Il n’est dans les habitudes du blog CGC Média de distribuer
des “bons points” mais une fois n’est pas coutume, un grand bravo à Arnaud Montebourg le ministre du Redressement
productif qui, invité de l’émission de France 2 “des paroles et des actes” ce 24
janvier, a taclé dans les grandes
largeurs Alain Minc le “donneur de leçons”.
Alain Minc que Pujadas présente
ainsi “conseiller officieux de Nicolas Sakozy, essayiste...”, que de nombreux
articles de presse avaient présenté comme l’ex « visiteur
du soir » de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, a une fois encore tenu des
propos déplacés sur la télé publique qui continue à l’inviter…propos qu’Arnaud Montebourg a qualifié de « prophéties » alarmistes [à juste titre].
Minc qui se permet quand même de
déclarer sur une chaîne de télé publique « Il vaut mieux être
ouvrier en Allemagne qu’ouvrier en France » ….mais qu’il
y parte en Allemagne et qu’il aille y prodiguer ses pseudos conseils. D’ailleurs, il ne serait pas inutile de demander à Minc s’il sait
combien de ces salariés sont payés entre 500€ et 1.000€ par mois !
Arnaud Montebourg qui a demandé à Minc si pour cela “il fallait perdre son régime de retraite,
de santé, etc...” et qui a qualifié intéressé pour l’occasion de “prophète
de la mondialisation heureuse” , lui a répondu “Pendant que vous expliques, nous, nous agissons” en ajoutant “ne portez
pas trop de mauvaises nouvelles au niveau de la France”.
Le blog CGC qui soutient pleinement et totalement l’analyse faite
par le ministre du “personnage”, ne comprend pas comment les média peuvent encore accorder à ce monsieur le moindre
crédit.
Le blog CGC Média propose de revoir l’émission que son ami Vincent Bolloré, ami de son ami Nicolas
Sarkozy, lui avait offert sur sa chaîne “Direct 8” au nom pompeux de “Face à Alain Minc” où ce 5 janvier 2008, le “consultant” ni extra, ni lucide, n’avait non seulement pas vu la
crise finanacière mondiale qui se profilait mais, pire, la balayait d’une formule
à l’emporte-pièce.
Voici
[preuve vidéo à l’appui] ce que déclarait Alain Minc qui reçevait dans son
émission laudative du 5 janvier 2008,
l'incontournable Christian de Boissieu afin de s’entretenir
avec lui des prémices de la crise des
“subprimes” qui conduira, neuf mois plus tard à l'écroulement dramatique des
marchés financiers à l'automne 2008. Pour ne rien perdre de la prédiction de l’interréssé
[la prophétie comme dit le ministre], il convient de le citer ici in extenso: “Moi ce que je voudrais ajouter en
contrepoint à ce que tu dis et que je partage à 95 % (pour garder un peu de
liberté intellectuelle) c'est quand
même l’incroyable plasticité du système, parce qu'on nous aurait dit
que, au fond le système financier serait régulé avec un doigté tel qu'il évitera une crise qui
aurait pu être de l'ampleur des très grandes crises financières qu'on a connues
dans le passé...
C'est
quand même un univers au fond qui est très résilient
(*) qui, finalement, sans qu'il y ait d'organes
apparents de régulation, est très bien régulé quand même...avec le
jeu conjugué des banques centrales et des gouvernements. On se dit que l'empirisme prévaut qu’au-delà de
postures idéologiques, l'économie mondiale est plutôt bien gérée.”
(*)
Résilient: Qui présente une certaine résistance
au choc.
Il faut quand même oser se présenter
comme l’expert numéro un de le Société française dans quasiment tous les
domaines, à commencer par l’économie, et s’esbaudir ainsi “au-delà de postures idéologiques, l'économie mondiale est plutôt
bien gérée et le système financier fait
preuve d’une incroyable plasticité et d’une grande résilience a ainsi se réguler avec un doigté tel qu'il évitera une crise qui
aurait pu être de l'ampleur des très grandes crises financières qu'on a connues
dans le passé...”
Si Arnaud Montebourg revoit ici l’émission, il doit se dire
que “le
prophète de la mondialisation heureuse” a une fois encore perdu une occasion de se
taire car il était là en grande forme, l’expert Minc... “Il y a là, plus que les prodromes de la crise du siècle, on est au-delà
des signes avant-courreur mais non, le système est résilient, il va avaler ça et
on va dévisser onctueusement et la croissance va repartir!!!!” nous dit cet analyste concernant les propos de
Minc qui pendant 20 ans a certifié
que “la déréglementation était le meilleur des systèmes” et fait ici la
démonstration à grand spectacle de sa colossale erreur.
“Il y a un certain
niveau de spéculation intellectuelle répétée avec toujours le même type
d'erreur et des erreurs énormes qui devraient être sanctionnées, non pas sur
le plan financier mais tout simplement parce qu'à un moment donné, un système démocratique devrait interdire à
ces gens-là de conserver leur position à leur statut de “grand expert, de grand
prêtre, de ceux qui disent le vrai” on en est très loin” dit cet autre commentateur et il a mille fois raison.
OUI, un système
démocratique devrait interdire à ces gens-là de conserver leur position à leur
statut de “grand expert, de grand prêtre, de ceux qui disent le vrai” c’est évident et les empêcher de continuer à se présenter en tant qu'expert de quoi que ce soit.
Six mois plus tard, le 7 juin 2008 (3 mois avant le crack de
septembre 2008) Alain Minc remettra ça; il fera preuve du même optimisme et écartera
à nouveau la crise.
Alors pour aller dans
le sens du ministre, hier à l’émission et sans avoir besoin de revenir sur le
sort des entreprises par lesquelles est passé Minc, le blog CGC Média dans un article
du 21 septembre 2012 intitulé « C’est
l’histoire d’un Minc…vous la connaissez ? Qui "vend" Patino à la Gauche comme il avait "vendu" Bompard à la
Droite ! » qui s’étonnait – c’est le moins
qu’on puisse dire – que cet « expert »
autoproclamé puisse toujours aller distiller des conseils tous azimuts particulièrement
au niveau de france Télévisions et trouver encore oreille attentive en matière d’Audiovisuel
Public, notamment auprès du conseiller à Élysée, en la matière, David Kessler
!!
Combien
de fois faudra-t-il rappeler ce que déclarait Alain Minc interrogé par
« LeMonde.fr » à la mi-mai 2012 après l’élection de François Hollande
et juste avant les législatives qui tapait sur la Gauche : "le
faible écart avec François Hollande montre que la France n'est pas de gauche et
que celle-ci ne peut gagner que par effraction" ?
Cela
suffit de subir les élucubrations ampoulées mais erronées à l’évidence de ce
Monsieur qui, il y peu encore avait soufflé ses choix à l’oreille du Chef de
l’Etat et/ou de son entourage pour supprimer la pub sur les antennes de France
Télé, nommer directement par le Chef de l’État les pédégés de l’Audiovisuel public pour, le cas
échéant, pousser un de ces « mousquetaires Sarko »...
Il convient ici et une fois encore de citer, Renaud Revel, qui
publiait dans l’Express le 20/03/2009 un dossier intitulé: « Minc
coache la génération Sarkozy » dont voici l’extrait qui fait
aujourd’hui l’actualité de France Télévisions :
« Ils sont quatre à figurer en bonne place dans le carnet
d'adresses de Nicolas Sarkozy, Ils incarnent la jeune génération. En
réserve de la République,
ce sont les chevau-légers de l'essayiste et conseiller du chef de l'Etat Alain
Minc - "Mes bébés", dit-il
- dont il suit les carrières à la loupe, avec l'attention d'un entraîneur de
pur-sang convaincu d'avoir eu la main heureuse en les intégrant dans son
bercail. Le plus jeune a 37 ans; le plus vieux, 46. A eux quatre, Alexandre Bompard, Stéphane Courbit, Bruno
Patino et Jacques Veyrat ils forment une phalange de dirigeants
pressentis pour occuper un jour prochain les plus hauts postes. C'est, en tout
cas, le vœu et le pronostic de leur mentor Alain Minc qui l'affirme:
"Comme il y a eu dans le domaine des affaires et du monde de l'entreprise
une génération Mitterrand, il y aura une génération Sarkozy."
Et
qui Pflimlin s’apprête-t-il à nommer à l’ancien poste de Duhamel sous Carolis, à
savoir le responsable des programmes du groupe, le « bébé Sarko de Minc »
Bruno Patino !
Patino dont Libé écrit ce
jour : « Étrange mue qu’est
en passe d’opérer Bruno Patino, l’homme du numérique de France Télévisions : il
se transforme en Patrice Duhamel. Car le président Rémy Pflimlin devrait
annoncer lundi un profond remaniement de l’organigramme de la télé publique qui
verra Patino devenir numéro 2 de France Télé en
charge des programmes (et ce malgré son inexpérience en la matière). Exactement comme l’était
Duhamel pour Patrick de Carolis quand celui-ci présidait le groupe public.
Différence : Patino ne sera pas le seul numéro 2. Thierry Thuillier, directeur
de l’info, sera lui aussi bombardé à ce grade envié en charge de l’ensemble de
l’information (aujourd’hui, il n’est pas chef des rédactions régionales de
France 3), également rejoint sur ce strapontin par
Martin Ajdari pour les finances… »