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mercredi 19 janvier 2022

A France Télés, FO vs FO beaucoup plus violent que Kramer vs Kramer !

A France Télés, FO vs FO beaucoup plus violent que Kramer vs Kramer !


Ce 19 janvier, les élus du CSE Siège de France Télés n’ont pas dû en revenir. C’est un adhérent FO bien peu clément qui va flinguer en direct son collègue (le sera-t-il toujours après cette hallucinante diatribe ? )

Le représentant de FO s’est non seulement érigé en procureur dans un liminaire surréaliste qu’il a lu en séance (également publié sur leur site duquel ils viennent de retirer la publication mentionnée dans ce post ) mais qui plus est, a brutalement cartonné en direct un autre membre de son propre camp pourtant intervenu, lors d’une précédente séance, au nom du syndicat soutien de la première heure de l’ex-Orange.

Utilisant le « Nous » comme l’avait pourtant utilisé ce dernier, l’intéressé déclare « Nous rejetons aujourd’hui les propos tenus dans le liminaire au CSE de novembre 2021Nous présentons nos excuses aux victimes et aux personnes qui se sont senties abandonnées et blessées par ces propos regrettables. »

« Propos regrettables que NOUS rejetons aujourd’hui » déclame donc ce représentant FO au CSE qui vomit ainsi son collègue, le même qui avait utilisé lui aussi le NOUS  dans sa déclaration  (*) et donc parlé au nom du collectif Force Ouvrière.

Personne n’imagine franchement que ce texte n’avait pas été relu avec la trentaine de NOUS qu’il contient !

Délirant !

Que s’est-il passé entre les deux séances ? 

Pourquoi un tel retournement ? 

Celui qui se fait pourrir aujourd'hui a-t-il raté un épisode ?  

Certaines mauvaises langues évoquent un coup de téléphone venu des étages supérieurs, tant la déclaration du paria ainsi montré du doigt, embarrassait la direction face aux diverses procédures engagées par les salariés licenciés !

Pour que chacun se rende bien compte du ridicule de ce virage à 180 degrés effectué par FO, le blog CGC Média propose de vous faire découvrir stricto sensu, la retranscription du texte en question qui a été adopté, semble-t-il, en séance par les élus du dit syndicat (*)  

«  Avant d'aborder les points inscrits à l'ordre du jour, il nous semble impossible de ne pas aborder une affaire dont toute la presse s'est récemment fait l'écho. Une affaire grave qui concerne les conditions de travail à France Télévisions, la sécurité de l'ensemble de ses salariés et qui concernent également l'image du Groupe. D’ailleurs, comment nommer cette affaire ? C'est presque une affaire sans nom, qui s'est construite d'abord sur des rumeurs, puis sur des accusations qui ont été formulées de manière suffisamment insidieuse pour que les personnes mises en cause ne soient même pas en mesure de se défendre réellement.

Je le redis, comment aujourd'hui évoquer cette affaire, au singulier, puisqu'elle n'est en fait pas isolée puisque le même scénario s'est déroulé à plusieurs reprises sur des sites différents, dans un climat bien particulier. Il faut bien lui trouver un nom, ne serait-ce que pour vous exposer les faits et vous expliquer ce qui, selon nous, pose un grave problème au sein du Groupe France Télévisions.

Faut-il l'appeler l'affaire des renvois ? L'affaire des virés ? L'affaire du « service des porcs », même si cette dernière appellation ne concerne que l'un des volets de ce scandale ? Je vous le dis, personnellement, cela me pose un problème parce que cette appellation est désobligeante, dégradante et injurieuse à l’égard de ceux qui ont été sanctionnés, qui protestent de leur innocence – je le dis d’emblée – qui crient à l'injustice et surtout, cette appellation semble donner raison à ceux qui les accusent et cela semble indiqué que la cause serait entendue, ce que nous contestons. C'est l'essentiel de mon propos. J'y viens. Pardon d'avoir été un peu long pour cette introduction.

L'essentiel pour nous dans cette affaire, c'est que des salariés de France Télévisions ont été durement sanctionnés. Vous le savez, plusieurs ont été licenciés et leur vie a été brisée en raison d'accusations à notre sens infondées, des accusations de harcèlement, des accusations d'attitudes sexistes, sans qu'il soit possible de déterminer sur quels éléments objectifs cette dernière qualification a été retenue. Petit rappel. Je vais être assez court. Ces accusations ont d'abord été lancées sur la place publique, par le biais d'une campagne de presse dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne respectait pas vraiment ni le principe de la présomption d'innocence ni celui du contradictoire et encore moins la sérénité et la confidentialité qui devraient théoriquement présider à ce type de procédure disciplinaire.

Nous devons souligner que les accusations à l'encontre des salariés de France Télévisions rapportées par ces articles de presse ont été immédiatement validées par des déclarations publiques émanant de la présidence de France Télévisions avant que la moindre enquête sérieuse et impartiale ait plus établir la vérité des faits ou l'infirmer. Il y a eu une « enquête », je ne sais pas si le terme est bien choisi. Une enquête a été ensuite menée par un cabinet d'audit. Je ne suis pas sûr non plus que cette qualification corresponde à la réalité. Bref, une enquête a été confiée par la direction de France Télévisions à une entreprise externe, Interstices pour ne pas la nommer.

Selon l’ensemble des informations qui nous sont parvenues, tant en interne que par l’intermédiaire d’articles de presse publiés dans des journaux sérieux, ces enquêtes ont été menées et – nous le disons solennellement – ont été menées d'une manière que nous n'hésitons pas à qualifier d'ubuesque, voire kafkaïenne.

Les interrogatoires des salariés, pardon les entretiens, semblent avoir été menés de manière biaisée. Seuls les éléments à charge ont été retenus après avoir été recueillis de manière fort contestable, tant au regard du droit du travail que du droit tout court. De nombreux témoignages à décharge ont été systématiquement écartés. Bref, ces enquêtes semblent avoir été menées de manière aberrante, avec pour seul but de se mettre au diapason d'un mot d'ordre militant qui avait été forgé dès la genèse de cette affaire. Au détour de tout ce que nous avons voulu vérifier, nous avons appris que le cabinet Interstices ne bénéficiait pas de l'agrément qui doit théoriquement être délivré par le ministère du Travail pour ce genre de mission. Dans ces conditions, nous sommes fondés à nous interroger sur le sérieux du travail de ce cabinet, sur ce qui fonde sa légitimité et nous rappelons que c'est sur la base de cette enquête que plusieurs salariés ont été licenciés. Ces errements que j’évoque, ces dysfonctionnements, ce n'est pas nous qui les inventons, on ne surinterprète pas la réalité. Vous le savez aussi bien que moi, c’est sur la place publique, tous ces errements ont été rapportés par des journaux aussi sérieux que Le Point, Le Journal Du Dimanche, L'Opinion, pour ne citer que ceux-là. Je le redis, au-delà de l'injustice et de l'iniquité faite aux salariés, cette affaire, par son retentissement négatif, est extrêmement dommageable à l'image de France Télévisions. Ce que nous avons également appris, c'est que face à de telles lacunes, au moins sur l'un des sites où s'était déroulé l'un des relais de cette affaire, le Comité Social et Économique de France Télévisions a sollicité un deuxième cabinet pour mener ce qu'il est maintenant convenu d'appeler une enquête sur l'enquête qui avait été menée dans les Hauts-de-France par Interstices. À en juger par les informations précises qui nous sont parvenues, les conclusions de ce deuxième cabinet sont accablantes, à tel point que l'Inspection du Travail a demandé à France Télévisions de revoir sa copie. Face à un tel scandale, à la fois social, humain et juridique, la moindre des choses que nous dépendons (sic) – parce que nous demandons des choses précises – c'est que l'enquête, qui a été menée à Paris par le même cabinet Interstices et qui a conduit au licenciement de trois salariés au service des Sports, fasse pareillement l'objet d'une vérification par un autre cabinet indépendant et agréé par le ministère du Travail.

Nous tenons d'ores et déjà à dire que compte tenu de tous ces dysfonctionnements et dérives constatés au cours de cette procédure, le syndicat Force Ouvrière tient à manifester sa solidarité avec les salariés injustement sanctionnés dans cette affaire. Elle les soutiendra devant les Prud'hommes et ne manquera pas d'exiger leur réintégration lorsque la justice aura fait litière des accusations infondées et déshonorantes dont ils ont fait l'objet. Deux autres points – plus rapidement – que nous souhaitons évoquer, d'une part le projet de développement d'un CDE unique. Ce projet et les modifications qu'il implique dans l’organisation du temps de travail suscitent des inquiétudes légitimes chez les salariés concernés. Ils ne sont pas fermés à ces évolutions, mais ils nous ont fait encore très récemment part de leurs préoccupations face à l'absence totale de négociations et, je cite, « face au mépris et à l'arrogance de leur hiérarchie » qui, semble-t-il, oppose une fin de non recevoir à toutes leurs demandes. Beaucoup sont préoccupés par le passage en force à la semaine de quatre jours, avec des journées de travail qui seront plus donc longues, qui leur seraient imposées et qui auraient des conséquences très négatives sur leur vie quotidienne et notamment familiale. Cette modification autoritaire des amplitudes horaires n'est pas acceptable et nous réaffirmons qu'elle doit passer par une négociation qui prenne en compte l'intérêt bien compris de chacun. Par ailleurs, toujours sur ce même dossier, nous attirons votre attention sur la nécessité d'une étude de l'impact sur le plan médical de ces modifications du temps et des conditions de travail. Cela concerne des points très précis : visionner des programmes sur écran durant près de 9 heures par jour (8 heures 45, pour être précis), ce n'est pas anodin alors que ce temps de travail était précédemment de 6 heures 20, temps pour lequel la pénibilité était déjà reconnue. Également la nouvelle technique qui est demandée à ces salariés, de procéder à un visionnage en accéléré avec le son qui l'accompagne, est un exercice qui n'est pas sans conséquences sur l'état physique et mental lorsqu'on se livre à cet exercice de manière répétée et sur des plages horaires importantes. Cela doit aussi faire l'objet d'une expertise et d'une évaluation de la part de la Médecine du Travail, raison supplémentaire pour laquelle nous réitérons notre demande de négociation sur le projet de CDE unique. Enfin, dernier point, qui sera abordé et qui est à l'ordre du jour également, c'est la sécurité sur les plateaux. Nous voulons l'évoquer de manière liminaire parce que sur ce problème de la sécurité sur les plateaux du Siège, vous nous avez fait parvenir de très nombreux documents et nous vous en remercions, mais précisément, cette quantité d'informations est parfois difficile à interpréter et ne permet pas toujours d'y voir clair. Ce qui est clair en revanche, c'est qu'il y a un déficit chronique de maintenance sur l'ensemble des plateaux et il y a une urgence à y remédier. L'urgence aujourd'hui, c'est de savoir avec précision quels travaux ont déjà été réalisés et surtout ceux qu'il reste à faire. Nous espérons avoir des informations précises, concrètes et synthétiques lors de cette réunion. » 

L’ex-Orange morigène Emmanuel Macron et son gouvernement sur l’Audiovisuel.

L’ex-Orange morigène Emmanuel Macron et son gouvernement sur l’Audiovisuel.

Il est bien passé le temps où Roselyne Bachelot la toujours ministre de la Culture, taclait sa nouvelle pote Delphine Ernotte : « Je suis stupéfaite devant la communication de Delphine Ernotte. Elle nous annonce ce qu'elle va faire une chaîne d'info continue; elle est démentie par sa ministre de Tutelle en l'occurrence la ministre de la Culture. Puis on revient parce qu'on ferait quand même néanmoins la chaîne info.

Elle nous annonce cette redevance sur les ordinateurs et les Smartphones qui est une décision politique qui n'a pas a être faite a priori comme ça, une n'annonce par celle qui vient d’arriver à France Télévisions.

Puis maintenant, on nous annonce que la publicité qui reviendrait entre 20h et 21 heures. » 

Elle devrait s’étrangler aujourd’hui lorsque l’ex-Orange non seulement tente de lui piquer son job mais aussi  sermonne par médias interposés, les parlementaires donc par conséquent le Chef de l’État sur ce qu'elle qualifiait, il y a peu sur la scène de Pleyel, de « dérèglement médiatique ».

« La dame de chez Suez » qui chante depuis des mois son lancinant refrain sur la place des Gafa dans le PAF et ce malgré son partenariat signé avec Amazon, estimait la semaine dernière sur France Inter que, pour lutter "contre l'hégémonie des médias mondiaux américains aujourd'hui et peut-être demain asiatiques (...), on a besoin de médias privés et publics forts".

"J'ai toujours mis à mon soutien affiché à la fusion TF1/M6 une condition (...) c'est d'avoir un service public fort", ajoutait l'intéressée. 

Autrement dit, elle est d’accord pour la fusion TF1/M6 – comme si quelqu’un lui demandait son avis ! – mais à une condition, d’un service public (celui qu’elle a totalement abîmé !) fort et donc financé correctement !

C’est bizarre tout de même, Bachelot qui coanimait avec ROM la semaine dernière le fiesta ernottienne, ne se dit pas cette fois-ci « stupéfaite devant la communication de Delphine Ernotte ».

 

Pauvre télé publique qui depuis une demi-douzaine d’années n’a cessé de descendre pour tomber au plus bas, jusqu’à ne plus avoir comme seule vision erronée que celle d’être visible sur le Net !


Le blog CGC Média vous propos de découvrir la dépêche de l’AFP intitulée « Concentration des médias : les magnats français de la presse convoqués au Sénat » où l’ex-Orange admoneste Pouvoirs publics et Représentation nationale sur ce qu’il convient de faire…mais attention, à ses conditions !  

Dépêche de l’AFP - Paris, 17 janv. 2022




mardi 18 janvier 2022

L’ex-Orange et son ex-dircab passent à la trappe le Pouvoir d’achat.

L’ex-Orange et son ex-dircab passent à la trappe le Pouvoir d’achat.

Alors que fin 2021, 90% des Français estimaient que le pouvoir d'achat était un sujet majeur de préoccupation, selon un sondage Odoxa pour Europe 1 qui ne se démentit pas en 2022 loin ’en faut, France Télés a décidé de déprogrammer sans raison l’émission qui lui était consacré !

Dans un communiqué diffusé ce lundi, repris par plusieurs médias dont puremedias.com, France 2 annonce en effet la déprogrammation de "La grande soirée du pouvoir d'achat" présentée par Julian Bugier et qui était prévue le jeudi 3 février prochain à 21h10. 

Le programme qu’il incarnait, promettait un gain total pour une famille moyenne, de plus de 6.000 euros par an d’économie passant par des solutions sur le carburant, l'énergie, l'alimentation et entre autres les assurances. 

Le site qui a contacté la chaîne écrit « France 2 a justifié cette déprogrammation "en raison de l'actualité" mais n'a pas été en mesure d'expliquer de quelle actualité il s'agissait » et ajoute « En lieu et place, France 2 proposera un numéro d'"Envoyé spécial", puis de "Complément d'enquête" à 23h05 et de "Nous les Européens" à minuit » !

Pour l'émission produite par Enibas à grand renfort de com’ qui consistait à « Faire baisser la facture des Français, à travers plusieurs reportages proposant des solutions censées réduire les dépenses du quotidien », pas de nouvelle date en vue.

« Elle sera reprogrammée ultérieurement » se contentent d’indiquer l’ex-Orange et son ex-dircab !  

En mai après la Présidentielle…sait-on jamais ?!

Nos amis belges ne sont pas en reste...



Les chaises musicales du petit monde de l’entre-soi à Radio France vs Arte et France Télés, tournent à plein.

Les chaises musicales du petit monde de l’entre-soi à Radio France vs Arte et France Télés, tournent à plein.

 

« La Correspondance de la Presse » de ce 18 janvier 2022 la nomination d’Alice ANTHEAUME comme membre du comité relatif à l’honnêteté, à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes de Radio France. (*)

« La Correspondance de la Presse » rappelle que « Ce comité a été créé en application de la loi du 14 novembre 2016 visant à renforcer la liberté, l'indépendance et le pluralisme des médias et de son décret d'application du 21 mars 2017. A Radio France, il se compose de cinq personnalités indépendantes nommées pour trois ans, et dont le mandat est renouvelable. »

(*)



Il est le pendant du « Comité relatif à l’honnêteté, à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes de France Télévisions » composé, lui, de 12 membres dont la liste figure (ci-après).



Mais revenons à la nomination d’Alice ANTHEAUME en remplacement de Mme Julie JOLT qui a quitté ses fonctions au sein du comité, début janvier 2022. 

« En cette période électorale, le comité assure, dans un communiqué de presse du groupe public, "porter une attention particulière au pluralisme et à la juste représentativité des différentes idées exprimées sur les antennes de Radio France" » précise le titre de presse qui ajoute « Le conseil d'administration de Radio France nomme, pour trois ans, Mme Alice ANHEAUME au comité relatif à l’honnêteté, à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes de Radio France. Cette dernière est journaliste, directrice exécutive de l'Ecole de journalisme de Sciences Po et spécialiste des questions liées à l'information, au numérique, à la formation et à la diversité ». 

Reprenant à l’évidence, le parcours non exhaustif que Radio France a publié après que cette proche de Bruno Patino le lui a visiblement fourni, le blog CGC Média tenait à revenir sur certains articles de presse qu’il avait en son temps relayés et qui donnent une parfaite approche de ce qu’indépendance et pluralisme signifient.

Qui se souvient encore de cet article du Monde "Harcèlement dans les médias : les étudiants de Sciences Po interpellent leur direction (Des élèves s’émeuvent de la mise en cause de trois intervenants de l’école de journalisme)" dont la nouvelle promue faisait partie ? 

Reprenons tout d’abord l’article de Challenges intitulé "A Sciences-Po, Frédéric Mion lâche Bruno Patino" (¤)  que le blog CGC Média relayait dans son post du   30 janvier 2015 « Patino...Sciences-Po c'est fini ! France Télé ça devrait l'être....»C’est-à-dire quelques mois avant le parachutage à France Télés depuis France Télécom (Orange) d’Ernotte qui ne connaissait rien à la télé au poste que lorgnait l’ex-numéro 2 de Pflimlin sur place.

" Le Président de Sciences-Po [de l’époque, ndlr] Frédéric Mion reproche à Patino d'avoir licencié la directrice, par ailleurs journaliste productrice à France Culture, avec l'idée de la remplacer par Alice Antheaume, directrice adjointe responsable de la prospective de l'école de journalisme sans en avoir discuté avec sa hiérarchie et sans même l'avoir prévenu..."


 

Le blog CGC Média écrivait alors « Quant au remplacement de la directrice sortante voire "sortie" Agnès Chauveau par Alice Antheaume qui suit Patino depuis des lustres, renvoyons le Président de l'école à l'article d'"Arrêt sur images" intitulé « Bruno Patino : enquête sur le cumulard le plus discret de Médialand » qui expliquait notamment « David Kessler, ex- conseiller medias de François Hollande [aujourd’hui décédé, ndlr] enseignait à Sciences Po. Il avait favorisé l’arrivée du nouveau numéro deux de France télé à France Culture en 2008, en glissant son nom à Jean-Paul Cluzel, alors président de Radio France. Il se raconte d’ailleurs que Kessler a glissé le nom de Patino à Aurélie Filippetti au moment de la constitution de la commission Roch-Maistre sur les aides à la presse » (sic – papier à la fin de cet article) 

Le même Patino que les médias donnaient effectivement au printemps 2015 parmi les candidats à la présidence de France Télés bien que tout soit déjà calé en coulisses (cf. l’article du Canard enchaîné et une plainte au Pénal toujours pendante depuis plus de 6 ans) et qui se retrouve aujourd’hui à la présidence d’Arte France qui contrairement à France Télés et Radio France ne dépendait pas de l’ex-CSA (ça n’aurait surement pas changé grand-chose !) mais de son Conseil de surveillance qui le 5 juillet 2020, avec les voies de  Sibyle Veil, BHL et Ernotte entre autres (qui évinçait ainsi un possible challenger, au cas où tout n’aurait pas bien été calé pour elle ! ) qui le nommait président du directoire.

BHL et Ernotte qui se connaissent bien selon l’enquête EXCLUSIVE de Jamal Henni dans la version papier du Capital de juillet 2021, intitulée « BHL : la télé publique le finance sans compter » qui faisait état des chiffres :

- 580.000 euros d’argent public pour son dernier documentaire ;

- 25 films cofinancés par Arte et/ou France Télévisions ;

- 1554 entrées (seulement) en salle pour son film « Mort à Sarajevo ».


Le blog CGC Média avait d’ailleurs écrit, dès le 3 juin 2020 un long article sur le sujet « Présidence d’Arte France…qui pour succéder à Véronique Cayla ? » qui renvoyait à celui du 10 février précédent signé Jérôme Lefilliâtre pour Libération qui posait alors la question « Présidence d’Arte France : à qui le tour ? »

Comme dit l’adage, la boucle est quasiment bouclée !

 

D’où notre titre avec ce « petit monde de l’entre-soi à Radio France vs Arte et France Télés qui continue de tourner à plein ».

 

Ce qui rassure et réchauffe le cœur, c’est de constater combien « l’honnêteté, l’indépendance et le pluralisme » restent les préoccupations essentielles et permanentes d’une République enfin exemplaire ! 

Retrouvez l’intégralité de l’enquête, cliquez ici



lundi 17 janvier 2022

Nouveau flop samedi sur France 2 avec Jean-Marc Généreux et Cyril Féraud.

Nouveau flop samedi sur France 2 avec Jean-Marc Généreux et Cyril Féraud.

Ce 15 janvier 2022, France 2 diffusait un nouveau numéro de « Spectaculaire », animé par Jean-Marc Généreux épaulé par Cyril Féraud.

L’émission n’est parvenue à réunir qu’1,5 million de curieux pour 9 % de parts de marché seulement…Le divertissement n’a finalement jamais attiré les foules malgré les numéros d’artistes du spectacle vivant venus du monde entier qui faisaient pourtant les choux gras de la chaîne dans Le Grand Cabaret de Patrick Sébastien avant que l'ex-Orange vire l'animateur.

Le programme produit par ITV Studios n’a donc jamais décollé, n’enregistrant à ses débuts le 3 octobre 2020, qu’un faible score à 10,7% d’audience pour 2,06 millions de téléspectateurs. 

Le second numéro  remanié dans l’espoir de le redynamiser, ne réussissait pas le samedi 31 octobre 2021 quasiment un an plus tard, à faire bouger les lignes avec 1,61 million de téméraires, soit 8,5% de l’ensemble du public. TF1 avait alors explosé ses compteurs avec 4,18 millions de téléspectateurs et 24,8% du public pour le 20ème anniversaire de la Star Académy. Ce samedi, « Le Grand Concours », animé par Alessandra Sublet pour un numéro « Spécial pièces Jaunes » qui a rassemblé 3,1 millions de téléspectateurs, pour 15 % de parts d’audience.

L’ex-Orange va-t-elle finalement supplanter Sibyle Veil ?

L’ex-Orange va-t-elle finalement supplanter Sibyle Veil ?

Le 5 février de l’année dernière La Lettre A écrivait « Si Delphine Ernotte et Sibyle Veil ont l'ambition commune de rapprocher France 3 et France Bleu, elles sont en revanche en désaccord sur les moyens pour mettre en musique leurs projets. »

En ce début d’année 2022, « la dame de chez Suez »  qui pourrait bientôt ne plus être rémunérée par le groupe expert des métiers de l'eau et des déchets en effet, le groupe Veolia détient 86,22 % du capital de son rival Suez selon un résultat provisoire publié par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et ce au terme d’une offre publique d’achat close vendredi 7 janviervient de lancer un nouveau chantier.  

Certes, il n'a rien à  voir à ce qui précède, quoi que !...mais il est commun à France Télés et Radio France et fait les affaires de certains conseilleurs élyséens et autres préposés à la Culture qui en prônent le mérite mais vise en réalité, à étendre le pouvoir de la première sur la seconde !

Le feuilleton du remplacement de Stéphane Richard à la tête d’Orange par un binôme femme/homme s’éternisant et l’hypothèse qui avait tenu la corde pendant un bon moment n’étant plus d’actualité, à savoir l’ex-Orange y retournant, il fallait bien par conséquent, élargir l’espace de « la dame de l’UER » obligée de dire  à Léa Salamé sur Inter le 12 janvier "Je suis heureuse d'être là, je suis bien dans mon rôle…et j'ai bien l'intention de continuer à l'exercer, jusqu'au bout".

Si les CSE centraux des deux entreprises de Télés et de Radios se sont récemment tenus autour du GIE (*) qui doit porter l’offre numérique de proximité partagée entre France 3 et France Bleu, les élus de Radio France n’ont pas vraiment envie qu’Ernotte leur refasse le coup de franceinfo : dont elle fait sienne le label pour sa propagande permanente sur la soi-disant place de première pour cette dernière !!

« La gouvernance de ce GIE sera paritaire avec une assemblée générale composée de représentants des deux maisons mères : quatre pour France Télévisions et quatre pour Radio France. Son président sera renouvelé chaque année avec une présidence tournante entre les deux groupes. Quand un groupe assurera la présidence, l’autre aura la vice-présidence. Un comité de gérance sera composé de deux administrateurs, un désigné par Radio France et un autre par France Télévisions. La structure « n’aura pas de capital mais sera dotée d’un budget qu’on ne connaît pas à ce stade mais qui servira à assurer les frais de développements technologiques du réseau de France 3 et de celui de Radio France, les deux membres du GIE y contribuant à parité, indépendamment de la taille des entreprises. A date, le GIE ne devrait compter aucun salarié des deux entreprises, mais un poste de directeur pourrait être créé pour en assurer la gestion », précise Satellifacts qui cite un des élus.

« La direction du groupe public n’a pas apporté trop de réponses sur la coordination des équipes, ‘’qui avait déjà été un point central lors du lancement de ’franceinfo’’, regrette ce dernier.

C’est juste avant le premier tour de l’élection présidentielle que les processus d’information-consultation sur ce projet ont été lancés pour aboutit quel que soit l’avis rendu dans 3 mois fin mars donc, à la mise en ligne d’une première version du nouveau portail sous une nouvelle marque commune. « Le nouveau portail sera porté par une nouvelle plateforme, en cours d’élaboration conjointe par les deux groupes. Elle sera mise en ligne sous la nouvelle marque. » indique l’article de ce 17 janvier.

Ce qui fait s’étrangler à juste titre, les élus de la Maison ronde déjà échaudés qui malgré les questions posées, n’ont obtenus que très peu de réponses et ont pour l’occasion, adopté une motion à l’unanimité, soulignant : « De nombreux points soulevés [14/01/22] par les élu(e)s n’ont pas trouvé de réponse et ne permettent pas d’avoir plus de précision sur la mise en place de cette plateforme, son financement et son fonctionnement. Ils attendent que tous les points soulignés "soient réellement traités lors du CSE central des 1er et 2 février" ».

« Il y a eu beaucoup de débats sur l’impact de cette nouvelle marque sur la fréquentation du site franceinfo [qui abrite les contenus d’information à l’adresse francetvinfo.fr, ndlr], d’autant que les sites régionaux contribuent pour un quart de son audience », ajoute Satellifacts reprenant à nouveau les propos de l’élu « D’autant que la direction du numérique nous avait aussi indiqué que le fait de retirer les sites internet de (’URL entraînerait automatiquement une baisse d’un tiers du trafic de franceinfo ».

« Pour éviter cette fuite d’audience, les contenus resteraient hébergés en priorité sur les plateformes actuelles, francetvinfo.fr côté FTV et francebleu.fr pour Radio France. Un système automatique de duplication des contenus permettra de les mettre sur la nouvelle URL. A moyen terme, au fur et à mesure que les utilisateurs vont découvrir le nouveau portail, il devrait y avoir un certain report des audiences de l’ancien site vers le nouveau, la direction de France Télévisions espérant que l’ensemble générera une fréquentation plus importante » croit savoir le titre de presse !

L’ex-Orange va-t-elle parvenir à supplanter Sibyle Veil et ce soi-disant regroupement numérique qui n’apportera aucune plus-value aux deux entreprises radio-télé, va-t-il alourdir leur facture respective ?! 

Sibyle Veil pourra toujours s'inscrire au programme de méditation que vient de lancer sa collègue! 


(*) Juridiquement, le GIE est un groupement de personnes physiques ou morales (au minimum 2). L’objectif est de faciliter le développement économique d’entreprises par la mutualisation de ressources, matérielles ou humaines. Attention, la teneur de l’activité du GIE doit être semblable à celle pratiquée dans les entreprises qui le constituent. Le GIE est une forme juridique à part entière mais n’est ni une entreprise ni une association.

 

dimanche 16 janvier 2022

"Les films du soleil" disparaissent, à la suite d’une vente qui a mal tournée !

"Les films du soleil" disparaissent, à la suite d’une vente qui a mal tournée !

La société de production reconnue par toutes les chaînes de télévision, incontournable tant à Marseille que sur tout le territoire, annonce mettre la clé sous la porte après une arnaque que son patron n’a pas vu venir. C’est une institution qui s’évanouit.

 Si Jacques Hubinet son patron dit continuer de collaborer avec "Plus belle la vie" pour quelques mois et poursuivre la numérisation d'anciens documentaires et reportages, la question se pose « Pour combien de temps encore ? »…Le bâtiment à la devanture reconnaissable entre mille à Saint-Barnabé dans le 12ème arrondissement de Marseille, va en effet être vendu.  

« Dès ses 19 ans, Jacques Hubinet âgé aujourd'hui de 76 ans, avait repris l'entreprise familiale au décès de son père. "Les films du Soleil" sont restés très longtemps la seule et unique entreprise à proposer des services audiovisuels Broadcast pour toutes les chaînes de télévisions de France, d'Europe et du monde comme la retransmissions en direct, le tournage sur pellicule etc...Elle a su évoluer avec son temps et adapter son offre à la demande et l'évolution des métiers de l'audiovisuel. Au point de devenir la plus grosse société française de production avec des camions satellites de retransmission, 17 au total, au moment de la vente en 2015. » écrit Sidonie Canetto pour France 3-PACA.

Elle explique le pourquoi de la chose dans son article « Roi de l'image mais pas des affaires » : « C’est une vente qui est en partie responsable de la cessation d'activité actuelle, indique Jacques Hubinet. Les "acheteurs peu sérieux" ne lui ont "jamais versé la somme attendue", il aurait été dupé et n'aurait  pas vu l'arnaque. Un coup au moral et financier que l'entreprise a du mal à encaisser. 

"C'est très dur de licencier des gens avec qui on travaille depuis des années et avec qui on a tissé des liens, mais on n'a plus le choix", avoue-t-il tristement ».

« Pour autant, ce dernier l'assure "je ne vais pas partir à la retraite, j'ai encore du matériel et des projets". Le voyageur jamais rassasié de rencontres et d'images va donc continuer à raconter le monde différemment. » confie ce dernier à la journaliste, se remémorant avec nostalgie ses 56 ans passés était à la tête des "Films du Soleil" : "On a eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires, de voyager aux quatre coins du monde, de participer à des productions colossales… Si l'on devait résumer le parcours, c'est une formidable aventure professionnelle mais avant tout humaine, quelle chance on a eu de faire tout ce que l'on a fait"

" Ce fut un métier plaisir, parfois et souvent très dur, mais un métier passion", conclut enfin Jacques Hubinet qui l'assure, une association "Les films du Soleil" va voir le jour pour pouvoir garder l'immense trésor documentaire accumulé au fils des années, près de 400 documentaires notamment.

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