Budget 2027: 0 voix pour. 458 contre.
L’Assemblée nationale a rejeté à l’unanimité le budget 2027. Même sa propre version détricotée. Même les soutiens du gouvernement ont voté non. Résultat : le texte repart au Sénat dans sa version initiale du gouvernement. Comme si rien ne s’était passé.
Pour France Télévisions, c’est limpide : rien ne sera fait.
Les députés avaient voté L’amendement Masséglia en commission pour annuler la baisse de près de 47 millions d’euros prévue par le gouvernement. Ces amendements ont purement et simplement disparu avec le rejet du texte. La coupe reste. Les économies restent. Les investissements en moins restent. Les programmes menacés restent. Les gesticulations parlementaires n’auront servi à absolument rien.
Délai constitutionnel : 17 décembre.
Après ça, 49.3, ordonnances, ou reconduction du budget précédent en mode dégradé. Dans tous les cas, l’Assemblée a prouvé une seule chose : elle est capable de tout bloquer… sauf de décider.
France Télévisions peut une fois de plus s’inquiéter sur la fin d’année, surtout après l’annonce par Ernotte de la vente de Valin, le deuxième plus gros bâtiment du groupe.
Concernant cette vente qui n’en est pas vraiment une, plusieurs questions vont inévitablement se poser :
Quel va être le montant du loyer énorme imposé à France Télévisions sur 12 voire 15 ans ?
La « vente » voire le recours à un nouveau crédit en détend, le groupe pour une quinzaine d’années a-t-elle réellement eu lieu en 2026 ? Ou bien s’agit-il d’une opération dont on préfère encore taire les contours exacts ?
Et si elle a bien eu lieu, est-il possible que le traitement comptable (consolidé) de cette vente soit au cœur du clash avec Ducomet ?
Plus précisément : est-il envisageable qu’« on » ait demandé à Priscille Ducomet de ne pas retraiter la plus-value dans les comptes consolidés… et que celle-ci ait purement et simplement refusé de jouer le jeu ?
Ce refus n’expliquerait-il alors pas, d’un seul coup, le clash… et l’allusion fort opportune de l’ex-Orange, lors de la présentation aux cadres, à une « amélioration du résultat » ?
En période de crise, la tentation de s’arranger un peu trop librement avec l’interprétation comptable peut être grande. Jusqu’où est-on allé pour présenter un résultat plus présentable ?

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