La fille de Jean-Marie Le Pen veut privatiser la télé
publique pour « consolider le secteur audiovisuel privé »…Surenchère
populiste à tout crin !
La fille de Jean-Marie Le Pen espère peut-être s’attirer
les bonnes grâces des télévisions privées, après l’interview publiée dans Le Figaro, ce jeudi 9 septembre dans, où elle indique (en cas de victoire à la présidentielle
en 2022) vouloir « Privatiser Radio France et France Télévisions :
Une mesure destinée à restituer du pouvoir d’achat aux Français et censée "permettre de consolider le secteur audiovisuel privé qui subit la concurrence
de plateformes aux moyens considérables" ».
"Nous sommes une grande démocratie. A-t-on
encore besoin d'un audiovisuel public de cette taille ?" a lancé Marine Le Pen, qui indique tout de même vouloir "préserver
certaines choses"…Lesquelles ? Mystère total.
"Arte ne sera pas concernée. Pas plus que l'audiovisuel
d'outre-mer par exemple, comme la voix de la France dans le monde (France
Médias Monde, ndlr) ou encore l'INA qui sera transféré au ministère de la
Culture et intégrera les archives nationales" ajoute l'intéressée.
Permettre de consolider le secteur audiovisuel privé qui subirait donc de plein
fouet, selon la cheffe du Rassemblement nationale : la concurrence
des plateformes aux moyens considérables [plateformes américaines comme
Netflix, Amazon, Disney...que TF1, M6 et FTV imaginaient déjà contrer avec un Salto
moribond qui ne séduit personne]... Au secours !
La députée RN du Pas-de-Calais, d’en rajouter ne
louche "Cette privatisation d'un audiovisuel public dont il est de
toute façon de plus en plus difficile de distinguer la spécificité, nous
permettra de rendre immédiatement 2,8 milliards de redevance aux Français"…
Ben voyons !!
Une des résultantes
de la casse programmée du Service public de l’Audiovisuel que le petit monde de
l’entre-soi a favorisé avec un invraisemblable et interminable parachutage qui a
quasiment fini de l’enterrer.
Voilà à quoi messieurs Hollande, Schrameck, Roch-Olivier Maistre, Alexis Kholer
le plus proche collaborateur d’Emmanuel Macron et quelques autres cyniques
conseillers de l’ombre, l’auront réduit.
Dans la foulée, la SACD a dénoncé ce même jour la « politique
d’éradication du secteur public de Marine Le Pen » après cette
interview.
La SACD estime que « ce clientélisme électoral » et « ces
propositions démagogiques[...] reflètent malheureusement une méconnaissance
complète de l’offre de programmes du service public, un désintérêt pour la
création et une incompréhension de l’économie de l’audiovisuel ».
« Aujourd’hui, au-delà du rôle important que jouent France Télévisions
comme Radio France pour faire vivre le pluralisme de l’information dans un
monde saturé de fausses nouvelles, ces deux piliers de l’audiovisuel public
sont des acteurs centraux, historiques et spécifiques non seulement dans le
traitement de l’information, mais aussi dans le financement et la diffusion de
la culture et de la création audiovisuelle et cinématographique française », rappelle la société d’auteurs dans son communiqué qui souligne que « toutes les
grandes démocraties reposent sur des services publics forts et que tous les
candidats républicains devraient prendre l’engagement de soutenir une offre de
service public nationale, particulièrement dans un paysage audiovisuel en plein
bouleversement, face à l’essor des plateformes numériques. »
« Il n’en reste pas moins que les enjeux qui traversent l’avenir de l’audiovisuel
public, qu’ils concernent son financement, sa capacité à renouveler son offre
auprès des jeunes ou ses développements numériques, en particulier dans l’horizon
européen, sont de ceux qui méritent d’être abordés sérieusement et sereinement
dans le cadre de la présidentielle », conclut à juste titre la SACD.