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mardi 23 décembre 2014

Bertrand Méheut ne sait décidément pas ce que liberté d’expression veut dire…il s’en prend à nouveau au délégué central CGC de Canal+ au risque de ternir l’image de Vivendi, la maison mère qui n'y est pour rien.


Bertrand Méheut ne sait décidément pas ce que liberté d’expression veut dire…il s’en prend à nouveau au délégué central CGC de Canal+ au risque de ternir l’image de Vivendi, la maison mère qui n'y est pour rien.

Et de trois procédures contre Sylvain Thibon le DSC CGC de Canal +, mises en place par celle qui remerciée en mars 2005 après 3 ans 6 mois à LVMH intégrait,6 mois plus tard, les ressources humaines de Canal +. 

C’est pour une soi-disant « faute lourde » que le DSC de Canal +, également Représentant Syndical au Comité de Groupe de Vivendi, est cette fois-ci convoqué à un entretien préalable avec réunion dans la foulée, la semaine dernière, du C.E. de Canal +  destinée à valider son licenciement. 

Quelle « faute lourde » Bertrand Méheut et Sophie Guiesyse aux ressources humaines de Canal, reprochent-ils à Sylvain Thibon ? Quasiment la même qu’en 2010 : avoir soi-disant transmis des informations confidentielles ??? 

Ben voyons !

Tout cela n’est en réalité que l’action récurrente d’une femme dont l’idée fixe "se débarrasser du syndicaliste gênant ", confine à l’acharnement. 

C’est le même scénario échafaudé en 2010 pour lequel le blog CGC Média dans un article intitulé « Sophie GUIEYSSE DRH de Canal+ devrait voir revenir comme un boomerang la scandaleuse cabale montée contre la CGC. » mais également Médiapart dans un papier du 3 novembre 2010, signé Laurent Mauduit « A Canal+, l’anti-syndicalisme, c’est en clair »  Le délégué syndical central de la CFE-CGC de Canal+, Sylvain Thibon, est convoqué jeudi 4 novembre [2010] à un entretien préalable à son licenciement. La direction lui reproche d'avoir divulgué des informations confidentielles qui seraient venues nourrir une enquête de Mediapart. Problème: si une source et une seule nous a effectivement informé, il s'agit... du PDG de Canal+ en personne! …» 

Variante....La dernière fois, aucun des élus du CE n’avait été dans le sens de ce que souhaitait Sophie Guyesse et Bertrand Méheut : le licenciement. 

La semaine dernière donc, alors que la ficelle est encore plus grosse, 5 des élus au CE étiquetés « UNSA-Plus libre » dans le cadre d’un CE extraordinaire organisé et réuni en toute hâte par Sophie Guieysse, ont voté  « POUR » licencier le DSC CGC. 

Il semble d’ailleurs selon les informations dont dispose le blog CGC Média que l’UNSA n’ait pas du tout apprécié cette prise de position d’une petite poignée d’individus - anti-syndicale et écœurante, n’ayons pas peur des mots qui non seulement pourrait bien déboucher sur des « mesures appropriées » émanant de la centrale syndicale mais qui surtout ne l’emporte en rien sur la décision des autres élus CGC de voter unanimement « CONTRE ». 

Il est d’ailleurs assez lamentable de constater que desdits « syndicalistes » puissent voter pour le licenciement d’un délégué avec un si bel entrain, sans se poser la moindre question sur les pseudos griefs mis en avant par l’employeur et en ne pensant pas une seule seconde au jour où leur tour viendra ! 

Alors que pour un vol,  le licenciement n’est pas voté; face à des soi-disant « révélations », ils condamnent. Pitoyable. 

Pourquoi ont-ils d’ailleurs condamné, le pouce baissé comme dans les arènes romaines ? 

Pour une simple publication syndicale destinées aux seuls adhérents du syndicat (donc non publique, précisions qui a toute son importance) et dont Sylvain Thibon n’est évidemment ni l’auteur, ni le responsable pourtant clairement indiqué, du reste, au bas du document en question. 

Pour avoir  «donné » des informations qui seraient soi-disant confidentielles dans la « Newsletter du syndicat » mais que Vincent Bolloré, le pédégé deVivendi dont Canal + est filiale, adonnées en juin dernier dans une interview au Figaro, à savoir la « SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE « OVERSEAS ET THEMA [THEMA société spécialisée dans la distribution de chaînes de télévision généralistes, thématiques et ethniques auprès des opérateurs câble, satellite et IPTV en France et à l’international. THEMA édite également la chaîne de fiction africaine,Nollywood TV leader en Afrique francophone, et distribue auprès des FAI ou opérateurs de nombreux bouquets de chaînes ethniques dont le Bouquet Africain. »] et qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un  communiqué de Presse, en octobre dernier, émanant de Canal + ! 

Invraisemblable de s’en prendre ainsi au délégué syndical central - étranger à tout cela, il convient de le redire -  dont les missions premières sont de défendre et informer librement !!!! 

Puisque les informations dont dispose le syndicat ne sont évidemment pas confidentielles, que restait-il à la direction de Canal pour justifier le licenciement « fautif » ?  Le coup classique…la soi-disant transmission des données confidentielles qui auraient pu avoir un effet sur la « transaction » !!!! 

Hallucinant….De quoi serait-il question ? Du chiffre d’affaires de THEMA estimé à 25 millions d’euros pour cette année auquel le blog CGC Média a eu accès et dont le but est le doublement d’ici à 2018 ? 

Risible. Lorsque le blog CGC Média indique avoir « eu accès » à ces chiffres - c’est en réalité presque se vanter ! – car il n’a pas vraiment eu de mal à les obtenir ces chiffres qui ne sont un secret pour personne, à commencer par les millions d’internautes à travers le monde qui y ont accès en cliquant sur le lien suivant : https://ws.elance.com/file/Mediakit.pdf?crypted=Y3R4JTNEcG9ydGZvbGlvJTI2ZmlkJTNEMTI0ODU4NzMwJTI2cmlkJTNELTElMjZwaWQlM0Q3MDY3MzQy
qui renvoie à une plaquette de près de 25 pages éditée par THEMA (extrait ci-après) 





Accuser un délégué syndical de « transmettre des informations » soi-disant confidentielles pour tenter de licencier sous prétexte d’une « faute lourde » ce alors même qu’il n’est – redisons-le –  ni l’auteur, ni le responsable d’une Newsletter syndicale et que de surcroît toutes ces données sont sur la place publique via internet depuis des mois, c’est de l’acharnement. 

Comment le groupe qui détient Canal + pourrait-il cautionner cette troisième tentative de Sophie Guieysse qui ne vise à l’évidence qu’à museler le syndicat et réduire au silence en virant injustement sous prétexte d’un fallacieux motif, Sylvain Thibon qui le représente dignement, fermement et légalement ?!

lundi 22 décembre 2014

Quel point commun y-a-t-il entre Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin et Bertrand Méheut ? « Bygmalion », évidemment.



Quel point commun y-a-t-il entre Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin et Bertrand Méheut ? « Bygmalion », évidemment.

Le 2 juillet 2014, dans le droit fil de l’article du « Canard enchaîné » publié le 18 juin et intitulé « Tous ces mécènes qui ont nourri le féroce appétit de Bygmalion », « Paris Match » publie une autre grande  enquête « L'affaire Bygmalion révèle des liaisons dangereuses entre business et politique ».
Jean-François Copé avec son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, chargé à l’UMP de l’organisation logistique de la campagne de Nicolas Sarkozy.


François de Labarre et François Labrouillère pour « Paris Match » écrivent  notamment « Ainsi, quand les caisses du groupe UMP se vident, et que celles de Bygmalion se remplissent…en dehors du personnel politique, toute une brochette de noms prestigieux a fait appel à Bygmalion : Dassault, Canal+ [En plus de France Télévisions qui a eu droit à plusieurs  articles à part suite à l’instruction judiciaire confiée au juge Renaud Van Ruymbeke, ndlr], Arte, Banijay (le groupe de Stéphane Courbit), Coca-Cola, Dior, LVMH, Endemol, Veolia, la Société générale, le Medef, l’Institut Montaigne et même les francs-maçons de la GLNF. En 2010, l’organisation d’un forum sur le Qatar vaut au petit groupe de côtoyer le gotha de l’industrie française : Areva, Bouygues, Aéroports de Paris… En 2011, au moment du « printemps arabe », des émissaires de Bygmalion sont aperçus à Tunis, tentant de décrocher, en vain, les contrats de communication de deux partis candidats aux élections».

Il n’y a donc pas que la télé publique qui a eu recours aux contrats passés avec Bygmalion, Canal + également 

Si pour France Télé, le dossier judiciaire sur cette partie spécifique liée aux contrats passés avec Bygmalion sous Carolis et Pflimlin, a déjà conduit Renaud Van Ruymbeke à placer Pflimlin comme 2 autres dirigeants sous statut de témoin assisté et prononcer 4 mises en examen dont Carolis dans l’instruction qu’il mène suite à la plainte, beaucoup plus vaste déposée par le SNPCA-CGC, les entreprises que cite « Le Canard » mais aussi « Paris Match » devront forcément s’expliquer dans un autre volet connexe dont le juge assure également l’instruction.   

Ainsi Canal + sous Bertrand Méheut, tout comme France Télé  a contracté en 2011 avec « Bygamalion », la société de Guy Alves (mise en examen) et Bastien Millot (mis en examen) et ce jusqu’à fin 2012, pour de « l’accompagnement stratégique ».

Quant à l’addition, elle est comme à France Télé, loin d’être légère.

Étonnant que ces sociétés audiovisuelles, publique et privée, aient éprouvé le besoin de se « faire accompagner stratégiquement » par une société extérieure dont Millot, entre autres ex conseiller de Copé devenu le bras droit de Carolis, avait été le président !!!!

Comme s’il n’y avait eu personne, en interne, pour élaborer la stratégie de chaque groupe !

Il semble même que pour ceux qui ont eu recours à ces « services », les résultats ne soient pas au rendez-vous, ni France Télé, ni Canal +, qui ne sont  pas « au mieux » aujourd’hui, ce n’est pas la peine de se le cacher.

L’une et l’autre malgré ce dispendieux accompagnement stratégique n’auraient-elles eu qu’une vue à court-terme de ce que serait l’entreprise dans les années à venir en ratant totalement leur tournant.

Pour France Télévisions en situation de quasi faillite, le remplaçant de Pflimlin nommé par le CSA dans quelques semaines, tentera de redresser la barre en capitaine de vaisseauc’est un travail titanesque qui l’attend !

Pour ce qui concerne Canal +, Vincent Bolloré de plus en plus présent et impliqué dans la filiale du groupe a déjà commencé. Il veut dynamiser son groupe et mettre l'accent sur les pays émergents, dont l'Afrique, continent qu'il connaît parfaitement. Il le disait encore, en juin dernier, au Figaro «Il y a actuellement 2 milliards d'individus sur terre qui, grâce à la hausse de leurs revenus, veulent accéder à la société d'entertainment. Ces 2 milliards de personnes sont principalement en Afrique et en Asie.» Canal + est déjà présent dans ces pays avec 1 million d'abonnés au service Canal + Overseas. «Universal Music et GVT doivent également se développer en Afrique »


« SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE « OVERSEAS ET THEMA » (*)

« CANAL + OVERSEAS » et « THEMA » annoncent la signature d’un accord portant sur une  prise de  participation majoritaire par « CANAL + OVERSEAS » dans le capital de THEMA.
Créée en 2005 par François Thiellet, THEMA est une  société spécialisée dans la distribution de chaînes de télévision généralistes, thématiques et ethniques auprès des opérateurs câble, satellite et IPTV en France et à l’international. THEMA édite également la chaîne de fiction africaine, Nollywood TV leader en Afrique francophone, et distribue auprès des FAI ou opérateurs de nombreux bouquets d
e chaînes ethniques dont le Bouquet Africain.

Dans le cadre de cet accord, permettant d’unir un savoir-faire et des compétences complémentaires, François Thiellet, Président de THEMA, appuyé par son comité de direction, continuera à diriger et à développer lesactivités de THEMA.

Jacques du Puy, Président de « CANAL + OVERSEAS », déclare : « L’acquisition du groupe THEMA va accélérer notre stratégie de développement, en particulier en Afrique, et nous permet également d’intégrer un savoir-faire clé dans le marketing et l’édition de contenus ethniques. »

Francois Thiellet, Président de THEMA, poursuit : « Nous sommes fiers et heureux de nous associer à CANAL + OVERSEAS dont les moyens et l’implantation internationale permettront d’accélérer la croissance de THEMA dans le monde…. »

Selon les chiffres qui circulent depuis quelques temps et ne sont secret pour personne – contrairement à ce que voudrait faire croire certains au sein de la chaîne cryptée, en faisant porter le chapeau à tel ou tel lampiste – le but est le doublement du chiffre d’affaires d’ici à 2018 estimé aujourd’hui à 25M€ .

Dès lors, une question reste en suspens….A quoi ont bien pu servir finalement ces dizaines et dizaines de milliers d’euros dépensés au sein de Canal et France TV en « accompagnement stratégique » ?...puisque comme chacun le constate, le changement de cap n’est finalement pas à mettre à l’actif de ceux qui les ont engagés !!!!!   


(*) Précisions du Blog CGC Média :

Canal+ Overseas acquiert donc la société Thema avec pour objectifs de créer des marques de références sur les thématiques porteuses, de préempter le marché africain et de créer des synergies revenus/coûts… publicité, droits, doublage…

Cette acquisition permettra ainsi d’étendre l’expertise en « Marketing Ethnique » et de tirer parti de la croissance de ce marché à l’international par l’agrégation de contenus ciblés sur les territoires en expansion : Haïti, Australie, Surinam, Canada…

Le Groupe Thema, qui édite, entre autres, la chaîne « Nollywood », représente des chaînes thématiques et édite des bouquets, africains, arabes et espagnols. Il est implanté à l’international avec une représentation commerciale à Singapour, Londres d’où il diffuse un bouquet de chaînes, à Moscou, New York ainsi que Malte.

La société s’est également lancé dans la création d’une régie publicitaire «Thema Adversiting » pour la France et les territoires africains ».

Aujourd’hui, le bouquet de chaînes de cette société est commercialisé auprès des FAI français.

Créée en 2005 par François Thiellet autour de quelques chaînes thématiques, la société étend son activité en 2008 avec un bouquet de chaînes « ethniques » dont un bouquet de chaînes africaines. C’est à cette période que les premières relations avec CANAL+ se nouent, autour de la distribution de ces chaînes.

En 2013, le groupe lance une chaîne africaine « Nollywood » une chaine de fiction, qui engrange rapidement une forte audience en Afrique, 18% en Côte d’Ivoire. Diffusée en France et dans les pays Subsahariens, Gabon, Mali Togo, Sénégal via notamment l’offre Evasion de CANALSAT Afrique...

Nollywood TV revendique 150.000 abonnés en France et 800.000 en Afrique. Dans le même temps, le groupe Thema développe la production audiovisuelle depuis le Niger, aujourd’hui le plus gros producteur audiovisuel du monde !...

vendredi 19 décembre 2014

Pflimlin/Chapellon/Patino épinglés par la Cour des comptes pour leur folie des grandeurs qui conduit France Télé à la faillite.



Pflimlin/Chapellon/Patino épinglés par la Cour des comptes pour leur folie des grandeurs qui conduit France Télé à la faillite. 


La mystification a assez duré pour Pflimlin et ses lieutenants qui, quelques semaines avant leur départ, tentent d’enfumer une dernière fois la collectivité sur « le respect des engagements »….Aucun des engagements n’a été respecté sinon pourquoi aurait-il fallu signer, l’année dernière, un avenant au COM le constatant et ramenant tous les objectifs pourtant fixés jusqu’en 2015 à des seuils nettement en dessous !!!???



Au fait, pourquoi la collectivité devrait-elle attendre l’été 2010, le départ de toute cette équipe qui a plongé l’entreprise dans le rouge voire l’écarlate, alors qu’il suffirait à Pflimlin qu’il arrête de prendre tout le monde en tenaille et s’en aille maintenant pour éviter de savonner la planche à son successeur.



Contrairement à ce que Pflimlin martèle depuis quelques jours, relayé par une poignée de média, la situation de France Télévisions est catastrophique à tous les niveaux, à commencer par le premier d’entre eux : les finances.



Dans un article publié, ce 19 décembre par « BFM BUSINESS » intitulé « France Télévisions: enquête de la Cour des comptes sur la diversification », le journaliste révèle comme le blog CGC Média le fait depuis près de 4 ans, dernièrement dans son article intitulé "France Télévisions : la tartufferie numérique ou la technique du trou",  les pertes abyssales de la filiale gérée par le monsieur Pflimlin de la diversification Yann Chapellon tout dernièrement promu par son copain Patino « Directeur de FTVEN ». (*voici le communiqué interne)

 (*) Nomination à France Télévisions Editions Numériques (FTVEN) - 20/11/2014


« Sur proposition de Bruno Patino, directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques de France Télévisions, Rémy Pflimlin nomme Yann Chapellon directeur de France Télévisions Éditions Numériques en remplacement de Laurent Frisch qui rejoint Radio France en janvier 2015.

Cette nomination a pris effet le 17 novembre 2014.

Par ailleurs, Yann Chapellon poursuit ses fonctions de président-directeur général de Francetv distribution et de directeur de la diversification et du développement des recettes de France Télévisions. »

Dire qu'il y a quelques semaines, Chapellon payé avec l'argent du contribuable roulait pour Nice-MatIn ...

et dire qu’il y a encore quelques jours, Pflimlin se répandait encore dans la Presse pour expliquer le groupe allait «frôler, en 2015, le retour à l’équilibre ».


« Le groupe rate(rait) de quelques millions d’euros l’équilibre prévu dans son contrat d’objectifs et de moyens (COM), signé avec l’Etat avec une perte prévue pour 2015 ne représentant qu’un infime pourcentage de son budget (2,8 milliards d’euros) » pouvaient même lire incrédules nombre de spécialistes du secteur et surtout d’économistes qui savent que pas un mot de tout cela n’est vrai.


Il faut quand même ne pas manquer d’air pour écrire « France Télé rate de quelques millions d’euros l’équilibre prévu dans son contrat d’objectifs et de moyens (COM).signé avec l’État »comme le dit, le plus logiquement qui soit, Jamal Henni le journaliste de BFM Business auteur « France Télévisions a été incapable de tenir les objectifs qui lui ont été assignés : ni le budget élaboré chaque année pour l'exercice à venir, ni le plan stratégique adopté mi-2011 qui promettait un chiffre d'affaires toujours plus important, ni le contrat d'objectifs et de moyens (COM) passé avec l’État en 2011 pour la période 2011-2015 »…. sinon, redisons-le pourquoi a-t-il fallu signer un avenant au COM à peu près 2 ans après le COM ?



Voyez un peu la crédibilité lorsque Pflimlin déclare « En 2015, le groupe table sur une progression de ses recettes publicitaires l’an prochain »et quelques jours plus tard, lorsqu’il explique qu’il va remettre la pub en régions après 20h « Qu’il peut espérer jusqu’ à 10 M€ sur les régions de F3 de hausse de pub » …alors même que les prévisions les plus optimistes sont bien en dessous des 5M€ (virtuels, en tout été de cause) !

C’est se foutre du monde !!!!


D’ailleurs, après le CSA et le communiqué du déni que lui a envoyé dans les gencives Pflimlin qui faisait suite à divers autres démentis envoyés à certains titres de Presse qui avaient eu « l’outrecuidance » de ne pas dire du bien de la « gestion » de ce dernier, va-t-il adresser un nouvel écrit pourfendeur à « la Cour des comptes qui vient [semble-t-il, ndlr] de finaliser un rapport confidentiel sur la filiale France Télévisions Distribution, dont les résultats se sont effondrés depuis 2010 [c’est un fait, ndlr]» indiquant qu’elle se trompe et que "le rapport irait plutôt dans le bon sens" ?


BFM Business nous rappelle, le cas échéant que « Il y a un an, la Cour des comptes a lancé une enquête sur les activités de diversifications de France Télévisions. Ces activités sont essentiellement menées par la filiale France Télévisions Distribution (FTD), qui vend les DVD des émissions des chaînes publiques, les droits de diffusion de ces émissions à l'étranger, et accorde des licences pour des produits dérivés.


Les magistrats de la rue Cambon viennent de finaliser leur rapport. Mais la Cour des comptes comme France Télévisions refusent de communiquer ce rapport, ou même d'aborder son contenu. »



Ce n’est pas le premier exercice d’enfumage à grande échelle auquel se livre  celui que Sarkozy nommait à l’été 2010 à France Télévisions…mais là, c’est le pompon.



Et de raconter, tantôt en prenant les chiffres consolidés (c’est à-dire en agrégeant les résultats des filiales) qui n’ont aucun sens, que la perte serait faible cette année !!!!! Tout le monde de répéter 40M€ mais la perte serait réellement de 47 M€ cette année, donc flirtant avec les 50M€ ? !!!



Et de mélanger à loisir, les prévisions et le reste. Le budget 2014 du groupe mentionne - 40 M€ dans le doc fournis au CCE, or il semble que le budget voté au conseil du 20 décembre 2013 était de -37 M€. (en l’occurrence, juste un petit décalage pour un atterrissage avec une perte supplémentaire de 10M€!!!! )


Ceci bien sûr, en posant comme postulat de départ que la prévision soit juste, vu que l'année dernière la "prévision" du 20 décembre était fausse de 42M€ (une paille !)
…tout comme était fausse la prévision de vente de Gulli (autour de 23M€) alors que France Télé n’en a récolté au bout du bout que 2,5M€ !


Donc avec un budget à -10 M€ en 2015, le successeur de Pflimlin pourra tabler sur  une perte réelle de -20M€ à -60 M€ (groupe) donc environ le double pour FTV….Nous sommes à des années lumière du soi-disant retour à l’équilibre vu par madame Irma !



"L'équilibre" du budget 2015 reposerait donc finalement sur ces 10M€ net d'augmentation de recettes pub (alors toutes les  prévisions précédentes n'ont jamais été tenues). Foutaises. 

Pour mémoire, de 2013 à 2014, les recettes nettes ont baissé de 23 M€.



Quant à la diversification, le fief de Chapellon, le pote de Patino…revenons-y comme le fait "BFM BUSIBNESS" elle n’a cessé de régresser depuis l’arrivée de l’équipe Pflimlin.



Voici les chiffre d'affaires en chute de - 40% à FTD que publie le journaliste de BFM avec quelques lignes de commentaire.


Les résultats de FTD ont été exécrables ces dernières années. Après vingt ans de croissance ininterrompue, cette filiale a perdu 40% de son chiffre d'affaires entre 2009 et 2012. Et sa rentabilité est devenue quasi-nulle, et même négative en 2010 et 2011.


Ces résultats avaient fini par préoccuper la direction des chaînes publiques. En 2012, lors d'un conseil d'administration de FTD, le directeur financier de France Télévisions Martin Ajdari s'était inquiété de ces pertes, soulignant que l'objet d'une filiale de diversification était quand même de contribuer positivement au résultat du groupe...


A l'extérieur, des parlementaires s'inquiètent aussi. Ainsi, il y a un an, la députée socialiste Martine Martinel rappelle <http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cedu/13-14/c1314013.asp> au PDG Rémy Pflimlin ses propos de 2010 selon lesquels une filiale commerciale "n'a de légitimité que si elle génère des profits." Mais elle n'obtiendra jamais de réponse...


Objectifs non tenus


Pour aggraver son cas, FTD a aussi été incapable de tenir les objectifs qui lui ont été assignés. Ni le budget élaboré chaque année pour l'exercice à venir. Ni le plan stratégique adopté mi-2011, qui promettait un chiffre d'affaires plus important d'un bon tiers. Ni le contrat d'objectifs et de moyens (COM) passé avec l'Etat en 2011.


Ce dernier texte fixait comme objectif que "le poids des recettes de diversification dans les recettes globales de France Télévisions se rapproche du niveau qu'elles représentent pour nos homologues allemands".


Le nouveau PDG de FTD, Yann Chapellon,  précisait ensuite dans une interview<http://www.lefigaro.fr/medias/2012/06/29/20004-20120629ARTFIG00571-yann-chapellon-invite-du-buzz-media-orange-le-figaro.php>: "l'objectif à 2015 est que les diversifications représentent plus de 5% du budget de France Télévisions, soit un peu plus de 130 millions d'euros, ce qui nous mettra en ligne avec nos camarades de la ZDF, la télévision publique allemande". Las! Cet objectif, aujourd'hui totalement hors de portée, est désormais abandonné, et a même été retiré de la nouvelle version du COM adopté en 2013...


Interrogé, FTD répond que le budget devrait enfin être tenu en 2014, voire même légèrement dépassé pour le chiffre d'affaires.


Proche de Bruno Patino


Comment expliquer ces mauvais résultats? Interrogé, FTD met cela sur le dos de facteurs externes: "les marchés du DVD et des licences se sont effondrés".


Mais on peut se demander si cela n'est pas aussi dû à des facteurs internes. D'abord, France Télévisions a placé en 2010 à la tête de cette activité un nouveau patron, Yann Chapellon, qui n'avait aucune expérience du domaine. Mais il avait pour lui d'être un proche du directeur général délégué des chaînes publiques, Bruno Patino, avec qui il a travaillé au Monde entre 2000 et 2008.


Puis, Yann Chapellon après son arrivée, a remercié tous les membres du comité stratégique de FTD, sauf un (un autre reviendra un an plus tard). L'un d'eux contestera même -avec succès- son licenciement aux prud'hommes. "Ces départs se sont étalés entre fin 2010 et 2013, et sont des cas individuels dus à des raisons différentes", répond FTD.


Enfin, Yann Chapellon décidera aussi de mettre fin à plusieurs partenariats historiques de FTD, comme ceux avec la Maïf ou avec Fleurus Presse, générant des litiges avec ces partenaires (cf. ci-dessous).


Toutefois, France Télévisions ne semble pas faire aucun grief à Yann Chapellon de ces résultats: il vient d'être promu

http://www.francetelevisions.fr/actualite_spip/spip.php?article3063> à la tête des activités numériques, poste qu'il cumulera avec celui de patron de la diversification...


Litige avec Fleurus Presse


Fleurus co-éditait depuis 2005 les magazines les Zouzous et le Monde des ados adaptés
des émissions du même nom. Après son arrivée, Yann Chapellon a mis fin à ce contrat pour le confier à Bayard à la grande fureur de Fleurus, qui a porté plainte contre FTD devant le tribunal de commerce de Paris. Fleurus réclamait 368.074 euros de réparation de préjudice, arguant d'une "rupture brutale" du contrat. Finalement, l'affaire sera réglée à l'amiable en 2013.

Mais il n'en sera pas de même avec Le Bon petit diable<http://www.lebonpetitdiable.com/>, l'éditeur qui rédigeait le magazine les Zouzous, et qui avait aussi perdu son contrat. Le Bon petit diable a lui aussi porté plainte devant le tribunal de commerce de Paris, qui finalement a condamné FTD et Fleurus à lui payer 54.800 euros en octobre 2012.


Interrogé, Fleurus s'est refusé à tout commentaire. De son côté, FTD explique que "c'est Fleurus qui voulait passer d'un contrat de co-édition à un contrat de licence, ce dont nous ne voulions pas. Nous avons donc mis fin au contrat en respectant les préavis prévus."

Les chiffres clés


Chiffre d'affaires (en millions d'euros)


2009 : réalisé : 62,3

2010 : budget : 56 / réalisé : 47,4

2011 : budget : 52,8 / réalisé : 45,3

2012 : plan stratégique 2011 : 59 / budget : 53,2 / réalisé : 36,2

2013 : plan stratégique 2011 : 62 / budget : 45,5 / réalisé : 40

2014 : plan stratégique 2011 : 65 / budget : 42,4

2015 : plan stratégique 2011 : 69 / plan d'affaires Greenwich : 44,8


Résultat d'exploitation (en millions d'euros)

2009 : réalisé : +3,6

2010 : budget : +1,9 / réalisé : -0,35

2011 : budget : +0,6 / réalisé : -1,3

2012 : budget : +0,7 / réalisé : +0,5

2013 : plan stratégique 2011 : +2,5 / budget : +0,4 / réalisé : +0,1

2014 : plan stratégique 2011 : +3,5 / budget : +0,2

2015 : plan stratégique 2011 : +4,5 / COM 2011 : +3,7 / avenant au COM de 2013 : +1


Résultat net (en millions d'euros)

2009 : réalisé : +2,1

2010 : réalisé : -0,1

2011 : budget : +0,3 / réalisé : -1,1

2012 : budget : +0,4 / réalisé : +0,3

2013 : budget : +0,2 / réalisé : +0,01

2014 : budget : +0,1 / réalisé : +1


Sources: Comptes de FTD, COM, BFM Business

Écrit par Jamal Henni

Comme dit l"adage "Ça suffit...Chaque jour qui passe est un jour de trop".

jeudi 18 décembre 2014

Les derniers alliés cégétistes de Pflimlin tapent encore sur l’État et préviennent le CSA que le choix, c’est avec eux… Compris !


Les derniers alliés cégétistes de Pflimlin tapent encore sur l’État et préviennent le CSA que le choix, c’est avec eux… Compris !  


Le blog CGC Média dont le directeur de publication a reçu la semaine dernière, devant témoins, des menaces pour ne plus publier la moindre ligne sur le syndicat qui ne rate pas une occasion de soutenir Pflimlin, notamment contre cet abominable État qui lui crée les pires problèmes, va une fois encore devoir  une fois encore informer ses lecteurs.

Dans un document lu en séance du CCE du 15 décembre dernier intitulé « Préambule au CCE des 15 et 16 décembre 2014 » (intégralité en fin de post) et énième plaidoyer pour Pflimlin sous titré « Encore et toujours, le sous-financement »les derniers soutiens quasiment du pédégé sortant tapent non seulement sur les Tutelles mais aussi l’État-actionnaire et mettent en garde le CSA et son président : « La cgt fidèle [soutien de Pflimlin pourrait-on ajouter, ndlr] à son idée du service public et à ses engagements, prendra toute sa part dans le débat pour le renouvellement du PDG de FTV. » 

A bon entendeur, salut ! 

Si Olivier Schrameck et les membres du CSA n’ont pas compris le message, il va falloir qu’ils s’y mettent : « le renouvellement » du prochain locataire de France Télévisions se fera avec eux. Chacun notera que le document indique bien « le renouvellement du pdg » !!!

Une chose est claire, pour les rédacteurs dudit préambule « Pflimlin doit être renouvelé » ! 


Pourquoi ? Parce que « L'équation budgétaire de France télévisions est toujours aussi insoluble. Le retour à l'équilibre des comptes en 2015,  prévu dans l'avenant au COM, ne sera probablement pas atteint, compte tenu des ressources publicitaires et des rabotages de Bercy qui ne manqueront pas de survenir comme c'est le cas chaque année ».  

Et de renchérir « L’actionnaire organise le déficit et contraint l'entreprise à rétablir ses équilibres en taillant dans la masse salariale et en dégradant les conditions de travail. C'est le principal reproche que nous formulons à l'équipe dirigeante de France télévisions au terme de son mandat. »   

Pour être un peu trivial, c’est à se taper le cul par terre ! « Le principal reproche que la cgt formule à l'équipe dirigeante de France télévisions, c’est qu’il serait la victime de l’État-actionnaire qui organise le déficit ». 

Mais enfin qu’est-ce qu’ils foutent à l’Élysée, au Gouvernement, à Bercy et rue de Valois à raboter systématiquement les «ressources publiques » destinées à Pflimlin quand même placé sous statut de témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet «Bygmalion» d’une plainte en instruction beaucoup plus vaste ?


Dites donc, Mesdames, messieurs, vous qui gérez le Pays n’est-il pas temps de pomper plus de fric aux contribuables français ?  « N'est-il pas temps de revoir la question de l'élargissement de l'assiette de la redevance, d'acter le retour de la publicité après 20H, de faire cesser l'incroyable spoliation de ses droits qui prive France télévisions de toute possibilité de tirer des ressources des programmes qu'elle finance » comme l’exige la cgt, d’augmenter le taux d’imposition des français ? 

Les auteurs du papier ardent défenseurs de Pflimlin à qui il ne reproche que les agissements de l’État d’ajouter « Le prochain PDG de FTV nous expliquera sans doute dans un an que c'était la faute de son prédécesseur »Autrement dit, pourquoi changer Pflimlin pour que dans un an, le suivant nous serine que c’est la faute du précédent ? 

Ben voyons !!!!! Mais que tout cela en plus d’être indécent est énorme ! 

Les auteurs de cette ode à Pflimlin, ne s’arrêtent pas là. Après avoir tiré à boulet rouge sur l’État, s’en prennent au CSA et à ses membres. « Cette question centrale [Encore et toujours, le sous-financement, c’est le sous-titre, ndlr]  n'est même pas effleurée dans le rapport "officiel" du CSA sur les quatre ans de gestion de France télévisions, version "soft" de celui qui avait fuité fin novembre. Au contraire, les "sages" comme on dit, se félicitent prioritairement du niveau des engagements dans la production privée, sans remettre en cause un système à bout de souffle qui paupérise le groupe public et entrave la possibilité de créer une véritable filière de production audiovisuelle en France, capable, par exemple, de produire les séries longues qu'attendent nos publics. » 

Mais enfin qu’est-ce qu’ils foutent au CSA ??? Où ont-ils les neurones pour ne pas voir et ne rien dire dans leur rapport sur la « paupérisation du groupe public organisé avec un système de  sous-financement à bout de souffle que  l’État organise » ?  

« Non seulement le CSA ne remet pas en cause le système des décrets Tasca mais il inscrit même leur logique dans le marbre, parmi ses priorités pour le prochain PDG. "Maintenir le niveau d'engagement financier du groupe public", "privilégier la politique de commandes ", "soutenir le secteur audiovisuel indépendant (c'est-à-dire privé) gage de renouvellement et d'innovation." Le ton est donné.

Plus grave encore, le CSA assortit cette position de l'exigence de procéder à un "audit sur la filière de production pour déterminer son avenir". En cause, selon lui, une organisation décentralisée de la filière, des charges de  personnels trop importantes et une structure des coûts qui aboutiraient "à un prix du service que certains professionnels du secteur évalueraient de l'ordre de 30% supplémentaires par rapport à l'offre comparable proposée par le privé." Et tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve ». 

Dites donc, Mesdames, messieurs, vous qui êtes l’instance de régulation, comment pouvez-vous à ce point taper sur les nerfs de la cogestionnaire cgt dans l’entreprise avec Pflimlin en sortant tant d’énormités « tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve » et sans même parler de votre « vision édulcorée » dont vous affuble les cégétistes ??? 


Espérons que ce coup-ci, tout le monde aura compris qui roule pour qui et qui protège qui ?!?!   

Enfin en guise de conclusion, le blog CGC Média a choisi d’apporter sa pierre à l’édifice …enfin sans jeu de mot parce que l’édifice il est tombé, il y a belle lurette. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore pas, il convient de rappeler que le « Mur de Berlin » est tombé dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989…cela fait donc un bail  et qu’ensuite les diktats et l’économie kolkhozienne n’ont plus le vent en poupe !



Préambule cgt au CCE des 15 et 16 décembre 2014

Encore et toujours, le sous-financement. 



L'équation budgétaire de France télévisions est toujours aussi insoluble. Le retour à l'équilibre des comptes en 2015,  prévu dans l'avenant au COM, ne sera probablement pas atteint, compte tenu des ressources publicitaires et des rabotages de Bercy qui ne manqueront pas de survenir comme c'est le cas chaque année. Le prochain PDG de FTV nous expliquera sans doute dans un an que c'était la faute de son prédécesseur.

D'ici là, le plan d'économies drastiques va se poursuivre. On connait la méthode. L’actionnaire organise le déficit et contraint l'entreprise à rétablir ses équilibres en taillant dans la masse salariale et en dégradant les conditions de travail. C'est le principal reproche que nous formulons à l'équipe dirigeante de France télévisions au terme de son mandat. Elle ne sera pas parvenue à imposer une révision du modèle économique de France télévisions, complètement déstabilisé par la réforme Sarkozy qui a décidé la suppression de la publicité après 20H et que l'entreprise traîne comme un boulet depuis 4 ans.

N'est-il pas temps de revoir la question de l'élargissement de l'assiette de la redevance, d'acter le retour de la publicité après 20H, de faire cesser l'incroyable spoliation de ses droits qui prive France télévisions de toute possibilité de tirer des ressources des programmes qu'elle finance quasi intégralement?

Cette question centrale n'est même pas effleurée dans le rapport "officiel" du CSA sur les quatre ans de gestion de France télévisions, version "soft" de celui qui avait fuité fin novembre. Au contraire, les "sages" comme on dit, se félicitent prioritairement du niveau des engagements dans la production privée, sans remettre en cause un système à bout de souffle qui paupérise le groupe public et entrave la possibilité de créer une véritable filière de production audiovisuelle en France, capable, par exemple, de produire les séries longues qu'attendent nos publics.

Non seulement le CSA ne remet pas en cause le système des décrets Tasca mais il inscrit même leur logique dans le marbre, parmi ses priorités pour le prochain PDG. "Maintenir le niveau d'engagement financier du groupe public", "privilégier la politique de commandes ", "soutenir le secteur audiovisuel indépendant (c'est-à-dire privé) gage de renouvellement et d'innovation." Le ton est donné.

Plus grave encore, le CSA assortit cette position de l'exigence de procéder à un "audit sur la filière de production pour déterminer son avenir". En cause, selon lui, une organisation décentralisée de la filière, des charges de  personnels trop importantes et une structure des coûts qui aboutiraient "à un prix du service que certains professionnels du secteur évalueraient de l'ordre de 30% supplémentaires par rapport à l'offre comparable proposée par le privé." Et tout ça sans aucun chiffrage objectif, sans l'ombre du début d'un commencement de preuve...

Message reçu semble-t-il côté direction financière de France télévisions qui envisage dans la construction budgétaire 2015 de redimensionner la filière de production par une réduction d'une fiction par site soit 4 sur les 32 que France télévisions fabrique actuellement en contradiction flagrante avec le principe du recours prioritaire aux moyens internes.

Mais d'autres secteurs sont aussi dans le collimateur du CSA. Les programmes régionaux de France 3 par exemple: "Les résultats d'audience semblent démontrer que le public est attentif à l'offre d'information régionale mais délaisse la programmation locale constituée de magazines et de documentaires".

Autre exemple, les Outre-mer 1ère "dont le coût de grille a représenté 185 M€ en 2013, dont 88% de frais de personnel", et le CSA d'insister lourdement sur Saint Pierre et Miquelon, 92 personnes pour une population de 6 000 habitants.

Rien par contre sur le projet Info 2015 dont les sages n'ont manifestement qu'une vision édulcorée "supprimer les doublons sur le terrain" et "mutualiser certains services et certains moyens", pas grand-chose à voir en réalité avec le projet mégalo industriel, quasi napoléonien, qui nous est présenté aujourd'hui.

Voilà nombre de sujets de conflictualité qui ne manqueront pas de s'exprimer dans les semaines qui viennent. La cgt fidèle à son idée du service public et à ses engagements, prendra toute sa part dans le débat pour le renouvellement du PDG de FTV. 

Paris, le 16 décembre 2014