mardi 16 juillet 2013
lundi 15 juillet 2013
Sandrine Roustan dégagée en conférence des programmes par Patino : « C’est la vie » !!!!
Voila
alors ce qu’écrivait le blog CGC « Hier,
Boris Razon qui vise la place de directeur des programmes de France 4
(encore occupé pour l’heure par une femme et qui, si elle devait être
remplacée, serait la deuxième après Emmanuelle Guilbart à dégager), a annoncé
le lancement de « Culture Box… ».
C’est quasiment chose faite et le moins
que l’on puisse dire c’est que ça ne s’est pas fait dans la dentelle. Exit
Sandrine Roustan !
Boris Razon qui garde « Les nouvelles écritures » sera
en « binôme » avec Tiphaine de Raguenel,
anciennement aux « études » du pôle jeunesse de Lagardère Active que justement E. Guilbart
avait faite venir.
Deux
responsables aux programmes pour France 4 qui compte une vingtaine de salariés,
voila ce qui s’appelle « faire des économies » à France Télévisions qui se réfugie derrière le
souhait de la Tutelle
de voir le groupe transformer la chaîne en chaîne Jeunesse !!!
C’est dans le
cadre d’une conférence
de presse de présentation de la grille de rentrée de France 4,
jeudi dernier, que Patino avait organisée, que Sandrine Roustan, à ce moment là
toujours directrice de l’antenne et des programmes de la chaîne, a compris publiquement qu’elle était "sortie".
Adrien
Rohard (NRJ12 Jean-Marc
Morandini):" Vous parlez d’un
changement éditorial etc. il y a des… bruits qui circulent aussi dans les
couloirs des rédactions dans lesquelles on travaille tous. Est-ce que ça veut
aussi dire qu’il y aura un changement à la tête de la direction des programmes
par exemple ?"
Bruno
Patino (directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux
développements numériques de France Télévisions) :
"Encore une fois moi je ne réponds à aucune question par rapport à ce qui
va se passer. France 4, là, Sandrine est la patronne de l’antenne et des
programmes de France 4, elle l’est. Tout
ce qui se passera après, je veux dire c’est la vie… la vie qui arrive.
Sandrine est la patronne de l’antenne et des programmes. Quand on vous
présentera la nouvelle formule en octobre et encore une fois je répondrai à vos
questions. (Pause) Et… voilà,
donc Sandrine à toi !"
Sandrine
Roustan : "Hum… bon... Sandrine Roustan, directrice des
programmes et de l’antenne de France 4…"
(Rires dans
l’assemblée)
Bruno
Patino :" …en plein
exercice !"
La courtoisie se perd de nos jours... peut-être est-ce là, une adaptation libre signée France Télé sur l'obligation de "parité" dans le Service Public !?
Franz-Olivier Giesbert c’est l’angoisse...pas sûr que l’intéressé ait beaucoup apprécié les propos de France Télé à son sujet !
Dans une
interview que le
directeur des programmes de France 3 donne au journal « Le Monde », le
5 juillet dernier, Langlois revient sur l’arrêt de sa collaboration
avec Franz-Olivier Giesbert.
« Le
magazine de Franz-Olivier Giesbert, trop économiste, pas assez équilibré
entre les images et le plateau [dixit Langlois à contrario
de ce qu’il déclare privilégier maintenant au quotidien] était trop anxiogène, par le
choix du titre des sujets, par la manière dont ils étaient traités et par le
décor. Le bilan mitigé du "Monde d'après" dont le coût, de
surcroît, était élevé, nous a amenés à nous poser des questions… »
Voila F.O.G. « habillé pour l’hiver » !
Pas sûr que le patron
depuis 2005 de l'hebdomadaire "Le Point" qui devrait, en 2014 passer la main (selon
« Les Échos ») ait beaucoup apprécié ces propos dans la bouche
de Langlois qu'il prononce ès qualité donc au nom de Pflimlin, de Patino et
de France Télévisions !
C’est le terme « anxiogène »
qui a le plus de mal à passer pour FOG…le concept du magazine était
pourtant connu de Langlois !
A part imaginer naïvement que "Le Monde d'après" serait celui des "Bisounours" – moins anxiogène,
il est vrai – le magazine décrit ainsi sur le site France 3 « ce magazine d'un
nouveau genre, enquête permanente sur un monde en devenir, se propose de donner
les clés d'un monde en pleine mutation », n’était pas là pour donner une vision idyllique de la société mais bien
la réalité, souvent dérangeante mais réaliste, d’un monde en devenir !
Aller raconter que l’émission était trop anxiogène et
trop chère (l’angoisse du coût sûrement), il faut oser…c’est vrai qu’on est loin de « Grand Tour de Carolis » !!!!!
FOG est peut-être
sur le départ du « Point » après celui de France Télé mais il y a
fort à penser qu’il n’en reste pas là
en se laissant traiter de la sorte !
En ne lâchant pas
complètement les manettes (il continuera par exemple de publier des éditos ou
de participer à des réunions de rédaction), il gardera donc toujours ses contacts et son influence qui lui
permettront certainement de réagir, après coup, à ces quelques mots qui doivent
encore résonner à ses oreilles.
Décidément
Langlois qui avait déjà publié un communiqué sous forme d’un mail adressé, entre autres, à l’ensemble des organisations
syndicales de France Télévisions, dénigrant notamment Pierre Sled (Communiqué qu’avait révélé dans un article publié le 13
décembre 2012, le blog CGC Média) - allégations démenties dans un
autre mail en forme de droit de réponse par le premier visé – a le sens
de la formule !
Il
ose tout Langlois. Il est même allé jusqu’à reprendre à son compte "Midi
en France" l’émission lancée et signée par Pierre Sled son
prédécesseur à la direction des
programmes de France 3, en revendiquant dans une interview exclusive à « puremedias.com » début juillet,
« la perception du magazine auprès des professionnels, des
téléspectateurs et des municipalités…. ».
Quelqu’un pourrait-il dire
à Langlois que les paroles du tube de l’été de « Début de soirée » : « Et
tu tapes, tapes, tapes,… », ne sont plus à la mode !
samedi 13 juillet 2013
Combien de temps les contribuables vont-ils encore devoir payer la gestion calamiteuse de Pflimlin ?
Hier, c’était
le jour du Conseil d’Administration à France Télévisions. Malgré une
nouvelle dégradation des comptes, Pflimlin a continué d’affirmer qu’il était
content des avancées de l’État dans « L’avant-projet d’avenant au COM présenté au Conseil
d’administration »… Des propos visiblement différents de ceux qu’il a tenus la veille
face aux élus du CCE…
Attention, il ne s’agit pas de l’avenant au COM lui-même, ni de
l’avenant COM mais de « L’avant-projet ».
Autrement dit ce n’est pas le film, ni même la
bande annonce…non, tout juste le « story-board ».
Quel pitoyable spectacle.
Rappelons que la signature de « l’avenant au COM » avait
été initialement prévue pour décembre 2012 !
Quelques jours avant
l’arrivée d’août, Pflimlin continue « ravi » de déballer son auto
satisfécit en n’oubliant pas de toujours cartonner au passage l’État actionnaire « en dépit d’un contexte économique plus contraint, difficile et incertain, [ça c’est pour l’Etat] le maintien d’objectifs
ambitieux [ça
c’est pour lui] permettra de
doter France Télévisions et ses salariés d’une feuille de route stratégique [ça c’est encore pour lui] partagée avec son actionnaire… »
Comme d’habitude même s’il se réjouit que les 2 euros de redevance supplémentaires sur les 6 euros
d’augmentation totale soient maintenus au titre de la prochaine année fiscale [ouf, les
voilà rassurés les contribuables…ils
vont pouvoir continuer à payer la descente vers les bas-fonds que Pflimlin
réserve au Groupe]
Et comme à chaque fois qu’il se réjouit et « se veut serein » en se félicitant encore
et toujours d’une « étape décisive » - un peu comme les coureurs du
Tour de France sur lequel il est déjà allé se balader à plusieurs reprises - il y met derrière
un « mais » !
Pflimlin a
tacle à nouveau l’Etat « Pour autant «l'aléa» d'une
cinquantaine de millions d'euros, soulevé par l'état-major du groupe durant les
négociations, n'est pas levé ». Pflimlin refait ensuite, le coup de « la
feuille de route » et de « l’effort d’économies sans précédent
que l’entreprise a commencé à mettre en œuvre qui permettront
d’accompagner sa stratégie… ». Quelle langue de bois !
Personne ne peut imaginer une seule seconde que cela prenne
encore !!!! Et pour se sentir moins seul, Pflimilin « a souligné les assurances qu’il a reçues du
Gouvernement » et mouillé les administrateurs qui avec validation par le CA « Le conseil d'administration qui s'est tenu
hier a validé le texte à l'exception de trois voix contre [«c’est un risque qui reste lié à la vie normale d'une
entreprise» selon lui !] lui ont donné quitus !
Sur combien de votants d’ailleurs ?...et Patrick
Bloche est-il resté pour le vote ?
Sur la « La dette » qui continue de grossir, grossir, grossir
à France Télévisions, Pflimlin a été moins disert. « L’entreprise enregistre
cependant, à ce stade de l’année, une dégradation sensible de ses ressources
prévisionnelles par rapport au budget 2013, liée pour une part au gel, pour 31
M€, de la subvention de compensation de l’arrêt de la publicité, et pour le reste à une dégradation de ses
perspectives de recettes publicitaires de l’ordre de 8 M€ sur le premier
semestre. »
A part ça, tout va bien...tout juste « l'état-major
de France Télévisions a-t-il demandé à l'État une clause de revoyure dès début
2014 pour éventuellement corriger la trajectoire si la donne publicitaire
venait encore à se dégrader. » Encore quelques mois de
gagnés !
Si France Télévisions réalise 320M€ cette
année ce sera un miracle !
Le mot de la fin, il convient de la laisser à Christophe Beaux Pdg de « La
Monnaie de Paris » et administrateur de France Télé, face à « l'intenable
équation financière qui ne tiendra pas sans le recours à l'endettement assez
conséquent puisqu'évalué à 250 millions d'euros contre une centaine de
millions aujourd'hui »:
«En somme, cela revient à ce que l'État
finance France Télévisions par la dette».
Combien de
temps les contribuables vont-ils encore
devoir payer la gestion calamiteuse de Pflimlin ? Qui va siffler l’arrêt
de cette casse organisée de l’entreprise et de sa chute inexorable, l’Élysée
ou bien le CSA !?
jeudi 11 juillet 2013
Le secret de la tentative de suicide d’un des directeurs de France Télévisions levé par le Nouvel Observateur…Le malaise atteint un paroxysme.
Le secret de la tentative de suicide d’un des directeurs de France Télévisions levé par le Nouvel Observateur…Le malaise atteint un paroxysme.
C’est dans le numéro 2940 du « Nouvel
Observateur » de ce 11 juillet 2013 que le « secret » est éventé ! Qu’écrit le magazine
dans son article «Le secret qui tétanise France télévisions » :
« À France télévisions, médecin du travail et psychologues sont débordés :
réorganisation liée à l'entreprise unique, bouleversement des organigrammes et maintenant
plan d'économies, le balai des salariés en souffrance est sous antidépresseur
est incessant. La direction a une hantise : se retrouver dans une situation
comparable à celle qu’a connue Orange. C'est sans doute pourquoi elle garde
comme un secret d'État une nouvelle qui date d'environ un mois : l’un des hauts
cadres du groupe, membre du comité exécutif recruté par Pflimlin puis
marginalisé lors de la grande réorganisation de janvier, a tenté de mettre fin
à ses jours. Ce dirigeant, qui avait fait l'objet d'une alerte de la part de la
médecine du travail, a passé quatre jours dans le coma à l'hôpital avant de se
trouver hors de danger. »
« L’un des hauts
cadres du groupe, membre du comité exécutif recruté par Pflimlin puis
marginalisé lors de la grande réorganisation de janvier » indique le
magazine qui aurait pu également préciser qu’il était à la direction de RFO, il
y a peu encore…avant d’en être évincé par Pflimlin !
Et tous les autres, ces CDD à qui France Télé rompt le contrat d’un seul coup, ces admisnitratif(ve)s bringuebalés entre ordre et contre-ordres ou que l’on dépossède très souvent sournoisement de leur « travail », ces cadres mis sous pression et poussés à bout pour « plus de résultat »…et la liste serait longue ; qui s’en soucie ????? Ils sont des centaines à vivre ce calvaire au quotidien.
Le blog CGC Média, heureux d’apprendre que les
jours de l’intéressé ne sont plus en danger, dénonce ce climat de
souffrance sur fond de casse sociale orchestrée par Pflimlin et sa garde
rapprochée.
Ce n’est pas la première tentative de suicide à France Télé et encore
moins le premier suicide.
Dans un article du 29 septembre 2010 « Deux
suicides et au moins 2 tentatives à France Télévisions, face au traumatisme
vécu par les salariés, le SNPCA-CGC va appeler au droit de retrait » le blog CGC Média, avait déjà tiré
la sonnette d’alarme !
Qu’a
fait Pflimlin depuis ????
Qui
se souvient encore de l’article du Figaro signé Paule Gonzales en date du 12 novembre
2010 « Malaise social chez France Télévisions » (* en fin de
post) qui débute ainsi « Une
commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction
et des organisations professionnelles mettent en avant les risques
psycho-sociaux dans l'entreprise.
La pression monte à France Télévisions. Et la
nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout,
l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique
atteinte d'un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers
mois, l'entreprise a connu un cas de suicide d'un médecin du travail chez France 3 Alsace1, la mort d'un salarié de
RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de
personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.
La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise…. »
Il faut peut-être
le demander à Papet le DGA/DRH de France Télé dont le Figaro annonçait « Un
mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines,
a commandé un rapport au cabinet « Entreprise & Personnel » aux
conclusions sans appel. » !!!!
Ce que ne disait pas le Figaro alors, c’est que ce rapport dont visiblement personne n’a vu la couleur (à part peut-être le quotidien), Papet le commandait en contractant avec la société « Entreprises & Personnel » dans laquelle il siégeait au Conseil d’Administration ».
Tout cela sans que personne n’y voit le moindre conflit d’intérêt ?!?!
La Justice et notamment le juge Arnaud Van Ruymbeke instruisant la plainte déposée par la CGC sur le recours à ces boites ou ces cabinets conseils par France Télévisions, est entre autres volets, chargé de ce dossier.
(*)
mercredi 10 juillet 2013
Pas sûr que la révélation des diners de Pflimlin avec quelques parlementaires (UMP surout) ait beaucoup amusé François Hollande!
Le 4 juillet dernier, le blog CGC Média reprenait l'info donnée dans l’article
de Renaud Revel publié ce même jour dans l’express.fr au sujet du « dernier diner politique de Pflimlin ».
Chacun a pu découvrir que les convives de Pflimlin lui apportant leur soutien, étaient des députés UMP.
Le Canard enchaîné de ce 10 juillet 2013, ajoute que "Pflimlin est allé également à la rencontre de députés et sénateurs de gauche"...l'histoire ne dit pas si David Assouline en était!
En revanche, ce que nous apprend "Le Canard" c'est que "ça flingue du côté PS" et de citer justement les propos de David Assouline concernant "le poids" de son collègue député Patrick Bloche à l’initiative de l'amendement (déjà signé par une vingtaine de parlementaires) destiné à ce que la loi instaurant le retour des présidents de l’Audiovisuel public nommés par le CSA s'applique dès sa promulgation.
Le moins que l'on puisse dire à la lecture de l'article, c'est que le premier ne porte visiblement pas le second dans son cœur !
Et pendant ce temps là, au moment où dinaient Pflimlin et ses invités choisis, le Chef de l’État découvrait l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506)!
Imaginez un peu dans quel état a dû être François Hollande que "Le Canard" décrit comme "agacé sur la question du maintien ou non de Pflimlin" et "s'énervant (même) devant un visiteur" à ce sujet, après avoir appris la composition d'une des dernières petites bouffes de Pflimlin après celle de mai 2012 avec Jean-Luc Hees.
Pas sûr que ces révélations aient amusé beaucoup le Président de la République ! ...la digestion risque d'être difficile pour certains.
Chacun a pu découvrir que les convives de Pflimlin lui apportant leur soutien, étaient des députés UMP.
Le Canard enchaîné de ce 10 juillet 2013, ajoute que "Pflimlin est allé également à la rencontre de députés et sénateurs de gauche"...l'histoire ne dit pas si David Assouline en était!
En revanche, ce que nous apprend "Le Canard" c'est que "ça flingue du côté PS" et de citer justement les propos de David Assouline concernant "le poids" de son collègue député Patrick Bloche à l’initiative de l'amendement (déjà signé par une vingtaine de parlementaires) destiné à ce que la loi instaurant le retour des présidents de l’Audiovisuel public nommés par le CSA s'applique dès sa promulgation.
Le moins que l'on puisse dire à la lecture de l'article, c'est que le premier ne porte visiblement pas le second dans son cœur !
Et pendant ce temps là, au moment où dinaient Pflimlin et ses invités choisis, le Chef de l’État découvrait l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506)!
Imaginez un peu dans quel état a dû être François Hollande que "Le Canard" décrit comme "agacé sur la question du maintien ou non de Pflimlin" et "s'énervant (même) devant un visiteur" à ce sujet, après avoir appris la composition d'une des dernières petites bouffes de Pflimlin après celle de mai 2012 avec Jean-Luc Hees.
Pas sûr que ces révélations aient amusé beaucoup le Président de la République ! ...la digestion risque d'être difficile pour certains.
mardi 9 juillet 2013
Le CCE de France Télé (sauf la cgt qui s'abstient) alerte les membres du Conseil d'Administration sur les comptes 2012.
Le Comité Central d'Entreprise de France télévisions a voté, ce jour, une résolution particulièrement claire à l'adresse des administrateurs qui se réuniront le 11 juillet prochain "afin d'alerter le Conseil d’administration de France Télévisions sur la carence déplorable [d'expertise comptable]" (voir la résolution en fin de post)
S'agissant du droit d'alerte et de la mission d'expertise des comptes 2012 dont le cabinet "Raisonnances" est, entre autres chargée, les élus ont dénoncé " les difficultés
rencontrées dans le cadre de cette mission légale pour obtenir les informations
fondamentales et nécessaires à l'établissement d'un rapport détaillé permettant
aux élus de formuler un avis motivé sur les comptes 2012 de l’entreprise".
La résolution a donc été adoptée à la majorité des élus: 15 sur 29...les 14 élus cgt pour aller dans le sens de Pflimlin comme de coutume, ont choisi de s'abstenir...
et le point reporté.
Le Comité Central d’Entreprise avec ce texte à destination des administrateurs, a donc tenu à mettre chacun devant ses responsabilités.
"LA RESPONSABILITÉ PÉNALE DES ADMINISTRATEURS"
Tout d’abord, il convient de rappeler que les membres du
Conseil d’Administration d’une SA, autrement appelés « administrateurs »,
à commencer par le premier d’entre eux leur président (généralement, le pédégé),
sont coresponsables et pourront être en
cas de « manquements » condamnés in solidum.
Sur la présentation des comptes…
1.
La présentation ou publication de comptes annuels ne donnant pas une
image fidèle
L 123-14 : les comptes annuels doivent être
sincères, réguliers et donner une image fidèle du patrimoine et de la situation
financière et du résultat de l’entreprise.
But :
-
prise de décisions éclairées par les
dirigeants sociaux ;
-
donne aux actionnaires les moyens
d’évaluer l’action de ceux ci ;
-
informe les tiers de la solvabilité
de la société ;
-
les investisseurs peuvent mesurer la
capacité de la société à générer des profits.
Les conditions
d’incrimination
1.
publication ou présentation de
comptes annuels
® comptes annuels : L 123-12 :
bilan, compte de résultat, annexe ;
® publication : tout procédé de communication collective pour
faire connaître les comptes aux tiers ;
® présentation : soumission des comptes à l’AG des associés pour
leur approbation.
2.
ne donnant pas une image fidèle
® comptes insincères : défaut de constitution de provisions, surévaluation des stocks,…
® comptes irréguliers : non-respect de la règle de la
spécialisation des exercices, violation de la règle de l’interdiction des
compensations entre comptes.
3.
sciemment, en vue de dissimuler la véritable situation de la société
Infraction doublement intentionnelle :
–
le procureur prouvera la mauvaise
foi des dirigeants (s’ils avaient conscience des irrégularités ou insincérités
commises) ;
–
le procureur démontrera que les
prévenus ont cherché à dissimuler la véritable situation de la société.
A.
Les sanctions
Emprisonnement de 5ans et/ou amende de 37500 euros.
Prescription : 3ans à partir du jour de la publication ou de la
présentation des comptes annuels et non à compter du moment où une victime
diligente aurait eu la possibilité de découvrir l’infraction.
Ceci étant dit, voici
la résolution à l’adresse des administrateurs qu’on votée les élus du
CCE ce 9 juillet 2013 après avoir été pleinement informés de la situation par la
responsable du cabinet « Raisonnances » chargée
du droit d’alerte qui a été particulièrement claire.
Résolution
Le Comité Central d'Entreprise
de France télévisions a mandaté le cabinet Raisonnances pour expertiser les
comptes de l'année 2012 de France télévisions ainsi que le projet de budget
2013. L’expert a alerté l'ensemble des membres du CCE sur les difficultés
rencontrées dans le cadre de sa mission légale pour obtenir les informations
fondamentales et nécessaires à l'établissement d'un rapport détaillé permettant
aux élus de formuler un avis motivé sur les comptes 2012 de l’entreprise.
En dépit de multiples
relances, le cabinet Raisonnances ne dispose toujours pas à ce jour des
éléments essentiels à l’accomplissement de sa mission. Par conséquent, les élus
du CCE sont dans l’obligation de reporter ce point.
Le Comité central d’entreprise
tient à alerter le Conseil d’administration de France Télévisions sur cette
carence déplorable.
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