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mercredi 18 mars 2026

Cours de pipeau et de flûte à FranceTV: Offre limitée...

Cours de pipeau et de flûte à  FranceTV: Offre limitée...

C'est la championne olympique du "ça n'est jamais moi, c’est toujours les autres" qui est à la manœuvre, mettre en musique le refrain ci-après, bien connu à présent  :

"Quand le bilan est catastrophique, c’est la faute des politiques, des plateformes, des jeunes qui regardent TikTok, du réchauffement climatique et du patriarcat intergénérationnel.  

Mais quand il s’agit de regarder dans le miroir, miracle : le miroir est cassé, le thermomètre truqué et de toute façon c’est Bolloré qui a dû le trafiquer.

Main dans le pot de confiture jusqu’au coude, elle continue de hurler que quelqu’un d’autre a sali la nappe.  

Un classique du genre « je suis la victime et accessoirement la responsable ».

Elle le fait depuis 10 ans (*) et pensait pouvoir le faire encore au moins jusqu'à la prochaine présidentielle !

(*) Quelques prises de paroles de celle qui a multiplié les interventions publiques ces dernières années, surtout lors d’auditions parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) et d’interviews. Dans beaucoup d’entre elles, particulièrement sur les déficits financiers ou les polémiques d’antenne, elle met en avant les « efforts massifs » de l’entreprise tout en renvoyant systématiquement la responsabilité principale à l’État (la « tutelle »), aux baisses de dotations publiques, au contexte (inflation, Covid…) ou à d’autres acteurs (comme les médias privés)...

 Voici plusieurs exemples concrets et récents (2025) parmi des tonnes d'interventions:

1. Audition à l’Assemblée nationale (10 décembre 2025) – Commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public

Interrogée directement par le rapporteur Charles Alloncle sur sa « part de responsabilité » dans la situation financière critique (déficit cumulé, trésorerie négative), « Elle renvoie aux décisions de la "Tutelle", c’est-à-dire l’État ».  Elle insiste sur l’« inadéquation croissante entre nos missions et nos moyens » due aux coupes budgétaires, et vante les efforts internes (baisse de coûts, réduction d’effectifs). 

Elle ajoute que « France Télévisions n’y est pour rien » dans la dette française globale, pointant une « légère baisse » de la dotation publique.  

Sur les erreurs d’antenne ou les problèmes de neutralité, elle dit tout et son contraire : « Je ne considère pas que nous soyons irréprochables » (sanctions internes prises), mais « cela ne veut pas dire que l’information de France Télévisions n’est pas rigoureuse ».  

Nombreuses reprises sur les réseaux sociaux sur Instagram/Reels avec la phrase « La dette française a crû, mais France Télévisions n’y est pour rien ! ».

2. Même audition (décembre 2025) – Sur les dépenses contestées

Accusée de frais excessifs (réceptions, nuitées au Festival de Cannes, etc.) : elle balaie en disant « pas un euro d’argent public dépensé » pour Cannes, et explique les dépenses Covid par le contexte extérieur (« les cantines étaient fermées »). Pas de remise en cause interne, mais sempiternelles justification par des facteurs externes.

3. Interview au Monde (18 septembre 2025) – Accusation directe contre CNews et le groupe Bolloré

Face aux critiques sur la neutralité du service public, elle accuse ouvertement les médias privés : « La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public. »  

Elle qualifie CNews de « chaîne d’extrême droite » et de « média d’opinion » (« il faut admettre que CNews est un média d’opinion »), opposant cela à France Télévisions qui, selon elle, fait un « métier » différent et rigoureux...et elle ose parler d’une « campagne de dénigrement » venue des autres.  

4. Audition au Sénat (octobre 2025)

Sur le déficit prévu (un peu plus de 40 M€ en consolidé) : elle l’attribue explicitement à « une baisse de dotation publique de 115 millions d’euros imposée par l’État », alors que les concours publics ont « légèrement diminué » malgré +20 % d’inflation. Elle répète que France Télévisions « coûte 20 % de moins aux Français qu’il y a 10 ans » grâce à ses efforts, et que la « Tutelle de l’État » a été « erratique et changeante » (repris dans le débat). Pas d’erreur de gestion assumée comme cause principale.

5. Autres interventions récurrentes 

Comme dans son échange avec Marc-Olivier Fogiel (ou sur les réseaux), elle accuse régulièrement les « attaques incessantes » des chaînes privées ou de certains politiques contre le service public.

Toute sa com' - dernière en date : le petit manuel du parfait bonimenteur concocté par une équipe interne payée pour sa propagande et probablement des illustrations toutes plus partisanes les unes que les autres -  personne n'y croit plus ! Chantre du « ce n’est pas moi, c’est le contexte », elle peut bien dégainer son "plaidoyer transparence" préparée par trois avocats et une dircom en sueur où chaque ligne en réalité est une esquive - plus personne n'est dupe.

Les critiques formulées tous azimuts, une opinion des rédacteurs, certainement pas un constat !!! 

La Cour des comptes (septembre 2025) pointe une gestion « critique », des capitaux propres en chute libre, des charges de personnel qui grimpent pendant que le trou se creuse ? Réponse : « on contextualise ».  

On demande le détail des cadres hors Comex, la vraie ventilation de la masse salariale, le ratio encadrement/production qui explose ? « Pas pertinent », « complexité créative », « regardez plutôt nos audiences » (celles qui fondent comme neige au soleil).  

Les 150 millions d’économies promises pour 2026 ? « C’est en cours, historique, effort partagé, tous les postes contribuent » (sauf le sien, visiblement, avec sa prime de performance de presque 80 000€).  

Le barter de Cannes qui sent l'ABS  à plein nez ? « Gestion patrimoniale optimisée » !  

Les frais de réception, cocktails et voyages qui font tousser la Cour ? « On appliquera les recommandations ».

Comme elle ne peut guère nier les chiffres, elle tente de les encadrer avec d'autres qui ne veulent rien dire, les remet en perspective,  les noie dans un narratif si dense qu’on finit par ne plus voir le gouffre dessous.  

Vaines manœuvres que l'État ne peut plus cautionner vu la situation catastrophique du Pays.



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