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dimanche 8 juin 2014

Pflimlin peut continuer ses gesticulations, il est trop tard.

A la veille du weekend de Pentecôte, Pflimlin adressait aux salariés de France Télévisions qui ne lisent même plus, un énième communiqué.

Il faisait suite au départ de Carolis de l'antenne après sa mise en examen par le juge Van Ruymbeke dans le cadre de la plainte qu'il instruit déposé par le SNPCA-CGC pour notamment, des nombreux contrats passés avec Bygmalion sous sa présidence en 2008 et 2009 [nonobstant les contrats passés depuis novembre 2010 et jusqu'en 2013 sous la présidence Pflimlin]  Allumer des contre-feu ne sert plus à rien. 

Lisez l'enquête de Télérama signée Emmanuelle Anizon de ce 6 juin 2014, intitulé "Affaire Bygmalion : les liaisons douteuses de Patrick de Carolis''
 
Suspecté de “favoritisme” envers Bygmalion, Patrick de Carolis, l’ex-président de France Télévision s’éloigne de l’antenne. Temporairement ?

                   
« Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activité à l’antenne de France 3, le temps de défendre mon honneur. »
Jeudi 5 juin, Patrick de Carolis — poussé par la direction de France Télévisions — a tiré les conséquences de ce qui est devenu « l’autre » affaire Bygmalion. Car il y a l’affaire politique — celle des fausses factures de l’UMP et du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, et une seconde, médiatique. L’ex-président de France Télévisions a été mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour « favoritisme » envers Bygmalion, dirigée par son ancien collaborateur direct, Bastien Millot. Le départ de l’antenne du populaire présentateur de Des racines et des ailes n’est que le point d’orgue d’un dossier qui soulève nombre de questions.

Quelle est l’influence des politiques sur France Télévisions ?

Quand, en 2005, sous la présidence Chirac, le producteur de Des racines et des ailes est nommé à la tête de France Télévisons, le fait qu’il ait coécrit un livre avec Bernadette Chirac ne peut pas lui nuire. Mais il cherche aussi à s’attirer les bonnes grâces du ministre du Budget, grand argentier de l’audiovisuel public, Jean-François Copé. Autour de lui, à la holding, le nouveau président de France Télévisions se constitue une garde rapprochée de « Copé boys », issus de son cabinet : Bastien Millot, à 33 ans, devient directeur de la stratégie et du développement, et Damien Cuier, directeur financier. En 2007, Nicolas Sarkozy est élu. Aussitôt débarque Camille Pascal, ex-directeur de cabinet de Dominique Baudis au CSA. Promu secrétaire général de France Télévisions, il deviendra, quand il en partira, la plume… de Nicolas Sarkozy. Et comme on reste en famille, c’est une parente de Bastien Millot qui s’occupe de la communication personnelle de Patrick de Carolis. Encore aujourd’hui, c’est elle qui envoie ses communiqués aux journalistes.
Il n’est pas rare, le mot est faible, que d’opportuns ponts s’établissent ainsi entre l’audiovisuel public et le pouvoir politique. Il y a quelques jours, Martin Ajdari, le monsieur Finances de Rémy Pflimlin, est devenu directeur de cabinet de la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti. Sans que cela fasse sursauter quiconque. Il a retrouvé au ministère Kim Pham, lui aussi ex-directeur général adjoint de France Télévisions. Avec son cabinet « pur politique », Patrick de Carolis a néanmoins poussé le bouchon plus loin que d’autres. A partir de 2007, après la démission du directeur général, Thierry Bert, haut fonctionnaire et ex-chef de l’Inspection général des finances, les politiques ont pris le pouvoir sur l’administration de la télévision publique. Et les verrous ont sauté.

Où sont passés les garde-fous ?

En 2008, quand Bastien Millot quitte France Télévisions (d’abord un simple détachement) pour diriger sa nouvelle société Bygmalion, il négocie auparavant des contrats pour surveiller l’e-réputation de France Télévisions, répondre au courrier des téléspectateurs, puis, plus tard, s’occuper « des éléments de langage » et effectuer de la veille stratégique. Bygmalion percevra ainsi 1,2 million d’euros, entre 2008 et 2013. Il n’est pas le seul collaborateur à conserver des contrats avec son ex-employeur. Dans la plainte initiale déposée en 2011 par le syndicat CGC de France Télévisions — qui, le premier, a soulevé le lièvre Bygmalion —, il est cité plusieurs autres cas problématiques. Travailler pour son ex-employeur n’est pas illégal en soi. Encore faut-il respecter les procédures et écarter les risques de conflit d’intérêt.
Or, précisément, les procédures sont au cœur d’une bataille très juridique. Les personnalités mises en examen avancent pour leur défense que France Télévisions n’est pas soumise à l’ordonnance européenne du 6 juin 2005 obligeant les entreprises publiques à mettre en concurrence leurs prestataires. Pourtant, dans une lettre envoyée dès 2005 à Patrick de Carolis, les ministres de la Culture et de l’Economie engageaient déjà le groupe à s’y conformer « comme Radio France » . Des procédures ont certes été progressivement mises en place. Mais avec une marge d’interprétation. Plus les sommes sont petites, plus la liberté d’application se fait grande. Que ce soit avec Bygmalion ou avec d’autres.
Par exemple, en 2009, les cabinets de conseil Bain et Ineum, chargés de réfléchir moyennant environ 14 millions au remaniement de l’organigramme, n’ont pas été soumis à un quelconque contrôle de l’Etat, alors que c’est obligatoire au-delà de 2 millions. Comment cela a t-il été possible ? L’enveloppe globale a été découpée, de façon à ne pas atteindre la somme fatidique. Découpée, comme l’avaient été les contrats avec Bygmalion.

Pourquoi l’équipe de direction actuelle a-t-elle gardé le silence ?

Il a été assourdissant. Quand Rémy Pflimlin succède à Patrick de Carolis en 2010, il fait annuler deux contrats Bygmalion, mais en maintient deux autres : l’e-réputation de France Télévisions finalement rompu en 2012 et le courrier des lecteurs, en 2013. Pas de trace d’une mise en concurrence dans le dossier du juge. Dans sa déposition (que Télérama a consultée comme toutes les autres), le directeur financier Martin Ajdari explique qu’il a fallu du temps pour faire le ménage, en raison de « l’assez grande désorganisation qui a suivi la mise en place d’une entreprise unique ». Depuis, les deux contrats ont été attribués à deux sociétés différentes. Economie : 35 % dans un cas et 45 % dans l’autre…
De son côté, Patrick de Carolis n’a pas souffert longtemps de son départ de la présidence de France Télévisions. Il a très vite récupéré environ un tiers de la production de Des racines et des ailes, avant d’en reprendre lui-même la présentation lors de la dernière saison. Une remise en selle flamboyante. Plus étonnant, Patrick de Carolis Consulting a aussi signé, et sans mise en concurrence apparente là-encore, des missions de conseil pour France Télévisions… y compris une sur Des racines et des ailes pour un montant d’environ 160 000 euros. Un producteur payé pour se conseiller ? On applaudit.

Et la suite ?

Dans son audition, Patrick de Carolis affirme avec force ne pas avoir été « l’ordonnateur » de ces contrats avec Bygmalion, renvoyant la balle à son ancien secrétaire général Camille Pascal, également mis en examen. Lequel explique n’avoir fait qu’exécuter la demande de son patron et du directeur financier. Il faut dire que les risques sont importants, car le juge Van Ruymbeke est une pointure… L’affaire Bygmalion et ses fausses factures à l’UMP est énorme. Et n’a pas fini de faire des victimes car de nombreux points restent à éclaircir. Selon Le Point, Bygmalion aurait versé de l’argent à Patrick de Carolis, après son départ de la présidence de France Télévisions : 119.000 euros, pour deux missions… Cela ressemble fort à du renvoi d’ascenseur. Les mises en examen se multiplient. Jean-François Copé a quitté la tête de l’UMP, Bastien Millot a perdu ses chroniques médias (chez Morandini, sur Europe 1) et lâché Bygmalion en 2013 pour devenir… avocat. Patrick de Carolis renonce aujourd’hui à son émission chérie… et sans doute à bien plus. Rémy Pflimlin perd tout espoir — s’il en avait encore — d’être candidat à sa sucession en 2015. L’affaire Bygmalion est aussi l’affaire France Télévisions

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samedi 7 juin 2014

Pflimlin essuie une première salve après son ridicule communiqué sur le départ de Carolis de l'antenne.

Le blog CGC Média publie le communiqué du SNJ publié le 6 juin 2014, en réponse au ridicule  et surtout parfaitement vain communiqué de Pflimlin qui fait suite au départ de Carolis de l'antenne après sa mise en examen dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion.

Le SNJ n'y va pas par quatre chemins ! SANS COMMENTAIRE...nous vous faisons découvrir ce texte:


De Carolis et Bygmalion
LE VICE ET LA VERTU

"Exit de Carolis. Et voilà que le président Pflimlin sort, enfin, du bois. Dans un communiqué, le PDG souhaite informer les salariés de l'affaire Bygmalion. Bonne idée. Les journaux de France Télévisions étant étonnamment silencieux sur le dossier.

Le SNJ est partie civile dans cette affaire. Il suivra avec vigilance l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke.  
Mais d'ores et déjà, nous sommes très inquiets des révélations de nos confrères, de la presse écrite et de la radio, sur ce volet sulfureux de l'affaire Bygmalion. Quatre membres de l'ancienne présidence sont concernés, et l’affaire touche également l'équipe actuelle.

Le président Pflimlin a communiqué aux salariés sa vision d'un dossier que la justice instruit. Une vision teintée d'anti-syndicalisme primaire.  C'est son choix. Mais le SNJ ne lui reconnait pas le droit de nous interdire d’exprimer notre point de vue. Ni de constater les conséquences catastrophiques pour la réputation de notre entreprise.
Si la suite de l'affaire venait à mettre en cause nos actuels dirigeants, le SNJ saurait se faire entendre. Comme d’habitude. Sans dénoncer, sans se tromper de combat. Parce que le service public doit retrouver une exemplarité, mise en examen depuis peu par un juge d'instruction.
 
Paris, le 6 juin 2014"

jeudi 5 juin 2014

Carolis débarqué le jour même du Débarquement, il faut le faire !!!!

Annoncer qu'on est débarqué, le 6 juin, le jour même du Débarquement, il faut le faire !
 
Carolis dans un communiqué qui a tardé à venir, "Carolis mis en examen par Renaud Van Ruymbeke dans la plainte pour "favoritisme" déposée par le SNPCA-CGC, notamment pour des contrats passés avec la société Bygmalion'' indique qu'à la fin de l'année, il suspend son activité sur DRDA....Nous ne sommes qu'en juin!
 
Carolis a enfin dû lire l'article du blog CGC Média intitulé "Carolis devrait être suspendu d’antenne et Pflimlin/Ajdari démissionner" qui dès le 30 avril demandait que soient prise ces décisions.
 
Dans ce communiqué, Carolis dès la première phrase s'en prend de facto à Renaud Van Ruymbeke: "Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion..." ...le juge devrait apprécier; il  annonce ensuite qu'il décide de suspendre son activité de présentateur et de producteur sur France 3 "le temps de défendre son honneur ".
 
 
 
 
 

Voici le texte “Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activé à l’antenne de France 3 le temps de défendre mon honneur", explique le journaliste.
 
Et d'ajouter : "Je ne renouvelerai donc pas mon contrat de présentateur des Racines et des Ailes, émission que j’ai créée en 1997 et interromprai la production et la présentation du magazine le Grand Tour à la fin de l’année. Ce choix est motivé par le profond respect que je porte aux téléspectateurs et au service public".
 
"C’est d’ailleurs en accord avec France Télévisions que je prends cette décision et j’adresse aux téléspectateurs de ces deux magazines mes plus fidèles pensées", conclut Patrick de Carolis."

Libération dans un article intitulé "Affaire Bygmalion : Rémy Pflimlin éjecte Patrick de Carolis de France Télévisions" indique que ce n'est pas  "«en accord avec France Télévisions» que cette décision a été prise mais, selon les informations du quotidien,  du fait du président actuel, Rémy Pflimlin, qui a pris la décision de se passer des services de Carolis dans une volonté de tenter de déconnecter l’affaire Bygmalion de France Télévisions."
 
Pflimlin l'a même dit lors de son Comex mardi dernier "pas d'amalgame".

Que Pflimlin se rassure, il n'y pas d'amalgame! Les divers contrats signés sous la présidence Carolis avec Bygmalion  l'ont été sur 2 ans de 2008 à 2009.

L'ensemble de ces contrats a été suspendu fin 2009 par un courrier de Camille Pascal alors Secrétaire Général.

De nouveaux contrats ont été établis sous Pflimlin pendant 4 ans de 2010 à 2013, les premiers signés en novembre  2010 par Ajadari que Pflimlin venait de nommer comme dg chargé des finances à FTV.

Carolis s'en prend à Renaud Van Ruymbeke dans un communiqué où il dit ne pas renouveler "Des racines et des ailes"

Annoncer qu'on est débarqué, le 6 juin, le jour même du Débarquement, il faut le faire !
 
Carolis dans un communiqué qui a tardé à venir, "Carolis mis en examen par Renaud Van Ruymbeke dans la plainte pour "favoritisme" déposée par le SNPCA-CGC, notamment pour des contrats passés avec la société Bygmalion'' indique qu'à la fin de l'année, il suspend son activité sur DRDA....Nous ne sommes qu'en juin!
 
Carolis a enfin dû lire l'article du blog CGC Média intitulé "Carolis devrait être suspendu d’antenne et Pflimlin/Ajdari démissionner" qui dès le 30 avril demandait que soient prises ces décisions.
 
Dans ce communiqué, Carolis dès la première phrase s'en prend de facto à Renaud Van Ruymbeke: "Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion..." ...le juge devrait apprécier; il  annonce ensuite qu'il décide de suspendre son activité de présentateur et de producteur sur France 3 "le temps de défendre son honneur ".
 
 

Voici le texte “Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activé à l’antenne de France 3 le temps de défendre mon honneur", explique le journaliste.
 
Et d'ajouter : "Je ne renouvelerai donc pas mon contrat de présentateur des Racines et des Ailes, émission que j’ai créée en 1997 et interromprai la production et la présentation du magazine le Grand Tour à la fin de l’année. Ce choix est motivé par le profond respect que je porte aux téléspectateurs et au service public".
 
"C’est d’ailleurs en accord avec France Télévisions que je prends cette décision et j’adresse aux téléspectateurs de ces deux magazines mes plus fidèles pensées", conclut Patrick de Carolis."

Libération dans un article intitulé "Affaire Bygmalion : Rémy Pflimlin éjecte Patrick de Carolis de France Télévisions" indique que ce n'est pas  "«en accord avec France Télévisions» que cette décision a été prise mais, selon les informations du quotidien,  du fait du président actuel, Rémy Pflimlin, qui a pris la décision de se passer des services de Carolis dans une volonté de tenter de déconnecter l’affaire Bygmalion de France Télévisions."
 
Pflimlin l'a même dit lors de son Comex mardi dernier "pas d'amalgame".

Que Pflimlin se rassure, il n'y pas d'amalgame! Les divers contrats signés sous la présidence Carolis avec Bygmalion  l'ont été sur 2 ans de 2008 à 2009.

L'ensemble de ces contrats a été suspendu fin 2009 par un courrier de Camille Pascal alors Secrétaire Général.

De nouveaux contrats ont été établis sous Pflimlin pendant 4 ans de 2010 à 2013, les premiers signés en novembre  2010 par Ajadari que Pflimlin venait de nommer comme dg chargé des finances à FTV.
 

Carolis confirme chez le juge Renaud Van Ruymbeke les sommes qu’il a perçues de Bygamalion….et il est toujours à l’antenne !



Dire qu’en 2007 - pour ceux qui s’en souviennent- Alain Duhamel avait été évincé de l’antenne de France 2 pour son soutien à François Bayrou  pour avoir glissé au détour d'une phrase qu'il penchait en faveur de ce dernier lors d'un débat organisé par les jeunes de Sciences Po. "Des propos privés, dans la chaleur de la discussion" avait-il dit qui avaient pourtant conduit à sa mise à l'écart par France Télévisions.



Les propos, Carolis mis en examen par Renaud Van Ruymbeke dans  la cadre d’une instruction judiciaire, il les a tenus dans le cadre d’une confrontation organisée dans le bureau du juge mardi 27 mai 2014  avec Camille Pascal, ex-secrétaire général du groupe audiovisuel public, et Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion. 
 
Comme la Presse toute entière l’a déjà indiqué en reprenant les révélations de l’hebdomadaire "Le Point" qui précisait que Patrick de Carolis aurait touché, via sa société Patrick de Carolis Consulting et Participations, près de 120.000 euros de Bygmalion (47800 euros en 2011 et 71700 euros en 2012), l’ex pdg de France Télé a confirmé le montant des sommes versées en tentant de les détailler .



Et Carolis, lui, il est toujours à l'antenne avec deux émissions que France Télé paie bien plus cher que le coût de la grille et avec des contrats de prestations diverses qui font l'objet d'un autre volet de l'instruction dont a la chrege Renaud Van Ruymbeke et dont le blog CGC Média a estimé le montant à plusieurs reprises   
Hallucinant!!!!!!


Le Nouvel Obs d’aujourd’hui dans un article intitulé « Bygmalion : Patrick de Carolis dans l'œil du cyclone » qui indique avoir contacté l’avocat de Carolis, écrit que « ce dernier n’a pas été en mesure de détailler précisément la nature des prestations effectuées ».


Deux « interventions »  qui auraient justifié que l’ex président de France Télé dont Millot a été pendant près de trois ans le très proche collaborateur puis sous sa présidence le prestataire, inverse les roles et devienne l’ « intervenant » dans deux dossiers :

Le musée Bonnard du Cannet dont le Canard enchaîné avait été le premier à révéler l’existence.



Une télé locale picarde où Millot était conseiller régional


Le magasine d’ajouter «  Si on s’en réfère aux dates des paiements, le premier concerne le Musée Bonnard du Cannet, ville administrée par la très copéiste Michèle Tabarot. Bygmalion avait décroché les relations presse et la recherche de mécènes lors de l’ouverture du musée en juin 2011. Le tout pour 60.000 euros. Pourquoi alors en reverser plus de 47.800 à Patrick de Carolis ? Pour sa simple présence le jour de l’inauguration ? A noter que, parmi les mécènes ramenés par Bygmalion, on trouve France Télévisions Publicité, alors dirigé par Philippe Santini, déjà là du temps de Carolis et Millot. La régie publicitaire du groupe audiovisuel aurait versé près de 40.000 euros au Musée.


Quant à la chaîne locale évoquée par Patrick de Carolis, il s’agit deWeo Picardie. Un projet pour lequel Bygmalion, associé dans cette aventure télévisuelle au groupe "La Voix du Nord", avait décroché une fréquence en décembre 2012 après une audition devant le CSA. Seulement, selon Jean-Michel Lobry, le président-directeur général de NEP TV, le pôle télé de "La Voix du Nord", le rôle de Carolis se serait limité à jouer les entremetteurs entre son groupe et la société de Bastien Millot :"C’est lui qui nous a mis en contact avec Bastien Millot, fin 2011. Il nous a dit qu’il voulait nous présenter un Picard qui avait comme nous un projet de télévision locale."Et Jean-Michel Lobry d’ajouter : "La grille, c’est moi qui l’ait créée".


Faute d’avoir bouclé son plan de financement, la chaîne qui devait commencer à émettre en avril 2013 vient de perdre son autorisation. "Nous devions avoir 30 % du capital, tout comme Bygmalion TV. Les 40 % restants devaient être apportés par le conseil régional de Picardie (PS)". Mais l’image de Bygmalion les a finalement dissuadés d’investir. Le CSA va relancer un nouvel appel d’offres. Bygmalion et Bastien Millot s’étaient retirés du projet en septembre dernier. »

Espérons que le juge ne découvre pas d'autres contrats.

 

mercredi 4 juin 2014

On a quasiment touché le fond hier sur France 4...si la télé publique n'est pas encore dans le caniveau, elle n'en est pas loin!

Le trio Pflimlin/Patino/Razon ne s'y prendrait pas autrement pour couler la chaîne.
 
Avec un nouveau numéro de l'émission présentée par Baptiste Etchegaray: "Cam Clash", sensée dénoncer avec l'utilisation de caméras cachées des "situations injustes ou des discriminations", France 4 qui a fait un score microscopique, a vraiment touché le fond.
 
Ce dispositif  particulièrement critiquable puisque créant artificiellement des situations souvent à la limite de la caricature, trois situations au hazard:
"Il refuse de louer un appartement à une femme noire",
 "Un SDF fait un malaise dans la rue" et
 "Elle insulte une femme voilée".
 
Pour l'occasion, la production avait par exemple, fait appel à trois complices : "une fausse femme voilée, une femme noire et une dame insultant la femme voilée présente à ses côtés dans le métro" afin de voir comment allaient réagir les autres occupants de la rame ? Ils emble du reste qu'ils aient plutôt pas mal réagi prenant la défense de la femme voilée et essayent de raisonner la dame qui l'agressait.... "SO WHAT" ????

C'est sûrement ça la nouvelle télé de Patino, Razon et compagnie !!!!!

Lisez à ce sujet, l'article du site web "chaos contrôlé" intitulé "« Cam Clash » : France 4 tente de manipuler les foules (France tv fait de la propagande de haine, ne pas tomber dans le piège)
 
 
 
 
 
 
 

mardi 3 juin 2014

La cousine de Bastien Millot, Aurélie Ferton au service de Carolis et Cuier !

La cousine de Bastien Millot mis en examen pour recel de favoritisme par Renaud Van Ruymbeke, Aurélie Ferton qui a monté sa boite "Optimiz Communication" après avoir quitté France télé sous Carolis,  est toujours chargée de de l'image de ce dernier et de sa communication...comme elle est chargée de celle de la chaîne TNT "Numéro 23" que dirige Damien Cuier entendu lui comme témoin assisté par le juge en qualité de dg chargé des finances du temps de l'ex patron de FTV.

Que le monde est petit !!!!! 

C'est via son mail "Optimizcom.fr" qu'Aurélie Ferton adresse le communiqué de Carolis indiquant qu'il attaque le Point en diffamation.



"Une affaire de famille, donc. Comme du temps où il travaillait avec Jean-François Copé, en 2002 : quand le jeune loup — 30 ans — dirigeait le cabinet du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement où sa cousine, Aurélie Ferton, de cinq ans sa cadette, s'occupait de la presse. "

Voici son CV sur la toile:

Aurélie Ferton - Chef d'entreprise

Optimiz Communication

juin 2012Poste actuel (2 ans 1 mois) Paris
Optimiz Communication accompagne ses clients dans le développement de leur image, la valorisation de leurs actions, leur stratégie et la visibilité de ses dirigeants.
Une solution pour vos besoins en communication média et en médiatraining!

Conseillère en communication

Assemblée nationale

Administration publique; 1001-5 000 employés; secteur Politiques publiques
mai 2011mai 2012 (1 an 1 mois)

Responsable du service de presse à la direction du groupe (corporate, sport, info, web)

France Télévisions

Administration publique; 5 001-10 000 employés; secteur Médias radio et télédiffusés
septembre 2005mai 2011 (5 ans 9 mois)

Conseillère presse et communication de Frédéric de Saint Sernin

Secrétariat d'état en charge de l'aménagement du territoire

septembre 2004mai 2005 (9 mois)

lundi 2 juin 2014

"Patrice Duhamel, trait d'union entre Patrick de Carolis et Bastien Millot"...à lire.

Ce lundi 2 juin 2014, après l'article du blog CGC Média sur les liens entre Millot, l'ex président de  Bygmalion et Frédéric Olivennes, l'actuel directeur de la communication de Pflimlin qui a très récemment donné au journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi, une interview surréaliste faisant état de l'instruction judiciaire à laquelle il n'a pas accès, ce dernier publie un nouvel article sur le site web de la radio.
Le blog CGC Média vous propose de découvrir un extrait de cette nouvelle enquête.

"Bygmalion / France Télévisions : histoire d'une rencontre" ( 2.06.2014)

Pendant que l'affaire Bygmalion continue de secouer l'UMP, l'autre volet de l'affaire, concernant France Télévisions, suit son cours… judiciaire.


Chargé d'une information judiciaire qui porte notamment sur des faits de favoritisme, et de prise illégale d'intérêt, le magistrat Renaud Van Ruymbeke cherche à savoir dans quelles conditions France Télévisions a signé plus d'un million d'euros de contrats avec la société Bygmalion, sans mise en concurrence. Et ce, alors que le fondateur de la bienheureuse entreprise, Bastien Millot était encore salarié de France Télévisions pendant une partie des contrats. Des liens plus que privilégiés qui ont conduit à la mise en examen de Patrick de Carolis, ancien PDG de 2005 à 2010, et Bastien Millot.
Mais si la route des deux hommes s'est croisée, c'est grâce à un troisième protagoniste qui a passé cinq ans à la direction de la télévision publique.

De gauche à droite : Patrick de Carolis, Bastien Millot, Patrice Duhamel, Damien Cuier et Camille Pascal

Patrice Duhamel, trait d'union entre Patrick de Carolis et Bastien Millot

A la fin de l'année 2004, Patrice Duhamel envisage sérieusement une candidature à la présidence de France Télévisions, pour succéder à Marc Teissier, dont le mandat expire à l'été 2005.

Mais faute de soutien politique, il jette l'éponge, et finit de convaincre Patrick de Carolis, son ami de toujours, de se porter candidat. Ce dernier profite des contacts noués par Patrice Duhamel au cours des mois précédents. En effet, l'homme de médias, passé par TF1, le Figaro, Radio France, RMC, a rencontré une trentaine de personnalités de la télévision publique : journalistes, syndicalistes, producteurs. Et parmi ces rencontres, il y a un certain Bastien Millot.
Mais pourquoi s'adresser à un homme de 33 ans qui est à l'époque directeur adjoint du cabinet de Jean-François Copé au ministère du budget ?Bastien Millot se dit "passionné de télévision", et accessoirement il dispose d'un carnet d'adresses très étoffé, notamment dans les plus hautes sphères du pouvoir.

Les contrats avec Bygmalion ont continué sous la présidence de Rémy Pfimlin

Selon Patrice Duhamel, c'est pendant cette période de réflexion et de rencontres entre l'automne 2004 et le printemps 2005, qu'il fait la connaissance de Bastien Millot, mais ce dernier situe leur rencontre "bien avant", par l'intermédiaire d'amis communs, dont la femme de Patrice Duhamel, journaliste à France 2, qu'il connaît "depuis 1997".
Devant le juge, Patrick De Carolis explique que Patrice Duhamel et Bastien Millot ont eu "des relations auparavant".
Au printemps 2005, Patrice Duhamel est présent lors la première rencontre Carolis-Millot. D'ailleurs, il sera présent lors des trois ou quatre rencontres qui visent à préparer la candidature de Patrick de Carolis.

Auditionné par le juge, le présentateur du magazine "Des racines et des ailes" explique que ces rencontres étaient "informelles" et visaient à établir des "clés de langage"

Une fois élu PDG de France Télévisions en 2005, Patrick de Carolis nomme Patrice Duhamel numéro 2 : il est chargé notamment des programmes au sein du groupe. Bastien Millot fait également partie de l'aventure au sein de la télévision publique, en tant que numéro 3, chargé de la communication et directement rattaché au président.
Ce n'est pas le seul membre de cabinets ministériels qui sera débauché par Patrick De Carolis : Damien Cuier, conseiller de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé lors de leurs passages au ministère de l'économie, des finances et du budget fait partie du voyage. Il prend le poste de directeur de cabinet, avant de devenir, en 2007, le directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux ressources humaines. Le "club des 5" est complété en 2006 par l'arrivée de Camille Pascal, arrivé du cabinet de Dominique Baudis, alors président du CSA.

Aujourd'hui, Patrick de Carolis, Bastien Millot et Camille Pascal sont mis en examen. Damien Cuier a été placé sous le statut de témoin assisté. Et Patrice Duhamel n'est, aujourd'hui, pas concerné par l'affaire.

 ....


Bastien Millot ex président de Bygmalion et Frédéric Olivennes actuel directeur de la communication de France Télé travaillaient ensemble sur le lancement d’une chaîne de la TNT.

Bastien Millot de Bygmalion et Frédéric Olivennes le directeur de la communication de France Télé travaillaient ensemble sur le lancement d’une chaîne de la TNT. 

Mercredi 28 mai, le blog CGC Média retranscrivait in extenso sur son site, l’interview Frédéric Olivennes sur France Culture qui évoquait les dessous de l'instruction judiciaire en déclarant au journaliste " ce jour, cette instruction [celle menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, ndlr] n’a pas donné lieu à une  poursuite d’investigations plus poussées sur ces deux conventions [celles signées avec Bygmalion, ndlr] 

Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte instruite par le juge Renaud Van  Ruymbeke pour entre autres "délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts" qui a déjà mis en examen Carolis, Millot, Camille Pascal et Bygmalion, a immédiatement transmis à son avocat maître Pierre-Olivier Lambert le verbatim de cette déclaration pour qu'il saisisse le juge de ce nouveau  développement de l'instruction dont parle Frédéric Olivennes alors qu’il ne peut en aucun cas en avoir connaissance ! 

Le juge appréciera sûrement l’article de BFM Business du 28 février dernier intitulé « Quand Luc Besson et Bygmalion voulaient une chaîne TNT... ». 

Le site web de la chaîne d’info y indique clairement que : « cette chaîne consacrée aux cultures urbaines, était portée par Bastien Millot, qui figurait dans le dossier déposé au CSA comme président du directoire avec une équipe composée,  entre autres, de Frédéric Olivennes (directeur des opérations) et de l'animateur Yassine Belattar (directeur des programmes de la future chaîne). » 

Les deux hommes se connaissent donc très bien. 

 "bfmtv.com" d’ajouter « A l'automne 2011, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) avait lancé un appel à candidatures pour six nouvelles chaînes TNT. Parmi les 34 projets reçus figurait la candidature d'une mystérieuse Urb TV dont, à l'époque, on savait  juste qu'elle voulait parler des cultures urbaines. La candidature était portée Bastien Millot bien connu du monde de l'audiovisuel car, avant de créer Bygmalion, il avait été le directeur de la communication de France Télévisions sous Patrick de Carolis complétée d’une équipe dont  Frédéric Olivennes » 

Ce qui devrait surtout intéresser Renaud Van Ruymbeke, c’est le paragraphe suivant « Le Qatar au capital? » :  
« Dans le tour de table, on retrouvait aussi Bygmalion, avec 30% du capital. Parmi les autres actionnaires figuraient Yassine Belattar (5%) et le réalisateur Luc Besson (5%), qui a produit les émissions de l'animateur a plusieurs reprises.

Mais l'essentiel du capital était détenu par le banquier Emmanuel Limido, via deux sociétés qu'il détient: Centuria Capital (50% des parts d'Urb TV) et la société luxembourgeoise Paris Luxembourg Participations SARL (10% des parts).

Cette dernière société est aussi le principal actionnaire de Bygmalion, avec 44,82% du capital à fin 2012, selon ses comptes. 

Enfin, la candidature prévoyait l'entrée au capital d'un investisseur "non européen" fin 2012 à hauteur de 20% - le niveau maximum pour une chaîne TNT. La rumeur évoquait alors le Qatar, étant donné que Centuria Capital était le conseil de l'émirat dans plusieurs rachats immobiliers. … »

samedi 31 mai 2014

Patrice Duhamel, ami depuis 40 ans de Carolis et son numéro 2 à France Télé, évoque l'affaire Bygmalion

Ce 29 mai, jeudi de l’Ascension, Patrice Duhamel est l’invité sur France Inter de Bruno Duvic qui remplace ce jour Patrick Cohen pour la promo de son livre « Les flingueurs ». [un titre qui pourrait bien se révéler coller parfaitement à l’actualité télévisuelle dans l’affaire Bygmalion/France Télévisions!]
Il n'imagine  probablement pas la portée des propos qu'il va tenir au journaliste et dont le blog CGC Média vous propose le verbatim. 

A l’heure où Laetitia Gayet qui présente la revue de Presse, vers 8h32, indique à la relance le remplaçant de Patrick Cohen, Bruno Duvic « Cela dit Laetitia, les affaires de fausses factures à l'UMP ne sont pas terminé pour Jean-François Copé » poursuit « Oui, ça été  évoqué dans la presse hier, Médiapart donne  les détails ce matin du système des formation fantôme de L’ANDL l'Association Nationale pour Démocratie Locale qui a vendu des formations aux  collectivités locales. L’ANDL avait pris l'habitude de gonfler artificiellement le nombre des présents à ces séances pour mieux surfacturer les conseils généraux, régionaux et municipaux. Cette cette fois il s'agit d'argent public...."

Il convient de noter qu'il s'agit bien d'argent pour France Télé avec quelques 2,8 milliards d'euros de redevance que paient les contribuables lorsqu'il est question de Bygmalion  "cette petite entreprise à la tête de laquelle se trouvent deux très proches de Jean-François Copé….." sur laquelle Patrice Duhamel est invité à réagir sur ces affaires.

Bruno Duvic  « Patrice Duhamel, un mot de cette affaire Bygmalion qui a des ramifications à France télévisions, époque Patrick de Carolis. Vous étiez directeur général du groupe : des contrats passés auprès Bygmalion pour des prestations de communication pour un montant de 1, 2M€  sans appel d'offres, y a-t-il eu favoritisme ? Il a trois mises en examen dans ce dossier dont Patrick de Carolis ; de quoi étiez-vous au courant ? »
Patrice Duhamel « Franchement sur la communication, ce n’était mon secteur. Moi j’avais en charge les programmes c’est–à-dire les contenus : programmes,  information et le numérique. Je n’avais pas de responsabilités sur le secteur »
Bruno Duvic  « C’est un secteur qui  échappe complètement au directeur général de groupe  France Télé ?»

Patrice Duhamel « Oui, c’est comme si… moi j’ai été directeur-général, ici, à Radio France mais je ne connaissais pas la gestion des orchestres donc, ça je ne peux pas vous répondre là-dessus »
Patrice Duhamel « Je voudrais dire une chose sur le plan personnel, c’est que je connais Patrick de Carolis depuis une quarantaine d'années, c’est un ami et je sais que c'est un homme honnête »
Bruno Duvic « Vous dites ça parce qu’il y a aujourd'hui, des soupçons d'enrichissement personnel ? »

Patrice Duhamel « Non, je ne pense pas; je dis ça parce que vous me posez la question ».
Bruno Duvic  « Est-ce que vous avez le sentiment qu'il était bon de travailler avec cette entreprise qui était proche du parti au pouvoir ?  Voilà, c'est quelque chose qui existe dans les relations entre le pouvoir et France Télévisions ? » 
Patrice Duhamel « L'entreprise, c'était des prestations extérieures.  Ecoutez, alors je n'ai pas les détails en tête parce qu’encore une fois,  ce n'était pas mon secteur. Est-ce qu’à ce moment-là cette entreprise travaillait avec le pouvoir, alors là, franchement, je n’en ai pas souvenir à ce moment-là ! »
Bruno Duvic  «  Elle avait des proches de Jean-François Copé à sa tête !»
Patrice Duhamel « Oui,  oui alors ça c'est un autre sujet.  C'est les aller-retour entre les membres de cabinets et les grandes entreprises publiques et derrière on voit bien le soupçon de politique.  Franchement si on reprend les cinq ans du mandat Patrick de Carolis sur les relations avec le pouvoir politique, du début à la fin quasiment, on a été en conflit. Ça a commencé avec Jacques Chirac sur la chaîne d’information internationale et ça s'est terminé avec trois ans de conflit presque permanent avec Nicolas Sarkozy. Donc ça, je peux vous dire que sur le plan politique l'indépendance était absolument totale; c’est même un euphémisme ».
La réponse de Patrice Duhamel à la question de Bruno Duvic  sur les proches de Jean-François Copé à la tête de Bygmalion: Millot et Alves: "Franchement,  je n’en ai pas souvenir,  à ce moment-là...je n'ai pas les détails en tête parce qu’encore une fois,  ce n'était pas mon secteur. Est-ce qu’à ce moment-là cette entreprise travaillait avec le pouvoir, alors là? " prend ici  une dimension toute particulière.
Combien de fois Carolis n'a-t-il dit et répété partout qu'il avait fait un ticket avec Patrice Duhamel pour la présidence de France Télévisions en 2005.
Qu'à l'origine, c'était Patrice Duhamel qui était candidat au poste et pas lui.

Que certaines considérations de l'époque ne faisaient pas de Duhamel le candidat idéal. Carolis s'y était collé, à la demande de Duhamel qui pensait qu'il était le plus à même d'être élu à la tête de France Télé.

Au fait, comment le plus politique des deux - Duhamel qui le prouve avec son livre aujourd'hui "Les flingueurs" - pouvait-il ignorer l'existence de ces proches de Copé cofondateurs de Bygmalion dont il n'a plus le souvenir à présent:  Millot et Alves ?
Qui a bien pu présenter Millot à Carolis son ami de quarante ans ?
Nul doute que la chronologie devrait intéresser le juge Van Ruymbeke chargé de l'instruction en cours.

vendredi 30 mai 2014

Carolis déjà mis en examen pour favoritisme a été payé par Bygmalion via sa société « Patrick de Carolis Consulting et participations »…le juge Van Ruymbeke appréciera.

Carolis déjà mis en examen pour favoritisme a été payé par Bygmalion via sa société « Patrick de Carolis Consulting et participations »…le juge Van Ruymbeke appréciera.

"Les honoraires perçus par la société de conseil de Patrick de Carolis correspondent à des prestations réelles et à un travail effectif", indique le Conseil de Carolis dans un communiqué. Et d’ajouter "A la fin de l’année 2010, alors qu’il n’était plus à la tête de France Télévisions, Patrick de Carolis a été sollicité en qualité de consultant par Bygmalion pendant une période de 6 mois pour certains dossiers ayant un lien direct avec ses compétences, à savoir l’élaboration d’un dossier à l’attention du CSA pour la création d’une chaîne de télévision locale ainsi que la conception de la grille des programmes de cette chaîne. Patrick de Carolis a également été sollicité à l’occasion de la création d’un musée".

Cela ne manque tout de même pas de piquant. En 2010 alors que sous la présidence Carolis, Bastien Millot son très proche collaborateur (*) qui crée avec Guy Alvès Bygmalion alors qu’il est toujours sous contrat CDI avec France Télévisions, accumule les contrats pour des sommes qui dépassent l’entendement,  le même Carolis va donc percevoir de Bygmalion via sa société « Patrick de Carolis Consulting et participations » près de 120.000€ !

« Patrick de Carolis Consulting et participations »… qui a quand même facturé de janvier 2012 à mars 2013 à France Télévisions version Pflimlin, la somme de 163.800€ pour des conseils à la production "Des Racines et des ailes" dont le producteur n'est autre que le conseilleur !!!!!!!

Invraisemblable !

Carolis viendra ensuite parler de déontologie ou expliquer à qui veut l’entendre qu’il était comptable des deniers publics (la redevance payée par les contribuables, près de 3 milliards d’euros) et qu’il n’a agi que  pour défendre les intérêts de l’Etat.
(*) Chacun se souvient encore des articles de Presse au moment du départ de Millot. En voici un parmi tant d’autres: « Le résultat des élections sénatoriales provoque le départ-surprise de Bastien Millot, directeur de la communication de France Télévisions, un ancien proche de Jean-François Copé (à la mairie de Meaux, puis au ministère du Budget).

En effet, celui-ci devient par un jeu de ricochets conseiller régional UMP de Picardie. Un rôle politique qu'il juge incompatible avec son rôle au sommet de France Télévisions. Par ailleurs, il profite de cette élection pour créer sa propre société de conseil en communication.… Bastien Millot était auprès de Carolis plus qu'un simple communicant. C'était un homme de confiance, fin politique, l'un des membres de la garde rapprochée de Carolis (au même titre que Camille Pascal, secrétaire général, et Damien Cuier, directeur général en charge des finances et des ressources humaines). »
Et Patrice Duhamel l’ex numéro 2 de Carolis qui en 2005 pensait à être numéro 1 mais avait dû se résigner à inverser le « ticket » pour que « ça passe » qui déclarait hier sur Inter à la question du journaliste Bruno Duvic  « Bygmalion avait à sa tête  des proches de Jean-François Copé!»
Patrice Duhamel « Les aller-retour entre les membres de cabinets et les grandes entreprises publiques et derrière on voit bien le soupçon de politique ; franchement si on reprend les cinq ans du mandat Patrick de Carolis sur les relations avec le pouvoir politique, du début à la fin quasiment, on a été en conflit. Donc ça, je peux vous dire - c’est même un euphémisme -  que sur le plan politique l'indépendance était absolument totale».

La suspicion ou le soupçon, mot qu’emploie Duhamel dans son interview…que  de vilains mots !!!!
Enfin tout de même, pourquoi Carolis via sa boite de consulting n’aurait-il pas pu travailler pour le compte de son ex et fidèle collaborateur dont le bureau était à quelques pas de celui de Duhamel…si c’est pour une télé locale et un musée ?!   Non mais tout de même !
Ne nous dites pas que cette télé locale c’était  (¤) «  la chaîne locale Matélé de Saint-Quentin, la ville de Jérôme Lavrilleux pour laquelle Jean-Luc Nelle son P-DG vient de  prendre ses distances avec Bygmalion, l'un de ses actionnaires » (voir une article de l’époque en fin de post)

Et le musée….ce n’est pas celui dont parlait Le Canard enchaîné pour lequel était intervenu France Télévisions publicité ??

                  
Une chaîne picarde sur la TNT
Fin 2013 début 2014, il devrait être possible de zapper sur Picardie TV.


Publié le mercredi 08 août 2012 à 14H00 -
 
REGION - La région devrait être couverte sur ses 3 départements par une nouvelle chaîne sur la TNT : Picardie TV.

Une télévision 100 % Picarde pourrait voir le jour sur la télévision numérique terrestre (TNT). Un projet baptisé « Picardie TV » qui devrait se concrétiser à l'antenne fin 2013 début 2014.

 Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a lancé un appel à contribution le 2 juillet, en préalable à l'appel à candidature qui pourrait être lancé rapidement. Cette première démarche visait à savoir quelles étaient les collectivités et éventuellement sociétés privées susceptibles d'être intéressées par ce projet. A cette occasion un partenariat public privé pourrait donc voir le jour.

 Ce sont 1,7 million de Picards répartis sur la totalité des trois départements : Aisne, Somme et Oise qui pourraient être concernés par cette chaîne. Une véritable première, puisqu'à ce jour aucun média ne couvre l'ensemble de la région Picardie.
 
Télé de proximité
 
Claude Gewerc qui avait dans un premier temps privilégié l'intérêt d'une télévision régionale avec France Télévisions, signant même une convention pour des coproductions et des programmes courts valorisant l'ensemble du territoire picard, a finalement après sa dernière rencontre avec Rémy Pflimlin président de France Télévisions changé son fusil d'épaule. En effet ce dernier s'est contenté de déclarations de principe sans rien de véritablement tangible.

 Pour ce projet de télévision Picardie TV de proximité sur l'actualité, la culture, l'économie, le tourisme… le département de l'Oise, la Région et un partenaire privé, le Saint-Quentinois Bastien Millot spécialiste de la communication et des médias, patron de la société Bygmalion, ont créé une société d'économie mixte.

 Le budget prévisionnel annuel de cette chaîne serait de l'ordre de 1,8 M€ à 2 M€. Malgré un accueil positif du projet, aucun des départements de la Somme et l'Aisne n'a encore passé délibération en assemblée. A contrario des collectivités de droite et de gauche de ces deux départements ont affiché clairement leur soutien.

 La concertation engagée par la Région avec les acteurs picards de l'audiovisuel a démontré l'intérêt de soutenir des productions régionales, puisque l'agrément d'une chaîne par le CSA permettrait de trouver des financements auprès du Centre National de la Cinématographie (CNC) et pourquoi pas France 3…

Du côté de la ville de Saint-Quentin précurseur en ce domaine en diffusant il y a maintenant plusieurs années les conseils municipaux en direct sur le web avant de créer Saint-Quentin TV sur la toile, on privilégie le projet d'une télévision purement locale. Aucune décision n'a toutefois été prise officiellement concernant le projet de Picardie TV.
Affaire à suivre.
 
DES PROGRAMMES 24 H SUR 24 ET 7 JOURS SUR 7


 Ancien conseiller régional, ancien président directeur général adjoint de France Télévisons et ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, à la tête de Bygmalion une agence spécialisée dans le conseil et la communication, mais aussi chroniqueur radio et intervenant sur les plateaux de télévision, le Saint-Quentinois Bastien Millot par ailleurs porteur du projet de Picardie TV a répondu à nos questions.
 
Comment est né ce projet ?

 Il y a 4 ans quand j'étais encore conseiller régional nous nous étions déjà occupé de la télévision régionale avec un groupe de travail qui avait conclu que le meilleur projet possible était un partenariat public-privé. Cela pour arriver à une télévision qui couvre l'ensemble de la Picardie en associant non pas que les collectivités locales, pour que cela ne repose pas uniquement sur l'argent des contribuables mais aussi des opérateurs privés.
 
Un accord avait pourtant été signé avec Patrick de Carolis PDG de France Télévisions à l'époque.

C'est aussi pour cela que notre dossier est respectueux de la place de France 3 et du service public. Notre télévision a vocation à être complémentaire et pas concurrente de France 3.
 
Quelle serait sa particularité par rapport à ce que fait France 3 aujourd'hui ?


 Elle émettrait 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour des programmes régionaux . France 3 n'en assure que lors des décrochages régionaux de 12h, 19h et certaines plages horaires les week-end. Cette télévision n'aura pas vocation à faire de l'information politique mais de proximité : économique, sportive, culturelle, vie quotidienne… Tout ce qui est proche des picards.
 
Cela va représenter une structure importante et un budget conséquent.

 Nous sommes passés au tout numérique, les coûts sont plus faibles. Et il est possible outre les programmes frais fabriqués tous les jours, de diffuser des rediffusions : documentaires, feuilletons, séries…
 
L'Aisne et la Somme semblent pourtant tarder à à donner leur aval ?


 Ils ont signé une lettre d'attention pour le CSA. Ils ont montré leur intérêt pour ce projet. S'ils ne sont pas encore partenaires au sens financier ils le sont au sens éditorial.
 
Par qui serait dirigée cette chaîne ?

 Par un attelage composé du groupe Rossel propriétaire de La Voix du Nord et de la Télévision Wéo dans le Nord-Pas-de-Calais et codirigé par des personnes de Bygmalion dont moi-même.
 
Saint-Quentin préfère pour l'instant un projet de télévision locale.

 J'ai rencontré Xavier Bertrand en mai, il m'a parlé de son projet purement local. Il veut que Saint-Quentin possède un rôle un peu à part dans ce projet. Il a vocation à juste titre de développer un pôle audiovisuel. Je lui ai dit que j'étais tout à fait d'accord avec ce projet et lui ai proposé de joindre l'utile à l'agréable les élections passées, en rejoignant ce projet et d'envisager un décrochage pour Saint-Quentin. Je comprends son souci pour sa ville, je souhaite que l'on puisse aboutir, cette vitrine a toute sa place dans mon projet. Nous nous reverrons à la rentrée.
 
L'Aisne Nouvelle"