La CGC de l'Audiovisuel (SNPCA-CGC) qui a pris connaissance, probablement comme un grande partie du personnel du groupe de télévisions publiques, de la dernière propagande ernottienne (*) se félicitant de soi-disant négociations en cours pour un nouvel accord 'entreprise, va avoir très très vite une méchante surprise.
LA CGC DE L’AUDIOVISUEL
RESTANT LE SEUL SYNDICAT A POUVOIR FAIRE INVALIDER TOUT LE PROCESSUS DE DÉNONCIATION,
ANNONCE SAISIR LE JUSTICE POUR STOPPER NET TOUTE CETTE ABJECTE ATTAQUE
CONTRE LES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS.
Communiqué introductif / Réponse de la CGC à France Télévisions
"La direction de France Télévisions vient de publier un nouveau communiqué d’autosatisfaction sur les négociations du nouvel accord d’entreprise, en tentant de faire croire à un processus apaisé et responsable.
Cette grossière propagande mérite une réponse claire et sans langue de bois. Les craques au quotidien de l'ex-Orange et sa suite, vont enfin être stoppées net.
Rappelons les faits que la direction omet soigneusement de mentionner :
En juillet 2025 (le 10 ou le 9 cela dépend), lorsque Delphine Ernotte annonce dans la presse dénoncer unilatéralement l’accord collectif d’entreprise du 28 mai 2013, l’ensemble des organisations syndicales juge le "timing brutal et opportuniste"
Cette dénonciation a fait l’objet d’une contestation immédiate sur la forme et sur le fond par quatre syndicats (CGT,CFDT, SNJ et FO). Suite à un contentieux sur le nombre de délégués syndicaux au Siège de l'entreprise engagé devant le tribunal judiciaire de Paris - sans relation aucune avec cette minable dénonciation - contre plusieurs d'entre eux mais aussi de la CGC qui allait très probablement l'emporter, la direction s'est désistée de son action après avoir signé un accord avec les 4 syndicats mais pas avec la CGC évidement qui a toujours maintenu que la procédure comportait des vices graves et était entachée d’irrégularités.
Contrairement à ce que raconte la direction, la CGC n’a jamais renoncé à contester la validité de cette dénonciation. L'organisation syndicale l'a d'ailleurs fait savoir sans ambiguïté et par écrit immédiatement après l'audience "l'accord signé avec les CGT,CFDT, SNJ et FO de renoncer à saisir la justice pour faire invalider tout le processus, ne nous engage pas".
(*)
La direction a beau évoquer complaisamment les « engagements pris lors de la médiation » et la « sanctuarisation » de certaines dispositions (couverture sociale, congés familiaux, principes journalistiques, droit syndical, etc...). Ces éléments ne sont en rien des concessions gracieuses que ferait la direction : ils constituent le strict minimum légal ou les acquis que même elle n’ose pas ouvertement remettre en cause pour l’instant. Les présenter comme des cadeaux relève de la manipulation.
Quant à la fameuse discussion sur les indemnités de rupture pour motif économique, ouverte sous trois mois : elle arrive dans un contexte où la direction prépare déjà des économies massives (150 M€ annoncés pour 2026), des réductions incroyables d’effectifs et une pression permanente sur la masse salariale. Nul besoin d’être devin pour comprendre que cette thématique prioritaire n’a rien d’anodin et vise à préparer le terrain à des suppressions de postes massives et/ou des départs contraints.
Enfin, répéter que l’accord dénoncé « continuera à s’appliquer jusqu’au 1er mai 2028 au plus tard » ne change rien au fait que cette survie à quelques mois près, est imposée par la loi (art. L.2261-9 et suivants du Code du travail) et non par la médiation ou encore par la générosité de la direction.
Lorsque la dénonciation sera jugée illégale ou nulle par les tribunaux, cet accord de 2013 retrouvera pleine vigueur sans limite de date butoir...c'est bien dans ces conditions visant à porter tort plus avant aux salariés, que la CGC considérant à de nombreux titres que la dénonciation est nulle et doit être annulée, saisira donc bien la justice.
Personne ne peut être dupe des discours lénifiants et du grotesque narratif sur « l’esprit de co-responsabilité » et la « qualité des échanges ». Derrière les belles formules se cache une volonté claire : détricoter un des derniers accords protecteurs du groupe pour imposer une régression sociale au nom de prétendues contraintes budgétaires.
La CGC qui continuera à défendre sans concession les intérêts des salariés de France Télévisions y compris et le cas échéant par la voie judiciaire quand la direction outrepasse ses droits, en appellera très vite à la mobilisation de tous pour s'opposer au dépeçage de leur couverture sociale.
Dans un prochain communiqué du syndicat que le blog CGC Média a déjà pu consulter, figureront les contours et les détails de son action.
A suivre très très vite donc

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