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lundi 27 avril 2026

Vote en commission d’enquête: le rapport Alloncle est adopté ( 2 voix de différence entre Pour et Contre)

Vote en commission d’enquête:  le rapport Alloncle est adopté ( 2 voix de différence entre Pour et Contre)

Les parlementaires, réunis à huis clos ce lundi 27 avril, s’étaient déjà à se prononcés pour que les comptes-rendus et les vidéos restent sur le site de l’Assemblée nationale (15 pour et 7 contre, selon nos informations)

Entre LFI et le PS qui ont tenu tous deux cet après-midi et se sont probablement discrédités pour les futures Législatives de 2027, le POUR l’a emporté avec 12 voix contre 10.

Selon nos informations toujours, lors d’une suspension de séance et alors que l’après-midi a été passée à faire en réunion le procès de Charles Alloncle, l’un des députés de gauche s’en est pris au président de la commission en lui expliquant qu’il avait floué tout le monde, laissant supposer qu’il allait s’abstenir alors qu’il a finalement voté pour !




Un point sur l'adoption ou pas du « rapport Alloncle » avant qu'un éditeur belge décide d'en publier l'intégralité et les coulisses !

Un point sur l'adoption ou pas du « rapport Alloncle » avant qu'un éditeur belge décide d'en publier l'intégralité et les coulisses !

Il y a en Belgique de nombreux éditeurs, à commencer par ceux spécialisés dans les affaires politiques, la corruption, les scandales économiques ou judiciaires récents (Qatargate, affaires carolorégiennes, Nethys, etc.) Leurs livres sont souvent écrits par des journalistes de Knack, Le Soir, La Libre ou L’Avenir et publiés chez :

•  Racine (encore eux)

•  Ou des maisons plus généralistes comme Les Impressions Nouvelles, Aden ou La Renaissance du Livre....

Quel est donc celui qui va raconter en détail le récit de ces six mois de commission d'enquête sur l'Audiovisuel public que certains, d'entrée de jeu, avaient consignes de torpiller pour que rien ne bouge et que les Français continuent d'ignorer ce pour quoi ils paient ? 

Le rapport en question est celui rédigé par le rapporteur de ladite commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » (créée fin 2025). 

Après les fuites organisées depuis la fin de la semaine dernière, reprises en cœur un peu partout avec des propositions qui seraient passées de 30 à 80 dont beaucoup ne sont évidemment pas acceptables - Charles Alloncle a très rapidement  dénoncé des « fake news » et une « préparation de la censure » par certains collègues qui feraient circuler de fausses informations sur le contenu du rapport pour justifier un vote négatif - le vote décisif a lieu cet après-midi

La commission (ils ne sont plus normalement que 28) se réunit à huis clos à 14 h 30 pour voter uniquement sur la publication (ou non) du rapport, pas sur son contenu. C’est une étape habituellement formelle, mais ici très incertaine en raison des polémiques accumulées pendant six mois de travaux (auditions tendues, accusations de partialité, etc.)

Deux scénarii:

-  Si majorité favorable : le rapport sera publié officiellement dans la semaine du 4 mai environ.

- Si rejet : il disparaîtra en France purement et simplement (cas rarissime pour une commission d’enquête)

Derniers rebondissements ce matin (27 avril)

Après que Charles Alloncle a parlé de « scandale démocratique » si le rapport est bloqué et fait références aux règles qui régissent la transmission de travaux devant rester totalement confidentiels jusqu'à leur adoption - ce qu'a rappelé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), samedi en appelant à la « plus grande retenue »plusieurs députés de gauche (PS, LFI) ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre cette publication, jugeant que le rapport serait « un tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations » qui ne reflète pas les auditions. [politico.eu] 

Nouveau rebondissement, Gabriel Attal président du groupe Renaissance (ou Ensemble pour la République/EPR), a indiqué que son groupe a décidé de s’abstenir, en expliquant qu’il y a un désaccord sur le fond et que le vote ne porte pas seulement sur la publication. Il a aussi évoqué son étonnement sur l’absence éventuelle de publication après six mois et plaidé pour modifier les règles du vote pour plus de transparence. 

Et les abstentions ne valant pas pour des votes contre, il faut toujours 15 votes contre pour que le rapport passe à la trappe si la règle de la moitié des vois'impose !

Des listes des 29 membres de la commission circulent sur les réseaux (notamment sur X @jacques78140837 ) et les débats s’annoncent tout de même « très houleux ». L’issue dépendra des positions des autres groupes (Horizons, LR, etc.) et des présents.


L’issue reste encore imprévisible en l'état. Dès que le vote aura eu lieu cet après-midi, les résultats (et éventuellement le rapport lui-même s’il est adopté) devraient être communiqués rapidement via l’Assemblée nationale ou les médias. 

Un point sur comment fonctionne le vote ?

À l’Assemblée nationale (et dans ses commissions) :

•  Les députés (ou membres de la commission) ont trois options : pour, contre, ou abstention.

•  Le vote se fait généralement à la majorité des votants (ou des suffrages exprimés), selon le règlement.

•  Les abstentions ne sont pas comptées comme des « contre ». Elles ne s’ajoutent pas aux votes contre pour bloquer un texte. Elles réduisent simplement le nombre de voix actives (pour ou contre), mais ne pèsent pas du côté de l’opposition. (assemblee-nationale.fr)

En pratique :

•  Une abstention exprime une neutralité ou un refus de trancher (ici, désaccord sur le fond sans vouloir bloquer formellement la publication).

•  Si le rapport a besoin d’une majorité pour être adopté/publié, les abstentions facilitent indirectement son adoption (car elles ne gonflent pas le camp du « contre »).

•  Ce n’est pas comme dans certaines assemblées générales d’entreprises ou d’associations où les règles peuvent parfois assimiler l’abstention à un non-vote neutre, mais sans l’équivalence stricte à un contre.

Ici, l’abstention du groupe Renaissance semble être une position politique : marquer un désaccord avec les conclusions jugées « pas folichonnes  » ou controversées du rapport (méthodes du rapporteur, recommandations sur l’audiovisuel public, etc.), sans pour autant voter explicitement contre la publication. Cela évite de s’aligner avec la gauche ou d’autres oppositions plus frontales.




Ernotte a menti, par deux fois au moins en quelques minutes et sous serment le 8 avril dernier...C'est cela qu'une caste de bien-pensants pourrait cautionner ?!

Ernotte a menti, par deux fois au moins en quelques minutes et sous serment le 8 avril dernier...C'est cela qu'une caste de bien-pensants pourrait cautionner ?!

Quand l'ex-Orange perd ses nerfs en pleine commission d'enquête et croit pouvoir parler au rapporteur comme à un chien (au grand bonheur de ce clan écolo-socialo-macroniste qui la pilonne depuis  la première séance) en lançant, le pointant du doigt «J'vais vais vous dire un truc. Moi ça fait 30 ans que j'manage des entreprises, alors, je commence à mal le prendre. »

C'est totalement FAUX...

(*) 

https://youtube.com/shorts/L8zB6A4xsz4?is=gGRxI2ACB5xgAdmR

Delphine Ernotte (née en 1966) entre chez France Télécom (devenu Orange) en 1989 comme analyste financière. 

- Mais elle n’occupe des postes de management de haut niveau (direction régionale, commerciale, exécutive) que progressivement et pas avant la fin des années deux mille. Avant cela, elle tenait divers rôles  d’analyste, R&D, communication, etc...donc rien à voir avec "manager" des entreprises". Elle ne devient directrice exécutive qu'en en 2008 puis peu de temps après directrice générale adjointe avec au dessus d'elle un patron qui lui manage.

Depuis 2015, année de son premier parachutage à France Télés, on est très très loin des 30 ans. Cela ne fait que 11 ans et même en additionnant les 7 dernières années, on n'arrive qu'à 18 ans tout au plus.  Mentir ainsi sur les chiffres, ça la fiche mal. Elle exagère pour asseoir son autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle). 

Au total, en avril 2026, on est loin des 30 ans de management d’entreprises. Si on compte généreusement tous ses postes chez Orange à partir de 1989, on arrive à ~37 ans d’expérience globale dans le groupe, mais pas 30 ans à « manager des entreprises » au sens de diriger des entités importantes avec P&L, équipes massives, etc. Elle exagère pour essayer d'asseoirunes espèce d'autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle :"Moi, avec mes 30 ans d’expérience, je sais de quoi je parle" »). 

Passons sur le deuxième mensonge dans les secondes qui vont suivre sur les chiffres de la "dame du Majestic" qui ne collent absolument pas avec les rapports de 2016 et 2025 de la Cour des comptes "Pardon d’être aussi direct monsieur le  rapporteur, mais ce que vous dites est absolument faux. La dotation publique entre  2017 et 2024 a baissé et encore plus en 2026. Ce sont les chiffres. Je vous les montre. Ils ont publics sur France Télévisions.fr"

Nul besoin de préciser qu'il ne viennent ni d'un expert comptable, ni de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et encore moins de la rue Cambon mais d'un de ses portes voix traditionnels.

Passons donc au nouveau gros bobard sous serment "Je vous rappelle quand même que pour la même période, je me compare à ce que je peux me comparer - le budget du ministère de la culture ou le budget global de l’État - [rien que ça, ndlr], c’est dû à l’inflation, une inflation extrêmement forte à cause du COVID et donc entre 2017 et 2026, il y a une inflation de 20 %"...

et attention, attachez vos ceintures on, va décoller "Monsieur, le rapporteur je lis beaucoup de choses.. je vais vous dire un truc; Je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour la diffamation. Qu’est-ce que vous prétendez ?  Quand je suis arrivée en 2015 l’entreprise était depuis trois ans déficit..."et je l'ai redressée !

C'est encore totalement FAUX...Oui, selon le rapport public thématique de la Cour des comptes d’octobre 2016 (« France Télévisions : mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes »), qui analyse précisément la période 2009-2015 (couvrant le dernier mandat de Rémy Plimlin, président de 2010 à août 2015), l’affirmation de Delphine Ernotte est donc mensongère.

Ce rapport est celui qui porte sur le « dernier mandat de Plimlin » : il examine les comptes consolidés jusqu’en 2015, juste avant ou au moment de l’arrivée de Delphine Ernotte (nommée en août 2015). 

Les chiffres du rapport (tableaux n° 4 et 5, comptes consolidés de France Télévisions) :

Résultat net (part du groupe, en M€)

•  2012 : + 2,2 (bénéficiaire)

•  2013 : - 84,6 (déficit)

•  2014 : - 38,4 (déficit)

•  2015 : + 0,2 (équilibre, avec éléments exceptionnels)

Résultat d’exploitation (en M€)

•  2012 : + 9,3 (bénéficiaire)

•  2013 : - 57,2 (déficit)

•  2014 : - 50,7 (déficit)

•  2015 : - 30,1 (déficit d’exploitation persistant)

La Cour des comptes écrit explicitement :

•  Le résultat net était bénéficiaire de 2009 à 2012 (même si la tendance baissait : 12,8 en 2010 → 5,9 en 2011 → 2,2 en 2012). Les pertes lourdes ne commencent donc qu’en 2013. ccomptes.fr 

En résumé : oui, c’est un mensonge (ou du moins une affirmation fausse et contredite par les comptes audités et le rapport de la Cour des comptes qui couvre exactement cette période). Le document est public et accessible sur le site de la Cour des comptes.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

En conclusion : France Télévisions est aujourd’hui dans une situation financière que la Cour des comptes qualifie elle-même de « critique » et « non soutenable ». Entre 2017 et 2024, le groupe a accumulé -81 millions d’euros de déficit, sa trésorerie est devenue négative, et ses capitaux propres sont toujours inférieurs à la moitié de son capital social même après avoir d'un trAit de crayon amputé le capital initial de 424,7M€, une situation qui, en application du Code de commerce, expose encore l’entreprise à un risque de dissolution.

À cette dérive financière s’ajoutent des dysfonctionnements graves, révélés par la commission d’enquête : avantages injustifiés accordés à certains dirigeants, conflits d’intérêts, recours massif à des sociétés de production, près d’un milliard d’euros par an, sans véritable mise en concurrence, indemnités de départ hors cadre légal, et jusqu’à l’ouverture d’une instruction judiciaire pour abus de biens sociaux et détournement de biens publics visant Delphine Ernotte et sa suite pour leur séjour au Majestic de Cannes pour un peu plus de 112€ qui sont  bien de l'argent plublic.

Face à ce constat accablant, Delphine Ernotte refuse toujours d’assumer la moindre responsabilité et invoque systématiquement une prétendue baisse des dotations publiques, laissant entendre que les Français contribueraient moins au financement du groupe.

Plus grave encore, tout au long des auditions, Delphine Ernotte et la direction de France Télévisions, y compris les canaux de communication officiels de l’entreprise, ont relayé des informations inexactes en affirmant que les moyens publics avaient diminué sur cette période.

Or les chiffres démontrent l’exact inverse. Entre 2015, année de sa prise de fonctions comme Présidente, et 2024, dernière année examinée par la Cour des comptes, la dotation publique allouée à France Télévisions a augmenté de 136 millions d’euros, passant de 2,481 à 2,616 milliards d’euros (rapport de la Cour des Comptes).

Éric Morillot qui prépare la sortie de son livre (¤) dans les jours qui viennent, l'explique très bine et surtout le démontre le plus brillamment qui soit sur son compte Twitter mais surtout avec la vidéo qu'il a poste et qui ne laisse aucun doute. (*)

(¤) 


dimanche 26 avril 2026

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !

L’expression « les trompettes d’Aïda » fait référence à un passage très célèbre de l’opéra de Giuseppe Verdi qui intervient à la fin du deuxième acte? au moment spectaculaire où l’armée défile victorieusement devant le pharaon avec des trompettes longues et puissantes qui sonnent de manière éclatante et héroïque. 

Pas sûr que les censeurs ecolo-socialo-macronistes emmenés à la bataille par un chantre (le mot vaut pour une femme comme pour un  homme) de la pensée unique, n'empêchent la partition totale d’être jouée chez nos voisins belges! 

Ils peuvent bien se draper dans la morale, la « neutralité » et l’« intérêt général »  et lorsqu'il s’agit de protéger leurs privilèges et leurs petits arrangements, tordre le droit et la réalité, ces autoproclamés gardiens du temple, ne peuvent plus duper personne.

Prenez cette députée dite de Gauche et figure de proue de cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Cette cheffe de file des bien-pensants a même osé, lors de l’audition de la délégation CGC, minimiser une plainte que le syndicat a déposée contre Delphine Ernotte et cinq autres bénéficiaires des chambres du Majestic à Cannes, en déclarant publiquement qu’« il ne s’agit pas d’argent public » - ce qui est FAUX, l’instruction le prouvera - mais aussi, affirmé en séance que « les questions de commissions d’enquêtes étaient envoyées préalablement aux convoqués »

Chacun l’aura compris, cette pathétique esquive d’un entre-soi politique visant à défendre l’indéfendable : entre autres, une décennie de gabegies financières que paient tous les Français, n’a guère de chance d'aller au-delà nos frontières !

Combien seront-ils au total ces pseudo donneurs de leçons qui s’apprêtent lundi 27 avril 2026 à voter contre la publication du rapport de Charles Alloncle apres que certains d’entre eux ont fait fuité dans la presse de soi-disant passages du rapport, en violation même des règles applicables au Parlement.

Le communiqué du député du Calvados (*) bien mollassonne et à inscrire dans les annales du service minimum, n’y change rien évidemment.

Cette caste qui veut enterrer 300 ou 400 pages de vérités dérangeantes (Ça dépend des versions!) sur le gaspillage, les manquements à la neutralité et les dysfonctionnements d’un audiovisuel public qui n'est plus que la révoltante et très coûteuse caricature de ce qu’Hervé Bourges avait créé dans les années 90, devrait au bout du compte en faire les frais.

Certes, si une majorité bloque le texte, les travaux resteront secrets pendant 25 ans. Divulguer ou publier en France la moindre information relative à ces débats non publics ? Un an de prison et 15 000 € d’amende pour « toute personne », dixit l’ordonnance de 1958 et l’article 226-13 du Code pénal. Belle protection du secret… quand il arrange ces pseudos défenseurs du « service public ».

Pourtant, il est possible de contourner cette chape de plomb. Juridiquement, en grande partie. Avec des risques et des limites importantes, surtout pour un Français ou un résident en France mais pas pour la Belgique par exemple. 

Si le rapport n’est pas publié, les documents internes, auditions et conclusions sont archivés et protégés par un secret parlementaire draconien. Toute divulgation est pénalement sanctionnée en France mais pas à Bruxelles !

La solution belge existe donc bel et bien. Un éditeur de droit belge peut légalement imprimer, publier et diffuser le contenu depuis la Belgique. La justice française n’a pas compétence territoriale sur l’acte de publication commis en Belgique (principe de territorialité du droit pénal, art. 113-2 du Code pénal). La Belgique, protectrice farouche de la liberté de la presse (art. 10 CEDH), n’a aucune raison d’appliquer une interdiction française de ce type. 

Des précédents pour des documents sensibles français publiés à Bruxelles ou en Suisse, ont déjà eu lieu.

L’éditeur belge lui-même est relativement à l’abri. Le livre peut circuler dans toute l’UE, y compris en France via différents circuits…quand bien même les autorités françaises décideraient de saisir les exemplaires importés.

En pratique, les fuites circulent déjà sauf celles sur "Mme J" et son témoignage dans cette affaire d'agression sexuelle. Un éditeur belge recevant les documents de manière anonyme ou via une source non française peut agir en toute indépendance. La Cour européenne des droits de l’homme protège fortement la liberté d’expression sur des sujets d’intérêt public majeur comme le financement et la neutralité de l’audiovisuel public. Une censure absolue serait vulnérable à Strasbourg.

Conclusion sans langue de bois : Passer par un éditeur belge est une stratégie classique et réaliste pour faire éclater la vérité malgré les manœuvres de ces quelques censeurs autoproclamés. L’éditeur étranger est protégé.

Mais face à des gens qui nient que l’argent du Majestic soit de l’argent public tout en voulant enterrer un rapport qui dérange leur idéologie, la question dépasse le simple droit : c’est une question de salubrité démocratique. Les Français ont le droit de savoir ce que coûtent vraiment leurs chaînes publiques, comment elles fonctionnent et à qui profite le système.

Les bien-pensants peuvent voter contre la publication lundi, ils ne pourront pas empêcher éternellement la lumière d’entrer et si Bruxelles doit servir de passerelle à la vérité, qu’il en soit ainsi. 

samedi 25 avril 2026

Et si le rapport sur l’audiovisuel public transmis mercredi était un piège tendu qui aurait somme toute, bien fonctionné ?

Et si le rapport sur l’audiovisuel public transmis mercredi était un piège tendu qui aurait somme toute, bien fonctionné ?

Beaucoup de fausses informations circulent depuis hier sur le contenu du rapport de Charles Alloncle, dont la divulgation reste strictement interdite jusqu’à sa publication officielle. Le rapporteur le sait, si le texte est censuré ou enterré, personne ne pourra plus vérifier ce qu’il contenait réellement, ni les révélations qu’il portait sur le fonctionnement, la neutralité et le financement de l’audiovisuel public. Il dénonce d’ailleurs aujourd’hui une manœuvre grossière : certains députés et médias complaisants diffuseraient des fake news pour discréditer par avance le document et justifier un vote défavorable lundi à la commission. (*lire l'excellent papier ci-dessous)

Alors il interpelle même, en fonction de toutes ces fuites, les concernés au premier chef : «que font @YaelBRAUNPIVET et le président macroniste de la commission pour dénoncer ces procédés et rappeler les députés à l’ordre ? »

(*)

Il convient par exemple, de lire les propos de la très ernottienne députée PS  Ayda Hadizadeh à Libération : «  Je n’approuve pas du tout ce rapport, car les méthodes employées par pour le rédiger ont été les mêmes que lors de la commission : insinuation, attaque ad hominem, mensonges, etc… » qui parle aux noms visiblement d'un collectif "Nous sommes plusieurs à avoir été effarés"

À ceux qui, depuis le début, ont tout tenté pour saboter les travaux de cette commission – parfois au mépris de la loi –, il répond simplement : les Français ne sont pas dupes.

Imaginons donc un instant une autre lecture, plus calculée, plus rusée...

Si le document, avec ses fameuses ~80 préconisations (suppressions ou fusions de chaînes, économies massives, nomination des dirigeants par l’Élysée, etc.), n’avait été rendu accessible – même partiellement et de manière contrôlée – que pour forcer la main aux acteurs du système ? Pour démasquer, en temps réel, ceux qui font fuiter, déforment ou instrumentalisent l’information avant même le vote ?

Dans ce scénario, le « leak » orchestré ou toléré deviendrait un révélateur puissant : il montrerait au grand jour le niveau d’entre-soi, les complicités, la panique de ceux qui ont tout intérêt à préserver un modèle opaque financé par des milliards d’euros d’argent public. En poussant certains à sortir du bois avec des attaques précipitées et des contre-vérités, le rapport exposerait non seulement les dysfonctionnements de l’audiovisuel public, mais aussi la corruption des réseaux qui tentent de le protéger.

Ce serait-là l'un des plus gros scandales d'État jamais connus.

Que le rapport soit publié ou censuré lundi, une chose est certaine : l’opération aura au moins servi à éclairer les Français sur les véritables rapports de force.

L'ARCOM décerne le Robert d'or a France Télés

L'ARCOM décerne le Robert d'or a France Télés

Pendant dix ans, de 2016 à 2026, l’ARCOM (ex-CSA, devenu théoriquement un peu plus regardant) a scruté les antennes de France 2, France 3, Franceinfo et consorts pour traquer les fausses informations diffusées à l’antenne et mal, voire pas, rectifiées.

Résultat ? Une seule mise en demeure. Une seule, en dix ans. Le 8 avril 2026, pour une émission Questions politiques du 9 novembre 2025 où une journaliste avait accusé le maire de New York Zohran Mamdani de ne pas avoir condamné les attentats du 7 octobre 2023 et balancé des allusions sur l’UNRWA et le Hamas… alors que Mamdani avait condamné les crimes du Hamas à plusieurs reprises et que l’UNRWA avait été blanchie des accusations de collusion généralisée dès janvier 2024. 

L’ARCOM a jugé qu’il y avait manquement aux obligations d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information (article 35 du cahier des charges de France Télévisions et délibération 2018-11 du CSA/ARCOM). Elle a surtout relevé que la rectification avait été tardive et insuffisante

Avant ça ? Rien. Que dalle. Zéro. Nada...Le désert en somme. À titre de comparaison, l’ARCOM a sanctionné bien plus souvent des chaînes privées pour des manquements à l’honnêteté de l’information.

Oubliée la fausse info dénoncée par le blog CGC Média le 15 octobre 2019 dans un article intitulé : « L’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès après une partie de chasse au tigre blanc… C’est du lourd et du sûr !  »

Lien direct : https://medias-cgc.blogspot.com/2019/10/larrestation-de-xavier-dupont-de.html

L’article critiquait très durement la fausse information diffusée par France Télévisions et franceinfo (ainsi que d’autres médias) le 11 octobre 2019 qui avaient annoncé (sur la base d’un scoop du Parisien) que Xavier Dupont de Ligonnès avait été arrêté à l’aéroport de Glasgow (Écosse), alors qu’il s’agissait d’une erreur totale (un retraité écossais qui n’avait rien à voir avec l’affaire).

Pour les antennes de France Télés, aucune autre mise en demeure, mise en garde ou sanction sur dix ans, malgré des recherches exhaustives et laborieuses sur le site de l’ARCOM, Legifrance et dans les archives. Il y a bien eu des appels à la vigilance, quelques rappels sur le pluralisme ou des mises en garde pour manque de rigueur dans un reportage de Complément d’enquête, mais rien de bien méchantLa mise en demeure est le dernier avertissement avant une éventuelle sanction plus lourde (amende, suspension, etc.)

On imagine, dès lors, la réunion de direction qui s'en est suivie : « Les gars, cette fois l’ARCOM nous a mis en demeure. Faut faire gaffe… jusqu’à la prochaine. »

C'est pourquoi, le Robert d'or que France Télés reçoit aujourd'hui est pleinement mérité car comme le dirait Coluche dans son sktech : « Parce qu’au bout de 30 avertissements, on peut avoir un blâme ! Et au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline et on peut être dégradé ! Robert y s’en fout, lui, il est pas gradé ! »





vendredi 24 avril 2026

La Correspondance de la Presse lève le voile sur le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

La Correspondance de la Presse lève le voile sur le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

C’est selon le titre de presse, c'est "une source proche des travaux" qui est à l’origine de ces "fuites" !

Le rapporteur Charles Alloncle a rédigé un document contenant près de 80 recommandations visant à réaliser plusieurs centaines de millions d’euros d’économies sur l’audiovisuel public. Ce rapport doit être soumis au vote de la commission d’enquête le lundi 27 avril 2026 (adoption + publication).

Plusieurs critiques fusent déjà sur la forme comme sur la méthode. Plusieurs sources jugent le rapport insuffisant et « pas au niveau » des travaux parlementaires !

D’autres encore, trouvent qu’il aurait été rédigé dans l’urgence, avec des défauts de mise en forme, des numérotations erronées et des redondances. Mais attention à une éventuelle  manip !!! 

Le rapporteur avait initialement évoqué une trentaine de recommandations seulement.

Selon La Correspondance de la Presse : Principales recommandations (parmi les quelques 80 supposées)

Mesures attendues / récurrentes :

Interdiction du cumul animateur-producteur sur le service public. (ce qui avait pourtant déjà été décidé à l’époque de l’épisode des « voleurs de patates »)

Encadrement renforcé des « pantouflages » (passages de l’audiovisuel public vers le privé) avec un délai de carence de 3 ans pour certains cadres.

Contrôle renforcé de tous les cadres de l’audiovisuel public par la HATVP (transparence de la vie publique).

Soumission des chaînes parlementaires au contrôle de l’Arcom (proposition potentiellement inconstitutionnelle).

Interdiction pour les salariés de France Télévisions d’exprimer des opinions personnelles sur les réseaux sociaux...et la liberté d'expression ?!

Mesures jugées surprenantes et que certains jugent « sorties de nulle part »...

Fusion de France Info et France 24 pour créer une seule chaîne d’information francophone (nationale + internationale). [Aucune audition n’a porté spécifiquement sur ce sujet]

Interdiction totale des émissions de téléréalité sur l’audiovisuel public (visant indirectement des programmes comme Drag Race).

Suppression du crédit d’impôt international (C2I) pour les productions étrangères tournées en France.

Mesure fiscale marquante :

Division par deux du plafond de l’abattement fiscal des journalistes (actuellement 93 510 € → ~46 755 €), pour un gain estimé à 25 millions d’euros.

Les économies réalisées seraient affectées au désendettement de l’État et à l’entretien du patrimoine public.

Dans ces conditions, son adoption et surtout sa publication restent encore incertaines. Certains députés estimant que certaines propositions sont « totalement inacceptables » mais craignent d’être accusés de censure s’ils votent contre. 

Des négociations sont en cours avant le vote du 27 avril. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), prévoit d’ajouter un avant-propos avec ses propres propositions.

Ce que le rapport pointe en tout cas, c’est surtout une gestion opaque et coûteuse de l’audiovisuel public, dominée par des conflits d’intérêts massifs et une externalisation excessive à France Télévisions où le groupe a perdu, tant sa maîtrise éditorial que programmatique et qui justifie selon le rapporteur des réformes profondes pour restaurer la transparence, l’efficacité et la légitimité du service public.

Que va-t-il rester de tout cela ? 

jeudi 23 avril 2026

Les Français les regardent et sauront se souvenir de celles et ceux qui voteraient contre le rapport sur l'audiovisuel public

Les Français les regardent et sauront se souvenir de celles et ceux qui voteraient contre le rapport sur l'audiovisuel public

Il faut publier le rapport Alloncle...et vite. Point final. 

Après 200 heures d’auditions qui ont révélé certaines surfacturations vis-à-vis de certaines sociétés de production, d'indemnités de départ indécentes, de cumuls douteux et d'une gestion pour le moins discutable des 4 milliards et quelques d’euros d’argent public, on nous sert le spectacle pathétique d'une poignée de bien-pensants qui hésiterait à rendre public !

Le clou du spectacle ? Jérémie Patrier-Leitus (le président Horizons de la commission) qui, après avoir juré la transparence la plus totale (« les Français sont des citoyens responsables », dixit l’article) sans jamais l'avoir respectée, pique une crise parce que le rapporteur Charles Alloncle a osé parler au JDD la veille de la consultation. Pire : il aurait exigé une version papier du rapport… que le même Charles Alloncle lui a refusé ...après tout, il n'est que le député du Calvados et une voix parmi les 28 à se prononcer, à partir d'un seul exemplaire papier pour chacun, sous surveillance, stylo à la main et leur smartphone bien éteint pour éviter la prise de photos !

Puis Charles Alloncle doit tout de même se souvenir que c'est Jérémie Patrier-Leitus lui-même qui demandait à Matthieu Pigasse (patron avec Capton et Niel de Mediawan ) en audition pourquoi il n'avait pas porté plainte contre le rapporteur !

Le rapporteur qui s'est fait traiter de tous les noms pour avoir simplement fait son boulot.

Extrait que diffusait à midi Tocsin dans l'émission Bercoff sur le vif (*)

https://youtu.be/a2l-Iewkg0E?is=lq2cu627f2PMLIFl

Invraisemblable scandale que cela serait si un clan réussissait à ce qu'un rapport de près de  300 pages sur les gaspillages de l’audiovisuel public, soit enterré.

Si certains ont tout mis en œuvre pour que capote cette commission nous y voilà. Ils peuvent bien s’offusquer du « ton » de Charles Alloncle, au fond quelques-uns ont peur des conséquences en cas de vote contre sur les élections législatives de 2027 dans douze mois.

Patrier-Leitus joue les démocrates contraint et forcé : « Les Français sont capables de juger. » Alors pourquoi cacher le rapport comme un secret d’État ? Parce que la vérité risque d’être un peu trop crue, un peu trop précise, un peu trop gênante.

Peur que les Français découvrent ce qu’ils financent vraiment avec leur argent : du copinage, du gaspillage et de l’indignation sélective.

On les entend déjà prêts à entonner le couplet habituel : « Ce n’est qu’un rapport de minorité… ». Pas cette fois mesdames, messieurs les censeurs d'opérette ! Les Français les regardent et sauront se souvenir au moins dans les urnes, de celles et ceux qui voteraient contre ce rapport sur l'audiovisuel public.



mercredi 22 avril 2026

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC 

France Télévisions annonçait hier devant quelques journalistes triés sur le volet, un dispositif allégé pour le Festival de Cannes, avec moins d’émissions délocalisées, des équipes réduites et un encadrement strict des dépenses, notamment sur les hôtels désormais plafonnés entre 180 et 500 euros la nuit. Ces déclarations visaient en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés. 

L'ex primo-dircab ernottien cité dans le plainte déposée par la CGC Audiovisuel comme Christophe Tardieu et Manuel Alduy et donc l'ex-Orange,  a déclaré assumer ce virage plus sobre, tout en se défendant des critiques passées sur ses frais. Il précise ainsi que seules une à deux personnes peuvent encore bénéficier d’invitations du festival, en soulignant que «Delphine Ernotte […] a toujours été invitée par le Festival de Cannes. Donc cela ne coûte rien à France Télévisions ». De quoi dégager des économies sur les nuits d'hôtel dont le prix sera par ailleurs plafonné (de 180 à 500 euros), à l'exception des "dirigeants invités par le festival" a-t-il tenu à préciser.

Une déclaration hallucinante que ne manquera pas d'apprécier maître Pierre-Olivier Lambert qui porte la plainte déposée par la CGC et vient, selon nos informations, de récupérer l'épais dossier d'instruction que le Parquet avait également transmis à la juge après avoir lancé, lui-même, une enquête préalable.

La CGC Audiovisuel confirme, si besoin était, qu'il s'agit bien d'argent public et sûrement pas de bartering.

 

Derrière ce discours de soi-disant rigueur budgétaire visant en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés, c'est aussi un ton acerbe entretenu face à Canal+. 

Les dirigeants de France Télévisions accusent la chaîne privée d’avoir menti sur une supposée surenchère pour les droits du festival et revendiquent, au contraire, une démocratisation de l’événement, désormais accessible à un public bien plus large. Les piques se sont multiplié aussi contre l’influence de Vincent Bolloré, dans un contexte de rivalité accrue autour du financement et de la diffusion du cinéma français.

En résumé : supposées économies affichées d’un côté, offensive médiatique de l’autre.  Cannes restant autant un terrain de prestige qu’un champ de bataille entre groupes audiovisuels !

La Correspondance de la presse est apparemment le seul titre de presse a en parler dans son article "Cannes : France Télévisions vise une couverture équivalente aux années précédentes"

Extrait:

France Télévisions a présenté son dispositif éditorial pour le Festival de Cannes, marqué cette année par un resserrement des moyens, dans un contexte de baisse des dotations publiques.

"On y va avec un dispositif plus resserré", reconnaît M. Manuel ALDUY, directeur du cinéma et du développement international de France Télévisions. Il n'en sera pas moins "'passionné", a-t-il assuré. Le cœur du dispositif reposera sur "C à vous", dont la deuxième partie sera délocalisée à Cannes à partir du mercredi de la première semaine. L'émission sera assurée par une équipe unique emmenée parMme Anne-Elisabeth LEMOINE, accompagnée de M. Bertrand CHAMMERROY et M. Pierre LESCURE, tandis que M. Patrick COHEN restera à Paris. La production s'étendra jusqu'à la veille de la clôture du festival.

Autre évolution, "C ce soir" sera transformée en "Cannes, ce soirdurant la deuxième semaine. Diffusée du lundi au vendredi, l'émission prendra la forme d'un magazine consacré à l'actualité du festival. "La Grande Librairie" sera également tournée sur place. Un numéro de "20h30 le samedi" ou "20h30 le dimanche", présenté par M. Laurent DELAHOUSSE, est également envisagé.

Toutes ces émissions partageront un même plateau au Pantiero, avec une équipe technique mutualisée. "Les seules personnes qui descendent sont les animateurs et animatrices", précise le directeur du cinéma. En revanche, certaines émissions ne feront pas le déplacement, à l'image de "Télématin", qui restera à Paris, ou des programmes spéciaux déployés les années précédentes. 

Malgré un dispositif allégé, France Télévisions affiche des ambitions d'audience stables. Le groupe vise une couverture d'environ 30 millions de personnes sur la durée du festival, soit un niveau proche des performances observées lors des dernières éditions. Pour l'édition à venir, le groupe anticipe néanmoins un léger recul potentiel, lié à l'absence de certaines émissions spéciales.

L'ex-Vert a ensuite vanté, selon lui, les résultats enregistrés en 2025 : "34 millions de personnes ont été en contact avec un contenu lié au Festival de Cannes, tandis que les vidéos ont cumulé 132 millions de vues" avant d'ajouter  "Les cérémonies d'ouverture et de clôture ont, de leur côté, rassemblé en moyenne 2,2 millions de téléspectateurs, des niveaux supérieurs à ceux observés lors de la diffusion sur Canal+, où les audiences oscillaient entre 400 000 et 900 000 spectateurs." [Ben voyons, ndlr]

Enfin, le dispositif "TV Festival", consacré à la captation des conférences de presse et des montées des marches en partenariat avec Brut, reposera en partie sur une production délocalisée, avec des équipes techniques basées à Paris, a-t-il encore indiqué...

Interrogé sur la concurrence supposée avec Canal+, l'ex-conseiller de Cécile Dufflot  a contesté toute surenchère de la part de France Télévisions pour l'obtention des droits du festival. 

Pour rappel, le président du directoire de Canal+ Maxime SAADA, auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel publicavait expliqué "avoir subi une concurrence et une surenchère de la part de France Télévisions" concernant les droits du festival (cf. CP du 03/04/2026).

"On n'a pas surenchéri mais en plus ça coûte moins cher que ce que ça pouvait coûter à Canal seul parce qu'on partage les droits avec Brut", a-t-il affirmé. Le rapporteur de cette même commission d'enquête, M. Charles ALLONCLE (UDR, Hérault), avait d'ailleurs dévoilé le coût du contrat confié par France Télévisions à Together Media pour la couverture du festival de Cannes en 2022, évalué à 2,6 millions d'euros (cf. CP du 20/02/2026).

Alors que Canal+ avait laissé entendre qu'il n'était plus intéressé par le festival au vu de la concurrence du groupe public, l'ex-primo dircab ernottien a dit penser "exactement l'inverse" au vu de "l'offensive que mène son actionnaire contre nous" et qui a l'habitude de "détruire les actifs" pour les "racheter à la baisse"...

Même son de cloche pour l'AFP : 






mardi 21 avril 2026

Qui était au courant parmi la commission d’enquête sur l'Audiovisuel public ?

Qui était au courant parmi la commission d’enquête sur l'Audiovisuel public ?

OFF INVESTIGATIONS ne nous en voudra pas d’avoir repris le teasing du site d'enquête et les premières réactions (photo à l'appui) qui s’en suivent qui prouvent le dégoût des Français au regard du nombre insensé de mensonges qui ont été légion dans cette commission… 







Un point sur la procédure judicaire initiée par une lanceuse d’alerte et ancienne haute fonctionnaire, s'agissant de la gestion de la Cité numérique du Havre.

Un point sur la procédure judicaire initiée par une lanceuse d’alerte et ancienne haute fonctionnaire, s'agissant de la gestion de la Cité numérique du Havre.

L'un des premiers articles à révéler l'affaire date du 23 juin 2025 et est signé France Info et relayé par  France 3 Normandie (*)

Il s’appuie sur des révélations croisées avec France Inter, l’AFP et Le Monde. 

Il porte sur des soupçons d’irrégularités dans la gestion de la Cité numérique du Havre (un équipement public de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, présidée par Édouard Philippe), où est installée l’École 42 Le Havre (propriété du milliardaire Xavier Niel). 

(*) 


•  La lanceuse d’alerte (prénommée Judith, ancien prénom modifié pour anonymat) est une ancienne haute fonctionnaire (diplômée de l’ENA) recrutée par la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.

 Elle dénonce des dysfonctionnements graves dans la gestion de la Cité numérique du Havre (projet impliquant une association privée, LH French Tech).

•  Elle pointe notamment plus d’un million d’euros de subventions publiques versées à une structure privée pour animer des salles souvent vides, avec des soupçons de favoritisme et de conflit d’intérêts.

•  Elle a alerté sa hiérarchie et les élus, sans réponse satisfaisante selon elle, et a été reconnue comme lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits (décision contestée par la communauté urbaine).

Où en est-on et quid de cette plainte

L’article date du 23 juin 2025 et s’appuie sur des révélations croisées avec France Inter, l’AFP et Le Monde.

Contexte de l’École 42 au Havre

L’École 42 est une école de code gratuite, sans professeurs ni diplômes, fondée par Xavier Niel (actionnaire de Free/ Iliad). Le campus du Havre a ouvert en 2023 dans la Cité numérique, un bâtiment public porté par la communauté urbaine.

Dès le départ, le projet a reçu un soutien public :

•  Subventions annuelles de la collectivité (ex. 80 000 € en 2023, votées mais contestées par une partie de l’opposition locale qui y voyait un financement public d’une école privée appartenant à un milliardaire). [paris-normandie.fr]

•  Financement mixte : majoritairement privé via des entreprises locales et mécénat, mais avec une contribution publique significative (locaux, subventions, matériel).

L’opposition locale a régulièrement critiqué ce montage, estimant que des fonds publics servaient à financer une initiative privée sans réelle mise en concurrence.  [paris-normandie.fr]

Le rôle de la lanceuse d’alerte (appelée « Judith »)

Judith (prénom modifié), recrutée en septembre 2020 comme directrice générale adjointe pour suivre le projet de Cité numérique, a alerté en interne sur des dysfonctionnements entre 2020 et 2022. Elle dénonce notamment :

•  Une convention pluriannuelle signée en juillet 2020 entre la communauté urbaine (Édouard Philippe) et l’association Le Havre French Tech, dont la présidente n’était autre que Stéphanie de Bazelaire (adjointe de Philippe chargée de l’innovation et du numérique, et élue communautaire). Cette convention confiait l’animation/gestion de la Cité numérique à l’association, avec des subventions publiques importantes (environ 2,1 M€ sur plusieurs années, dont 1,7 M€ sur 2020-2022). france24.com 

•  Un conflit d’intérêts évident et un contournement des règles de passation des marchés publics (pas de mise en concurrence réelle pour l’exploitation du site public).

•  Une situation « irrégulière » voire « préférentielle » pour l’École 42 installée dans la Cité numérique : absence de titre ou droit justifié, masse salariale généreuse par rapport à une activité faible, salles souvent vides malgré les subventions, et même des mises en scène d’activité pour les visites de journalistes. lemonde.fr 

•  Des faits de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et harcèlement moral (elle dit avoir été ostracisée, harcelée et son contrat non renouvelé après ses alertes).

« Judith » a été reconnue comme lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits (janvier 2025), une décision contestée par la communauté urbaine.  [judithcontregoliath.org]

Les procédures judiciaires

•  Septembre 2023 : plainte déposée auprès du Parquet national financier (PNF).

•  Décembre 2023 : enquête préliminaire ouverte pour prise illégale d’intérêts, favoritisme, détournement de fonds publics et harcèlement moral. Vise Édouard Philippe, Stéphanie de Bazelaire et Claire-Sophie Tasias (directrice générale des services de la CU). lemonde.fr 

•  Avril 2024 : perquisitions à l’hôtel de ville du Havre et au siège de la communauté urbaine.

•  Juin 2025 : Judith dépose une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la saisine d’un juge d’instruction (afin d’accélérer et d’indépendantiser l’enquête). [franceinfo.fr]

•  L’affaire continue en 2026 : elle apparaît dans plusieurs procédures et fait l’objet d’articles récents [¤ comme celui du Poulpe du 17 avril dernier - lepoulpe.info 

[¤]

Réponse d’Édouard Philippe et de la collectivité

Édouard Philippe et son entourage ont toujours réfuté ces accusations, les qualifiant de « vendetta personnelle » liée au non-renouvellement du contrat de Judith. Ils assurent avoir respecté les règles et que le projet (Cité numérique + École 42) a été validé par les instances de la communauté urbaine. tendanceouest.com 

À ce stade, il s’agit d’une enquête en cours (préliminaire, puis potentiellement instruite). Personne n’a été mis en examen ni condamné ; la présomption d’innocence s’applique.

L’affaire mêle donc plusieurs dimensions : utilisation de fonds publics pour une école privée, gestion d’un équipement public (la Cité numérique), soupçon de conflit d’intérêts et protection des lanceurs d’alerte. Elle reste sensible politiquement, du fait de la candidature d'Édouard Philippe (ancien Premier ministre, réélu maire) à la présidence de la République pour 2027.