TF1 aurait conclu un accord
avec Bouygues Télécom pour sa plateforme partagée de replay Salto…Étonnant, non ?!
En 2018, le groupe TF1 annonçait la
signature d’un accord de distribution global avec Bouygues Telecom intégrant
l’offre TF1 Premium et des services complémentaires. Quoi de plus naturel
lorsque chacun sait les liens qui unissent les deux groupes puisqu’au 1er décembre 2019, Bouygues était actionnaire du groupe TF1 à hauteur de 43.7%.
Alors que le
lancement de Salto s’est fait dans l’indifférence la plus totale - plateforme très majoritairement de télé en replay qui devait, selon les
déclarations abracadabrantes de l’ex-Orange, rivaliser avec Netflix – La Lettre
de l’Audiovisuel de ce 23 novembre (*) croit savoir qu’un « Un
accord entre Salto et Bouygues Télécom » aurait été conclu.
Pourquoi
cette annonce ? Parce que le superfétatoire service de
vidéo-à-la-demande lancé le 20 octobre n’ayant pas encore trouvé d’accord
avec les opérateurs télécoms (box), n’est accessible uniquement que sur
ordinateur et smartphone.
Pour éventuellement parvenir à visualiser
en payant le replay des programmes que vous avez gratuitement sur
le site des chaines, deux manières seulement : grâce à Android TV
(compatible version 8) et Apple TV (à partir de tvOS 13).
Attention accrochez-vous, c’est du gratiné !
Il faut
rechercher le nom de Salto dans l’Apple Store (l’écrire quasiment en entier car
il est difficile à trouver) télécharger puis ouvrir. Il faut ensuite y relier
votre compte : sur le téléviseur, la plateforme vous donne un code de 5
lettres qu’il faut ensuite recopier dans les paramètres de votre
application, dans la rubrique « compte ».
Une fois ajouté, le téléviseur s’affiche désormais dans
l’onglet « gérer les appareils », et il est possible de le
désynchroniser si vous le souhaitez…
Il est aussi possible de passer par Chromecast (uniquement
mobile ou tablette Android) comme cela est indiqué dans les
conditions d’utilisation de Salto. Où l’on peut lire que cela « nécessite un boitier Chromecast
branché sur un port HDMI de votre télévision et appairé à votre appareil mobile
ou une box internet compatible. Lorsque vous lancez un contenu, cliquez sur
l’icône Chromecast ». Il convient ensuite d’appuyer sur le
bouton en haut à droite qui ressemble à une télé sur lequel on a apposé un
symbole Wi-Fi, puis de choisir le Chromecast sur lequel on souhaite diffuser…
Vous avez compris…Non, évidemment ! Certains peut-être mais la grande majorité a déjà laissé tomber !
D’où la
nécessité de passer par les opérateurs traditionnels qui, soit dit en passant, ne se bousculent pas
au portillon pour distribuer sur les box le service de streaming français dont les exigences financières semblent
bien trop élevées.
D’où l’impérieuse
nécessité de passer un deal avec au moins une box...d’où l’article de
La Lettre précisant que Salto donc TF1 entre autres qui serait parvenu à convaincre son
actionnaire principal de se lancer via Bouygues Télécom.
(*) Extrait :
« Lancée il y a maintenant un mois, la nouvelle plateforme de
streaming Salto, fondée par les groupes France Télévisions, TF1 et M6, aurait
conclu un accord de distribution avec Bouygues Télécom, selon les
informations des Echos. Pour l’instant, ni Salto, ni Bouygues Télécom n’ont
souhaité faire de commentaires à ce sujet.
“L’usage de la télévision est massif sur les box [en France]. Tant que
Salto ne sera pas sur le petit écran via les opérateurs, il aura du mal à
exister”, a indiqué un bon connaisseur du secteur aux Echos. A l’heure
actuelle, Salto n’a pas encore signé de contrat de distribution avec Free, ni
avec Orange ou SFR. Quant à Canal+, il ne semble pas non plus disposé à signer
avec un service concurrent.
“C’est un service hyperdéfensif face à des géants mondiaux, qui n’a pas
beaucoup d’avenir”, affirme un dirigeant dans les télécoms. Pour
l’instant, les discussions se poursuivent, mais Salto serait trop gourmand
dans ses demandes.
“Salto nous a demandé une gestion des abonnés et un mode de rémunération
qui ne nous convenait pas, se prenant presque pour Netflix ! En général, en
France, les opérateurs prennent 30 % pour distribuer une chaîne. Les
négociations, au départ, étaient loin de ce niveau”, estime un connaisseur du
secteur. »