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vendredi 9 septembre 2011

La cgt de France Télévisions refuse d'adhérer en CE Siège au CI-ORTF

Le 7 septembre 2011, une fois de plus la cgt a montré toute sa connivence avec la direction, à l'occasion de la séance du Comité d'Entreprise du Siège de France Télévisions (qui concerne un peu plus de 5.000 salariés c'est-à-dire quasiment la moité des effectifs globaux de 11.5000 salariés) en refusant de voter l'adhésion du C.E. Siège au CI-ORTF comme le prévoient pourtant les textes originaux.

Il n'est pas inutile de rappeler que le CI- ORTF qui a été créé lorsque l’Association des employeurs du service public (AESPA) existait et donc avant qu'elle s' auto dissolve en 2010, n'est autre que le Comité Inter-entreprises des 6 ex sociétés restantes issues de l'ORTF (France 2, France 3, RFO, l'INA, Radio France et RFI).

La direction allant dans le même sens que la cgt (cela n'étonne bien évidemment plus personne) a tout fait pour que ce vote n'ait pas lieu.

Refuser de voter l'adhésion au CI-ORTF pour un CE comme cela est prévu, c'est potentiellement priver 5.000 salariés de FTV des activités sociales et culturelles mutualisées...certains n'en sont plus à une turpitude près.

Murielle Charles-Beretti, femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia Pierre Beretti qui travaille depuis près de 3 ans pour France Télévisions comme s'en étouffait, il y a peu, le Canard enchaîné - qui s'était emparée du dossier (on se demande d'ailleurs à quel titre puisque le Président de l'Instance Martin Ajdari pourtant présent ne disait rien, se contentant de "compter les points") et avec la cgt menait la "fronde" contre les autres syndicats, est même allé jusqu'à indiquer que "la direction allait mener une analyse pour savoir si cela était possible".

Voici la résolution votée à l'unanimité par les élus CFDT, SNJ, CFTC et SNPCA-CGC en séance du CE Siège:


RESOLUTION

Les élus du CE Siège France Télévisions actent l’extension de son adhésion au CI-ORTF visant à ce que l’ensemble du personnel dépendant aujourd’hui de son périmètre puisse bénéficier sans discrimination des services du CI.

Cependant, ils considèrent que cette adhésion amène à la tenue en urgence d'une réunion tripartite (employeurs, CI-ORTF et organisations syndicales), conformément aux engagements de la direction de France Télévisions au CCE du 30 août. L'ordre du jour de cette réunion tripartite devra comporter les points suivants :

- changement du règlement intérieur du CI-ORTF afin que les Comités d’Etablissement adhérents soient clairement désignés comme membres et représentés de façon directe et ce, en proportion de leurs effectifs.

- définition des modalités d’accès des nouveaux ouvrants droit et ayants droit apportés au CI-ORTF par le CE Siège dans le cadre de son nouveau périmètre, et du financement qui en découle.

Le Comité d’Etablissement Siège de France Télévisions, conformément à l’article 4 du règlement intérieur du CI-ORTF qui prévoit une actualisation biennale à compter du 30 juin 2006 du système de répartition des mandats et conformément aux droits qui lui ont été dévolus par les ex-CE membres du CI-ORTF (CE France 2, CE France 3 Siège et CE RFO Malakoff) est chargé d’administrer les œuvres sociales et culturelles et désigne donc de façon provisoire ses représentants au CI-ORTF comme suit :

. 4 qui correspondent à l’ancien périmètre France 2,

. 1 qui correspond à l’ancien périmètre France 3,

. 1 qui correspond à l’ancien périmètre RFO,

en attendant la date d’effet de la nouvelle répartition (intégrant notre CE) qui devrait donc être le 30 juin 2012 ou bien un accord modifiant ce délai et cette répartition.

Les élus du CE Siège France Télévisions ne peuvent donc que constater que les représentants du CI-ORTF désignés lors du CCE du 30 août 2011 ne peuvent être considérés valides et n’ont aucune légitimité à le représenter.

Le CCE en procédant à cette désignation sans que le CE Siège lui ait attribué par un vote cette prérogative, a outrepassé le périmètre de ses compétences ; c’est pourquoi les élus du CE Siège mandatent le Cabinet GRUMBACH pour mener toute action visant à dire le droit et éviter toute interprétation illicite des textes.

PARIS, le 07 SEPTEMBRE 2011

CANAL + en clair sur la TNT !

CANAL+ a annoncé hier, le rachat des chaînes du Groupe Bolloré Direct8 et Direct Star. L'opération se serait faite en 48 heures!

Cette opération permet à CANAL+ d'entrer sur le marché national de la TV en clair. Les difficultés du développement à l'international, les évolutions rapides du PAF : numérisation et développement de la TNT, la TV sur Mobile ou sur Internet, ont poussé les groupes audiovisuels de se développer en acquérant une taille critique plus importante.

Avec cette acquisition, CANAL+ confirme sa stratégie d'être présent sur tous les segments de diffusion et accélère ainsi le calendrier. Chacun a encore en mémoire, il y a quelques semaines, les déclarations du groupe qui avec le projet CANAL 20, la chaîne "Bonus" avec laquelle CANAL+ souhaitait diffuser des programmes en clair.

Il reste maintenant à matérialiser cette opération, sur les plans économiques, financiers, et sociaux dans les prochains mois. Dans un premier temps, Canal + acquiert 60% du capital du pôle télé de Bolloré Média visant à prendre le contrôle opérationnel. Dans trois ans, il pourra racheter le solde du capital.

Claude Berda avait vendu l'année dernière cédé TMC et NT1 à TF1. Bolloré aujourd'hui vend Direct 8 et Direct Star à Canal+. Il ne reste donc que deux indépendants BFMTV et NRJ12...pour combien de temps? Le CSA qui avait comme logique d'élargir le "club" de plus en plus fermé des diffuseurs avec de nouveaux acteurs dans le PAF...c'est finalement le contraire. Le scénario ressemble bien à celui des radios libres qui à l'époque de leur avènement était légion mais qui très vite se sont revendues et/ou intégrées également dans des groupes.

mercredi 7 septembre 2011

La cgt dans un mail à ses ouailles, prévoit de faire « ravaler à la direction de FTV ses sanctions à la noix qui ne l' impressionne pas» ....

La cgt dans un mail à ses ouailles, prévoit de faire « ravaler à la direction de France Télévisions ses sanctions à la noix qui ne l'impressionne pas » et exige « la liberté syndicale contre la répression».

Dans un mail adressé à ses ouailles (voir fin de post), les cégétistes Marc Chauvelot et Jean-François Téaldi veulent faire « ravaler à France Télévisions les sanctions à la noix prévues pour 2 de leurs adhérents convoqués devant un conseil de discipline le 28 septembre 2011, à 14h et 16h30 et qui n’impressionne pas la cgt ».

Les deux cégétistes appellent donc à « un grand rendez-vous revendicatif de toute la cgt de France télévisions contre la répression [de la direction] et pour la liberté syndicale »….tout en dénonçant « la volonté de tir groupé de la direction contre la cgt ». (voir le mail ci après)

Que la cgt se rassure, la direction aurait d’ores et déjà décidé d’un blâme pour les chacun des deux convoqués. En ce qui concerne la « la liberté syndicale bafouée et la répression syndicale organisée par la direction», le SNPCA-CGC depuis de nombreuses années maintenant, le dit haut et fort…il semble aujourd’hui que certains feignent de s’en apercevoir…les nombreuses procédures judiciaires engagées en sont la preuve !

La motion unanime déposée en C.C.E. avant l’été était,bien également la preuve, que la direction faisait du grand n’importe quoi…il est heureux de constater aujourd’hui que la cgt qui dénonce « l’absence de dialogue social et la répression de la direction » s’en soit enfin aperçu.

Voici le mail :

« Chers tous,

Nous venons d'apprendre la date des conseils de discipline d'Alain et Jacques. Ils se tiendront le 28 septembre à 14h pour Alain et 16h30 pour Jacques.

Le fait de tenir ces réunions le même jour, démontre bien qu'il y a une volonté de tir groupé de la direction contre la cgt.

Un CCE devrait avoir lieu le matin du 28. Ça tombe bien, on sera d'autant plus nombreux pour tenir tête à cette direction. L'accord sur les commissions paritaires nous donne 10 sièges de représentants + un de délégué syndical.Portez-vous candidat dès maintenant.

Cette journée du 28 après-midi devra être un grand rdv revendicatif de toute la cgt de France télévisions contre la répression et pour la liberté syndicale.

La direction doit ravaler ces sanctions à la noix qui ne nous impressionnent pas.
Le bureau national du SNRT FTV fera des propositions pour animer cette journée d'action (préavis de grève, rassemblement, pétition...)

Tous avec Alain et Jacques !

Marc, Jef »

Rémy Pflimlin qui avait placé les ex NMPP (Presstalis) en situation de quasi faillite reconduit le scénario sur France Télévisions.

Rémy Pflimlin qui avait placé les ex NMPP (Presstalis) en situation de quasi faillite reconduit le scénario sur France Télévisions.

Il y a environ un an, le Gouvernement Fillon décidait de recapitaliser l’entreprise de distribution de Presse en raison de la situation de quasi faillite dans laquelle l’avait entraîné Rémy Pflimlin qui en avait la charge depuis 2006.

L’État allait donc sur un plan pluriannuel et ce en période de crise, injecter des millions des deniers des contribuables (par an et sur plusieurs années donc) pour une recapitalisation in extremis de l’entreprise!

Parallèlement, le groupe Lagardère et les actionnaires, allaient faire le pendant, en remettant au pot, eux-aussi des millions d’euros (une trentaine) pour éviter que ne sombre totalement l’entreprise en état de dépôt de bilan virtuel, qui n’avait alors plus de trésorerie et dont les fonds négatifs s’élevaient pour 2009 à 70 millions d’euros. En prime, un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs (sur 600 personnes) !!!!

En gommant presque d’un trait la gestion catastrophique de Rémy Pflimlin qui murmurait, à l’époque, à qui voulait l’entendre : « avec une telle ‘’ardoise’’ à Presstalis, je ne suis pas présidentiable », l’opération « crédibilité retrouvée » avait donc tout sens. La suite, chacun la connait, quelques semaines plus tard Rémy Pflimlin était nommé, à la surprise générale - il faut bien le dire - à la tête de France Télévisions.

Un an plus tard donc, presque jour pour jour, la situation catastrophique de FAILLITE sans l’intervention de l’Etat et des actionnaires, laissée par Rémy Pflimlin chez Presstalis semble bien être en route à France télévisions.

La Presse unanime qui boude massivement les pseudos présentations de programmes de l’actuel locataire du groupe public, s’interroge (c’est le moins que l’on puisse dire) :

- Rémy Pflimlin, patron de France Télévisions, a-t-il perdu la tête ?

- France Télévisions : Pflimlin attendu au tournant…émissions médiocres, erreurs de casting, diktat de l'Audimat, etc..

- La stratégie de Rémy Pfimlin pour régler la mire de France Télévisions

- Les échecs assumés de Pflimlin

- Analyse d'une autodestruction annoncée !

- France Télévisions est-elle en train de sombrer ?

- Pour qui se prend Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions?

- La poudre de Perlin Pflimlin,

- Etc…

Rémy Pflimlin a-t-il pour mission de couler l’audiovisuel public et de reconduire presque à l’identique la «gestion » catastrophique (il serait plus juste de parler de non gestion) qu’il a pratiquée à Presstalis la conduisant inexorablement en 4 ans vers une faillite programmée.

Faillite, c’est bien le mot.

1°) Faillite morale, tout d’abord.

- Mépris des instances de représentation des salariés,

- mépris des organisations syndicales et dénigrement systématique de ces dernières pour n’en favoriser qu’une ou deux comme chez Presstalis où il a été condamné à 2 reprises pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales."

- mépris du Code du travail, mépris des textes conventionnels toujours en vigueur et parfaitement applicables, mépris des dispositions légales plus généralement,

- mépris des règles déontologiques, notamment en matière de contrats de travail (particulièrement s’agissant des 100/150 recrutements depuis son arrivée)

- mépris des salariés tant dans la reconnaissance de leur travail que dans les mesures salariales les concernant….salariés dégoutés, désabusés, démotivés, déboussolés, etc…qui tous secteurs confondus ne s’y trompent pas. Le 2 septembre par exemple, 250 collaborateurs des "programmes" étaient conviés pour la conférence de rentrée concernant justement l'antenne et les programmes une soixantaine d'entre eux - seulement - s'était déplacée, vu le peu d'intérêt de l'exercice. Début de semaine, 500 invitations avaient été lancées pour parler des programmes de France 3…20 personnes étaient attendues ; moins d’une centaine seulement s’y rendaient.

Plus personne n’y croit plus. C’est un sentiment profond de dégoût, de gâchis, de désespérance….qui s’est durablement installé.

2°) Faillite d’audiences

Après un été catastrophique, c’est Pflimlin qui ne manque pas d’air qui le dit lui-même (et faisant mine d’assumer ses échecs), la rentré est plombée.

Pflimlin autant invisible en interne que Carolis (sauf dans les pince-fesses et autres évènementiels) ne s’est presque pas exprimé à ce sujet. Il pensait sûrement qu’en brodant sur une grille incohérente dans laquelle de quelques bons programmes se parasitent, il n’aurait pas trop à répondre (aux questions intelligentes) !!! Il faut dire qu’il avait, à trois reprises, refusé de répondre à 3 questions de journalistes lui demandant ce qu’il pensait des bruits le donnant partant en 2012 ?!

Les audiences du groupe France Télévisions sont abyssalement basses…c’est encore Pflimlin qui le dit et fait mine de s’en attrister : "Maintenant, il faut se bouger parce que question audience c'est catastrophique..j'en ai eu encore la preuve hier. Les audiences ça a été Zéro" [avec en prime time pour France 2: 6,6% et pour France 3: 9,8% lorsque TF1 pour sa part était à 22,5% et M6 arrivé en tête 30, %)!!! En filigrane, c’est la remontée de TF1 qui s’organise en flirtant avec les 30% d’audiences…et pour les 6/8 mois qui sont venir jusqu’en juin 2012, cela est plutôt bien…certains s’en frottent d’avance les mains.

C’est une vraie Bérézina, une sorte de catastrophe industrielle avec 9 net quelques pour France 3 et autour de 12% pour France 2 ; même en additionnant France 5 à 3,2% et France 4 à 2% rien ne va plus !!! Le groupe ne s’en relèvera pas si rien n’est fait pour la stopper…à moins que comme beaucoup le pensent et le disent maintenant, TOUT CELA SOIT VOULU !

Dire qu'invité de l’émission de Jean-Marc Morandini – thème : France Télévisions est-elle en train de sombrer ? Claude-Yves Robin (responsable de « La Deux ») affirmait sans sourciller que « 80% des téléspectateurs regardaient les chaînes de France Télévisions » ; cela laisse rêveur !!!!

3°) Faillite organisationnelle et de gouvernance

Il est maintenant clair que la « pagaille » selon Papet qu’une très large majorité n’hésite plus à qualifier aujourd’hui de bordel : «Quand la nouvelle équipe est arrivée, c’était un bordel sans nom. Ça l’est toujours» (dixit) ou encore «Le malaise est palpable, au sein du comité exécutif –la garde rapprochée du président –le tirage de bourre est permanent… » (écrivait encore Télérama la semaine dernière]), n’a cessé d’aller en empirant.

Toujours, du reste, sans le moindre organigramme pourtant promis par Patrice Papet aux salariés, à l’encadrement [L’encadrement dont il est à présent clair, que Pflimlin et ses équipes n’ont pour lui aucune considération] dans divers dispendieux séminaires (Le Ritz, le CNIT/La Défense et dans quelques jours à la Baule), aux organisations syndciales mais aussi à la Presse, qui à part organiser de pseudos chats en trompe l’œil pour justifier son « titre », est aussi invisible que Pflimlin!

Ces propos et ces procédés de désorganisation, de déstabilisation, de pression de tous les instants mises sur les personnels pour les faire craquer mieux les lasser et les forcer à partir, tout le monde en a marre. Entre autres, les cadres, souvent de haut niveau, qui en ont plus qu’assez de voir jour après jour leur société tomber de Charybde en Scylla.

Partout, c’est le même constat : l’entreprise n’est plus gérée…plus aucune stratégie, plus aucune direction à suivre…Concernant la soi-disant « organisation » totalement incompréhensible - il y a tellement de couches et de strates que personne ne sait plus qui fait quoi – jusque dans les « pôles » ou les «établissements » c’est la consternation. Livrés à eux-mêmes les cadres jusqu’au cadres de direction, ont beau demander ce qu’ils doivent faire et comment ils doivent fonctionner, en l’absence de directives et de politique émanant du Siège, il leur est suggéré de parer au plus pressé et de fonctionner à vue avec une organisation sur place qu’ils jugeront adéquate.

Avec beaucoup de chance : ça marche et la direction aura tôt fait de se vanter en reprenant à son compte ce qu’elle appellera « des avancées significatives » ou encore des « progrès constatés »…Avec beaucoup plus de vraisemblance, ça ne marche pas et alors là, la direction « leur fera porter le chapeau, remettant en doute leurs compétences sans la moindre gêne ! ». Comment peut-on imaginer fonctionner de la sorte ?

Si TOUT CELA EST VOULU…alors le scénario copié/collé qui a presque fait couler Presstalis est éventé. Le discours à venir qui consisterait à déclarer au regard de la situation totalement dégradée qu’ « il n’est tout de même pas sérieux, en période de crise, de continuer à dépenser 3 milliards d’euros [sans parler des compensations pour l’arrêt de la pub] pour 11.000 personnes avec si peu de résultats et surtout avec un français sur dix seulement qui regarde la télévision publique » ne passera pas.

Les milliers de femmes et d’hommes qui font encore miraculeusement tourner la boîte, ne sont pas des andouilles !

lundi 5 septembre 2011

la CFDT, la CGC, le SNJ de FTV appellent l’ensemble des personnels de la rédaction Internet à cesser le travail le 15 /09/2011à partir de 00h01

Préavis de Grève

Après avoir multiplié les demandes orales comme écrites, et sollicité toutes les voies légitimes (CE, DP, hiérarchie), les journalistes de la rédaction Internet nationale déplorent et dénoncent :

Sur le plan de l’emploi :

· l’opacité des recrutements externes sans tenir compte des compétences en interne

Sur le plan de l’organisation et du management :

· création d’une rédaction parallèle qui n’a jamais été présentée

· absence de dialogue

· un flou sur les futures conditions de travail (organigrammes, compositions des équipes, horaires)

· absence de coordination, de matériel adéquat……

· pas d’information sur l’articulation des différentes entités et sites

Sur la situation de la rentrée 2011 et les perspectives du numérique :

· le site « Présidentielle 2012 » lancé sans direction ni projet rédactionnel

Fort de ce constat, les journalistes de la rédaction Internet nationale demandent :

- une information rapide et précise sur les conditions de travail

- qu’un planning précis soit donné aux journalistes suffisamment à l’avance

- un plan de formation destiné à s’adapter aux ambitions du projet

- que les salariés bénéficient d’une communication sincère sur l’avenir et l’organisation des équipes

- la garantie des engagements contractuels de tous les salariés actuels

- l’embauche des pigistes et CDD récurrents et habituels travaillant sur le numérique

Afin d’obtenir satisfaction, la CFDT, la CGC, le SNJ appellent donc l’ensemble des personnels de la rédaction Internet à cesser le travail le 15 septembre 2011 à partir de 00h01 pour une durée de 24h00 afin d’alerter l’ensemble du groupe sur la situation du « projet numérique »

Fait à Paris, le 5 septembre 2011



vendredi 2 septembre 2011

Rémy Pflimlin continue son travail de casse de France Télévisions

Lisez l'excellent article de Libération signé par Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts intitulé: "de La poudre de Perlin Pflimlin".

Nous n'avions pas encore lu cet article au moment où nous écrivions notre dernier post intitulé:"Rémy Pflimlin pourrit l'ambiance avec l'audience...." mais ce dernier , vient comme la suite logique à l'article de Libé puisque c'est ce matin que Rémy Pflimlin devant quelques dizaines de collaborateurs, a parlé de Zéro pour les audiences catastrophiques.

Voici l'article:

"Télé . Le président de France Télévisions a présenté ses premières grilles, sans grand changement.

Ça nous a pris au mitan de la conférence de rentrée de France Télévisions tandis que son président Rémy Pflimlin détaillait sa stratégie ; d’un seul coup, on s’est gratté la tête : ça fait combien de temps au fait qu’il est à France Télévisions, Pflimlin ? Mille ans ?

Non, un. Un an. Mais c’est comme si mille ans de merdier velu stratifié du service public s’étaient abattus sur la tronche de Pflimlin. Comme si, depuis son audition devant le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) après que Nicolas Sarkozy l’eut désigné pour diriger France Télévisions, Pflimlin n’avait pas avancé d’un pouce, chaussé de bottes de béton. Du coup, malgré tout l’allant que le placide président de France Télévisions tente de mettre dans son discours, elle est légèrement plombée, l’ambiance.

D’abord, il y a les audiences, en capilotade, surtout sur France 3 désormais installée derrière M6 sur le podium des chaînes, et une flopée de nouveaux programmes qui ont connu des échecs cuisants à l’image de l’Etoffe des champions, sorte de télé-réalité de coaching avec Raymond Domenech qui a carrément été déprogrammée. Sur ce point, Pflimlin s’est voulu philosophe : «Il y a des programmes qui ont marché et d’autres qui n’ont pas marché. Cela fait partie de la vie de la télévision publique qui prend des risques et innove.» Mouais, on cherche encore l’innovation dans Qui vient camper ? sur France 3 qui voyait des vedettes de l’acabit de Christine Bravo et Philippe Candeloro partager la canadienne de malheureux vacanciers.

Zou. Pflimlin, lui, parle d’«année contrastée» et dit «assumer les échecs». Mais un autre a dû les assumer, les échecs : Pierre Sled. Placé aux programmes de France 3 en octobre par le DRH de l’Elysée, Sled s’est vu récompenser cet été de ses brillants états de service (dont le calamiteux Midi en France de Laurent Boyer, qui sera désormais diminué de moitié) : il est aujourd’hui chapeauté par un directeur de l’antenne et des programmes, Thierry Langlois. Reprise en main, France 3 verra sa grille se régionaliser singulièrement : 40 % de décrochages en plus, selon Pflimlin. Du côté des nouveaux programmes de la Trois, on attend avec un plaisir non feint Vendredi sur un plateau (première le 9 septembre à 23 heures), un talk-show animé par Cyril Viguier. Là encore, merci Sarkozy qui avait tenté en vain de le fourguer aux précédents dirigeants de France Télévisions. Et merci Rémy Pflimlin qui a cédé à celui qui l’a nommé. Autre nouveauté à défaut d’innovation, Frédéric Taddeï recycle son Ce soir (ou jamais) quotidien hebdomadaire - chaque mardi -, et le même Taddeï présentera une soirée cinéma chaque jeudi, tandis qu’une case documentaire consacrée à l’histoire récente (genre le Gang de Roubaix) fait son apparition (mais sans Taddeï, ça va, à force).

A France 2 aussi, on bouge un peu les meubles. Du lundi, Complément d’enquête glisse au jeudi, après Envoyé spécial pour une soirée thématique d’infos. Du coup, Mots croisés, à la programmation aléatoire, s’installe chaque semaine. Si Pflimlin conserve les documentaires de prime-time mis en place par son prédécesseur Patrick de Carolis (à venir, un Apocalypse Hitler par le duo Clarke-Costelle), il semble décidé à régler son compte aux fictions dites patrimoniales (encore qu’une Chartreuse de Parme se profile) pour développer de «nouvelles écritures» (dont on ne voit toujours pas la couleur).

parloter. Du côté de la culture où un coup de ménage a été fait (zou, Franz-Olivier Giesbert et Guillaume Durand), France 2 accueille Elizabeth Tchoungui pour Avant-premières (d’ores et déjà récipiendaire du Nobel du titre d’émission le plus pourri) et ce, le mercredi. Notons la logique : juste après le magazine culturel de Tchoungui, oh !, un autre magazine culturel, les Mots de minuit de Philippe Lefait… L’idée de Pflimlin pour la culture est la suivante : fini de parloter pendant des heures, il faut «donner envie» d’aller au musée, acheter des livres, etc. D’où la grosse nouveauté de France 5 : un magazine culturel quotidien chaque jour, à 20 heures.

Des grilles de programmes qui restent en travers de la gorge des salariés de France Télévisions. Le SNJ s’est notamment ému que le magazine Pièces à conviction fasse désormais appel en partie à des sociétés de production extérieures plutôt qu’à des journalistes maison comme c’était le cas auparavant. Autre grief, le nouveau magazine politique du dimanche midi verra un journaliste de la presse quotidienne régionale questionner le politique invité : «Les journalistes des rédactions en région ont l’impression d’être écartés» peste une journaliste. Autant dire que Rémy Pflimlin qui s’adressait aux salariés de France Télévisions ne les a guère galvanisés. Un journaliste soupire : «On est dans une espèce de parenthèse où les choses avancent très lentement.» Photo Sébastien Calvet

Rémy Pflimlin pourrit l'ambiance avec l'audience....

Ce vendredi 2 septembre 2011 au matin, après qu'ait eu lieu mercredi dernier devant un faible parterre de journalistes ayant eu le courage d'assister à une piètre "présentation des grilles de programmes", Rémy Pflimlin qui avait convié, en interne, 250 collaborateurs des "programmes" pour sa conférence de rentrée concernant justement l'antenne et les programmes.

La soixantaine d'entre eux - seulement - qui s'était déplacée, vu le peu d'intérêt de l'exercice, en est restée interloquée.

Pour pourrir l'ambiance, d'entrée de jeu, Rémy Pflimlin avec ses audiences s'est posé là: "Maintenant, il faut se bouger parce que question audience c'est catastrophique..j'en ai eu encore la preuve hier. Les audiences ça a été Zéro" [avec en prime time pour France 2: 6,6% et pour France 3: 9,8% lorsque TF1 pour sa part était à 22,5% et M6 arrivé en tête 30, %).

Ils sont ultra majoritaires à France Télévisions, ceux qui pensent aujourd'hui, que tout ceci n'est qu'une démonstration supplémentaire d'une casse orchestrée de la télé publique servant à donner, entre autres, un nouveau souffle à TF1 et n'ayant pour effet finalement, que celui de redresser "La Une"...avec

- une désorganisation totale pourtant flanquée d'une pseudo et totalement artificielle paix sociale que certains syndicats ont "garanti" au pédégé;

- une "osmose" et le mot est sûrement très en dessous de la réalité avec le pouvoir que Télérama citait encore cette semaine et qui se dit "très satisfait de l'action de Rémy Pflimlin..."

- une absence sidérale de contenu avec - alors que cela ne marche plus - un retour de la téléréalité ou encore des émissions dont chacun se demande si elles ne sont pas mises à l'antenne pour finir de plomber définitivement des audiences aux niveaux abyssaux jamais atteints....

Puis en 2012, on viendra nous dire, la crise étant toujours là, qu'on ne peut pas continuer à dépenser 3 milliards pour une société de 11.000 salariés au regard de si mauvais résultats et devant le peu d'intérêt que les français lui portent (il ne devrait y avoir guère plus d'un français sur 10 à encore regarder FTV) ...qu'il faut en tirer toutes les conséquences, "dégraisser" et réformer en profondeur!!!!

Tout le monde sait que pour noyer son chien, il faut d'abord dire qu'il a la rage.

Hors de question que les techniciens de France Télévisions portent le chapeau.

Hors de question que les techniciens de France Télévisions portent le chapeau.

Mercredi 31 août au matin, Rémy Pflimlin à la « présentation » des grilles de rentrée [que nous éviterons de commenter car il y aurait tellement à redire….mais ce n’est pas le sujet] annonçait –content– les changements d’habillage avec leurs déclinaisons.

Sans même savoir si, en amont, les techniciens chargés de mettre en œuvre les annonces du président avaient été suffisamment formés sur les nouveaux matériels, une fois encore la direction affirmait être totalement prête.

La réalité est toute autre. Alors que depuis des mois, la direction n’a à la bouche que « ARDITI » et « Réalité augmentée ». (*)

- « ARDITI » : outil permettant de diffuser des images ou animations (style AIF pour des diapos ou encore Picturebox) sur les écrans du décor du JT ou encore des vignettes, normalement exploité par le service de la Médiathèque qui dépend de l’Info (historiquement parlant).

- « Réalité augmentée » : outil qui permet d’incruster des images de synthèse dites virtuelles dans ou sur des images réelles.

Depuis des mois et des mois, les responsables de l’Info savent et disent que ce sont les techniciens du Synthé qui devront utiliser ARDITI.

Ce n’est pourtant officiellement, ce vendredi, que les synthés vont apprendre stupéfaits qu’ils démarreront sur ARDITI ce lundi alors que deux ou trois d’entres eux, ont eu une matinée par ci, une matinée par là de formation comme le prouve le document de FTV « Bilan de formation » qui fait apparaître une formation sur ARDITI pour 2 d’entre eux sur une demie journée…et de s’empresser après si peu de formation, de propulser l’un d’entre eux « référent » : en gros, celui qui devrait prendre si ça ne fonctionne pas !

Petit détail qui a également son importance, il n’y a à l’heure actuelle, que 4 salariés CDD qui sachent se servir de ARDITI, qui sont dédiés uniquement à Télématin mais qui, eux, ne font pas de synthé !!!!

Dans un premier temps, l’ensemble du service a cru à une erreur….le responsable (que personne ne connait), lui-même, les rassurant « ne vous inquiétez pas, je vais voir ça…ce n’est bien évidemment pas possible en l’état ». Pourtant, les plannings établis, chacun a pu se rendre à l’évidence : dès lundi, ils seront bien tous sur ARDITI que ça plaise ou non.

Autrement dit, si ça plante (avec si peu de formation et sur quelques uns seulement, le risque est maximal) ce sera de la faute des techniciens qui prendront pour les autres…ceux qui n’ont pas su anticiper ces changements prévus de longue date et qui n’ont, à l’évidence, pas fait leur travail, en ne prévoyant pas ce qui pourtant était calé depuis des mois et en agissant comme de coutume, dans l’urgence.

Il est hors de question que lundi, les uns et les autres, tombent « à bras raccourcis » sur les synthés qui n’auraient pas compris, seraient traités d’incapables (le procédé est bien connu) et passeraient du rang de « victimes » (victimes d’un système perpétuel de non prévision et de tout venant dans l’urgence) à celui de « coupables »…CE SERAIT TROP FACILE.


jeudi 1 septembre 2011

Des CV se revendiquant tous de France Télévisions éclosent en pagaille sur le web

Depuis l'arrivée de Rémy Pflimlin et son messie"numérique" Bruno Patino, outre les recrutements extérieurs qui ne continuent voire s'accélèrent; encore 9 recrutements que la direction a dernièrement dû reconnaître, mise devant la réalité, devant les délégués du personnel dan le cadre des questions mensuelle.

Mais en plus de ces recrutements, les CV sur le net, principalement sut twitter, faisant directement référence à France Télévisions ne se comptent plus et font des émules alors même que ces "web annonceurs" ne font pas partie des listes du personnel:

Quelques exemples avec leur intitulé :

Bastien Hugues
@bastienhugues Paris, 75
Journaliste web pour causer de politique [ex-]

Elodie Drouard
@elodienelson Paris, France
Du LOL en barre. Et sinon photo editor , ex .fr

Journaliste web à France Télévisions

Ariane Nicolas
@ArianeNicolas Paris
Journaliste FranceTélévisions deux point zéro / / ex-BfmTv / Me suivre pour parler ex-URSS, guerres, Bob Dylan, cinémaaaaa, awkwardness et rutabagas

Vincent Daniel
@VincentDanie_l Paris
journaliste dans les internets de France télévisions | ex | et avant je parlais dans le poste

etc...il suffit souvent de se rendre sur la liste de contacts pour découvrir tout ce petit monde.


Franck Melloul pour remplacer Christine Ockrent à l'Audiovisuel extérieur AEF

Alain de Pouzilhac serait sur le point de diffuser un communiqué, nommant pour remplacer Christine Ockrent, Franck Melloul , directeur de la stratégie, du développement et des affaires publiques de l'AEF (Audiovisuel Extérieur de la France), comme directeur général délégué tout autant responsable de l'aspect financier comme de l'aspect éditorial.

Franck Melloul pourrait arriver avec dans ses valises un duo de Christian, Christian de Villeneuve et Christian Dauriac.

Après les critiques essuyées il y a peu sur son manque de transparence (lire l'article de Challenges du 7/7/11) par des hauts fonctionnaires chargés de l'Audiovisuel extérieur qui reprochaient la gestion à Alain Pouzilhac, pdg de l'instance: "un manque de transparence et un refus d'obéir aux arbitrages de l’État", l'intéressé pense ainsi avec cette(ces) nomination(s) mettre fin à la crise.

Frank Soloveicik, bientôt débarqué de son poste de DG de Europe Images International, une société de Lagardère Entertainment.

Frank Soloveicik, bientôt débarqué de son poste de DG de Europe Images International, une société de Lagardère Entertainment.

C'est le même Frank Soloveicik
dont la femme est salariée de Rémy Pflimlin (le couple étant du reste intime du pdg) qui déclarait en tant que distributeur, avant l'été, « Je suis actuellement en contact avec TF1, France Télévisions et Arte » de la série les Kennedys.

Chacun connait la suite, France Télévisions lui achetait sans grand suspens la série dont Pierre Sled affirmait dans la Presse ne pas être responsable puisque ne l'ayant pas choisie: «L’échec de « l’étoffe des champions", il veut bien l’assumer mais les autres bides de l’été de France 3, des « Kennedy » à « Qui vient camper? », ce sont des programmes qu’il n’a pas choisis. » (interview du Parisien.fr)




mercredi 31 août 2011

Patrice Papet lieutenant de Rémy Pflimlin sur France Télévisions a tous les droits.

Patrice Papet lieutenant de Rémy Pflimlin sur France Télévisions a tous les droits.

Mardi 30 août 2011, Patrice Papet qui avait convoqué dans l'après midi une séance du CCE interrompt sans ménagement l'un des membres de l'Instance par ailleurs délégué syndical au siège de FTV pour le SNPCA-CGC : "Je suis le président, j'ai le droit de vous couper la parole si je veux".

Alors que 2 organisations syndicales ont déclaré saisir au Pénal le Tribunal de Grande Instance sur un défaut de qualité de signataire de l’Ordre Du Jour (pour le CCE extraordinaire du matin et celui ordinaire de l'après-midi donc) , avec en prime pour le SNPCA-CGC une plainte en entrave complémentaire pour sanctionner le défaut de convocation du Représentant syndical de la CGC au sein de l'instance, Patrice Papet perd ses nerfs, coupe la parole et s'autoproclame "empereur de séance" du C.C.E. en déclarant avoir tous les droits...

Il va même s'emporter à nouveau quelques instants plus tard, crispé et perdant son habituel sourire artificiel, en lançant à la cantonade sur un point concernant
l'ex structure inter-entreprises des comités des ex 6 sociétés de l'audiovisuel public [CI-ORTF] telle qu'elle avait été crée du temps où l'AESPA [associations des employeurs] existait avant sa dissolution "Je ne vois pas pourquoi on perd autant de temps avec des sujets si peu importants alors qu'on doit faire un point sur le COM qui est lui essentiel"....

Il serait peut-être bon que le président
Patrice Papet, se posât la question à lui-même car c'est lui qui a fixé avec un simple élu du CCE l'ordre du jour sans que ni le Secrétaire, ni le Secrétaire Adjoint soit présent....c'est donc lui qui a fixé l'ordre de passage des points à l'ODJ...que n'a-t-il mis dans les premiers points , les points qu'il juge sans importance et ne nécessitant pas de longs débats !?

S'il y avait encore des maréchaux d'Empire, on aurait pu crier tous ensemble "Et vive l'Empereur".