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mardi 29 septembre 2026

Patrier-Leitus ou l’art macronien de saboter l’enquête…qui plombe Édouard Philippe

Patrier-Leitus ou l’art macronien de saboter l’enquête…qui plombe Édouard Philippe 

Voilà l’homme. Jérémie Patrier-Leitus, ex-président de commission sur l’audiovisuel publique, incarnation chimiquement pure du macronisme : celui qui veut plaire à la gauche sans déplaire à la droite, et qui finit par ne servir personne… sauf le système qu’il prétend contrôler.

Pendant que Charles Alloncle, rapporteur, tente d’enquêter sur l’audiovisuel public, son président multiplie les entraves : plus d’un mois de suspension des auditions, équipes bridées, dix jours seulement pour pondre 300 pages. Une commission d’enquête transformée en chambre d’étouffoir. « Jérémie, qu’est-ce que tu fais là ? » a fini par lâcher Alloncle. La question résonne encore. Que faisait-il, en effet, sinon protéger ce « petit monde » de connivences où chacun tient l’autre, où Mediawan et les réseaux se sentent à l’abri ?

Le rapport a été voté, certes. Les photographies officielles sont propres mais derrière le vernis, le doute reste : on n’a pas surveillé l’audiovisuel public. On a surveillé ceux qui osaient le regarder de trop près.

Patrier-Leitus n’est pas un arbitre. C’est le gardien soft du système. Celui qui préfère le compromis permanent à la vérité gênante. Celui qui, à force de ménager tout le monde, finit par ne plus être lisible pour personne… sauf pour ceux qu’il fallait précisément déranger.

La commission a sauvé les apparences. Le macronisme, lui, a encore une fois protégé les siens.

JPL « C’est une sorte d’incarnation chimiquement pure du macronisme : à force de vouloir plaire à la gauche et ne pas être détesté par la droite, on finit par adopter des comportements contradictoires, au point que l’exercice du mandat parlementaire perd toute lisibilité. Je suis peut-être arrivé trop naïf dans cette commission d’enquête, avec le regard de l’entrepreneur que j’étais, encore étranger aux entraves et aux manipulations politiques dont il a fait usage » lance l’ex rapporteur dans son livre.

« Suspendre pendant plus d’un mois les auditions d’une commission d’enquête, qui ne dure que six mois au maximum, sur un sujet public aussi vaste, c’est une entrave. 

Interdire aux équipes des députés de communiquer pendant les auditions, alors que l’Assemblée fonctionne ainsi depuis toujours, c’en est une autre.

Enfin, ne laisser que dix jours au rapporteur pour rédiger un rapport de 300 pages, quand les autres commissions d’enquête lui accordent généralement entre un mois et demi et deux mois, c’est encore une entrave. » ajoute-t-il.




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