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dimanche 22 février 2026

Vion a lui aussi menti en commission parlementaire après qu'Ernotte lui a refilé le bébé cannois !

Vion a lui aussi menti en commission parlementaire après qu'Ernotte lui a refilé le bébé cannois !

Après l'article du blog CGC Média publié le 18 février "Ernotte ment à la Représentation nationale (là elle n'est pas sous serment) et affirme que "la CGC Média s’est portée partie civile pour forcer la nomination d’un juge d'instruction", c'est au tour de Christian Vion.

C'est la juge d'instruction Vice Présidente de l'instance qui va probablement adorer les propos du tandem qui laissent sans voix. Non seulement la plainte n'est pas classée mais surtout c'est visiblement après l'enquête du Parquet que le dossier a été transmis.

La plainte déposée le 9 février 2024 des « CHEFS DE DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS ET D’ABUS DE CONFIANCE, PRÉVUS ET RÉPRIMÉS PAR LES ARTICLES 432-15 ET 314-1 DU CODE PÉNAL » visant DELPHINE ERNOTTE-CUNCI mais aussi TOUS AUTEURS, COAUTEURS, COMPLICES et RECÉLEURS QUE L’ENQUÊTE DÉTERMINERA" s'est selon nos informations alourdie de nouveaux griefs et pas de moindres. Rappelons que si Christian Vion n'était pas logé dans les suites du Majestic de Cannes, les propos hallucinants qu'il a tenus devant la Représentation nationale devraient le placer inévitablement dans la listes de toutes celle et ceux que l'enquête pénale déterminera.

Voici ce qu'a dit ce monsieur à l'Assemblée nationale  (*vidéo et verbatim qui seront très vite transmis  à la Justice) 

(*)

https://youtu.be/EpvfdcDUz_0?si=eAplyRgMUS4JNfZQ

https://www.youtube.com/live/HuLxqlDFhGo?is=7L4CUN20ElsyXS9u (vers 55 minutes environ)


Intro Ernotte "Toute la profession se retrouve à Cannes. C’est le lieu de rendez-vous professionnel. Il y a un colloque au CNC, la ministre de la culture là le ministre de la culture fait un discours. Des députés de la commission Culture sont présents à Cannes et c’est bien normal. Tout le monde du cinéma se retrouve à Cannes donc c’est un lieu de travail. 

Après est-ce que les chambres du Majestic sont trop chères ? La réponse est oui. Évidemment que c’est beaucoup trop cher. La moyenne des hôtels à Cannes pendant la période, c’est au-dessus de 1000 € donc c’est totalement hors des clous des barèmes  de France Télévisions. D’où le fait que nous avons mis sur pied cette manière de ne pas prendre avec de l’argent public quelque chose qui nous semble évidemment beaucoup trop cher. Y a pas une seule chambre à Cannes qui est donnée, qui soit accessible en réalité pendant la période des festivals et je pense que pour ceux qui y vont, vous le savez pertinemment. 

SOUS-ENTENDU, VOUS LES DÉPUTÉS QUI ALLEZ AUSSI À CANNES, VOUS ÊTES PARFAITEMENT AU COURANT ! 

Donc la méthode du Barter que en demandant comment ça fonctionne je vais laisser Christian Vion qui a été interrogé longuement et qui connais ça par cœur. En fait on n'échange pas de des espaces publicitaires, on échange des invendus publicitaires et toute la différence est là. Je vais laisser Christian vous expliquer."

Attention c'est maintenant le tour de Christian Vion. Accrochez-vous ça va souffler...A celui qui comprendrait quelque chose à ce grotesque habillage technocratique destiné à minimiser le coût réel, neutraliser la critique médiatique et rendre le montage illisible, le blog CGC Média offrira une petite bouffe (Pas au Majestic évidement ) mais au BAR TERRE qui fait aussi restaurant dans le 11ème arrondissement de la Capitale.

Christian Vion ...c'est parti !

"Oui très rapidement pour vous dire que effectivement euh…il n’y a  pas un euro de concours public qui sert à financer les chambres lorsqu’elles sont effectivement achetées en Barter. En fait il y a deux grandes ressources à France Télévisions. Ce sont les concours publics et la publicité. La publicité ça consiste effectivement à commercialiser des espaces publicitaires, là on est bien sur des espaces d’antenne pardon, on est bien sur la valorisation d’espaces d’antennes. C’est vrai que l’essentiel de de nos espaces d’antenne est destiné à équilibrer notre budget en rapportant du cash et en vendant à des annonceurs euh…euh…un certain nombre d’espaces publicitaires. On a quand même un chiffre de 350 millions par an. [Vous verrez que quelques phrases plus tard , il aura pris 30M€ d'un coup, ndlr] Donc c’est un objectif qui est l’objectif premier de notre régie publicitaire. Ensuite, il y a des espaces qu’on n’arrive pas à vendre et c’est cela l’intérêt du barter. L’intérêt du barter sur des espaces qui ne sont pas vendus et qui ne sont pas des grands horaires, à des grands carrefours publicitaires, généralement ce sont, euh…des moments où l’audience, c’est assez faible. C’est l’occasion pour nous attirer des annonceurs qui peuvent pas se payer la pub à la télé, puisque finalement nous nous faisons des achats euh…euh…, finalement en euh…mettant à disposition du barteriste et des nouveaux annonceurs, des espaces qui ne sont pas vendus et ce sont des annonceurs, en fait, qui paient ces espaces en vendant des marchandises. [en gros, tu acètes des marchandise, types boites de petits pois et tu les échange contre un 4X4 que tu ne pourrais pas t'acheter autrement, ndlr...et si le gars n'aime pas les petits pois, c'est bad luck ! ndlr] Ils ne le font pas en …euh… ils n’ont pas le cash pour acheter de la publicité mais en revanche, ils mettent à disposition des marchandises euh…à destination du barter et à nous.  [ça ne veut rien dire, ndlr] 

Donc, non seulement y a pas un euro d’argent public, mais il n’y a pas un euro de perte de ressources publicitaires pour France Télévisions parce que ce sont des espaces que nous n’aurions pas vendus. Ce qui veut donc dire euh…on avait l’occasion de le dire, c’est très difficile de trouver des chambres à Cannes. Pour les équipes de fabrication par exemple qui fabriquent des émissions, euh…on a trouvé en anticipant des chambres dans un centre de vacances bien connu qui s’appelle « Pierre et vacances » qui sont évidement beaucoup moins chères que les tarifs qui sont évoqués pour…pour…pour euh…l’hôtel dont on a parlé. Mais paradoxalement ces chambres coûtent plus cher à l’entreprise que les chambres de l’hôtel euh…euh…qu’on a achetées en barter, [ces chambres ne sont pas destinées majoritairement aux techniciens, ndlr] c’est-à-dire que ce sont des charges qui dégradent le compte de résultat de l’entreprise. Ce qui n’est absolument pas le cas quand on le fait en barter. Donc aujourd’hui si on ne va plus depuis quelques années à l’hôtel Majestic [2025 seulement après 15 ans sur place, selon Ernotte, ndlr]on a effectivement euh…reproduit cette technique de barter pour se loger à Cannes dans certains hôtels pour les hôtels auxquels c’est possible et pour vous montrer qu’il n’y a pas une perte d’espace. On n’a pas beaucoup d’espace invendus à France Télévisions. Le barter ça représente 1 ou 2 millions d’euros par an, là où les chiffres représentent 380 millions d’euros par an, c’est pour vous dire que c’est une pratique qui est tout à fait marginale mais qui nous permet dans certains cas de ne pas dépenser de l’argent pour acheter des marchandises et d’attirer des annonceurs qui ne seraient pas capables de faire de la télévision ! »

PAS  UN(E) ÉLU(E) POUR LEUR PORTER LA CONTRADICTION ET POURTANT AVEC TOUT CE QUI SUIT, IL Y A MATIÈRE…

Sur cette somme de 350 ou 380 millions tres en dessous de la réalité, voilà ce qu’en disait récemment la dégénère de FranceTV Publicité, Marianne Siproudhis dont la régie a été élue « Régie média la plus dynamique » par les agences médias : «  En 2025, après l’expérience réussie des JO de 2024, nous avons fait du Total Vidéo Premium le cœur de notre modèle : une approche unifiée, pilotée par la donnée et le contexte contenu éditorial, qui combine TV linéaire, CTV et vidéo digitale dans une logique de reach global, de qualité des environnements et d’efficacité business sur l’ensemble du tunnel ».

Tentons le plus succinctement possible, de décortiquer en 3 phases cet épisode très confus, rempli de glissements de langage, d’approximations économiques et de formules qui masquent plus qu’elles n’expliquent.

1. Ce qui ne veut rien dire ou relève du galimatias

2. Ce que le mécanisme semble réellement être

3. La question de la légalité au regard de la loi Sapin 2

1) Les inepties relevées, les confusions et autres formules creuses

A) « Pas un euro d’argent public » : formulation discutable sinon destinée à enfumer 

« Il n’y a pas un euro de concours public qui sert à financer les chambres lorsqu’elles sont achetées en Barter » :Problème logique :

France Télévisions est financée massivement par l’argent public. Même si l’opération de barter est comptablement hors budget public, cela reste un échange effectué par une entreprise publique. Donc affirmer qu’« il n’y a pas un euro d’argent public » est un artifice rhétorique, pas une vérité économique.

En clair : Ce n’est pas parce que ce n’est pas payé en cash public que ce n’est pas un usage indirect d’un actif public (l’espace d’antenne).

B) « Pas un euro de perte publicitaire » : faux économiquement

« Il n’y a pas un euro de perte de ressources publicitaires parce que ce sont des espaces que nous n’aurions pas vendus » : C’est économiquement faux ou au minimum indémontrable...à commencer par le règlement de la TVA.

C) Un espace invendu : Qu'est-ce que c'est que ce bobard ? 

"On échange des invendus publicitaires et toute la différence est là" chante Ernotte  quand Vion affirme que cst un objectif donc pas un invendu :"350 millions par an, c'est  un objectif qui est l’objectif premier de notre régie publicitaire.

  • soit est réellement invendable → alors il vaut 0
  • soit il est difficile à vendre → alors il vaut moins, mais pas 0

Prétendre qu'« on ne l’aurait pas vendu » permet surtout de justifier n’importe quelle valorisation arbitraire. C’est une pirouette comptable classique : On transforme une dépense ou une perte potentielle en gain fictif.

D) « Les chambres Pierre & Vacances coûtent plus cher que le Majestic » : incohérence flagrante

« paradoxalement ces chambres coûtent plus cher que les chambres de l’hôtel qu’on a achetées en barter » : Là on est dans le nonsense économique pur.

Comparaison :

  • Chambre payée en cash → charge réelle.
  • Chambre obtenue en barter → coût masqué (espace pub cédé).

Raconter que Pierre & Vacances coûte plus cher que le Majestic à 1759€ la nuit n’a de sens que si on fait disparaître la valeur réelle de la publicité cédée. ➡ C’est donc une illusion comptable, sûrement pas une vérité économique.

E) Le flou volontaire sur la valeur réelle des échanges

Aucune phrase ne précise :

  • combien vaut réellement l’espace publicitaire cédé
  • comment on valorise les chambres
  • quel est le ratio d’échange

Ce flou, imagine certains, permet de faire gober le soi-disant "troc" et 

  • de gonfler artificiellement l’intérêt du barter
  • d’éviter toute comparaison transparente


F) « Ils paient en marchandises » : formule trompeuse

« ils paient ces espaces en vendant des marchandises ». Quelles marchandises et quel serait l'intérêt de l'annonceur quant à sa visibilité ? 

Ce montage sert surtout à :

  • ne pas faire apparaître de flux financiers directs
  • éviter la transparence budgétaire

2) Ce que ce système est réellement

Pour le moins, une espèce d'échange triangulaire opaque.

Le vrai problème :

Ce système :

  • dissimule le vrai coût
  • contourne la transparence budgétaire
  • permet des échanges très discutables sur la valeur

Un vrai galimatias en réalité où le discours  sert clairement à embrouiller l’auditeur.

3) Est-ce légal au regard de la loi Sapin 2 ?

Non évidement. Ce que dit l’esprit de la loi Sapin 2

La loi Sapin 2 vise :

  • la transparence
  • la prévention de la corruption
  • la traçabilité des flux économiques
  • la lutte contre les montages opaques

Si le barter n’est pas illégal en soi, il doit être parfaitement cadré et faire l'objet a minima d'une convention de barter très précise. Dès lors, il devient problématique légalement si :

  • les valorisations sont artificielles
  • les échanges sont déséquilibrés
  • les contreparties sont surévaluées
  • il sert à dissimuler un avantage indu

Si on échange : des chambres soi-disant à 1759€ la nuit contre de supposés espaces publicitaires invendus, il faut au moins :

  • prouver la réalité de la valeur
  • démontrer l’équilibre économique réel
  • assurer la traçabilité comptable

Sinon, la Justice peut naturellement être saisie et c'est bien le contexte.

Pourquoi ça pose problème

Parce que :

  • on cache le vrai prix
  • on rend l’opération opaque
  • on court-circuite les règles normales d’achat public

Traduction honnête du discours officiel

Qu' aurait bien pu en dire Le Canard déchaîné 






samedi 21 février 2026

Pour résumer : le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d’une commission d’enquête mais ce dernier doit respecter le secret des affaires ?!

Pour résumer : le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d’une commission d’enquête mais ce dernier doit respecter le secret des affaires ?!

Lors de la toute dernière séance de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui auditionnait Céline Pigalle la directrice de France Inter Radio France, le député du Calvados a tenu à faire un point sur le dispositions légales qui s'applique(raient) selon lui...Ce que le blog CGC Média avait fait en même temps d'ailleurs dans son post "Ces députés d'horizons divers mais proches qui tapent sur le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public doivent comprendre que le retour du boomerang est imminent !"

Un peu à la manière d'un échange spatial difficile. 

"Allô Houston, allô Houston… vous me recevez ?"...

"Oui on vous entend mais on ne vous comprend pas très bien" 

"Reçu 5 sur 5, Houston mais votre message est confus. On ne peut pas s'y opposer mais on peut exercer notre le droit d'opposition avec comme argument la nécéssité de s'y s'opposer !!!!  Houston, je perds le signal de la logique, y a beaucoup de parasites là-haut. »

« Copy that . On a le même problème de notre côté. On dirait qu’il y a deux fréquences émettrices opposées en même temps. On vous envoie du paracétamol orbital et une réunion sans PowerPoint pour calmer le truc. Tenez bon. »

« Reçu… enfin, je crois. Over and out… ou pas. » 

Voyez ou lisez plutôt 

https://youtu.be/mlRNmVYcYzQ?si=VrC4LUPu5PoaXzJl

Voyez plutôt 

Verbatim:

"Je vais faire un point rapide car j’ai été sollicité par de nombreux députés membres de cette commission d’enquête et par des journalistes qui la suivent sur les règles applicables à la divulgation d’informations reçues dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire. Hier nous avons eu une audition de la société Société Together Medias. À cette occasion, le rapporteur a dévoilé tout un nombre de chiffres relatifs au festival de Cannes, relatif et aux indemnités de licenciement d’une ancienne salariée de l’audiovisuel public. Ces chiffres ont immédiatement été repris par les médias et suscitent de nombreuses réactions. Je souhaite donc revenir rapidement sur les règles applicables à l’utilisation des documents reçus dans le cas d’une mission d’enquête. 

Le deuxième alinéa de l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958, relative au fonctionnement des assemblées parlementaires dispose expressément que les rapporteurs des commissions d’enquête exercent leurs missions sur pièce et sur place. Tous les renseignements de nature à faciliter la mission du rapporteur doivent lui être fournis. Les rapporteurs sont habilités à se faire communiquer tout document de service. À l’exception de ceux qui revêtent un caractère secret, concernant la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure et extérieur de l’État et sous réserve du respect du principe de la séparation de l’autorité judiciaire et des autres pouvoirs. 

Il ressort tant du texte que de la pratique constante des commissions d’enquêtes parlementaires depuis plusieurs décennies maintenant que notamment : « le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d’une commission d’enquête ». 

Jusqu'à-là ça va. Attention Houston ça va tanguer 

"Il a le droit et les personnes physiques morales auxquelles il s’adresse doivent lui communiquer les documents demandés….

Pour autant, et je le dit de manière la plus respectueuse qui soit au rapporteur mais je lui dis aussi clairement: « La divulgation au public des documents obtenus ne peut obéir à la même transparence, cette fois-ci, au nom, à la fois du secret, des affaires et du respect dû à la vie privée » !

D'où ça sort ce truc ? Ce n'est pas dans le deuxième alinéa de l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958, relative au fonctionnement des assemblées parlementaires  !! Tout bonnement, hallucinant. Le texte n'a jamais indiqué cela.

 Voici le texte actuel de l’article 6 (tel qu’il apparaît sur Légifrance et dans les références officielles récentes) : il porte principalement sur :

- La création des commissions d’enquête (seules en dehors des commissions permanentes).

- Leur objet (recueillir des éléments d’information sur des faits déterminés ou la gestion de services publics/entreprises nationales).

- L’interdiction de créer une commission sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires en cours.

- Les modalités de désignation des membres, les pouvoirs (auditions sous serment, saisie de documents, etc.).

- Les sanctions en cas de refus de comparaître ou de faux témoignage.

Il ne contient aucune disposition formulée ainsi : « La divulgation au public des documents obtenus ne peut obéir à la même transparence, cette fois-ci, au nom, à la fois du secret des affaires et du respect dû à la vie privée ».

"Allô Houston, allô Houston… on vous perd !!!!!"...

« Le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur d’une commission d’enquête mais la divulgation au public de documents obtenus dans le cadre d'une commission d'enquête qui est publique ne peut obéir à la même transparence, au nom, à la fois du secret, des affaires et du respect dû à la vie privée » !

C'est une farce ou quoi ? Une poussée orbitale mal encaissée ? 

Et ça continue "Il  s’agit ici, et c’est tout le travail de cette commission d’enquête, de faire la transparence, d’évaluer les manquements et les dysfonctionnements et même si les parlementaires disposent d’une immunité dans le cadre de leur mandat qui leur permet de travailler et, c’est bien normal, dans la plus grande liberté, j’estime que nous devons faire preuve d’une vigilance - je dis bien - d’une vigilance dans l’exercice de nos fonctions respectives, notamment lorsqu’elles peuvent avoir des conséquences importantes du point de vue économique et concurrentiel. 

Aussi je demande aux rapporteur avec lequel nous avons échangé hier de ne pas divulguer le détail des éléments qu’il a pu recueillir au titre de ses fonctions, même de rapporteur, notamment les documents qu’il a eus sur la plate-forme numérique. Monsieur, le rapporteur peut tout à fait ici, comme ce sera d’ailleurs dans le cadre de son rapport et c’est bien normal, car nous devons faire la transparence des ordre de grandeur, d’éléments indicatifs mais je lui demande de le faire avec tout le discernement et la prudence qui s’imposent, afin de respecter la confidentialité des informations dont il bénéficie. 

Faire la transparence des ordre de grandeur

« Ici Houston , vous parlez de la taille des planètes … ou bien ? Over "

Attention ça repart. Attachez votre ceinture anti gravité....

"Donc je le dis clairement pour ne pas que mes propos soient déformés : la transparence vis-à-vis des Français oui, la RE-vélation  d’éléments qui..qui rentrent dans le cadre du respect de la vie privée et du droit au secret des affaires me paraît important.

Je sais que le rapporteur saura trouver l’équilibre entre la nécessaire transparence que l’on doit aux Français et le respect à la fois de la vie privée et du secret des affaires" !!!!

Autrement dit et en résumé - essayons de synthétiser  - la transparence vis-à-vis des Français oui mais dans le respect à la fois de la vie privée et du secret des affaires qui ne peut être opposé au rapporteur d’une commission d’enquête mais dont la divulgation au public des documents obtenus dans le cadre de ladite commission qui est publique, ne peut obéir à la même transparence, au nom, du secret, des affaires et du respect dû à la vie privée » !" 

" Ici Houston, ce ne sont pas quelques boîtes de paracétamol orbital qu'on vous envoie. C'est une caisse"



vendredi 20 février 2026

Communiqué de BFMTV… Rien à ajouter !

Communiqué de BFMTV… Rien à ajouter !




Ces députés d'horizons divers mais proches qui tapent sur le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public doivent comprendre que le retour du boomerang est imminent !

Ces députés d'horizons divers mais proches qui tapent sur le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public doivent comprendre que le retour du boomerang est imminent !

Tout d'abord le blog CGC Média tient à féliciter Télérama qui mettait en lumière, ce 19 février sous la plume de Richard Sénéjoux, les innombrables interventions intempestives à l'encontre du rapporteur de la commission d’enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", dernière en date celle d'hier  justement avec Renaud Le Van Kim(C ce soir, C politique, En société) et la directrice générale de sa société (Together Media) Nathalie Darrigrand (ex-France 5)


Extraits  :

"En diffusant des informations confidentielles sur la couverture télé du festival, le rapporteur de la commission sur l’audiovisuel public s’est attiré les foudres du président Jérémie Patrier-Leitus. “Vous avez fait quelque chose de grave”, s’est emporté celui-ci. 

C‘est peut-être l’incident le plus marquant depuis le début des auditions de la commission controversée sur l’audiovisuel public, à l’Assemblée nationale. Alors que les échanges avec le producteur Renaud Le Van Kim(C ce soir, C politique, En société) et la directrice générale de sa société (Together Media) Nathalie Darrigrand (ex-France 5) touchaient à leur fin hier soir, Charles Alloncle a décidé de révéler plusieurs informations confidentielles liées à la couverture du Festival de Cannes sur France Télévisions — diffusion de la cérémonie d’ouverture, conférences de presse, délocalisation d’émissions…

Le rapporteur a notamment dévoilé certains détails du contrat de production de l’édition 2022, dont le montant global atteignait 2,6 millions d’euros. 

Ce qui a provoqué la colère du président Horizons de la commission, Jérémie Patrier-Leitus. « Vous avez le devoir de respecter le secret des affaires, le secteur de l’audiovisuel est très concurrentiel », lui a rappelé ce dernier. « C’est le devoir de transparence de cette commission, les Français ont le droit de savoir comment est utilisé l’argent public », a justifié Charles Alloncle. 

« Vous avez fait quelque chose de grave », lui a encore rétorqué Jérémie Patrier-Leitus.  « Ce n’est pas en révélant les contrats qu’on va arriver à mieux utiliser l’argent public ! Ce n’est pas à la hauteur de cette commission. »

De son côté, Renaud Le Van Kim a aussi déploré l’attitude du rapporteur. « La commission a fait quelque chose qui va à l’encontre des négociations que l’on peut avoir, a-t-il souligné. Il y a une compétition entre France Télévisions et Canal+ pour les droits du Festival de Cannes, dont les montants des budgets sont des éléments clés. Si la compétition doit avoir lieu, elle sera légèrement faussée », a-t-il regretté....

Mensonge. Il n' y a aucune compétition entre Canal + et FTV 

La position de Canal+ est claire depuis fin 2021 : la chaîne a officiellement "mis fin à son partenariat historique" de 28 ans avec le Festival de Cannes. Elle ne diffuse plus les cérémonies (ouverture, clôture, montée des marches) depuis l'édition 2022, remplacée par France Télévisions et Brut.

La déclaration la plus directe et officielle provient de Gérald-Brice Viret (directeur des antennes et des programmes du groupe Canal+ à l'époque) en décembre 2021. Dans un entretien au JDD (relayé par de très nombreux  médias comme Le Figaro, Le Point, Les Echos, etc.), il explique :   « On a fait face à une surenchère de la part du service public, qui a proposé davantage d'argent que nous. On ne voulait pas participer à cette escalade alors on s'est retirés de l'appel d'offres. »

Propos confirmés dans l'article des Echos : « Canal+ ne diffusera plus les cérémonies du Festival de Cannes » (12 décembre 2021), avec cette citation de Gérald-Brice Viret.

Depuis, Canal+ n'est pas revenu sur cette décision. et le Festival reste chez France Télévisions. Canal+ a d'ailleurs justifié cette décision sur "la nécessité de réduire drastiquement ses présences physiques et coûteuses sur la Croisette depuis des années (dès 2016 déjà sous Bolloré/Saada, pour des raisons d'économies, comme mentionné dans des citations plus anciennes de Vincent Bolloré lui-même en 2024 devant une autre commission).

Le reste de son intervention du même tonneau, repose sur du vent ! .Renaud Le Van Kim qui a rappelé qu’il produisait l’événement depuis trente-cinq ans (dont vingt-cinq pour Canal+) a justifié tous les coûts exorbitants, expliquant que  "Le Festival de Cannes, ce n’est pas qu’une captation, c’est un événement que vous fabriquez en totalité" et qu' "Obtenir la participation d’une Virginie Efira, d’une Camille Cottin ou d’un Laurent Lafitte, ce n’est pas évident".

Il serait peut-être temps que quelqu’un cloue le bec à tous ces sachants qui opposent le secret des affaires ou de la vie privée à toute question embrassante du rapporteur comme de nombreux députés 

Une entreprise publique détenue à 100 % par l’État ne peut pas, normalement, invoquer le secret des affaires pour refuser de répondre sous serment devant une commission d’enquête parlementaire.

Le secret des affaires ne constitue pas un motif légal permettant de refuser de répondre sous serment devant une commission d’enquête parlementaire. Seuls certains secrets légalement protégés, notamment la défense nationale, peuvent justifier une limitation des réponses.

Principe fondamental : obligation absolue de témoigner

Devant une commission d’enquête parlementaire, toute personne convoquée est tenue :

  • de comparaître,
  • de prêter serment,
  • de répondre complètement et loyalement aux questions.

Le fondement est l’ordonnance du 17 novembre 1958, qui donne aux commissions d’enquête des pouvoirs quasi juridictionnels.

Le secret des affaires n’est pas un motif légal de refus de réponse.

Seuls secrets légalement opposables (Les seuls secrets permettant légalement de refuser de répondre sont) : 

  • le secret de la défense nationale,
  • le secret médical,
  • le secret professionnel de l’avocat,
  • exceptionnellement le secret de l’instruction judiciaire.

  • Le secret des affaires n’en fait pas partie.

Pour une entreprise détenue à 100 % par l’État, l’argument est encore plus fragile, car: 

  • elle gère des fonds publics,
  • elle participe à l’action publique,
  • elle est soumise à un devoir renforcé de transparence démocratique.

 En pratique, l’invocation du secret des affaires doit quasi systématiquement être rejetée.

Ce que dit clairement la pratique parlementaire

Les commissions d’enquête considèrent de manière constante que :

Le secret des affaires ne saurait faire obstacle au pouvoir de contrôle du Parlement.

En cas de difficulté :

  • l’audition peut se tenir à huis clos,
  • les éléments sensibles peuvent être classifiés dans le rapport,
  • certaines pièces peuvent être annexées de manière non publique.

Mais le droit de ne pas répondre n’existe pas.

 

Risque pénal en cas de refus

Refuser de répondre ou faire obstacle à l’enquête expose à :

  • 1 an d’emprisonnement
  • 15 000 € d’amende

Et le faux témoignage sous serment est puni de :

  • 5 ans d’emprisonnement
  • 75 000 € d’amende 



La saison des buffets est ouverte à France Télévisions (*)… Ça commence ICI

La saison des buffets est ouverte à France Télévisions (*) Ça commence ICI

Les caisses de France Télévisions sont comme les chaussettes de l’archiduchesse "sèches, archisèches" pour ne pas dire "vides, archivides" mais France Télévisions continue de claquer l’argent du contribuable et plus largement des Français depuis que la TVA a remplacé l'ex-redevance, en colloques, conférences, visionnages, pince-fesses et gaudrioles en tout genres suivis des indispensables buffets (*)

(*)

 

Séance d’introspection à France Télévisions, en mars prochain,  avec cette conférence sur « la manipulation et la désinformation » organisée au siège de France Télés pendant 1h dans la Salle de projection de MTV avec buffet convivial à la clé (*)

Ou terrifiant constat de la déclinaison, depuis les premières auditions de la commission d’enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", d'"ICI, tout le monde ment" le dernier best seller de Johana Gustawsson et Thomas Enger ? (¤)


À moins que ce ne soit aussi, le trop-plein de cette accumulation de bobards sur ICI  ce fourre-tout radio-télévisé entre Radio France et France Télévisions que l'ex-Orange présente tous azimuts comme une réussite dont elle serait à l'origine, surtout devant la Représentation nationale, alors que les chiffres tout au long de l'année montrent que c’est une catastrophe à tous points de vue !?  (# voir le tableau accablant ci-dessous et l'article de Puremédias sur l'effondrement d'ICI)

(#)








jeudi 19 février 2026

Muriel Pleynet remplacée au sein de la rédaction de France Télés par Julien Duperray.

Muriel Pleynet remplacée au sein de la rédaction de France Télés  par Julien Duperray...

Ce jeudi matin, Philippe Corbé le nouveau directeur de l’information de France Télévisions s’adressait au personnel dans l’atrium au Siège de la maison, Jean Pierre Elkabbach.

Il a donc d’abord confirmé la nomination de Julien Duperray proche de l'ex-primo dircab ernottien, en  remplacement de Muriel Pleynet qui va donc quitter le groupe. 

« Il s’est bien débrouillé à la commission d’enquête, puis il a fait du bon boulot sur les J.O. l’année dernière » pouvait-on entendre à l'arrière-ban ! Mais non !?

Mais si…et justement il a laissé entendre que Romain Messy qui avait quitté France Télévisions, il y a plusieurs années pour rejoindre TF1 (transfuge) pour revenir au sein de la Rédac' de France Télés il y a quelques semaines  -  son retour s'est fait en avril 2025 : il a été nommé directeur de la rédaction de franceinfo - était lui aussi sur le départ.

Chacun imagine tout de même la  tête de l'intéressé...oui mais lui il n'était pas à l'Assemblée nationale pour la commission d'enquête  ! 

Le président de la commission d’enquête qui clame que "Médiawan est un champion européen dont le siège est en France" doit revoir sa copie !

Le président de la commission d’enquête qui clame que "Médiawan est un champion européen dont le siège est en France" doit revoir sa copie !

Il a eu raison Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons et président de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, de qualifier "Mediawan de "champion européen dont le siège est en France" lors d'une audition très tendue le 4 février 2026, coupant la parole au rapporteur qui s'interrogeait sur la très large présence dans l'actionnariat du groupe, du fonds d'investissement américain. 

Seulement voilà ,lorsqu'on est un groupe français à cause de son Siège, on respecte le droit français comme les dispositions légales en matière de droit du travail, les obligations sociales envers les salariés et les obligations sociales mais également le paiement de l'ensemble des diverses cotisations sociales comme fiscales.

Le dernier article de La Lettre "Mediawan rappelé à l'ordre par l'inspection du travail", publié ce mercredi et signé  une nouvelle fois de Catherine Boullay qui a eu l’effet d’une bombe (*), chacun est maintenant fondé à se poser des questions, à commencer par l'État actionnaire du groupe privé.

La journaliste toujours à la pointe de l'actualité dans les média, écrit "Dans une lettre envoyée à Maximal Productions, filiale de Mediawan, l'inspection du travail dénonce le recours abusif de la société de Pierre-Antoine Capton à un système de double contrat qui contourne la convention collective de la production audiovisuelle. [C'est-à-dire le texte qui a force de loi, faut-il le rappeler, ndlr]

(*)

Puis de détailler "Deux semaines, après avoir annoncé l’une des plus belles opérations de son histoire avec l’achat de la société américaine indépendante, North Road Productions, Mediawan se retrouve confronté à un sérieux sujet de droit du travail dans l’Hexagone. 

Dans une lettre datée du 11 février 2026, adressée à l’UES et Maximal Productions,filiale dirigé par Julien Grossot et Sylvain Thierry, l’inspection du travail a mis en garde le groupe présidé par Pierre-Antoine Capton, contre le recours abusif aux doubles contrats à durée déterminée d’usage (CDDU).

Cet avertissement fait suite à un contrôle mené le 10 octobre 2025 au siège de Mediawan, avenue de Breteuil à Paris. Ce jour-là, l’inspectrice Noura, Medloudjd-Mezhar avait pu constater les irrégularités au sein des deux sociétés appartenant à Mediawan: Maximal et Troisième Œil Productions…. »

Le titre de presse revient ensuite sur les préjudices que subissent les salariés, financiers comme sociaux, à commencer ne serait-ce qu'avec le décompte des trimestres et des niveaux de rémunérations pour leur retraite... 

Ce qui parait tout aussi grave, c’est que "La méthode de rémunération crée en outre, une ambiguïté sur la responsabilité des employeurs tant sur le plan hiérarchique que juridique, comme le dénonce l’inspectrice du travail"  et incroyablement pire, si tant est qu'il puisse y avoir un classement dans l'intolérable, c'est que France Télévisons co- employeur de fait est également pointé du doigt.

"Les obligations de France Télévisions coproducteur et diffuseur de ces émissions phares, que sont C à vous et C dans l’air sont également interrogées" ajoute encore La Lettre. 

"On va saisir le Tribunal administratif et elle va voir l'inspectrice ce qui lui en coûte" fulmine celui-ci"Mieux on va saisir directement le ministre avec un recours de cette décision de chi...s ! Vu le contexte, il n'y a pas grand chose qu'on puisse nous refuser" peste encore, cet autre.

Après les très sérieuses  enquêtes signées Gauthier Mesnier pour OFF INVESTIGATION, la toute dernière au titre plus que parlant  "« C à vous » : Mediawan en délicatesse avec l’URSSAF ?" (¤) ça la fiche vraiment mal !!!!

Extraits :

Depuis quatre ans, des techniciens de Mediawan employés sur « C dans l’air » ou « C à vous » soupçonnent le groupe de Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton, leurs très macronistes actionnaires, de « travail dissimulé ». Ils pointent en outre un risque de « délit de marchandage ».

Co-producteur des talk shows concernés, France Télévisions pourrait être inquiété en cas d’action au pénal....

Lorsque l’on rencontre François dans une brasserie parisienne, ce technicien audiovisuel intermittent depuis une dizaine d’années pour C à vous laisse éclater sa colère : « Cela fait quatre ans qu’ils nous arnaquent, j’ai une longue carrière derrière moi, je n’ai jamais vu cela ! » Pour comprendre ce malaise grandissant, il faut remonter un peu en arrière. Crée en 2009, C à vous, l’émission très Macron-compatible de France 5, fut longtemps produite par 3e Œil Productions, une petite société fondée par un jeune et ambitieux  producteur de Trouville : Pierre-Antoine Capton. 

Au départ, François travaillait sur l’émission cinq à sept fois par mois. A chaque journée de travail, il était payé en cachet d’intermittent de sept heures pour une rémunération journalière au tarif réglementaire prévu par la convention collective de la production audiovisuelle (USPA). Un cachet qui lui permettait de cotiser suffisamment pour sa retraite complémentaire auprès d’Audiens, l’organisme de protection sociale des intermittents du spectacle...

Réduire les coûts en allégeant la masse salariale

Diffusée du lundi au jeudi à 17h45 sur France 5, (juste avant C à vous, donc), ainsi que les vendredi et samedi, C dans l’air est une émission d’actualité animée par Caroline Roux (en semaine) et par Axel de Tarlé (le week-end). À l’origine, elle était tournée au siège de France Télévisions. Sur des plateaux publics, donc, avec des techniciens de France Télés.

Mais lorsque Mediawan a racheté Maximal en 2021 (et donc C dans l’air), Pierre-Antoine Capton a promis à la patronne de France Télés, Delphine Ernotte, que l’émission coûterait moins cher si son enregistrement était désormais rapatrié sur les plateaux de Mediawan, 46 avenue de Breteuil, dans le très cossu VIIème arrondissement parisien. Là où l’émission C à vous est également enregistrée dans la foulée, à partir de 19h. Avec cet aménagement, Mediawan et France Télés réalisent des économies sur la masse salariale des deux émissions.

Auparavant, France Télévisions rémunérait un technicien intermittent pour sept heures de travail sur l’émission C dans l’air, tandis que 3e Œil Productions faisait de même pour C à vous. 

Aujourd’hui, Mediawan ne paie qu’un seul technicien par jour pour enregistrer les deux émissions....

Le 16 juin dernier, un technicien de Mediawan employé pendant 14 ans en CDD a choisi d’attaquer son employeur aux prud’hommes de Paris. Objectif : contester ses contrats de quatre heures et obtenir une requalification en CDI. Pour son avocat Me Florent Hennequin, du cabinet Lepany & Associés, ces contrats de quatre heures seraient bien illégaux et ils placent l’empire de Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton dans une ornière....

« Le but de tout ça c’est de payer le moins de cotisations possible, nous enfler et enfler l’URSSAF, estime un technicien. Pour des producteurs qui gagnent des millions d’euros et qui travaillent avec le service public ça fait mauvais genre ». 

De fait, en tant que coproductrice des émissions de Pierre Antoine-Capton et Xavier Niel, le groupe France Télévisions et sa présidente Delphine Ernotte pourraient être inquiétés en cas d’action en justice....

Pour lire l'intégralité de cette incroyable et tentaculaire enquête de OFF INVESTIGATIONS, rendez-vous sur leur site.

Dire que clame que Jérémie Patrier -Leitus parle de "Médiawan comme un champion Français et plus largement européen" en lançant au rapporteur "La désinformation , maintenant ça suffit "

Mais enfin monsieur le député, en France comme en Eurepe, il y a des règles, des principes  et surtout des lois nationales.

Ces obligations ne visent pas une vérification générale et permanente du "droit français à tout niveau", mais elles portent spécifiquement sur la lutte contre le travail dissimulé et sur la régularité des obligations fiscales et sociales des cocontractants. Elles s’appliquent de la même manière aux personnes morales de droit public (entreprises publiques, établissements publics, etc.) qu’aux entités privées.

Vous savez ces fameuses obligations qu' Ernotte dit vérifier systématiquement avec de soi-disant audits sur lesdites sociétés ! Ben voyons 

Principales obligations légales

1.Obligation de vigilance (article L. 8222-1 du Code du travail)

Toute personne (y compris une entreprise publique) qui conclut un contrat d’un montant supérieur ou égal à 5 000 € HT (seuil actuel...anciennement 3 000 € dans certaines versions) doit vérifier que son cocontractant s’acquitte de ses obligations :

 - Déclaration d’activité et d’emploi salarié.

 - Paiement des cotisations et contributions sociales (URSSAF, etc.).

Cette vérification doit être faite "à la conclusion du contrat" et "tous les 6 mois" jusqu’à la fin de son exécution.

2.Moyens de preuve concrets (article D. 8222-5 du Code du travail)

Le dirigeant (ou l’entité) est réputé avoir respecté son obligation de vigilance s’il se fait remettre :

- Une "attestation de vigilance" délivrée par l’URSSAF (ou l’organisme compétent), datant de moins de 6 mois, prouvant que le prestataire est à jour de ses déclarations et paiements de cotisations sociales (ou respecte un plan d’apurement).

- Un extrait Kbis (ou équivalent) récent attestant de l’immatriculation.

L’authenticité de l’attestation de vigilance doit être vérifiée en ligne sur le site de l’URSSAF (via le code de sécurité).

3. "Dans le cadre des marchés publics (Code de la commande publique)" 

   Les acheteurs publics (y compris les entreprises publiques soumises au CCP) ont des obligations renforcées :

- Vérifier la "régularité fiscale et sociale" des candidats avant attribution (articles L. 2141-2, R. 2143-3 et suivants).

 - Exiger l’attestation de vigilance pour tout contrat supérieur ou égal à 5 000 € HT

 - Rejeter la candidature si le prestataire n’est pas en règle.

   Ces vérifications sont obligatoires pour éviter l’attribution à une entreprise en infraction.

Conséquences en cas de non-respect

Si le dirigeant ou l’entreprise publique ne procède pas à ces vérifications et que le prestataire est ultérieurement condamné pour "travail dissimulé" (ou manquement grave aux obligations sociales), l’entreprise publique peut être tenue "solidairement responsable" (article L. 8222-2 du Code du travail) du paiement :

- Des cotisations sociales impayées.

- Des majorations et pénalités.

- Des impôts, taxes et rémunérations dues.

Cela peut représenter des sommes très importantes, et la responsabilité peut être engagée au niveau de l’entité (et indirectement de ses dirigeants en cas de faute de gestion caractérisée).

Enfin, s'agissant de la spécificité pour les dirigeants

Les dirigeants d’entreprises publiques (comme celles de l'Audiovisuel public Radio France et France Télévisions) ont une obligation de "bonne gestion" et de "vigilance" (similaire à celle des dirigeants de droit privé). Le non-respect de ces vérifications peut engager leur responsabilité civile (faute de gestion) ou , pénale dans des cas spécifiques (si lien avec complicité de travail dissimulé).

En résumé : Toutes ces obligations de vérification(via l’attestation de vigilance URSSAF notamment) pour les prestataires, sont impératives et parfaitement cadrées par des lois.

Ces obligations qui vise principalement à lutter contre le travail dissimulé et/ou à garantir la régularité sociale des cocontractants, s’appliquent pleinement aux entreprises publiques

Le blog CGC Média le rappelle à Jérémie Patrier-Leitus qui en tant que député de Trouville, de Lisieux et plus globalement du Calvados doit assurément les connaitre. 

Ces rappels et suspicions qui semblent indiquer des manquements répétés aux règles sociales et fiscales françaises, érodent sa crédibilité en tant que leader responsable. Un véritable champion s'il prétend dominer le marché, devrait avant tout respecter scrupuleusement les normes du travail et des contributions sociales, sous peine de voir son statut remis en cause par les autorités et l'opinion publique.


Ce 19 février 2026, Rachida Dati est toujours officiellement ministre de la Culture…Dis moi Céline !

Ce 19 février 2026, Rachida Dati est toujours officiellement ministre de la Culture…Dis moi Céline !

Aujourd'hui, le 19 février 2026, Rachida Dati est toujours officiellement ministre de la Culture (on voit encore son agenda sur le site du ministère pour la semaine en cours, et elle apparaît dans des actualités récentes en tant que telle, comme des discours ou des polémiques liées à sa campagne).

Le nom qui revient le plus fortement et de manière insistante dans les médias  est Catherine Pégard. Ancienne conseillère culture de Nicolas Sarkozy, ex-présidente du château de Versailles (2011-2024), elle conseille Emmanuel Macron à l'Élysée depuis septembre 2025 sur les questions culturelles, et aurait la préférence du président lui-même qui pousserait sa candidature. Il y a peu Le Canard enchaîné dans son article « États  dame rue de Valois », ajoutait au nom de Catherine Pégard pour remplacer Rachida Dati, celui d’Aurore Bergé encore et toujours ministre (4 fois ministre sous Borne, Attal, Bayrou, Lecornu...elle fait jeu égal avec Rachida Dati qui le sera une première fois sous Attal, puis reconduite au même poste 3 fois dont  Lecornu 1 et 2) !? Un peu de sérieux, tout de même.

Un nouveau nom bruisse dans les couloirs depuis quelques jours, surtout ceux de l’Assemblée nationale et de la commission d’enquête dont elle est vice-présidente - Celui de Celine Calvez ! 

Certains de celles et ceux qui la verraient bien rue de Valois expliquent que la députée Renaissance / Ensemble pour la République, Hauts-de-Seine 5e, est celle qui marque la plus  l'affrontement avec Charles Alloncle, le rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public dont elle est vice-présidente.

A ce titre chacun se souvient encore de l'accrochage avec ce dernier, il y a quelques jours, où elle refuse à Charles Alloncle une question supplémentaire en fin de séance (invoquant l'heure), lui reproche son retard, et finit par lui lancer dédaigneusement : « Fais un tweet si tu veux, si ça t’amuse »

Plus largement, Calvez (avec d'autres députés du bloc central) n'ont cessé d'accuser Charles Alloncle de transformer la commission en « chasse aux sorcières », en « spectacle » ou en tribunal médiatique, avec des fuites sur les réseaux et une focalisation excessive sur des éléments personnels des auditionnés. Elle a cosigné des courriers pour demander un rappel à l'ordre du rapporteur à Yaël Braun-Pivet.

Il se murmure même qu'elle pourrait comme un certain nombre d'autres de ses compagnons de route, ne pas adopter en commission le texte final du rapporteur qui permettrait sa publication. Dans ce cas, aucun document ne serait publié et les travaux seraient archivés sans suite publique !! 

Un scandale de plus dans cette République exemplaire que les Français chérissent jour après jour !!

Le mot de la fin, le blog CGC Média le laisse bien volontiers à la ministre quasi sortante qui devant cette même commission, interrogée (notamment par le rapporteur Charles Alloncle) sur des possibles conflits d'intérêts au sein de France Télévisions et de l'audiovisuel public en général, a répondu en dénonçant une « certaine forme de consanguinité dans certains milieux », qui « ne souffre d’aucun contrôle ». 

Elle a expliqué que dans ces cercles (professionnels, sociaux...sans oublier politiques), les gens viennent souvent « du même monde et du même milieu », ce qui fait passer d’un poste à un autre comme quelque chose de « normal », alors que cela pose problème et mérite des mesures de contrôle et de régulation plus strictes.

Ca ne s'invente pas !

https://youtu.be/eqe_7XOOE_I

PS: Niveau consanguinité, il a évidemment des champions