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jeudi 30 octobre 2008

TUP...arles, Charles! Voila pourquoi Carolis en parles

Le SNPCA-CGC, il y a quelques semaines avait publié sur le blog de la Fédération plusieurs articles sur les "modalités juridiques" soi-disant retenues, selon le natif d'Arles: à savoir un T.U.P. Pourquoi Carolis a-t-il mis en avant ce processus ?

Comme nous nous interrogions hier dans un "post" intitulé : "Les parlementaires seront-ils complices d’un Carolis qui ne sait plus quoi inventer pour tuer la télé publique?", voila donc pourquoi le T.U.P a retenu toute l'attention de ce dernier.

Tout simplement parce que dans le cadre du TUP, les IRP [Instances Représentatives du Personnel], dans cette configuration, n'ont pas à être ni informées, ni consultées.

Carolis préférerait sûrement ne plus avoir aucun compte à rendre, en tout cas pas à ces IRP qu'il méprise et vilipende depuis son arrivée.

Carolis l'écrivait du reste en l'indiquant à demi mot dans un document interne édifiant remis au CCE de France 3 le 29/10/08:"les 8 chantiers se trouvant de fait inclus dans le projet plus global de réorganisation induit par la création de l’entreprise commune et les travaux engagés dans ce cadre viendront enrichir la réflexion sur la conception de la nouvelle organisation. En tant que tels, les 4 chantiers de synergie n’ont plus à être présentés aux IRP pour information et/ou consultation car ils seront abordés dans le cadre de l’organisation générale de l’entreprise commune."


Dès lors, il n'y a que la configuration du TUP qui convient, affirme Carolis ...tout comme il affirme également , soit dit en passant, qu'il sera reconduit à la tête de France Télé jusqu'en 2010!!!!!


Rappelons ce qu'il déclarait, le 8 octobre devant les élus: "la Présidence de FTV table bien sur un passage à l’entreprise « commune » par un TUP (Transfert Universel de Patrimoine) qui aurait été malgré tout gardé dans la nouvelle loi."


Ce à quoi, le SNPCA-CGC rétorquait "il est totalement farfelu de prétendre savoir ce que sera au final le texte de loi. Tout comme d'indiquer la création de l'entreprise unique, à l'instar de la fusion GDF Suez par (TUP), autrement dit « transmission universelle de patrimoine », type de fusion qui consiste en une opération juridique simple, où la société absorbée est détenue à 100 % par la société absorbante."


Le SNPCA-CGC pour jeter un pavé dans la mare, relevait un "léger bémol" utile à rappeler : " il n’y a point de « titres » à transmettre pour France Télévision, ni le holding, ni ses filiales dont les chaînes n'en possèdent, ils sont juste propriété à 100% de l’État donc des français....donc un(e) TUP dans ce cas serait bien inopérant(e)".

Les parlementaires qui prévoient des centaines et des centaines d'amendements au projet de loi audiovisuel, ne peuvent pas cautionner de telles manoeuvres.
Ils ne peuvent se prêter aux violations répétées de la loi du 1er janvier au 31 décembre auxquelles se livrent la présidence et la direction du holding.

Un exemple sans appel et plus que parlant ci-après. Voila ce qu'a écrit et fait signer Carolis aux salariés des 3 premiers chantiers illégaux, dans le cadre de leur convention de mise à disposition [bien sûr nous avons les documents en question en notre possession]: "...Afin de rester dans les effectifs de France (2, 3, 4 ou 5), conformément à la possibilité de déroger au caractère obligatoire de l’article L.1224-1 du Code du travail, proposée par le Groupe France Télévisions..."

Voila comment fonctionnent Carolis et consorts: "déroger au caractère obligatoire de la loi"...Ben voyons!

Non, Patrick de Carolis, non, non et non..La loi ayant justement un caractère obligatoire, il n'est pas possible d'y déroger.

Carolis qui fait comme si tout était déjà fait. En cela, il n'est pas du tout en phase avec certains de ses lieutenants, René Maisonneuve en tête.
Ce dernier fait d'ailleurs part un peu partout de ses inquiétudes vis-à-vis du "triturage" qui sera fait du projet de loi en discussion et par dessus tout, vis-à-vis de l'absence de garantie sur le scénario que France Télé était allé "vendre" dès l'été 2007.

Mais nous le redisons et le répétons, rien n'est fait et pourrait bien ne pas se faire.

Carolis et ses fidèles n'ont jamais été aussi proches de la sortie.

Les salariés des 3 "chantiers de synergie" traités comme de la "viande" par France Télévisions quand T. Langlois garde 2 bureaux

Thierry Langlois est venu le dire au CHSCT de France 2 qui lui a posé la question: "Il n'est pas question que je rende l'un de mes 2 bureaux".

D'autres qui ont 3 travées ou plus, refusent de céder la moindre parcelle...S'agissant des déménagements et autre regroupements par 2 ou 3 que subissent les salariés des trois chantiers illégaux mis en place par France Télévisions, ce n'est pas leur problème.

"Ceux qui ne sont pas content, c'est pareil"....France Télé qui enfreint la loi en permanence continue copieusement dans cette "logique".

Des "secrétaires" sont regroupées par 2 ou 3 dans des bureaux aveugles aux mètres carrés hors normes. Les CHSCT des chaînes sont régulièrement saisis et ne laisseront pas passer.

A leurs interrogations sur le métrage carré obligatoire de bureau sans ouverture destiné à 2 personnes qui sont en dessous des normes ( 22,08 m2 au total minimum - voir normes dans les documents ci-après) la direction répond, c'est bien suffisant.

La direction va même jusqu'à expliquer à certain(e)s qui vivent très mal l'absence d'ouverture dans leur futur bureau, qu'il y a des "meurtrières"...Si la direction savait ce qu'elle raconte, cela se saurait, elle saurait ce que signifie le mot....Le dictionnaire dit bien, "meurtrière": ouverture étroite verticale pratiquée dans un mur.

Il est donc bien clair que lorsqu'il n'y a pas d'ouverture, le mot est donc totalement impropre et le local réputé sans ouverture.

Que cela n'en gêne pas certains, c'est probable. Mais surtout, qu'ils ne s'inquiètent pas, au moment du changement de présidence, ils n'auront plus à se poser de questions sur les mètres carrés, les ouvertures ou les travées qu'ils pourront conserver!!!!


Carolis se fout de France 3 comme de France 2 et de France TV SA

Dans le droit fil du profond mépris qu'affiche maintenant ouvertement Carolis contre les Organisations Syndicales et leurs représentants, ce dernier non content de snober régulièrement le CE de France 2 mais aussi celui de France Télévisisons SA, vient ce mercredi 29, de faire le même coup à France 3.

Ce qui lui a valu d'essuyer comme pour France 2, la veille, une motion.

Avec toutefois une différence de taille pour France 3, c'est que la motion n'est pas unanime. Comme il est aisé de la constater sur le document ci-après, toutes les organisations syndicales s'y sont associées sauf la CGT...

Curieux d'ailleurs que la CGT ne vote, ni ne s'associe à cette motion puisqu'elle sort juste derrière un tract intitulé : "PDG ABSENT !
Le SNJ-CGT CLAQUE LA PORTE"
qui laisserait supposer que le syndicat est à l'initiative de la "fronde" alors qu'il n'en est rien.


Le SNRT-CGT qui ne s'associe pas non plus à la motion, ira même jusqu'à qualifier dans un autre tract du même tonneau que le précédent, l'attitude de Carolis : d'arrogante.


Décidemment que de colère de la part de la CGT France 3. Parallèlement, il est aisé d'imaginer devant une telle manifestation de l'organisation syndicale "très très fâchée" et qui "propose des actions en réponse à ce mépris", à quel point la présidence doit trembler!

Proposer des actions en réponse à cette arrogance, ce mépris !?

Mais la première des actions était de voter cetter motion (à la quasi unanimité)...seulement voila, la CGT ne l'a pas fait; alors....

Il serait très étrange que la CGT ait gobé (vu le ton de ses tracts) ce que Carolis avait cru devoir faire raconter, le veille, aux élus de France 2 que s'il n'était pas là, c'était parce qu'il était en grande discussion avec la tutelle pour le plan d'affaires....

Sur l'air de comment prendre les syndicalistes pour des "andouilles", il a récidive donc le lendemain avec ceux de France 3; mais cette fois-ci, il n'a pas vraiment d'excuse....qu'à cela ne tienne, il est toujours en grandes discussions sur - vous savez - le plan d'affaires.

Cela dit, on ne peut pas être vu au Châtelet, en compagnie de ses amis les producteurs privés qu'il défend et à qui il verse chaque année des centaines et des centaines de millions d'euros s'opposant donc à la future loi, et par ailleurs se présenter devant les représentants des salariés des chaînes à qui il ne verse que contraint et forcé la contribution légale minimum (s'il pouvait, du reste, ne rien verser cela serait encore mieux) pour le fonctionnement des instances.

mercredi 29 octobre 2008

Les parlementaires seront-ils complices d’un Carolis qui ne sait plus quoi inventer pour tuer la télé publique?

Les parlementaires seront-ils complices d’un Carolis qui ne sait plus quoi inventer pour tuer la télé publique?

Cet après-midi 29 octobre 2008 se tient sur France 3 un CCE extraordinaire, suite au droit d’alerte voté sur la chaîne et qui est bien entendu toujours actif.

Sur « l’entreprise unique » et les soi-disant « chantiers de synergies »ceux voulus et vendus par Carolis dès l’été 2007 – voici ce que répond la direction.

Questions : "Quatre [les 4 suivant les 3 premiers à savoir « Ressources Humaines », « Finances », « Production » et « Moyens de fabrication de l'information », ndlr] chantiers de synergie devaient être présentés pour avis au CCE en septembre. Pour quelles raisons ne l’ont-ils pas été ?"

"Comment la mise en oeuvre des chantiers de synergie s’intègre-t-elle dans la perspective de l’entreprise unique ? Patrick de Carolis ayant souligné que « les huit chantiers de synergie lancés par le groupe en dès 2007 s’inscrivaient dans cette logique »".

Réponse invraisemblable de la direction rejetant tout sur Copé, l'Etat, les tutelles et par dessus tout la loi [qui soit dit en passant n’est pas votée et risque, vu la tournure des évènements, de ne jamais l’être] et l’anticipation qui en a été faite :

"En juin 2008, les CE et CCE ont été informés des conclusions des différents états des lieux réalisés dans les fonctions « Ressources Humaines », « Finances », « Production » et « Moyens de fabrication de l'information » au sein du Groupe, dont France 3.

Très rapidement après, la commission Copé qui a rendu ses conclusions a introduit la notion d’entreprise commune, notion reprise par le projet de loi qui vient d’être adopté en conseil des ministres.

Aujourd’hui, les 8 chantiers se trouvent de fait inclus dans le projet plus global de réorganisation induit par la création de l’entreprise commune et les travaux engagés dans ce cadre viendront enrichir la réflexion sur la conception de la nouvelle organisation.
En tant que tels, les 4 chantiers de synergie n’ont plus à être présentés aux IRP [Instances Représentatives du Personnel], pour information et/ou consultation car ils seront abordés dans le cadre de l’organisation générale de l’entreprise commune."

Autrement dit, la loi n’est même pas votée mais comme elle va l’être - Christine Albanel nous l’a promis – plus besoin donc ni d’informer, ni de consulter les IRP puisque la loi dans le cadre de l’organisation commune, fait qu’ils n’ont plus rien à dire.

Mépris perpétuel et grandissant de Carolis à l’encontre de tous ceux qui défendent les salariés, SNPCA-CGC en tête, sur fond d’infractions systématiques au Code du travail et à la législation.

La loi qui n’est pas passée et Carolis qui prend ses désirs pour des réalités tire un trait sur les IRP…par anticipation donc !!!!

Quelle juridiction validerait une telle analyse que d’aucun pourraient, à juste titre, qualifier de « stupide » et qui aurait pour effet par anticipation de textes de violer la loi au motif qu’elle devrait être modifiée ?

Cela suffit. Ce sont les salariés, leurs représentants et les IRP qui souhaitent tirer par anticipation un trait sur vous, Patrick de Carolis.

mardi 28 octobre 2008

Mardi noir pour Carolis hôte de marque....

Mardi 28 octobre 2008, comme de coutume, Carolis ne daigne pas se présenter à la séance du CE de France 2 dont il est pourtant très officiellement le président.

Alors qu'il avait fait savoir préalablement -c'était là une exigence des élus vu le contexte - qu'il serait bien présent, une fois de plus il ne s'est pas montré. Il n'a d'ailleurs "honoré" l'instance de sa présence que 2 ou 3 fois en plus de trois ans.

Les élus en colère, lassés et écoeurés d'une telle attitude méprisante ont voté à l'unanimité une résolution exigeant sa présence. Comme soeur Anne, ils n'ont rien vu venir. Pourquoi tant de superbe?

Mais c'était mardi...et les mardis comme d'habitude, il reçoit à la salle à manger ce que le "tout Paris" compte d'influences. Dans une grande opération de "communication / séduction" dans laquelle il s'est lancé, autour d'un repas fin, il fait sa pub. Il n'est pas rare que les convives ainsi réunis devant mets et vins choisis, au sortir se répandent sur la convivialité et l'agréable compagnie qu'a développées leur hôte.

D'accord, il ne mettait peut-être pas la table mais il fallait bien qu'il se prépare pour cette cérémonie hebdomadaire. Le but: montrer à ses invités combien il est plaisant, sympathique et simple....tout ce qui se dit de lui ne serait que billevesées.

Il espère ainsi donner l'image d'un homme qui se retrouverait injustement victime de tout un tas d'anathèmes et qui dit ne pas comprendre pourquoi.

Il ne fournit pas dès le début du repas la boîte de Kleenex pour que l'on s'apitoie sur son sort mais c'est tout comme...il pense probablement que les quelques kilos qu'il prendra au passage avec toutes ces "petites bouffes", ne seront rien si son image pouvait ainsi s'en trouver changée !

Finalement Carolis semble goûter bien plus la compagnie des "people" et autres politiques plutôt que celle des élus, "syndicalistes à vous couper l'appétit" !!!!!!

Quoi qu’il en soit la crise financière qui touche le Pays, la même qui produit les répercussions économiques que tout le monde sait et qui se ressent bien évidemment dans les entreprises, ne semble pas couper l’appétit à Carolis qui continue à dépenser sans compter les deniers des contribuables en frais de bouche divers.

P.de Carolis et F.Guilbeau générateurs, à dessein, de conflits sociaux.

Ce matin, les élus du CE de France 2 ont rappelé à Carolis la loi et les textes, à savoir que c'est le Chef d'entreprise, en l'occurrence, P.de Carolis qui est le seul à devoir y siéger en CE. Les élus ont tout à fait la possibilité d'exiger que la loi s'applique et que donc le chef d'entreprise soit même le seul présent, en récusant la présence des directeurs et autres experts présents tout au long de l'année.

Alors que Carolis depuis 3 ans, n'a quasiment jamais été là, les élus en adoptant à l'unanimité une résolution visant à le contraindre, ont marqué clairement leur profond désacord

"Rien à faire des élus et des syndicats" , François Guilbeau est allé jusqu'à pondre un communiqué pour préciser qu'il considérait bien qu'il n'avait rien à faire de ce report et que, selon lui, les points qui devaient être traités lors de la séance, l'ont tous été par défaut.

La présidence et la direction ont donc, ce faisant, opté pour divers bras de fer. Ils s'attendent à des grèves....ils sont donc prêts à les anticiper voire les provoquer. Quant aux consignes, elles ont sybillines: il devrait avoir une telle pagaille, qu'ils ne prendront pas en haut lieu le risque de changer quoi que ce soit maintenant.

Il est certain que cette vision des choses, en dehors d'être d'un autre âge est totalement inadéquate et loin, bien loin de représenter une stratégie d'entreprise.

Il est grand temps que cette chienlit s'arrête.

Carolis : nouvelle discrimination à France Télévisions

Ci-après la mise en demeure que la CGC a adressée à P.de Carolis qui ne doit toujours pas comprendre que "la discrimination syndicale" est un délit pénal et qu'il est passible de condamnations

Du reste, la discrimination syndicale que développe P.de Carolis, se manifeste sous diverses formes souvent les plus mesquines....lire notre prochaine publication (à venir) concernant la discrimination dont est victime notre déléguée syndicale journaliste: Françoise Laborde.

Voici le texte du courrier remis en main propre:

"Monsieur Patrick de CAROLIS
PDG France Télévisions



Monsieur le président,

L’organisation syndicale que je représente légalement vient d’être saisie très officiellement par notre déléguée syndicale à France Télévisions qui a été informée de la disparition de son bureau au sein de la « maison commune ».

C’est la énième fois que celle-ci est placée dans cette situation de discrimination évidente, hors la loi de surcroît. La loi prévoit pourtant clairement que tout délégué syndical doit pouvoir exercer son mandat dans des conditions dignes ; à savoir un bureau au sein de la société, un téléphone et au moins un PC ; pas un bureau « placard », excentré et éloigné de son lieu de travail pour satisfaire à des considérations sans rapport.

En tant que Président de la Fédération CFE-CGC des Médias, comme vous l’a confirmé, notre déléguée syndicale, je n'hésiterai pas à saisir toute juridiction compétente pour entrave à la liberté d’exercice syndical, si vous persistiez dans votre volonté de lui faire quitter son bureau sans raison.

Je vous rappelle par ailleurs qu'une procédure judiciaire a été engagée par trois Fédérations syndicales dont la CFE CGC, qui vise à faire constater l'inapplicabilité de l'article du Code du Travail utilisé pour transférer les salariés des chaînes vers la holding. Cette procédure judiciaire qui sera jugée sur le fond le 16 décembre prochain, si elle est concluante, reviendra à annuler tous ces transferts vers la holding et à rendre caducs précisément ces regroupements et déménagements arbitraires.

Toutes les personnes de l’étage où est situé son bureau , ont été prévenues de ce déménagement depuis longtemps et ont toutes bien entendu retrouvé un bureau de remplacement, le seule à être « éjectée » .

En ce qui la concerne, non seulement personne n'avait trouvé légitime de la prévenir - personne n'avait même pris la peine de vérifier que son bureau était occupé - mais aucune solution de remplacement équivalente n'a été trouvée.

Notre déléguée syndicale pour France Télévisions SA a déjà connu ce type de cauchemar, il y a deux ans où durant des mois et des mois, elle a été baladée d'un endroit à un autre après avoir retrouvé ses affaires personnelles dans le couloir pour finir en dépression. Il est hors de question d’imaginer qu’à son retour de vacances qu’elle a dû annuler vu la situation, un bureau virtuel se libérerait.

Ce courrier est donc pour notre organisation syndicale une mise en demeure visant à ce que vous respectiez la loi, la salariée du groupe, son mandat syndical et par-dessus tout, les conditions dans lesquelles elle est amenée à l’exercer.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, mes salutations syndicales.

Jean-Jacques CORDIVAL
Président de la Fédération CFE-CGC des Médias"


Copie : Inspection du travail

Les élus du CE contraignent Carolis à être présent alors que depuis 3 ans, il n’est jamais là.

Les élus du CE contraignent Carolis à être présent alors que depuis 3 ans, il n’est jamais là. En adoptant une résolution visant à le contraindre, les élus entendent faire qu'il ne puisse se défiler.

Une fois encore le profond mépris qu’affiche Carolis à l’encontre des salariés et de leurs représentants, s’est traduit comme d’habitude par son absence en séance du CE de France 2.

Curieuse absence parallèle à ce CE, celle des délégués FO de France 2…les mêmes qui disent à qui veut l’entendre sur la chaîne que « les numéros de matricules des salariés qui seront tous France Télévisions en 2009 sont prêts…ou encore que les textes d’une convention de Groupe sont finalisés…que ceux qui ne l’ont pas compris sont à côté de la plaque… ». Et si ces 2 absences étaient liées !

Le SNPCA-CGC dénonce depuis des mois et des mois, l’attitude hautaine et pleine de morgue de Carolis. Alors qu’il doit, en tant que chef d’entreprise être présent (mis à part que cela doit vraisemblablement le saouler), depuis plus de trois ans il n’a daigné être là qu’à 2 ou 3 reprises…et encore ce n’était que pour quelques heures au total, 4 ou 5 tout au plus.

Alors qu’il est bien le seul responsable de SA réforme - Christine Albanel au JT de 20h le 21 octobre, ne disait-elle pas : " vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société, il l’avait demandée à l'été 2007" – il est sûrement trop occupé à négocier ses indemnités de départ plutôt que d’assumer ses obligations légales.

Au bout du compte, c’est Carolis qui est allé « vendre sa réforme » à l’Etat pour mieux l’en accuser ensuite , qui se fout comme sa première chemise du devenir du groupe.

Et Christine Albanel qui n’a pas vu le coup venir mais qui encense en permanence Carolis, se rendrait complice d’une telle erreur économico-stratégique avec l'aval des parlementaires!!!!

Le SNPCA-CGC continue tous azimuts de s’y opposer et de démontrer aux parlementaires que de voter la réforme Carolis ce n’est pas assurer le développement de la télé publique mais son enterrement. Nous ne laisserons pas faire.

Et les menaces de François Guilbeau juste avant un report de la séance sine die "je considère l'ensemble des points adoptés et si vous allez devant la Justice à nouveau, vous perdrez...", n'y changerons rien.
François Guilbeau doit sûrement oublier que la loi prévoit clairement que c'est le Chef d'entreprise, en l'occurrence, P.de Carolis qui est le seul à devoir y siéger.


Ci-après le texte commun que nous publions et que le SNPCA-CCG soutient ....même si, en ce qui concerne le titre, nous restons convaincus que France 2 n'est pas à l'aube de sa disparition. Le projet de loi étant soumis aux parlementaires, ces derniers pourront amender, détricoter et modifier à souhait les texte...qui pourrait, nous le redisons, être inévitablement reporté en raison de la crise économico-financière.

samedi 25 octobre 2008

2 millions d'euros pour chacun des deux actionnaires à 50% de France 24 (TF1 et France Télévisions)

Selon Paule Gonzalès du Figaro (*), L'Etat ne devrait débourser qu'"un tout petit chèque" pour prendrel'intégralité du capital de France 24, environ 2 millions d'euros pour chacun des deux actionnaires à 50% (TF1 et France Télévisions), moins de 5 millions au total.

TF1 réclamait, il y a encore quelques semaines, 90 millions pour ses 50% détenus dans France 24 pour "céder la place", a vu ses "ambitions" refroidies.

Il ne manquerait quasiement plus rien à l'Etat et à Alain dePouzilhac, le grand patron de l'audiovisuel extérieur de la France (France 24, RFI, TV5) pour régler définitivement l'épineuse question des participations de TF1 et de France Télévisions dans la chaîne d'info en continu.

Chacun des deux actionnaires à 50% (TF1 et France Télévisions) ne devraient recevoir d'ici la fin de l'année qu'un chèque largemùent revu à la baisse de leur prétentions pour se retirer du capital d'une chaîne qui de financée à 100% par l'Etat.

(*) 24/10/2008 INFO FIGARO France 24 : "un tout petit chèque pour TF1"

vendredi 24 octobre 2008

Christine Albanel: "ce n'est pas l'Etat qui a voulu la réforme mais bien P.de Carolis"

Christine Albanel invitée au JT de 20h présenté par David Pujadas a bien confirmé que "c'est Patrick de Carolis qui avait voulu la réforme et non pas l'Etat."

A 2 minutes de son intervention où elle indiquait d'emblée qu'elle ''espère que la loi passera et entrera en application dès janvier 2009".....elle ne croit pas que les députés et les sénateurs puissent amender, modifier ou même reporter le projet de loi [beaucoup trop cher dans ces temps de crise, entre 1 milliard et 1 milliard et demi que l'État devra sortir]

Quant à la réforme elle-même, elle confirme bien que c'est Patrick de Carolis qui a voulu la réforme autrement appelée "réorganisation" [vous savez, le même qui accuse l'État de l'avoir contraint à la faire].

Voila ce que dit Christine Albanel: " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société de spec.... [ là elle a failli dire spectacle, ndlr] qui l'avait demandée à l'été 2007"

Christine Albanel ajoute:
"Je crois qu'elle a commencé. Vous parlez de l'unité Jeunesse [pas une fois David Pujadas ne parle de l'unité Jeunesse, ndlr] il y a déjà une unité de production-Jeunesse [il n'y a pas d'unité de "production-jeunesse", ndlr] pour l'ensemble des chaînes. Voilà, je crois qu'il va y avoir une réforme qui va être menée sur le moyen terme par les dirigeants de France Télévisions"

C'est du gratiné....et le pompon c'est la toute fin : "Comme le disait Alain Minc, par les temps qui courent c'est-à-dire les temps de crises, avoir des financements qui ...notamment en effet sur des taxes reposent sur des secteurs qui sont quand même en expansion comme les télécoms et qui sont garantis par l'Etat, c'est une sécurité par rapport aux ressources venues de la publicité parce qu'on voit bien que dans une crise la 1ère victime c'est quand même le marché publicitaire dont tout le monde sait qu'il est en train de baisser absolument partout"

Bon si Alain Minc le dit, alors c'est bien !!!! Quant à l'argumentaire il vaut son pesant d'or
"tout le monde sait que le marché publicitaire est en train de baisser absolument partout" [sauf pour les télécoms donc puisque selon C. Albanel, ils ne sont pas touchés par la crise et en pleine expansion..!!! si elle le dit !] ....C'est surréaliste...mais plus incroyablement, "la publicité étant bien que dans une crise économique la 1ère victime" [toujours selon C. Albanel qui énonce cela comme un fait]; eh! bien, croyez le si vous le pouvez, "la 1ère victime à baisser dans une crise" ne baisse pas partout, en tout cas pas dans les télécoms...

Avec de tels propos, tout le monde aura compris comment le financement de la télé publique est certain d'être assuré!!!!

jeudi 23 octobre 2008

Courrier adressé donc le 22.10.2008 Suite au JT de 20h du 21 présenté sur France 2 par David Pujadas

Suite au JT de 20h du 21 octobre présenté sur France 2 par David Pujadas

Voici le courrier adressé donc le 22.10.2008 par Arlette Chabot, Directrice générale adjointe chargée de l’information de France 2....où l'on constate aisément, parlant au nom de la chaîne donc en celui de François Guilbeau et de Patrick de Carolis respectivement dg et pdg de la chaîne, comme elle respecte le travail des journalistes et leur justesse d'analyse avec des : "mise en image facile voire de mauvais goût" et autre " insuffisance professionnelle".

Une belle déclaration d'amour et de soutien!!!!! qui lui a valu une autre "déclaration" en retour de la SDJ. (lire en bas de post)

Voici donc la lettre de France 2 adressée au Premier ministre.

Nous vous prions de trouver en annexe une lettre adressée au Premier ministre par Madame Arlette Chabot, Directrice générale adjointe chargée de l’information de France 2, au sujet du reportage sur la place financière luxembourgeoise diffusé dans le journal de 20 heures de France 2 hier mardi, 21 octobre 2008.

"Paris, le 22 octobre 2008

Monsieur Jean-Claude JUNCKER Premier Ministre du Luxembourg

Monsieur le Premier Ministre,Vous avez accepté d’être l’invité du journal de 20H00 de France 2, le mardi 21 octobre 2008. La rédaction souhaitait traiter le problème des paradis fiscaux évoqué le matin, notamment par le Président de laRépublique lors de son intervention devant le parlement européen àStrasbourg.

Avant de diffuser « l’interpellation de Nicolas Sarkozy », nous avons présenté un reportage réalisé au Luxembourg. Celui-ci aprovoqué votre irritation. Je dois à la vérité de dire que je peux la comprendre. La frontière entre « paradis fiscal », « blanchiment d’argent » et « secret bancaire » n’était pas vraiment établie. La mise en image était facile, voire de mauvais goût.

Je vous demande de ne pas considérer ce reportage comme une nouvelle manifestation de «l’arrogance franco-française » mais plutôt comme une insuffisance professionnelle.

Connaissant votre disponibilité, votre courage face aux questions desjournalistes, je me dois de vous présenter des excuses.

En souhaitantque nous puissions faire ensemble une nouvelle émission, l’actualité nous en donnera certainement l’occasion, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de ma hauteconsidération.

Arlette CHABOT"


Réponse de la SDJ

"Paris, le 23 Octobre 2008

Communiqué de la SDJ de France2 :

La Société des journalistes de France2 trouve regrettable et malvenu que la Directrice de l’information, Arlette Chabot, s’excuse auprès du Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker.


Le reportage en cause, traitant des particularités du système bancaire luxembourgeois, n’est ni diffamatoire, ni inexact, ni porteur de fausses informations.

On peut le trouver imparfait, mais pas au point de justifier des excuses qui jettent un doute sur le professionnalisme de la rédaction de France2."

mercredi 22 octobre 2008

La direction de France 2 se fout du monde sous le fameux principe de "transparence" prôné par Carolis

Le SNPCA-CGC dénonce les soi-disant "réunions exploratoires"entre salariés dites réunions de "Réflexion" [ sans "s" pour la direction qui n'a qu'une réflexion, comment flouer le plus grand nombre de salariés et mettre en place de soi-disant synergies qui déboucheront sur des licenciments en nombre]

La direction lance des réunions - comme elle dit "informelles" - en espérant, à la toute fin, indiquer à tout le monde "nous nous sommes vus, sur l'évolution des métiers il y a un large consensus...il est donc nécessaire de parvenir pour ce faire à un accord..." ; voila en gros la trame ..et tout le monde devrait tomber dans le panneau. Cette bonne blague !

C'est pourquoi le SNPCA-CGC pour la réunion des délégués du personnel collège 2 du 23 octobre 2008 posera toute une série de questions avant de passer à l'action.


Q1: Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent dans quel cadre se font les réunions sur les évolutions des métiers ?
Q2: Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent selon quels critères et qui a choisi les personnels participants à ces réunions ?
Q3 : Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent pourquoi les OS ne sont elles ni informées ni conviées ?
Q4 : Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent pourquoi tant de discrétion ou si peu de communication autour de ces réunions ?
Q5 : Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent pourquoi organiser ces réunions en dehors du siège ?
Q6 : Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent pourquoi faire des réunions alors que les comptes rendus semblent rédigés d'avance ?
Q7 : Les délégués SNPCA-CGC du personnel demandent si la direction peut elle faire part des premiers comptes rendus ?

Si la direction ne stoppe pas immédiatement ces "entretiens hors la loi" la SNPCA-CGC déposera un préavis de grève générale afin de faire stopper ces pratiques à la ficelle un peu grosse.

Carolis annonce lui-même sa reconduction à l'ensemble des salariés de France Télévisions narguant ainsi le pouvoir

Dans un mail des plus cyniques, adressé ce matin à l'ensemble des salariés de France Télévisions, Patrick de Carolis essaie une énième fois de les embobiner.

Non content de berner jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, les personnels en leur faisant croire qu'il seraient mieux lotis avec un contrat holding [ce qui est le comble du mensonge], voilà aujourd'hui -alors qu'il annonçait sa démission si le compte n'y était pas pour septembre( et il n'y est toujours pas) - qu'il annonce à tous "certes les dirigeants de l'audiovisuel public seront bien nommés autrement mais les mandats en cours ne seront pas interrompus" ....donc je reste président!!!!!

Faisant fi de ce qu'a indiqué ce matin Luc Chatel porte-parole du gouvernement au sortir du Conseil des ministres, à savoir les 2 lois présentées par la ministre de la culture et de la communication dont l'une d'elle est un projet de loi organique relatif à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France, il n'attend même pas que l'Assemblée Nationale et le Sénat aient adopté le projet (c'est-à-dire tel quel, sans amendement aucun) pour s'autoproclamer "indéboulonnable".

Le président de la République n'a donc plus son mot à dire, c'est certain et pour s'en convaincre il se réfère aux déclarations du jour de Christine Albanel "Patrick de Carolis ira au bout de son mandat et mènera la réforme" [comme elle le dit aprtout, c'est sa loi, elle est donc bien plcée pour savoir que Carolis va rester]

Voici le message insensé accompagnant les 6 pages qui signent l'arrêt de mort des chaînes. [ page 3/6 dudit document : "Les chaînes n'existant plus en tant qu'entités juridiques indépendantes , les conventions collectives et accords sociaux de France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO seront maintenues pour une durée pouvant aller jusqu'à 18 mois, délai maximum fixé par le Code du taravail pour renégocier le nouveau statut social du groupe"].


Par parenthèses, c'est ce qu'a dit, écrit et affirmé depuis des mois la CGC Médias, à savoir l'ignoble mascarade d'un CAROLIS troquant son mandat contre la liquidation de centaines de salariés et la perte pour ceux qui resteront de leur couverture sociale.


"Madame, Mademoiselle, Monsieur,

L'actualité a été marquée ces dernières semaines par la préparation et la finalisation de l'avant-projet de loi sur l'audiovisuel public. Cet avant-projet a fait l'objet ce matin d'un examen en Conseil des Ministres.

Parallèlement à l'examen de ce texte, nous poursuivons nos discussions avec l'actionnaire sur le plan d'affaires, et nous venons d'achever celles sur le cahier des missions et des charges.

J'ai donc souhaité aujourd'hui m'adresser directement à vous, afin que nous puissions faire ensemble le point sur ce que contient le futur projet de loi et en quoi il nous implique.

Ce texte comprend quatre grandes dispositions qui concernent notre Groupe :

Tout d'abord, la première étape de la suppression de la publicité sur nos antennes nationales, entre 20h00 et 6h00, à compter du 5 janvier 2009
Deuxièmement, la création de deux nouvelles taxes - l'une portant sur le chiffre d'affaires publicitaire des diffuseurs privés, l'autre sur celui des opérateurs télécoms - afin de compenser la perte de nos revenus publicitaires



Troisièmement, la modification du mode de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public, sans que les mandats en cours ne soient interrompus;


Quatrièmement, la transformation de France Télévisions en une entreprise commune;


Cette dernière mesure, essentielle au regard de notre objectif stratégique qu'est la transformation de France Télévisions en Média Global d'ici 2012, est certainement celle qui génère parmi vous le plus d'interrogations, ce qui est bien légitime.

C'est pourquoi j'ai voulu, dans un souci de clarté, de transparence et de pédagogie, que soit créé un
« Questions-Réponses » entièrement dédié à l'entreprise commune. [petit détail en passant, les questions c'est Carolis et consort qui les font en fonction des réponses qu'ils ont toutes pipées d'avance, ndlr]

Il compte aujourd'hui 15 questions concrètes, orientées sur des interrogations du quotidien : but de la société commune, son organisation, conséquences concrètes pour les collaborateurs, pour leurs contrats de travail, etc.

Ce document sera alimenté et enrichi très régulièrement en fonction de l'actualité et des questions que vous pourrez soulever. Pour cela, un site Intranet entièrement dédié à l'entreprise commune, sur lequel vous pourrez déposer directement vos contributions, verra le jour en novembre. Il sera également un lieu de réflexion privilégié, où nous pourrons dialoguer ensemble à l'occasion de chats en direct, comme nous l'avons déjà fait au début de cette année.

Dans le contexte actuel, il est tout à fait sain et naturel que des questions se posent. Et c'est mon devoir de chef d'entreprise que d'y apporter des réponses, en toute transparence.
[ le mot "transparence" dans la bouche de Carolis laisse pantois, ndlr]

Bien fidèlement à vous, Patrick de Carolis


Présentation ce matin en Conseil des ministres du projet de loi

Voici le texte lu ce matin à la presse concernant la présentation ce matin en Conseil des ministres du projet de loi: COMMUNICATION AUDIOVISUELLE & NOUVEAU SERVICE PUBLIC DE LA TELEVISION

"La ministre de la culture et de la communication a présenté un projet de loi organique relatif à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France, ainsi qu’un projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision.

Ces textes mettent en œuvre les objectifs de la réforme de la télévision publique fixés par le Président de la République le 25 juin 2008, lors de la remise du rapport sur l’audiovisuel public par M. Jean-François Copé, Président de la Commission pour la nouvelle télévision publique.
« Inventer la télévision de service public du XXIème siècle » nécessite une réforme du groupe France Télévisions pour lui permettre de marquer davantage sa différence en renouvelant en profondeur l’identité et le visage du service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative et plus audacieuse.


Pour ce faire, le projet de loi comporte deux volets :
1. Il libère la télévision publique de la pression de l’audience, qui résulte principalement de la commercialisation d’espaces publicitaires au sein de ses programmes, en vue d’assurer une plus grande liberté de programmation. Le projet de loi prévoit ainsi la suppression progressive de la publicité après 20 heures dès le 5 janvier 2009 et en totalité après l’extinction de la diffusion analogique. Il garantit expressément le financement pérenne de France Télévisions, le Gouvernement s’engageant à compenser la disparition de la publicité sur ses antennes. Pour donner au budget de l’Etat les moyens de cette compensation, sont instituées deux taxes sur le chiffre d’affaires des opérateurs du secteur de la communication audiovisuelle et du secteur des communications électroniques.


2. Il rénove la structure de France Télévisions afin de favoriser l’émergence d’un « média global » permettant la présence du secteur public audiovisuel sur tous les supports de diffusion et l’accessibilité de tous les citoyens aux offres de contenus publics grâce au développement des technologies numériques. Cela implique un nouveau modèle de gouvernance qui aboutit à transformer France Télévisions en une entreprise unique et conduit l’État actionnaire à reprendre la responsabilité de la nomination de son président dans le respect des impératifs de défense du pluralisme et de l’indépendance des médias.

Le Président de la République nommera les présidents des sociétés nationales de programmes après avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel et mise en œuvre, conformément aux dispositions du projet de loi organique, de la procédure de consultation des assemblées parlementaires prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution.
…/…

2.-

Le projet de loi comporte également des dispositions qui consolident la réforme engagée de l’audiovisuel extérieur de la France, pour permettre l’émergence d’un groupe puissant de médias français et francophones, à même d’œuvrer au rayonnement de la France et de la culture française à l’étranger.


Par ailleurs, il assure la transposition de la directive 2007/65/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2007, dite directive « Services de médias audiovisuels ». Il intègre, dans le champ d’application de la loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, les services de médias audiovisuels à la demande et leur applique de manière adaptée la réglementation des services de télévision.
Enfin, le projet de loi habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance certaines dispositions de nature législative afin de moderniser le droit du cinéma avec l’objectif de consolider et d’adapter les outils de la politique publique en faveur de l’audiovisuel et du cinéma."

Les candidats pour remplacer Carolis


Le SNPCA-CGC vous propose de lire l'article du Figaro, ce jour, signé Paule GONZALES


"Même si le poste de président du groupe audiovisuel public n'est pas ouvert, des noms circulent.

Officiellement il reste. Officieusement, Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions est sous tension. Depuis le mois de juillet, les commentaires vont bon train sur sa longévité à la tête du groupe public. D'autant qu'une fois la réforme votée, le plus diffi­cile restera à faire. Outre le fait qu'elle sera désormais une entreprise quasi exclusivement financée par l'État, France Télévisions devra affronter de redoutables défis : une refonte structurelle débouchant sur un chantier social sans précédent et la transformation d'un groupe de chaînes de télévisions en entreprise globale, c'est-à-dire multimédias.


L'État actionnaire devra donc trouver l'homme idéal. Celui qui sera tout à la fois capable d'endosser la réforme, de rassurer les personnels, et d'être bon mécanicien des médias pour inventer un nouveau schéma industriel.
Mais le jeu est compliqué.

En coulisses, le nom de Christopher Baldelli, actuel patron des chaînes thématiques du groupe M6 et ancien directeur général de France 2, revient régulièrement. On parle aussi de Jean-Marie Colombani, le candidat d'Alain Minc qui a l'oreille de Nicolas Sarkozy. Auréolé de son passé au Monde, l'ancien patron de presse apparaît comme le candidat de l'ouverture dont l'Élysée est friand. Il serait en duo avec son mentor.

Deux candidats «maison»
Mais Alain Minc est aussi celui qui, au printemps dernier, a noué les liens entre le groupe Lagardère et Alexandre Bompard. Cet ancien du cabinet de François Fillon, puis homme fort de Canal +,
est désormais le patron d'Europe 1. Il a donné un grand coup de balai dans la station. Déjà les personnels de France Télévisions auraient fait savoir qu'ils y étaient hostiles. Mais Alexandre Bompard souhaite rester à Europe 1 pour y imprimer sa marque.


Si l'Élysée cherche tout à la fois un dirigeant venant du privé et qui connaît bien France Télévisions, il pourrait alors se tourner vers Jean-Pierre Cottet.


Ce dernier qui s'occupe, depuis un an, du futur pôle «entertainment» du groupe Lagardère, a su gagner la confiance d'Arnaud Lagardère qui pourrait rechigner à s'en séparer. Il bénéficie d'une aura intacte à France Télévisions. Loué pour ses talents d'homme de télévision, il y a inventé, avec succès, l'identité de France 5. Mais il a aussi participé à résoudre à France 3 comme à France 2, l'une des pires crises du service public : celle des animateurs producteurs sous la présidence de Jean-Pierre Elkabbach. De quoi s'attirer la confiance des personnels.


Il reste, enfin, deux candidats «maison» potentiels : le journaliste Paul Amar et Jean Réveillon, ancien de France 3 désormais responsable de l'Union européenne de radio-télévision."

mardi 21 octobre 2008

France Télévisions, Ça s'agite!

A la veille du Conseil des ministres du 22 octobre 2008 et suite aux prises de position du Chef de l'Etat - ce matin même devant le Parlement européen- au sujet de la crise financière qui "n'est pas à prédire puisqu'elle est là" et se traduira par une crise économique touchant tous les pays d'Europe, au premier rang desquels la France, le projet de loi tel que concocté par le triumvirat : Jean-François Copé (avec en toile de fond, l'assistance très active pour France Télé du cabinet d'avocats où il travaille) Christine Albanel et Patrick de Carolis, pourrait très bien demain faire l’objet d’un report.

En effet, les prévisions de croissance revues à la baisse (possiblement en dessous de 1% disent les analystes) et le budget devant de ce fait être révisé, le Chef de l’Etat et donc du Gouvernement, pourrait en toute logique et en toute rationalité, décider de différer le projet à des temps plus "propices".

Des deux courants qui semblent aujourd’hui s’affronter, à savoir celui comme le trio précité avec l’appui de quelques conseillers « gagnés à leur cause » qui prône la marche en avant à tout prix quelque soit le contexte et les répercussions financières qui s’en suivraient et celui des sages comme Edouard Balladur qui a proposé (sans doute pas par hasard) de reporter sur une idée frappée du plus pur bon sens, ce projet à plus tard une fois la crise passée, il semblerait que le second – donc le plus logique - ait toutes les chances de devoir l’emporter.

Quelque soit le calendrier, certains qui ont bien conscience que le départ de Patrick de Carolis étant de toutes les façons inéluctable, leur heure est arrivée.

L’Express donnait la semaine dernière une liste de candidats potentiels pour succéder à Patrick de Carolis : Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde, le romancier et responsable du pavillon français de la future Exposition universelle de Shanghai, José Frèches ; l'actuel Secrétaire général des programmes de M 6, Christopher Baldelli ; le journaliste de France 5 Paul Amar ; l'essayiste Alain Minc ou bien encore l’actuel président d'Europe 1, Alexandre Bompard (ce dernier étant ardemment poussé dans « les coulisses » par le précédent qui semble avoir abandonné l’idée de mettre en avant le premier de cette liste : c’est sans doute cela être tacticien !ndlr).
« Liste forcément incomplète » écrivait le magazine qui ne mentionnait d’ailleurs pas Jean-Pierre Cottet, « candidat de poids dont la carrière audiovisuelle n’est plus à faire » et que « Le Canard enchaîné » citait également la semaine dernière.

De tous ceux là, un seul semble vraiment s’agiter, Christopher Baldelli qui nommé conseiller technique chargé de la presse écrite et du régime de la publicité au cabinet de Nicolas Sarkozy alors ministre du Budget, chargé du ministère de la communication, continue de mettre en avant les liens qu’il aurait avec l’ancien ministre devenu entre temps Président de la République.

Et dans rajouter avec sa nomination, en mai 1996, au cabinet du ministre de la Culture, Philippe Douste Blazy, comme conseiller chargé du cinéma, de l'audiovisuel et de la presse amis surtout avec son poste conseiller technique au cabinet du Premier ministre en 1997.

Il le pense très sérieusement et il essaie d’en convaincre nombre de conseillers et de politiques, il pourrait bien être le prochain PDG de France Télévisions…Sans rire !!!

Celui qui n’a jamais ni démenti, ni corrigé les divers articles [

http://www.radioactu.com/actualites-radio/27364/uer-christopher-baldelli-nomme-administrateur/
ou encore
http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=3175

] commençant tous par « Ancien élève de l'ENA, Christopher Baldelli est diplômé de l'Institut d'Etudes politiques de Paris…. » - si il a bien été diplômé du second en revanche il n’a jamais fait l’ENA – s’y croit déjà…Il aurait même été placé à M6 dans cette « secrète optique » !!!!!

Ce n’est pas parce qu’on se revendique d’amitiés privilégiés avec le Chef de l’Etat que l’on est autorisé à croire que ça y est ! Bien au contraire.

Il convient de se rappeler que s’il avait certes perdu son poste de directeur général de France 2 suite à l'arrivée de Patrick de Carolis (poste qu’il avait tout fait pour conserver jusqu’à se désolidariser sans la moindre honte de Tessier qui l’avait nommé et même accepter avec Philippe Baudillon son successeur) jusqu’à affirmer, à l’époque, qu’il « restait tout de même salarié de la chaîne comme il l’avait toujours été avant d’être mandataire social [tu parles !] », il n’a jamais eu peur, en l’occurrence, de se déjuger en permanence.

Nommer Christopher Baldelli à la tête de France Télévisions après le mépris qu’il a développé sous la gouvernance Tessier pendant toutes les années où il a été le dg de France 2 serait, non seulement une grave erreur mais pire source d’inévitables conflits sociaux vu l’état actuel du groupe.


Un certain nombre des mesures du budget 2009 devront être corrigées selon Didier Migaud

C'est peut-être, le président de la commission des Finances à l'Assemblée Nationale Didier Migaud qui donne les clés des décisions qui pourraient être prises ces jours ci, notamment en ce qui concerne le "financement" de la télévision publique.

Didier Migaud insiste principalement, face à la crise économique qui impacte le croissance prévue pour 2009 à 1% (chiffre qui pourrait ne même pas être tenu) sur des dépenses que l'Etat devrait, en ces temps difficiles, éviter ou reporter afin de ne pas creuser un peu plus le déficit de la France et recoller aux pricipes des 3% du traité de Maastricht.

Didier Migaud sur le plateau de LCI ce mardi 21 septembre, indique à Christophe Barbier qui l'interroge: "Christine Lagarde à présenté, hier, à l'Assemblée Nationale le budget avec une croissance révisée à la baisse dès le 15 novembre....faut-il un report ?"

"Il faut annoncer qu'un certain nombre de choses de ce budget devront être corrigées, aussi bien au niveau des recettes que des finances" (voir son intervention à 04' 28" du podcast sur le site de la chaîne d'infos)

lundi 20 octobre 2008

Extrait du compte rendu du Comité du Comité de Groupe avec les propos de Carolis( les blogs sont des ballons d'essai)

Compte rendu du Comité de groupe du 17 octobre 2008

Préambule du Secrétaire Marc CHAUVELOT

« L’annonce du Président de la République Nicolas Sarkozy, le 8 janvier 2008, a déstabilisé la télé publique. Déjà la pub était en baisse mais depuis les perspectives sont incertains.
Quant au développement, il est mis en sommeil du fait de l’endettement…Il s’agit là d’un bouleversement des habitudes…Les salariés doivent être rassurés sur le futur. »

La CFDT (Patrice Christophe) : L’incertitude est bien là. Déjà au CCE de France 3 une résolution a justement été adoptée sur « l’inquiétude croissante du futur et notamment du futur périmètre social ». L’échéance du 1er janvier 2009 approche mais elle n’a pas été anticipée. [ et dire qu’il y a encore quelques jours, Christine ALBANEL affirmait que la loi ne pouvait plus être reportée puisqu’elle avait été anticipée depuis 1 an !!! ndlr]
Les questions ont beau être posées à la direction…les réponses sont toujours attendues !

Le SNJ à Patrick de Carolis: « Le compte y est-il ? »

Pour la CSA (RFO) : Les personnels de RFO sont inquiets…l’éloignement amplifie tout.

Pour FO [Jean-Michel Seybald qui est visiblement le seul a entériner la réforme, ndlr] « Comment le groupe sera-t-il organisé au 1er janvier 2009 ? ….Que sera le périmètre des Institutions Représentatives du Personnel au 6 janvier ? ».

Patrick de Carolis : « Tout d’abord nous allons procéder à l’approbation du PV précédent .. »
«C’est une période inconfortable propice aux rumeurs…les blogs qui circulent sont souvent des ballons d’essai où l’info n’est pas vérifiée »
« Les faits depuis le 8 janvier 2008 sont que la maison continue de travailler….Il existe un projet de loi qui devra passer le 22 octobre en Conseil des ministres, sera-t-il amendé ou pas ? Selon mes informations cela implique un passage devant l’Assemblée Nationale et au Sénat en procédure d’urgence vers le 24 novembre…Entre temps il y aura l’avis du Conseil d’État et du Conseil Constitutionnel si celui-ci est saisi. Puis promulgation de ladite loi et application au 1er janvier 2009. »

« Le contenu du texte : "L’entreprise unique COMMUNE
[ C’est nouveau ça, ndlr] donc fédératrice est une opportunité pour moderniser l’entreprise France Télévisions…La pub sera maintenue à RFO…elle sera supprimée sur toutes les autres chaînes après 20heures…Tout les jours, il y a des discussions concernant RFO mais on ne sait pas ce qui sera décidé le 22 octobre…Bercy nous a annoncé 450 millions de compensations prévus mais nous continuons de travailler sur un plan d’affaires qui n’est pas arrêté mais qui se négocie plutôt bien…les chiffres de l’actionnaire et de France Télé ne coïncident pas encore mais….nous travaillons à ce qu’ils se rejoignent sur les 4 ans car travailler année par année, ce n’est pas possible…Il y aura des frais sans doute notamment pour prendre en compte le rehaussement de la situation financière de certains collaborateurs…»

Patrick de Carolis : « Pour l’heure rien n’est arrêté…Quand le plan d’affaires sera arrêté, je me positionnerai »

Nombreuses réactions des syndicats présents….« Les inquiétudes des salariés sont bien réelles par rapport à leur situation mais aussi vis-à-vis de la crise mondiale »
Réponse de la direction : « Il existe un montant de ressources – redevance –garanti quoiqu’il advienne… »

Pour la CFDT : « Il faut avoir des éléments concrets sur ce qui est à peu près sûr, spécialement les aspects sociaux…ce qui est loin d’être le cas. »

Pour la CGT : « La future direction de la société unique devrait maintenir la Convention Collective et l’avenant journalistes. » [A ce niveau, nous ne savons pas si le « devrait maintenir » est un pur conditionnel ou bien si, selon la CGT, la direction « devrait effectivement les maintenir » !!!!!,ndlr] De surcroît la CGT demande le rétablissement de la Convention Collective des Réalisateurs..

Patrick de Carolis « Sur le maintien des Conventions Collectives ne s’exprimera pas »….VOILA QUI EN DIT LONG, ndlr

Patrick de Carolis : « Sans présumer de l’issue des négociations –AU MAXIMUM 18 MOIS - nous devons moderniser l’entreprise…la loi changera forcément quelque chose….il y aura des adaptations à réaliser…Nous serions fous de ne pas saisir l’occasion de le faire….ce sont les 20 prochaines années qui sont en jeu. »

[P.de C dramatise volontiers la situation Nous serions fous de ne pas saisir l’occasion…ou encore nous devons moderniser l’entreprise pour les 20 prochaines années…ndlr]

Pour la CGT « Il ne faut pas opposer modernité et Conventions Collectives...elles ne peuvent être considérées comme un frein. »

Patrick de Carolis : « Nos textes n’ont pas été adaptés à l’évolution des métiers » ET D’EN REMETTRE UNE COUCHE COMME SI CELA NE SUFFISAIT PAS, ndlr

Réponse de la CGT « Le Collège Employeurs n’a pas voulu moderniser. » CURIEUSE RÉFLEXION, ndlr
Pour la CFDT « La loi n’impose pas de supprimer les Conventions Collectives…Quid des accords d’entreprises, nous n’avons jamais fait d’inventaire des textes…il faudra faire un énorme travail »
Pour la CGC « La loi n’impose bien entendu pas de supprimer les Conventions Collectives…et le syndicat qui a dénoncé dès février 2008 l’accord de France Télévisions n’a pas l’intention de renégocier quoi que ce soit dans les 18 mois dont parle Carolis » [Alors que depuis cette dénonciation, l’entreprise aurait dû engager des discussions comme il est écrit, la direction n’a rien fait du tout…]

Pour le SNJ, les mois qui viennent seront chaotiques.....

Quelques échanges suivront et après quelques questions de plus en plus pressantes des uns des autres, Patrick de Carolis dit : « Je n’ai jamais dit du passé faisons table rase…nous garderons des choses mais je vous le dirai le moment venu…. Il peut se passer beaucoup de choses en 2 mois, je suis prudent dans les infos»

A la question du SNJ en forme de réponse « Avez-vous troqué votre maintien contre la suppression des Conventions Collectives ? »

Patrick de Carolis s’estimant insulté, s’en va et exige des excuses… il déclare « ne revenir que lorsque le Comité de Groupe se sera excusé et désolidarisé des propos du SNJ »

Interruption de séance d’une heure…Personne ne s’excuse et ne se désolidarise.

Patrick de Carolis ne reviendra pas….[pas définitivement comme il l'avait annoncé sur les ondes mais uniquement à la séance, ce qui n'est pas la même chose! ndlr]

Pour la CGC, le départ de Carolis à une question pourtant claire, n’est qu’une preuve supplémentaire – si besoin était – de la volonté sournoise de celui qui est allé vendre, en haut lieu, sa survie contre la sortie des Conventions Collectives suivie de licenciements massifs à moindre coût juste derrière.

La question de la déléguée SNJ a donc fait mouche et les propos de la direction qui s’en sont suivis mettent en cause, plus largement, la Presse: « nous regrettons le multiplication de propos toxiques et diffamatoires dans la presse », n’y changeront rien.

vendredi 17 octobre 2008

Nouveaux développements dans l'affaire de "Télématin"

A lire, entre autres, en cliquant sur le lien la colère du SNPCA-CGC mais aussi de la CGT devant les procédés de la direction de France 2 suite notamment, au communiqué, la semaine dernière, de son DRH Augustin HOAREAU.

jeudi 16 octobre 2008

La direction de France Télévisions voit dans l'article de "Challenges" un second degré

Au 8ème étage du holding France Télévisions, voici comment le petit noyau restant autour de Carolis commente l'article de "Challenges" ci-après.

Extrait:
"Pub: Sarkozy dit s'être fourvoyé...Selon une indiscrétion de l’hebdomadaire économique Challenges àparaître ce jeudi, Sarkozy a reconnu, en privé, s’être fourvoyé surle projet de suppression de la publicité à la télévision publique. La réforme devrait être enterrée, poursuit le magazine..."

Le dernier carré autour de Carolis - vous savez celui qui annonce qu'il prendra ses responsabilités, puis qui ne les prends pas, qui dit ensuite réfléchir à octobre voire novembre pours prendre sa décision mais qui finit par prétendre que les négociations du plan financier pour son groupe se passant bien, il continue de réfléchir - n'y croit pas.

Non...en dehors de l'habituelle "théorie du complot" mise systématiquement en avant, ce serait à présent une manipulation du magazine "Challenges". Eh! oui!!! D'ailleurs, selon la direction de France Télévisions, si "Challenges" dit cela : ce serait pour que l'intéressé [donc Nicolas] démente formellement !!!!

Ce serait donc une manoeuvre destinée à ce que le Chef de l'Etat [dans un contexte financier extrêmement tendu, c'est le moins que l'on puisse dire] annonce que la rallonge budgétaire en plus des 450 millions pour 2008 et ceux à venir pour 2009, il ne peut pas ne pas les donner à Carolis....Ben voyons !!!!

A France Télévisions, certains ont cru devoir par personnes interposées, rajouter une couche en expliquant que donner tout cet argent serait préférable au départ de Carolis que [il convient, ici, de citer] "les français ne comprendraient pas".

Les français s'en moquent comme de leur première chemise du départ de Carolis du fait des centaines de millions pouvant aller jusqu'au milliard et demi, qu'on ne lui versera pas ....les français ils sont inquiets pour leur avenir, sur de quoi demain sera fait et surtout sur ce qu'il va leur rester au bout du compte pour payer leurs dépenses au quotidien.

Les menaces de démission du PDG de France Télévisions, ils n'en ont rien à faire....Que le suivant, qui devra être un professionnel reconnu de tous, redresse la barre et permette au groupe de retrouver l'équilibre financier indispensable avant sa modernisation, c'est a minima ce qu'ils sont disposés à entendre en ces temps difficiles...rien d'autre.