Walles Kotra ou la culbute ultramarine…Après
avoir flingué France Ô, il retourne à Nouméa avec le pactole !
Walles Kotra sera resté deux un peu plus de 2 ans à diriger les équipes du réseau Outre-mer 1ère et de France
Ô nommé le 9 mai 2016 par l’ex-Orange.
Lorsqu’il fut transféré de Nouvelle Calédonie à Malakoff (Siège de France Ô), il s’est
débrouillé pour que soit intégrée au salaire qu’il touchait à Nouméa l’indexationdont les français ultramarins bénéficient.
Son salaire de référence de « directeur stationné
en Métropole » allait donc techniquement faire un bon énorme de plus
de 80% puisqu’y intégrant définitivement cette indexation.
Comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’il annonce
en CODIR (comité de direction), il y a quelques jours, qu’il repart à Nouméa.
« Devenu
DG il a fait intégrer l’indexation à son salaire. Ce salaire sera de
nouveau indexé à 85% dès son retour au pays . C’est l’opération la plus juteuse
de FTV »écrit le site ADAP qui ajoute « Le contrôle d’Etat sera aux abonnés absents ,
la Kanaky étant un territoire sensible pour le pouvoir en place.
Le nouveau Golden boy de l’outre-mer,
fossoyeur de France Ô et de Malakoff repasse par la case départ , prend
l’oseille et rentre au pays où il est attendu par ceux qui survivent dans
l’océan de misère qu’il a créé.
On comprend mieux pourquoi il a
poussé à la démission Jean Philippe Pascal un moment pressenti pour le
remplacer au poste de DG… »
Le blog CGC Média laisse à chacun de ses lecteurs
le son de compter en 28 mois la culbuté qu’aura réalisé l’intéressé aux frais
du contribuable français et ce en pleine période d’économies !
Il n’y a pas que ça, hélas…Ce cochon de payeur
français, va également devoir passer à la caisse pour un autre aller-retour
du même style.
C’est encore l’ADAP qui révèle l’info « Sylvain Guidot, l’inénarrable ex-Directeur des ressources humaines(d'Outre-mer 1ère et de FranceÔ) à Malakoff ui n’y connait
rien en Production TV, est nommé directeur coordinateur des productions
Mayotte-La Réunion, à Saint-Denis…le poste a été créé pour lui et sans
doute par lui…pour dépouiller Mayotte…Le directeur régional actuel de La
Réunion, et ce directeur-là, ont déjà été éjectés de la station de la Réunion… »
Mariannick Babe, la collaboratrice
de toujours de Walles Kotra en Nouvelle-Calédonie que ce dernier a nommé à la
Direction de la Communication de France Ô et des Outremer 1eres et fait venir à
Malakoff, évidemment dans des conditions financières très avantageuses, pourra toujours tweeter comme elle l’a
encore fait récemmentpour se féliciter de la « belle
visibilité » dont se vante cyniquement Ernotte avec son « pacte
pour les Outre-mer »!
Elle est belle, leur soi-disant visibilité!!!! Une honte pour la République comme le disait, il y a peu, Emmanuel Macron.
Pendant ce temps-là, les 3 syndicats
signataires de l’accord RCC pourri CGT-FO-CFDT qui permet à France Télés de
se débarrasser de 2.000 collaborateursà moindre coût et aux
intéressés pro direction de se réjouir dusuccès du plan de
licenciements dontils se félicitent dans leur récentes publications
comme celle de la CFDT et de FO (* ci-après)
Pour éviter vous tâcher à la lecture de
ce nauséabond satisfécit, le blog CGC Média recommande Primpéran
ou Vogalib à tous ses lecteurs :
Même si la direction nous dit “ne pas se
fixer d’objectifs”, elle prévoyait un chiffre de 600 dossiers de départs
volontaires finalisés sur 2019. Avec les chiffres constatés lors de la deuxième
commission du plan de départ, lundi 23 septembre, nous y sommes presque,
avec ce chiffre de 552 dossiers traités : 525 départs à la retraite et 27
projets.
· DES DÉPARTS DÉJÀ
ACTÉS JUSQU’EN 2022 ! »
Si une grande majorité des départs sont
prévus pour être effectifs en 2019, nous en notons 93 actés pour 2020, 49 pour
2021 et 50 pour 2022….
Les
bobards d’Ernotte qui annonce à quelques « top
managers » qu’elle serait là jusqu’en 2022 !
C’est
une opération de com’ bidon à laquelle tout un chacun est habitué avec France Télés.
Satellifax, ce jeudi 26 septembre s’en fait l’écho mais, si
le fait que l’ex-Oranger ait bien réuni hier matin au foyer de France Télés quelques « top
managers »(personne ne sait d’ailleurs qui cela représente !) pour
leur parler de « la suite » après
l’annonce par le ministre de la Culture Franck Riester du
projet de réforme pouir l’audiovisuel public, seuls les quelques « happy few » triés sur le volet ont
eu droit aux soi-disant « confidences » cette dernière !
Satellifax écrit par exemple «Selon nos informations, Delphine Ernotte a rassemblé les «top
managers» de l’entreprise, ce mercredi 25 septembre en fin de matinée, peu
après l’annonce de la réforme de l’audiovisuel public par le ministre de la
Culture, Franck Riester. Elle a prononcé un discours optimiste et combatif, envoyé par la suite à l’ensemble des
salariés avec lesquels un chat sera « prochainement» organisé, a-t-on indiqué à Satellifax. ».
Tout d’abord, il faut dire que l’intéressée qui a réuni ce
petit comité n’a évidemment rien
envoyé aux salariés contrairement à ce qu’on a indiqué à Satellifax.
Sur la réforme Riestero-Philipienne, l’ex-Orange a, une
fois de plus tenté de brosser dans le sens du poil (vainement) et indiqué croire
«
plus que jamais » quez la future la
holding France Médias qui regroupera France Télévisions, RADIO FRANCE, France Médias Monde
et l’INA, est une «opportunité» !! Ca ne convainc personne mais ça
ne mange pas de pain !
Est venue ensuite la litanie des poncifs habituels et du blablabla servi à toutes les sauces: « Il
nous faut désormais franchir une étape de plus et aller plus loin », «Le
numérique nécessite que nous concentrions nos forces pour gagner en puissance»,
« Il nous faut faire preuve d’agilité,
accélérer dans l’ambition de coopération entre sociétés
publiques afin de préparer cette holding et .« Il nous faut désormais
franchir une étape de plus qui permettra d’apporter le cadre en vue de structurer
cet ensemble pour aller plus loin.»…..
Parler pour ne rien dire en somme !
« Pas de « big bang » à l’horizon »selon elleécrit Satellifax - taclant ainsi Emmanuel Macron - ajoutant « Qu’en raison du calendrier adopté par le gouvernement: ce n’est
pas avant 2021 que serait créé la holding… 2020 étant consacrée au projet de
loi et alors que les sociétés conserveraient leurs "rajectoires"jusqu’en
2022. ».
C’est
justement à l’horizon 2022 qu’Ernotte candidatera pour les 2 ans et demi qui
restent à couvrir d’ici-là.
N’importe quoi !
Baratin
total puisque c’est bien en février/mars 2020 (dans
quelques semaines donc)que les candidatures à la Présidence de France Télés
devraient arriver au CSA pour une nouvelle nomination courant avril
L’ex-Orange a également glosé sur« les belles perspectives de l’accord signé avec les producteurs »
qui abaisse le volume de production
interne à environ 17% contre 25% précédemment et qui viole un texte signé à France
Télés par la direction après un mouvement suivi s’opposant à l’externalisation à outrance de l’activité.
Quant au boniment sur « le
lancement d’Okoo, la plateforme dédiée aux enfants, prévu pour décembre
{Satellifax du 18 juin), alors que Franck
Riester confirme l'arrêt des signaux de
France 4 dont la grille de journée leur était consacrée mais aussi de France Ô, la chaîne de l’outre-mer
qui dès septembre 2020 sera cantonnée au Web »qui pourrait bien
gober de telles sornettes ?
Pour clore le pathétique exercice de com’ l’ex-Orange a
entonné une nouvelle fois le refrain de l’autosatisfaction habituel «victoires collectives remportées depuis
quatre ans, soit depuis son arrivée à la tête de l’entreprise, entre les
réorganisations internes, le lancement du feuilleton d’avant JT sur (France 2) produit le rétablissement de
l'équilibre des comptes [pas ceux de
France Télés SA régulièrement déficitaires mais des comptes consolidés
filiales comprises qui ne lèveront pas le petit doigt pour le groupe public au
cas où, ndlr] », etc…
Dans quelques mois, France Télés prendra surement un nouveau départ mais absolument pas comme le raconte Ernotte.
Sybile Veil réunit les salariés de Radio France à qui elle a écrit pour leur présenter la réforme audiovisuelle Riestero-Philippienne !
A peine Franck Riester avait-il parlé au Figaro et l'AFP que Sybil Veil a décidé de réunir les salariés de Radio France pour contredire sur plusieurs aspects le ministre et leur expliquer la réforme dont le Parlement n'est même pas officiellement saisi!
Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce courrier (*) au moment où Le Canard enchaîné de ce mercredi en remet une couche.
(*)
Chères toutes, chers tous,
Ce matin [25/09/19, ndlr], le Ministre de la Culture a présenté les grandes orientations du
projet de loi sur les évolutions de l’audiovisuel public qui sera discuté l’an
prochain au Parlement et mis en œuvre à partir de 2021. Je vous propose de nous
retrouver à 11h30 au Studio 104 pour parler des effets de cette réforme pour
Radio France. Le projet de loi prévoit que nous intègrerons une holding avec France
Télévisions, France Médias Monde et l’INA. Il ne s’agit pas d’une fusion :
Radio France restera Radio France, la maison de la radio et de la musique que
nous sommes, le vaisseau amiral de l’audiovisuel public dans le domaine du son.
L’objectif de la réforme est d’amplifier le mouvement des coopérations que nous
avons engagé ces dernières années. Plusieurs pays ont fait le choix d’une organisation semblable de leurs
médias publics et cela a deux avantages : celui de la puissance, notamment
pour permettre au service public de peser dans le monde numérique, et celui
d’une offre de service public qui devient plus lisible pour les citoyens. Dans
un contexte où la question de la redevance est régulièrement remise sur la
table, mettre en évidence nos complémentarités et l’ampleur de notre utilité à
la société peut être un atout pour l’audiovisuel public. Pour autant, je suis convaincue que pour que l’ensemble soit fort, chacune
des entreprises doit être forte. Radio France connaît des succès sans
précédent. Les évolutions du numérique nous ouvrent de formidables
perspectives. Nous faisons preuve d’une modernité, d’une agilité et d’une
capacité d’innovation[les éléments de langage que chacun emploie et qui ne veulent rien dire, ndlr] que beaucoup n’imaginaient pas possible dans le service
public. Cette avance, nous devons la conserver. Elle nous permettra demain
d’incarner toujours pleinement le pôle audio fort et à l’avant-garde dont
l’audiovisuel public a besoin. L’entité commune devra donc porter une ambition spécifique pour Radio
France, ses métiers et ses talents. Je serai à vos côtés pour porter cette
spécificité, ainsi que la nécessité que la nouvelle organisation ne
s’accompagne pas de rigidités ou de coûts qui viendraient s’ajouter aux efforts
importants dans lesquels nous sommes engagés. A cet égard, le projet de loi ne
modifie pas notre trajectoire financière jusqu’au 1er janvier 2023 [les économies du PLF 2020 ce n'est pas pour elle, ndlr].
Par conséquent, la mise en œuvre de notre projet stratégique Radio France 2022,
qui permet de préserver l’ensemble de nos offres éditoriales et d’adapter nos
manières de produire la radio à l’ère numérique tout en répondant à cette
contrainte budgétaire, reste indispensable. Le diagnostic que nous avons fait il y a quelques mois est toujours le
même : nous sommes à un moment décisif pour Radio France, car les
changements s’amplifient dans le secteur de la radio et de l’audio plus
largementavec l’évolution des
usages et des formes de concurrence. C’est pourquoi il nous faut faire des
évolutions à venir une opportunité pour Radio France. La phase de transition
qui s’ouvre jusqu’à la fin de l’année 2022 doit être plus que jamais celle de
l’action, et non celle de l’attente. Face à nos enjeux, un autre volet du projet de loi est central pour Radio
France : celui qui vise à adapter notre cadre législatif aux réalités de
l’ère du numérique, pour que les médias traditionnels que nous sommes aient
toutes les chances de réussite. Depuis que je suis à la tête de Radio France,
je défends la valeur de nos contenus, pour qu’elle soit justement reconnue et
valorisée, mais aussi les droits des créateurs et la diversité culturelle. Au total, nous connaissons désormais le cadre qui sera le nôtre :
celui de médias de service public qui gardent leurs spécificités et qui
coopèrent davantage sous une présidence commune. Nous savons aussi que notre
stratégie et notre budget sont confirmés jusqu’à la fin de l’année 2022 et que
nous devons continuer pendant cette période à construire l’avenir. Nous savons
enfin que l’évolution de la législation doit également nous donner un cadre
plus adapté à l’ère numérique [rebelote, les fameux éléments de langage, ndlr] . Nous devons maintenant construire à partir de là : imaginer les façons
de faire rayonner encore plus nos contenus et nos savoir-faire dans le futur
ensemble de la holding, penser aux projets que nous n’aurions pas les moyens de
développer seuls mais qui pourront voir le jour grâce à cette nouvelle
organisation. Les années qui viennent nous amènent donc des changements qu’il ne
faut pas craindre. Elles seront aussi celles des possibles.
Riester annonce le regroupement sous un même
toit des sociétés de l’Audiovisuel Public comme du temps de l’ORTF…L’ex-Orange
hors-jeu.
C’est banlieue voire en grande banlieue –
impossible évidemment dans la Capitale pour des problèmes de coût – que Franck
Riester implanterait France Média la Maison commune aux 4 sociétés de l’Audiovisuel
qu’il a annoncé "réunir sous un même toit".
Chaque contribuable français, au moment où sort le rapport de la Cour des comptes sur les économies
qui n’ont pas eu lieu – tout au contraire – avec le passage de 22 à 13
régions, combien tout cela va coûter !Des milliards d’euros
évidemment qui ne sont pas prévus au Projet de Loi de Finances (PLF 2020)
imposant d’ailleurs à l’Audiovisuel publicde faire avec 70 millions d’euros de moins qu’en 2019, soit une enveloppe en baisse de 1,8 %.
"Le projet de loi que je porte
prévoit la création d'une société mère à la tête d'un groupe baptisé France
Médias"a déclaré l’actuel ministre de la
Culture, précisant au Figaro "La
société mère détiendra 100 % du capital des sociétés filles: France Télévisions,
Radio France (*voir courrier Sybil Veil), France Médias Monde (qui chapeaute RFI et France 24, ndlr) et
l'Ina (Institut national de l'audiovisuel)".
« Ce grand "meccano"
de l'audiovisuel reviendra à regrouper sous un même toit des télévisions et
des radios séparées depuis l'éclatement de l'ORTF en 1975, mais qui doivent de
plus en plus faire cause commune sur de nombreux fronts, de la création de la
chaîne d'info franceinfo et la lutte contre la désinformation à l'information
de proximité, avec le lancement de matinales communes aux antennes régionales
de France 3 et de France Bleu » écrit encore l’AFP.
Ce serait, à en croire Franck Riester
qui n’a que BBC à la bouche, visant à répondre aux souhaits du« gouvernement »
qui raconte que ce serait pour "un service public plus efficace et
agile face aux révolutions du numérique"qu’il a opté pour la solution
d'un "regroupement des entreprises du secteur au sein de cette même
holding".
Eléments de langage éculés a 100.000 lieues de la réalité !
Cette holding, en débat depuis le début
du quinquennat, devrait être créée début 2021, a également indiqué Franck
Riester laissant entendre qu’au moment du vote au Parlement (fin 2020 voire début
2012 donc) les dirigeants en place dans les entreprises concernées pourraient voir leurs mandats prolongésjusqu'à fin 2022pour s'aligner sur la mise en
place de cette nouvelle organisation.
Jusqu'à fin 2022…Au fait, y a pas un truc en 2022 avant les vancences d'été ?!
France Télévisions ne sera bien entendu
pas concernée puisque les candidatures pour sa présidence devraient arriver au
CSA en février/mars 2020 pour que l’Autorité de régulation nomme une dernière
fois en avril et avant sa transformation, le prochain (et probable dernier) pédégé de France Télés …le ministre ayant annoncé la création de la future autorité de
régulation issue de la fusion entre le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de
l'Hadopi (l'agence de lutte contre le piratage des œuvres en ligne) qui s'appellerait "Autorité de régulation de
la communication audiovisuelle et numérique" et aurait pour sigle ARCOM.
De toute façon, le futur patron de
cet invraisemblable « ensemble » fusionnéissu de
la réforme Riestero-Philipeinne, ne sera plus nommé par le CSA qui aura alors muté
voire disparu le cas échéant mais sera choisi par le Conseil d'administration des
entreprises concernées dont celui de France Médias.
« Tout ça pour ça » lancent certains acteurs du secteur qui n’en reviennent encore pas, enchérissant
« Il s’agit
de tout sauf d’un big bang…et ça va coûter un pognon de dingue ».
D’autre plus optimistes rétorquent « Vous verrez, c’est comme
le Brexit…ça ne se fera finalement pas !..C'est mon p'tit doigt qui me l'a adit ». God save the queen… and Lord ear them !
« Ne répétez pas les ragots du Canard Enchaîné » lance
Carolis aux quelques journalistes présents lors de sa conférence de presse à
Arles !
Après sa condamnation
définitive par la Cour d’Appel le 17 avril dernier (que l’intéressé a fini par régler au retour des vacances d’été),
à de la prison, des amendes civiles et des dommages et intérêts à verser aux
demandeurs, notamment le SNPCA-CGC à l’origine de la plainte en avril 2011 :
5 mois de prison avec
sursis
25.000€ d'amende
Et à verser solidairement au SNPCA-CGC, à l'origine de
la plainte dès 2011: 25 .000€ de dommages et intérêts et 15 000€ au titre
de l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale. Pour le SNJ et la
CFDT, les prévenus sont condamnés à verser à chacun 5.000€ de dommage
et intérêts et 1.000€ au titre de l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale,
Carolis candidat à
la mairie d’Arles au printemps 2020 a décidé de réécrire les jugements et de taper
pêle-mêle sur les uns et les autres :
- à commencer par son
« collaborateur [le
Secrétaire général, ndlr] »d’avoir signé les
contrats[contrats avec Bygmalion qu’aucune des 2 juridictions n’a
jamais vu réapparaitre, ndlr]entachés de favoritisme »(sic)
- au « Procureur qui ,quand il voit le juge
d’instruction Van Ruymbeke l’interroge sur cette affaire et lui dit : “qu’est-ce qu’on fait
là-dessus ? ”… On
est blanchi ! »(sic)
- à la Présidente du Tribunal de première Instance
comme au Présidente de la Cour d’Appel qui auraient « aussi souhaité [le] condamner parce [qu’il était]
président » (sic)
- à la Presse et plus particulièrement qu’il
menace de façon à peine voilée et plus particulièrement au Canard Enchaîné«Je vous préviens, ne faites pas d’amalgame là-dessus… Attention,
ne dites pas ça, vous risquez vraiment de franchir la ligne jaune. Ne répétez
pas les ragots du Canard Enchaîné »(sic),
- et enfin
aux parties civiles comme aux Arlésiennes et aux arlésiens dont il espère devenir
maire« Si demain je suis maire,
je serai responsable de l’ensemble de mes collaborateurs et si un panneau tombe
sur quelqu’un, c’est le maire qui est responsable »…
Gageons qu’ils n’y tomberont pas dans le
panneau les arlésiens pour éviter que le candidat-condamné ne doive prendre ses responsabilités.
Il est vrai
qu’aujourd’hui, de plus en plus souvent, les condamnés n’étaient pas coupables !!!!
Face à de telles procédés destinés purement et simplement à réécrire les
jugements, le syndicat à l’origine de la plainte
en 2011 envisage sérieusement de porter plainte cette fois-ci pour “
escroquerie au jugement ” c’est-à-dire lorsqu’on tente de« faire dire à un jugement ce qu’il ne
dit pas ».
Lors de sa déclaration de candidature à la mairie d’Arles la
semaine dernière, Patrick de Carolis a expliqué aux journalistes que sa
condamnation pour favoritisme n’était en réalité qu’une simple conséquence de
sa qualité de président de France Télévisions.
Dans son entretien à La
Provence du 4 septembre, Patrick de Carolis dit de la justice
qu’elle avait « aussi
souhaité [le] condamner parce [qu’il était] président », chargeant
un « collaborateur
[Camille Pascal, ndlr] » d’avoir signé les contrats entachés
de favoritisme. « Si
demain je suis maire, je serai responsable de l’ensemble de mes collaborateurs
et si un panneau tombe sur quelqu’un, c’est le maire qui est
responsable », a t-il comparé.
Une version que contredit
pourtant le délibéré de son jugement« Pour
tenter d’échapper à sa responsabilité, Patrick de Carolis ne saurait
s’abriter utilement derrière les compétences, moyens et autorités reconnus
à Camille Pascal »comme le rappelle le
Canard Enchainé daté du 11 septembre dans l’article « La
fable provençale de lou Patrick de Carolis (*) ».
En relisant le délibéré, on peut lire une deuxième phrase sans
équivoque « Patrick
de Carolis a été avec Bastien Millot [fondateur de Bygmalion ndlr] à l’origine
de la mise en place d’une nouvelle forme de collaboration entre ce dernier, qui
venait de lui annoncer son départ, et France Télévisions ».
Le 17 avril 2019, le juge de la Cour d’appel de Paris a condamné
Patrick de Carolis à 25 000 euros d’amende et cinq mois de prison avec sursis
pour délit de favoritisme et Bastien Millot pour recel de favoritisme. Camille Pascal n’avait pas
fait appel de sa condamnation pour favoritisme. A Arles, Carolis se
permettrait-il de réécrire l’histoire de son procès ?
Jean-Jacques Cordival, syndicaliste à l’origine de la plainte en
2011 ne s’interdit pas de porter plainte pour “ escroquerie au jugement ”
soit « faire
dire à un jugement ce qu’il ne dit pas ».
Petit rappel :
lorsqu’il était président à France Télévisions entre 2005 et 2010, Patrick de
Carolis a favorisé l’entreprise Bygmalion, de Bastien Millot, ancien directeur
adjoint du cabinet de Jean-François Copé alors ministre du budget. Le
montant des contrats accordés pendant sa mandature s’était élevé à 1 034 672
euros entre 2008 et 2010 pour de la « veille internet », gestion
des « courriers téléspectateurs », conseils stratégiques,
« dossiers et éléments de langages » et « prestations
diverses », selon les factures détaillées dans le délibéré. Bastien
Millot, avant de créer Bygmalion, n’était autre que le directeur de la
communication à France Télévisions recruté par de Carolis.
Enrichissement personnel ?
« Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel », c’est le deuxième élément
de langage utilisé par Patrick de Carolis pour prendre de haut sa condamnation.
Alors question, pourquoi Bygmalion, la même société qu’il avait privilégié
durant son mandat à France Télévisions, l’a rémunéré en 2011 et 2012 dès la fin
de son mandat ? Une rémunération à hauteur 119 500 euros [près de
140.000 TTC donc, ndlr] via sa société Patrick de Carolis Consulting. « Parce qu’il y a eu un
travail de fourni », répond Patrick De Carolis aux questions
de l’Arlésienne
en demandant de « ne
pas faire d’amalgame », lors de sa conférence de presse au
Calendal le 5 septembre.
Selon un
communiqué de son avocate à l’époque (2014) des
révélations dans la presse, « Patrick
de Carolis a été sollicité pendant une période de six mois sur certains
dossiers, à savoir l’élaboration d’un dossier à l’attention du CSA pour la
création d’une chaîne de télévision locale ainsi que la conception de la grille
de programme. Patrick de Carolis a également été sollicité à l’occasion de la
création d’un musée. »
La presse et notamment
le
NouvelObs questionnait alors une possible
rétrocommission de la part de Bygmalion. Face à une rémunération de 119 500€,
les journalistes n’avaient trouvé que des missions de consulting pour la
création d’une télé locale – dont le PDG nie le travail réalisé sur la grille
de programmation. Et pour le travail à « l’occasion
de la création d’un musée », il s’agissait du musée Bonnard du
Cannet pour lequel Bygmalion avait été choisi pour les relations presse et la
recherche de mécène. De Carolis était venu à l’inauguration et le musée
avait enregistré l’arrivée de France Télévision Publicité comme mécène. A
l’époque, les avocats de Patrick de Carolis n’avaient pas pu apporter plus de
détails sur l’amplitude des travaux réalisés. En tout cas, Patrick de
Carolis, s’est enrichi personnellement grâce à son travail à très haute valeur
ajoutée.
Et aujourd’hui, que répond le principal intéressé ? Lors de
la conférence de presse au Calendal, Patrick De Carolis n’a cessé de
répéter : « il
a été prouvé que j’ai fourni un travail à ce moment-là. C’est passé au
tribunal ! Quand le juge d’instruction Van Ruymbeke est sur mon affaire,
il interroge, il voit le procureur, il dit : “qu’est-ce qu’on fait
là-dessus ? ” .
On est blanchi ! Ne venez pas dire après “ il
pourrait y avoir une affaire ” …
Alors, on croit le juge Van Ruymbeke sur un aspect de l’histoire et on ne le
croit pas sur ce versant-là ?
Il n’y a pas d’affaire. Je vous préviens, ne faites pas d’amalgame
là-dessus. » Effectivement, le fameux juge d’instruction avait été averti de
ces rémunérations par Bygmalion. Et aucun chef d’inculpation supplémentaire n’a
été retenu à l’époque en plus de celui de favoritisme.
« Patrick de Carolis dit n’importe quoi,
rien n’a été prouvé sur son travail pour Bygmalion », s’insurge Jean-Jacques Cordival,
syndicaliste SNPCA-CFE-CGC Média et véritable caillou dans la chaussure de
Carolis. « Un
juge choisit de mener l’instruction comme il le souhaite. La procédure durait
depuis des années, il a privilégié l’angle du favoritisme pour aller au bout.
Pour le poursuivre pour escroquerie, il aurait fallut demander un réquisitoire
supplétif qui aurait encore allongé la procédure. Je rappelle le contexte, la
défense essayait de faire tomber plusieurs fois les poursuites pour qu’elles
n’aillent pas jusqu’au procès. Contrairement à ce qu’il dit, le juge Van
Ruymbeke n’a jamais blanchi personne et de plus, il serait invraisemblable
qu’il ait pu rencontrer le juge d’instruction pour évoquer l’affaire, il y a
séparation des pouvoirs en France. C’est du n’importe quoi, il prend les gens
pour des imbéciles qui ne connaissent pas les institutions judiciaires pour
flouter ses responsabilités. Il utilise des jolis noms pour noyer son propos.
Il réécrit tout bonnement les jugements ».
Pendant le procès, le syndicaliste se souvient
d’avoir pointé « le
problème éthique » du travail pour Bygmalion de de Carolis
après son départ de France TV. « Je suis allé à la barre pour préciser que monsieur de
Carolis avait touché six chèques de la société Bygmalion pour 140 000 euros et
redire que son travail n’avait été en aucune manière clairement justifié, au
regard en particulier des différentes révélations de l’époque. Le juge,
président de la Cour d’appel, m’a répondu qu’il n’était pas saisi du délit
d’escroquerie. Un point c’est tout », recadre Jean-Jacques
Cordival.
Patrick de Carolis se défend de s’être enrichi personnellement
grâce à son passage à France Télévision et sa relation à l’entreprise
Bygmalion. Mais c’est son point de vue. Auquel il est possible d’opposer
l’inverse.
Pour être précis, le terme « enrichissement
personnel » utilisé par Patrick de Carolis ne renvoie à aucune
notion de droit. Celui qui s’en rapproche le plus est le délit d’« enrichissement
injustifié ». Durant son procès, les juges n’ont pas eu à
se pencher sur ce volet des activités de Patrick de Carolis. Ni d’ailleurs sur
son achat en 2010 d’actions à très bon prix de la société Anaprod, propriétaire
d’Eclectic, une entreprise qui a vu son chiffre d’affaires augmenter notamment
grâce aux commandes de France Télé, sous la présidence de Patrick De Carolis,
comme le révélait
Le
Canard Enchaîné en
avril 2012.
Y aurait-il eu, ici, un enrichissement personnel ? « Attention, ne dites pas
ça, vous risquez vraiment de franchir la ligne jaune. Ne répétez pas les ragots
du Canard Enchaîné », prévient Patrick De Carolis lors de sa
conférence de presse. La campagne risque d’être longue. Et dure.
« France Télévisions a manqué à ses obligations en matière d’honnêteté
et de rigueur de l’information » dit le CSA.
La décision concerne une photo (prise par un photographe de l’AFP) diffusée
en décembre 2018 dans un des journaux de France 3 visant à illustrer le
mouvement des « gilets jaunes », montrant des policiers à cheval face
des manifestants, place de l’Opéra à Paris.
Le CSA a estimé que « France Télévisions avait manqué à ses
obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information » après
la diffusion de cette d’une photo retouchée pour masquer une inscription « Macron
dégage ».
La diffusion d’une
photographie ainsi modifiée, altérant sa signification dans un contexte
particulièrement sensible », constituait bien « un manquement à
l’exigence d’honnêteté de l’information » qui s’impose à France
Télévisions, et « un manquement à l’obligation de rigueur dans la
présentation et le traitement de l’information ».
Le CSA a néanmoins estimé
qu’il n’y avait pas lieu d’infliger une sanction au groupe public, qui « ne
conteste pas l’existence de ce manquement, a immédiatement pris l’initiative
d’informer les téléspectateurs et les acteurs du secteur audiovisuel de
l’erreur commise et de s’en excuser », et a en outre « mis en œuvre une
série de mesures […] pour éviter, à l’avenir, la réitération de manquements de
cette nature ».
Juste une simple mise
en demeure a été adressée à France Télévisions afin qu’à l’avenir elle respecteses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information.
Chacun imagine la tête
de l’ex-Orange qui met en avant à tout bout de champ, le décryptage et la rigueur
de l’info !!! Probable qu’au moment de son départ, personne ne prendra la
peine de modifier la pancarte !