Pauvre loi Léotard, 40 ans et toujours aussi moderne… que le minitel.
En 1986, on inventait un cadre pour réguler des fréquences télé.
En 2026, on l’applique encore à un monde où YouTube, Netflix et TikTok se partagent l’attention pendant que le privé TF1, M6 entre autres et la télé publique s’étranglent sous les quotas, les interdits pub et les obligations de production (attention, en ce qui concerne France Télévisions, les règles sont beaucoup plus contraignantes).
Résultat : les chaînes financent la création française, les plateformes la monétisent.
Les premières ont un régulateur, les secondes ont un algorithme.
Les premières ont des fréquences gratuites en échange de contraintes.
Les secondes ont le monde entier… sans presque aucune.
On appelle ça « exception culturelle ».
On devrait plutôt appeler ça « handicap concurrentiel organisé ».
Alain Weill a résumé la chose avec délicatesse : « trop encadré, grand besoin d’être libéralisé ».
Traduction non diplomatique : on est en train de faire mourir le patient avec les médicaments de 1986.
Alors oui, une refonte est urgente. Sauf qu’en France, « urgent » signifie généralement « on en reparle au quinquennat suivant ».
Joyeux anniversaire, loi Léotard. Tu as tenu 40 ans. C’est déjà trop.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire