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jeudi 10 juillet 2008

Un mail insultant contre un des représentants de la CGC comme pour le syndicat

Le 9 juillet 2008 avait lieu à France 2, l'élection du bureau du CE après la proclamation définitive des résultats du 1er tour établissant pour 3 ans les pourcentages de représentativité et leur traduction en sièges.

La CGC consacrée par la loi et sans la moindre équivoque, 2ème syndicat de France 2 avec une formidable progression plus d'une fois et demie son score d'il y a 2 ans pourcentage et sièges, soit au total : 20 sièges répartis au CE, en DP et au CHSCT, a été après une participation des plus dynamiques au sein du bureau (2 des membres CGC)pendant 2 ans et demi,tout simplement éjectée du CE

Tout le monde a eu beau dire à France 2 que la CGC était "le grand gagant de ces élections"certaines organisations syndicales dans un "grande communion de circonstance" en ont décidé autrement.

Ces mêmes organisations syndicales, CGT en tête qui dans un mail "fraternel" adressé le matin même du vote à 7h00 au permanent syndical, indiquait : "ne plus vouloir continuer à travailler ensemble au sein du bureau du comité d'entreprise" au motif entre autre que la CGT "n'a pas la même vision que la CGC de la démocratie". Cela ne s'invente malheureusement pas!!!

La CGC qui vous révèle l'intégralité de ce mail (*), se félicite après une telle agressivité et un tel caractère insultant d'avoir effectivement une haute considération des valeurs démocratiques que certains utilisent avec une conception à géométrie plus que variable.

Plus insultant encore et peut-être le pire du pire, la CGT non contente d'ériger la démocratie comme un porte étendard (à ce sujet voyez le mail qu'adressait le même rédacteur à Jean-François Téaldi, son homologue CGT de France 3 auto proclamé porte-parole d'une plate-forme audiovisuelle, il y a quelques semaines),

s'en est prise à un homme, à celui des élus CGC qui pendant plus d'un an et demi a assuré la charge de Secrétaire du CE et six mois celle de Trésorier.

N.B: Curieux ce mail de Luc à Jeff, où donc Luc ex Secrétaire Général du SNRT-CGT, met en avant les procédés non démocratiques constatés entre autres sur France 3!!!

Tentant de justifier l'injustifiable, la CGT non contente de donner donc des leçons de démocratie donne à l'élu CGC qui s'est donné sans compter pendant ces 2 ans et demi, des leçons de comportement.

(*)Voici ce mail:

"Bonjour Jacques,

Hier nous avons donc eu notre deuxième réunion de section CGT.
Comme je le pensais et comme j'ai tenté de t'en alerter, mes adhérents ont unanimement refusé l'option d'une plate-forme avec la CGC.

Je dois dire que le mail que tu nous as adressé, revendiquant pour Salim le secrétariat du bureau a envenimé les choses. Mes adhérents en ont retenu deux choses :

1 - Nous n'avons pas la même vision de la démocratie que vous. Il ne suffit pas d'avoir des élus dans tous les collèges pour être majoritaire. Sinon, 1 élu dans chaque collège pourrait suffire (assez curieux). Nous, nous comptons le nombre de voix et le nombre de sièges qui en découle.

2 - Sans nier la participation de Salim au sein du comité, il a été un "élément" parmi les autres membres de l'équipe auprès de Jean puis de Michèle.
Par contre, "l'action qui a mené pendant près de 2 ans au dernier bureau" est, comme je te l'ai dit, critiquable du point de vue de la méthode. Principalement, es prises de décisions unilatérales et sans concertation, pèsent très lourd dans le bilan que nous tirons de cette "collaboration".

Je dois donc t'informer que nous ne continuerons pas à travailler ensemble au sein du bureau du comité d'entreprise.

Fraternellement,
Luc."


La CGC considère ce mail tout aussi insultant qu'infondé. La CGC dans une publication intitulée "Loin des tractations d'appareil, les salariés restent notre priorité"

Loin des tractations d'appareil, les salariés restent notre priorité

La CGC Audiovisuel dénonce le mail calomnieux de la CGT.

déclaration commune des organisations syndicales de RFO indignées par un courrier de la direction

A l'unanimité, les organisations syndicales de RFO ont publié ce jour une déclaration commune affirmant leur plus totale indignation à la lecture d'un courrier de la direction concernant des négociations intervenues début juin sur la mise en application du MAM.

Voyez plutôt.

mercredi 2 juillet 2008

Patrick de Carolis doit arrêter de prendre les salariés en otage et partir.

Patrick de Carolis ne peut plus rester. Ce mercredi 2 juillet sur RTL, celui qui a encore en charge la télé publique, s'en est violemment pris de fait à son employeur.

Celui qui, plus préoccupé par son festival qu'il présente cet été à Rocamadour que par l'avenir de la télé publique, a sonné la charge au micro de Jean-Michel Aphatie contre le Chef de l'Etat, cet Etat qui l'emploie!

La veille lors d'un Comité de groupe volontiers qualifiable de houleux, P.D.C s'en était déjà pris au pouvoir l'accusant de vouloir l'asphixier. Il avait même demandé aux présents de ne pas révéler la teneur de ses propos avant son passage sur RTL.

Carolis amnésique! Le 25 juin dernier, après que Jean-François Copé ait rendu le rapport de sa commission au Président de la République, P.D.C.était bien, lui aussi, à l'Elysée. Il y déclarait à la presse puis comme à sa bonne habitude aux salariés par mails internes:"J'ai pris acte avec satisfaction du soutien du Président de la République au virage éditorial que nous avons amorcé depuis 3 ans. Soutien au projet qui était le notre de transformer France télévisiosn en une entreprise unique" [Cette bonne blague! Soutien au projet qui était le notre ben tiens, évidemment qu'il le soutenait le projet d'entreprise unique puisqu'il était concocté au travers de ses 26 pages par le fameux cabinet Gide Loyrette et Nouel qui emploie depuis fin 2007, le président de la commission et avocat d'affaires: Jean-François Copé]

Il était ravi, content le P.D.C. Comme il le disait encore quelques jours auparavant "Tout cela [ structure unique, synergies, media global ou encore offre éditoriale alternative] confortait sa stratégie"

Il ne manque pas d'air le P.D.C. d'aller s'en prendre comme cela, aujourd'hui à son employeur dont il qualifie au passage l'analyse de "stupide". Voila une semaine, tout était formidable et paf! huit jours après, rien ne va plus.

Sa "satisfaction", le fait de voir "confortée sa stratégie" et le soutien du Président de la République dont "il se félicitait", envolés. Pire, il hausse le ton (soi-disant!), il fulmine le P.D.C, il ne décolère pas, il prétend que "le compte n'y est pas".

Et si tout simplement le contrôle fiscal ordonné à France Télévisions par les services de l'Etat, son employeur, à n'était pas bon?!

Si justement comme il s'en offusque, "le compte n'y était pas"?! Plutôt faudrait-il dire les comptes n' y étaient pas puisque les droits d'alerte votés sur France 2, France 3 et France 5 et toujours actifs devraient révéler une situation financière globalement catastrophique pour 2007 et cela avant même l'annonce du 8 janvier 2008 sur la suppression de la pub.

Il avait semble-t-il prévu de démissionner le 1er juillet mais à l'instant de..., il ne s'est pas senti "le coeur"; alors pourquoi à présent ce chantage à l'automne sur l'air de "si je n'ai pas les moyens, je m'en vais" ?

Le point de chute qu'il était sur le point d'obtenir tarderait-il à venir? S'est-il dit que pour presser le mouvement, il serait bon qu'il fasse quelque chose qui lui ouvrît une porte de sortie?

Toutes ces interrogations dont lui seul- ou à peu près- connait les réponses. Alors oui, ils ont été quelques uns à aller encore le féliciter et parler d'"attitude courageuse".
Il s'agit peut-être, là aussi, de sujets amnésiques qui ont du oublier toutes les brosses à reluire qu'il a passées dès le 8 janvier et dont il affirmait encore hier que cela "avait été amorcé depuis 3 ans".

Pour les convaincre les amnésiques, les naïfs, les distraits, voici l'article du Canard enchaîné sur le sujet.



Il a très mal joué la partie le P.D.C. et l'interview dont vous avez ci-après la retranscription, ne trompe personne

"Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Patrick de Carolis.

Patrick de Carolis : Bonjour, et bonjour à vos auditeurs qui sont aussi les téléspectateurs de France Télévisions.

Nous sommes heureux de vous accueillir, ce matin. Le Président de la République a justifié ainsi, lundi soir, sur France 3, la réforme de l'audiovisuel public qu'il a initiée. Les programmes de France Télévision, a-t-il dit, ressemblent encore trop aux programmes des chaînes privées. Qu'avez-vous pensé de ce jugement, Patrick de Carolis ?

Pas du bien.

Vous n'êtes pas d'accord avec le Président de la République quand il dit cela ?

Non je ne suis pas d'accord avec lui. Je le lui ai dit d'ailleurs. On s'est expliqué très, très franchement. Vous savez, je crois qu'il est temps de dire que la télévision, c'est un métier qui est fait par des professionnels, qui répond à des règles, à des processus industriels parfois et qu'il est bon qu'on laisse travailler les professionnels.

Et ce jugement vous a paru mal prendre en compte leur travail ?

Depuis trois ans, avec Patrice Duhamel, avec des équipes de France Télévision, nous nous efforçons de faire une télévision respectable. Et j'entends qu'elle soit respectée.

Elle ne l'est pas ?

Depuis trente-cinq ans que je fais ce métier à la télévision, j'ai toujours eu une ligne de vie professionnelle qui est l'indépendance quels qu'aient été mes actionnaires : privés ou publics, et je trouve que lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public ou les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela injuste, profondément injuste.

Ces mots (excusez-moi !), ces mots de "faux et stupide" qui sont adressés au Chef de l'Etat sont très violents...

... qui sont adressés à tous ceux qui portent un jugement qui est inexact sur le travail qui est fait par des milliers de collaborateurs.

Ces jugements vous mettent en colère, Patrick de Carolis ?

Non pas du tout. Je suis ni en colère, ni fatigué, ni usé. Je dis tout simplement les choses telles que je les ressens en chef d'entreprise qui défend une maison, qui défend un savoir-faire et qui défend des collaborateurs qui sont inquiets pour leur avenir, à juste titre.

Parlons justement de cet avenir, si vous le voulez bien ?

Si vous le voulez bien !

La suppression de la publicité sur France Télévisions entre 20 heures et 6 heures du matin interviendra le 1er janvier prochain. Le manque à gagner pour votre groupe, France Télévisions, est de 450 millions d'euros. Il est estimé à ce niveau ; et le Président de la République a décidé que des taxes seraient créées pour compenser ce manque à gagner. L'équilibre financier tel qu'il est envisagé par la réforme vous paraît-il satisfaisant, Patrick de Carolis ?

D'abord très rapidement, j'ai salué le travail de la Commission Copé et certaines de ses préconisations. J'ai salué également certaines pistes qu'avait retenues le Président de la République, et notamment celles de l'entreprise unique. J'y suis totalement favorable puisque c'est un, je dirais, une préconisation que j'avais faite moi-même, il y a plus d'un an et demi. Je crois que cette télévision doit se réformer.

Sur l'aspect financier, nous allons engager - et le Président de la République m'a demandé avec Christine Albanel de travailler sur un plan d'affaires pour les prochaines années. J'estime aujourd'hui, d'après les déclarations des uns et des autres que le compte n'y est pas. J'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures. Donc, nous allons faire ce plan d'affaires, je vais y mettre toute mon énergie, tout mon professionnalisme. Nous allons travailler avec les services de l'Etat que je respecte et qui sont compétents ; et puis, à la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est. Si le compte y est, je m'en féliciterais, je le dirais. S'il n'y est pas, je prendrais mes responsabilités.

Vous savez, M. Aphatie, à l'impossible nul n'est tenu ! Donc si à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, je le dirais et je dirais "stop". Et je vais vous dire une chose : Il y a deux indicateurs dans ma vie. Il y a le professionnalisme, les budgets c'est-à-dire avoir les moyens de nos ambitions, et comme je le disais tout à l'heure, il y a l'indépendance. Jamais (vous entendez !) -je crois qu'il est bon de le rappeler quand je lis ça et là certains commentaires... Jamais je ne soumettrai mes grilles de programme. Jamais je ne soumettrai à un quelconque concept d'émission à un quelconque visa venu de l'extérieur de l'entreprise. Que cette chose soit dite. Elle est claire et simple.

Elle a été entendue, sans doute, Patrick de Carolis. Ce matin, sur RTL, vous faites beaucoup de mises au point finalement. D'une part, le travail depuis trois ans, a différencié notamment France Télévisions et les télévisions privées. D'autre part, le compte n'y est pas. Vous le dites ce matin ?

Je dis que pour l'instant, le compte n'y est pas. Et c'est mon devoir de le dire avant une négociation qui va s'engager et qui est cruciale pour l'avenir de France Télévisions.

Mais une négociation ? Vous espérez davantage d'argent ?

Je l'espère. J'espère, en tout cas, qu'il y aura l'équilibre financier. L'équilibre financier est absolument nécessaire pour la bonne marche de l'entreprise. Il est absolument nécessaire pour le développement de cette entreprise. Et il est absolument nécessaire pour la réussite de cette grande réforme que j'appelle de mes vœux.

Vous sentez, aujourd'hui, que le climat, le rapport avec le Président de la République est, comment vous le qualifieriez, assez mauvais, on peut le dire comme ça ?

Non pas du tout. Il est franc. Il est respectueux. Mais vous savez, moi je ne rentre pas dans une vision affective des choses. Je ne suis pas dans "je t'aime moi non plus". Je suis chef d'entreprise, je vis une période extrêmement dense, parfois rude.

Difficile ?

Difficile. Je crois que tous les Chefs d'entreprise qui ont vécu cette période d'incertitude peuvent me comprendre. Depuis le début de l'année, je tiens comme on dit le cap de ce navire, j'en suis fier, j'en suis totalement responsable. Et je mettrai toute mon énergie à défendre les intérêts de cette entreprise.

Le Président de la République a aussi décidé que désormais le président de France Télévisions serait nommé directement en conseil des ministres, et non plus par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Il l'a justifié, lundi soir, en disant que ce système actuel nommé par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, représentait, était une hypocrisie totale. Vous, c'est le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel qui vous a nommé. Vous êtes donc issu d'une procédure hypocrite, Patrick de Carolis ?

Ecoutez, je suis très fier d'avoir été élu par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel pour qui j'ai une très grande estime. Vous savez, moi j'ai été élu il y a trois ans sur un programme professionnel, sur du contenu, sur une ambition, sur un projet industriel qui était de faire un groupe. Je l'ai proposé à neuf conseillers qui m'ont élu dès le premier tour avec cinq voix. Ca n'a pas été facile parce qu'à l'époque, souvenez-vous, l'Elysée ne me soutenait pas contrairement à ce que l'on a cru ou dit. Matignon ne me soutenait pas. La veille de mon audition, il y a eu dans un grand quotidien parisien, un grand titre comme quoi Matignon soutenait le candidat sortant...

Marc Tessier.

Je n'étais pas soutenu par le ministre de la Culture de l'époque. Et j'ai été élu. C'était une grande preuve d'indépendance de cette institution.

Donc, le système n'est pas aussi hypocrite que le Président l'a dit ?

Mais vous savez, je suis très mal placé pour répondre à cette question. Je suis en poste. Donc quelle que soit la réponse que je vous ferais, elle ne sera pas dénuée ou en tout cas, considérée comme telle d'arrière-pensées.

Ce que je veux dire. Je vais donner cet exemple qui est un exemple d'indépendance. Et puis, je vais en donner un autre. Vous savez, dans les années 70, un monsieur a été nommé. Il s'appelait Pierre Desgraupes. Il a été nommé par le gouvernement. Et il a été le symbole même de l'indépendance. Donc je crois qu'aujourd'hui, ce qui est important quelles que soient les procédures, à partir du moment où elles garantissent cette indépendance, à partir du moment où elles s'appuient, elles se fondent sur un projet professionnel d'un candidat, je crois qu'après, l'indépendance c'est affaire d'hommes, c'est affaire de femmes. Moi je suis indépendant dans ma tête.

Chacun aura noté, Patrick de Carolis, vos propos d'une grande franchise ce matin au micro de RTL.

Comme toujours.

Ils pourraient avoir des conséquences. Vous vous y préparez ?

Les cons��quences, c'est que je mets au travail l'entreprise. Elle est sur le chemin de la réforme. Et je mets toute mon énergie à défendre ses intérêts.

Vous serez président de France Télévisions au moins jusqu'à la fin de l'été ?

(silence) Je pense...

Donc, nous vous remercions d'être venu sur RTL ce matin.

A très vite.

Patrick de Carolis était l'invité de RTL. Bonne journée.

Auteur : Jean-Michel Aphatie"


Patrick de Carolis, n'a peut-être pas saisi que sa tentative de se faire passer pour un martyr en prenant au passage l'entreprise à témoin mais surtout en otage, ne peut-être que vouée à l'échec.

Que Patrick de Carolis ne soit pas d'accord avec son employeur, c'est son droit. Qu'il en tire les conséquences et s'en aille, c'est aussi son droit mais de grâce qu'il utilise les médias, la presse ou encore certains syndicalistes comme il le fait sur l'air de "vous ne savez pas ce que vous allez avoir après moi!", ça c'est parfaitement indigne et franchement indécent.

La CGC propose dans cette période d’incertitude, des actions fortes, unitaires et concrètes

Deuxième tour des élections professionnelles sur France 2, DP et CE :

La CGC remercie toutes celles et ceux qui lui ont témoigné cette formidable confiance.

La CGC (SNPCA, SPC, CGC-Réal) peut enfin publier avec joie et fierté les résultats de ces dernières élections professionnelles.

Dès le 1er tour de ces élections qui pour la première fois portaient sur des mandats de 3 ans, vos suffrages ont placé l'organisation syndicale à un niveau de représentativité quasiment identique à celui de la CGT.

LA REPRESENTATIVITÉ DE LA CGC EST DONC FIXÉE, IMMUABLE, FIGÉE ET CONSACRÉE JUSQU’EN 2011 AVEC UN POURCENTAGE GLOBAL POUR TOUT FRANCE 2 DE 26,4%.

Nous félicitons, bien entendu, la CGT qui a obtenu 29,6% et qui au lendemain du premier tour, avait du reste communiqué sur les pourcentages de représentativité recueillis par les 5 organisations syndicales confédérées reconnues au plan national:

CGT: 29,6%
CGC: 26,4%
CFDT: 13,8%
CFTC: 10,6%
FO: 10,6%

(Pour éventuellement lire ce papier : http://medias-cgc.blogspot.com/2008/07/la-cgc-remercie-toutes-celles-et-ceux.html )

UN TRÈS GRAND MERCI À TOUS

S'agissant maintenant de ce 2ème tour qui a comptabilisé près de 200 suffrages de plus qu’il y a 2 ans avec le vote « électronique », en sièges, la CGC progresse partout, aussi bien en DP qu'en CE mais, fait remarquable et notable:

LA CGC EST LA SEULE ORGANISATION SYNDICALE DE FRANCE 2 À, MAINTENANT, AVOIR DES ÉLUS DANS TOUS CES COLLEGES ÉLECTORAUX 1, 2 et 3.


Avec 16 postes d’élus qui s’ajoutent au 4 déjà proclamés pour le CHS-CT, la CGC est donc la est seule organisation représentée dans le collège 1 avec 2 élus sur les 2 postes à pourvoir (un titulaire et un suppléant) dans un collège de 317 votants qui représente à lui seul environ 1/6ème des salariés de l’entreprise.

A ce titre et le plus légitimement qui soit, la CGC étant le seul syndicat, aujourd’hui, à pouvoir prétendre représenter de facto l’intégralité des salariés de France 2, propose à ceux des syndicats qui pendant ces 2 dernières années ont travaillé concrètement et respectueusement avec 2 des élus CGC membres du bureau sortant du CE : Salim LARFA Secrétaire par intérim pendant plus d’un an et demi mais aussi Trésorier et Jacques LAROSE Trésorier également et Secrétaire Adjoint, un bureau le plus représentatif de ce constat mais aussi des pourcentages précités ; bureau qui devra être à l’image du message des salariés, à savoir dans cette période d’incertitude, des actions fortes, unitaires et concrètes pour la défense de leurs intérêts mais aussi de leur entreprise.

Patrick de Carolis doit partir

Patrick de Carolis ne peut plus rester. Ce mercredi 2 juillet sur RTL, celui qui a encore en charge la télé publique, s'en est violemment pris de fait à son employeur.

Celui qui, plus préoccupé par son festival qu'il présente cet été à Rocamadour que par l'avenir de la télé publique, a sonné la charge au micro de Jean-Michel Aphatie contre le Chef de l'Etat, cet Etat qui l'emploie!

La veille lors d'un Comité de groupe volontiers qualifiable de houleux, P.D.C s'en était déjà pris au pouvoir l'accusant de vouloir l'asphixier. Il avait même demandé aux présents de ne pas révéler la teneur de ses propos avant son passage sur RTL.

Carolis amnésique! Le 25 juin dernier, après que Jean-François Copé ait rendu le rapport de sa commission au Président de la République, P.D.C.était bien, lui aussi, à l'Elysée. Il y déclarait à la presse puis comme à sa bonne habitude aux salariés par mails internes:"J'ai pris acte avec satisfaction du soutien du Président de la République au virage éditorial que nous avons amorcé depuis 3 ans. Soutien au projet qui était le notre de transformer France télévisiosn en une entreprise unique" [Cette bonne blague! Soutien au projet qui était le notre ben tiens, évidemment qu'il le soutenait le projet d'entreprise unique puisqu'il était concocté au travers de ses 26 pages par le fameux cabinet Gide Loyrette et Nouel qui emploie depuis fin 2007, le président de la commission et avocat d'affaires: Jean-François Copé]

Il était ravi, content le P.D.C. Comme il le disait encore quelques jours auparavant "Tout cela [ structure unique, synergies, media global ou encore offre éditoriale alternative] confortait sa stratégie"

Il ne manque pas d'air le P.D.C. d'aller s'en prendre comme cela, aujourd'hui à son employeur dont il qualifie au passage l'analyse de "stupide". Voila une semaine, tout était formidable et paf! huit jours après, rien ne va plus.

Sa "satisfaction", le fait de voir "confortée sa stratégie" et le soutien du Président de la République dont "il se félicitait", envolés. Pire, il hausse le ton (soi-disant!), il fulmine le P.D.C, il ne décolère pas, il prétend que "le compte n'y est pas".

Et si tout simplement le contrôle fiscal ordonné à France Télévisions par les services de l'Etat, son employeur, à n'était pas bon?!

Si justement comme il s'en offusque, "le compte n'y était pas"?! Plutôt faudrait-il dire les comptes n' y étaient pas puisque les droits d'alerte votés sur France 2, France 3 et France 5 et toujours actifs devraient révéler une situation financière globalement catastrophique pour 2007 et cela avant même l'annonce du 8 janvier 2008 sur la suppression de la pub.

Il avait semble-t-il prévu de démissionner le 1er juillet mais à l'instant de..., il ne s'est pas senti "le coeur"; alors pourquoi à présent ce chantage à l'automne sur l'air de "si je n'ai pas les moyens, je m'en vais" ?

Le point de chute qu'il était sur le point d'obtenir tarderait-il à venir? S'est-il dit que pour presser le mouvement, il serait bon qu'il fasse quelque chose qui lui ouvrît une porte de sortie?

Toutes ces interrogations dont lui seul- ou à peu près- connait les réponses. Alors oui, ils ont été quelques uns à aller encore le féliciter et parler d'"attitude courageuse".
Il s'agit peut-être, là aussi, de sujets amnésiques qui ont du oublier toutes les brosses à reluire qu'il a passées dès le 8 janvier et dont il affirmait encore hier que cela "avait été amorcé depuis 3 ans".

Pour les convaincre les amnésiques, les naïfs, les distraits, voici l'article du Canard enchaîné sur le sujet.



Il a très mal joué la partie le P.D.C. et l'interview dont vous avez ci-après la retranscription, ne trompe personne

"Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Patrick de Carolis.

Patrick de Carolis : Bonjour, et bonjour à vos auditeurs qui sont aussi les téléspectateurs de France Télévisions.

Nous sommes heureux de vous accueillir, ce matin. Le Président de la République a justifié ainsi, lundi soir, sur France 3, la réforme de l'audiovisuel public qu'il a initiée. Les programmes de France Télévision, a-t-il dit, ressemblent encore trop aux programmes des chaînes privées. Qu'avez-vous pensé de ce jugement, Patrick de Carolis ?

Pas du bien.

Vous n'êtes pas d'accord avec le Président de la République quand il dit cela ?

Non je ne suis pas d'accord avec lui. Je le lui ai dit d'ailleurs. On s'est expliqué très, très franchement. Vous savez, je crois qu'il est temps de dire que la télévision, c'est un métier qui est fait par des professionnels, qui répond à des règles, à des processus industriels parfois et qu'il est bon qu'on laisse travailler les professionnels.

Et ce jugement vous a paru mal prendre en compte leur travail ?

Depuis trois ans, avec Patrice Duhamel, avec des équipes de France Télévision, nous nous efforçons de faire une télévision respectable. Et j'entends qu'elle soit respectée.

Elle ne l'est pas ?

Depuis trente-cinq ans que je fais ce métier à la télévision, j'ai toujours eu une ligne de vie professionnelle qui est l'indépendance quels qu'aient été mes actionnaires : privés ou publics, et je trouve que lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public ou les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela injuste, profondément injuste.

Ces mots (excusez-moi !), ces mots de "faux et stupide" qui sont adressés au Chef de l'Etat sont très violents...

... qui sont adressés à tous ceux qui portent un jugement qui est inexact sur le travail qui est fait par des milliers de collaborateurs.

Ces jugements vous mettent en colère, Patrick de Carolis ?

Non pas du tout. Je suis ni en colère, ni fatigué, ni usé. Je dis tout simplement les choses telles que je les ressens en chef d'entreprise qui défend une maison, qui défend un savoir-faire et qui défend des collaborateurs qui sont inquiets pour leur avenir, à juste titre.

Parlons justement de cet avenir, si vous le voulez bien ?

Si vous le voulez bien !

La suppression de la publicité sur France Télévisions entre 20 heures et 6 heures du matin interviendra le 1er janvier prochain. Le manque à gagner pour votre groupe, France Télévisions, est de 450 millions d'euros. Il est estimé à ce niveau ; et le Président de la République a décidé que des taxes seraient créées pour compenser ce manque à gagner. L'équilibre financier tel qu'il est envisagé par la réforme vous paraît-il satisfaisant, Patrick de Carolis ?

D'abord très rapidement, j'ai salué le travail de la Commission Copé et certaines de ses préconisations. J'ai salué également certaines pistes qu'avait retenues le Président de la République, et notamment celles de l'entreprise unique. J'y suis totalement favorable puisque c'est un, je dirais, une préconisation que j'avais faite moi-même, il y a plus d'un an et demi. Je crois que cette télévision doit se réformer.

Sur l'aspect financier, nous allons engager - et le Président de la République m'a demandé avec Christine Albanel de travailler sur un plan d'affaires pour les prochaines années. J'estime aujourd'hui, d'après les déclarations des uns et des autres que le compte n'y est pas. J'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures. Donc, nous allons faire ce plan d'affaires, je vais y mettre toute mon énergie, tout mon professionnalisme. Nous allons travailler avec les services de l'Etat que je respecte et qui sont compétents ; et puis, à la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est. Si le compte y est, je m'en féliciterais, je le dirais. S'il n'y est pas, je prendrais mes responsabilités.

Vous savez, M. Aphatie, à l'impossible nul n'est tenu ! Donc si à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, je le dirais et je dirais "stop". Et je vais vous dire une chose : Il y a deux indicateurs dans ma vie. Il y a le professionnalisme, les budgets c'est-à-dire avoir les moyens de nos ambitions, et comme je le disais tout à l'heure, il y a l'indépendance. Jamais (vous entendez !) -je crois qu'il est bon de le rappeler quand je lis ça et là certains commentaires... Jamais je ne soumettrai mes grilles de programme. Jamais je ne soumettrai à un quelconque concept d'émission à un quelconque visa venu de l'extérieur de l'entreprise. Que cette chose soit dite. Elle est claire et simple.

Elle a été entendue, sans doute, Patrick de Carolis. Ce matin, sur RTL, vous faites beaucoup de mises au point finalement. D'une part, le travail depuis trois ans, a différencié notamment France Télévisions et les télévisions privées. D'autre part, le compte n'y est pas. Vous le dites ce matin ?

Je dis que pour l'instant, le compte n'y est pas. Et c'est mon devoir de le dire avant une négociation qui va s'engager et qui est cruciale pour l'avenir de France Télévisions.

Mais une négociation ? Vous espérez davantage d'argent ?

Je l'espère. J'espère, en tout cas, qu'il y aura l'équilibre financier. L'équilibre financier est absolument nécessaire pour la bonne marche de l'entreprise. Il est absolument nécessaire pour le développement de cette entreprise. Et il est absolument nécessaire pour la réussite de cette grande réforme que j'appelle de mes vœux.

Vous sentez, aujourd'hui, que le climat, le rapport avec le Président de la République est, comment vous le qualifieriez, assez mauvais, on peut le dire comme ça ?

Non pas du tout. Il est franc. Il est respectueux. Mais vous savez, moi je ne rentre pas dans une vision affective des choses. Je ne suis pas dans "je t'aime moi non plus". Je suis chef d'entreprise, je vis une période extrêmement dense, parfois rude.

Difficile ?

Difficile. Je crois que tous les Chefs d'entreprise qui ont vécu cette période d'incertitude peuvent me comprendre. Depuis le début de l'année, je tiens comme on dit le cap de ce navire, j'en suis fier, j'en suis totalement responsable. Et je mettrai toute mon énergie à défendre les intérêts de cette entreprise.

Le Président de la République a aussi décidé que désormais le président de France Télévisions serait nommé directement en conseil des ministres, et non plus par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Il l'a justifié, lundi soir, en disant que ce système actuel nommé par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, représentait, était une hypocrisie totale. Vous, c'est le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel qui vous a nommé. Vous êtes donc issu d'une procédure hypocrite, Patrick de Carolis ?

Ecoutez, je suis très fier d'avoir été élu par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel pour qui j'ai une très grande estime. Vous savez, moi j'ai été élu il y a trois ans sur un programme professionnel, sur du contenu, sur une ambition, sur un projet industriel qui était de faire un groupe. Je l'ai proposé à neuf conseillers qui m'ont élu dès le premier tour avec cinq voix. Ca n'a pas été facile parce qu'à l'époque, souvenez-vous, l'Elysée ne me soutenait pas contrairement à ce que l'on a cru ou dit. Matignon ne me soutenait pas. La veille de mon audition, il y a eu dans un grand quotidien parisien, un grand titre comme quoi Matignon soutenait le candidat sortant...

Marc Tessier.

Je n'étais pas soutenu par le ministre de la Culture de l'époque. Et j'ai été élu. C'était une grande preuve d'indépendance de cette institution.

Donc, le système n'est pas aussi hypocrite que le Président l'a dit ?

Mais vous savez, je suis très mal placé pour répondre à cette question. Je suis en poste. Donc quelle que soit la réponse que je vous ferais, elle ne sera pas dénuée ou en tout cas, considérée comme telle d'arrière-pensées.

Ce que je veux dire. Je vais donner cet exemple qui est un exemple d'indépendance. Et puis, je vais en donner un autre. Vous savez, dans les années 70, un monsieur a été nommé. Il s'appelait Pierre Desgraupes. Il a été nommé par le gouvernement. Et il a été le symbole même de l'indépendance. Donc je crois qu'aujourd'hui, ce qui est important quelles que soient les procédures, à partir du moment où elles garantissent cette indépendance, à partir du moment où elles s'appuient, elles se fondent sur un projet professionnel d'un candidat, je crois qu'après, l'indépendance c'est affaire d'hommes, c'est affaire de femmes. Moi je suis indépendant dans ma tête.

Chacun aura noté, Patrick de Carolis, vos propos d'une grande franchise ce matin au micro de RTL.

Comme toujours.

Ils pourraient avoir des conséquences. Vous vous y préparez ?

Les cons��quences, c'est que je mets au travail l'entreprise. Elle est sur le chemin de la réforme. Et je mets toute mon énergie à défendre ses intérêts.

Vous serez président de France Télévisions au moins jusqu'à la fin de l'été ?

(silence) Je pense...

Donc, nous vous remercions d'être venu sur RTL ce matin.

A très vite.

Patrick de Carolis était l'invité de RTL. Bonne journée.

Auteur : Jean-Michel Aphatie"


Patrick de Carolis, n'a peut-être pas saisi que sa tentative de se faire passer pour un martyr en prenant au passage l'entreprise à témoin mais surtout en otage, ne peut-être que vouée à l'échec.

Que Patrick de Carolis n'est pas d'accord avec son employeur, c'est son droit. Qu'il en tire les conséquences et s'en aille, c'est aussi son droit mais de grâce qu'il utilise les médias, la presse ou encore certains syndicalistes comme il le fait sur l'air de "vous ne savez pas ce que vous allez avoir après moi!", c'est parfaitement indigne.

Patrick de Carolis: nouvelle gesticulation en déclarant "stupide" la vision" du Chef de l'Etat sur la télé publique

Patrick de Carolis affirme sur RTL qu'"il prendra ses responsabilités".

Alors qu'hier 1er juillet, Patrick de Carolis qui avait convoqué les membres du Comité de groupe de façon extraordinaire, leur avait demandé de respecter un total black-out sur les déclarations qu'il serait amené à faire le lendemain sur RTL, ce matin sur la Radio s'est livré à une nouvelle gesticulation.

Patrick de Carolis, lors de ce comité de groupe s'en était pris, suite aux déclarations du Chef de l'Etat, à la "vision" erronée de la télé publique qu'il avait.

Pour répondre à Nicolas Sarkozy par Radio interposée( RTL), il a notamment expliqué que considérer que la télé publique ressemble trop à la télévision privée, est "faux, stupide et profondément injuste".

Patrick de Carolis en total désaccord avec l'Etat sur la réforme de l'audiovisuel public, contrairement à ce qu'il écrit en permanence aux salariés par mails, encore le semaine dernière pour dire "combien il était conforté dans sa stratégie après les annonces du Président de la République, le 25 juin 2008" a en plus de la charge véhémente portée contre ce dernier, expliqué que "Jamais il ne soumettrai ses grilles de programmes à un quelconque visa en dehors de l'entreprise". [comprenez "l'actionnaire"] Qui le lui a demandé?

Accusant donc en filigrane, le " pouvoir" de vouloir le "soumettre", il a fait plusieurs mises au point pour marquer son indépendance.

Concernant le financement de la suppression de la publicité, il estime que "le compte n'y est pas".

Patrick de Carolis qui s'était laissé aller à indiquer depuis quelques jours qu'il pouvait lors de cette intervention sur RTL, annoncer son départ de France Télévisions, n'a finalement fait que gagner du temps (surement pour mieux préparer son Festival d'été qu'il présente comme chaque année à Rocamadour)en indiquant qu'"il prendra ses responsabilités s'il n'obtient pas les moyens nécessaires pour faire son travail".

Entendez donc qu'il partira. Il est particulièrement curieux pour un "responsable" d' entreprise publique de taper autant sur son unique "actionnaire", sur fond de chantage récurrent: "si je n'obtiens pas les moyens nécessaires pour faire mon travail - et c'est le cas, selon Patrick de Carolis, puisqu'il a affirmé "le compte n'y est pas" - alors j'en tirerai les conséquences et prendrai mes responsabilités [comprenez, je démissionnerai].

Chevènement ne disait-il pas au sujet d'un ministre par analogie: un ministre ou ça ferme sa gueule, ou ça démissionne ?

Patrick de Carolis, doit bien comprendre que sa tentative de se faire passer pour un martyr, préférant préparer une sortie par une soi-disant "grande porte" mais en tentant d'entraîner avec lui dans sa chute les salariés, est vouée à l'échec.

Patrick de Carolis n'est pas d'accord avec son employeur, c'est son droit le plus strict; il considère la vision qu'il a de l'entreprise "stupide", là encore c'est son droit mais justement lorsqu'un salarié est en désaccord avec son employeur, en France, il quitte l'entreprise. Patrick de Carolis devrait plus que quiconque le comprendre et surtout le savoir, lui qui en tant que journaliste sait plus que tout ce que signifie "faire jouer la clause de conscience" en cas de discordances flagrantes.

Quant à sa nouvelle charge contre l'actionnaire sur le fait que "le compte n'y est pas", au lieu de dénoncer fallacieusement ce dont le 25 juin il se félicitait dans un communiqué interne -il n'y a pourtant rien de changé depuis une semaine! - que Patrick de Carolis regarde ses "comptes", à lui, qui avant même l'annonce du 8 janvier 2008 étaient dans le rouge. Ce n'est pas pour rien que des droits d'alerte sont en cours sur France2, France 3 et France 5.

Au lieu de regarder la paille qu'il voit dans l'oeil de son "actionnaire", Patrick de Carolis ferait mieux d'arrêter de jouer à "partira/partira pas" et de voir la poutre qu'il a dans le sien.

P.S: Ce que ne dit pas "l'interviewé" c'est effectivement ce qui se passe en interne: des chaînes où plus personne ne prend la moindre décision, un holding "bunkerisé" où chacun essaie tant bien que mal de surnager en essayant de sauver sa peau sur l'air de "ce n'est pas moi...".

"Ce n'est pas moi, c'est Carolis...moi je n'y suis pour rien ...vous avez bien raison"
, voila ce que ceux qui ont encore quelques responsabilités de DG ou de DGA et consorts, au sein de France Télé ou des chaînes, passent leur temps à expliquer dans les antichambres ou au hasard de réunions auxquelles il participent encore. Un peu l'attitude qu'avaient eue, entre autres, Baldelli, Ghislain Achard et les autres, Marc sous Tessier.
Jusqu'au DG de chacune des chaînes qui, un peu tard il faut en convenir, indiquent à qui veut l'entendre que "eux c'est eux et qu'ils ne sont pas Carolis" en se démarquant à présent -comme c'est facile!- de France Télévisions pour mieux jouer la carte de l'identité "forte" et de l'indépendance de leur chaîne.
Tout le monde sait bien qu'en la matière, la règle est constante: "quand le bateau coule, les rats quittent le navire".
A moins qu'il ne s'agisse là d'une variante des "révoltés du Bounty" où les "seconds" voudraient rester à bord du navire après que le capitaine en ait été débarqué.

mardi 1 juillet 2008

La CGC remercie toutes celles et ceux qui lui ont témoigné cette formidable confiance

Elections DP et CE, 2ème tour sur France 2.

La CGC (SNPCA, SPC, CGC-Réal)peuvent enfin publier avec joie et fierté les résultats de ces dernières élections professionnelles.

Au 1er tour de ces élections pour un mandat de 3 ans et selon les dispositions légales sur la représentativité syndicale qui s'apprécie en dépouillant donc les votes pour le CE, la confiance témoignée par les électeurs s'était clairement manifestée à l'endroit des candidats et des listes CGC, plaçant l'organisation syndicale à un niveau de représentation quasiment identique à celui de la CGT.

Ce n'est même pas la CGC qui au lendemain de ce premier tour, avait communiqué à ce sujet! Non, c'est un tract de la CGT appelant à se mobiliser pour le 2ème tour qui indiquait les pourcentages de représentativité pour les 5 organisations syndicales confédérées reconnues au plan national:

CGT: 29,6%
CGC: 26,4%
CFDT: 13,8%
CFTC: 10,6%
FO: 10,6%

Découvrez plutôt ce tract en cliquant dessus


LA REPRESENTATIVITÉ DE LA CGC EST DONC FIXÉE, IMMUABLE, FIGÉE ET CONSACRÉE POUR LES 3 ANS A VENIR AVEC PAR CONSÉQUENT, CE POURCENTAGE GLOBAL POUR TOUT FRANCE 2 DE 26,4%.

UN TRES GRAND MERCI A TOUS.

S'agissant maintenant de ce 2ème tour en sièges, la CGC progresse partout, aussi bien en DP qu'en CE mais, fait remarquable et notable:

La CGC est la seule organisations syndicale à avoir des élus notamment au CE dans l'intégralité des collèges de l'entreprise,

EN EFFET, LA CGC EST LA SEULE ORGANISATION SYNDICALE DE FRANCE 2 A, MAINTENANT, AVOIR DES ÉLUS DANS TOUS CES COLLEGES ÉLECTORAUX 1,2 et 3.

En CE 1, la CGC est seule représentée avec 2 élus sur les 2 postes à pourvoir:

LARFA Salim, Titulaire et BRIN Dominique, Suppléante

En CE 2, la CGC obtient 2 sièges:
PIQUET Jean-Yves, Titulaire et ABDERAHMANE Boumedienne, Suppléant


En CE 3, la CGC obtient 4 sièges:

BRECARD Eric et VIRATELLE Olivier, Titulaires ainsi que LAROSE Jacques et LECOMTE Gilles, Suppléants

LA CGC PEUT DONC SE FÉLICITER, EN TANT QUE SEULE ORGANISATION SYNDICALE A ÊTRE PRÉSENTE DANS L'ENSEMBLE DES COLLEGES DU COMITÉ D'ENTREPRISE, DE LÉGITIMEMENT REPRÉSENTER L'INTÉGRALITÉ DES SALARIÉS

S'agissant à présent des D.P. là aussi la CGC progresse partout


En DP1, la CGC obtient 4 sièges:

BRIN Dominique et LARFA Salim, Titulaires ainsi que DRICI Dhalila et AMIOT Sébastien, Suppléants

En DP2, la CGC obtient là aussi 4 sièges:

JULLIEN Bertrand et VIRATELLE Olivier, Titulaires ainsi que ALLOUCHE Mondher et BAILLEUL Marie-Laure, Suppléants

CES ÉLUS viennent s'ajouter aux 4 élus CGC pour le CHS-CT:

MOISAN Élisabeth, ALEGRE Samuel, CORDIVAL Jean-Pierre et D'ANGELO Régis

Jean-François Copé et les "Transformeurs"

Jean-François Copé dit à présent qu'il va va organiser "un comité de suivi" après les déclarations du Chef de l'Etat.

Ce mardi 1er juil 2008, Jean-François Copé, qui a remis la semaine dernière au président de la République le rapport de sa commission pour une nouvelle télévision publique, a déclaré à l'AFP, entre autres, qu'il allait organiser "un comité de suivi" avec les membres de sa commission.

Lors d'un point presse, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale qui déclare être le "rapporteur de la future loi", a donc précisé qu'il allait "travailler de façon étroite avec Christine Albanel pour que le rapport se transforme en loi".

Pourtant, la semaine dernière, le 25 juin, à une question posée au Chef de l'Etat par une organisation syndicale visant confirmer ce qu'avait déjà déclaré le matin même sur l'antenne d'Europe 1, chez Jean-Marc Morandini,Jean-François Copé à savoir: qu'il serait bien le rapporteur du projet de loi, le Président de la République a été clair "il y a un exécutif, il prend ses responsabilités et à ce titre c'est Christine [Albanel] qui sera chargée de mettre en oeuvre le projet de loi ...".

Le débat législatif est théoriquement prévu pour l'automne et l'entrée en vigueur de la loi, au 1er janvier 2009; en tout état de cause, au moins la suppression de la pub après 20h.

Dès lors, il est curieux de lire ici ou là, les déclarations de J-F Copé qui indique "Nous [comprenez, la commission] avons fait un serment du Jeu de Paume en disant qu'on allait se transformer en comité de suivi" avec les membres de la commission. "Je les recevrai, d'ailleurs, à déjeuner le 10 juillet dans ce but."

Il n'est pas inutile de souligner que jamais le Chef de l'Etat n'a évoqué la transformation de la commission Copé - serment ou pas serment - en comité de suivi!!! De suivi de quoi du reste? Des contacts qui pourraient avoir lieu entre tel ou tel protagoniste et Christine Albanel, en charge du dossier!?

A quoi joue donc Jean-François Copé en reprenant à son compte stricto sensu, jusqu'à paraphraser le Président, les réflexions livrées à des syndicats? S'agissant de l'instauration de la taxe de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécom et fournisseurs d'accès internet[la commission Copé proposait 5%],J-F. Copé a donc repris à son compte la formulation élyséenne, se disant "persuadé" que "ces derniers ne la répercuteraient pas sur la facture de leurs clients".

Et que "Si, vraiment, ils jouaient à ça, un acteur public pourrait s'interroger à haute voix sur le fait de savoir pourquoi ils bénéficient d'un taux de TVA réduit sur la diffusion d'images", a-t-il averti, évoquant la possibilité de "leur rajouter un quatrième concurrent, c'est-à-dire la 4ème licence".

Dans leur communiqué publié mardi, les producteurs et réalisateurs membres de la commission Copé disent partager "l'inquiétude de la majorité des acteurs du secteur audiovisuel " concernant les annonces de Nicolas Sarkozy sur la gouvernance et le financement de France Télévisions. A propos du financement ils se disent "convaincus" que "l'augmentation d'une redevance (...) était le seul moyen de sortir véritablement la télévision publique de son sous-financement".

Autrement dit, la commission Copé qui indique que seule l'augmentation de la redevance était la solution mais qui, cependant, a fait le serment de se transformer [serment du Jeu de Paume, dixit J-F.C] en comité de suivi, fait de son propre chef évoluer sa mission vers une mission pour "suivre quelque chose qu'elle conteste et qui n'a de toute façon pas encore vu le jour"! Etrange.

Les membres de la commission, toujours par la voix de leur président, J-F.Copé, ont ajouté " continuer [pendant la préparation du "projet de loi" dont J-F.Copé affirme qu'il sera le rapporteur!]à suivre les débats qui vont l'accompagner [le projet de loi]"...

Les signataires, ou plutôt faudrait-il dire "Les transformeurs",Hervé Chabalier, Catherine Clément, Sophie Deschamps, Marin Karmitz, Marie Masmonteil, Martin Rogard, Jacques Santamaria et Nicolas Traube, ceux qui se sont autoproclamés par serment membres ad hoc de ce "comité de suivi" se sont dit déterminés à défendre ce qui semble correspondre à l'objectif qui leur fut, semble-t-il, fixé au début 2008 à savoir imaginer l'avenir de la télé publique.

jeudi 26 juin 2008

COMMUNIQUE du SPC-CGC, syndicat CFE-CGC des Journalistes

TELE PUBLIQUE :SARKOZY, Enfin les arbitrages !

Le Président de la République a tranché ne reprenant, en fait, que très peu des préconisations de la Commission Copé contrairement à ce que soutient ce dernier.

Le Chef de l’État a, en réalité, décliné de façon plus approfondie les pistes qu’il avait lui-même lancées dès le 8 Janvier.

Sur le financement de l’audiovisuel public, le SPC note que les opérateurs et les chaines privées seront mis à contribution à un niveau plus important que la commission Copé le préconisait.
C’est la moindre des choses compte tenu de la deuxième coupure de publicité qui leur est octroyée. Ne pas le faire aurait été un véritable scandale.

Le SPC se félicite, par ailleurs, que Nicolas Sarkozy n’ait pas retenu l’idée d’impliquer RFI et l’INA dans ce financement et qu’il ait décidé de maintenir la publicité sur RFO. La supprimer en Outremer aurait, en effet, gravement déstabilisé les tissus économiques et sociaux.

Sur le redécoupage de France3 en 7 régions au lieu de 13, Nicolas Sarkozy a semblé réservé. Nous le sommes aussi. Étrangement d’ailleurs, cela ressemble au projet « PROXIMA » étudié un temps et remisé dans un placard.

Quant au projet de faire de France télévisions une entreprise unique, si sur un plan de logique industrielle nous pourrions être d’accord, sur le plan social, il n’est pas question que nous adhérions au projet tel que décliné par son PDG actuel qui vise à faire éclater les Conventions Collectives et surtout à réduire à portion congrue les instances sociales.

La contrepartie pour France télévisions de ce projet est, en effet, de réaliser une économie de 140 Millions d’euros, il est bien évident qu’elle ne se fera pas qu’avec les synergies entre chaînes. Le SPC sera d’une particulière vigilance sur ces sujets.

Enfin concernant la nomination du PDG de France télévisions par l’exécutif, le SPC y a toujours été favorable pour en finir avec l’illogisme économique qui faisait que l’actionnaire principal n’avait pas la totale maitrise de son entreprise mais aussi avec l’hypocrisie laissant croire que les politiques ne se mêlaient pas des affaires de la télé publique alors que chacun sait que tous les pouvoirs –et notamment-ceux qui décrient aujourd’hui la mesure- ont été les premiers en leur temps à intervenir pour placer leurs idées et leurs amis.

Malakoff, le 26 Juin 2008

mercredi 25 juin 2008

La CGC Médias continue de défendre la Convention Collective

La CGC Médias a bien participé à la réunion organisée par le Chef de l’Etat, en présence entre autres, de la Ministre de la Culture et de la Communication , de son directeur de cabinet, des conseillers du Président et des organisations syndicales pour débattre suite à la remise du rapport de la commission Copé des annonces que ferait le Président de la République concernant ce dossier.

La réunion a duré un peu plus d’une heure et chacune des organisations syndicales a pu s’exprimer.

Sur le statut unique et le fait que nombre de salariés des chaînes perdront leur Convention Collective (extrait)

- Le président de la République : « Concernant le statut unique, ce n’est pas moi qui ferai le texte mais je suis pour…C’est vous-même autour de cette table qui avez indiqué la fait qu’il y ait à France Télévisions 50 filiales…A partir de la semaine prochaine, Christine [la Ministre] conduira une réflexion globale pour établir à l’automne le projet de loi »

Réactions de certains syndicats, notamment la CGC Médias dont l’intervention devant le Président de la République a été constamment ponctuée de râlements et de soupirs par la déléguée Force Ouvrière….

- Françoise Chazaud (Déléguée FO) : « Le statut unique, c’est ce qu’on demande nous…nous, on est pour »

SANS COMMENTAIRE. POUR NOUS CGC SI STATUT UNIQUE IL DOIT Y AVOIR ALORS CE STATUT UNIQUE C'EST LA CONVENTION COLLECTIVE

IL ETAIT IMPORTANT DE LE DIRE AVANT LE 26 JUIN 2008

LA CGC MÉDIAS DÉNONCE LE VISA POUR LA CASSE DE LA TÉLÉVISION PUBLIQUE, DONNÉ PAR J-F. COPÉ


LA CGC MÉDIAS DÉNONCE LE VISA POUR LA CASSE DE LA TÉLÉVISION PUBLIQUE, DONNÉ PAR J-F. COPÉ

Dans le « rapport » partisan que remet aujourd’hui, Jean-François Copé avocat d’affaires et président de la commission éponyme, au Président de la République, la CGC Médias ulcérée a pu constater que « France Télévisions sera mise à contribution afin de trouver, entre autres, 140 millions d'euros d'économies en son sein. »

140 millions d'euros d'économies en interne !!! avec simultanément l’obligation de trouver de nouvelles recettes de diversifications - sans compter les 80 millions d'euros prélevés sur la redevance destinée à l'INA et les 60 millions de part de redevance attribué normalement à RFI - mais aussi d’assurer le développement du groupe qui jamais ne compenseront un milliard en moins environ de recettes de pub manquantes, c’est purement et simplement se foutre du monde.

C’est un visa donné à Carolis, Duhamel et consort pour orchestrer pour la casse de la télé publique avec des départs en masse à la clé.

LA CASSE ET LES DÉPARTS, la direction les a déjà prévus, chiffrés et programmés avec ces soi-disant « chantiers » contre lesquels la CGC Médias sera demain, le 26 juin 2008, à l’audience en référé devant le TGI de Paris pour faire stopper cette cynique tentative.

Dernier exemple en date mais aussi premier d’une longue série à venir: "L’HEBDO DU MÉDIATEUR DE L’INFO » qui disparaît de la grille de France 2.
Patrice Duhamel l’a annoncé à son présentateur, Christian-Marie Monnot, en fin de semaine dernière. Quant à l’équipe de collaborateurs qui travaillent sur l’émission, à l’instar de ceux qui travaillaient sur le JT de la Nuit ou encore ceux de l’ «édition de sourds et malentendants», la direction n’en a rein à faire.
Que vont-ils devenir ? C’est bien le cadet des soucis de la direction qui aujourd’hui même, sans que le CHS-CT ait été préalablement informé et consulté, leur annonce qu’ils sont transférés au Barjac…

Pour libérer leurs bureaux et faire de la place à la direction du groupe dont les effectifs déjà pléthoriques ne cessent d’augmenter.

Voila donc le but, faire de la place à la direction de France Télévisions !! Et dire que la commission enterine cela !!! Un pur hasard, le fait que le schéma de gouvernance qu’elle a adopté sous l’impulsion du président de la commission, soit celui développé dans les 23 pages de la charte organisationnelle que le Cabinet d’avocats pour lequel travaille justement ledit J-F.Copé !!!

La CGC Médias exhorte le pouvoir à ne pas se laisser entraîner dans cette casse flagrante de la télé publique orchestrée par J-F. Copé qui a tout d’abord en tête le nombre de passages télé qu’il réalise [ce matin même sur l’antenne d’Europe 1, il disait à Jean-Marc Morandini : «J’espère que vous êtes mon téléspectateur de temps en temps, moi je suis le vôtre » ] mais surtout et, à l’évidence, qui a bien d’autres idées que celle de développer et promouvoir l’audiovisuel public.

LA MAISON " FRANCE TÉLÉ " BRÛLE ET CERTAINS REGARDERAIENT AILLEURS ?! NON ,

La CGC Médias ne restera pas les bras croisés, sans rien faire pour empêcher la pitoyable « trilogie télé », selon Jean-François Copé qui toujours sur l’antenne d’Europe 1 indiquait, bien figurer dans le casting des « 3 épisodes » [1er épisode : pré-rapport, 2ème épisode : remise du rapport et 3ème épisode : projet de loi dont il sera chargé par le Chef de l’Etat, « totalement en phase avec lui » toujours selon J-F.C] d’aboutir.

mardi 24 juin 2008

La CGC Médias saisit formellement Nicolas Sarkozy, "premier magistrat" de France

La CGC Médias saisit formellement Nicolas Sarkozy, "premier magistrat" de France et écrit parallèlement à Monsieur le Bâtonnier.
Monsieur le Président de la République,

Notre organisation syndicale est amenée à solliciter formellement votre avis, non seulement en votre qualité passée d’avocat mais surtout en tant que premier magistrat France que vous êtes de par votre charge et vos fonctions.

Les interrogations simples mais essentielles que nous posons concernent l’obligation pour tout avocat qui a prêté serment devant le Bâtonnier de respecter les devoirs fondamentaux inhérents à sa profession, notamment son devoir d'impartialité.

En l'occcurence, le Conseil supérieur de la magistrature, statuant sur ces obligations et notamment la Violation de l'obligation de se déporter ou de demander à être déchargé d'un dossier … précise que " Manque à la délicatesse et au devoir d'impartialité le magistrat qui ne demande pas à être déchargé d'un dossier alors que ses relations personnelles avec la personne [voire la personne morale] et/ou avec ses proches ne sont pas compatibles avec le suivi, par ses soins, du dossier la concernant ; il est fait en outre preuve d'un défaut de loyauté lorsque c'est par un usage abusif de sa qualité et de ses fonctions qu'un magistrat est resté en relation avec cette personne…."

• Comment qualifier, Monsieur le Président, l’attitude d’un avocat qui serait amené à intervenir dans un « dossier » où le cabinet d’avocats pour lequel il travaille, - qui le rémunère, donc – est directement impliqué ?

• Comment qualifier de surcroît, Monsieur le Président, l’attitude de ce même avocat qui en plus d’intervenir sur ce dossier dont a été chargé le cabinet d’avocats qui le salarie, va tout mettre en ouvre pour promouvoir les dispositions (pour ne pas dire les recommandations) qui y sont prévues ?

• Comment qualifier encore, Monsieur le Président, l’attitude de cet avocat qui, au nom de la charte pour laquelle il a prêté serment, ne demanderait pas à se déporter ou à être déchargé d'un dossier ?

Dans l’attente de vos réponses à nos questions, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre haute et respectueuse considération.

lundi 23 juin 2008

Elections professionnelles: 2ème tour le 26 juin sur France 2


LE COURAGE DE DIRE LES CHOSES ET SURTOUT DE LES FAIRE
ÉLECTIONS DES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL :
ÉLU(E)S AU COMITÉ D’ENTREPRISE & DÉLÉGUÉ(E)S DU PERSONNEL


Une équipe soudée, des femmes et des hommes que vous avez vus à l’œuvre pour la plupart depuis des années, de nouveaux venus et de nouvelles vocations avec un but : la défense de tout un chacun mais aussi la défense de l’outil de travail particulièrement menacé, ces derniers temps.

Nombreuses seront les batailles…et nous les mèneront pour vous et avec vous.

Dernière bataille en date : la procédure en référé d'heure à heure déposée au TGI de Paris visant à interdire, entre autres à France2, de continuer sa procédure illicite de "chantiers", suspendre les projets de transferts afférents et constater que la poursuite de ce projet constitue un trouble manifestement illicite, pour laquelle la CGC Audiovisuel a mandaté très officiellement, il y a environ un mois, son avocat.
L’audience malgré un renvoi demandé par France 2, se tiendra (un signe !) le 26 juin prochain à 11h –jour du 2ème tour.

CLAIRS, nous l’avons toujours été :
- Dernier semestre 2007, les élus CGC- SNPCA en tête, au C.E. refusaient de voter la charte Carolis avec ses chantiers, au motif qu’elle viole, entre autres, la loi sur l’audiovisuel d’août 2000 et divers articles du Code du travail. D’autres élus de syndicats qui briguent aujourd’hui vos suffrages, ne s’y sont pas opposés.

- Dès la mi-janvier 2008, le SNPCA-CGC déposait un préavis de grève, très largement suivi, pour le 9 mars destiné à dire NON à cette charte et ses chantiers et l’utilisation fallacieuse et erronée du fameux L.122-12 utilisé pour faire sortir les salariés, service après service, de leur Convention Collective. Plusieurs syndicats nous ont rejoints dans ce combat mais certains qui briguent aujourd’hui vos suffrages, ne l’ont pas fait.

- Courant 2008, les élus SNPCA-CGC, un des syndicats à se préoccuper de la situation catastrophique, ont voté sur France 2 un droit d’alerte, à l’instar de France 3 de et de France 5. Un des syndicats qui brigue aujourd’hui vos suffrages, ne l’a pas fait.

- Au printemps 2008 les élus SNPCA-CGC ont voté au CE, la nomination d’un expert près le CHS-CT devant se prononcer sur les nouvelles conditions de travail suite aux transferts suivi d’une résolution pour traduire en Justice l’employeur qui n’en a rien à faire. La majorité des syndicats allant dans ce sens, ont rédigé un communiqué commun, un ou deux syndicats qui briguent aujourd’hui vos suffrages, ne s’y sont surtout pas associés.

etc, etc, etc….

Qu’il s’agisse des Délégué(e)s du personnel et des Élu(e)s au Comité d’entreprise ou des Élu(e)s au CHS-CT notre détermination à agir est la même. Dire les choses et surtout les faire, voila notre devise : NON à la casse des métiers, NON au transferts des salariés de France 2 vers France Télé SA, NON aux soi-disant économies sur leur dos- ils ont déjà donné, NON au démantèlement de la télé publique avec la complicité de J-F. Copé qui promeut la réforme Carolis et que le cabinet d’avocat pour lequel il travaille a aidé à élaborer.

OUI au positionnement de France 2 au cœur de la télé publique, OUI au respect des salariés et de leur travail avec de vraies évolutions de carrière, et OUI à un Comité d’entreprise qui commençait à revivre avec , entre autres, + de social, + de voyages, + de week-ends, le retour de soirées, d’évènements, de sorties enfants, le cadeau de Noël/adultes, un parc immobilier rénové, un CE encore plus ouvert ne serait-ce qu’avec la nouvelle implantation….et tellement + à venir.

VOTEZ POUR LES CANDIDAT(E)S CGC

L'arrivée de Julien Courbet sur France 2 ne plait pas à tout le monde

Selon « Le Parisien », Nicolas Sarkozy qui remettait à l'Elysée, il y a quelques jours, les insignes d'officier dans l'ordre national du mérite, au photographe Yann Arthus-Bertrand, en a apparemment profité pour dire Patrice Duhamel directeur général de France télévisions, tout ce qu’il pensait de l’arrivée sur France 2 de Julien Courbet transfuge de TF 1.

Il est probable que Nicolas Sarkozy ne croit pas à l'aspect "service" de la nouvelle émission de Courbet vanté par Duhamel - et qui dit "service" dit "service public" selon Duhamel – il pense comme beaucoup que ce transfert comme celui de Jean-Luc Reichman, un temps annoncé comme arrivant mais démenti par la suite, est une nouvelle démonstration des provocations dont sont capables les dirigeants de France Télé.
Furieux, semble-t-il du choix de Carolis et Duhamel, de l’animateur populaire pour animer la tranche 19-20 heures de « la Deux » l'an prochain, il a dit à ce dernier tout ce qu’il pensait du service public audiovisuel.

Duhamel qui n’en croyait pas ses oreilles, a peu après relaté l’incident à quelques proches en se disant « écœuré ». Ce matin, sur l’antenne d’Europe 1 dans l’émission de Jean-Marc Morandini, questionné sur l’« envolée » du président de la République, Eric Stemlen a pour enfoncer le clou, indiqué à l’animateur : "Je ne connais qu’un président, c’est Patrick de Carolis".

Le dit Patrick de Carolis qui est en plein "boom" en ce moment...Il se démène comme un diable pour que l'été soit un succès; pas celui de France 2, ni de France 3, ni même de France Télévisions, NON bien sûr, celui du festival "Les Éclectiques" de Rocamadour qu'il présente du 19 au 26 jullet 2008.

Voilà un contexte qui devrait arranger les affaires de l'équipe en place!

vendredi 20 juin 2008

La direction de FTV s’est moquée hier en C.E. de France Télévisions, des procédures déposées devant la Justice comme des IRP, des Administrateurs...

La direction de FTV s’est moquée, hier à la séance du C.E. de France Télévisions, des procédures déposées devant la Justice comme des I.R.P., des Administrateurs et des élus »

La séance du CE de France Télévisions qui s'est déroulée hier, a été l’occasion pour la direction de montrer une fois de plus que non seulement elle se moquait ouvertement des droits d’alerte et des diverses procédures judiciaires menées mais qu’elle ne se préoccupait pas non plus des préconisations de la Commission Copé.

A chaque intervention de la représentante au CE pour la CGC rappelant qu’il était peut être "urgent" d’attendre le rapport de la Commission avant de demander aux élus de se prononcer sur des restructurations de France TV SA, la direction s’est contentée de rire en affirmant que l’entreprise devait bien continuer à vivre.
Même réaction lorsque le représentant du SITR a manifesté son étonnement face à la direction qui évoquait "l’imminence des déménagements relatifs à la mise en œuvre des trois chantiers (Jeunesse, Acquistions/Achats, Études) alors que les droits d’alerte votés par les différents CE et CCE des chaînes ne sont pas levés et que des procédures judiciaires sont en cours".

Pour la direction de France TV qui se montre de plus en plus autiste, rien ne compte d’autre que l’aboutissement de ces chantiers.

Patrick de Carolis qui a indiqué aux membres des Conseils d'Administration - ses propos sont inscrits aux divers procès verbaux - qu'il "attendrait les résultats des cabinets d'expertises chargés des droits d'alerte [toujours en viguer sur F2, F3 et F5]" a non seulement pris les administrateurs pour des naïfs en tenant des propos qui sont différents de ceux qu'il a tenus dans les CE et CCE mais, plus grave, pris aussi l’ensemble des élus et représentants syndicaux pour une quantité négligeable, en ne tenant absolument pas compte des engagements qu'il avait pris auprès d'eux.

C'est ainsi que durant près de trois heures, la direction de FTV s’est appliquée à détailler l’évolution des quatre chantiers suivants (DRH, Finances, Production et moyens techniques de la Rédaction, Communication), affirmant clairement que les trois premiers [Jeuness, Achats et Etudes)étaient d'ores et déjà acquis et prêts à être mis en oeuvre.

Le DGA-RH a même insisté, alors que la Secrétaire en début de séance avait demandé qu’il n’y ait pas de consultation sur le point concernant la modification des structures de France TVSA, pour que le vote ait quand même lieu, au motif qu’il était urgent.
L’urgence était, soi-disant, de confirmer officiellement l’arrivée d’un directeur adjoint au directeur des ressources humaines de France TV SA pour l’aider à faire face à l’arrivée des 58 nouvelles personnes qui doivent intégrer la holding dans le cadre des trois premiers chantiers….

Et encore une nomination de plus !! Il était « urgent », c’est certain !!! de faire passer le nombre des effectifs déjà de plus de 172 salariés en 2008 à 180 ou plus pour une masse salariale prise sur France 2 et France 3 qui tourne autour de 15 millions d’euros.

ET COMME SI LE MÉPRIS QU’AFFICHE CETTE DIRECTION NE SUFFISAIT PAS ET ALORS QUE,
- A TITRE EXCEPTIONNEL LA DIRECTRICE GÉNÉRALE DE FRANCE 3 A MALGRÉ LE FAIT QUE LES MÉCANISMES DE L’ACCORD D’INTERESSEMENT NE LE PRÉVOYAIENT PAS, ATTRIBUÉ : UNE PRIME FORFAITAIRE DE 15O€- QUE CETTE PRIME DITE D’INTERESSEMENT SUR FRANCE 2 EST D’ENVIRON 500€- POUR LES COLLABORATEURS DE FRANCE TÉLÉVISIONS, ELLE SE MONTERAIT A 1.500€.
Comme dit l’adage populaire, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !!!
LA CGC (SNPCA et SPC) dans le cadre du contrôle fiscal en cours va directement interpeller les Ministères de Tutelle et plus particulièrement BERCY.

Tessier se rappelle au bon souvenir des communications internes à France Télévisions

Le SNPCA-CGC a pu lire le mail adressé par les communications internes des chaînes du groupe France Télévisions que Marc TESSIER (précédent Président de France Télévisions) a souhaité diffuser par leur intermédiaire.

Chacun peut y lire "Marc TESSIER souhaite porter à la connaissance de ses salariés (ceux de France Télé] la décision du juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris saisi d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt le 3 juin 2005."

Le communiqué poursuit "Après investigations, le juge a, en effet, rendu une décision de non-lieu non frappée d'appel qui met un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER.

Il n'est donc pas inutile de rappeler quelques informations essentielles dans ce dossier:
- 1°) Contrairement à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier, il ne s'agit pas "d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais d'une plainte contre X déposée avec constitution de partie civile le 2 juin par le SNPCA-CFE-CGC au cabinet du doyen des juges d'instruction près le TGI de Paris, plainte contre X "pour les délits de prise illégale d'intérêt, complicité et recel; octroi d'avantages injustifié, complicité et recel, abus de biens sociaux, complicité et recel".

- 2°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agissait pas d'une plainte "à l'encontre de Marc Tessier pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais combien de fois faudra-t-il le redire comprenant 9 chefs d'incrimination.

- 3°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agit pas "d'une décision de non-lieu qui mettrait un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER", pour la bonne raison, il est utile de le redire que la plainte était contre X et que donc la formule "accusations portées contre Marc TESSIER" s'avère en plus d'être inexacte, calomnieuse à l'encontre du syndicat.

- 4°) En cela, la formulation bien imprudente, reprend d'ailleurs l'esprit du communiqué de Marc Tessier adressé à la presse, le 6 juin 2005, débutant ainsi: "Un document mettant en cause de façon malveillante ma vie privée et mon honneur professionnel a été rendu public. Ce document met en cause l'activité professionnelle de mon compagnon, Monsieur Abenayake, ainsi que sa présence à mes côtés dans diverses manifestations où il est accrédité et invité à ce titre.". Si le représentant légal du groupe et des chaînes en est bien son président, une plainte contre X n'est pas, est-il besoin de le rappeler, nominative.


Le communiqué en dehors de l'évident parti pris, est donc fallacieusement tourné pour tenter de discréditer l'action du syndicat et ne reflète en rien la réalité.

Pour être le plus complet possible puisque les circonstances s'y prêtent nous allons donc éditer les nombreuses pages de l'ordonnance afin de rétablir, entre autres, quelques énormités énoncées dans le communiqué interne à France Télévisions.

Le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte tient à préciser que le non-lieu est majoritairement axé sur le fait qu'au moins pour 7 des 9 chefs d'incrimination, le syndicat n'ait pas été jugé "fondé à agir" et que sur les 2 derniers points à savoir comme le précise l'ordonnance de non-lieu dans le cadre de "l'information suivie contre X du chef de prise illégale d'intérêts, recel dudit délit, faits prévus et réprimés par les articles 432-12, 432-17, 321-1 à 321-4, 321-9 et 321-10 du code pénal" l'ordonnance de plus de 10 pages indique clairement " Attendu qu'il n'existe dès lors pas de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis ces infractions, déclarons n'y avoir lieu à suivre en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour y être repris s'il survenait des charges nouvelles"

Pour la petite information et concernant les 7 autres chefs non retenus, si nous avions été une association de contribuables par exemple et non un syndicat, peut-être aurions-nous été plus fondés à agir!!

Carolis en route vers la défiance


En marge du mouvement de mobilisation du 18 Juin auquel participait le SNPCA-CGC, une délégation du syndicat a été reçue, au Palais du Luxembourg par une Sénatrice membre de la commission Copé.

Au Sénat le SNPCA-CGC s’est fait le relais des inquiétudes et de la lassitude des salariés depuis l’annonce de la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe et surtout des répercussions dévastatrices qui se ressentent déjà.

Les questions du SNPCA-CGC ont été nombreuses, portant à la fois sur les préconisations de la commission et le futur projet de loi, lequel ne rentrerait vraisemblablement pas en vigueur avant le printemps 2009.

Interrogée sur la prise en compte des propositions de la commission dans la future loi, la Sénatrice nous a indiqué que le projet serait porté directement par Monsieur Copé au parlement. [Cette bonne blague, le président/avocat proposera notamment dans le "texte" le projet de gouvernance que le cabinet d'affaires qui le rémunère a concocté pour FTV!]

Il est à noter également que certaines des préconisations ne relèveront pas d’un texte de loi, comme par exemple le redécoupage de France 3 en 7 régions, puisqu’il s’agit, pour la commission, d’entités de gestion et non de chaînes indépendantes.

D'après la Sénatrice, il n’est pas non plus question de faire entrer la PQR (Presse Quotidienne Régionale)dans le capital de la future société unique.

S'agissant du nombre des régions, le SNPCA-CGC a indiqué qu'il avait connaissance d'une des propositions faites par Patrick de Carolis, lui-même, qui a proposé à la commission un découpage en 4 ou 5 régions afin d'en réduire la gestion. Le même qui préconise depuis le début, l’entreprise unique et dont la mise en place va amener la fin brutale des Conventions Collectives …

Cette information n'a pas été démentie.
Patrick de Carolis qui feint de ne pas être d'accord avec les déclarations de JF Copé dernièrement sur le redécoupage des 13 régions de France 3 en 7 régions, ne manque pas de cynisme!!! C'est lui qui propose de réduire les 13 régions actuelles à 4 ou 5.
Même si dans le rapport, JF Copé devrait proposer une "harmonisation des statuts des personnels par le haut", [ce qui ne veut, bien évidemment rien dire], cela devrait relever de la "négociation collective" et dans ce genre de situation l’issue est, par définition, incertaine.

Au sujet des économies escomptées par ce redécoupage et largement anticipées par les 8 chantiers de France Télévisions, le SNPCA-CGC s'est déclaré dès à présent hostile à toute mobilité contrainte qui toucherait les personnels des services concernés, derniers en date ceux, entre autres, des Ressources Humaines, des Finances et supports.

Le SNPCA-CGC n’hésitera pas à utiliser tout moyen, y compris en saisissant comme il vient de le faire la Justice, afin de protéger les personnels concernés si d’aventure de telles mesures étaient prises.

Le CCE de France 3 se déroulera le 30 juin prochain, le CE de France 2 le 25, celui de France Télévisions a eu lieu hier. Concernant les déclarations de Patrick de Carolis, toutes plus contradictoires les unes que les autres, concernant les "informations" soi-disant à ce sujet.

Le CCE de France 3 sera l’occasion pour le SNPCA-CGC de réaffirmer la position claire qu'il affiche depuis toujours: la défense du droit et de l'intérêt des personnels touchés par ces chantiers mais plus largement ceux qui vont suivre.

Le CE de France 2 sera l’occasion pour le SNPCA-CGC de dénoncer, une fois encore l'attitude méprisante de cette "direction" et d'informer les élus d'une nouvelle tentative dilatoire de la chaîne qui a contraint le Président du TGI de Paris, saisi par voie de référé pour faire défense à "La Deux" de poursuivre sa pseudo "consultation/information", de demander un renvoi.

Le CE de France Télévisions a, lui, été l’occasion pour la direction de franches et récurrentes rigolades. A chaque intervention de la représentante CGC rappelant:
- les positions prises en CA de ne rien entreprendre avant entre autre le rendu des droits d'alerte qui sont loin d'être levés RIRES [de la direction];
- la Justice saisie sur France 3 avec un jugement prévu le 8 juillet et sur France 2 avec un premier référé renvoyé au 26 juin à 11h15 RIRES [de la direction];
- sur le [soi-disant] désaccord entre les propositions de la commission et celles [toujours soi-disant] de France Télé RIRES [de la direction];
- sur les préconisations de JF Copé et de la commission RIRES [de la direction];
...

Cette équipe n'en a visiblement plus rien à faire de rien. Dernière en date sur France 2, hier, Patrice Duhamel a annoncé à son présentateur l'arrêt de l'émission du médiateur de l'info. Il n'y a plus d'argent...l'émission s'arrête. Quant aux missions fixées réglementairement sur la nécessité d'une émission de médiation pour l'info, rien à faire...il n'y a plus de sous, on vous dit! Pourtant des sous il y en a pour débaucher de "La Une" Jean-Luc Reichmann et surtout Julien Courbet!!

Au sujet de la proposition de la commission de faire de France 3 une chaîne à vocation régionale avec des décrochages nationaux, le SNPCA-CGC a souligné la nécessaire augmentation des moyens humains, techniques et financiers pour la mise en oeuvre de ce schéma.

Si l’avenir de la filière production est flou (nous n’avons pas eu de réponse précise quant à son devenir), la Sénatrice a indiqué que la commission avait réservé une enveloppe budgétaire de 110 millions d’euros consacrée exclusivement aux régions pour remplir leurs nouvelles missions.

Sur la question du financement, madame la Sénatrice s'est déclarée, favorable à l’indexation de la redevance sur l’inflation et nous a précisé que chacune des préconisations serait assortie d’un chiffrage lors de la remise du rapport au Président de la République le 25 juin prochain.

D'ici là, et dans les mois à venir, le SNPCA-CGC particulièrement vigilant sur le sujet et vu le contexte depuis le dernier semestre 2007, continuera de se battre pour assurer aux personnels un véritable avenir pour leurs chaînes respectives au sein de l'audiovisuel public.

Sur France 2, la CGC Médias (SNPCA-CGC et SPC-CGC) qui a brigué vos suffrages aux élections professionnelles du 5 juin et dont la représentativité, si la loi sur la représentativité était votée, a dépassé la barre fatidique des 20% a invité le personnel à concrétiser la formidable impulsion que lui a été transmis, en augmentant les votes au second tour et en plaçant LE 26 JUIN 2006 les candidats CGC en capacité de l’emporter pour encore mieux les défendre.

Paris, le 20 mai 2007

mercredi 18 juin 2008

France 2 tente de jouer la montre dans la procédure judiciaire devant le TGI dont l'audience était fixée au 19 juin à 11h00

Alors que l'audience en référé, d'heure à heure, devant le TGI de PARIS (visant à faire défense à France 2 de continuer sa procédure illicite de "chantiers" et de stopper toute tentative de transfert des personnels vers France Télé en constatant que la poursuite de ce projet constitue un trouble manifestement illicite) devait se tenir le 19 juin prochain à 11h, la chaîne qui à l'évidence perd ses moyens (au sens propre comme au sens figuré) n'avait adressé à l'avocat en charge de la plainte pour le SNPCA-CGC,jusqu'à hier après midi, ni document, ni écritures.

En procédant de la sorte, à la veille même de la procédure en Justice, France 2 essaie une nouvelle fois de "jouer la montre" et tente de retarder la décision du TGI par un renvoi de facto.

Mépris de l'institution, du président du tribunal, de l'avocat des parties adverses comme mépris des syndicats mais également des personnels.

France 2 doit probablement penser qu'en attendant la remise des recommandations de la commission par JF Copé, le 25 juin, elle justifierait ses infractions à la législation en vigueur en prétextant que cette dernière devrait évoluer.

Patrick de Carolis responsable légal de la chaîne comme son fidèle bras armé François Guilbeau, DG de "La Deux", doivent croire que le 25/06: les recommandations de la commission Copé deviendront la loi!!!

Ils oublient surement que la commission Attali du même nom de son président, a également rendu son rapport; ses préconisations ne sont pas devenues texte de loi pour autant, encore pire l'ensemble des mesures proposées est loin d'avoir fait l'objet d'une quelconque validation par le chef de l'Etat.

Voila pour le coup du "renvoi" dilatoire! Quant aux habituelles gesticulations d'une équipe ne sachant à l'évidence plus comment se sortir de ses contradictions aussi nombreuses que permanentes, elles n'y changeront rien.

Provocation de dernière minute ou inconscience, le 18 juin 2008 au moment où les syndicats, dont la CGC, manifestaient de Bastille à République, France Télévisions adressait un mail aux organisations syndicales pour les convier justement, le 19 juin, à l'heure normalement de l'audience en référé qui devait avoir lieu au TGI "à une réunion sur le dialogue social". De qui se moque-t-on ? Et de quel "dialogue" peut-il bien être question ? En tout cas, il n'y a là dedans, ni social, ni dialogue!

Il est clair que Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et consort, pourront toujours, dès le 1er juillet pour un job d'été, frapper à la porte de "L'almanach Vermot" et se faire embaucher en tant qu'"inventeur" de blagues et de calembours en tout genre.

Le Syndicat demande le dessaisissement de J-F Copé de la commission « télé publique »

COMMUNIQUÉ DE LA CGC-MÉDIAS :
Le Syndicat demande le dessaisissement de J-F Copé de la commission « télé publique »

La CGC-Médias juge « regrettable » les déclarations de Jean-François Copé, avocat d’affaires et salarié du cabinet « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui a jugé « regrettable, le refus de l'intersyndicale de France Télévisions de dialoguer sur ses préconisations »
Jean-François Copé ne manque pas de culot et encore moins d’humour.
Jean-François Copé devrait pourtant savoir après avoir prêté serment comme avocat devant le Bâtonnier de Paris que le Conseil Supérieur de la Magistrature dispose, s’agissant des devoirs fondamentaux, notamment les devoirs d'impartialité et d’indépendance, que « viole l'obligation de se déporter [pour un avocat]ou de demander à être déchargé d'un dossier tout avocat qui "Manquant à son devoir d'impartialité, ne demanderait pas à être déchargé d'un dossier où il est impliqué et alors que ses relations personnelles avec la personne [voire la personne morale] et/ou avec ses proches ne sont pas compatibles avec le suivi, par ses soins, du dossier la concernant "

Le Conseil supérieur de la magistrature ajoute même qu’"il est fait en outre preuve d'un défaut de loyauté lorsque c'est par un usage abusif de sa qualité et de ses fonctions qu'un magistrat est resté en relation avec cette personne…. "

Jean-François Copé peut, dès lors bien trouver que "l'audition de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, a été « très utile »", comment pourrait-il déclarer autre chose puisque c’est son cabinet d’avocat qui a élaboré la « charte organisationnelle », hors la loi, que Patrick de Carolis veut mettre ne place à marche forcée ?

Comment Jean-François Copé pourrait ne pas trouver [alors que trois de ses anciens collaborateurs travaillent à présent auprès de Patrick de Carolis, à savoir l'attachée de presse personnelle de Patrick de Carolis, Aurélie Ferton, passée par les relations presse du ministère du Budget à l'époque où J-F Copé était en fonction, ou encore à un poste nettement plus stratégique, le directeur général de France Télévisions Damien Cuier, ancien conseiller de J-F Copé et surtout Bastien Millot, aujourd'hui directeur délégué du groupe auprès de Carolis, ex-directeur-adjoint de cabinet de J-F Copé au ministère du Budget] "l'audition de Patrick de Carolis, « très utile »" ?

C’est Patrick de Carolis et son équipe qui ont embauché le cabinet d’avocats « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui rémunère Jean-François Copé pour proposer « le modèle de gouvernance » que défend aujourd’hui le même J-F. Copé au nom de la commission.
La CGC-Médias juge donc ce mélange des genres qui, à l’évidence, met en lumière plusieurs manquements, contraire à la déontologie et à l’éthique des magistrats et des avocats qui veulent qu’on ne puisse être « JUGE ET PARTIE ».

La CGC-Médias exige que, conformément à sa prestation de serment et pour respecter la charte des avocats : Jean-François Copé se déporte et de demande à être déchargé du dossier, mieux : soit dessaisi du dossier.

A partir de là, JF Copé ne pourra plus s’émouvoir du fait que « l'intersyndicale n'a pas saisi l'occasion qui lui était offerte d'indiquer ses points d'accord et de désaccord avec les préconisations déjà annoncées et d'engager un échange constructif, se contentant d'une déclaration par laquelle elle a tenu à l'endroit de la commission des propos inutilement choquants et blessants ».

Il faut, du reste rappeler que s’agissant d’"échange constructif" [le seul valable aux yeux de Copé étant celui des équipes de P.de Carolis, et pour cause !!!] JF Copé aurait dû entendre de façon contradictoire – et qui plus qu’un avocat, ne le sait pertinemment ! – les partenaires sociaux.
Hors, il n’a jamais souhaité entendre les positions que la CGC Médias a fait connaître des la réunion du 19 février dernier souhaitée par le Président de la République.

Enfin, J-F Copé ne pourra plus déclarer par voie de communiqué fallacieux que « à plusieurs reprises, la commission a veillé à accompagner ses préconisations en matière de réformes par des garanties pour les salariés, tant en termes d'emplois, (préconisant littéralement qu'il n'y ait aucune suppression d'emploi) que de statut (demandant à ce que les différentes situations existantes soient prises en compte dans la négociation sociale) ».

A ce sujet, il convient de se rappeler des propos de Patrick de Carolis dans sa soi-disant « News Letter » n°1 où il écrit clairement, à l’instant même où Jean-François Copé rend public en conférence de Presse, le rapport de méthode présenté par lui-même et qu’il remettait au Président de la République : « Les huit chantiers de modernisation, loin d’être remis en cause par la commission Copé pour la nouvelle télévision publique, sont encouragés. »(en gras et souligné dans le texte)

Quelle farce ! Venir parler « d’accompagner la réforme de FTV» [réforme Carolis, ndlr] alors même qu’elle est un « copié-collé » [il serait plus judicieux, le cas échéant de parler de « Copé-collé »] du document sur lequel a travaillé pour France Télé le cabinet d’avocats de Jean-François et qu’on la défend bec et ongles et qu’on la met en avant, cela relève d’une profonde mystification.


La CGC Médias va saisir officiellement Monsieur le Bâtonnier mais aussi, sur tout ceci, le "premier magistrat" de France, à savoir Nicolas Sarkozy.