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samedi 7 mars 2026

Ernotte était donc bien chez Maxim's et les soi-disant précisions (qui ne le sont pas) de Jérémie Patrier-Leitus ne feront pas écran de fumée.

Ernotte était donc bien chez Maxim's et les soi-disant précisions (qui ne le sont pas) de Jérémie Patrier-Leitus ne feront pas écran de fumée. 

Voici les propos, mot pour mot, que Jérémie Patrie-Leitus utilise contre la CGC de l'Audiovisuel, le 26 février dernier : "La CGC aurait indiqué et je suis précis dans la citation, parce qu’il faut le cas échéant que je puisse avoir tous les éléments et prendre une décision, je cite très précisément ce qui a été dit par la CGC, c'est monsieur Cordival qui a dit ses propos : « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance  (comme l’a dit le rapporteur: fêter en avance, c’était pour fêter en avance sa reconduction ! je précise le cadre et je vous laisse répondre à la question du rapporteur ) ».

Tout d'abord chacun notera la contradiction avec le conditionnel  "La CGC aurait indiqué" et les deux affirmations qui vont- suivre "Je suis précis dans la citation, parce qu’il faut l'être pour prendre une décision...  je cite très précisément ce qui a été dit".

Bien non, ce n'est pas ce qui a été dit très précisément et pour éviter qu'il ne cherche, en voici les verbatim et les vidéos (*) (¤)

Elle n'est ni l'œuvre de "monsieur Cornichal, Cordibal ou Cor-je-n'sais-pas-son-nom" mais tout simplement la réponse à la question multiple du rapporteur Charles Alloncle, en fonction d'un contexte et des nombreux articles parus dans les médias : "Comment expliquez-vous cette concentration de contrat auprès de quelques sociétés de production Mediawan notamment Together Média, Banijay ?  Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ? Est-ce que selon vous, l'attribution des contrats de production passés entre France Télévisions et ces sociétés privées est parfaitement réglementaire et ne souffre d’aucune contestation et d’aucun doute de conflit d’intérêt ? "

La réponse n'est donc précisément pas celle que précise Jérémie Patrier-Leitus. Non monsieur le député, vous avez beau modifier les termes d'une pseudo démonstration précise en affirmant que « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance pour fêter en avance sa reconduction" ce n'est pas ce qui est dit. Elle répond à la question du rapporteur "Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ?" 

Elle est exactement celle-ci, vidéo à l'appui (*)  « Quand vous dites, il y a des relations; Il y a forcément des relations. Quand Mediawan invite madame Ernotte chez Maxim’s avec la privatisation du restaurant Maxim tout entier pour fêter, euh….un peu en avance sa victoire, c’est quand même assez choquant ! [C'est exactement le contexte que décrivent les quelques extraits de presse ci dessous avec entre autre la demie page du Canard enchainé que cite Pierre-Antoine Capton !] Moi je n’irai pas, si c’était moi je n’y serai pas allé. Voyez ce que je veux dire. A un moment où a un autre, tout le monde travaille avec tout…on est dans un petit monde de l’entre soi. »

(¤)

https://youtu.be/ggWqz5WS6gE?is=Jdp5EHskU08p6IKX

(*) 

https://youtu.be/rvv-DFMJiTs?is=aIvKMHIrt1H8KIhj

(**)

Comme le déclare si bien PAC devant les députés "Madame Ernotte a été invitée à mon anniversaire comme de nombreux autres, acteurs de l’audiovisuel, producteurs, diffuseurs de talent et partenaires avec lesquels je travaille depuis 25 ans. C’est un évènement privé réunissant un grand nombre de personnes du secteur...Ça n’a évidemment aucun lien avec les relations professionnelles entre Mediawan et France Télévisions"...comme celle note qui interdit tout cadeau au-dessus de 149€ qui peut constituer un conflit d'intérêts !!! (**)

Et puisque PAC cite "Le Canard enchaîné" du 15/04/25 paru plus de 3 mois bien avant que l'Arcom ne débute quoi que ce soit (#) qui ne fait d'ailleurs l'objet d'aucune procédure en diffamation pas plus que "La Lettre A" qui n'a rien publié sur lui comme il le jure sous serment - seule la La Lettre a commis un article à ce sujet - les voici.

(#) Le premier publié sur 1/2 page de l'hebdomadaire satirique. Nos lecteurs apprécieront sûrement les passages surlignés et jaune, particulièrement la citation du financier de France Télés Christian Vion "Mais une cure devant être appliquée entre septembre et décembre 2025, soit bien après le renouvellement espéré de sa pédégère...Il faut dire que, comme l'a admis, un brin gêné, Christian Vion, un administrateur chargé de la production, « [ils ont] signé les programmes de flux jusqu'au mois de juin et [ont] parfois même pris, tous ensemble, la décision de signer des contrats pluriannuels (...) de trois ans, sur [leurs] grandes quotidiennes de France 2 et de France 5 ». 



La Lettre à présent du 6 mars 2025 avril.

Le commun des mortels et donc le contribuable qui va devoir ses serrer la ceinture dans les prochains mois avec ces 40 milliards d’économies qu’il va falloir trouver dans leurs pochesy apprend que « Pierre-Antoine Capton le PDG de Mediawan a privatisé le restaurant Maxim's, jeudi 10 avril, pour y fêter ses 50 ans »

Le tiré de presse détaille la liste des invités « Les cofondateurs de sa société de production, le banquier d'affaires Mathieu Pigasse et le PDG de Free Xavier Niel (LL du 10/03/25), figuraient parmi les VIP. Parmi les collaborateurs de Mediawan, il avait invité Justine Planchon, présidente de Mediawan prod (LL du 07/02/25), Anne-Elisabeth Lemoine (LL du 25/04/24) et Aurélie Casse, visages des émissions "C à vous" et "C l'hebdo", produits par Troisième Œil, propriété du groupe. Le directeur général de cette société et chroniqueur, Mohamed Bouhafsi (LL du 23/06/22), était également présent…. »

Le titre de presse d’ajouter « Côté télévisions privées, Régis Ravanas, directeur général du groupe RMC BFM fraichement nommé, a tenu à assister à la fête, sacrifiant au passage le séminaire de la régie publicitaire du groupe qui se tenait à Chantilly, trop loin de la rue Royale (8e arrondissement) où avait lieu la fête. 

S'il n'était pas présent physiquement, Emmanuel Macron, proche de Pierre-Antoine Capton, était de toutes les conversations. Son interview accordée à "C à vous", le 10 avril - dans laquelle il a fait des déclarations sur le Proche-Orient reprises par tous les médias - faisait office de parfait cadeau d'anniversaire. »

Il y a aussi l'article publié dans Le Parisien quelques jours plus tard, le  9 mars 2025 où PAC soutient  ouvertement Ernotte et appelle à la prolonger près de 5 moi avant l'échéance !

« C à vous », « Dix pour cent » version US, club de foot de Caen : les projets de Pierre-Antoine Capton

Le producteur de télévision et de cinéma et cofondateur de Mediawan, qui travaille aussi bien avec France Télévisions et Netflix que de grands producteurs de films, fait le tour de ses réalisations.

Par Stéphane Bianchi,  Kevin Boucher-Rappet et Benoît Daragon 

Le 9 mars 2025 à 07h00

Huit grosses lettres se hissent derrière les grilles d’un immeuble cossu de l’avenue de Breteuil (Paris VIIe). Bienvenue à Mediawan, le groupe de production audiovisuelle lancé par Pierre-Antoine Capton. En s’associant avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le producteur de « C à vous », le talk-show de France 5, a construit un géant international, présent aussi bien en France, avec l’émission « C dans l’air », la série « HPI » ou le film « le Comte de Monte-Cristo », qu’en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis.

En 2022, Mediawan a racheté Plan B, le studio de Brad Pitt, qui vient de sortir « Mickey 17 », le dernier film de Bong Joon-ho. En ce début d’année, le dirigeant, également actionnaire du Stade Malherbe de Caen — qui joue en Ligue 2 de football — fait le tour de ses projets et de l’actualité de tous ces secteurs....


Il y a aussi parmi d'autres encore,  l'interview exclusive dans Le Point signée Olivier Ubertalli Olivier Ubertalli juste avant le second parachutage ernottien qui déjà en avril 2020, déclarait "La nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente"

Que Charles Alloncle fasse sortir les contrats signés avec alors avec Médiawan et les dates de reconduction !


EXCLUSIF. Audiovisuel, Paris-Normandie, foot : les projets de Pierre-Antoine Capton
Netflix, le tournage du « Grand Échiquier » et « C à vous », Macron… Pierre-Antoine Capton, le patron de Mediawan et 3e œil, se confie au « Point ».

Publié le 19/05/2020 à 07h00, mis à jour le 19/05/2020 à 07h09





À 45 ans, Pierre-Antoine Capton est devenu un acteur incontournable de la télévision française. Producteur notamment de C à vous et du Grand Échiquier via sa société Troisième Œil, l'entrepreneur normand a cofondé avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse la société Mediawan, un important producteur et distributeur européen de contenus, dont il est président du directoire. Alors que les candidats à la reprise du groupe de presse Paris-Normandie ont jusqu'au 22 mai pour se déclarer, il explique pour la première fois pourquoi il ne sera pas candidat au rachat. Les nouvelles conditions de tournage du Grand Échiquier de ce 21 mai – sans instruments à vent dans l'orchestre ! –, Netflix, France Télévisions, Canal +… Pierre-Antoine Capton détaille sa vision du secteur audiovisuel et ébauche des pistes pour surmonter la crise.

Le Point : Paris-Normandie, l'un des plus vieux quotidiens de France, est en liquidation. Êtes-vous candidat à son rachat ?

Pierre-Antoine Capton : Je ne suis pas candidat à la reprise de Paris-Normandie. En juillet 2019, Jean-Louis Louvel, actionnaire principal du groupe de presse, m'avait contacté : il cherchait un partenaire, car il était candidat à la mairie de Rouen. Si la presse locale n'était pas dans mes plans, j'ai regardé le dossier, car je crois à la valeur de la presse locale et Paris-Normandie est un titre qui compte. J'ai proposé à Jean-Louis Louvel d'investir dans le journal, mais pas d'assumer les erreurs passées, donc les dettes. Je n'ai finalement pas eu de retour à ma proposition, si ce n'est un communiqué maladroit justifiant la liquidation du titre. La page est maintenant tournée. Il y a aujourd'hui des sociétés de presse reconnues comme Rossel et Ouest-France qui seraient candidates à la reprise. Je réfléchis à un autre projet qui me tient à cœur dans la presse écrite. C'est encore trop tôt pour vous dire lequel.

Vous êtes l'un des actionnaires du Stade Malherbe de Caen. Il y a 2 ans, vous vouliez acquérir 67 % du capital. Souhaitez-vous toujours prendre le contrôle de ce club de Ligue 2 ?

Le Stade Malherbe de Caen n'est pas épargné par la crise. Le football français s'est arrêté, ce qui est une catastrophe pour les clubs et pour le public. Il n'y a plus de match, plus de recettes de billetterie et une situation compliquée autour des droits télé. Il y a deux ans, il y avait un conflit entre les actionnaires. Depuis, la situation s'est apaisée. Autour du président Fabrice Clément, nous cherchons des solutions pour assurer la pérennité du club. Si je dois en faire partie, je le ferai. Le ballon rond et ce club où a joué mon oncle font partie de ma vie.

Dans quelles conditions sera réalisé en direct Le Grand Échiquier, présenté par Anne-Sophie Lapix ce jeudi 21 mai sur France 2 ?

Nous avions dû annuler l'émission prévue le 24 mars, en raison de la crise sanitaire. Le Grand Échiquier sera le premier grand show de prime time en direct à la télévision. C'est une sacrée prouesse et un symbole fort pour le service public de le faire avec une émission culturelle. L'organisation est quasi militaire. Il n'y aura pas de public présent. Dans l'orchestre, chaque musicien sera à distance des autres. Et les instruments à vent ont été proscrits, car ils projettent de l'air. Sauf la trompette indispensable au générique qui sera isolée.

La crise sanitaire a-t-elle durablement bouleversé les conditions de tournage sur les plateaux de télévision ?

Aujourd'hui, l'utilisation des duplex via Skype montre ses limites. Cela a été pratique durant le confinement, mais on a envie de revoir les invités et les artistes sur les plateaux. Néanmoins, de nombreuses mesures vont se poursuivre dans la production audiovisuelle : les écarts d'un mètre en plateau, les gestes barrières ou encore les émissions sans public.

Vous avez d'ailleurs mis en place ces nouvelles mesures sanitaires avec C à vous durant le confinement…

Oui. Le lendemain de l'annonce du confinement par le président Macron, j'ai téléphoné à la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte pour échanger sur le prolongement de C à vous en direct et en plateau. Le soir même, nous avons inauguré une nouvelle façon de faire de la télé. Anne-Élisabeth Lemoine a été moteur pour persuader un tiers de la rédaction de rester, on a mis des espaces entre les chroniqueurs et divisé par deux le nombre de personnes sur le plateau, en régie et derrière les caméras. Nous avons reçu de grands patrons, Patrick Cohen a fait des éditos brillants et le public a été rendez-vous ! C à vous a séduit 2 millions de téléspectateurs, contre 80 000 lors du lancement premier numéro, en 2009. Durant le confinement, il y a eu une prime aux programmes qualitatifs.

La nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente

Les émissions éducatives ont d'ailleurs bien marché sur France Télévisions…

France 4 a montré son utilité éducative durant le confinement. Elle doit poursuivre sa mission jusqu'en août mais je suis intimement convaincu qu'il est essentiel d'avoir en France une chaîne linéaire jeunesse opérée par le service public. Dans cette période de crise, France Télévisions a été irréprochable. Delphine Ernotte a fait un travail extraordinaire et la nécessaire continuité de son mandat me semble évidente.

Allez-vous continuer d'émettre la chaîne À la maison ?

Pour aider les médecins et gens bloqués chez eux, nous avons lancé en seulement 10 jours cette chaîne solidaire, avec des programmes intelligents et scientifiques. À la maison va continuer au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire. Cela a été une prouesse de réunir tous les acteurs de l'audiovisuel autour d'un même projet.

Quels tournages avez-vous été contraints d'arrêter ?

Celui de la série Alice Nevers sur l'île de Noirmoutier. Et pourtant, nous avions tout fait pour le terminer. Il ne restait que quelques jours de tournage. Mais l'hôtel a dû fermer et l'équipe a dû partir. J'assume mon rôle de producteur. Néanmoins, les assureurs doivent aussi assumer le leur. C'est primordial.

Quel est l'impact de la crise sur Mediawan ?

Avant le Covid-19, nous étions sur le même niveau de croissance que l'année dernière*. Puis les tournages se sont arrêtés. Il va donc y avoir un effet de décalage de livraisons d'une année à l'autre. Ce n'est pas une perte de chiffres d'affaires proprement dite. Il faudrait être devin pour estimer l'impact précis de la crise. Mais je reste optimiste. Mediawan est un groupe solide qui a de bons résultats financiers. Avec mes associés Xavier Niel et Matthieu Pigasse, nous échangeons beaucoup sur notre développement européen. Nous continuons à réfléchir à des acquisitions. D'autant que le mouvement de consolidation dans l'audiovisuel va s'accélérer avec la crise. Lagardère Studios a des actifs intéressants. Nous avons eu en effet des discussions dans le passé, mais la crise est passée par là.

Lire aussi Les ambitions de Niel, Pigasse et Capton dans l'audiovisuel

On ne peut pas tout demander aux pouvoirs publics

Avec de fortes audiences, mais une chute des recettes publicitaires, les chaînes peuvent-elles tenir ?

C'est une crise très paradoxale. Alors qu'elle frappait l'ensemble du secteur, les Français n'ont jamais autant consommé autant de contenus audiovisuels. Les chaînes de télévision ont eu beaucoup moins de recettes publicitaires et ont donc dû faire des économies sur leur grille de programmes. Il faut les aider, car elles sont les premiers partenaires de la création. La proposition de la députée LREM Aurore Bergé d'un crédit d'impôt sur les dépenses des annonceurs est une excellente idée. Cela va dans le bon sens.

Les mesures de soutien au secteur audiovisuel dévoilées par le président Macron sont-elles suffisantes ?

Nous avons la chance d'être un grand pays de culture et d'avoir un président qui s'est engagé sur des mesures fortes pour le secteur audiovisuel. Il y a notamment la transposition de la directive sur les services de médias audiovisuels (SMA) et le fonds de secours d'indemnisation pour les reports ou annulations de tournage. Il y a encore beaucoup à faire. Jusqu'à présent, les assureurs français refusent de prendre en charge ces risques. Si demain, Le Grand Échiquier a un cas de Covid sur le tournage, l'annulation sera entièrement à la charge de la production. Le fonds, géré par le CNC, pourrait voir le jour en juin et être doté d'environ 50 millions d'euros. Seuls la fiction et le cinéma sont concernés pour l'instant. J'espère que les émissions de flux le seront aussi.

Faut-il mettre en place d'autres solutions de relance ?

L'audiovisuel a été longtemps un milieu très compétitif. Durant la crise, tous les acteurs se sont alignés pour faire bouger les choses. La reconstruction ne peut se faire que dans l'union et un travail solidaire entre les pouvoirs publics, les producteurs, les diffuseurs, les plateformes, les créateurs et les intermittents. Cela sera dur pour tous. Mais il faut être responsable. On ne peut pas tout demander aux pouvoirs publics. L'État français a pris des engagements forts pour le secteur. En Italie, où Mediawan détient la société Palomar, la culture ne bénéficie pas d'autant de soutien.

On ne peut pas demander de l'argent aux plateformes comme Netflix et ne rien leur donner en échange

Quelle est votre position sur l'obligation d'investir en France des plateformes comme Netflix ? Doit-on bouger la chronologie des médias ?

Il faut intégrer les plateformes, qui sont les grandes gagnantes de la crise, dans le financement de la production audiovisuelle française. Le PDG de Netflix, Reed Hastings, avec qui j'ai échangé lors de sa venue à Paris, dit qu'il a envie d'investir en France. Dans le cadre de la transposition de la directive les services de médias audiovisuels (SMA) en France, les plateformes devront investir un pourcentage de leur chiffre d'affaires. On parle d'environ 25 %. Le cadre actuel permettrait à Netflix et aux autres plateformes d'investir de deux manières dans la création française. Soit elles financent un film français dans le cadre de la chronologie des médias qui sortira d'abord en salle, puis en vidéo, avant d'être disponible en SVOD. Soit elles investissent directement dans un film qui sera en exclusivité sur leur plateforme. Si on veut obtenir un accord avec les plateformes et être moderne, il faudra faire un mélange des deux systèmes et écouter leurs contraintes. On ne peut pas leur demander de l'argent et ne rien leur donner en échange.

Par ailleurs, c'est aussi important de souligner que certains grands diffuseurs français comme Canal + ont réussi le pari de créer des plateformes made in France avec du contenu de qualité comme MyCanal. Canal + est un partenaire indispensable de la création, il faut les écouter et accompagner l'essor de leur plateforme et leur internationalisation.

Regardons ce qui a été fait pendant la crise sanitaire. Grâce au CNC et au CSA, la chronologie des médias a bougé de manière exceptionnelle. Des films ont été diffusés à des horaires normalement interdits. D'autres, qui devaient sortir en salle, ont atterri sur Amazon Prime Video ou Netflix. La crise a permis certaines choses, tirons-en les conséquences pour améliorer notre système.

Quand pourrons-nous voir vos prochaines productions ?

La nouvelle saison de Dix pour cent, avec notamment Sigourney Weaver, arrivera à la rentrée sur France Télévisions. Nous avons aussi en Italie l'adaptation du roman de Romain Gary La Vie devant soi, avec Sophia Loren pour Netflix, et un documentaire sur Nicolas Anelka, aussi pour la plateforme. Aux États-Unis, le film d'animation Miraculous est en cours de fabrication. Doté d'un budget de 60 millions de dollars, il sortira l'année prochaine. Nous avons même réalisé un petit film Miraculous pour présenter les gestes barrières aux enfants pour la Mairie de Paris.




vendredi 6 mars 2026

Du coup pour le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" concernant Médiawan... qui a payé quoi ?

Du coup pour le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" concernant Médiawan... qui a payé quoi ?  

La demande a été formulée, le 26 février dernier, en séance de l'audition des dirigeants de Mediawan (notamment à Pierre-Antoine Capton, président et cofondateur) dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.

Le rapporteur a posé de nombreuses questions incisives à Pierre Antoine Capton et à l'équipe dirigeante (Delphine Cazaux, Guillaume Izabel, Justine Planchon, Thomas Anargyros), portant sur les contrats avec France Télévisions, l'opacité supposée, les rémunérations, l'actionnariat (KKR), et des aspects financiers comme les audits ou les dépassements de coûts.

Une d'entre elles, a plus particulièrement attiré l'attention du blog CGC Média, celle concernant spécifiquement le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" (qui n'aurait pas été remboursé) ! Cela fait référence à une pratique dans les contrats de production avec France Télévisions : les producteurs comme Mediawan doivent souvent prendre en charge les dépassements de budget au-delà d'un certain seuil (souvent 5 % ou 10 % selon les clauses), ou rembourser via un audit indépendant si des irrégularités ou dépassements non justifiés sont détectés.

- Charles Alloncle a interrogé Pierre-Antoine Capton sur les mécanismes de contrôle des coûts, les audits réalisés (par exemple par des cabinets comme Deloitte ou autres commissaires aux comptes), et les éventuels "non-remboursements" de dépassements au-delà du seuil contractuel de 5 % (qui pourraient représenter des sommes importantes sur les ~100-110 M€ annuels de contrats avec France TV).

- Pierre-Antoine Capton autour de cet échange très médiatisé et tendu, autour des pourcentages de dépassements et audits, a redit dans vraiment répondre la transparence de Mediawan, affirmant que les dépassements sont rares et gérés contractuellement, et que France Télévisions est remboursée quand c'est prévu !

Charles Alloncle a insisté sur des cas où l'audit aurait révélé des dépassements non remboursés, soulignant une forme d'opacité ou de favoritisme:   « Sur les audits, quand les dépassements excèdent 5 %, avez-vous remboursé la partie excédentaire à France Télévisions ? Il y a des cas où cela n'a pas été fait... »

Réponses défensives donc sur le respect des clauses, le faible % de dépassements, et le fait que Mediawan assume souvent les coûts supplémentaires sans remboursement systématique demandé.


jeudi 5 mars 2026

Erwan Balanant menace Charles Alloncle après avoir encensé Médiawan en séance de commission d'enquête...Toujours pas de nouvelles du Bureau de l'Assemblée !

Erwan Balanant menace Charles Alloncle après avoir encensé Médiawan en séance de commission d'enquête...Toujours pas de nouvelles du Bureau de l'Assemblée !? 

Si Médiawan avait besoin d'un attaché de presse, le voilà trouvé. 

Le député Erwan Balanant (Démocrates / ex-MoDem) avant de menacer Charles Alloncle le rapporteur de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel, (*) n'a pas tari d'éloges en séance le groupe de Pierre-Antoine Capton dans le droit fil d'ailleurs des nombreuses interventions de Jérémie Patrier-Leitus en ce sens.

Les vidéos et autres rapports médiatiques, prouvent que l'intervention de Balanant a commencé par un éloge de Mediawan:  "Merci, monsieur le président. Je voulais commencer par saluer les succès de Mediawan en France mais aussi à l'international..." suivi d'une question apparemment en défense ou en soutien du groupe privé, face aux questions gênantes de Charles Alloncle.

Erwan Balanant a ensuite quitté la salle, en pointant du doigt Charles Alloncle, lui lançant  "T'inquiète, on va te régler..."

(¤)

Après donc avoir encensé Médiawan avec toute la retenue qui convient à l'instancecelui que France Télés classe parmi LES 12 FAVORABLES et qui préférerait probablement comme certains autres, à l'image du député Masséglia que ce rapport ne vît jamais le jour malgré sa pirouette au Canard enchaîné (¤), s'est lâché dans les grandes largeurs. (*) 

(*) 

https://youtube.com/shorts/byotEyTB2Pg?si=rEwi_FgJ-6s72hg0

L'incident s'est produit le 26 février dernier au matin, lors de la commission d'enquête sur "la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public" à l'Assemblée nationale, pendant l'audition de dirigeants de Mediawan.

Voici la transcription de l'incident tel que capturé dans le clip vidéo partagé par Charles Alloncle sur X (post du 26 février 2026). 

D'après le contexte des sources (BFMTV, Le Figaro, Le Monde), Balanant a posé une question lors de l'audition des dirigeants de Mediawan jugée par beaucoup comme favorable à FTV. Ses propos visaient le fond des débats et l'importance de l'audiovisuel public: ce qui peut évidemment être interprété comme un soutien implicite à des acteurs comme Mediawan !. 

L'incident a eu lieu immédiatement après.

Transcription du clip de l'incident (basée sur l'audio et les sous-titres, avec quelques corrections pour clarté) :

- J. P-L : "Merci beaucoup. On va laisser M. le rapporteur, M. le député..." dit-il visiblement très rigolard 

- Erwan Balanant (en quittant la salle) : "T'inquiète, on va te régler..."

- Charles Alloncle : "C'est quoi cette menace, monsieur Balanant ?"

- (Suspension de séance)

- À la reprise, 

Charles Alloncle : "Merci monsieur le Président d'avoir signalé la gravité des propos tenus par le député Balanant. Cela n'a peut-être pas été entendu au micro, mais Erwan Balanant, après avoir posé sa question, s'est levé, est parti et a déclaré devant témoins, me citant et me pointant du doigt : 'T'inquiète, on va te régler'. [...] 

J'espère que le bureau de l'Assemblée nationale sera convoqué et des sanctions seront prises parce que j'en ai marre, depuis plusieurs semaines, des intimidations et menaces qui se font de plus en plus pressantes. [...] Ce sont des comportements de voyous. Je dis fermement que monsieur Balanant devra s'excuser et devrait être sanctionné. [...] 

Le rôle d'un rapporteur dans une commission d'enquête est de poser toutes les questions, qu'elles plaisent ou non."

Erwan Balanant a par la suite publié un communiqué sur X (le 26 février 2026) niant toute menace personnelle, affirmant que ses propos concernaient le rapport et les propositions pour "rappeler l'importance de l'audiovisuel public et le développement de l'industrie culturelle française". Ben voyons...vu l'article du Canard, ça se voit tout de suite ! Il s'est ensuite absout justifiant d'une mauvaise interprétation, en accusant Alloncle d'un geste obscène (pas vu sur les enregistrements).

À la reprise, Patrier-Leitus a annoncé convoquer une "réunion du Bureau" de la commission pour traiter ces « propos intolérables » et garantir le respect dans les débats.

Charles Alloncle a juste derrière remercié J. P-L. pour son intervention.

- Charles Alloncle : « Merci, monsieur le président, d'avoir signalé la gravité des propos tenus. [...] Ce sont des menaces, des intimidations parfaitement inacceptables dans le cadre de travaux parlementaires. [...] Je vous remercie d’avoir suspendu la séance et d’annoncer une réunion de bureau. »

- Jérémie Patrier-Leitus : « Je ne peux pas laisser passer les propos qui ont été tenus. Mon rôle est de garantir un cadre digne et respectueux de nos échanges. [...] Ces propos ne sont pas tolérables. »

Le rapporteur a ensuite insisté sur la nécessité de sanctions (y compris auprès du bureau de l'Assemblée) pour ces « comportements de voyou » et « violence verbale »

Mais depuis silence radio ! Pas de réunion de Bureau visiblement, pas de sanction, pas de recadrage...Charles Alloncle peut bien tre insulté, tout le monde s'en cogne !¨

C'est probablement ce que Jérémie Patrier-Leitus le député Horizon du Calvados appelait dans sa décision de  suspendre pendant trois la commission :  «Un cadre digne, sérieux et respectueux».



mercredi 4 mars 2026

Qu’est-ce-que c’est que ce contrôle de l’inspection du travail chez Médiawan ? Non mais allo Mr le ministre, pas de ça entre nous !

Qu’est-ce-que c’est que ce contrôle de l’inspection du travail chez Médiawan ? Non mais allo Mr le ministre, pas de ça entre nous !

On ne va tout de même me pas se laisser embêter par une missive de vos services ! 

Qu’est-ce que c’est que cette inspectrice du travail qui ne comprend rien aux textes, c’est-à-dire à la loi ?

Les hasards du calendrier ne s’expliquent pas toujours ! Le 25 février 2026 veille de l’audition de l’équipe de Médiawan autour de Pierre-Antoine Capton devant la commission d’enquête de l’Audiovisuel, le ministre du travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou était l’invité de l’émission « C à vous » pour parler de la fraude fiscale et social.

L'échange d'une quinzaine de minutes s'inscrivait dans un contexte plus large de présentation du projet de loi global anti-fraude, avec l’édito de Patrick Cohen qui revenait aussi sur l’impact économique du travail au noirL’extrait s’intitulait d’ailleurs « Fraude sociale : le gouvernement promet la "tolérance zéro" ». 

L'entretien portait essentiellement sur la "lutte contre la fraude sociale et fiscale" avec un accent fort sur le "travail dissimulé" (autrement dit travail au noir).

"Le gouvernement adopte une politique de « tolérance zéro » face à la fraude sociale et fiscale" a-t-il dit sur le plateau de l'émission produite par Médiawan, avant d'ajouter "Le travail au noir représente un manque à gagner très important pour les caisses de l'État et de la Sécurité sociale (évalué autour de 7 milliards d'euros pour le travail dissimulé seul, soit environ la moitié de la fraude sociale totale estimée à 14 milliards €, ce qui pèse lourd sur le déficit de la Sécu)"

Le ministre a ensuite évoqué un projet de loi (semble-t-il examiné à l'Assemblée nationale à partir de ce jour-là ou dans les jours suivants) visant à renforcer les outils de lutte contre ces fraudes, notamment, le gel immédiat des comptes bancaires en cas de constat de travail dissimulé.

Il a aussi insisté sur "le renforcement des contrôles - une circulaire déjà envoyée pour prioriser les inspections - et défendu la nécessité de durcir les sanctions pour casser ces pratiques."(*) 

Et justement de ce renforcement des contrôles et plus particulièrement de celui intervenu chez Médiawan, il y a quelques semaines dont La Lettre faisait état il y a peu dans son article "Mediawan rappelé à l'ordre par l'inspection du travail", publié mercredi dernier et signé  une nouvelle fois de Catherine Boullay  (*) 

La journaliste toujours à la pointe de l'actualité dans les média, écrit "Dans une lettre envoyée à Maximal Productions, filiale de Mediawan, l'inspection du travail dénonce le recours abusif de la société de Pierre-Antoine Capton à un système de double contrat qui contourne la convention collective de la production audiovisuelle. [C'est donc bien une seule convention ! ndlr]

Puis de détailler "Deux semaines, après avoir annoncé l’une des plus belles opérations de son histoire avec l’achat de la société américaine indépendante, North Road Productions, Mediawan se retrouve confronté à un sérieux sujet de droit du travail dans l’Hexagone. 

Dans une lettre datée du 11 février 2026, adressée à l’UES et Maximal Productions, filiale dirigé par Julien Grossot et Sylvain Thierry, l’inspection du travail a mis en garde le groupe présidé par Pierre-Antoine Capton, contre le recours abusif aux doubles contrats à durée déterminée d’usage (CDDU).

Cet avertissement fait suite à un contrôle mené le 10 octobre 2025 au siège de Mediawan, avenue de Breteuil à Paris. Ce jour-là, l’inspectrice Noura, Medloudjd-Mezhar avait pu constater les irrégularités au sein des deux sociétés appartenant à Mediawan: Maximal et Troisième Œil Productions…. »

Le titre de presse est revenu ensuite sur "les préjudices que subissent les salariés, financiers comme sociaux, à commencer ne serait-ce qu'avec le décompte des trimestres et des niveaux de rémunérations pour leur retraite... 

Ce qui parait tout aussi grave, c’est que "La méthode de rémunération crée en outre, une ambiguïté sur la responsabilité des employeurs tant sur le plan hiérarchique que juridique, comme le dénonce l’inspectrice du travail et incroyablement pire, si tant est qu'il puisse y avoir un classement dans l'intolérablec'est que France Télévisons co- employeur de fait est également pointé du doigt.

Voici ce que racontait Delphine Cazaux - ou plutôt, lisait sur son écran d'ordi - qui parmi tout un tas d'affirmations sous serment, indiquait que le courrier reçu par Médiawan n'était rien d'autre qu'une  lettre l'observation. C'est l'Inspectrice du travail qui va être surprise !!

https://youtu.be/cvBtSepm32I?is=XnsPOagtaOGvYu4F


Verbatim:

À la question du rapporteur, Charles Alloncle «  Sujet d’actualité qui a fait beaucoup réagir concernant Mediawan. C'était le 18 février dernier; ça vous permettra d’ailleurs de vous expliquer sur ce point. La Lettre fait état d’un contrôle de l’Inspection du travail qui a eu lieu le 10 octobre 2025 dans vos locaux. Ce contrôle aurait mis en évidence plusieurs irrégularités concernant les conditions d’emploi des techniciens qui travaillent sur les émissions de « C dans l’air » et « C à vous »Depuis 2021 vous auriez mutualisé les équipes de ces deux programmes en recourant à des contrats très courts (CDDU) contrats d’usage qui obligeaient certains techniciens à signer plusieurs contrats avec plusieurs employeurs au cours d’une même journée. 

Ce système pour être précis, entraverait la comptabilisation des droits sociaux de ces techniciens et contribuerait aussi à leur précarisationL’Inspection du travail évoque également une tentative de basculement vers la filiale FCube pour maintenir ce fonctionnement. Il y a un courrier de avertissement qui a été adressé le 11 février dernier et une plainte pour dégradation des conditions de travail qui a été déposé au commissariat du cas 15eme arrondissement. Est-ce que vous reconnaissez ces manquements dans l’organisation du travail mise en place depuis 2021 par votre filiale.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur ces dénonciations et ces articles qu’on a pu lire ces derniers jours ?"

Attention, accrochez-vous voici le texte que va lire Delphine Cazaux sur son portable: 

« Monsieur le président, Monsieur le rapporteur. Pour répondre à votre question quelques éléments de contexte. Je rappelle que Mediawan est aujourd’hui l’un des premiers employeurs d'intermittents du spectacle en France, puisque chaque année, plus de 12 000 intermittent travaillent sur l’ensemble de nos programmes, que ce soient sur des séries ou sur des fictions, et que ces métiers couvrent l’ensemble des différents métiers de technique et éditoriales de la production audiovisuel. Cette réalité d’employeur implique une très grande diversité de situation contractuelle dans différentes conventions collectives applicables, selon la nature des missions, leur durée durée, leur organisation. [Non, la loi est la même pour tout le monde et la Code du travail est là pour le rappeler précisément sur la durée du travail et justement le motif des contrats, ndlr] 

Je tiens à préciser très fermement que nous attachons une importance particulière  au respect du cadre légal d’une part mais conventionnel également et donc, nous nous attachons au respect de chacune de ses conventions collectives [Visiblement non, d'où la lettre de l'inspectrice du travail (#)...Puis en dehors des Convention nationales étendues, celle de la Production et celle des journalistes, de quoi d'autre s'agirait-il ? ndlr].  

Je précise également que Mediawan n’a jamais eu pour stratégie de contourner la loi ou de réduire artificiellement les droits sociaux des techniciens ou des salariés et que nous veillons strictement à ce que chaque contrat correspondent à la réalité des missions. Par ailleurs, nous privilégions au quotidien, le dialogue social avec les différents CSE qui existent au sein du groupe Mediawan.  [Ah bon? ndlr

Concernant précisément le sujet que vous évoquez. La réorganisation de certaines de nos productions et notamment le regroupement des plateaux de "C à vous" et de "C dans l’air" dans nos locaux, à entraîné des évolutions d’organisation de travail depuis 2021. [Ben voyons ! ndlr]

Et ces changements ont pu susciter des incompréhensions ou des différences d’interprétation que nous avons débattus et pour lequel il y a eu de nombreux échanges, non seulement avec les salariés, avec leurs représentants, les Comité d'entreprise concernés, [Avec qui et quand donc? ndlr]  mais également avec l’Inspection du travail. 

Au sujet de l’Inspection du travail, nous tenons à préciser qu’il s’agit d’une lettre d’observation simplement qui entraîne des échanges avec l’Inspection du travail, puisqu’en effet nous avons soulevé un point d’interprétation de la convention collective de la production audiovisuelle. [Ah bon? Lequel ? Avec qui et sous quelle forme ? ndlr].

Questionnement qui d’ailleurs ne concerne pas du tout que Mediawan et pas que "C à vous" et de "C dans l’air" mais qui concerne d’autres acteurs du secteur, d’autres producteurs, donc c’est une question sectorielle [Si une saisine du secteur a eu lieu,a lors il doit y en avoir  des traces voire des preuves, ndlr]. Nous avons donc des échanges, non seulement avec l’Inspection du travail, mais avec les partenaires sociaux, visant à interpréter la convention collective pour clarifier ce point."

Voila qui devrait intéresser Maître Hennequin qui selon nos sources défend les salariés concernés, ceux qui veulent pas  pas intégrer  pas toutes ces petites incompréhensions et autres différences d’interprétation mais aussi  l'inspectrice du travail qui décidemment ne comprend rien à rien (#) mais aussi selon le Parquet qui a été saisi comme le Doyen des juges d'instruction qui devrait l'être si ce n'est pas déjà fait dans le cas d'une procédure pénale pour laquelle la CGC Audiovisuelle sera partie civile.

(#) Le blog CGC Méda qui a pu consulter cette soi-disant lettre l'observation selon Delphine Cazaux, vous propose de découvrir ce qu'elle dit.

Conclusions de conclusion de l'inspectrice du travail  :

...il en résulte que :

 Le minimum conventionnel dû pour une journée de travail ne peut être proratisé en fonction du nombre d’heures réalisées ;

- Le versement d’une rémunération correspondant uniquement à quelques heures de travail (par exemple 4 heures) est insuffisant si son montant est inférieur au minimum journalier conventionnel (8h);


- Le non-respect de ce minimum est susceptible de constituer un manquement aux dispositions conventionnelles relatives au salaire minimal, ouvrant droit à rappel de salaire au bénéfice des salariés concernés.


L’article L. 2254-1 du Code du travail dispose que « les clauses d’une convention collective ou d’un accord s’appliquent aux contrats de travail conclus avec l’employeur, sauf disposition plus favorable prévue par le contrat ou la loi »...mais pas moins favorable.


Dire que Delphine Cazaux au rappel du rapporteur qui fait référence eu rapport parlementaire d'Aymeric Caron (**)affirme sous serment que l'Inspectrice du travail ne remet pas en cause son organisation du travail  !!




https://youtu.be/IIhZJU-0mo4?is=fxx5rNejng5Q8shA

Pour celles et ceux qui auraient raté le rapport pour avis du député Aymeric Caron, présenté "AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES ET DE L’ÉDUCATION SUR LE PROJET DE LOI de finances pour 2026", le blog CGC Média a choisi de mettre en parallèle le chapitre B"Le groupe MEdiawan accusé d’irrégularitéS au REGARD DU droit du travaildu chapitre III du document parlementaire "LA DÉPOSSESSION PAR France TÉLÉVISIONS DE SA MISSION D’INFORMATION(**)

(**)

Il serait pout le moins incroyable que le ministre du travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou puise dire le contraire et désavouer son inspectrice surtout après la lutte qu'il a réaffirmée mener le 26 février dernier sur France 5  ?!