Anne Brucy. Que penser d’une telle initiative de l’État, quand on est en droit d’imaginer que la chaîne des Régions doit bien avoir un cap, une feuille de route et des chefs ?
 
S’ajoute à cela, la volonté croissante du CSA d’Olivier Schrameck de placer sous étroite surveillance l’entreprise France Télévisions, dont les principaux cadres dirigeants sont désormais convoqués chaque quinzaine. Au programme, remise au pas et interro orale.
 
Dans ce climat de connivence touchante et de franche camaraderie, qui voit un PDG transformer son bureau en Fort Chabrol, la presse, dont l’Express, ne fait simplement que répercuter et traduire ce qu’elle entend et observe. Au-delà des postures et des discours de façade. J’ai suffisamment dénoncé ici l’insupportable duplicité et double langage des cabinets, -élyséens et autres-, à l’encontre de Rémy Pflimlin, pour ne pas prendre pour argent comptant les propos souvent désarmants de ce dernier face à une réalité de plus en plus instable.
 
La presse, qui est aux croisements de ces deux univers, est ainsi le récipiendaire et le traducteur des secousses qui agitent un secteur, dont les séismographes ne sont jamais au repos. Or s’imaginer que les hommes ou les femmes qui conduisent ces entreprises sont une source d’intérêt ou de questionnement pour les observateurs, pour les «rubricards», que nous sommes est une vue de l’esprit.
 
Pour une raison simple et vielle comme la cathode: les PDG passent, les journalistes restent."                 
                         

"Le juge Renaud Van Ruymbeke a entendu, respectivement, les 16 octobre et 13 novembre, le directeur juridique et DRH de France Télévisions, Patrice Papet, et Martin Ajdari, secrétaire général du groupe. Le magistrat enquête depuis de longs mois sur les conditions d’attribution d’un grand nombre de contrats signés avec des sociétés de conseils copieusement rémunérées: Altedia, (270 000 euros), Bygmalion, (1,2 million d’euros), les cabinets Bain, (11, 3 millions d’euros), et Ineum  (3,06 millions d’euros), ou encore, l’association Dialogue, proche de la CGT, (66 150 euros)…

Malgré une note de Bercy en date du 9 novembre 2010, adressée à France Télévisions, rappelant les procédures strictes en matière d’appel d’offres, note dont le juge a eu copie, il est maintenant avéré que le groupe de Rémy Pflimlin n’a pas toujours tenu compte de ces recommandations. Et c’est ce dont le magistrat s’est étonné face à Martin Ajdari, lequel  a expliqué que l’entreprise avait été « tributaire d’une grande désorganisation».
Autre dossier qui fâche: les deux contrats de conseils, d’un montant de 72 000 et 153 000 euros, attribués à l’ancien PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, pour des « prestations artistiques» liées notamment à l’émission même qu’il produit sur France 3, Des racines et des ailes! Peu satisfaits des réponses de ces deux cadres dirigeants, Renaud Van Ruymbeke a décidé de réentendre Martin Ajdari, auditionné en tant que témoin assisté, début décembre. Avant de convoquer, dans la foulée, l’ensemble des acteurs liés à ces affaires. Ainsi de Patrick de Carolis et de Rémy Pflimlin. "

Une seule conclusion s'impose, il faut le redire. Ça suffit...Pflimlin  ne peut plus rester, il doit en tirer les conséquences et démissionner.

A lire également l'article "d'Electron libre" : "Les contrats de France Télévisions passés au crible"
 

        

lundi 25 novembre 2013

La colère gronde à France Télévisions face à cette direction qui dit, en permanence, tout et son contraire…Explosion imminente !



La colère gronde à France Télévisions face à cette direction qui dit, en permanence, tout et son contraire…Explosion imminente !

Le bilan des trois ans et quelques de Pflimlin à la tête de France Télévisions  est catastrophique.






Depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy à l’été 2010, l’entreprise n’a cessé de se dégrader….Chacun se souvient qu’il demandait alors auprès de l’actionnaire, une année pour « mettre l’entreprise unique sur les rails ». 

Chacun se souvient encore des ronds de jambe réservés à Carolis son prédécesseur qu'il remerciait publiquement dès son arrivée pour "l'acquis considérable du travail qu’il avait mené, à savoir transformer France Télévisions, auparavant constituée de plusieurs sociétés, en entreprise unique" et pour lequel il déclarait "faire corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises dans les différentes antennes, [par Carolis et ses équipes donc] les nouveautés qui ont été présentées, intéressantes et fortes" .



Tout cela pour mieux déclarer quasiment deux ans plus tard, devant les sénateurs qui l’auditionnaient le 20 avril 2012 « La nouvelle équipe que je dirige depuis 18 mois, a pris en charge une entreprise totalement désorientée, désorganisée par la mise en place à marche forcée de l’entreprise unique en un an. »



Et de demander au bout de 2 ans donc encore du temps pour atterrir ! Ben voyons.

Personne n'est plus dupe, évidemment lassé de tant de salades! 

Pflimlin est aujourd'hui lâché tous azimuts sur ces échéances auxquelles personne ne croit plus, sur les chiffres qu'il triture dans tous les sens et sur ses déclarations tendant à prouver que tout roulerait à la satisfaction du personnel, notamment le nouveau texte convnetionnel de 317 pages, alors que l'entreprise touche le fond !!

Le mardi 28 mai 2013 dans un de ses « Flash info » de propagande, en l’occurrence le n° 16, la direction de France Télévisions communiquait ainsi «  La direction et l’ensemble des organisations syndicales représentatives CFDT, CGT, FO et SNJ viennent de signer, ce mardi 28 mai, l’accord collectif d’entreprise France Télévisions qui devient le nouveau texte social de référence pour les personnels techniques et administratifs ainsi que pour les journalistes ».






Ce fameux « accord historique » c’est en réalité un souk sans nom.



Ce qui est historique, en l'occurrence, c’est qu’ils sont environ 2.500 des P.T.A. (Personnels Techniques et Administratifs) déjà à avoir refusé de signer leur transposition dans le nouveau système de classification  imposé péremptoirement par cette direction.



Pour donner une idée de ce que cela représente hors journalistes qui sont à peu près 5.000 sur 11.000 salariés…c’est quasiment la moitié des P.T.A. pas loin d’un sur deux qui a refusé de signer son avenant.



Certains ont beau jeu de crier aujourd’hui au scandale parlant de « gestion sociale déplorable »  alors même qu’entraînant certains salariés dans une grève de 18 jours, ils signaient pourtant ce texte qu’ils contestent aujourd’hui !



Ce matin encore, la direction qui recevait les syndicats dans le cadre d’une énième réunion sur « les modalités d’application de la transposition » mais également pour parler du PDV « Plan de Départs Volontaires », a choisi d’ajourner la réunion !!!



Prise à parti sur les conditions du décès brutal d’un JRI de France 3 en Meuse,  apprécié de tous, Abdallah Jiqqir (le blog CGC Média adresse à toute sa famille et ses proches, ses plus sincères condoléances) après voila une quinzaine de jours un autre décès non moins brutal d’un chef monteur intermittent de France 3 Reims Jean-Gabriel Lecolier, la direction a préféré partir ! 



Donc pas de discussions sur cette invraisemblable pétaudière qu’est la transposition pas plus que sur le PDV !



Le PDV initialement annoncé par Pflimlin lui-même autour d’un chiffre allant de 500 à 1.000 départs (évidemment au doigt mouillé) et qui ne toucherait aujourd’hui que 361 personnes dites « volontaires » !



Là encore les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le blog CGC Média les avait rappelés, tableau à l’appui, dans un article du 17 juillet 2013 intitulé « La direction de France Télévisions fait des millions de provisions pour ses transpositions et son plan de départs. » .



Le blog CGC Média révélait entre autre la ligne de 45M € intitulée « autres éléments » (*ci-après) qui figurait au budget 2012 dans document présenté aux membres du CCE à la mi-avril 2013, était qualifiée « d’ERREUR » par la direction en séance pour les élus de l’Instance (en réalité 6,8 M€ au lieu des 45M€ selon Ajdari et son adjoint…une paille !!!!).


Ces 45M€ étaient en réalité sensés représenter la moitié de la somme provisionnée, soit 90M€ pour le Plan de départs annoncés par Pflimlin et dont le dga/drh Patrice Papet avait fini par «vendre la mèche » en séance du CCE indiquant alors « attendre toutefois la loi issue de l’ANI [Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013] au 1er juillet,» pour mettre en place ce plan de licenciement (PSE donc) pour lequel entre 650 et 1.000 départs avaient été avancés.



« Plan de départ » que l’intéressé qualifiait bien, le 16 octobre dernier devant les élus du CCE, de « PSE respectant la loi » autrement dit Plan de Sauvegarde de l’Emploi autrement appelé Plan de licenciements collectif ! (*voir fin de post) après avoir désavoué Pflimlin qui dans un communiqué interne confirmait que "les informations du "Canard enchaîné" étaient connues depuis juin 2011"....Papet les qualifiait, lui, de "succession de bruits qui courent" !

Avec tous "ces bruits", le juge Van Ruymbeke qui instruit à l’heure actuelle une plainte déposée par le SNPCA-CGC, va peut-être devoir mettre des boules Quiès! 

 



France 3-National opposé à France 3-Régional...Cyril Viguier mis en cause....Que cherche Thierry Langlois à la tête des programmes de France 3?

Après les déclarations sans ambages de François Guilbeau patron des antennes régionales de France 3 qui répondant à l'Express s'est dit "abasourdi" par une telle charge  [il parle d'un article dirigé contre Cyril Viguier publié dans le Nouvel Obs, ndlr] a déclaré "Il est honteux et détestable d'écrire ou de dire que des producteurs seraient blacklistés. Et ce n'est pas parce que l'on arrête un jour une émission, que son producteur ne doit plus travailler pour nous. J'ajoute à cela qu'être produit par l'une des antennes régionales de France 3 n'a rien d'indigne: ce n'est pas - pour autant que je sache - de la télévision au rabais !"...voila que la revue de presse interne s'y met également!

Voila ce qu'a pu lire tout le personnel du groupe dans la revue de presse numérique de France Télévisions reçue hier où il était indiqué concernant l'analyse de l'article paru justement dans l'Express:

Focus sur un article publié dans l’Express analysant la « polémique » opposant Cyril Viguier et France 3 sur le tournage d’un portrait de François Fillon. L’analyse de l’article s’avère relativement peu flatteuse pour la chaîne :
 
« Les critiques dont fait l'objet ce producteur de la part de Thierry Langlois, le directeur des programmes de l'antenne nationale de France 3, sont en fait assez symboliques de la crise d'identité et des guerres picrocholines que connait cette chaîne, ballotée entre son antenne nationale et ses stations à vocation régionale où certains barons grondent. »

Du jamais vu ! 

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le producteur fait l'objet de ce type de mise en cause. Il convient de se rappeler de la lettre que Thierry Langlois avait adressée aux syndicats mettant en cause son prédécesseur Pierre Sled mais aussi Cyril Viguier.

Le blog CGC Média avait rendu publique cette lettre le 20 décembre 2012 dans un article intitulé: "Cyril Viguier comme Pierre Sled injustement mis en cause dans un écrit de Thierry Langlois rebondissent..."

Tout le monde se demande encore les raisons d'un tel déferlement surtout après qu'en décembre 2012, Pflimlin ait adressé à un millier de parlementaires et autres « heureux » destinataires , un luxueux coffret argenté constitué de 6 DVD avec le portrait du Chef de l’État  produit justement par Viguier.

« Le Canard enchaîné » avait même à l'époque (voir ci-dessous) mentionné la lettre qui accompagnait ce dispendieux envoi signée Pflimlin qui selon le journal satirique "vantaiit le meilleur de l’audiovisuel public" et poursuivait par "mention particulière pour le professionnalisme des auteurs, des réalisateurs et des producteurs" !!!

"C’est ça la télé publique… c’est ce genre de produit qui en fait la fierté et l’excellence….c’est la démonstration du savoir-faire France Télé " disaient en cœur  Langlois et Pflimlin; ce dernier justifiant même avec un tel produit, toute sa légitimité à rester à la tête de l’entreprise!!!!


Invraisemblable...

Quant à la bande-annonce  très parisienne fallacieusement appelée « Nos régions nous inspirent » ne montrant qu'une demi-douzaine d’animateurs au « National » qui a provoqué la colère des élus quelle que soit leur étiquette - là aussi tout le monde la cartonne en dénonçant l’ambiguïté entretenue sciemment qui oppose France 3- National à France 3-Régional ! 

Citons Oscar Wilde en guise de conclusion et "L'Importance d'être Constant ".



 
 

Pflimlin n’en finit pas d’atterrir…sortie de piste inévitable !

Pflimlin n’en finit pas d’atterrir…sortie de piste inévitable !
 
Lors de son audition à l’Assemblée Nationale, le 20 novembre dans le cadre de  l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens de France Télévisions sur 2012, Rémy Pflimlin a indiqué devant la représentation nationale "Nous sommes en train d'atterrir" avant d’affirmer que l'entreprise serait "respecterait son budget à la fin décembre", à savoir que France Télévisions aurait un résultat négatif de 42 millions d'euros.
 
Ce que ne dit pas Pflimlin pour éviter la sortie de piste : 
 
C'est que pour atteindre la perte de 42 M€ prévue au budget, il ne tient pas compte de la provision de départ des salariés de 90M€, ni de l'obligation d'économies de 31M€ (gel de 15M€ et surgel de 16M€) que l'État  lui avait demandée.
 
Autrement dit, Pflimlin compare des choux et des carottes pour tenter d’enfumer ceux qui sont censés le juger sur la façon dont il a géré les deniers de l'État !
 
Ainsi, il ne dit pas qu'il n'a rien économisé, il ne dit pas que la perte sera a minima de 132 M€ (avec la provision de départ) et que dans la catastrophe industrielle dans laquelle il a conduit l'entreprise, si l'État n'avait guère d’autre choix que d'abandonner le gel et le surgel budgétaire demandés (31M€), alors France Télévisions afficherait probablement une perte de 163M€ !
 
Pflimlin n’a rien à envier au lutin de Oui-Oui. Il fait disparaître les pertes et transforme « la contrainte » budgétaire en recette, en jouant sur les mots. En effet, la subvention de l'État est comptabilisée en recettes et permettra, en cas de "dégel" de compenser la perte publicitaire dans un jeu de passe-passe devenu le sport principal à FTV.
 
Quel intérêt ? Tenter de minimiser la levée de boucliers qui s’élève quasi unanimement contre lui !
 
Il répète à l’envi que « tout va bien » alors qu’Ajdari n’hésite pas, lui, à parler de « désorganisation ». Péronne n’est dupe.
 
Après avoir siphonné la trésorerie du groupe en 2011 (-130M€), Pflimlin assure cette fois, que la provision de 90M€ ne pèsera pas sur la trésorerie en 2013. Ben voyons ! 
 
Pflimlin c’est un jour blanc, le lendemain noir et le surlendemain gris.  Quand ça ne l'arrange pas, la trésorerie compte pour du beurre (comme lorsqu’elle a été siphonnée de 130M€ en 2011) et quand ça l'arrange, elle compte, mais pas tout de suite, en disant que la dépense n'aura pas lieu en 2013. Ouf !!!! 
 
Un coup oui, un coup non… Pourquoi ne pas utiliser les mêmes ficelles lorsqu’elles ont déjà semblé fonctionner ? Son propos était différent devant les parlementaires lors d’une dernière audition ! 
 
Que Martine Martinel avait raison dans son intervention à l’Assemblée d’interpeller Pflimlin en posant les questions qui fâchent  « A la page 9, on peut lire, s'agissant de la gestion d'entreprise, que l’exercice 2012 s’est conclu sur un résultat à l’équilibre en dépit de la nécessité d'adapter la trajectoire  des charges. Comment parvenez-vous à ce résultat d'équilibre ? Ne peut-on craindre qu'il ne s'agisse que d'un exercice artificiel qui fasse de ce rapport d'exécution un document d'attente et que toutes les dépenses ne soient reportées en 2013 …»
 
La présentation du « résultat », c’est fonction….quand ça l'arrange, il communique sur le résultat après provisions (en 2011) pour masquer une perte d'exploitation très importante de 41M€ et quand ça ne l'arrange plus, il communique sur le résultat avant provisions (en 2013) pour occulter un résultat négatif de 132M€ !

Et tout va toujours très bien !!!!! Et même quand ça va « moins bien », avec la caution de l'État  et sa  signature, il peut toujours  emprunter !
 
Il est réconfortant de constater qu'il peut encore engager l'État  dans sa gestion catastrophique de l'outil industriel public et qu'il peut encore, avec sa signature, hypothéquer l'avenir des femmes et des qui travaillent tous les jours dans l’entreprise et dont il prévoit la suppression de 361 d’entre eux ! 

Il n'y a pas que Martine Martinel qui voit clair! Christophe Beaux, administrateur de France Télévisions et actuel pédégé de la monnaie de Paris aussi

Cette fois-ci il l'a même écrit comme le révèle "Le Canard enchaîné" de la semaine dernière, dans un courrier adressé à Pflimlin qu'il conclut ainsi: "Je souhaite qu'il soir remédié à ce désordre [Ajdari parle de désorganisation, ndlr], d'autant qu'il s'ajoute à plusieurs autres manquements aux règles de bonne gouvernance de notre société [FTV, ndlr] "
 
 
 
Y a-t-il encore un pilote dans l'avion ??

Dans quel état Pflimlin va-t-il laisser l'appareil  à son successeur !!!!! 

vendredi 22 novembre 2013

Séance d’hypnose collective à l’Assemblée Nationale, devant les parlementaires Pflimlin tord les chiffres comme Uri Geller les petites cuillers.


Séance d’hypnose collective à l’Assemblée Nationale, devant les parlementaires Pflimlin tord les chiffres comme Uri Geller les petites cuillers.

Lors de son audition du 20 novembre à l’Assemblée Nationale par « la commission des affaires culturelles et le commission des finance » sur l’exécution du COM Contrat d’Objectifs et de Moyens en 2012, Pflimlin a essayé d’endormir une fois encore les parlementaires.

Aux nombreuses questions pourtant fort pertinentes de certains députés présents, notamment mesdames Martinel, Giradin, Pompili et de messieurs Beffara et Travert, chacun aura pu constater que Pflimlin qui ne répond quasiment jamais en direct mais propose systématiquement de le faire a posteriori par écrit !!!!

Il convient de souligner ici l’intervention de Martine Martinel qui force est de le constater maitrise formidablement son sujet, concernant les recettes publicitaires de FTP et celles connexes de FTD

Extrait :

« A la page 9, on peut lire aussi, s'agissant de la gestion d'entreprise, que l’exercice 2012 s’est conclu sur un résultat à l’équilibre en dépit de la nécessité d'adapter la trajectoire  des charges.
Comment parvenez-vous à ce résultat d'équilibre ? Ne peut-on craindre qu'il ne s'agisse que d'un exercice artificiel qui fasse de ce rapport d'exécution un document d'attente et que toutes les dépenses ne soient reportées en 2013 …«Vous avez dit aussi que pour 2013, on aurait une situation à l'équilibre, peut-être ai-je mal entendu! »….

D'autre part à la page 10, on peut lire que les recettes publicitaires issues des supports numériques croissent de plus de 50 % en 2012 avec une forte baisse prévue en 2013. Comment pouvez-vous expliquer cette situation paradoxale ? On peut mettre en début d'explication de la hausse, les Jeux Olympiques d’été de Londres  qui ont aidé à la hausse de ces recettes publicitaires mais peut-être y a-t-il d’autres explications sûrement d’ailleurs !!!!

Dernier point. Vous évoquez aussi dans ce  document, le résultat d'exploitation de la filiale France Télévisions Distribution, et vous soulignez un léger excédent 2012. J’ai pu lire de mon côté des documents qui montraient que le chiffre d’affaires de la filiale FTD ne cessait de baisser et que les légers profits enregistrées en 2012 seraient dus à un changement de gestion de congé payés et à une reprise de provisions”. Quelles décisions, M. le président comptez-vous prendre, vous qui avez déclaré ––si je vous ai bien lu en 2010 – que toute filiale commerciale  n’a de légitimité que si elle génère des profits”?

S’agissant de FTD…Pflimlin qui botte en touche connait pourtant la réalité, à savoir que la filiale commerciale de France Tlé FTD France télévisions Distribution est au bord de l'explosion à tous les niveaux. (Voir les documents ci-dessous)

Le blog CGC Média dans un post du 26/10/12 intitulé « Conseil d’administration houleux à France Télévisions Publicité…une affaire de « gros sioux », avait révélé l’ambiance qui règne à la régie dont sont responsables le transparent dégé Saada ainsi que Pflimlin qui l’a nommé.
 
À cette fronde, il convient donc d’ajouter celle de la filiale commerciale de France Télévisions (FTD donc) qui verra certainement dans quelques jours ses collaborateurs mener une action de défiance vis-à-vis du PDG Yann Chapellon (venu dans les bagages de Patino et soutenu sans réserve par Pflimlin)  à qui, il est reproché d’avoir raconté n’importe quoi :
 
1°) Lors de sa nomination par Pflimlin à la tête de FTD et afin de passer sous silence son inexpérience dans la diversification, Chapellon avait raconté aux collaborateurs comme à la Presse qu’un plan à 5 ans devait aboutir à 130 millions d'euros en 2015 sur les propos tenus dans le Buzz média (voir l’article du blog CGC Média intitulé « La désastreuse histoire du petit Chapellon dans l’rouge à France Télé ») 

Tout le monde pourra voir que dans le « Plan Stratégique » sur 5 ans que remettait Chapellon, il ne s’était engagé qu’à faire quasiment moitié moins avec 70M€ seulement en 2015 !
 
Malgré le scepticisme des cadres dirigeants historiques dont certains se feront couper la tête par Chapellon aux motifs bidons « d’absence de stratégie fiable » ou encore accusés de « ne pas partager les objectifs » [inatteignables, il convient de le dire !], ce plan à 5 ans donc a été validé par Pflimlin.

Avec un chiffre d'affaires 2013 qui devrait atteindre péniblement 36 millions d'euros , FTD allait faire face à de lourdes pertes (Rappel du record pour 2011: 3 millions de pertes) pour un objectif de 45 millions (on est bien loin des 130M€)…. Force est de constater par rapport à ce chiffre invraisemblable que trouver « 100M€ en 2 ans » devenait compliqué pour Chapellon!

Pflimlin a viré Santini partant avec un chiffre d’affaire d’environ 425M€…garder Chapellon est dès lors inexplicable !!!!  

1°) Objectifs inatteignables.

Bien évidemment et afin de minimiser les parts variables des collaborateurs de FTD, leurs primes devaient être calculées à partir d’objectifs démesurés ;  ce qui est pour conséquence directe de démotiver l’ensemble des équipes de la filiale et entraîner inexorablement l'effondrement du chiffre affaires depuis trois ans avec l'arrivée de Chapellon. Mystification !

2°) Un plan de licenciements déguisé.

Il est enfin à noter que ce sont plus de 12 collaborateurs qui ont été poussés dehors depuis l’arrivée de Chapellon…

C'est désormais la redevance qui soutient la structure commerciale FTD et non pas l'inverse pour laquelle elle a été créée et qui remplissait son office avant l'arrivée de Chapellon.
 
FTD  a été créée, il convient de le rappeler, pour contribuer au Chiffre d'Affaires et compléter par ses recettes la redevance !! Pflimlin en a visiblement décidé autrement depuis qu'il a nommé Chapellon.
 
Il en va de même pour les recettes publicitaires

Le Figaro publiait, il y a deux jours, un article intitulé « France Télé/pub: 15 M€ de manque à gagner »

Le titre de Presse y indiquait que lors de son audition devant les députés, Pflimlin précisait que « le manque à gagner publicitaire pour France Télévisions en 2013 devrait se situer "autour de moins 15M€ là où il avait craint le chiffre de moins 23M€" !!!

Ajoutant "Nous avons une chute importante de la publicité au premier semestre 2013. Elle s'est traduite pour nous par un résultat de moins 10 millions de publicité par rapport au budget à fin août....octobre et novembre ont été des mois nettement meilleurs à ceux du début de l'année"….

Là encore Pflimlin procède à un enfumage en règle….Ce sera au minimum moins 17 M€ et il le sait pertinemment.

D'autre part, lorsqu’il déclare au Figaro « avoir eu peur de - 23 M€ », à quel moment a-t-il fait part de  ces craintes à l'Etat et la représentation nationale ?

D’autant que c’est lui qui a planté tous les écrans d'accès !!!!!

Il faut tirer un coup de chapeau aux équipes commerciales aux côtés de leur directeur commercial, qui malgré un DG ne les soutenant à l’évidence pas, prouvent dans un tel contexte,  tout leur professionnalisme et  leur efficacité  en parvenant quand même à des résultats.