Voici les propos qu'il a tnenus à la question du journaliste "Vous étiez homme de télévision, ancien PDG de Radio France. Quel est votre regard sur la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions?"
Jean-Marie Cavada: "France Télévisions est une maison en difficultés; ça ne se voit pas trop mais ça se sent. 1) D'abord un endettement assez important. 2) Comme tout le monde, le combat des audience est vraiment difficile. 3) C'est une entreprise qui a besoin de profondes réformes notamment pour France 3 mais aussi pour d'autres.... Là, je sais que les conditions de la nomination font quand même un débat typiquement franchouillard et vraiment je suis inquiet. Je pense que la suspicion qui pèse sur les décisions du CSA, ne rendra service ni au CSA, ni à Hollande, ni à France Télévisions et j'espère qu'il n'y aura pas de ricochet sur Radio France."
Le journaliste de le relancer "On a dit qu'il y avait un peu d'opacité sur cette nomination!?"
"Pas un peu. Visiblement, il y a des plaintes qui ont été déposées (*) et je ne serais pas surpris qu'elles soient en cours d'instruction très rapidement. D'autre part, si l'instruction amenait à découvrir que ça a manqué de grandeur, de neutralité et de hauteur de vue...eh bien, c'est l'institution qui serait secouée.
Voilà un pays qui est assez malade de ses institutions et ça ce n'est pas une bonne nouvelle".
(*) "Après la plainte déposée par Didier Quillot, candidat évincé, le syndicat CGC des médias a annoncé le 9 juin le dépôt d'une plainte à Paris et d'un recours devant le Conseil d'État. Le syndicat invoque "l'absence de motivation réelle de la décision de nomination" et "l'absence de fondement de cette nomination". Le lendemain, la CFDT de France Télévisions a fait de même.
Harry Roselmack ne remplacera pas Pujadas au 20H de France 2.
Il semble bien que le journaliste ait refusé les propositions de rejoindre France Télévisions après les vacances d'été.
En revanche Michel Field aurait, lui, déjà annoncé à plusieurs collaborateurs de TF1 son départ pour France 5. Pierre Block de Friberg, directeur de l'antenne et des programmes qui représente pour l'heure la chaîne serait donc "prié d'aller voir ailleurs" !
François TRON, actuel directeur des antennes de la RTBF, Radio Télévision Belge Francophone, ex conseiller du président de France Télévisions de 1998 à 2001 pour l’harmonisation des programmes et le cinéma puis directeur délégué à la stratégie des programmes et directeur des études du groupe, il serait nommé numéro 2 de France Télévisions en août prochain.
François TRON aurait donc visiblement changé d'avis. "Celui qui porte ces propos, tenus dans Lexpress.fr, sait de quoi il parle et d'où il parle" concluait le magazine reprenant les déclarations de l'intéressé "Je reste convaincu que le mode de nomination adopté par la France n'est pas l'idéal, le lien direct avec le pouvoir politique ne correspond pas à deux valeurs consubstantielles à un média public: l'indépendance et la neutralité.".....
C'était il y a quatre ans et il semble bien que les mots "indépendance et neutralité" dans le contexte que chacun connait aujourd'hui, prennent ici une résonance toute particulière !!
Dire que Schrameck avait imaginé accorder l'agrément du CSA pour la vente de "Numéro 23"!
Avec le livre de Didier Maïstointitulé « La TNT,
un scandale d’État »
qui sort le 24 juin et dont le blog CGC Média vous propose de découvrir le communiqué de Presse (* ci-après) qui l'annonce, Schrameck avant de quitter son poste n'a plus qu'une chose à faire en trois temps:
1°) Retirer la fréquence publique attribuée gratuitement à "Numéro 23" pour manquements aux engagements pris dans la Convention signée avec le CSA.
2°) Refuser par conséquent, d'accorder l'agrément pour la vente de la fréquence ainsi revenue dans le giron public.
3°) Lancer un nouvel appel à candidature pour ré-attribution de la fréquence.
Libre alors à Pascal Houzelot de s'arranger avec son investisseur russe pour tenter de refourguer sa chaîne !
L’alliance pro-direction
« cgt/fo » à France Télévisions fait des remous.
Jusqu’à
présent, les responsables fo de France Télé comme ceux de la cgt expliquaient à
leurs adhérents – ceux qui y croyaient encore – qu’il n’y avait pas d’alliance entre les deux
et qu’il n’y en aurait pas…que leurs visions des choses divergeaient.
Tu
parles !
L’alliance cgt/fo dépose bien une liste
commune dans le premier collège pour le deuxième tour des élections professionnelles
à France Télé.
Alors que dans les faits l’alliance est consommée depuis belle
lurette, nombre d’adhérents et de militants cgt qui ont cru aux « promesses »,
découvrent pour le deuxième tour des élections professionnelles à France Télé qu’ils
ont été menés en bateau.
Ils découvrent que sans en soumettre l’idée
à leur base respective,la cgt et fo se sont arrangés quasiment sans
rien dire à personne afin de se « pacser » pour l’occasion.
Ils ont découvert également qu’Eric
Vialde fo, avait défendu son "camarade cégétiste" en CCE - éructant au passage contre « des journalistes peu
scrupuleux » qui ont unanimement dénoncé l’opacité de la procédure de désignation
lors
d’une hallucinante déclaration où il confirmait une rencontre identique (¤).
(¤) "….Demain ce sera le
site « Mediapart » ou un autre qui révélera in extenso des entretiens
de l'audition de « la nouvelle présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des
camarades d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors qu’au fond qui y a-t-il
de choquant à ce que des syndicats rencontrent des candidats au poste de
PDG de France Télévisions....."D'ailleurs nous espérons ne pas révéler un
scoop en disant que nous à fo France Télévisions, nous avons également
rencontré certains autres candidats à leur demande, rencontré certains
hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande et qu'il arrive heureusement
régulièrement que les Tutelles nous consultent…."
Du reste, fo alliée de la cgtn’écrivait-elle pas le 18 juin dans un tract envoyé aux salariés du groupe "Delphine Ernotte-Cunci vient de
recevoir une délégation Force Ouvrière France Télévisions. C’est la
première organisation syndicale qu’elle reçoit. Elle était accompagnée
par Stéphane Sitbon-Gomez son directeur de cabinet."
Le monobloc « cgt-fo » ne
passe décidément pas auprès de beaucoup de monde…les « petits arrangements entre amis » ont provoqué une véritable
réaction épidermique qui pourrait bien se transformer rapidement en réaction en
chaîne.
Au moment où "Le Parisien"(voir l'article en fin de post), ce 20 juin, titre dans sa rubrique "Loisirs et Spectacles":" Zizanie au CSA" qui débute ainsi "La crise au Conseil supérieur de l'audiovisuel, critiqué pour plusieurs décisions, révèle des tensions en interne....", Françoise Miquel va donc devoir expliquer le pourquoi du comment de l'impensable rendez-vous!
Surtout dans le cadre des deux recours et des trois plaintes déposées l'une par Didier Quillot l'un des 33 "candidats", les deux autres avec constitution de partie civile introduites par le SNPCA-CGC et la CFDT ayant pour effet la nomination d'un juge d'instruction.
Rendez-vous que "BFM Business" relatait d'ailleurs ainsi, le 24 avril dernier dans son article « histoire secrète d’une nomination »«...Notre candidate va aussi voir Vincent Meslet, directeur éditorial d'Arte après avoir effectué toute sa carrière à France Télévisions. Mais ce professionnel réputé préférera se rallier à une autre candidate, Nathalie Collin. Contacté, l'intéressé confirme juste avoir répondu aux questions de "certains candidats", et dit n'avoir "aucune intention" de rejoindre l'équipe Ernotte.
Enfin, la tournée de Delphine Ernotte aurait aussi inclus la contrôleuse financière de France Télévisions Françoise Miquel, le producteur Thomas Anargyros, et même le ministre de l'économie Emmanuel Macron (contactés, aucun d'eux n'a répondu). »
Françoise Miquel proche, très proche, de Nathalie Sonnac que le président de l'Assemblée Nationale nommait au CSA, va devoir s'expliquer car il faut le redire, non seulement les deux femmes ont créé "un groupe de réflexion consacré à l’audiovisuel et au numérique"mais surtout "Françoise Miquel, encore et toujours, donne des cours à Assas où Nathalie Sonnac a justement créé sa chaire"(comme le montrent clairement des plannings universitaires) .
Françoise Miquel, haut fonctionnaire, savait pertinemment qu'un tel rendez-vous était inconcevable...elle savait qu'en y prenant part, elle violait ses obligations de réserve mais surtout qu'elle privilégiait de facto la candidate à qui elle "accordait ses faveurs".(dixit le Canard)
Le titre du livre qu'elle publiait, il y a peu, aux"Presses de la Renaissance": "Une femme dans les coulisses du pouvoir",prend ici une résonance toute particulière dans un tel contexte !
Voici l'article du Parisien signé Caroline Bonacossa et Carine Didier avec Philippe Martinat:
"Le paquebot CSA
prend-il l’eau ?
Ballotté par
la grève historique à Radio France un an après avoir désigné Mathieu Gallet à
sa tête, secoué par les accusations d'opacité lors de la nomination de la
présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, le Conseil supérieur de
l'audiovisuel vient d'essuyer un coup dur: l'annulation par le Conseil d'État
pour vice de procédure, de son refus de faire passer en gratuit les chaînes LCI
et Paris Première. Un désaveu pour une institution dans le président Olivier
Schrameck, issu du Conseil d'État, ne cesse de répéter son attachement au
respect des lois.
Une bourde de procédure qui fait tâche. Le CSA est prié de réétudier la
demande des deux chaînes payantes pour passer sur la TNT gratuite. Motif : il
avait publié les études d'impact économique requises en même temps que ses
décisions de refus le 29 juillet 2014 et non avant. Erreur de débutant ? « C'est
assez cocasse pour une institution bardée de juristes à tous les étages »,
analyse un observateur. « Une fine lame juridique contré par le Conseil
d'État sur la forme voilà qui fait désordre », renchérit une sommité de
l'audiovisuel.
Dans la tour
Mirabeau, à Paris ce revers fait l'effet d'une mini bombe. On ne s'attendait
pas à une décision de rejet et encore moins sur ce fondement, reconnaît-on
auprès d'Olivier Schrameck. L'institution n'est pas en position de force,
s'inquiète pour sa part l'un des sages. Après un tel camouflet, on va y regarder
à deux fois avant de décider.
Une opacité décriée. Les critiques se multiplient sur d'autres fronts. Si le choix de
Mathieu Gallet pour diriger Radio France a surpris, l'élection de Delphine
Ernotte à la tête de France Télévisions n'en finit pas de faire des vagues
depuis fin avril. Pointée du doigt, l'éviction de candidats jugés sérieux. Sans
parler de la liste des 33 postulants, jamais publiée, et de l'absence des
auditions publiques des finalistes. Voire de suspicions, de pressions avant
le vote décisif.
Plaintes et
recours en annulation auprès du Conseil d'État s’accumulent. « Le délibéré du CSA n'a manqué à aucun
de ses devoirs fondamentaux » s’est défendu Olivier Schrameck devant les députés. « Il
faut que le législateur change les textes pour que la désignation des
responsables de l’audiovisuel soit plus transparente »,insiste-t-on autant
au sein de son cabinet. « Avec une
procédure aussi sophistiquée qu'un cérémonial chinois, il est difficile de
justifier que les auditions ne soit pas publique même au nom d'une ancienne
décision du conseil constitutionnel » avance pour sa part Michel
Boyon ex président du CSA.
Un collège à couteaux
tirés.
L'affaire
accentue les dissensions parmi les huit sages. « L'ambiance est tendue. Le collège est coupé en deux, ce qui rend
les prises de décision plus difficile. Et Olivier Schrameck est dur avec les
services » insiste un initié. Un connaisseur va plus loin : « Les
sages manques d'envergure et Schrameck n'a peut-être pas pris la mesure du
secteur. Il lui faut plus de psychologie. »
Une planche de salut. La revente au groupe Next Radio (RMC, BFM) pour plus de 88 millions
d'euros de la chaîne « Numéro 23 » octroyée gratuitement par le CSA à
Pascal Houzelot choque. Le dossier sur le bureau des sages. En interne,
certains parlent d'«enrichissement sur le dos du bien public ». La
décision du gendarme de l'audiovisuel sera scrutée commentée de très près."
S'il révèle que "Michel Field aurait notamment approché pour se voir proposer la direction de France 5...l'intéressé restant pour l’heure en retrait",son papier montre la panique qui règne et se ressent en interne tous azimuts.
Alors que deux recours ont été déposées devant le Conseil d'État ainsi que trois plaintes au pénal dont celles du SNPCA-CGC et de la CFDT avec constitution de partie civile induisant l'ouverture d'une instruction judiciaire s'agissant des nombreuses irrégularités relevées par la presse qualifiant unanimement la procédure de désignation à France Télé mise en place par Olivier Schrameck de "scandaleuse mascarade",le constat est là: les "candidats aux différents postes dits à responsabilité, ne se bousculent évidemment pas.
Elles se bousculent d'autant moins que les plaignants réclament des mesures conservatoires visant à ne rien mettre en place tant que la Justice ne se sera pas complètement prononcée sur, entre autres, "l'intervention" de plusieurs membres du CSA en faveur d'un candidat au détriment de tous les autres dont Didier Quillot qui a lui aussi déposé plainte.
En tout cas depuis le départ de Thuillier pour les Sports de Canal +, Pflimlin ne sait plus où donner de la tête avec les Thuillier's boys and girls...
Eric Monier que Thuillier avait nommé comme patron de l'info à France 2 donné il y a peu sur le départ, aurait finalement du mal à concrétiser son atterrissage extérieur...Pflimlin pourrait avant de partir le nommer comme "responsable du service pool reportages...("info- géné, étranger...) service dirigé pour l'heure par Etienne Leehnardt qui lui prendrait la t^te d'un, probablement celle du 20h....
David Pujadas ferait en sorte pour qu'une proche Mathilde Pasinetti soit nommée à l'édition du 13h...aux côtés d'Olivier Karow qui irait, lui aussi, au 13h...
Alain Lardière, le directeur des reportages et des moyens de l'information des rédactions nationales de France télévisions, atterrirait lui sur Francetv info...
David Kessler
mouille Pigasse…à qui le tour pour l’ex-conseiller de François Hollande ?
Il semble ces dernières
semaines que David Kessler l’ex-conseiller
Media/Culture, de François Hollande à
l’Élysée, soit en passe de devenir
champion de France du rétro pédalage.
Ce haut fonctionnaire - Conseiller d’État qui avait travaillé
à Matignon du temps où Lionel Jospin était Premier ministre et
Olivier Schrameck son directeur de cabinet, ne se souvient pas être intervenu
pour que ce dernier soit nommé au CSA.
David Kessler, aujourd’hui en poste chez Orange, ne se souvient pas avoir même croisé son ex-collègue,
celle que quatre des huit sages du CSA poussaient dès l’annonce des
modifications par Olivier Schrameck des conditions de « sélection » -
si le mot a encore un sens – des « candidats » à la présidence de France Télévisions.
Ses coups de téléphone comme celui qu’il admet à
Sylvie Pierre-Brossolette en plein « processus » – là aussi, si le
mot a encore un sens – c’est simplement pour prendre des nouvelles.
Sa proximité avec
Olivier Schrameck et son ami Pascal Houzelot, c’est du domaine du privé.
Enfin, son
intervention, le 8 mars
2012 devant le CSA (encore à l’époque sous présidence Boyon) aux côtés du revendeur
de « Numéro 23 », David Kessler expliquait hier
au Monde qu’en vérité, « il avait agi au grand jour en
tant que représentant de Matthieu Pigasse, lequel envisageait de
devenir actionnaire de Numéro 23 aux côtés d’autres investisseurs
minoritaires, dont Xavier Niel, le patron de Free ».
Un énième rétro pédalage en totale
contradiction avec ce qu’il avait défendu le jour de l’audition.
C’est assez cocasse pour l’ex collaborateur
de François Hollande d’avoir si peu de « références » dans un secteur
où il était pourtant chargé de le conseiller !...Finalement, c’est même
comme si les obligations qu’il avait pour celui qui le nommait à l’Élysée, c’était
loin…très loin.
Pour un éclairage supplémentaire
concernant ce que nombre de spécialistes du secteur qualifient de « scandale
d’État », le blog CGC Media vous propose de
découvrir unnouvel épisode du
feuilleton lancé sur » Lyon Capitale » et signé Didier Maïsto: « David Kessler mouille Pigasse… qui parle
d’“erreur” »
Extrait:
A"lors que l’amendement sur la taxe
des 20% de la sénatrice (UDI) Catherine Morin-Desailly avait été retiré de la
loi Macron, puis réintroduit hier in extremis par le
Gouvernement, le principal soutien du projet, David Kessler, présent au
CSA le 8 mars 2012 pour défendre aux côtés de Pascal Houzelot ce qui
s’appelait encore TVous la Télédiversité, est aujourd’hui beaucoup moins disert
et enthousiaste. Et parle de sa présence comme d’une mission commandée pour son
ex-patron Matthieu Pigasse.
En mars 2012, David Kessler, aujourd’hui en poste chez Orange, officiait
encore à la direction des Inrockuptibles et du site Huffington Post
France (dont Matthieu Pigasse est l’actionnaire). Il rejoindra quelques jours
plus tard François Hollande à l’Élysée en tant que conseiller médias/culture,
sept mois avant la diffusion de la chaîne. Conseiller d’État, il avait
déjà travaillé dans un cabinet, puisqu’il était à Matignon du temps
où Lionel Jospin était Premier ministre.
Lors de l’audition du 8 mars 2012, David Kessler débordait du même
enthousiasme que Pascal Houzelot, enthousiasme qui n’était cependant pas
partagé par les conseillers du CSA, c’est un euphémisme. Sans même le son,
il suffit de voir leur mine déconfite et leur air agacé pour immédiatement s’en
convaincre (excepté Michel Boyon, riant comme à son habitude de ses propres
traits d’esprit). Il faut dire que tout était réglé d’avance par l’Élysée et
que lesdits conseillers (à l’exception de Rachid Arhab et d’Alain Méar, qui
voteront contre) avaient dû jouer une sorte de pièce de théâtre assez
grotesque, il faut en convenir.
David Kessler n’avait pourtant pas ménagé sa peine. Ce projet tout à fait
mirobolant et prétendument attendu par un large public était, selon lui, “une
ouverture au monde, aux cultures et à cette exigence de curiosité qui fait que
nous sortons de l’Hexagone pour essayer de regarder tous ces mouvements qui se
produisent ailleurs”. En outre, il soulignait “la diversité sociétale
(…) qui se traduit par le fait qu’il y a toute une série (…) d’actions qui sont
mises en œuvre et sur lesquelles nous avons le sentiment que la télévision
d’aujourd’hui n’est pas suffisamment attentive”. Enfin, David Kessler
évoquait “la diversité culturelle qui renvoie à cette ouverture au monde,
c’est la diversité des musiques, c’est la diversité du cinéma, c’est la
diversité des pratiques culturelles, qui est une réalité à laquelle là aussi
nous avons le sentiment parfois qu’il y a un manque”.
Loin de Blier et de Lynch
Le “manque” évoqué aura in fine été comblé par des émissions
de téléréalité américaines hyper bas de gamme, axées sur des concours de
tatouage et de maquillage, et il ne fut hélas jamais question du Tenue de soirée
d’un Bertrand Blier – la “vision” de la diversité de
M. Houzelot se limitant à un Elephant Man dans un magasin de
porcelaine, c’est-à-dire sans le talent ni le génie créatif d’un David Lynch.
M. Kessler expliquait hier au Monde qu’en vérité
il avait agi au grand jour en tant que représentant de Matthieu
Pigasse, lequel envisageait de devenir actionnaire de Numéro 23
aux côtés d’autres investisseurs minoritaires, dont Xavier Niel, le patron
de Free. Ce n’est pourtant pas du tout ce qu’il défendait le jour de
l’audition, où il fut question de mutualisation de contenus avec les Inrocks,
mutualisation dont les contours étaient d’ailleurs assez vagues – ni lui ni
M. Houzelot n’ayant été capables d’apporter le moindre élément concret aux
différentes questions des conseillers du CSA, se limitant à des éléments “symboliques”,
selon l’expression même du lobbyiste à l’entregent légendaire, fait pour cette
qualité sans doute chevalier des Arts et Lettres par Fleur Pellerin.
M. Kessler a également confié hier au Monde qu’il n’avait rien
à voir avec la revente de Numéro 23, annoncée en avril 2015.
Soit. Mais alors, ce qui devient troublant, c’est que l’auteur de ces lignes a
été contacté par une représentante de Matthieu Pigasse, le 15 avril 2015,
lequel se plaignait lui aussi d’être associé à Numéro 23, “par erreur”.
Si, en 2011 et en 2012, tout le monde en faisait des tonnes au nom de “toutes
les diversités”, aujourd’hui ce serait plutôt “courage fuyons” en basse
définition. C’est sans doute Yassine Belattar (roulé dans la farine par Pascal
Houzelot et ses amis) qui résume le mieux cette escroquerie : “Avec
la vente de Numéro 23, je découvre que la diversité coûte 90 millions
d’euros. Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’elle n’avait pas de prix”.
Comment avait-il appelé cela Philippe Kiffer dans Libé, revenant sur la sortie de chapeau du CSA le 23 avril dernier? "Une
affaire qui égratigne un peu plus une institution
où règne l'entre-soi et la connivence". Il ne croyait peut-être pas si bien dire. Toute la Presse unanime se demande depuis un mois et trois semaines pourquoi et comment quatre des huit membres du CSA ont pu œuvrer en amont pour que sorte du chapeau le 23 avril dernier quelqu'un qui ne connait rien à la télé ?!
Une partie de la réponse se trouve probablement dans l'excellent article de Pascal Lechevallier pour Digital Home Révolution publié ce j
(*)OTT (pour over-the-top content),consiste à
délivrer des contenus audiovisuels via le Web.... Beaucoup d’idées reçues
circulent à propos de ce principe et l’arrivée sur le marché européen de
sociétés de contenus comme Netflix n’a fait qu’accentuer ces ambiguïtés.
CQFD...Voila donc la finalité: la télé diffusée par le WEB.
Ainsi donc, très discrètement, Pierre Lescure qui voit d'un très bon œil l'arrivée de Delphine Ernotte, avait en fait depuis 18 mois des ambitions secrètes : lancer un Netflix à la francaise, regroupant tous les droits des acteurs TV actuels, France TV, TF1, M6,
L'instance de régulation lui aurait sur le sujet donné son feu vert, l'autorisant ainsi à faire main basse sur les droits de rediffusion en streaming sur internet de la TNT française.
Ben voyons !
Curieux que personne n'y ait pensé avant lui, non ? L'autoproclamé calife du Numérique
à France télé Patino et son grand vizir Scherer, n'y auraient-ils pas pensé ? Tu parles!
Donc on voit bien les choses se mettre en
place: une TV publique qui finance des milliers de programmes à coup de
milliards, et qui tombent ensuite dans les petites mains potelées d'une bande
de petits malins qui vont offrir des abonnements payants pour visualiser ces
contenus (déjà financés par la redevance donc le contribuable ou la pub, encore le contribuable).
On comprend mieux l'intérêt pour tout ce petit monde d'avoir en place quelqu'un (ou quelqu'une) qui aille dans leur sens lorsqu'il faudra ensuite négocier un contrat de
sous licence pour les droits des programmes de l'énorme portefeuille de France
télévisions.
Et qui touche au passage ?...
Voici l’article:
"Jean David Blanc et Pierre
Lescure se sont associés pour lancer un service de distribution TV
innovant. Première étape aujourd’hui avec la déclaration du service au
CSA. En attendant le lancement officiel à l’automne.
Molotov sera disponible sur tous les terminaux de la maison - D.R.
D’AlloCiné, à Canal, en passant par TF1.
L’équipe
des fondateurs de Molotov n’est pas novice en matière de TV. JeanDavid
Blanc est le fondateur d’AlloCiné, mais depuis des années il investit
dans des start-up en dehors du secteur des médias ; il a aussi consacré
beaucoup de temps à Molotov. A ses côtés, Pierre Lescure, qui, des
Enfants du Rock à Canal + a marqué de son empreinte les 30 dernières
années de la TV française. JeanDavid Blanc a musclé son duo de départ
avec l’arrivée de Jean-Marc Denoual qui était précédemment directeur de
la distribution des chaînes thématiques payantes du groupe TF1 et de
Kevin Kuipers qu’il a connu chez AlloCiné et qui a ensuite été
cofondateur de Gamekult et de Senscritique. Web, Programmes,
Distribution, Business, tous les métiers sont réunis pour mettre Molotov
sur orbite.
Les fondateurs de Molotov - De gauche à droite : K.Kuipers, P.Lescure, JD.Blanc, JM.Denoual - D.R.
Libérer la TV
Pour l’ancien patron de Canal + et pour le fondateur d’AlloCiné, la richesse de l’offre TV est mal valorisée : «
un vrai gâchis quand on sait que les chaînes investissent chaque année
pour la seule TNT gratuite près de 3 milliards d’euros dans les
programmes. »
Pour
l’instant, le mystère reste entier autour de ce nouveau service: un
nom explosif pour un service OTT qui devrait offrir un cocktail de
programmes TV très vaste. En dehors de l’équipe de développeurs qui
travaille depuis bientôt deux ans sur le projet, très peu de personnes
ont eu l’opportunité de voir comment fonctionnait Molotov. Selon les
rares informations qui ont filtré, Molotov offrirait une navigation très
innovante au sein d’un portail qui agrège toute la richesse de l’offre
TV. Molotov souhaite profiter de la puissance d’internet et des
capacités de l’OTT pour offrir aux internautes une nouvelle expérience
de la télévision.
Molotov
libère les programmes TV du carcan du petit écran, Molotov offre aux
chaînes un espace diffusion entièrement repensé. Imaginez qu’en moins de
3 secondes, n’importe quel téléspectateur ou internaute, jeune ou
vieux, puisse accéder à 100% des programmes de ses chaînes TV préférées,
sur le terminal de son choix, sans avoir à zapper, sans avoir à jongler
entre 5 interfaces, 3 applications et 10 mots de passe.
A
l’heure du «mobile first» et des SmartTV, Molotov veut faire bouger les
lignes de la distribution de la télévision mais surtout de sa
consommation en permettant aux téléspectateurs et aux internautes
d’accéder aux milliers de programmes disponibles d’une manière
innovante.
Difficile
d’en savoir plus pour le moment, si ce n’est que Molotov aura le statut
officiel de distributeur de chaînes de télévision, ce qui le place non
seulement en concurrence avec les FAI, mais lui impose aussi toutes les
contraintes réglementaires et fiscales liées à ce statut. Un modèle de
distribution disruptif pour un cadre réglementaire conservateur !
Rendez-vous à la rentrée pour un test en grandeur nature au moment de son lancement.
L’alliance pro-direction « cgt/fo »
au grand jour à France Télévisions.
Dans
le cadre du 2ème tour des élections professionnelles qui auront lieu
le 6 juillet prochain au siège de France Télévisions – en pleine période de
vacances et en plein Tour de France, soit dit en passant – la cgt et fo fidèles alliées de la direction, viennent de concrétiser
leur union au grand jour.
Pour
reprendre les termes mêmes d’un tract de la cgt qui fustigeait comme de coutume,
les autres syndicats qui ne pensent pas comme eux, « C’est le mariage de la carpe et du lapin » !
Le binôme cgt/fo devient donc monoblocet ne fait pour l’occasion plus qu’un,
s’agissant du collège ouvrier/employés. Cela
dit, le véritable intitulé de fo n’est-il pas cgt-fo !
Ce
n’est donc pas une surprise mais cela dit, il
se pourrait bien que bon nombre de leurs adhérents comme ceux de fo d’ailleurs
qui ont toujours refusé une telle union et qui en ont plus que raz-le-bol des
rendez-vous secrets, des petits arrangements entre amis, du sectarisme et de l’opacité,
décident que cette fois-ci trop c’est trop.
(¤)"….Demain ce sera le site « Mediapart » ou un autre
qui révélera in extenso des entretiens de l'audition de « la nouvelle
présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des camarades
d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors
qu’au fond qui y a-t-il de choquant à ce que des syndicats rencontrent des candidats au poste de PDG de
France Télévisions....."D'ailleurs
nous espérons ne pas révéler un scoop en disant que nousà fo
France Télévisions, nous avons également rencontré certains autres
candidats à leur demande,rencontré
certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demandeet qu'il
arrive heureusement régulièrement que les Tutelles nous consultent…."
(*) « La cgt
FTV a rencontré Delphine
Ernotte. Elle précise avoir d'ailleurs rencontré à leur demande tous les candidats qui le souhaitaient
– la petite dizaine de candidats
rencontrés – en respectant la plus stricte neutralité et la confidentialité des
lors qu’elle était demandée.»
"Le Canard enchaîné" en a remis une louche aujourd'hui....Décidément voila des "consultations" qui se passent bien mal comme elles se passent du reste de commentaires.
"Delphine Ernotte, nouvelle pédégère
de France Télés, continue ses fameuses “consultations”, avant de prendre ses
fonctions, le 22 août.
Un des derniers à avoir bénéficié de cette faveur est le
patron des sports de la chaîne, Daniel Bilalian, qui a fort apprécié. Le vieux briscard est revenu
de son déjeuner estomaqué et a confié ses impressions à quelques copains de la
chaîne: “J'en ai vu des patrons mais un comme ça, qui ne connaît rien à rien,
alors là c'est quelque chose. Il faut tout lui expliquer, les images, les coûts,
les reportages, une vraie débutante.”
Avec des consultations comme ça, elle va vite apprendre."
Chacun comprend mieux pourquoi Didier Quillot comme le SNPCA-CGC et la CFDT contestent en Justice les conditions de désignation pour la présidence de France Télévisions que la Presse unanime a qualifié de "mascarade".
Dans un document digne des plus invraisemblables propagandes des années d'après guerre, l'un des deux syndicats alliés de la direction indique le plus faussement qui soit "Pour les 3 années à venir, il n'y aurait pour France Télévisions que 3 syndicats confédérés chargés de négocier tous les accords d'entreprise fo, cgt et CFDT". Ben voyons...il ne suffit pas d'écrire des fadaises pour qu'elles deviennent vérité !
Citons à cet effet, Talleyrand "tout ce qui est excessif est insignifiant"et publions deux documents parlants concernant ces élections professionnelles intervenus au Siège de France Télévisions qu'auraient soi-disant remportées les alliés de la direction (la direction quelle qu'elle soit) 1° doc) Le tract du SNJ "LE SNJ REPRÉSENTATIF ET CONFIANT"
Extrait : "POUR LE SECOND TOUR
Faute de quorum, il y aura (sauf pour les DP de Malakoff et de Vaise) un second tour de scrutin.
L'enjeu de ce premier tour pour notre organisation syndicale était bien le calcul de la représentativité. Une disposition inique de la loi du 28 août 2008, qui a pour seul but de faire disparaître les syndicats autonomes. Et bien c'est encore raté pour les ennemis du "collège journalistes", car nous avons à nouveau réussi notre pari, grâce au vote des salariés. Avec 13,55% des voix sur le collège cadres (collège sur lequel est calculée notre représentativité), le SNJ reste bel et bien dans la course, pour faire entendre votre voix dans l'entreprise...."
2° doc) Le nombre de votants par collège établi par la direction de France Télévisions
1er tour des élections au C.E. "titulaires" utile pour établir les 10% minimum nécessaires à la Représentativité et où le SNPCA-CGC est à 17,34%.