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jeudi 3 juillet 2025

Une plainte déposée par l’Arcom pour "atteinte à son système de traitement automatisé de données", fin avril-début mai, ne télescopera pas celle de la CGC Audiovisuel contre l’Agence.

Une plainte déposée par l’Arcom pour "atteinte à son système de traitement automatisé de données", fin avril-début mai, ne télescopera pas celle de la CGC Audiovisuel contre l’Agence.

La plainte déposée par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique pour "atteinte à son système de traitement automatisé de données" pour deux actes de "piratage" en  interne, s’agissant semble-t-il d’une fuite d’information liée aux candidatures à la présidence de France Télévisions, n’a aucune chance de faire diversion sur les faits que dénonce la CGC Audiovisuel dans la sienne.

En effet, la mascarade à laquelle l’Agence et ses membres ainsi que celles et ceux qui l’ont en coulisses, conduisant au 3ème parachutage de la récente gardée à vue dans le cadre d’une autre procédure pénale portant « sur des soupçons de prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, recel, faux et usage de faux, liés à l’organisation d’événements à Nice », ne s’explique pas avec des « trous dans le fromage » !

Les faits qui auraient conduit à la mise à pied de tel ou telle au sein de l’Arcom comme un message malveillant, abritant apparemment une pièce jointe potentiellement dangereuse reçue par des employés depuis une adresse usurpant l'identité d’un d’entre eux, viendront alourdir la barque déjà bien chargée  mais pas la détourner de son objectif.

La procédure engagée par la CGC Audiovisuel montrera aux yeux de tous, si besoin était, que les chefs d’accusation visant les faits commis par leur auteur légalement reconnu mais aussi ceux de complicités et de recel,  n’ont qu’une seul issue : la condamnation des délinquants que la Justice aura déterminé et l’annulation de « ce coup monté » voire ce scandale d'État que certains parlementaires serait prêts à ignorer...le tout sur fond de conflit d'intérêts majeur.

mercredi 2 juillet 2025

À peine la loi est-elle votée que France Télévisions la viole…entre 32 et 39 degrés dans certains bureaux !

À peine la loi est-elle votée que France Télévisions la viole…entre 32 et 39 degrés dans certains bureaux !

Depuis le 1er juillet 2025, la législation française, via le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 et l'arrêté associé,   « renforce les obligations des employeurs pour protéger les salariés contre les risques liés aux fortes chaleurs ».

Si elle n'impose pas explicitement l'installation de systèmes de climatisation dans les locaux », en voici les points clés :

1. « Obligation de maintenir une température adaptée »: Les employeurs doivent veiller à maintenir une « température adaptée » dans les locaux fermés affectés au travail, quelle que soit la saison, en tenant compte des activités exercées et de l'environnement des salariés. Cela inclut une obligation explicite de rafraîchissement des locaux en cas d'épisodes de chaleur intense, mais la climatisation n'est pas mentionnée comme une obligation stricte. 

Au siège de France Télés, il fait plus de 30 degrés dans nombre de bureaux. Certains d’entre eux ont même été relevés à 39 -  Plus que la température moyenne du corps humain donc - il n’y a pour une majorité, ni de salariés ni ventilation, ni brumisateurs ! Seulement quelques bouteilles d’eau distribuées ici et là, sans savoir comment d'ailleurs.

Ne parlons pas de certains matériels, notamment de diffusion dont la température doit être maintenu sous 22° et qui pourraient aller jusqu’à tomber en panne.

2. « Évaluation des risques liés à la chaleur » : À partir du 1er juillet 2025, tous les employeurs doivent évaluer les risques liés aux épisodes de chaleur intense (selon les seuils de vigilance de Météo-France : jaune, orange, rouge) et intégrer ces risques dans le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER) ou le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels (PAPRIPACT pour les entreprises de 50 salariés et plus). 

3. « Mesures de prévention »: Les employeurs doivent mettre en place des mesures pour réduire l'exposition à la chaleur, telles que :

   - Adapter les horaires de travail pour éviter les heures les plus chaudes.

   - Augmenter les pauses dans des zones fraîches ou climatisées.

   - Fournir au moins 3 litres d'eau potable fraîche par jour et par salarié en l'absence d'eau courante.

   - Installer des dispositifs techniques (ventilation, pare-soleil, brumisateurs) pour réduire l'accumulation de chaleur.

   - Sensibiliser les salariés aux risques et aux 

(https://portailtravail.fr/droits-des-salaries-en-cas-de-fortes-chaleurs-ce-qui-change-au-1er-juillet-2025/)[](https://www.economie.gouv.fr/entreprises/canicule-obligations-employeur)

Rien de tout ça au Siège de France Télévisions !

4. « Absence d'obligation stricte de climatisation » : Bien que la climatisation puisse être une solution pour maintenir une température adaptée, la loi n'exige pas son installation. Les employeurs peuvent opter pour d'autres moyens techniques ou organisationnels pour répondre aux exigences. Cependant, si un système de climatisation est utilisé, il doit être exempt d'émissions dangereuses et entretenu conformément à la réglementation (contrôle annuel par un professionnel agréé pour les appareils contenant plus de 2 kg de fluide frigorigène).

C’est là où le bât blesse à France Télévisions, car plus aucune des tours n’est en activité...quand bien même, 1 le serait ou sur le point de l'être, ça na suffit absolument pas.

(https://www.lhotellerie-restauration.fr/sos-experts/a-partir-du-1er-juillet-2025-la-protection-des-travailleurs-contre-les-risques-lies-a-la-chaleur-est)[](https://francehygieneventilation.fr/quelle-reglementation-pour-la-climatisation-2/)

5. « Sanctions en cas de non-conformité » :  L'Inspection du travail peut effectuer des contrôles et, en cas de manquement, émettre une mise en demeure avec un délai minimum de 8 jours pour corriger la situation. Des amendes administratives ou pénales peuvent être appliquées si la santé des salariés est mise en danger.

(https://portailtravail.fr/droits-des-salaries-en-cas-de-fortes-chaleurs-ce-qui-change-au-1er-juillet-2025/)[](https://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A33032-canicule-obligations-patronales.html)

6. « Seuils de vigilance Météo-France » : Les obligations s'intensifient selon les niveaux d'alerte :

   - « Jaune » : Mesures de prévention de base (information, hydratation, veille météo).

   - « Orange » : Renforcement des mesures (adaptation des horaires, pauses dans des zones fraîches, suspension des tâches pénibles).

   - « Rouge »: Mesures maximales, pouvant inclure l'arrêt temporaire des activités si la sécurité n'est pas garantie.

(https://www.possibility.fr/2025/06/11/canicule-ce-que-dit-la-nouvelle-loi-pour-les-employeurs-des-juillet-2025/)et (https://portailtravail.fr/droits-des-salaries-en-cas-de-fortes-chaleurs-ce-qui-change-au-1er-juillet-2025/)

Le Sénat marche pied de la droite extrême via Rachida Dati ?

Le Sénat marche pied de la droite extrême via Rachida Dati ?

« Ce sont les sénateurs qui porteront donc la responsabilité de ce déni démocratique, en servant la soupe de la sorte à celle qui rêve de Paris » s’emporte ce parlementaire qui n’en revient pas d’autant de magouilles.

Alors que la droite ultra minoritaire à l’Assemblée nationale apprend que l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy, a reçu ce 1er juin le président du Rassemblement national Jordan Bardella pour discuter de "l'avenir de la France", le Sénat acte d’ores et déjà ce rapprochement en portant au pinacle Rachida Dati.

Ce matin dans son édito qui revenait sur les économies qui pourraient être faites sur l’école, Patrick Cohen en a remis une couche: "Rachida Dati aura réussi au milieu d’une féroce bataille pour les créneaux parlementaires, à remodeler à sa main toute la fin de session  extraordinaire du Sénat. Quel talent. »

L'éditorialiste de préciser ses propos de la veille : «  Je tiens  à apporter un complément à mon édito d’hier. Ouais,  j’ai expliqué que le rejet par l’Assemblée de la loi audiovisuelle portée par Rachida n’était pas un coup de frein mais au contraire un coup d’accélérateur. 

Bingo, la loi atterrit dès demain au Sénat en commission puis en séance publique, les jeudi 10 et vendredi 11 juillet. On a rarement vu une navette aussi fulgurante, tandis que la veille, le  mercredi 9, le Sénat reprendra la réforme des scrutins municipaux à Paris, Lyon et Marseille, celle dont rêve la même ministre pour espérer l’emporter dans la capitale."

Voilà  à quel niveau de tripatouillages, notre République est tombée et dans quelle culture intensive de la banane notre Pays continue de s'enfoncer !

PS: Hier Patrick Cohen parlait également des Deals avec l’extrême droite" : "C’était prévu !"  et détaillait : "31 députés présents sur 163". Il soulignait encore  " l'absence d'un centre [volontairement, ndlr] fort dégarni  dans l'Assemblée."


Ernotte plus forte que la Justice...elle communique à ses 200 "Top manager" sur sa garde à vue comme celle de 4 autres cadres de France Télés !

Ernotte plus forte que la Justice...elle communique à ses 200 "Top manager" sur sa garde à vue comme celle de 4 autres cadres de France Télés !

Surréaliste. Alors qu'en l’état, le parquet précise dans un communiqué publié hier que si les gardes à vue ont bien été levées le 30 juin en fin de journée, sans qu’aucune poursuite ne soit notifiée à ce stade, la procédure sera transmise aux avocats des mis en cause pour une phase contradictoire, avec un délai de deux mois pour qu'ils puissent présenter des observations. À l’issue de ce délai, le procureur de la République, Nicolas Bessone, décidera des suites à donner.

Le parquet n’a pas souhaité communiquer davantage à ce stade, rappelant que l’ensemble des mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence mais Ernotte fait savoir aux 200 Top managers réunis une fois encore dans le cadre d'un énième séminaire pour expliquer que tout cela était prévu !

"Vous avez pu être informé par la presse de l’audition par les services d’enquête de la gendarmerie de Marseille, ce lundi 30 juin de Delphine Ernotte d’un cadre de France Télévisions et de trois cadres de notre filiale France Télévisions Studio. Cette convocation concernait plusieurs affaires visant la mairie de Nice. 

Cette audition était prévue de longue date et les services de la gendarmerie avaient souhaité qu’elle ait lieu sous le régime de la garde à vue, compte tenu du nombre de personnes interrogées simultanément et des lieux d’audition différents. 

Ben voyons...une garde à vue, c'est une garde à vue .

"France Télévisions et sa présidente ont apporté des précisions sur l’organisation, à Nice, des fêtes de la musique, 2018 et 2019 et de l’Eurovision junior de 2023 au financement, desquels la mairie, autorisé par son conseil municipal, a participé. Ses auditions se sont terminées en fin d’après-midi. Aucune charge de quelques nature que ce soit n’a été retenue contre Delphine Ernotte et les autres cadre du groupe qui ont pleinement coopéré avec la justice." 

Le Parquet et les gendarmes devraient le comprendre !!!

Le parquet de Marseille a publié un communiqué le 1er juillet 2025 concernant l’affaire impliquant Christian Estrosi, son épouse et Delphine Ernotte.

Le parquet de Marseille a publié un communiqué le 1er juillet 2025 concernant l’affaire impliquant Christian Estrosi, son épouse et Delphine Ernotte.

Ce communiqué fait suite à leur garde à vue, le 30 juin 2025 dernier, ainsi que de sept autres personnes dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 4 août 2024 par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.

L’enquête porte sur des soupçons de prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, recel, faux et usage de faux, liés à l’organisation d’événements à Nice, notamment le Nice Climate Summit et l’Eurovision Junior 2023.

En l’état, le parquet y précise que les gardes à vue ont été levées le 30 juin en fin de journée, sans qu’aucune poursuite ne soit notifiée à ce stade. La procédure sera transmise aux avocats des mis en cause pour une phase contradictoire, avec un délai de deux mois pour présenter des observations. À l’issue de ce délai, le procureur de la République, Nicolas Bessone, décidera des suites à donner.

Les investigations se concentrent sur les conditions d’attribution d’aides publiques par la ville de Nice et la métropole Nice Côte d’Azur à des entités comme France TV Studio et La Tribune Nouvelle, en lien avec ces événements.

Le parquet n’a pas souhaité communiquer davantage à ce stade, rappelant que l’ensemble des mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence.  Si le maire Horizons de Nice a déjà fait savoir qu’il était candidat pour les Municipales de 2026,. France Télévisions a indiqué pour sa part collaborer pleinement avec la justice, réservant ses explications aux autorités judiciaires.

Qu’aurait bien pu dire d’autre, celle qui parachutée dans les conditions que tout le monde connait aujourd’hui à l’été 2015 vient de l’être une troisième fois par Martin Ajdari and co ?   

Cette garde à vue est en tout cas une première en matière de télé publique. L’ADAP le rappelait hier dans sa toute dernière publication (*) qui montre l’état de déliquescence dans lequel se trouve plongé France Télés depuis 10 ans.

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Patrick Cohen humilié par Rachida Dati dans "C à vous", lui fait maintenant la courte échelle et reprend plusieurs éléments de langage pour le Sénat !

Patrick Cohen humilié par Rachida Dati dans "C à vous", lui fait maintenant la courte échelle et reprend plusieurs éléments de langage pour le Sénat !

Dans sa chronique sur Inter ce 1er juillet, après s’être fait ramasser publiquement par Rachida Dati sur France 5, Patrick Cohen lui fait quasiment la courte échelle en reprenant des éléments de langage visant à transformer un échec en tactique politicienne !

Il va même en profiter pour faire la pub dans son invraisemblable chronique «Le rejet de la réforme Dati n'est pas un camouflet » d'un un bouquin qui lui était dédié « Ici me revient le titre d’une de ses premières biographies il y a une dizaine d’années : "Rachida ne meurt jamais"»

Il y tacle aussi « La gauche qui n’a rien compris et n’a pas vu le coup venir » et assure également que pour Dati « C’était un coup monté ».

HALLUCINANT.

Il ajoute « Les opposants à la réforme de l’Audiovisuel auraient grand tort de crier victoire », expliquant même que « Rachida Dati souhaitait l’adoption de cette motion de rejet. Qu’elle a tout fait pour. Que c’était son plan de faire une Duplomb… » !

Sauf que tout ça, c’est du grand n’importe quoi mais surtout c’est la narratif de la rue de Valois, somme toute assez éloigné de la réalité. Il suffisait de voir le tête de celle qui s’est payé la sienne sur les antennes de France télés, au sortir de l’Assemblée.

« Un coup monté » par qui et pourquoi ? Pour tordre le cou à la démocratie ou pour servir de marche pied au Sénat ? A moins que ce ne soit les deux !

Patrick Cohen chante sa chanson « Disons-le crûment : le rejet de ce texte hier par les députés, n’est qu’un trompe-l'œil, une opération d’évitement qui permet à la ministre de la Culture de sauter la case Assemblée nationale, en s’épargnant de longs et incertains débats, et de rebondir directement au Sénat, où la loi devrait revenir dès lundi prochain, en commission de la Culture. »

Puis d’ajouter « L’inflation des amendements déposés par les groupes de gauche, 1150, n’aurait pas permis d’achever l’examen du texte dans les délais prévus, c’est-à-dire avant demain soir. Et pas plus en rajoutant deux jours de débats, ce qu’elle avait obtenu, jeudi et vendredi, c’était trop court. La loi serait restée en plan.

D’où l’idée de se servir de la motion de rejet défendue par la gauche, pour faire une « Duplomb », expression désormais en vogue au Palais-Bourbon. Du nom de la loi Duplomb, qui avait été rejetée par ses propres défenseurs. Rejetée par le bloc central, dans le but de faire échec à l’obstruction de la gauche et de propulser cette loi directement en Commission mixte paritaire. »

Il va même jusqu'à poser la question "Manœuvre astucieuse ou dévoiement irrégulier ?" avant d'"ouvrir une parenthèse" pour s'interroger sur " la clarté et la sincérité des débats parlementaires étant considérées comme un principe constitutionnel" en se demandant "ce qu'en dira le Conseil du même nom". 

"Et de revenir sur cette soi-disant nouvelle « Duplomb », exécutée hier de façon moins voyante" en parlant de Deals avec l’extrême-droite" : "C’était prévu !" ou encore "l'absence d'un centre fort dégarni dans l'Assemblée avec 31 députés présents sur 163 [volontairement, ndlr]"

Seulement voilà, ce n’était factuellement pas une Duplomb et ces explications ne sont que les éléments de langage répétés à l’envi par l’entourage de Rachida Dati pour embobiner quelques sénateurs qui croient encore au retour de l'ORTF comme on croit au Père Noël !

La procédure dite Duplomb  récemment adoptée pour que la discussion d’un projet de loi, l'avait été dans le cadre d'une procédure accélérée pour qu'aucun débat ne puisse avoir lieu, afin d'en priver l’Assemblée nationale et ce pour que celle-ci soit tout de suite renvoyée en Commission Mixte Paritaire. Ce qui n’est pas le cas ici puisque la procédure n’était pas accélérée, impliquant son retour au Sénat dans sa version sortie de la chambre haute (donc pas celle qui votée en commission)

Il faudra de toute façon encore un examen par l’Assemblée nationale après cela. Alors que si on était venu à bout du texte avec les deux jours de séance rajoutés, en plus du lundi matin, à savoir jeudi et vendredi, le risque de finir l’examen du texte à la chambre basse  aurait été fort. Du coup, le texte risquait d’être adopté et il aurait suffi d’un texte conforme du Sénat pour qu’il le soit définitivement !

C’est donc là où Cohen se trompe mais sert avec sa supposée démonstration, les desseins de Dati. 

Quoi qu’il en soit, une dernière lecture devra avoir lieu à l’Assemblée et  on recommencera donc ! 

Patrick Cohen colle ainsi aux les éléments de langage ministériels, en le sachant ou pas – qu’importe d’ailleurs – pour tenter de transformer une défaite en victoire. En tout état de cause, un peu aussi pour servir aussi celle qui lui en faisait voir de toutes les couleurs, il y a peu !

"Du plomb" s’il peut toutefois en être question, c’est uniquement pour l’instant de celui que Rachida Dati a dans l’aile avec sa réforme !

mardi 1 juillet 2025

Renaud Bernard délégué syndical FO à France Télés, flingue le travail de "Complément d'enquête" dans Valeurs actuelle.

Renaud Bernard délégué syndical FO à France Télés, flingue le travail de "Complément d'enquête" dans Valeurs actuelles.

Les journalistes de l'émission d'enquête de France Télévisions comme d'ailleurs l'ensemble de celles et ceux des Rédactions apprécieront. 

Il n'est absolument dans nos habitudes de citer ce titre de presse mais les propos que tient Renaud Bernard délégué syndical FO dans l'article de Valeurs actuelles, intitulé "L'arrivée de la belle fille du député Éric Coquerel à France Télés fait jaser"en plus d'être indignes ne peuvent rester sans réaction.

Au fallacieux motif d'"un certain manque de pluralisme", le délégué FO tente d'associer le personnel à cette hallucinante et violente attaque: "En effet, certains salariés jugent contre-productif ce mode de journalisme" et de décrédibiliser leur travail: « Prenez le récent ‘‘Complément d’enquête’’ sur Rachida Dati, justement. Plus qu’une enquête d’investigation, c’est un conglomérat de soupçons… Il y a très peu de faits. Alors que le journalisme, c’est un exercice rigoureux, pas la diffusion de suppositions ».

Les salariés du groupe de télés public ne devraient guère apprécier la propagande de cet inconditionnel de la putative maire de Paris soutien évident de la ministre de la Culture qui prône toujours le holding.  

Un gros camouflet pour Dati et du jamais vu en matière de télé publique: la garde à vue de Delphine Ernotte...

Un gros camouflet pour Dati et du jamais vu en matière de télé publique: la garde à vue de Delphine Ernotte...

Le mardi 17 juin, à la question de la journaliste du Monde "Par qui cette réforme [audiovisuelle, ndlr] est-elle attendue ?" Rachida Dati affirmait avec morgue "Il y a eu beaucoup de désinformation politicienne sur ce sujet, notamment du côté des députés socialistes mais à part eux, tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut une réforme. Il est nécessaire d’avoir un PDG unique et une stratégie partagée, afin d’éviter des divergences opérationnelles telles qu’elles peuvent exister entre ces sociétés, qui ralentissent les rapprochements et coopérations indispensables."

Puis d'ajouter "J’ai reçu, Delphine Ernotte, la présidente de Radio France, Sibyle Veil, les syndicats, des journalistes, des collectifs d’usagers… et tout le monde est d’accord pour dire que l’audiovisuel public est un outil de citoyenneté, d’intégration, d’émancipation et de liberté, en particulier pour ceux qui n’ont pas accès à cette éducation à l’information, à la culture et à la vie publique."

Du vent tout ça car l'Assemblée nationale vient de faire mentir la putative maire de Paris (ou pas, vu le contexte !) et de rejeter son projet dont personne ne veut avec un camouflet en prime dont elle devrait se souvenir comme Ernotte de sa garde à vue.



La CGC Audiovisuel qui a plus d'une demi douzaine de plaintes au Pénal dont plusieurs pour détournement de fonds publics,  toutes pendantes, a levé le préavis de grève qu'elle avait déposé contre ce ridicule retour de l'ORTF et publié un communiqué interne pour expliquer les conditions de cette victoire. (*)

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lundi 30 juin 2025

Ce n’est que le début...Delphine Ernotte et le couple Estrosi placés en garde à vue.

Ce n’est que le début...Delphine Ernotte et le couple Estrosi placés en garde à vue. 

Ernotte qu'Ajdari & co ont parachutée une troisième fois le 14 mai dernier dans une mascarade aussi pitoyable que les deux précédentes, ainsi que le couple Estrosi ont été placés en garde à vue, ce dernier jour de juin.

Ces gardes à vue interviennent dans le cadre d’une procédure pénale pour les chefs d'accusation de "détournement de fonds publics", "prise illégale d’intérêts", "recel", et "faux en écriture publique" pour lesquels intervient l'enquête sur l’organisation d’événements à Nice (¤), a annoncé l’AFP (*).

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Avec Dati et la droite extrême, le siphonage des subsides de Radio France et de l’INA est en marche pour une catastrophe annoncée.

Avec Dati et la droite extrême, le  siphonage des subsides de Radio France et de l’INA est en marche pour une catastrophe annoncée.

Alors que la motion de censure déposée le 26 mai dernier par le PS qui devrait être débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale, n’a quasiment aucune chance de passer (la droite extrême ayant déjà fait savoir qu’elle ne la voterait pas), certains ont décidé de continuer le dépeçage de l’Audiovisuel public.  

De toute manière, le député PS de Corrèze et ex-président de la République a fait savoir dans un entretien au Parisien ce 28 juin,  qu’il votera le texte de la censure «dès lors que le Rassemblement national ne s’y associera pas».

Ils doivent être rudement contents au parti socialiste d’une telle déclaration après que le RN a annoncé la privatisation de la radiotélévision publique dès son arrivée au pouvoir, d’autant plus facile qu’elle ne formera qu’un seul bloc voulu et promu par Ernotte depuis des mois pour ne pas dire des années.

François Hollande qui ne s’est pas représenté à la fonction suprême pour un second mandat, y indique même que le texte ne passera pas, la qualifiant même d’avertissement : «J’ai une position de principe : ne pas ajouter de l’instabilité à l’immobilisme. Je suis donc opposé à toute précipitation du calendrier électoral. Mais je comprends la démarche du groupe socialiste d’adresser un coup de semonce au gouvernement qui a manqué à son engagement de déposer un texte sur les retraites au lendemain du conclave». Il en faut de l’audace pour une telle posture !

Concernant d’ailleurs le soutien de la droite extrême à celle dont la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté hier, jeudi dernier,  le recours qu'elle avait formé dans l'enquête pour corruption la visant depuis 2021, s’agissant des faits supposés dans l'affaire Renault-Nissan, plusieurs sources indiquent que le parti joue un rôle clé dans l’adoption du texte porté par cette dernière.

Le RN a justement conditionné le sien à certaines garanties mais ses élus se sont abstenus en commission des lois, ce qui laisse planer une toute petite incertitude sur leur vote final et le risque qu’Hollande ne la vote pas, devrait terroriser députés tout comme le Premier ministre et son gouvernement qui en tremblent surement déjà !

Dati, soutenue par les macronistes et Les Républicains, semble se satisfaire de cette possible "mansuétude" du RN pour faire passer le texte, bien que cela suscite des critiques, notamment de la gauche, qui y voit un risque pour la pluralité de l’information et l’indépendance éditoriale.

En résumé, si le RN apporte ses voix, cela pourrait faciliter l’adoption de la réforme, mais le contexte politique reste tendu, et le texte doit encore passer par l’hémicycle et le Sénat.

Contrairement aux bobards répétées à l’envi par quelques un(es) sur « l’importance d’un service public de l’Audiovisuel fort car rassemblé » affublé pour l’occasion du ridicule sobriquet de BBC à la française, histoire de faire gober aux parlementaires que cette réforme devrait porter le secteur alors qu’elle signe son arrêt de mort après 10 ans de gabegie organisée à France Télés consacrés par l’Arcom (¤) et quelques conseilleurs qui ne seront plus là et ne la sont déjà plus pour certains, "lorsqu’ explosera la bombe bien avant l’été 2027" .                                                                 (¤)

Cela fait plusieurs années que le blog CGC Média dénonce la fuite en avant catastrophique de celle qu’Ajdari and co ont maintenu après l’envoi d’un document de 22 pages intitulé « Réforme de la gouvernance de l'audiovisuel public : évaluation de sa mise en œuvre » (*ci-contre) réalisé par la mère de son fils et accessoirement patronne de la DGMIC un des services du ministère de la Culture que Rachida Dati lui a demandé de concocter à l’attention des députés.

Les salariés des entreprises concernés qui répondent à plusieurs préavis de grève illimités dans leurs entreprises respectives l’ont bien compris mais aussi les responsables de Radio France et l’INA qui se retrouveront en plein dans un système de vases communicants pour mettre sous le tapis une décennie de turpitudes qu’ils devraient subir avec des centaines et des centaines de suppressions de postes à la clé.

(#) 

A France Télés les caisses sont vides depuis un bon moment après les milliards d’euros sur dix ans signés via les contrats exorbitants conclus avec 3 société de production amies : Banijay,  Brut et Médiawan qui semble avoir aujourd’hui quelques problèmes avec le versement des cotisations sociales et l’URSSAF (#) 

Encore ce weekend avec l’annonce de France Télévisions d’arrêter la diffusion de « Questions pour un champion » en quotidienne ou la réduction drastique de certains magazines comme « Complément d’enquêtes » 

«Décisions qui  s’inscrivent dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, qui nous oblige à repenser nos équilibres de grille» déclare le primo dircab ernottien -  il n’y a plus vraiment de doutes !

Il n’y a pas que les salariés qui soient furieux. «Une décision indigne du service public» : les téléspectateurs furieux du sort réservé à ‘’Questions pour un champion’’» écrit Damien Mercereau pour Le Fig mag qui poursuit « À partir de la rentrée, le jeu emblématique de France 3 lancé en 1988 ne sera plus diffusé quotidiennement mais uniquement le week-end. Des raisons budgétaires sont avancées par la direction de France Télévisions. ». C’est un tollé sur internet

Quant à l’ex-Orange convoquée ce 30 juin par les enquêteurs dans le cadre d’une plainte pour détournement de fonds publics, elle n’est plus très sure depuis que Rachida Dati a dit avoir son scalp,  d'être en faveur de la holding parce que ce serait moins d’argent et plus de contrôle…et puis que ce serait la mort de l’indépendance !

Avant son parachutage elle n’avait que ça à la bouche. Depuis le 14 mai dernier et la mascarade de l’Agence, elle changerait à présent de pied !!! 

Hallucinant.

La plainte pénale de la CGC Audiovisuel pour faire annuler ce pathétique épisode d’une République malade qui n’en finit pas d’agoniser, devrait très vite remettre les pendules à l’heure.

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.../...