La dernière incartade ernottienne qui pourrait bien finir devant la Justice en scandale d’État !
Combien de fois, le
blog CGC Média aura-t-il dénoncé ce mariage de la carpe et des lapins dont Ernotte
se vante depuis 2018 d’être à l’origine et qui aura coûté des dizaines de
millions d’euros aux contribuables sans que l’État n’y trouve à redire ?!
Le 21 novembre dernier, dans
son article « TF1 et
M6 pourraient "revendre la plateforme vidéo Salto ou la fermer" et Ernotte
dans tout ça, elle part quand ? », nous citions Le Figaro de ce week-end (*) dans un article signé Caroline Sallé « TF1 et M6 se
retirent de la plateforme Salto » qui parlait d’une fermeture ou d’une cession « Les deux groupes, ainsi que
France Télévisions, pourraient revendre la plateforme vidéo. Ou la
fermer ».
La semaine précédente, le blog CGC Média dans
son papier « France
Télés : Comment flouer le Conseil d'Administration et ses
administrateurs, la Représentation nationale, les représentants des salariés,
les politiques, le gouvernement et les Français !? », rappelait
les procédures judiciaires adaptées en cas pour des
dirigeants pour présentation de comptes annuels infidèles et ce malgré le fait
que les comptes de la société aient été certifiés par un commissaire aux
comptes, et les sanctions pénales encourues que
la Cour de cassation a consacré de façon de façon
jurisprudentielle.
Ainsi, la simple soumission de
documents comptables inexacts peut donner lieu à une poursuite pénale des
dirigeants de toute société qui ne donne pas une image fidèle, au regard
des règles comptables de régularité, de sincérité et de prudence.
Autrement dit, en masquant volontairement les pertes de la plateforme des comptes du groupe public de télévision comme de l’entreprise France Télés dans un foutras dénommé SVOD, afin de faire croire à un soi-disant équilibre avec une mention aussi petite que celle des polices d’assurances « hors éléments non récurrents liés à Salto », c’est bien ce à quoi cela correspond.
LE PLUS GRAVE C'EST QUE POUR FTV, IL S'AGIT D'ARGENT PUBLIC.
Voici comment l'infirmière TV communiquait sa propagande en mars dernier : "Le C.A. salue (rait ) l'effort budgétaire accompli et ce alors même que France Télés précise pour la première fois : hors éléments non récurrents liés à SALTO pour un résultat d'exploitation du groupe de 9,5M€ " !
En
2020, Salto publiera pour la dernière fois ses comptes pour un chiffre
d’affaires de 250.000 € face à des pertes incroyables qui s’élèvent à plus de 30 millions
d’euros. (¤)
Pourquoi
en 2021, les comptes n’ont-ils pas été publiés, en totale infraction d’ailleurs
avec la loi ?
(¤)
Parce que les pertes sont abyssales comme le révèle l’article publié lundi dans Les Échos « La plateforme de streaming Salto est à vendre » (*) s’interrogeant devant un tel désastre : « Quel acheteur ? » avant d’ajouter « Salto qui n’a pas encore de modèle économique stable, dégage autour de 50 à 60 millions d’euros de revenus et 180 millions de pertes brutes pour ses actionnaires (avant les recettes pour la distribution et les programmes versées par Salto).»
(*)
Déficit probablement en-dessous
de la réalité depuis l’origine de Salto qu’Ernotte se vante d’avoir inventé
2018 que corroborent les comptes 2021, publiés eux, qui affichent pour
cette filiale que déteint TF1 avec 33,33 % des parts (à égalité avec M6
et FTV) une perte de 28,6 millions d’euros pour ce 1/3 des pertes que
comptabilise le groupe de télé privé. (ci-après)
Cela sans compter les
indemnités qu’il faudra débourser pour licencier l’ensemble des personnels qui
ont été depuis ces dernière années affiliés à la plateforme dans l’objectif de
sa fermeture !
Ce n’est donc pas là un
épiphénomène comme certains acteurs publics de cette inadmissible opération le prétendent mais bel et bien un scandale d’État dont l’ex-Orange est la première responsable et dans
lequel l’actionnaire est parallèlement mouillé…
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