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mardi 30 septembre 2025

L'énorme entourloupe qu'avait prévu Ernotte pour réduire à quelques semaines la renégociation de l'accord d'entreprise qu'elle a dénoncé...


L'énorme entourloupe qu'avait prévu Ernotte pour réduire à quelques semaines la renégociation de l'accord d'entreprise qu'elle a dénoncé...

Jeudi dernier quatre syndicats (le trio CGT-FO-CFDT et le SNJ) avaient rendez-vous dans le bureau de la DRH de France Télévisions au sujet de la dénonciation de l’accord d’entreprise. L’échange n’étant ni cordial ni constructif vu le sujet, ces  derniers ont eu la surprise de voir se pointer à la réunion Ernotte qui a essayé de leur fourguer un accord de méthode (déjà tout prêt) prétextant fallacieusement qu'elle n’avait plus le choix maintenant que le rapport de la Cour des comptes qui était sorti, demandait sa mise œuvre !

Un accord de méthode: « C’est un accélérateur d’emmerdements » nous confiait une spécialiste qui connait bien ce type de procédé très vicieux.  La signature de cet accord de méthode par certains syndicats qui en dix ans ont signé tous les accords que leur a présenté l'ex-Orange, réduirait à trois fois rien les  27 mois (24 + 3 de préavis) de négociations afin de  parvenir à un texte de substitution.

L'énorme entourloupe qu'avait prévu Ernotte pour réduire à quelques semaines la renégociation de l'accord d'entreprise qu'elle a dénoncé...

POUR LA CGC, IL EST HORS DE QUESTION DE SIGNER CE SOURNOIS ACCORD DE MÉTHODE.

D’AILLEURS, IL N’Y A PAS BESOIN DE MÉTHODE PUISQUE ERNOTTE  A DEJÀ CHOISIE CELLE DU CONFLIF, EN DÉNONÇANT L’ACCORD COLLECTIF…DONC PAS D’ACCORD DE MÉTHODE QUI TUERAIT DANS L’ŒUF TOUTE DISCUSSION ! 

Quant au rapport de la Cour de comptes qui l'imposerait ou encore le supposé vote en Conseil d'Administration pour le permettre, personne n'a oublié la date du 10 juillet dernier jour où elle a fait son annonce urbi et orbi, de la casse de la couverture sociale réservée aux salariés...qu'elle avait justement annoncé la veille aux quatre syndicats de France Télévisions précités, sachant que les journalistes qui dépendent de leur propre convention étendue seront moins impactés.

La date du 10 juillet 2025correspond à celle de la délibération du projet de rapport de la Cour des comptes intitulé « France Télévisions, exercices 2017-2024 » ainsi qu'à l'annonce, lors du conseil d'administration de France Télévisions ce même jour, de la dénonciation de l'accord collectif de 2013. 

La date du 10 juillet 2025correspond à celle de la délibération du projet de rapport de la Cour des comptes intitulé « France Télévisions, exercices 2017-2024 » ainsi qu'à l'annonce, lors du conseil d'administration de France Télévisions ce même jour, de la dénonciation de l'accord collectif de 2013. 


Ce rapport, publié le 23 septembre 2025 qui pointe "une situation financière critique" pour le groupe public, appelle à des réformes structurelles urgentes dont la dénonciation de l'accord collectif à FTV, jugé "trop rigide et freinant la transformation de l'entreprise" (dixit Ernotte et sa suite) que la rue Cambon Cour salue d'ailleurs explicitement comme "courageuse mais aussi comme une étape indispensable pour assurer la pérennité de France Télévisions, dont les capitaux propres sont désormais inférieurs à la moitié du capital social, menaçant même une dissolution potentielle d'ici fin 2026".

D'où les interrogations de plus en plus prégnantes de beaucoup d'observateur : Et si la rédaction du rapport avait été faite sur propositions d'Ernotte adressées à la Cour qui l'avait invité à lui faire ses observations dans le cadre du prérapport qui lui avait été adressé.... après avoir eu l'assurance, évidemment, que le tout ne serait publié qu'après son 3ème parachutage orchestré en amont, lui permettant de poursuivre la casse sociale démarrée à l'été 2015.

Un rapport à plusieurs mains en quelques sorte avec, chacun l'aura compris, le concours d'Ajdari and co pour aller dans le sens du vent qui soufflait depuis le château via une petit nombre de conseillers jamais avares de conseils quand il s'agit de mettre u peu plus la pagaille !

Personne n'est dupe et la Commission d'enquête qui démarre à l'Assemblée nationale sous l'égide du député Charles Alloncle avec des convocations sous serment, n'aura guère de mal à mettre tout cela en lumière.

D'ici là, il n'est pas une seule seconde question qu'un syndicat signe cet accord de méthode...Un accord de méthode, « C’est un accélérateur d’emmerdements »  nous disait une spécialiste de la chose… Car en signant cet accord de méthode, les  27 mois (24 + 3 de préavis) de négociations pour parvenir à un texte de substitution n’existe plus. 

En France, dans le cadre d'un accord de méthode, si le délai de mise en œuvre d'un projet (en l'occurrence, la renégociation d'un accord collectif) est supérieur au 12 mois légaux comme c'est le cas conventionnellement à France Télés, la signature de cet accord peut avoir un impact sur les obligations légales, notamment en matière de préavis et du délai de négociations.

Un accord de méthode, « C’est un accélérateur d’emmerdements »  nous disait un spécialiste de la chose… Le signer c’est se tirer une balle dans le pied.Un accord de méthode, prévu par le Code du travail, permet de définir les modalités de consultation du comité social et économique (CSE) et d'adapter certaines contraintes légales, y compris les délais, pour mieux répondre aux besoins des parties. Si l'accord  est signé, il peut effectivement dispenser de certaines obligations de préavis ou ajuster les délais, à condition que cela respecte les dispositions légales en vigueur comme le délai de 3 mois maximum d'information/consultation(vu l'étendue d'application sur tout le périmètre de FTV) qui revient au CSE...et ce quelque soit son avis.

Bien tenté pour le trio Moscovici/Ajdari/Ernotte...mais malheureusement éventé grâce au blog CGC Média.


lundi 29 septembre 2025

A France Télés, le farceur sonne toujours trois fois

A France Télés, le farceur sonne toujours trois fois 

LE SUSPENSE était insoutenable. Fraîchement nommé par Macron, le nouveau président de l'Arcom, Martin Ajdari, a sagement suivi la voie de ses prédécesseurs en choisissant Delphine Ernotte comme patronne de France Télévisions, lui offrant au passage un record: trois mandats à la tête de la télé publique ! 

En 2015, Olivier Schrameck, cornaqué par Hollande, avait signé le premier exploit: imposer à la présidence de France Télés une ancienne d'Orange ne connaissant rien à l'au- diovisuel public. En 2020, Roch-Olivier Maistre, sans froisser Macron, réalisait la deuxième prouesse: renouveler Ernotte, dont la principale création, la chaîne Franceinfo TV, plafonnait à 0,6 % d'audience. 

Mais voilà qu'en 2025 Ajdari trouve la perle toujours aussi rare. Et ce n'est pas faux: pour la première fois de son histoire, France Télés affiche, cette année, un déficit de plus de 70 millions d'euros ! 

La liste des autres réussites d'Ernotte est longue. La fameuse Franceinfo TV, qui devait être « la première chaîne d'info en continu », caracole aujourd'hui à... 0,8 % d'audience, en dernière position, loin derrière CNews, BFMTV et même LCI. La pédégère sortante a pourtant liquidé la télé de l'outre-mer, France Ô, au prétexte qu'elle plafonnait sous 1 % d'audience. 

Ernotte, c'est aussi le fiasco Salto, cette plateforme montée avec TF1 et M6 qui devait être, sans rire, un « Netflix à la française ». Résultat: Salto a fait un saut périlleux de 200 millions d'euros de pertes, avant de disparaitre corps et biens.

Ernotte, enfin, c'est un service public un peu spécial. Un millier de postes supprimés en dix ans. Une proximité dérangeante avec le géant Mediawan, gavé chaque année de plus de 100 millions d'euros de commandes de programmes. Et une belle promesse, lancée en 2020, de consacrer 500 millions d'euros par an à la création française. Las, elle dépasse péniblement les 410 millions depuis... 

En entamant sa carrière, en 2015, Ernotte avait fanfaronné avec une formule restée célèbre: «Avec moi, ce sera fromage et dessert! » Autrement dit, le maintien de la redevance audiovisuelle et le retour de la publicité le soir. Mais rien n'est jamais arrivé. 

Dix ans plus tard, avec Ernotte, c'est plutôt... un café et l'addition ! 

C. N. 

La traversée du dessert 



Ernotte chante qu'elle étudie porter plainte contre CNews ? Allo la terre!

Ernotte chante qu'elle étudie porter plainte contre CNews ? Allo la terre !

Déficits cumulés rapportés : Selon le rapport de la Cour des comptes, France Télévisions a accumulé 81 millions d'euros de déficits nets entre 2017 et 2024

Les capitaux propres du groupe ont chuté de 294 millions d'euros en 2017 à 179 millions en 2024, un niveau jugé « critique » car inférieur à la moitié du capital social depuis 2021. Cela expose l'entreprise à un risque de dissolution légale d'ici fin 2026 si aucune mesure n'est prise (recapitalisation ou réduction de capital).

Le budget adopté par le Conseil d’Administration (l’ensemble des administrateurs est pénalement responsable en cas de présentation de comptes bidonnés) prévoit un déficit net de 40 à 41,2 millions d'euros.

« Une première en neuf ans » baratine Ernotte qui, depuis 2015 chaque année, se fait mousser avec des communiqués de propagande avec lesquels elle se dresse des louanges sur de soi-disant  comptes à l’équilibre malgré le précédent rapport de la Cour des comptes de 2016 qui parle déjà « d’impasse financière » puis la recapitalisation de France Télévisions  à hauteur de 32 millions d’euros en 2023 avec l’argent des Français (¤) et aujourd’hui le constat de la rue Cambon intervenu après son parachutage qui alerte sur la possible disparition de l’entreprise.

L'ensemble des médias à part une poignée de passeurs de plats, est virulent. Une majorité, entre autres, Le Point, BFMTV, CNews qui a même ouvert nombre des es JT avec la pliante de la CGC pour faire annuler l'indécent 3ème parachutage ernottien (*), Europe 1, La Dépêche du Midi, Contrepoints, Le Figaro, etc...dénonce les « gabegies », une « mauvaise gestion » et des « dérives » (frais excessifs, rigidité), qualifiant la situation de « particulièrement critique », d'« impasse » ou de « non soutenable ».

« Non soutenable »...quand on pense que l'Arcom d'Ajdari et de ses acolytes a fondé sa décision de maintenir l'ex-Orangeparce qu'elle aurait collé à l'un des 3 critères   primordiaux fixés, à savoir "la soutenabilité financière" !!l Mensonges et foutaises....

Comme si Ernotte n'avait pas assez raconté de bobards chaque jour passé de ces dix dernières années, la voici qui indique au JDD qu'elle étudie porter plainte contre CNews pour «dénigrement» !? 

Celle-là même qui déblatère depuis une dizaine de jours sur les journalistes de CNews qui "ne feraient pas la même chose que ceux de France Télés et seraient d'extrême droite" au sein de la chaîne du groupe de Vincent Bolloré.

(*)

https://youtu.be/Pe0T8gFdLR4?si=9HGkgI7RxKVicZT-

(¤)






dimanche 28 septembre 2025

Pas question de réduire la voilure de France Télés qui lutte contre la concentration de media privés dans les mains de médias extrêmes !

Pas question de réduire la voilure de France Télés qui lutte contre la concentration de media privés dans les mains de médias extrêmes !

Après Aude Dassoville dans Le Monde, c'est au tour de Marc-Olivier Fogiel sur RTL d'interroger l'ex-Orange qu'il aurait pu rejoindre à FTV, selon les bruits de mars dernier. 

L'interview est aussi lunaire que ce celle parue dans le quotidien précité.

A l'ex-patron de BFM TV  - vous savez, l'autre groupe privé qui concentrerait les pouvoirs contre celle qui les combattrait  - elle va lancer : « Lorsque les médias privés se concentrent dans les mains de quelques-uns [Le groupe Bolloré avec CNEWS que l'ex-Orange qualifie de média d'extrême droite, ndlr]  est-ce que vraiment c’est le moment d’aller réduire la voilure de cette maison commune qu’est France Télévisions ? Cette maison qui s’adresse à tous, qui accueille tout le monde et qui parle à 80 % des gens chaque semaine. »

Autrement dit la France peut bien s'écrouler et 7% à 8% des Français tomber sous le seuil pauvreté, il n'est pas question qu'Ernotte dépense moins puisqu'elle réclame plus pour combattre ces médias extrêmes  !

« Une maison qui s’adresse à tous, c’est bien la critique qui vous est faite et c’est l’autre aspect de la polémique de rentrée. Manifestement lorsque vous disiez devant l’Assemblée nationale que vous vouliez une société France Télévisions qui n’est pas là pour montrer en Société telle qu’elle est mais telle qu’on aimerait qu’elle soit, on vous reproche une forme de partialité dans vos programmes et CNews d’une certaine manière, que vous êtes une chaîne engagée à gauche »  demande  M-O.F. à celle qui s'excite toute seule au micro. 

« Alors ces propos ont été complètement sortis de leur contexte. D’ailleurs même CNews l'a dit. [Ah bon ? ndlr] Je disais ça à propos de la féminisation parce qu’on a 50 % de femmes sur les antennes [Ce qui est totalement faux, ndlr] mais on n’a pas 50 % de femmes en responsabilité dans la Société.  Donc voilà, je clos cette parenthèse. La question fondamentale, c’est en effet, comment est-ce qu’on démontre le pluralisme, la diversité des opinions sur le service public ? C’est une question légitime en fait, de la part de tous nos concitoyens… ».

Question qui n'en est donc plus une puisque "la dame du Majestic" a tranché ! Enfin, couturière du bobard à grande échelle, l’ex-Orange va se féliciter de son choix au 20 heures en expliquant que c’est une réussite et surtout que la présentatrice de « Quelle époque » ferait des prouesses alors qu’elle totalise en moyenne, 200 000 téléspectateurs de moins qu’Anne-Sophie Lapix et ne cessede creuser l’ecart avec TF1 (entre 1,5 et 2 millions de moins chaque soir).

« Vous avez nommé Léa Salamé au 20 heures de France 2. Satisfaite de sa rentrée qui a un peu de mal ? » plaisanterait presque M-O.F qui interpelle la "constante satisfaite" qui se congratule malgré la réalité qui est évidemment tout autre : « Je suis très fière de ce que fait Léa Salamé au 20h. Je suis très fière de ce que fait Léa avec l’ensemble de la Rédaction. Je trouve que c’est un Journal de très très grande qualité et je trouve que ça se passe très bien et on a augmenté les audiences. Elle a battu un record qu’on avait pas atteint depuis quelques temps. Moi je suis extrêmement confiante. Toute la rédaction est derrière, je suis extrêmement ravi de ce journal.»

Le mot de la fin, nous le laissons à Claude Guéant, oh pardon à Henri Guaino, interviewé sur le plateau du 20H de Léa Salamé : « Combien de jours faudra-t-il encore à Ernotte avant qu’elle donne sa démission ? Surtout qu'elle arrête de raconter n’importe quoi sur les plateaux radio télé comme auprès de certains titres de presse amis, en collant ce faisant, une cible sur le dos des personnels de France Télévisons qui n'attendant qu'une chose: SON LIMOGEAGE...




https://youtu.be/CLQLHqWYQsA?si=R0_myTB_6gM2W8r8


samedi 27 septembre 2025

La France croule sous la dette mais Aude Dassonville sort Rima Abdul Malak pour tenter de voler au secours d’Ernotte.

La France croule sous la dette mais Aude Dassonville sort Rima Abdul Malak pour tenter de voler au secours d’Ernotte. 

Chacun connaît le dicton « c’est dans les vieux pots qu’on fait les bonnes soupes ». C’est probablement ce qui a inspiré la pro ernotienne journaliste du Monde qui est allé chercher Rima Abdul Malak qui quittera la France pour le Liban le 10 novembre prochain, afin de tenter de défendre l’ex-Orange qui en 10 ans aura quasiment détruit la télévision publique. 

L’ancienne ministre de la culture d’Emmanuel Macron (entre mai 2022 et janvier 2024) qui annonce au quotidien sa nomination officielle, jeudi 25 septembre, au poste de directrice du quotidien francophone L’Orient-Le Jour – ainsi que de sa version anglophone L’Orient Today et du supplément « L’Orient littéraire », se demande comment « trois blagues d’humoristes ou deux journalistes qui seraient perçus par certains comme étant de gauche, occulte tout ce que l’audiovisuel public permet par ailleurs. »

Puis d’ajouter « Il est incompréhensible que si peu de voix s’élèvent pour soutenir l’audiovisuel public » en n’oubliant pas au passage de taper sur Emmanuel Macron et ses gouvernements dont elle a fait partie, faut-il le rappeler. « Ce qui m’inquiète aujourd’hui, ce sont les grosses coupes budgétaires. Comment les entreprises pourront-elles déployer les moyens humains et financiers nécessaires à leurs priorités si elles sont accaparées par la recherche d’économies et la construction d’un Meccano institutionnel ? » déclare l’ex-conseillère culture et communication d'Emmanuel Macron à l'Élysée entre décembre 2019 et mai 2022.

Il faut quand même oser. En France, le seuil de pauvreté en France, est quasiment aujourd’hui de 10 millions d’âmes, selon les normes de l'INSEE mais il n'est pas question qu'Ernotte fasse "sans fromage et dessert". Il y avait voilà deux ans, environ 9,8 millions de personnes en France métropolitaine vivant sous ce seuil, en augmentation donc mais Rima Abdul Malak sans aucune retenue explique que « les entreprises publiques de l’audiovisuel ne peuvent remplir leurs missions elles sont accaparées par la recherche d’économies et la construction d’un Meccano institutionnel ? »

Il faudrait quand même que les plus fragiles de notre Société se mettent bien ça dans le crâne, tout de même. 

Puis d’ajouter comme si l’indécence n’avait aucune limite « Si j’ai toujours estimé qu’il y avait des réformes à mener - j’avais d’ailleurs obtenu à l’automne 2023, qu’une part variable du budget de l’audiovisuel public (alors en hausse) soit conditionnée à des projets de transformation et de modernisation - j’ai toujours pensé, comme Roselyne Bachelot ministre de la culture de 2020 à 2022 [qui ne défend absolument pas Ernotte, ndlr], qu’il n’est pas nécessaire de changer de gouvernance. »

Là, au moins le soutien à Ernotte est clair. Sauf qu’elle n’a rien compris et que ce qu’elle fait avec cette interview est totalement hors sol mais extrêmement grave. 

C'est justement à cause des nombreuse sorties de route ernottiennes - l'un des plus échecs étant celui de  de Salto liquidé en 2 ans et demi avec 90M€ de l'argent des Français jetés à la poubelle  - que la Cour des comptes alerte sur la situation de faillite dans laquelle se trouve France Télévisions  et sur laquelle le blog CGC Média n'a jamais cessé d'alerter depuis 10 ans articles et preuves à l'appui

A commencer par la comptabilité analytique qu'elle s'était engagée à mettre en place dès son premier parachutage en 2015 puis en 2020 et 2025 mais qu'elle n'installera jamais, évidemment.

Pourtant Aude Dassonvillle n'hésite pas à en remette une couche et à chanter la  chanson  de "la dame du Majestic" (*) "Après Delphine Ernotte Cunci et le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, Mme Abdul Malak s’inquiète des économies réclamées à l’audiovisuel public." 

Qui a pioché à 2 reprises dans le capital social de l’entreprise ? A tel point que l'État  avait déjà du réinjecter 32M€ de l'argent des Français en 2023 dans France Télés et que le socialiste Pierre Moscovici président sortant de la Cour qui parlait déjà "d'impasse budgétaire" dans le rapport de 2016, alerte aujourd'hui dans ce nouveau le rapport:  "Conformément au code du commerce, du fait même que ses capitaux propres sont inférieurs au capital social de l’entreprise, "obligeant l’Etat actionnaire à prendre, avant le 31 décembre 2026, des mesures de rétablissement des fonds propres ou de réduction du capital social", faute de quoi la possibilité d'une dissolution est bien réelle" 

(¤) A titre d'exemple, le coût de production de l'émission "C à vous", diffusée quotidiennement sur France 5 et produite par Troisième Œil Productions (filiale de Mediawan), s'il n'est pas divulgué de manière pointue, se situerait entre 10,4 et 15,6 millions d'euros 

Selon une enquête du Parisien publiée en 2015, le coût de production s'élevait déjà à environ 40 000 euros par émission (incluant les salaires, le décor, la technique et les invités). Une estimation plus récente, datant de 2018 et publiée par Capital, porte ce coût à 50 000 euros par émission, reflétant une légère augmentation liée à l'inflation et à l'évolution du format (nouveau plateau en 2019, ajouts de chroniques). Le tout pour une audience moyenne d'environ 934 000 téléspectateurs, rendant l'émission particulièrement rentable pour France Télévisions (coût de 42 euros pour 1 000 téléspectateurs).

La Cour des comptes, dans son rapport du 23 septembre 2025 sur les finances de France Télévisions, pointe des surcoûts généraux dans la production externe (10-15 % en moyenne par rapport à l'interne), avec des audits spécifiques sur des émissions phares comme C à vous. Cela suggère que le coût réel pourrait être légèrement supérieur aux estimations de 2015-2018, potentiellement autour de  55 000 euros par émission en 2025, en raison de l'inflation (environ +20 % cumulée depuis 2015)...

"Mediawan, via Troisième Œil ''créee en 2015 par Capton, Pigasse et Niel) bénéficie de marges "confortables" sur ce type de programmes, comme relevé par la Cour, mais l'émission reste l'une des plus efficientes du service public en termes de coût-audience."

Alors, une peu de décence madame Dassonville avant de défendre celle qui tente de se rattraper aux branches, en claironnant encore hier dans la presse "J'assume ce que je dis"....

Au lieu d'assumer ce qu'elle a fait de la télé publique en laissant filer toutes les dépenses mais surtout en favorisant  de façon éhontée, un trio de sociétés de de productions amies : Médiawan, Banijay et Brut dont la vente estimée à 280M€ doit réjouir le vendeur qui, toutes 3 ont fait leur beurre sur le service public, en tondant la bête année après année. (¤)

(*)

















vendredi 26 septembre 2025

La Cour des comptes avait choisi d'inverser l'ordre initial de ses rapports, en faisant passer celui de FTV derrière Radio France.

La Cour des comptes avait choisi d'inverser l'ordre initial de ses rapports, en faisant passer celui de FTV derrière Radio France. 

La Cour des comptes qui devait publier le rapport sur France Télés à l'automne 2024 a changé son fusil d'épaule et publié un rapport sur Radio France au début de l'année 2025. 

Initialement, la Cour des comptes prévoyait de rendre public son rapport sur France Télévisions "avant" celui sur Radio France, dans le cadre d'une séquence de contrôles programmés sur les grands acteurs de l'audiovisuel public. Cependant, l'ordre a été inversé, avec le rapport sur Radio France publié en premier (début 2025), suivi de celui sur France Télévisions le 23 septembre 2025. 

Cette "inversion" apparente du calendrier - où Radio France a été auditée en premier, suivie de France Télévisions après le processus de renouvellement  pour la présidence de France Télévisions - ne serait pas, selon la Cour "un changement structurel officiel, mais plutôt une coïncidence liée à la planification interne de la Cour". Waouhhhh ! Elle interviendrait "dans un contexte de tensions budgétaires accrues pour l'audiovisuel public avec une réduction dans les dotations et dans le contexte du débats sur le projet de holding porté par la ministre de la Culture Rachida Dati avant sa démission"

Cette décision n'a pas été explicitement motivée dans les documents officiels de la Cour mais elle avait été évoquée dans plusieurs analyses journalistiques comme "une possible adaptation du calendrier" pour "des raisons d'actualité ou de priorités institutionnelles".

De quelles  raisons d'actualité ou de priorités institutionnelles, pouvait-il bien s'agir ? 

Il n'a avait aucune raison de faire passer le rapport de Radio France avant celui de FTV encore moins de prétendre "adapter le calendrier" :

aucune priorité institutionnelle évidemment, le mandat de Sibyle Veil qui avait été reconduite à la présidence de Radio France pour un mandat de cinq ans à compter du 16 avril 2023, c'est-à-dire jusqu'en 2028...était loin d'arriver à terme.

aucune raison d'actualité non plus, concernant la Maison ronde - c'est même tout le contraire - car la seule actualité qui prévalait était celle du renouvellement de la présidence de France Télés, au printemps 2025.

Historiquement, le calendrier de ces audits suit un rythme approximatif de 7 à 9 ans entre deux rapports sur la même entité. Pour France Télévisions, le précédent rapport qui datait de 2016 alertait sur une "impasse financière" fut réellement un coup d'épée dans l'eau. En toute logique si la situation de France Télés était déjà préoccupante dès 2016, pourquoi diable avoir décidé qu'elle n'était plus prioritaire ?  

Ernotte qui dès 2015 par exemple, racontait au CSA (Arcom aujourd'hui) qu'elle allait mettre en place une comptabilité analytique dont la Cour des comptes allait souligner l'impérieuse nécessité l'année suivante (après un jugement de France Télévisions où Martin Ajdari son directeur financier figurait en bonne place), n'a évidement rien fait. Pire, elle a refait la même annonce devant ROM et sa troupe en 2020, toujours sans bouger et a remis le couvert en 2025 alors que l'IGF publiait  un an plus tôt un rapport au vitriol (*) dont la Cour des comptes et l'ARCOM (#) avaient bien naturellement pleine connaissance.

(#) L'ARCOM dans « l’Avis motivé sur les résultats de la société France Télévisions de 2020-2024 »  qu'il rendait également public, allait même jusqu'à énoncer clairement, entre autres sur les pages 120 et 121 les artifices comptables utilisés par l'entreprise publique dans la présentation de ses comptes :  

« France Télévisions souligne s’être maintenue à l’équilibre d’exploitation sur l’ensemble de la période 2019-2023, conformément à l’objectif fixé par le COM. Cet équilibre s’entend « hors éléments non récurrents »le groupe ayant corrigé l’agrégat comptable de façon à neutraliser les coûts liés au projet Salto et au plan de départs. 

L’indicateur du COM a ainsi été corrigé en ce sens a posteriori. Les coûts de Salto [estimés à 90M€ et non 50 comme certains voudraient le faire croire, ndlr] considérés comme non récurrents ont en pratique été imputés chaque année jusqu’à l’extinction de cette société en 2023.

En outre, en 2023, après l’abandon du projet Salto qui met fin à la correction, l’équilibre du résultat d’exploitation a résulté d’une modification des modalités d’amortissement comptable des programmes, qui représente selon les tutelles une amélioration de 30 M€/an. Sur l’ensemble de la période, l’équilibre d’exploitation doit ainsi être resitué dans un contexte de retraitements comptables.»

Qui peut gober à présent ceux qui racontent que la Cour et l'ARCOM  ne savaient pas et surtout avaient chacune leur propres "priorités"Le 7 avril dernier le blog CGC Média publiait un article intitulé "Indigne courrier d’un proche ernottien à la Cour des Comptes pour ne surtout pas rendre son rapport visant France Télés avant que l’ARCOM se soit laissé endormir ! "

Tout cela va se terminer devant la Justice grâce aux plaintes déposées par la CGC de l'Audiovisuel. La dernière en date comme chacun le sait, vise à faire annuler au Pénal la mascarade du 14 mai dernier, sans parler de la commission d'enquête qui démarre à l'Assemblée nationale sous la conduite du député rapporteur Charles Alloncle où les dirigeants et autres huiles de France Télévisions vont devoir s'exprimer sous serment. Il en dira quoi de "ses échanges" avec la Cour,  le monsieur "bons offices" ernottien en question ? 

La prochaine procédure, toujours au pénal, devrait intervenit pour"présentation volontairement erronée d'un bilan financier (ou plus largement de comptes annuels inexacts)" 

En droit français, la présentation volontaire d'un bilan financier erroné (ou plus largement de comptes annuels inexacts) constitue une infraction pénale grave, qualifiée de délit d'image infidèle des comptes ou de présentation de faux bilan. 

Cette infraction vise à sanctionner les dirigeants qui, sciemment, donnent une image erronée de la situation financière, des résultats ou du patrimoine de l'entreprise, souvent dans le but de dissimuler des difficultés ou de tromper des tiers (associés, investisseurs, banques, etc.). Elle est régie principalement par le Code de commerce, avec des implications possibles dans le Code pénal pour des qualifications connexes comme l'escroquerie ou l'abus de biens sociaux.

Ernotte aura tout loisir d'expliquer ses propos tenus aux "200 top managers de France Télévisions" au webinaire d'août, où elle torpillait copieusement le groupe Canal+ propriété de Vincent Bolloré avec cette incroyable sortie de route sur Maxime Saada expliquant, en sorte, la différence entre privé et public : « En fait, quand on est une entité dans un groupe, même une filiale dans un groupe, on peut toujours noyer le poisson entre les différentes activités;  le groupe [Public donc payé par les Français, en opposition avec ce qui suit, ndlr] prend en charge.

Quand vous êtes une entreprise cotée [Privé évidemment, ndlr] vous devez vous défendre par vous-même.." 

Faire monter certains syndicats au créneau pour expliquer qu'"il faut un audiovisuel fort [qui dit le contraire ? ndlr] et contester la vision de la Cour "Loin de s'en prendre aux défaillances de l'État en matière de financement de l'audiovisuel public" en dénonçant sa façon de faire avec son lot "d'imprécisions" en écrivant "Si les représentants de la Cour des compets avaient fait un travail sérieux...", en prévoyant "des relations sociales qui n'ont pas fini de se tendre envers des gouvernants qui devraient commencer par montrer l'exemple" [certes, ndlr] ne règlera pas la situation de faillite du groupe dont Ernotte et bien responsable surtout après le dernière recapitalisation de 32M€ en juin 2023

(* IGF) (Les premières pages du rapport ci-dessous avec le lien pour y accéder) 

jeudi 25 septembre 2025

Ernotte continue sa pitoyable propagande et Emmanuel Macron s'écroule.

Ernotte continue sa pitoyable propagande et Emmanuel Macron s'écroule.

A peine le rapport de la Cour des comptes qui met en lumière l'incurie régnant  depuis  10 ans au sein de France Télés, au point de qualifier la situation de "critique" au point qu'elle pourrait déboucher sur une dissolutionl'ex-Orange se décernait un nouveau satisfécit totalement hallucinant  et totalement bidon qui plus est.

Extrait :

"La Cour des Comptes a présenté ce jour, mardi 23 septembre, son rapport intitulé « France Télévisions, exercices 2017 – 2024 »

L’entreprise prend acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations structurantes engagées ces dernières années...et souligne « la progression des audiences, à la fois linéaires et numériques », la plateformisation réussie de l’entreprise autour de France.tv et franceinfo ou encore le développement de nouveaux formats adaptés aux réseaux sociaux, pour toucher tous les publics..." 

Cette soi-disant progression des audiences qui s'écroulent pourtant chaque jour un peu plus comme le montrent sans cesse les scores publiés au quotidien, l'ex-Orange a dû la rêver ! Il suffit de constater, l'énorme catastrophe pour la dernière audience de France 2 avec son documentaire sur le rainbow warrior en prime time qui n'a réalisé que 3,7% de part de marché, plaçant la chaîne au septième rang national sur le public. 

Le deuxième épisode, diffusé entre 22h00 et 22h53, a pour sa part n'a réuni que 807 000 téléspectateurs, soit 5,6% de part d’audience auprès des quatre ans et plus. France 2 s’est cette fois positionnée à la quatrième place sur le public global.

Ernotte pourrait peut-être se réjouir d'un autre flop et pas des moindresL'interview d'Emmanuel Macron qui intervenait à la tribune de l'ONU, annoncée tout au long de la journée d'hier par BFMTV à grand renfort de bandes-annonces et des bandeaux occupant l'antenne et qui se voulait un événement national voire international, n'a jamais attiré aussi peu de téléspectateurs.

Pour évoquer cette actualité, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Patrick Sauce, chef du service Relations Internationales de BFMTV, depuis New York. Le résultat est catastrophique ! Jamais un Président de la République n'avait attiré aussi peu de monde avec une interview liée à l'actualité !

La veille, le président de la République avait reconnu officiellement l’État de Palestine au nom de la France lors de la 80ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU. "Audiences catastrophiques pour Emmanuel Macron hier la chaîne d'info en continu qui est battu par CNEWS et LCI en attirant moins de 340.000 personnes" 

"Jamais un Président de la République n'avait attiré aussi peu de monde avec une interview liée à l'actualité !" écrit exclusivité jeanmarcmorandini.com qui donne les chiffres "333.000 téléspectateurs, Emmanuel Macron sur BFM a été largement battue par Christine Kelly sur CNews qui fait quasiment le double avec près de 600.000 téléspectateurs (596.000), alors que David Pujadas sur LCI, parvient à prendre la deuxième place des chaînes info avec 379.000 personnes devant leur écran."

Seulement voilà, Franceinfo: reste toujours bonne dernière qui n'aura attiré que quelques dizaines de milliers de curieux seulement comme chaque jour de l'année.




mercredi 24 septembre 2025

La communication démentielle d’Ernotte qui a ruiné France Télés mais n'a pas encore été démissionnée !

La communication démentielle d’Ernotte qui a ruiné France Télés mais n'a pas encore été démissionnée !

Dans le Privé, après une telle déflagration à savoir le rapport de la Cour des comptes qui indique que la situation telle qu'elle est et dont Ernotte est totalement responsable  fait courir aujourd’hui à France Télévisions, le risque hallucinant  d’une dissolution (c'est à dire sa disparition, purement et simplement) elle serait déjà dehors.

La communication qu'Ernotte a osé publier, hier mardi 23 septembre où elle se félicite des bons résultats "L’entreprise prend acte des nombreux constats positifs formulés par la Cour et de la reconnaissance des transformations structurantes engagées ces dernières années" - totalement démentielle !! - est du même tonneau que les propos de Pierre Moscovici dans son adresse aux journalistes en conférence de presse que rapporte Le Monde

Le risque de dissolution qu'encoure la société France Télévisions "conformément au code du commerce, du fait même que ses capitaux propres sont inférieurs au capital social de l’entreprise, « obligeant l’Etat actionnaire à prendre, avant le 31 décembre 2026, des mesures de rétablissement des fonds propres ou de réduction du capital social" ne serait qu'un « cas d’école » a souligné le socialiste Pierre Moscovici président sortant de la Cour, tentant par cette hallucinante réflexion d'épargner la socialisante et fautive ex-Orange. Autrement dit le Code du commerce, on s'assoit dessus ! 

Pourtant n'en déplaise à Pierre Moscovici, en France, une entreprise dont les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social peut-être réputée en faillite, selon l'article L. 225-248 (pour les SA) . Se trouvant dans une situation de perte de la moitié du capital social, elle peut donc faire l'objet d'une dissolution. 

Les dirigeants doivent convoquer dans les 4 mois suivant l'approbation des comptes ayant constaté cette situation, une AGE (Assemblée Générale Extraordinaire) où les administrateurs devront décider soit  de continuation de l'activité avec un plan pour reconstituer les capitaux propres (par exemple, recapitalisation, réduction du capital social, ou autres mesures) soit de la dissolution anticipée de l'entreprise faute de pépettes à mettre au pot ! 

Si aucune décision n'est prise, tout intéressé (par exemple, un créancier) peut demander la dissolution judiciaire de l'entreprise.

NB: Il est bien spécifié "dans les 4 mois suivant l'approbation des comptes" (¤) Faut-il encore qu'ils n'aient pas fait l'objet d'une présentation fallacieuse le 13 mars 2025 lorsque le CA les a approuvés !

C'est ce qui interroge ici, à lire ce qu'écrit la Cour « Les déficits d’exploitation cumulés, s’ajoutant à des besoins d’investissement importants bien que justifiés, se sont accompagnés d’une forte érosion de trésorerie et d’une baisse vertigineuse des capitaux propres » car là, c'est du Pénal pour toutes celle et ceux qui se sont livrés à un tel exercice, à commencer par l'ensemble des membres du Conseil d'Administration (¤) qu'Ernotte mouille à chaque fois dans sa propagande permanente 

(¤)

Dire qu'il y a quelques mois, la bientôt quadruple ministre de la Culture d'un gouvernement Macron, faisait un forcing éhonté auprès des députés pour qu'ils valident le retour de l'ORTF en fusionnant les sociétés de l'Audiovisuel, le tout sous forme d'une holding dont Ernotte qui militait tous azimuts pour le projet, aurait pris la tête.

Le blog CGC Média a dénoncé des dizaines de fois le procédé qui consistait à mettre la poussière sous le tapis et planquer le plus rapidement possible la catastrophe industrielle qui se déroulait à France Télés dont beaucoup de monde avait pleinement conscience (*) - certes pas dans les termes du rapport de la Cour des comptes - mais qu'il ne fallait surtout pas ébruiter mais présenter comme une prouesse, année après année, particulièrement en Conseil d'Administration, alors qu'en réalité tous les indicateurs sont resté dans le rouge cramois depuis 2015.

(*) A commencer par l'actuel patron de l'Arcom, qui connait bien les rouages de France Télés pour en avoir été son directeur financier avant de rejoindre le cabinet de la ministre de la Culture puis de prendre les rênes du service de contrôle de la Tutelle, la DGMIC, dont la mère de son fils est en charge depuis plusieurs années.

Plus personne ne se demande aujourd'hui pourquoi le rapport de la Cour des comptes qui devait sortir avant même le soi-disant processus de désignation à la présidence de France Télés, ne sort que maintenant !   

Une des réactions les plus sensées que le blog CGC média a reçu parmi le nombre de commentaires indignés dont il a été destinataire et que nous avons décidé de publier, est la suivante.

Lorsqu'on pense à cette campagne de désinformation que nombreux journalistes de presse écrite surtout, ne sont pas privés de colporter sur le fait qu'Ernotte était la seule candidature possible, sans même avoir lu l'excellent projet de Frédérique Dumas qu'ils avaient évidemment tous reçu et toujours consultable sur le site de l'Arcom (bas de post) et ceux qui lui servaient la soupe hier encore malgré le rapport de la Cour, en espérant lui  sauver la peau ! 

Arcom - candidature à la présidence de France Télévisions - Projet stratégique de Frédérique Dumas

L'avis de la Cour des comptes est insupportable dans la mesure où c'est bien l'incompétence de celle qui venant des télécoms a été basculée sans aucune expérience sur France Télés, il y a 10 ans. Mais une Cour des Comptes socialisante tentant de sauver celle qui se revendique du même bord, d'un audiovisuel public dont le positionnement se montre bien éloigné d'un pluralisme pourtant essentiel et conventionnel, quoi d'étonnant ? Pierre Moscovici, hiérarque socialiste qui tente de venir au secours d'Ernotte égérie pénétrée de sa mission de gauche, afin de dissimuler le naufrage de France Télévisions, c'est encore et toujours le petit monde de l'entre-soi ? 

Comment peut on écrire que la majorité des français s'informe grâce à France Télévisions alors que les audiences sont en chute libre et que franceinfo tv n'a jamais dépassé 1% en 10 ans ? Rien sur les milliards d'euros distribués sur toute cette période, à une poignée de  sociétés de prod' privées - toujours les mêmes - à qui Ernotte signe et resigne de très juteux contrats ! 

Et ce serait aux salariés de payer la note comme la Cour des comptes l'indique ? Quel rapport? Ils ne dirigent pas l'entreprise et ne sont en rien responsable du désastre à France Télévision. Pourquoi alors le pointer du doigt en demandant que soit réformer leur accord collectif comme Ernotte imagine le négocier après l'avoir dénoncé en juillet dernier ?!

Pourquoi également désigner l'État comme responsable de cette gabegie alors que la Cour établit par exemple, entre 2019 et 2024, les frais de représentation à plus de 3M€ ?

Pourquoi prétendre enfin comme le fait Ernotte que l'entreprise aurait souscrit aux recommandations depuis le précédent rapport de 2016 au recommandations de la Cour alors que celle-ci tout comme le CSA à l'époque (ARCOM aujourd'hui) exigeait la mise en pace d'un comptabilité analytique voila quasiment dix ans, sans succès malgré les engagements d'Ernotte...renouvelant cette demande en 2020 restée lettre morte depuis que l'intéressée réitérait en 2025 comme "acquise"?