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mercredi 22 avril 2026

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC 

France Télévisions annonçait hier devant quelques journalistes triés sur le volet, un dispositif allégé pour le Festival de Cannes, avec moins d’émissions délocalisées, des équipes réduites et un encadrement strict des dépenses, notamment sur les hôtels désormais plafonnés entre 180 et 500 euros la nuit. Ces déclarations visaient en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés. 

L'ex primo-dircab ernottien cité dans le plainte déposée par la CGC Audiovisuel comme Christophe Tardieu et Manuel Alduy et donc l'ex-Orange,  a déclaré assumer ce virage plus sobre, tout en se défendant des critiques passées sur ses frais. Il précise ainsi que seules une à deux personnes peuvent encore bénéficier d’invitations du festival, en soulignant que «Delphine Ernotte […] a toujours été invitée par le Festival de Cannes. Donc cela ne coûte rien à France Télévisions ». De quoi dégager des économies sur les nuits d'hôtel dont le prix sera par ailleurs plafonné (de 180 à 500 euros), à l'exception des "dirigeants invités par le festival" a-t-il tenu à préciser.

Une déclaration hallucinante que ne manquera pas d'apprécier maître Pierre-Olivier Lambert qui porte la plainte déposée par la CGC et vient, selon nos informations, de récupérer l'épais dossier d'instruction que le Parquet avait également transmis à la juge après avoir lancé, lui-même, une enquête préalable.

La CGC Audiovisuel confirme, si besoin était, qu'il s'agit bien d'argent public et sûrement pas de bartering.

 

Derrière ce discours de soi-disant rigueur budgétaire visant en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés, c'est aussi un ton acerbe entretenu face à Canal+. 

Les dirigeants de France Télévisions accusent la chaîne privée d’avoir menti sur une supposée surenchère pour les droits du festival et revendiquent, au contraire, une démocratisation de l’événement, désormais accessible à un public bien plus large. Les piques se sont multiplié aussi contre l’influence de Vincent Bolloré, dans un contexte de rivalité accrue autour du financement et de la diffusion du cinéma français.

En résumé : supposées économies affichées d’un côté, offensive médiatique de l’autre.  Cannes restant autant un terrain de prestige qu’un champ de bataille entre groupes audiovisuels !

La Correspondance de la presse est apparemment le seul titre de presse a en parler dans son article "Cannes : France Télévisions vise une couverture équivalente aux années précédentes"

Extrait:

France Télévisions a présenté son dispositif éditorial pour le Festival de Cannes, marqué cette année par un resserrement des moyens, dans un contexte de baisse des dotations publiques.

"On y va avec un dispositif plus resserré", reconnaît M. Manuel ALDUY, directeur du cinéma et du développement international de France Télévisions. Il n'en sera pas moins "'passionné", a-t-il assuré. Le cœur du dispositif reposera sur "C à vous", dont la deuxième partie sera délocalisée à Cannes à partir du mercredi de la première semaine. L'émission sera assurée par une équipe unique emmenée parMme Anne-Elisabeth LEMOINE, accompagnée de M. Bertrand CHAMMERROY et M. Pierre LESCURE, tandis que M. Patrick COHEN restera à Paris. La production s'étendra jusqu'à la veille de la clôture du festival.

Autre évolution, "C ce soir" sera transformée en "Cannes, ce soirdurant la deuxième semaine. Diffusée du lundi au vendredi, l'émission prendra la forme d'un magazine consacré à l'actualité du festival. "La Grande Librairie" sera également tournée sur place. Un numéro de "20h30 le samedi" ou "20h30 le dimanche", présenté par M. Laurent DELAHOUSSE, est également envisagé.

Toutes ces émissions partageront un même plateau au Pantiero, avec une équipe technique mutualisée. "Les seules personnes qui descendent sont les animateurs et animatrices", précise le directeur du cinéma. En revanche, certaines émissions ne feront pas le déplacement, à l'image de "Télématin", qui restera à Paris, ou des programmes spéciaux déployés les années précédentes. 

Malgré un dispositif allégé, France Télévisions affiche des ambitions d'audience stables. Le groupe vise une couverture d'environ 30 millions de personnes sur la durée du festival, soit un niveau proche des performances observées lors des dernières éditions. Pour l'édition à venir, le groupe anticipe néanmoins un léger recul potentiel, lié à l'absence de certaines émissions spéciales.

L'ex-Vert a ensuite vanté, selon lui, les résultats enregistrés en 2025 : "34 millions de personnes ont été en contact avec un contenu lié au Festival de Cannes, tandis que les vidéos ont cumulé 132 millions de vues" avant d'ajouter  "Les cérémonies d'ouverture et de clôture ont, de leur côté, rassemblé en moyenne 2,2 millions de téléspectateurs, des niveaux supérieurs à ceux observés lors de la diffusion sur Canal+, où les audiences oscillaient entre 400 000 et 900 000 spectateurs." [Ben voyons, ndlr]

Enfin, le dispositif "TV Festival", consacré à la captation des conférences de presse et des montées des marches en partenariat avec Brut, reposera en partie sur une production délocalisée, avec des équipes techniques basées à Paris, a-t-il encore indiqué...

Interrogé sur la concurrence supposée avec Canal+, l'ex-conseiller de Cécile Dufflot  a contesté toute surenchère de la part de France Télévisions pour l'obtention des droits du festival. 

Pour rappel, le président du directoire de Canal+ Maxime SAADA, auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel publicavait expliqué "avoir subi une concurrence et une surenchère de la part de France Télévisions" concernant les droits du festival (cf. CP du 03/04/2026).

"On n'a pas surenchéri mais en plus ça coûte moins cher que ce que ça pouvait coûter à Canal seul parce qu'on partage les droits avec Brut", a-t-il affirmé. Le rapporteur de cette même commission d'enquête, M. Charles ALLONCLE (UDR, Hérault), avait d'ailleurs dévoilé le coût du contrat confié par France Télévisions à Together Media pour la couverture du festival de Cannes en 2022, évalué à 2,6 millions d'euros (cf. CP du 20/02/2026).

Alors que Canal+ avait laissé entendre qu'il n'était plus intéressé par le festival au vu de la concurrence du groupe public, l'ex-primo dircab ernottien a dit penser "exactement l'inverse" au vu de "l'offensive que mène son actionnaire contre nous" et qui a l'habitude de "détruire les actifs" pour les "racheter à la baisse"...

Même son de cloche pour l'AFP : 






mardi 21 avril 2026

Qui était au courant parmi la commission d’enquête sur l'Audiovisuel public ?

Qui était au courant parmi la commission d’enquête sur l'Audiovisuel public ?

OFF INVESTIGATIONS ne nous en voudra pas d’avoir repris le teasing du site d'enquête et les premières réactions (photo à l'appui) qui s’en suivent qui prouvent le dégoût des Français au regard du nombre insensé de mensonges qui ont été légion dans cette commission… 







Un point sur la procédure judicaire initiée par une lanceuse d’alerte et ancienne haute fonctionnaire, s'agissant de la gestion de la Cité numérique du Havre.

Un point sur la procédure judicaire initiée par une lanceuse d’alerte et ancienne haute fonctionnaire, s'agissant de la gestion de la Cité numérique du Havre.

L'un des premiers articles à révéler l'affaire date du 23 juin 2025 et est signé France Info et relayé par  France 3 Normandie (*)

Il s’appuie sur des révélations croisées avec France Inter, l’AFP et Le Monde. 

Il porte sur des soupçons d’irrégularités dans la gestion de la Cité numérique du Havre (un équipement public de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, présidée par Édouard Philippe), où est installée l’École 42 Le Havre (propriété du milliardaire Xavier Niel). 

(*) 


•  La lanceuse d’alerte (prénommée Judith, ancien prénom modifié pour anonymat) est une ancienne haute fonctionnaire (diplômée de l’ENA) recrutée par la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole.

 Elle dénonce des dysfonctionnements graves dans la gestion de la Cité numérique du Havre (projet impliquant une association privée, LH French Tech).

•  Elle pointe notamment plus d’un million d’euros de subventions publiques versées à une structure privée pour animer des salles souvent vides, avec des soupçons de favoritisme et de conflit d’intérêts.

•  Elle a alerté sa hiérarchie et les élus, sans réponse satisfaisante selon elle, et a été reconnue comme lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits (décision contestée par la communauté urbaine).

Où en est-on et quid de cette plainte

L’article date du 23 juin 2025 et s’appuie sur des révélations croisées avec France Inter, l’AFP et Le Monde.

Contexte de l’École 42 au Havre

L’École 42 est une école de code gratuite, sans professeurs ni diplômes, fondée par Xavier Niel (actionnaire de Free/ Iliad). Le campus du Havre a ouvert en 2023 dans la Cité numérique, un bâtiment public porté par la communauté urbaine.

Dès le départ, le projet a reçu un soutien public :

•  Subventions annuelles de la collectivité (ex. 80 000 € en 2023, votées mais contestées par une partie de l’opposition locale qui y voyait un financement public d’une école privée appartenant à un milliardaire). [paris-normandie.fr]

•  Financement mixte : majoritairement privé via des entreprises locales et mécénat, mais avec une contribution publique significative (locaux, subventions, matériel).

L’opposition locale a régulièrement critiqué ce montage, estimant que des fonds publics servaient à financer une initiative privée sans réelle mise en concurrence.  [paris-normandie.fr]

Le rôle de la lanceuse d’alerte (appelée « Judith »)

Judith (prénom modifié), recrutée en septembre 2020 comme directrice générale adjointe pour suivre le projet de Cité numérique, a alerté en interne sur des dysfonctionnements entre 2020 et 2022. Elle dénonce notamment :

•  Une convention pluriannuelle signée en juillet 2020 entre la communauté urbaine (Édouard Philippe) et l’association Le Havre French Tech, dont la présidente n’était autre que Stéphanie de Bazelaire (adjointe de Philippe chargée de l’innovation et du numérique, et élue communautaire). Cette convention confiait l’animation/gestion de la Cité numérique à l’association, avec des subventions publiques importantes (environ 2,1 M€ sur plusieurs années, dont 1,7 M€ sur 2020-2022). france24.com 

•  Un conflit d’intérêts évident et un contournement des règles de passation des marchés publics (pas de mise en concurrence réelle pour l’exploitation du site public).

•  Une situation « irrégulière » voire « préférentielle » pour l’École 42 installée dans la Cité numérique : absence de titre ou droit justifié, masse salariale généreuse par rapport à une activité faible, salles souvent vides malgré les subventions, et même des mises en scène d’activité pour les visites de journalistes. lemonde.fr 

•  Des faits de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et harcèlement moral (elle dit avoir été ostracisée, harcelée et son contrat non renouvelé après ses alertes).

« Judith » a été reconnue comme lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits (janvier 2025), une décision contestée par la communauté urbaine.  [judithcontregoliath.org]

Les procédures judiciaires

•  Septembre 2023 : plainte déposée auprès du Parquet national financier (PNF).

•  Décembre 2023 : enquête préliminaire ouverte pour prise illégale d’intérêts, favoritisme, détournement de fonds publics et harcèlement moral. Vise Édouard Philippe, Stéphanie de Bazelaire et Claire-Sophie Tasias (directrice générale des services de la CU). lemonde.fr 

•  Avril 2024 : perquisitions à l’hôtel de ville du Havre et au siège de la communauté urbaine.

•  Juin 2025 : Judith dépose une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la saisine d’un juge d’instruction (afin d’accélérer et d’indépendantiser l’enquête). [franceinfo.fr]

•  L’affaire continue en 2026 : elle apparaît dans plusieurs procédures et fait l’objet d’articles récents [¤ comme celui du Poulpe du 17 avril dernier - lepoulpe.info 

[¤]

Réponse d’Édouard Philippe et de la collectivité

Édouard Philippe et son entourage ont toujours réfuté ces accusations, les qualifiant de « vendetta personnelle » liée au non-renouvellement du contrat de Judith. Ils assurent avoir respecté les règles et que le projet (Cité numérique + École 42) a été validé par les instances de la communauté urbaine. tendanceouest.com 

À ce stade, il s’agit d’une enquête en cours (préliminaire, puis potentiellement instruite). Personne n’a été mis en examen ni condamné ; la présomption d’innocence s’applique.

L’affaire mêle donc plusieurs dimensions : utilisation de fonds publics pour une école privée, gestion d’un équipement public (la Cité numérique), soupçon de conflit d’intérêts et protection des lanceurs d’alerte. Elle reste sensible politiquement, du fait de la candidature d'Édouard Philippe (ancien Premier ministre, réélu maire) à la présidence de la République pour 2027.


lundi 20 avril 2026

Combien de députés vont répondre à ces rouges donneurs de leçons qui appellent "à rejeter le rapport de la commisson d'enquête sur l'Audiovisuel public ?

Combien de députés vont répondre à ces rouges donneurs de leçons qui appellent à "rejeter" le rapport de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public ?

"Aux député·es qui devront se prononcer sur l'adoption du rapport de cette commission, nous demandons de préserver ce bien commun qu'est l'audiovisuel public par un rejet sans équivoque." admonestent dans leur dernière communication (*) ces soutiens ernottiens de la première heure et donneurs de leçons  démocratiques !!

(*)

Ah, ces pro' de la leçon de démocratie ! Ceux qui hurlent au fascisme dès qu’on ose les regarder de travers, qui brandissent le pluralisme comme un étendard et qui, dans le même mouvement, piétinent tout ce qui ressemble de près ou de loin à un contrôle démocratique.

À France Télévisions, l'abjection continue. Voilà une CGT qui, après avoir fait écouter une allocution du maréchal Pétain en plein CSE pour défendre supposément son « dialogue social », peu de temps après avoir diffusé un tract que  beaucoup ont qualifié de raciste, accusant une journaliste d’être « communautariste » pour avoir simplement fait son boulot, réclame le rejet total de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public.

Comment une commission qui a osé auditionner Delphine Ernotte, poser des questions sur les notes d’hôtel au Majestic à 1.700€ la chambre pour une note de plus de 112.000€, les déficits dénoncés par l'IGF et la Cour des comptes, la situation financière catastrophique de l'entreprise qui  prime de performance mais qui ne saurait empêcher le versement de la prime de performance à l'ex-Orange, sans oublier les nombreuses dérives éditoriales...? Insupportable ! Il faut la jeter aux orties. Pas de débat, pas de transparence : "rejet".
Toujours dans le même sens que celui de Delphine Ernotte, leur icône intouchable, reparachutée pour un 3ème saut [dans le vide; à l'évidence] malgré les scandales, les motions de défiance et les artifices comptables, ces gens-là ne défendent pas la démocratie. Ils défendent leur rente, leur idéologie et leur impunité.

Ils exigent le pluralisme… tant qu’il va dans leur sens. Ils invoquent la République… tant qu’elle les protège. Et quand on leur tend un miroir, ils crient au complot et demandent à le briser. C'est vraiment prendre les salariés de France Télés et plus largement les Français pour des abrutis (restons polis)

Combien de députés de la clique des bien-pensants vont mêler leurs cries d'orfraie déjà copieusement entendus, ici et là, à ces spécialistes de l'oukase ? 

Le vote étant à main levée, le blog CGC Média entourera d'un cadre rouge sur la liste figurant sur sa  page d'accueil, chacun de celles et ceux qui auront voté CONTRE.

Les Français ont le droit des avoir qui aura justement empêché la démocratie et la transparence de s'exercer.

L'ex-président de l'Assemblée nationale François de Rugy, lui, appelle sans ambiguïté à la démission de Delphine Ernotte (¤)...mais pas que ! 

(¤)

https://youtu.be/V-A9l9SbCcw?is=Xn9OaPboJpXNxR8G

Paul Amar, lui aussi appelle sans ambages, à la démission de Delphine Ernotte (µ)

(µ)

https://youtu.be/ZpdDhO0uhx4?is=9qE036wd95OELdru

"Ce serait la délivrance pour tout un tas pour les personnels qui n’en peuvent plus de ce qu’ils qualifient de « tyrannie »" ajoute-t-il. (**)

(**) 

https://youtu.be/FoSL_Fm_id0?is=DOgohp5MBiYZOH2-

En tout cas, Erwan Balanan clame aujourd'hui haut et fort qu’il ne fera pas partie de ceux-là...qu'il n'a pas l'intention de censurer le rapport de Charles Alloncle. Raisonnable...Il doit probablement garder en tête, le souvenir tout frais de François Bayrou, son grand frère MoDem et ex-Premier ministre qui malgré son alliance solide et ses années de pouvoir, n’a pas été réélu maire de Pau aux dernières municipales.

Jérémie Patrier-Leitus lui aussi a finalement fait savoir qu'il ne s'opposera pas à la publication du rapport que tous les Français attendent ! 


Il y a toujours, selon nos informations et les déclarations intempestives de deux siamoises de la commission dont l'une des deux a choisi publiquement la diffamation comme outil de com' plutôt que la vérité, la positions de celles qui ont faits savoir qu'elles voteraient contre l'adoption du texte ! (mais de cela le blog CGC Média va reparler très très vite...) 

Les électeurs n’aiment pas beaucoup qu’on étouffe les affaires gênantes. Le silence, ça se paie parfois cher aux urnes.

P.S : Il ne manquerait plus qu'avant le 27 avril, tombent mercredi, jeudi ou vendredi, de nouvelles révélations !!!!!


dimanche 19 avril 2026

Ernotte : « Tout comme la BBC » mais en 2025, son président Tim Davie a dû démissionner !

Ernotte : « Tout comme la BBC » mais en 2025, son président Tim Davie a dû démissionner !  

Que ferait l’ex-Orange sans les papiers de Caroline Sallé dans Le Figaro pour lui rappeler ses engagements et surtout ses propos ?

"Delphine Ernotte a rejoint son homologue britannique à propos des moyens supplémentaires qui doivent être dégagés afin de construire une offre puissante en ligne :  «D'ici à 2024, notre objectif est de doubler la couverture de France.tv. Nous toucherons alors plus de Français par notre plateforme que par nos antennes traditionnelles. C'est un changement total de paradigme et de modèle, qui existe déjà dans certains pays du nord de l'Europe»é écrivait le 13 décembre 2022. (*)

(*)

Autrement dit, le « Streaming first » que « la multi-parachutée de 2015 » diagnostique à la moindre occasion.

Seulement voilà il y a six mois, le 9 novembre 2025 pour être précis, le pédégé de la BBC sa démission. Envolées les belles histoires des siamois Tim Davie et Delphine Ernotte ! La BBC dans une situation financière exécrable, annnonce 2000 suppression de postes.

C’est le même titre de presse qui le révèle mais cette fois-ci sous la plume d’Arnaud De La grange, son correspondant à Londres dans son article du 16 avril, intitulé « Il y aura des choix difficiles à faire » : au Royaume-Uni, la BBC sous le choc d’un plan radical de suppression d’un emploi sur dix » (¤)

En substance :

« Sous forte pression budgétaire, la BBC va supprimer jusqu’à 2 000 postes, soit environ 10 % de ses effectifs, sur les trois prochaines années. Il s’agit de la plus importante vague de licenciements au sein du groupe public britannique depuis quinze ans. L’objectif est de réduire les coûts de manière significative (environ 500 millions de livres sterling, soit près de 575 à 690 millions d’euros selon les sources) face à la baisse des revenus et aux contraintes financières.

Dans un mail interne, le directeur général par intérim, Rhodri Talfan Davies, a reconnu que « il y aura des choix difficiles à faire » et que l’annonce était « difficile ». Cette décision intervient alors que la BBC traverse une période de turbulences, marquée par la démission récente de son directeur général et d’autres controverses (comme une plainte en diffamation de Donald Trump suite à un reportage jugé trompeur). Le plan vise à assurer la viabilité future de l’institution tout en maintenant ses missions de service public. »

 (¤)

« Tout comme la BBC » qu’elle disait « la dame du Majestic » ! Eh, oui…il est vivifiant ce vent de modernité souffle de l’autre côté de la Manche !

La BBC, cette vénérable institution, se contrainte à faire des « choix difficiles » en taillant dans le vif : un emploi sur dix, hop, disparu. On imagine certains managers en costard-cravate se lamenter devant leur tasse de thé tiède : « Mais que va-t-on devenir sans nos 2 000 collègues ? »

A France Télévisions, c’est tout dans le déni avec cette caste de bien-pensants qui encensent leur icône ernottienne  à tout bout de champs et crachent sur celles et ceux qui veulent que la vérité éclate -«  Tout comme la BBC » - c’est-à-dire les Français.   

Pour Ernotte, il va falloir prétendre qu’elle n’a jamais souhaité le holding, qu’elle n’était pas vraiment en phase avec l’ex patron de la BBC et qu’il convient de faire un distinguo : « Not so good !»…

L’infirmière télé va probablement nous expliquer qu’à FTV « Non, ce n’est pas une suppression de postes, c’est une optimisation bienveillante des ressources humaines dans un contexte de transition numérique inclusive » (« Streaming first »)

On supprimerait peut-être 10 % des effectifs, mais seulement après un séminaire à Deauville ou à Trouville (c’est à côté) sur « l’agilité post-audiovisuelle » voire une série de spots de pub sur France 5 expliquant aux téléspectateurs que « moins de journalistes, c’est plus de proximité avec le terrain » mais surtout après avoir créé une task force « Réinvention collective »  avec l’aide rapide du binôme CGT-CFDT qui dans leur communiqué commun du 9 avril de la affirmaient que la dénonciation unilatérale (par la direction donc l’ex-Orange) de l’accord collectif de 2013 « n’est pas de [leur] fait », qu’ils ne l’ont ni souhaitée ni approuvée, et qu’ils mais qu’ils se voient contraints de négocier pour « protéger les salariés »   

Chacun a d’ailleurs pu en avoir un bon aperçu, que ce soit devant les sénateurs ou les députés de la commission d’enquête : l’intéressée, les yeux embués :

« La dette ? Ce n’est pas nous, c’est la conjoncture…

Les dérapages financiers, c’est l’inflation qui toutes ces années a dépassé les 20%...

La comptabilité analytique que réclame ainsi Nacer Meddah le président de la 3ème chambre de la Cour des comptes dans le rapport du  23 septembre 2025 comme avant la commission d’enquête : « La Cour a également constaté l’insuffisance du suivi des coûts horaires et invite France Télévisions à mettre en place une comptabilité analytique au sein de la direction de l’information. »…elle « est déjà opérationnelle (depuis 2015) car sans comptabilité analytique, l’entreprise ne pourrait tout simplement pas fonctionner » comme l’affirmait le tandem Vion/Ernotte sous serment...

Les économies, nous allons faire des … en fusionnant les plateaux de France 2 et France 3, en recyclant les anciens JT en podcasts ASMR, et en confiant les débats politiques à des influenceurs TikTok pour toucher la jeunesse. »

Et si ça ne suffit pas ? On pourrait toujours lancer une grande campagne « Sauvons le service public » financée par… le Service public lui-même c’est-à-dire les Français.

Parce que chez nous, quand la BBC fait des coupes claires, France Télévisions fait des coupes artistiques. Avec beaucoup de com’, un zeste de résilience et quelques  redéploiements, avant d’avoir épuisé toutes les subventions possibles.

En somme, les Britanniques taillent dans le gras. Nous, on réinvente la maigreur avec élégance. Vive la différence culturelle !