Rachida Dati n’a visiblement que 3 couplets à son lancinant refrain-passeport pour la mairie de Paris 2026 : « concurrence des plateformes et des réseaux sociaux, désinformation et ingérences étrangères, souveraineté culturelle ».
Elle a même cru devoir faire pondre à ses services - la DGMIC en l'occurrence dont la directrice générale Florence Philbert qui siège au Conseil d’Administration de France Télés, ayant voté un déficit de près de - 42M€ (passé à - 76M€ depuis) - une soi-disant « étude d’impact » qui constitue déjà un premier conflit d’intérêts.
Elle compte au moins sur les voix
du PS et l’abstention du RN. Elle l’aurait dit entre 4 zieux à Jordan mais qui
pourrait bien ne plus tenir au regard de la décision de Justice
intervenue ce jour.
La Tribune du
jour écrit «
Repoussée à maintes reprises, la proposition de loi visant à regrouper toutes
les entités de l'audiovisuel public débarque enfin à l'Assemblée nationale,
après avoir été entérinée au Sénat à l'initiative de Laurent Lafon (UDI) il y a
près de… deux ans »
Le titre de
presse ajoute « Ce mardi, elle sera examinée en commission des affaires
culturelles. Avant d'être en théorie débattue en séance le 10 avril » avant de tempérer quelque peu « Il y a un risque réel que ça soit reporté en mai, après
la suspension des travaux parlementaires qui a lieu du 14 au 27 avril, glisse un
haut cadre de l'audiovisuel public. Car, la même semaine, les
députés doivent voter le projet de loi de simplification de la vie économique.
Il est touffu et ça peut prendre du temps. »
Etant toujours inscrite
en 5ème position, elle n’a effectivement aucune chance d’être traitée...et c'est tant mieux.
Alors il faut faire croire que
cela aura un utilité
Pour l’alliance de certains Macronistes mais aussi de quelques Républicains, il serait « urgent de statuer » ! Pourquoi ?
Le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), rapporteur
de ce texte avec Virginie Duby-Muller (Les Républicains), affirme à
chaque coin de porte que « Cela fait des années qu'il y a des atermoiements
et des revirements, les équipes des entreprises concernées doivent désormais
être fixées sur leur avenir. Nous estimons que la mise en place d'une holding
est nécessaire, pour permettre à l'audiovisuel public de se renforcer et de
faire face à la concurrence des plateformes et des réseaux
sociaux, à la désinformation et aux ingérences étrangères. »
Tout cela est évidemment
parfaitement bidon et ce n’est pas en prenant un faux prétexte « Nous assistons à une véritable
guerre de l'information, l'audiovisuel public doit rassembler ses forces avec
un acteur à sa tête qui puisse fixer une stratégie globale. » qu’une large majorité à l’Assemblée
nationale, pourrait se laisser flouer par les chansons du duo Ernotte/Dati !
Parce qu’avant, il n’y aurait donc
pas eu de « Stratégie pas plus que de Ligne éditoriale
et que la Désinformation et les ingérences étrangères » régnaient
en maître ?!
Que de crétineries empilées
les unes sur les autres depuis que Gabriel Attal a dû nommer Dati au Gouvernement, l'an dernier.
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