Comme le blog CGC Média le relatait ce 1er avril peu après 18h dans son article "Réforme de l'Audiovisuel: Le gouvernement dépose en dernière minute un amendement de réécriture totale de 3 pages de l’article 1" Rachida Dati a non seulement perdu ses nerfs mais a vraisemblablement donné une occasion supplémentaire aux parlementaires de déposer, cette fois-ci, une motion de censure contre le projet d'Ernotte qu'elle a voulu imposer en force.
"Rachida Dati, apostrophant en direct les parlementaires sortant du cadre. Le spectacle vaut son pesant de cacahuètes. La présidente de la commission n'en revient pas !" écrivions-nous, expliquant que "la réécriture totale de 3 pages de l’article 1 du texte déposé sous forme d'amendement" allait forcément ne pas passer.
Le Figaro racontait hier vers 22h sous la plume de Wally Bordas, l'indigne spectacle donné par Rachida Dati pétant les plombs (*) et un ex journaliste plus à droite que tribord monté sur une table, dit-on, hurlant pour donner raison à la ministre !
Les parisiens qui ont eu vent de la scène, sont ainsi fixés sur la façon dont elle s'adressera aux agents de la Ville !
Pas plus que ce texte de 22 pages addition de clichés, d'allégations fallacieuses et de blablabla qu'elle a fait écrire en toute hâte par les services du ministère : la DGMIC en l'occurrence et qu'elle ose appeler, sans rire, « étude d’impact » alors qu'il s'agit en l'espèce, d'une sorte de feuille de route comme lorsque "le gouvernement de 2015 - quasiment dix ans jour pour jour - rendait public le rapport commandé en octobre 2014 à Marc Schwartz, ex-directeur financier de France Télévisions sous Tessier, qui fixait alors les axes prioritaires pour France Télévisions qu'Ernotte en voie de parachutage allait reprendre
En 2025, bis repetita.
Seulement là, ce document constitue dès lors, un conflit d'intérêt majeur entre la DGMIC dont la directrice générale est également administratrice de France Télévisions et l'ARCOM dont le président est issu, à qui Rachida Dati trace ici les orientations et le plan de campagne !
La justice voire dans un premier temps la Commission des conflits d'intérêts pourraient bien très vite être saisies de toutes les facettes de cet indigne mélange des genres.
(*)
Extrait de l'article du Figaro "Après un vif échange entre Dati et une administratrice de l’Assemblée, l’examen du texte interrompu" par Wally Bordas, publié à 21:26 le 1er avaril puis mis à jour à 21:53
"Vive altercation, en fin d’après-midi, en commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Alors que les députés débattaient de la proposition de loi visant à regrouper les diverses entités de l’audiovisuel public en une seule société, le ton est monté d’un cran entre la ministre Rachida Dati et une administratrice de l’Assemblée nationale.
En cause : un amendement que souhaitait déposer la ministre de la Culture afin de réécrire une partie du texte. Un amendement jugé irrecevable par l’administratrice du Palais Bourbon. La séance a alors été interrompue, le temps que la fonctionnaire de la Chambre basse explique à la ministre les raisons de cette irrecevabilité. «Il fallait du temps pour l’intégrer et il a été scindé en plusieurs parties car au départ, il faisait plusieurs pages», explique une députée témoin de la scène.
Rachida Dati que ces explications n’ont pas convaincue, s’en est verbalement prise, selon plusieurs sources, à l’administratrice. «Elle l’a presque menacée, elle hurlait, et le député LFI Aurélien Saintoul a dû s’interposer pour calmer les esprits», témoigne une autre parlementaire présente à ce moment-là.
Avant de reprendre : «Rachida Dati a été méprisante, rabaissante et dure». Selon plusieurs sources, la ministre de la Culture s’est ensuite adressée à la présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi, pour remettre en cause le travail de la fonctionnaire de l’Assemblée nationale...
«Cela n’est pas un incident à proprement parler et ça n’a pas du tout été très violent. C’est l’administratrice qui a dit à la ministre : “N’essayez pas de déformer la procédure” dit l’entourage de la ministre de la Culture. Rachida Dati a répondu : “Ne me parlez pas comme ça”», précise-t-on. Avant d’accuser la présidente de la commission des affaires culturelles : «Fatiha Keloua Hachi tente de faire un coup politique. Elle gagne du temps car elle savait que l’article 1 allait être voté ce soir. C’est de l’obstruction».
Débat interrompu pour toute la soirée. La séance a ensuite été interrompue, le temps d’aller dîner, et ne reprendra pas. Tous les députés membres de la commission ont reçu un mail des services de l’Assemblée nationale, leur précisant que les débats seraient stoppés pour la soirée. «Après échange avec la présidente de l’Assemblée nationale et compte tenu des événements de cet après-midi mettant en cause l’administration de l’Assemblée, la présidente de la commission a décidé d’annuler la réunion de ce soir», est-il écrit. Et de poursuivre : «Les conditions ne sont pas réunies à ce stade pour poursuivre sereinement l’examen de la proposition de loi».
La putative maire de Paris parlera-t-elle ainsi aux magistrats lorsqu'elle se retrouvera sur les bancs d'un prétoire ?