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samedi 27 décembre 2025

Un nouveau flop pour France Télés mais Médiawan continue d'engranger les pépettes.

Un nouveau flop pour France Télés mais Médiawan continue d'engranger  les pépettes.

Après le succès, en 2024, du film de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière "Le Comte de Monte-Cristo " avec Pierre Niney dans le rôle titre, France Télévisons décidait du tournage d'une mini série en 6 épisodes  dont les 2 premiers étaient diffusés ce vendredi sur France 2.
La série a réuni environ entre 2,25 et 2,3 millions de téléspectateurs avec en moyenne pour les deux premiers épisodes (seulement 13,8 % à 14 % de part d'audience), ce qui l'a placée en deuxième position derrière "La chanson secrète" sur TF1 présentée par Nikos Aliagas, avec Michèle Laroque, Isabelle Ithurburu et Kad Merad qui ont accepté de jouer le jeu (environ 2,7 à 2,9 millions, 17-19 %).

Un nouveau revers pour le groupe public en pleine débâcle qui espérait beaucoup de cette coproduction européenne réalisée dans le cadre de l'Alliance européenne ! 

Enfin c'est ce qui parait. En en réalité elle est principalement produite par "Palomar" (société italienne appartenant au groupe Mediawan) en collaboration avec "DEMD Productions" (société française, également du groupe Mediawan), en association avec Rai Fiction et FTV donc!


"Palomar" est une société de production audiovisuelle italienne (Palomar S.p.A.), filiale majoritaire du groupe français Mediawan depuis 2019.


Ce qui suit est un "Spéciale dédicace" à Charles Alloncle le rapporteur de la commission d'enquête sur le fonctionnement et le financement de la télé public que cherche à saborder "Le club des 5" . 

Depuis son l'acquisition en janvier 2019 et finalisée la même année :

- "Mediawan" détient environ 72 % du capital de Palomar (initialement 53 %, puis porté à environ 72 % via une seconde phase incluant l'émission d'actions).

- Le reste (28 %) est détenu par Carlo Degli Esposti, le fondateur et dirigeant historique de Palomar (qui continue à gérer la société).

"DEMD Productions" est une "société par actions simplifiée à associé unique" (SASU), détenue à 100 % par Mediawan**, via sa filiale "Mediawan France" (qui agit comme associé unique et présidente depuis décembre 2024, en remplacement de Mediawan Studio France) qui produit entre autres, la série de TF1 "Joséphine ange gardien".

Rappelons que Mediawan qui a été fondé en 2015 par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, regroupe plus de 80 labels de production largement dépendant donc du Fonds d'investissements américain KKR.

Catherine Boullay, journaliste à "La Lettre" a signé plusieurs articles sur Mediawan, notamment celui du 30 janvier 2024 intitulé « L'emprise croissante de Mediawan dans la grille de France télévisions »  qui évoque l'expansion du groupe via des acquisitions (comme Lagardère Studios en 2020) et son rôle dominant auprès de France Télévisions. Cependant, cet article ne fournit pas une liste exhaustive de presque une trentaine de filiales bien que ce sont plus de 80 entités juridiques recensées en France dont  une dizaine de divisions principales et de nombreux labels de production (plus de 60 au total en Europe et ailleurs).

En voici une liste selon nos sources que "Le club des 5" devrait prendre en considération, au lieu de taper au quotidien sur le député rapporteur qui pose les bonnes questions, celles qui dérangent !

Voici une liste actualisée (fin 2025) des principales divisions et filiales/labels notables de Mediawan, basée sur des sources publiques :


Divisions principales :

- Mediawan Africa

- Mediawan Digital

- Mediawan Finland (ex-Aito Media)

- Mediawan Kids & Family (animation et jeunesse, inclut Method Animation, Somewhere Animation, Submarine, Wildseed Studios, Elliott Studio, Palomar Animation ; note : ON Animation Studios fermée en 2025)

- Mediawan Originals

- Mediawan Pictures (cinéma)

- Mediawan Podcast

- Mediawan Rights (distribution, ex-AB Rights)

- Mediawan Skyhigh

- Mediawan Studios Spain

- Mediawan Thematics (chaînes thématiques, ex-AB Groupe)

- Mediawan US (inclut participation dans Plan B Entertainment de Brad Pitt)

- Mediawan Music & Talents (nouvelle division musique)


 Principaux labels de production (surtout en France, via Mediawan France/Mediawan Prod) :

- Troisième Œil Productions (productrice de "C à vous" et tous les autres "C" à quelque chose!)

- Makever

- Mon Voisin Productions

- Blue Morning Pictures

- Chapter 2

- Drama Republic (majorité avec Leonine)

- Merlin Productions

- Et d'anciennes entités intégrées comme celles de Lagardère Studios (909 Productions, DEMD, etc.), EuropaCorp Télévision, etc.

Le groupe continue d'évoluer par fusions et acquisitions (alliance avec Leonine en Allemagne, partenariats internationaux). Le comptage global: holdings, labels, filiales étrangères, a donc tout d'une structure tentaculaire qui intervient à FTV en situation de quasi monopole sous la coupe également de l'américain KKR.


 



vendredi 26 décembre 2025

Cachez cette gabegie télé que je ne saurais voir !

Cachez cette gabegie télé (publique) que je ne saurais voir !

Tous les Tartuffe du Répertoire connaissent bien le sens de cette métaphore où la dame cache son sein ou pour être exacte le couvre avec un mouchoir, afin qu’on n’en parlât plus !

L’image prend tout son sens ici avec la décision du député de la 3ème du Calvados, de cacher cette commission d’enquête que certains Tartuffe veulent voir disparaître ou pour le moins, ne servir à rien au final !

Il n’est pas question que les Français voient les chiffres:

Près de 30 milliards  d’euros depuis le primo parachutage ernottien  (de 2015 à 2025) soit 2,481 milliards en 2015 et 2,567 milliards en 2025. 

(¤)


Peur qu’ils découvrent qu’une poignée de très grosses boîtes de production amies  (¤ ci-contre) se sont partagés sur la période, la coquette somme estimée à près de 2,5 milliards d’euros ! 

Quant à la situation catastrophique que dénonçait dès mars 2024 l’IGF (Inspection Générale des Finances) confirmée par la Cour des comptes et son récent rapport, il ne faut plus en parler.

Pas plus que des caisses qui sont vides, du déficit abyssal en 2025 et de la fonte de quasiment ¾ des fonds propres

- Les capitaux propres (fonds propres) du groupe ont fortement diminué : ils sont passés de 294 millions d'euros en 2017 à 179 millions d'euros en 2024 et vont  donc mathématiquement descendre radicalement et perdre près de ¾ de leur valeur !

Il ne faut pas que non plus que les citoyens de ce Pays se rappellent  qu'’en juin 2023, l’État a déjà refilé 32M€ à France Télévisions, histoire de recapitaliser le groupe qui avait déjà failli.

Il ne faut surtout pas qu’ils comprennent que l’État s’apprête à tirer un trait sur tout ce fric de dingue foutu en l’air mais pas perdu pour tout le monde visiblement et par conséquent, à valider une décennies de manquements et d’erreurs en tous genres qui ont conduit à la possible dissolution de l’entreprise publique !

OUI, la situation est critique et des discussions avec Bercy sont bel et bien en cours pour éviter une crise majeure.

En décembre 2025, le directeur financier de France Télévisions, Christian Vion, a sollicité le ministère des finances pour une "solution financière" (notamment une opération comptable) afin d'éviter la dissolution.

Bercy privilégierait bien une future réduction du capital social pour rétablir l'équilibre (c’est-à-dire, l'abaisser pour qu'il soit à nouveau supérieur à deux fois les capitaux propres restants). Autrement dit passer sous silence les violations répétées de la loi puisque depuis près de 5 ans .

En effet, depuis 2021 les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du ‘capital social’ (qui est d'environ 393 à 424 millions d'euros selon les données registres commerciales récentes). Cela aurait déjà dû déclencher l’obligation légale (Code de commerce) dans les 4 mois du Conseil d’Administration de FTV où l'État actionnaire unique, est forcément majoritaire. Ce qui à l’évidence n’a pas été fait puisque le même C.A. vient de valider pour la 10ème fois des comptes à l’équilibre en 2026.

C’est pourquoi la Cour des comptes relayés par quelques médias toujours indépendants comme, insistent sur la nécessité d'une décision rapide de l'État : recapitalisation (injection d'argent public) ou réduction du capital. À ce jour, l'option privilégiée par la direction semble être une "parade comptable" avec l'appui de Bercy qui préférerait sûrement que les détails précis ne soient pas publics.

Non, sérieux ?!


Rien d’étonnant à ce que certains n’aient trouvé comme artifice la suspension de la commission, si...Si le rapporteur continue de pointer du doigt cet inadmissible accumulation de dérives en tous genres.

D’où les appels à défendre le Service Public  ces dernières semaines, sous la bannière d’une croisade de posture contre l’extrême droite - il fallait bien détourner les regards -  et comme cela ne suffisait pas à tomber a bras raccourcis sur le rapporteur - il fallait bien un bouc émissaire – avec, cerise sur le gâteau comme cela ne suffisait pas, la suspension de la commission dont les questions dérangent de plus en plus ce petit monde de l’entre soi qui se tient les coudes mais pas les Français qui veulent savoir et ne se laisseront pas plumer cette fois de trop !  

Ce qui a inspiré à un de nos nombreux lecteurs – celui-ci est membre de la CGC Audiovisuel – qui a bien compris le besoin d’habiller ces manips.

Voici son texte, intitulé « COMMISSION D’ENQUÊTE SUR L’AUDIOVISUEL PUBLIC : UNE ENQUÊTE SOUS CONTRÔLE »

« Une commission d’enquête parlementaire n’est pas censée rassurer le Pouvoir. Elle est censée le mettre à l’épreuve.

Quand son président commence à expliquer comment poser les questions, c’est souvent qu’elle redoute les réponses.

Comme on dit, quand on entoure la vérité de trop de précautions, ce n’est généralement pas pour l’aider à sortir.

Officiellement, la commission porte sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Dans les faits, c’est bien France Télévisions qui concentre les difficultés les plus graves : situation financière critique, tensions sociales, choix stratégiques contestés, interrogations sur l’indépendance éditoriale, etc…

Il ne s’agit pas ici de contester le principe même de la commission mais de s’interroger sur les conditions réelles dans lesquelles elle peut exercer pleinement sa mission de contrôle. C’est précisément à ce moment-là que le cadre se resserre.

À mesure que le rapporteur et certains députés posent des questions précises, documentées et dérangeantes — sur la gouvernance, les responsabilités, les circuits d’influence — un mécanisme se met en place.

Pas une interdiction frontale. Ce serait trop voyant. Un balisage progressif, policé, comme un devoir au regard d’une soi-disant situation montée en épingle: le genre de procédé qui n’interdit rien mais qui rend tout impossible.

Le communiqué du 22 décembre 2025 n’est pas un rappel méthodologique innocent. Il redéfinit les règles du jeu en cours de partie. Sous couvert de dignité, de pluralisme et de responsabilité, il trace une frontière implicite entre les questions jugées acceptables et celles qui commencent à déranger sérieusement.

Quand il faut demander l’autorisation pour poser une question, ce n’est plus une enquête, c’est un filtrage. On ne contrôle plus les faits, on canalise les esprits.

Exiger que toute question repose exclusivement sur des faits déjà établis n’est pas une exigence de rigueur. C’est une absurdité commode.

Une enquête commence toujours là où les faits manquent. Exiger des preuves avant l’enquête, c’est demander le résultat avant le match.

Une enquête sans hypothèses, c’est une enquête en pantoufles : elle ne va nulle part et ne dérange personne.

Les mises en garde répétées contre un « tribunal politique », une « politique spectacle » ou unes supposée  « vindicte publique » ne protègent pas le débat. Elles servent surtout à discréditer par avance certaines lignes de questionnement, en particulier celles qui mettent en cause des décisions passées ou des responsabilités actuelles.

Ce n’est pas le ton qui inquiète, c’est la cible. Les questions ne sont plus jugées sur leur pertinence, mais sur leur capacité à faire transpirer celles et ceux qui sont en place.

Peu à peu, le débat glisse. La vraie question n’est plus ce qu’il faut examiner, mais jusqu’où on peut aller sans se faire rappeler à l’ordre.

À force de rappeler ce qu’il ne faut surtout pas dire, on finit par oublier ce qu’il faudrait absolument savoir. L’autocensure arrive toujours bien habillée, au nom de la responsabilité et du sérieux.

La personnalisation croissante de la conduite des travaux achève de verrouiller l’ensemble. Quand un seul arbitrage décide du ton, du rythme et des limites acceptables, la commission cesse d’être un espace de confrontation démocratique.

Le contrôle parlementaire ne se conjugue pas à la première personne du singulier. Une commission d’enquête n’est pas un one-man-show, c’est un travail collectif. Le calendrier fait le reste. Dans une commission à durée limitée, reporter ou annuler certaines auditions de personnages clés revient à neutraliser des paroles attendues.

Reporter une audition pour de fallacieux prétextes, c’est parfois l’annuler sans se salir les mains. Le temps devient alors l’outil le plus discret de l’évitement : ça ne fait pas de bruit, mais ça enterre très bien. Tout cela intervient alors que la situation de France Télévisions exige exactement l’inverse.

Contraintes budgétaires majeures, projets abandonnés et créations mises en pause, (une quarantaine stoppées pour l’heure, selon nos informations) pression sur l’emploi, fragilisation des métiers : autant de signaux d’alerte.

À cela s’ajoutent la vente de droits d’événements sportifs, la réduction des achats de programmes culturels et de création, le sous-investissement dans le renouvellement d’un matériel audiovisuel vieillissant, les ventes bradées de l’immobilier [de toute façon il ne reste guère que Malakoff qui n’est pas vendable en l’état, ndlr] et les interrogations croissantes sur l’indépendance de l’information.

Plus la situation est grave, plus les questions devraient être franches or ici,  plus ça va mal, plus on marche sur des œufs.

Quand l’argent public manque, la transparence devrait être la dernière chose qu’on rationne.

Les conflits d’intérêts potentiels, le mode de nomination de la présidence, le rôle des autorités de régulation, les relations de favoritisme entre décideurs et acteurs du secteur ne sont pas des sujets périphériques. Ce sont les nœuds du problème.

Les éviter, les diluer ou les repousser revient à organiser une enquête sans révélations. Un peu comme une autopsie où l’on demanderait de ne surtout pas toucher aux organes sensibles.

Une commission d’enquête qui commence à encadrer le rapporteur n’encadre pas la méthode. Elle encadre d’avance  le résultat.

Une commission qui fixe les limites du questionnement fixe aussi les limites de la vérité. Ce n’est plus une commission d’enquête sous tension. C’est une enquête sous contrôle.

On peut tout demander…tant que ça ne sert à rien et que ça n'a pas d'effets !!!! » 

Et si, toute cette tambouille infecte que s’apprêtait à servir le Pouvoir à ces bœufs de Français (de Gaulle disait des veaux) était la goutte d’eau qui fait déborder le vase et sa suspension voire sa suppression, l’étincelle qui va déclencher la révolte ?

jeudi 25 décembre 2025

Au menu de Noël cette année, les Français ont droit à une loi spéciale aux 3 saveurs, une dette bien grasse et en dessert : la bombe glacée à la façon Patrier-Leitus. (*)

Au menu de Noël cette année, les Français ont droit à une loi spéciale aux 3 saveurs, une dette bien grasse et en dessert : la bombe glacée à la façon Patrier-Leitus. (*)

Tout ça bien évidemment sous le sapin qui cache l’immense forêt des bien-pensants avec en prime non pas la lettre au Père Noël mais celle de Patrick Cohen à la commission pour accuser faussement son rapporteur…(de quoi d’ailleurs ?)

Passons à table, il est temps…

L’entrée : La spéciale 3 saveurs

Puisque les députés et sénateurs n'ont pas réussi à adopter le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 avant la fin de l'année 2025, en raison de l'échec de la commission mixte paritaire le 19 décembre, le gouvernement français a préparé et fait adopter une "loi spéciale" pour assurer la continuité de l'État. Cette mesure exceptionnelle, prévue par l'article 47 de la Constitution et l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), a été présentée en Conseil des ministres le 22 décembre 2025 et votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale et le Sénat le 23 décembre.

La Spéciale menu de fêtes est concise mais savoureuse avec ses trois saveurs qui devraient rester bien en bouche :

1.    « Perception des impôts existants »

2.    « Reconduction de certains prélèvements pour les collectivités »

3.    « Autorisation d'emprunts et gestion de la dette » (la partie la plus goûteuse de ce met de choix !)

Le plat de résistance : La dette bien grasse (ça change du chapon !)

Pour faire suite au troisième bouquet d’arôme, quoi de plus naturel qu’une dette bien grasse ?! Une belle pièce de quasiment 3.500 unités qui ne riment pas avec kilos mais avec milliards !

Le dessert : La bombe glacée à la façon Patrier-Leitus (Le meilleur pour la fin dont le blog CGC média se propose de décortiquer la consistance qui exalte les saveurs d’amertume teintées d’un flot d'émotions contradictoires ...)

En voici donc le secret de fabrication qui n’a pas encore été trop communiqué (*) et qu’il convient de ne pas mettre sur toutes tables.

(*) 

Tout d’abord, chacun pourra noter un arrière-gout qui peut traduire au fond, une volonté de contrôle excessif des papilles de certains convives voire de provoquer un certain désordre gustatif !

Attention à l’indigestion car les éléments de la recette (comminués ci-après) posent quand même de sérieuses questions :

1. Problèmes généraux de fond et d'intention

Le communiqué semble promouvoir une enquête sérieuse et équilibrée, mais plusieurs éléments suggèrent une volonté de restreindre les travaux, ce qui pourrait être vu comme une forme de subtil sabordage:

- Contrôle autoritaire sur les travaux : Le rédacteur du Communiqué se positionne comme le gardien unique des "principes clairs et essentiels", qu'il a "fixés" lui-même lors du lancement. Il annonce qu'il "veillera fermement" à leur respect et qu'il prendra "toutes les décisions utiles et nécessaires" pour éviter un "dévoiement".

Hallucinant. Cela donne l'impression d'un pouvoir personnel excessif, potentiellement au détriment du pluralisme parlementaire. En convoquant une réunion du bureau pour "définir de manière unanime" des moyens de garantir ces principes, il impose un cadre qui pourrait servir à brider les initiatives du rapporteur ou des députés plus critiques, sous couvert d'unanimité.

- Report des auditions: La décision de reporter les auditions prévues en janvier, février et mars jusqu'à "l'issue de cette réunion" (prévue le 6 janvier 2026) introduit un délai artificiel. Cela devrait ralentir l'enquête, surtout si la commission a une durée limitée (ce qui est le cas ici avec 3 mois d’auditions prévus contre 6 mois généralement pour les commissions d'enquête parlementaires). Ce report, présenté comme une mesure pour "garantir le respect", ressemble à une tactique dilatoire qui torpille l'élan des travaux, en particulier dans le cadre des auditions clés qui étaient imminentes.

-  Accent sur la "défiance" et la "fragilisation de la démocratie":

Le texte met en garde contre le risque d'alimenter la "défiances grandissante à l'égard des politiques et des médias" et de "fragiliser un peu plus notre démocratie". Cela ressemble bien à une manière de culpabiliser certains membres de la commission qui posent des questions incisives, en les accusant implicitement de nuire à l'institution.

C’est grave. Au lieu de se concentrer sur l'enquête elle-même, cela détourne l'attention vers une soi-disant défense de l'audiovisuel public, ce qui suggère une partialité protectrice plutôt qu'une neutralité.

- Absence de transparence sur les supposés "manquements" constatés :

Le communiqué affirme qu'un mois après le début, "ces principes et exigences n’ont pas toujours été respectés", mais selon les principes "fixés" par le président lui-même lors du lancement ! Cela crée un flou qui permet d'accuser sans preuve, potentiellement pour justifier des mesures restrictives. Une forme d’altération du réel qui vise à saper la crédibilité des autres membres sans débat ouvert.

- Biais en faveur de l'audiovisuel public :

Le texte décrit la commission comme un lieu pour "mettre en lumière en toute transparence les manquements et dysfonctionnements" et formuler des "propositions concrètes pour réformer, améliorer l’audiovisuel public".

Pourtant, l’insistance sur l'"amélioration" plutôt que sur une critique potentiellement destructrice (comme un démantèlement ou une remise en cause profonde) révèle une orientation positive a priori, ce qui contredit l'idée d'une enquête impartiale. Cela pourrait manifester une volonté de protéger l'institution enquêtée plutôt que de la challenger.

Globalement, ces éléments interroge sur les velléités de "torpiller" non pas en arrêtant l'enquête, mais en la domestiquant : en imposant des règles strictes qui limitent les questions agressives, en retardant les progrès et en centralisant le pouvoir.

Arrêtons-nous maintenant sur les mots et expressions problématiques qui nourrissent justement les interrogations sur ce probable torpillage de la commission (en entravant sa liberté d'action ou en biaisant le discours) :

- "Pas de détournement de la commission d’enquête pour la transformer en tribunal politique, en procès individuels ou en lieu de la politique spectacle"

Problème: Ces mots (détournement, tribunal politique, procès individuels, politique spectacle) stigmatisent toute approche critique ou incisive comme illégitime. Ils traduisent très souvent  une volonté de torpiller en disqualifiant d'avance les questions pointues, sous-entendant que critiquer l'audiovisuel public relève du "spectacle" plutôt que du contrôle parlementaire légitime.

- "Respect absolu des personnes auditionnées et dignité des échanges" / "Personne ne doit être jetée en pâture ou désignée à la vindicte publique ce qui implique de la retenue et une sémantique adaptée"

Problème : "Respect absolu", "dignité", "jetée en pâture", "vindicte publique", "retenue" et "sémantique adaptée" imposent un ton policé qui pourrait censurer les débats vifs. Cela peut donc viser à étouffer  la commission en limitant la liberté d'expression des députés, sous prétexte de civilité, et en protégeant les auditionnés de toute pression publique.

- "Partage du temps de parole entre le rapporteur et les députés [...] pour garantir un débat pluraliste" :

Problème : Bien que positif en surface, "garantir un débat pluraliste" cela pourrait bien masquer une volonté de diluer le rôle du rapporteur (souvent plus investi dans l'enquête) et de nature à imposer une égalité artificielle qui freine les investigations approfondies.

- "Pas d’instrumentalisation ni de déformation des propos [...] retranscription exacte et rigoureuse" :

Problème : "Instrumentalisation", "déformation" et "fausser la compréhension" accusent implicitement les membres de malhonnêteté à commencer par le rapporteur. Comment  ne pas y voir, là encore, une intention de torpiller en créant un climat de suspicion interne, justifiant une surveillance accrue ? 

- "Liberté de pouvoir poser toutes les questions sans aucune forme de censure de ma part, mais avec une exigence absolue : fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions, des soupçons" / "Ne pas porter ou relayer d’accusations individuelles sans qu’elles soient étayées par des faits"

Problème : "Sans aucune forme de censure" est contredit par "exigence absolue", "faits et non sur des suspicions/soupçons" et "étayées par des faits".

Ces termes restreignent les questions exploratoires (basées sur des soupçons légitimes dans une enquête). Cela torpille en érigeant des barrières qui pourraient empêcher de creuser des pistes, sous couvert d'objectivité.

- "Je veillerai fermement au respect [...] Elles ne sont pas négociables et sont la condition sine qua none"

Problème : "Fermement", "ne sont pas négociables" et "condition sine qua none" révèlent un ton autoritaire et intransigeant. Cela montre une volonté de sape en imposant un ultimatum personnel, potentiellement pour marginaliser les dissidents.

- "Je constate que ces principes et exigences n’ont pas toujours été respectés"

Problème : "Je constate" est totalement subjectif et surtout difficile à étayer, ce qui pose un problème de partialité. Cela plombe en accusant sans preuve, créant une justification pour des sanctions ou reports.

- "J’avais prévenu de la manière la plus solennelle qui soit que je prendrai toutes les décisions utiles et nécessaires pour que cette commission d’enquête ne soit pas dévoyée" / "Vienne alimenter la défiance grandissante"

Problème : "Solennelle", "décisions utiles et nécessaires", "dévoyée" et "alimenter la défiance" dramatise à dessein afin de légitimer un interventionnisme nécessaire, en présentant toute déviation comme une menace existentielle, justifiant un contrôle accru.

- "Définir de manière unanime les moyens de garantir le respect des principes fixés conjointement"

Problème : "Unanime" et "conjointement" masquent une imposition, car la réunion est convoquée par le président seul. Cela torpille encore, en forçant un consensus qui pourrait neutraliser les oppositions.

- "Je convoquerai les personnes [...] à l’issue de cette réunion et continuerai de mener ma mission sans faillir avec indépendance et impartialité"

Problème : "Je convoquerai" et "ma mission" personnalisent l'enquête, contredisant le caractère collectif. "Sans faillir" implique une infaillibilité auto-proclamée. Un sabordage en centralisant le pouvoir et en reportant les actions !

Tous ces mots soulignent  un discours défensif et restrictif, destiné à protèger plus l'audiovisuel public et les auditionnés que l'enquête elle-même.

Enfin, il convient de noter dans cette adresse urbi et orbi, quelques incohérences et faiblesses structurelles

- Contradiction entre liberté et contraintes : Le texte promet "liberté de pouvoir poser toutes les questions" mais l'assortit de conditions strictes (faits vs suspicions). Cela rend le discours incohérent pour ne pas dire potentiellement orienté.

- Ton solennel et moralisateur : la présentation via ce communiqué du président au nom de la République française, avec le rappel de la devise du Pays « Liberté -Egalité- Fraternité » et de termes comme "solennelle" donne un air officiel qui ne l’est à l’évidence pas et masque difficilement un contenu partisan.

- Manque de concret : Ce rappel sans cesse à d’éventuels  manquements, affaiblit la crédibilité et suggère une accusation vague pour justifier des mesures.

- Enfin, la date et le calendrier: Émis le 22 décembre 2025, juste avant les fêtes, avec réunion le 6 janvier 2026 – cela pourrait être vu comme une manœuvre pour minimiser l'impact médiatique et introduire un délai.

Pour tenter de conclure : Ce communiqué pose bien des questions car il transforme un outil de contrôle parlementaire en un exercice de modération excessive, sous couvert de dignité et de démocratie.

Les problèmes cumulés – contrôle personnel, reports, restrictions langagières et accusations floues – indiquent une volonté sinon affichée, sournoise, de torpiller la commission en la rendant moins incisive et plus bureaucratique.

Au lieu d'avancer l'enquête, il la freine, protégeant potentiellement l'audiovisuel public d'un examen trop rude. Si le contexte implique des tensions (par ex., avec un rapporteur plus offensif), cela renforce l'idée d'une stratégie défensive.

Pour une analyse plus approfondie, des éléments externes (comme les auditions passées, les documents et pièces demandées, etc.. ) 

seraient utiles pour ne pas dire  indispensables mais sur la base de ce texte, il apparaît comme un outil d’endiguement plutôt que de transparence.

Surtout pointer tout autre chose du doigt pour que les vraies questions sur la faillite de la télé publique, entre autres, ne soient pas posées

Adaptons si chacun le veut bien au regard  de cette pathétique tambouille, bien que n’étant pas asiatique, le proverbe chinois et osons dire que :

Si « Certains pensent encore qu’en  montrant la lune, quelques Français naïfs vont regarder le doigt », ils se trompent.

mercredi 24 décembre 2025

Le Conseil d’Administration de France Télés valide une 10ème année à l’équilibre ou comment se moquer des Français !

Le Conseil d’Administration de France Télés valide une 10ème année à l’équilibre ou comment se moquer des Français !

Alors que la Cour des comptes pointe du doigt une situation critique pour France Télés pouvant conduire à sa dissolution et souligne un déficit cumulé de -81 millions d’euros entre 2017 et 2024 auquel il faudra rajouter probablement 50 millions supplémentaires pour 2026, une  trésorerie négative et des fonds propres qui ont fondu comme neige au soleil et risquent en 2026 d’être divisés par six, en passant de presque  300 millions d’euros à 50 millions simplement (ce qui est contre toutes les règles et principalement les dispositions légales du Code du commerce), les administrateurs indiquent : « Réuni le 18 décembre 2025, le Conseil d’administration de France Télévisions à approuvé le budget 2026 à l’équilibre dans le cadre de ressources extrêmement contraint »

Totalement hallucinant. Alors que depuis 2016, Ernotte communique chaque année sur une situation à l’équilibre - ce que conteste dans son rapport la rue Cambon - le CA pour une dixième fois, adopte un budget à l’équilibre ! 

C’est vraiment se moquer du monde et prendre les Français pour les abrutis et surtout d’éternelles vaches à lait.

Ernotte et sa troupe de tout mettre une nouvelle fois sur le dos de l’État : « L’entreprise doit par ailleurs combler un déficit prévisionnel 2025 - avec des concours publics réduits en cours d’année, de plus de 200 millions par rapport au budget - et les effets de l’inflation et des glissement mécaniques de ses charges ».

Puis d’enfoncer le clou « Les ressources publiques prévisionnelles sont en diminution de 65,2 millions d’euros par rapport à 2025 et de plus de 200 millions par rapport à la trajectoire prévue par le projet de contrat d’objectifs et de moyens 2024-2028».

Tout ce petit monde du « tout va bien »  a par ailleurs dénoncé le fait que «FTV ne dispose plus de COM (contrat d’objectifs et de moyens) depuis près de deux ans » - aucun des précédents n’a quasiment jamais été respecté - pour de nouveau « rappeler la nécessité pour l’entreprise d’inscrire son pilotage budgétaire dans une trajectoire plus réaliste, articulant pré visibilité des moyens et ambition stratégique pour la télévision publique.»

Comme si les COM successifs auraient éviter toutes gabegies d'une décénnie !!

« Pour y faire face et retrouver l’équilibre de son compte d’exploitation, l’ensemble des leviers sera activé en 2026 » affirme la C.A - C'est donc bien constater que l’entreprise n’était pas à l’équilibre et ce depuis 10 ans - avant de se lancer dan un inventaire à la Prévert.

Les solutions ! Une quarantaine de films et autres créations gelées pour l’heure, un maximum de rediffusions, la vente d’évènements sportifs et de biens immobiliers alors qu’il n’y a quasiment plus rien à vendre.

Sont prévus: 

- Une nouvelle baisse du coût de la grille du programme national, notamment grâce aux effets en année pleine de la baisse de 5 % du coût des programmes de flux engagée en septembre 2025 (donc pas pour la poignée de grosses sociétés de productions amies qui trustent quasiment tout ce qui est programmes !)

- Une augmentation du taux de rediffusion des programmes de création, 

- L’arrêt de certaines émissions et d’une hypothèse de revente d’un ou plusieurs événements sportifs identitaires du service public. 

- France Télévisions renonce également à organiser l’Eurovision junior sur le territoire national en 2026.

- Une diminution des engagements dans la création audiovisuelle ( pourtant clairement fixée) avec une langue de bois sans égal  « en vue de les rapprocher des capacités budgétaires actuelles de l’entreprise à la demande du conseil d’administration, une discussion sera engagé avec les organisations professionnelles sur les modifications à apporter à l’accord conclu en 2024. »

- La maîtrise de la masse salariale avec une nouvelle baisse significative du niveau des effectif (-112 ETP au budget: - 1277 depuis 2015) et des efforts drastiques sur l’ensemble des coûts de fonctionnement et de structure pour contrarier l’évolution naturelle des charges liées à l’inflation. 

- La cession d’actifs immobiliers sera engagée. En lien avec l’Arcom et dans le respect de ses obligations légales réglementaires, l’entreprise  réévaluera par  ailleurs les modalités de la couverture TNT de ces chaînes.

- Un objectif qualifié de « volontariste » visant une progression de toutes les ressources commerciales (+27 millions d’euros) porté par l’augmentation du chiffre d’affaire publicitaires sur le numérique. Inatteignable selon toute vraisemblance. 

enfinbudget 2026 s’attache par ailleurs à préserver les investissements indispensables à la transformation technologique du groupe, gage de sa capacité à accompagner, anticiper la bascule des usages et le renouvellement de ses outils et processus de production.

En conclusion, « le conseil d’administration a salué les efforts majeurs opérés par l’entreprise pour recouvrer l’équilibre de son résultat d’exploitation dès 2026. »

On pourrait donc s’attendre avec tout ces satisfaits que le C.A. accorda les 78 000 € de primes de performance, tant la situation économique est éclatante !!

Au global, le Conseil d’Administration précise que « l’effort s’établit à 140 millions d’euros: un niveau historique dans l’histoire de France Télévisions. »

Ces quatorze là ne comprennent pas que les Français en ont plus que ras-le-bol de payer pour une telle incurie et ces bobards en pagailles sur l’air de leur slogan répété en boucle : « On a besoin d’un audiovisuel public fort afin de contrer les médias l’extrême droite » !!! 


mardi 23 décembre 2025

La suspension de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel public par le député Horizon du Calvados pro Ernotte, finira certainement d’enflammer le Pays début 2026 !

La suspension de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel public par le député Horizon du Calvados pro Ernotte, finira certainement d’enflammer le Pays début 2026 !

Les Français qui veulent savoir où passent leurs milliards engloutis chaque année dans l’Audiovisuel public et dont les réactions sur la toile sont de plus en plus indignées après les révélations au quotidien que leur livre la commission d’enquête emmenée par son rapporteur Charles Alloncle, n’ont pas l’intention de voir se reproduire ce qui s’est passé dans le cadre de la commission d’enquête Benalla.

Nous sommes en 2018. Yaël Braun-Pivet, toute auréole de vertu républicaine et de sérieux institutionnel, a été nommée rapporteure de la commission d’enquête Benalla.  

Méthodiquement il va falloir, asphyxier les travaux, limiter les auditions qui fâchent, dire que la politique spectacle n'a pas sa place au sein de l’Assemblée, enterrer les pièces compromettantes, harceler les intervenants gênants, verrouiller l’accès aux documents et livrer un rapport final si édulcoré qu’il aurait pu être cosigné par le service communication de l’Élysée.

Mission accomplie : la République a été sauvée… des investigations. Cela dit, apràès le Sénat à pris le reali...et là ce fut une autre affaire !

Aujourd’hui, même scénario, même cynisme, même roublardise, mais avec un nouveau comédien : le très pro ernottien :  Jérémie Patrier-Leitus reprend le flambeau…avec l’aide tout de même de Yaël Braun-Pivet qui veille au grain. 

Nommé président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, il applique le même manuel du parfait enterreur de première classe :  

- calendrier volontairement étriqué,  

- auditions triées sur le volet (les trop gênants sont soit annulés, soit relégués en fin de liste quand tout le monde sera épuisé…et encore),  

- interventions permanentes pour soi-disant  « recentrer » les débats dès que ça devient vraiment intéressant,

- interruptions systématiques du député rapporteur

- et cerise sur l’opération de com’ : le grand numéro de la neutralité outragée quand on ose lui faire remarquer qu’il protège davantage France Télévisions que la vérité.

Braun-Pivet hier, Patrier-Leitus aujourd’hui : même rôle, même partition, même mépris pour la mission qui leur a été confiée à l’une et à l’autre.  On ne leur demande même pas d’être des procureurs impitoyables amis on leur demande juste de ne pas être les fossoyeurs professionnels de la commission qu’on leur a confiée.  

Cela, visiblement, c’est déjà trop demander à ces « grands serviteurs de l’État » quand l’État en question est touché et lorsque les révélations qui touchent celles et ceux pourtant qualifié de  « Honte de la République »  se prennent les pieds dans le tapis au quotidien et risquent d’écorner encore plus l’image de l’actuel Pouvoir… Si tant est que ce soit possible !

C’est toujours la même blague triste : quand une commission d’enquête commence à sentir vraiment le soufre, il y a toujours un lanceur-de-torpilles prêt à la saborder de l’intérieur et excuser du peu, sur l’air du « respect des institutions ». Respect ?  

Respect ?  Vous avez dit, respect. Il y a bien longtemps que ce petit monde de l’entre-soi prend les Français pour des buses…Depuis si longtemps qu’ils ont fini par oublier le sens du mot !

La tactique toujours la même est minable : tenter de décrédibiliser le gêneur, l’empêcheur de tourner en rond, lui aboyer dessus en permanence, le rappeler systématiquement à l’ordre, le ridiculiser le plus souvent possible et monter une campagne de dénigrement  systématique contre lui avec l’aide d’une certaine presse et par-dessus tout, les gesticulations de bienpensants qui disent au monde ce qui est bien ou pas !  

Haro sur la baudet crient certains quand ce n’est pas sur « le nabot » comme les murs de la chambre basse en ont été les témoins...bien que le petit  mesure tout de même, il convient de le répéter : 1,75m !

Le nouveau fan ernottien, ardent Juppéiste (à l’origine) avant de rejoindre Édouard Philippe, dit avoir entendu la grogne qui monte de la Gauche ! Laquelle car à lire « rapport pour avis au vitriol de 2025 » qu’ Aymeric Caron (apparenté LFI donc pas la Droite) a rendu sur l’audiovisuel public, concernant son financement, c’est à se demander  

Principaux griefs qu’il met en avant :

- Biais systématique pro-gouvernemental : l’audiovisuel public serait devenu un « porte-voix du gouvernement »

- Manque criant de pluralisme : sur-représentation de certains chroniqueurs (Salamé, Cohen, Enthoven, Duhamel, etc.) et quasi-invisibilisation des voix dissonantes ou critiques du pouvoir

- Entre-soi et copinage : nominations douteuses, conflits d’intérêts (cas BHL/Arte qu’il a contribué à faire enquêter)

- Dérives déontologiques graves : couverture biaisée du génocide à Gaza (les nombre des  fiascos récents de France TV)

- Gaspillage et inertie : même s’il défend globalement le principe du service public, il fustige régulièrement les gaspillages et l’absence de réforme profonde

En résumé, pour Aymeric Caron, l’audiovisuel public est « à la fois trop cher, mal géré et idéologiquement verrouillé » au profit du pouvoir en place et d’un courant atlantiste/libéral, ce qui le rend illégitime à recevoir autant d’argent public dans son état actuel.

Autrement dit des analyses qui sont autant d’échos, à l’IGF et son rapport de mars 2024 sur la situation catastrophique de France Télévisions, à la Cour des comptes même si Pierre Moscovici est proche d’Ernotte et ces premières auditions de la commission d’enquête  les interventions d’Aymeric Caron ont été particulièrement virulentes, au point de provoquer des suspensions de séance et des clashs justement avec le président de la commission.

Ce président qui dit donc avoir entendu les râles de la Gauche, lors des auditions des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, et notamment ceux des plusieurs élus socialités qui avaient réclamé d'«arrêter (le) spectacle», dénonçant une «tentative d'humiliation» de la part du RN et de l’UDR. »

Il a aussi regardé l’intervention sur France Inter la radio de Radio France là où il a été administrateur de 2022 à 2024 – ce qui en soit, aurait déjà suffit à ce qu’il se déportât – de Yaël Braun-Pivet qui a annoncé à l’antenne qu’elle allait rappeler à l’ordre, le rapporteur !   (*)

https://youtu.be/f2LFkpxaZKI?si=KAZR9KcKEVurvhp8

(*)

https://youtu.be/f2LFkpxaZKI?si=OpGZarEU8ea0TsKs

Enfin, Jérémie Patrier-Leitus a indiqué ce mardi 23 décembre avoir suspendu l'envoi des convocations aux auditions après une multiplication d'incidents, dans l'attente d'une réunion après les fêtes, destinée à retrouver un «cadre digne, sérieux et respectueux».

«Il ne s'agit pas d'une suspension de la commission ou de ses travaux, qui reprendront. Mais nous avions fixé des règles et celles-ci ne sont pas toujours respectées», a déclaré notre censeur Horizons, confirmant une information du Monde

«J’ai convoqué une réunion du bureau le mardi 6 janvier à 16 heures à laquelle le rapporteur, les membres du bureau et un représentant par groupe politique participeront», a-t- il ajouté dans un communiqué précisant que les convocations reprendraient ensuite. «Il faut un socle minimal de règles partagé par tous pour que ces travaux se déroulent dans un cadre digne, sérieux et respectueux», a-t-il ajouté. 

Mais le spectacle indigne qu’il évoque, c’est lui qui le donne et personne d’autres. Lui qui appelait dès le lendemain du 1er tour où il n’était pas en bonne position, « au dépassement des partis » et revendiquait au soir de son élection au 2ème tour grâce aux voix du Front républicain, appelant à une coalition à l’allemande « seule façon que le pays puisse être gouverné », dire – on peut l’imaginer  - au revoir à 2027 !

Il entraînera dans sa chute nombre de celles et ceux qui croient encore que le Pays va aller mieux sans que rien ne change et surtout pas cette tambouille de tous les instants dont les Français ont soupé.

C'est une trahison pure et simple envers les contribuables qui financent ce barnum médiatique !

Pendant que c’est tout un peuple qui attend des réponses sur les gaspillages et les propagandes déguisées, la commission se met en hibernation pour ne pas froisser les susceptibilités progressistes. Et après ? On reprendra en janvier avec des gants de velours, des auditions édulcorées, et probablement zéro sanction. Patrier-Leitus, en bon opportuniste, protège ses arrières pour de futures alliances – ou pire, pour ne pas se faire blacklister par des élites médiatiques dites de Gauche qui contrôlent le récit.

Franchement, c'est pathétique. Cette suspension n'est pas un geste d'apaisement, c'est une capitulation honteuse devant la pression de Hollandistes et d’autres. Il convient de rappeler que si Ernotte est là, c’est à cause de son adresse à Schrameck !

Si c'est ça, la démocratie parlementaire, autant dissoudre la commission tout de suite et avouer que l'audiovisuel public reste le jouet intouchable des bien-pensants.

Réveillez-vous, les Français : votre argent sert à financer un système verrouillé, et des élus comme Patrier-Leitus s'assurent que rien ne change !

Oui, la grogne est bien réelle et elle ne faiblit pas vraiment en ce moment, à commencer par les agriculteurs français. Depuis mi-décembre 2025, une nouvelle vague de colère s'est levée, surtout dans le Sud-Ouest, autour de deux gros dossiers : - La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins (abattage systématique de troupeaux entiers quand un cas est détecté, gazages, confrontations parfois violentes avec les forces de l'ordre) qui a mis le feu aux poudres et la - La menace persistante de l’accord UE-Mercosur (même si la signature a été reportée à janvier 2026 grâce à la pression française et italienne, beaucoup n’y croient pas et craignent une concurrence déloyale massive). 

Oui 2026 pourrait donc bien être explosif et les milliards filés à des boités privées ne vont faire qu’exacerber les colères (¤ tableau ci-joint issu d’une publication de Marc Endeweld qui montre les centaines de millions fiés a Privé)   comme le BLOB qui se propage et enfle écrasant tout sur son passage

Plusieurs éléments convergent vers un risque d’embrasement plus large. La colère agricole certes  en pointe depuis 2024 - elle s’était juste calmée temporairement – mais d’autres secteurs sont aussi dans le viseur. Avec une tentative d’établir une budget 2026 très tendu, la grogne chez les taxis (qui rejoignent déjà certains barrages), les enseignants, l’énergie, les hôpitaux pourrait bien avec cette gabegie dans l’Audiovisuel plus particulièrement à France Télévisions, dessiner un nouveau « front social » très difficile, cette fois, ci à calmer !

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