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mardi 19 septembre 2017

Assemblée générale sur « france info: »…la colère gronde, les arrêts maladie explosent et les remplacements ne se font plus.

Assemblée générale sur « france info: »…la colère gronde, les arrêts maladie explosent et les remplacements ne se font plus.

Comme le blog CGC Média l’avait écrit, il y a quelques jours, dans un article intitulé « Pascal Doucet-Bon le Kali de l’info à France Télévisions ! »  la tension monte au sein de la chaîne d’info en continu. Non seulement les arrêts maladie explosent comme les demandes de réintégrer leur service pour les personnels sous contrat à l’origine des chaines du groupe mais les demandes de remplacements ne sont plus prises en compte.

Pas de nouvelle embauche. Les nombreux et récents recrutements  au-delà des effectifs initialement prévus – un dépassement d’une cinquantaine environ pas toujours d’ailleurs à destination de « france info: »…) – ont particulièrement agacé les Tutelles et notamment Bercy qui tient les cordons de la bourse.

Plus de remplacements qui tiennent. Les malades, les personnes en congés ne sont plus remplacés…ceux qui sont sur place n’ont qu’à se débrouiller.

« La chaîne d’info en continu n’est pas une exception » entonnent en chœur Pascal Doucet-Bon à qui Yannick Letranchant  a donné les pleins pouvoirs mais aussi certains cadres zélés comme Daniel Grillon nommé rédacteur en chef senior à « France info : » rédacteur en Chef sur LCI et adepte des cadences infernales qui focalise une grande partie du ras-le-bol comme nous l’avions déjà écrit le 8 novembre 2016 dans un post « "France info :" vives tensions au sein de la chaîne confidentielle d’info sur fond de burn-out généralisé. ».

Un exemple parmi des dizaines et des dizaines d’autres. Depuis le début de la semaine, lundi 18 septembre donc, la personne préposée au courrier à Malakoff (le site dit des emprises parisiennes qui abrite France Ô, est en arrêt maladie quasiment jusqu’à la fin du mois.

Le Siège de France Télés n’envoie évidemment personne pour la remplacer ! Du coup, plus de courrier ni à l’arrivée, ni au départ pour l’établissement de France Ô qui centralise en quelques sorte l’administration des autres établissements ultramarins ! Chouette, non !!

Grosso-modo, la chaîne info c’est comme le reste de France Télévisions, la chienlit est partout, la grogne monte et les appels à la grève s’empilent…Ce vendredi, pourrait donc bien être un tournant  après que l’assemblée générale des personnels du « Canal 27 » se soit tenue.

lundi 18 septembre 2017

L’ex Orange : un cahier de doléances prêt pour Gérald Darmanin…C’est à prendre ou à laisser. Sinon ce sera sans elle!



L’ex Orange : un cahier de doléances prêt pour Gérald Darmanin…C’est à prendre ou à laisser . Sinon ce sera sans elle !

En fin de semaine dernière, plusieurs titres de presse (Le Figaro avait donné le «la» concernant le rendez-vous fixé par le Premier ministre « Edouard Philippe qui recevait donc ce lundi 18 septembre les patrons de l'audiovisuel public » afin de leur indiquer que l’État dans le cadre de l'effort collectif annoncé par l’Exécutif avait décidé de coupes budgétaire significatives.





Avant l’ex Orange qui multiplie vainement ses conseils au Gouvernement par média interposés s’est rendue, jeudi dernier en milieu de matinée au ministère des comptes publics dans le bureau de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics pour lui dire en termes choisis tout ce qu’elle pensait d’une telle mesure !  

Pas question de valider un tel arbitraire…les millions d’économies que veut faire l’actionnaire dans le secteur, ce sera sans elle qui exigeait dès son parachutage « fromage et dessert » !

Sans elle, c’est effectivement ce qu’ont bien intégré ses divers interlocuteurs qui l’ont rencontrée ces derniers jours.

Elle a bien essayé la veille de prendre les salariés de France Télés en guise de boucliers, leur disant en substance qu’il n’était pas question, en l’état,d’absorber, les quelques dizaines de millions d’économies que réclame l’ÉtatSalariés qui n’attendent plus qu’une chose, c’est que le rejet de la greffe de la téléphonie sur l’audiovisuel soit acté et qu’une nouvelle implantation ait lieu sans tarder. 

Peu probable donc que Gérald Darmanin ait été sensible aux arguties de l’ex Orange qui chantait sur tous les toits que tout allait bien, essayant de ridiculiser au passage la Cour des comptes qui rendait quelques semaines plus tôt un rapport pourtant alarmant et dénonçant justement « l’impasse financière » dans laquelle se trouvait France Télés.

Qu’Ernotte comme l’avait écrit, il y a une quinzaine de jours le blog CGC Média, se pique de scénariser son désaccord avec l’actionnaire pour tenter vainement évidemment, de prendre l’opinion publique à témoin et de lui faire croire à un départ forcé sur l’air de « je n’ai pas les moyens de mes ambitions (lesquelles ?) », c’est son problème.

De toute façon, chacun sait comment se termine ce genre de pseudo bras de fer ! 

Toujours est-il que d'autres ont essayé avant – la plupart issus du secteur (ce qui n’est pas son cas) – sans jamais parvenir à faire plier qui que ce soit sur ce terrain mais en y laissant à chaque fois des plumes et en perdant systématiquement la tête.

Les collaborateurs de France Ô visiblement remontés contre l'arbitraire de l'ex Orange !



Les collaborateurs de France Ô visiblement remontés contre l'arbitraire de l'ex Orange !

En effet, ils ont découvert un brin surpris la communication de l’ex Orange indiquant que France 2 allait bouleverser ses programmes de première partie de soirée initiales, ce mardi 19 septembre, afin de proposer aux téléspectateurs un concert caritatif en faveur des populations sinistrées de Saint-Martin et Saint-Barthélémy après passage des ouragans dévastateurs survenus la semaine dernière.

Seulement voilà, s’ils ont bien compris que Radio France s'associera à France 2 pour diffuser dès 20h55 en simultané sur l’antenne de France Inter, le concert en direct du Casino de Paris « Ensemble pour les Antilles », ils regrettent pour le moins le manque de visibilité de France Ô pourtant pleinement concerné dans le dispositif.

Certes ils ont lu la communication de l’ex Orange "Le réseau Outre-mer 1ère sera naturellement à l’unisson de ce concert, avec notamment la diffusion de l’événement en différé sur les antennes de Guadeloupe 1ère, Guyane 1ère et Martinique 1ère" mais ils ne s’y reconnaissent pas.

Oui, il y a bien eu l’émission spéciale Solidarité Antilles qui s’est fait l’écho de "toutes les initiatives dans l’hexagone et en Outre-mer pour parer à l’urgence et préparer la reconstruction", diffusée en direct sur France Ô, jeudi 14 septembre à 20h55 mais aussi sur les chaînes Outre-mer-1ère de Martinique 1ère, Guadeloupe 1ère, Guyane 1ère, Saint-Pierre et Miquelon 1ère, Polynésie 1ère, le même jour en soirée et le lendemain soir sur Réunion 1ère, Nouvelle-Calédonie 1ère, Mayotte 1ère, Wallis et Futuna 1ère mais là, c’est France 2 sans France Ô ! 

Ils ont vu également que "TV5 Monde reprendra également sur ses antennes France Belgique Suisse, Amérique Latine et Etats-Unis ce programme exceptionnel afin de lui donner encore plus d’impact à l’international" puis que "L’ensemble des réseaux sociaux de France Télévisions sera engagé très activement pour relayer ce grand appel aux dons et à la solidarité" mais là encore, ils se demandent où et comment France Ô s’y trouve associé !

Il ne s’agit pour personne de contester l’initiative d’une soirée spéciale «Pour les Antilles » dont Stéphane Bern et Marie-Sophie Lacarrau auront la charge, entourés de nombreux artistes, chanteurs, sportifs ou encore de personnalités du monde de la culture et des médias afin de réaliser le meilleur appel aux dons possible, mais bien de rappeler que France Télés c’est certes France 2 mais particulièrement France Ô évidemment, s’agissant de ce phénomène climatique hors norme qui a frappé les Antilles avec une rare violence.

Ce n’était pourtant pas compliqué d’y penser et d’éviter de froisser ces femmes et ces hommes qui bossent au quotidien pour France Ô et ressentent, une fois encore, un sentiment de mise à part.

dimanche 17 septembre 2017

France Télé suspend(rait) l’inscription obligatoire à son site de replay « france.tv » face au mécontentement et à la désaffection des internautes.



France Télé suspend(rait) l’inscription obligatoire à son site de replay  « france.tv » face au mécontentement et à la désaffection des internautes.

Fin juin, alors que le blog CGC Média avait révélé un peu plus tôt, le remplacement de Pluzz (télé dite de rattrapage) par  « france.tv », nous publiions un article intitulé « Les téléspectateurs sur France Télés (ceux qui restent) remontés contre le service de rattrapage (france.tv  Replay) » où il était question du mécontentement et à la désaffection des internautes face, entre autres, à l’inscription obligatoire pour pouvoir y accéder.   

Le peu de téléspectateurs (ceux qui restent) qui avaient envie de revoir des émissions de la télé publique qu’ils regardent de moins en moins, se plaignaient d’un fonctionnement aléatoire et surtout toujours plus complexe.   

« Pourquoi faut-il, dorénavant, s'inscrire pour bénéficier d'un service public ? » pestaient en chœur les téléspectateurs mais aussi les internautes et autres usagers de la télé publique.

Voici par exemple ce qu’ils pouvaient lire dans la foire aux questions (FAQ) que France Télés avait mis en ligne (*ci-après): 

 


(*) Cliquez sur le picto bonhomme en haut à droite de la page puis « S’inscrire ». Saisissez votre adresse mail et votre mot de passe et cliquez sur « Confirmer ». Il vous suffit d’avoir une adresse mail (orange, laposte, wanadoo, aol, hotmail, etc). Posséder un compte Facebook ou Google n’est pas une obligation pour s’inscrire ou se connecter à france.tv. ».

Il semblerait que depuis la mi-août l'inscription obligatoire sur france.tv ait bien "sauté" tant le visionnage des programmes en s'identifiant a chuté…plus de 40%. 

Cependant comme rien n’est simple à France Télés mais surtout que la chienlit qui s’est instaurée à tous les niveaux et tous les étages rend tout incompréhensible, aux dernières nouvelles l’ex Orange ne veut pas communiquer sur cette "non inscription/identification" qu’elle voudrait remettre obligatoire au nom de la direction du numérique comme de son fantasque projet - gouffre à fric - de SVOD.

Nilou Soyeux la dircom déjà cornaquée ne comprend plus rien à ce qui peut ou pas être dit et écrit !

Quand on vous disait qu’il n’y avait plus aucune stratégie à France Télévisions depuis plusieurs années…en voilà une preuve supplémentaire.

samedi 16 septembre 2017

L’info dévisse gravement à France Télés…le ras-le-bol général communicatif !



L’info dévisse gravement à France Télés…le ras-le-bol général communicatif ! 

Souvenez-vous, ce n’est pas si vieux que cela…c’était fin mai – le 30 pour être précis – l’ex Orange communiquait sur le départ de Michel Fiel (départ qui n’en était pas un) de son poste de directeur de l’info et son remplacement par Yannick Letranchant nommé à la direction exécutive en charge de l'information de France Télés.

Dans la foulée, Ernotte virait David Pujadas du 20 heures – « c’est ma décision pas celle du Président de la République » indiquait-elle aux journalistes remontés demandant immédiatement des explications – pour le remplacer par Anne-Sophie Lapix.

Dans les jours qui allaient suivre Yannick Letranchant allait pour ce qui le concerne nommer Pascal Doucet-Bon directeur délégué de l'information chez France Télévisions chargé d’apaiser les tensions et le climat explosif prêt à exploser à la moindre étincelle.  

Question apaisement, tout ce petit monde repassera ! A dire vrai, c’est plus l’huile que certains ont continué de jeter sur le feu qui fait qu’aujourd’hui l’explosion est quasi imminente…le ras-le-bol est général. 



Il n’y a qu’à lier pour s’en convaincre le communiqué de la SDJ de « franceinfo : » (ci-après) pour comprendre que l’embrasement est proche, très proche :

« Il y a un an naissait Franceinfo TV. En quelques mois, les équipes de France Télévisions, de Radio France et des partenaires (INA, France 24) ont réussi un exploit : créer une chaine de toute pièce. Exploit célébré lors du lancement, unanimement salué comme une réussite.

Depuis, les équipes ont poursuivi leur travail, dans des conditions parfois précaires, à toutes les heures du jour et de la nuit, semaine et weekend. Au fil du temps, malgré les besoins grandissants de l’antenne et les nouvelles missions confiées, les effectifs et les moyens, déjà réduits, ont été revus à la baisse. Sans aucune perspective d’amélioration. 

Chaque jour, les équipes permettent la diffusion de 15 heures d’antenne non-stop et les éditions spéciales se déclenchent au fil de l’actualité avec toujours plus de réactivité.

L’identité de la chaîne est, depuis les premières heures, notamment portée par « les modules ». De nouveaux formats, développés par nos équipes, qui rencontrent un réel succès sur le numérique avec des millions de vues chaque semaine. De nouvelles écritures qui sont plébiscitées par les études qualités réalisées auprès de nos téléspectateurs et dont certains concurrents ont pu s’inspirer. 

Cependant, le dévouement des personnels a ses limites et ne peut - à lui seul - être un gage de réussite. 

Un an après, force est de constater qu’aujourd’hui le bateau franceinfo navigue à vue. Le cap n’est pas fixé. L’enthousiasme des salariés a laissé place à la lassitude.

Quelle est aujourd’hui la ligne éditoriale de franceinfo ? Quelle est sa vocation au sein du groupe France Télévisions ? Quelle est la stratégie de développement de la chaîne ? Pourquoi certains problèmes, certaines carences techniques ou matérielles, soulevés dès les premières semaines n’ont pas été résolus ?  Comment dans ce contexte développer notre antenne et tenir les objectifs d’audience fixés par la présidence ?

Toutes ces questions de la rédaction ne trouvent aujourd’hui aucune réponse.

Il y a un an, un peu après 20h, les quatre dirigeants de France Télévisions, Radio France, France 24 et l’INA fêtaient le lancement en grandes pompes et en direct. Un an plus tard cet anniversaire a eu lieu dans une indifférence générale. La rentrée s’est déroulée dans un mutisme inquiétant.  

Si les objectifs d’audience sont louables, leur réalisation ne tombe pas du ciel. La rédaction de franceinfo TV est aujourd’hui en droit de se demander si le projet est toujours porté par la présidence. » 

Une très large majorité de salariés de France Télévisions se pose aussi les mêmes questions depuis deux ans, le parachutage à l'évidence raté de l'ex Orange.

Leur entreprise est aujourd’hui à la dérive et ils finissent par se demander si ce n’est pas un souhait du Pouvoir politique dont ils ne comprennent pas, si tel n’est pas le cas, pourquoi alors il n’arrête pas le massacre ?! 

Et comme niveau info, une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, ils viennent de découvrir les deux nouvelles claques que vient de se ramasser France 2 « le vaisseau amiral » du groupe – l’est-il toujours ? – en matière d’info que certains qualifient déjà de « jeudi noir » ! 

Jeudi 14 septembre, Anne-Sophie Lapix qui présentait une nouvelle édition du JT de 20 heures sur France 2, a vu l’écart avec Gilles Bouleau (TF1) qui n’a cessé de s’accroître pour augmenter dans des proportions préoccupantes. Ce jour-là Gilles Bouleau réunissait 5,88 millions de Français soit 26.7% du public âgé de quatre ans et plus, entre 19h58 et 20h35 sur TF1 contre 4,65 millions pour Anne-Sophie Lapix – audience encore en baisse de 0,8 point par rapport à la veille. Il s’agit du plus écart enregistré entre les deux 20 heures depuis la rentrée avec TF1 qui réalise, là, un score en nette hausse sur une journée de 2,1 points.

Le même jeudi donc, TF1 est également arrivée en tête des audiences du soir avec la diffusion de deux nouveaux épisodes de la saison 8 de Profilage qui ont attiré en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs, soit 24,5 % de part d’audience. Loin derrière venait  France 3 avec le long-métrage de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Alexandra Lamy « De toutes nos forces » adapté d’une histoire vraie, qui réunissait 2,2 millions de téléspectateurs, soit 9,7 % du public. 

En face, M6 diffusait deux nouveaux épisodes de Scorpion. La suite de la saison 3 de la série américaine a rassemblé 2 millions de fidèles, soit 9 % de PDA.  

Au pied du podium, France 2 qui proposait un nouveau numéro d’Envoyé spécial sur les victimes d’attentat et sur les premiers pas des députés LREM, ne parvenait seulement qu’à retenir 1,9 million de curieux soit 8,6 % du publicl’un des plus mauvais score de l’émission !