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mercredi 6 décembre 2017

Communiqué du SNPCA-CFE-CGC suite à la décison du TGI de Paris.


Suite à un ou deux articles publiés concernant la citation directe déposée l’an dernier  par le syndicat SNPCA-CGC, qui poursuivait Delphine Ernotte pour favoritisme et recel de prise illégale d'intérêts en lien avec la Fondation des Femmes, ainsi que Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de cabinet de la présidente de France Télévisions et le producteur Maxime Ruszniewski, administrateur de la Fondation des Femmes, où le syndicat aurait été « débouté » par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, ce dernier ne fera pour l’heure d’autre commentaires que ceux contenus dans le communiqué ci-après :

« Le SNPCA-CFE-CGC a pu prendre connaissance de la décision qui a été rendue dans l’affaire concernant le financement de l’association de préfiguration de la Fondation des femmes par France télévisions.

Au regard des déclarations intempestives faites par l’un des prévenus sur Twitter et dans la presse, il nous paraît utile de préciser que le Tribunal Correctionnel de Paris s’est seulement prononcé sur les questions de procédure qui se posaient.

Le bien-fondé de notre action n’est pas jugé, à ce stade.

Loin d’être terminée, cette affaire est donc destinée à prospérer dans les semaines qui viennent, d’autant plus au regard des nouveaux éléments qui ont été découverts depuis la délivrance de notre citation en justice. »

Ernotte : la grosse artillerie pour éviter la défiance !



Ernotte : la grosse artillerie pour éviter la défiance !

« Avec ça, plus aucun risque que la défiance soit votée »…« Avec la cgt qui a sorti son papier pour taper Macron, ça devrait le faire » se réjouissait, hier, une huile de France Télés !

Ainsi donc, il aurait suffi d’une phrase – opportunément modifiée (*)pour que la motion de défiance (vote le 12 décembre prochain) ne passe pas et que les journalistes mais plus largement les salariés de France télés qui n’en peuvent plus, se couchent !? Ben voyons !

Qui pourrait croire qu’un tel écran de fumée aurait des chances d’aboutir, à part peut-être ceux qui l’ont imaginé?

Dans un excellent article publié par « Télérama », ce 6 décembre, sous la plume d’Aude Dassonville et Olivier Milot « L'audiovisuel public, “la honte de la République“ ? Voici ce que Macron a vraiment dit » chacun aura vite compris  que la ficelle était un peu grosse.

Le blog CGC Média dans un post publié dès hier soir « Qui avait intérêt à balancer l’info à « l’Express » pour tenter de discréditer le Chef de l’État…C’est bien la question ! »  se demandait à qui profitait le crime ou qui pensait pouvoir en profiter ?     

A cette question Télérama apporte donc une réponse, en publiant ce qu’a dit et pas dit le Chef de l’État – en tout cas pas la phrase telle qu’elle a été balancée – à savoir, entre autres,  « Un constat sévère sur la gouvernance » de l'audiovisuel public et surtout pas un réquisitoire contre les salariés et encore moins une « insulte faite aux salariés, aux téléspectateurs et aux programmes audiovisuel » comme voudraient le faire croire certains !

Ce sentiment de honte qu’a évoqué Emmanuel Macron, il la place  « en ce qu’il a pu voir ces dernières semaines de l’attitude des dirigeants. » [Ernotte qui tape sur l’actionnaire dans le Presse et sur les réseaux sociaux depuis de nombreux mois !] 


Pour prendre un exemple, personne ne pense une seule seconde que parce que le ministre de l'Éducation nationale aurait trouvé honteux que « Les écoliers français se classent 34e sur 50 pays au niveau de lecture en France », quelques buses en déduisent qu’il tape sur les profs, les élèves et les parents !

Extraits :

"Emmanuel Macron a-t-il vraiment dit que “l’audiovisuel public était la honte de la République” ? Aurore Bergé, la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale, l’a démenti.


Sauf que le Président a dit bien plus, et ses propos sont explosifs. Alors que les salariés France Télévisions, Radio France, France Médias Monde ou encore l’INA attendent depuis des semaines de connaître la sauce à laquelle ils seront bientôt accommodés, le chef de l’État a dévoilé lundi 5 décembre 2017 la recette qu’il compte appliquer.

Aux députés de la commission des Affaires culturelles, il a exprimé en termes forts, parfois même cinglants, sa « volonté ferme de faire une révolution » dans le secteur. Que les dirigeants actuels se le tiennent pour dit.

Emmanuel Macron n’a que faire des questions de personnes (sur lesquelles « on passe beaucoup trop de temps »), ni des discussions sur les « centaines de milliers ou millions d’euros » qu’ils doivent économiser. Son sujet, c’est la culture, et les moyens de l’apporter à ceux à qui elle est le plus nécessaire.


Extraits d’une rencontre où les acteurs de l’audiovisuel, CSA compris, en ont pris pour leur grade.


 

Pour Emmanuel Macron, le constat est simple : l’audiovisuel public français est « une honte ».Non pas « la honte pour la République », comme l’a écrit L’Express, et démentie par la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé. Usant du procédé de l’anaphore cher à François Hollande, le chef de l’État a en réalité martelé ceci : « L’audiovisuel public, c’est une honte pour nos concitoyens, c’est une honte en termes de gouvernance, c’est une honte en ce que j’ai pu voir ces dernières semaines de l’attitude des dirigeants. »


Pourquoi cette charge virulente ? Pour le Président, les raisons ne manquent pas.  « Parce que c’est très cher, pour une absence de réforme complète depuis que l’entreprise unique [à France Télévisions, ndlr] existe ; pour une synergie quasi inexistante entre les différents piliers des entreprises publiques ; pour une production de contenus de qualité variable ».

Il a également fustigé un système  « complètement incestueux » qui profite à des entrepreneurs « abonnés à la commande publique ». Conséquence de ces travers et, à ses yeux, comble de l’ineptie : « On ne se pose plus la question de savoir les contenus que l’on veut produire » pour apporter la culture à ceux qui en sont les plus éloignés : les jeunes, et les plus démunis. 

Précisant son propos, le Président de la République a reproché à l’audiovisuel public de ne pas « s’être une seconde adapté à l’évolution des usages ». Le jugement est excessif mais pas toujours infondé. Il a raillé une télévision incapable de s’adresser à une jeunesse qui a investi le Net, les jeux vidéos et les médias délinéarisés sur lesquels « nous n’avons aucune forme de production, ni aucune réflexion ». « On ne regarde pas le continent sur lequel nos gamins sont en train de s’éduquer » a-t-il déploré. Avant d’attaquer : « On fait des programmes pour les jeunes en disant, c’est super, c’est pour les jeunes (…) mais ceux qui les regardent ont plus de 65 ans. »


La critique d’Emmanuel Macron est également très sévère sur le contenu des programmes eux-mêmes : « ils sont trop chers » et avant tout destinés aux « gens les mieux éduqués, les mieux informés, les mieux protégés. » « L’allocation des finances publiques est ultra inégalitaire en matière d’audiovisuel public », a-t-il jugé.

« On met très peu d’argent pour aller éduquer des gens qui sont loin de la culture (…), qui ne vont jamais regarder ni Arte, ni une chaîne de télévision publique. C’est ça la réalité. »

Un modèle caduc ?


Si l’audiovisuel public paraît plus que jamais à la veille de son big bang, le CSA, lui, n’a plus qu’à compter les heures jusqu’à sa propre dissolution. Le président de la République a redit son hostilité à la nomination des présidents des chaînes et radios publiques par l’instance de régulation de l’audiovisuel. « Vous nommez des patrons qui ne sont responsables devant personne, a-t-il griffé, estimant que ce secteur était « le seul où celui qui nomme des gens ne leur demande aucun compte » 

« Le modèle du CSA est caduc », a-t-il insisté. « Il a été pensé, dans sa forme, à une autre époque, qui avait d’autres usages : il faut complètement le réadapter ».


Pour finir, Emmanuel Macron a pronostiqué une année 2018 pleine « de chamboulement et de bouillonnement », où chacun devra apporter idées et soutien à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. 


Gare aux dirigeants qui envisageraient de défendre leurs intérêts à la manière d’hier : « Je n’accepterai jamais qu’une entreprise publique, quand on lui demande un effort (…) considère que la seule réponse serait d’augmenter la redevance, ou d’aller faire du lobbying en commission. » A bon entendeur.."

Qui avait intérêt à balancer l’info à « l’Express » pour tenter de discréditer le Chef de l’État…C’est bien la question !



Qui avait intérêt à balancer l’info à « l’Express » pour tenter de discréditer le Chef de l’État…C’est bien la question ! 

Depuis que « l’Express » a publié un article citant Emmanuel Macron qui  recevait, lundi à l’Élysée, les députés de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale, les commentaires sont allés bon train.

Plusieurs titres de Presse rappellent que « cette réception était privée » et que c’est donc dans ce cadre que « le chef de l’État s’est livré à un virulent réquisitoire contre l’audiovisuel public ». 

La réception étant privée, c’est forcément l’un des participants qui a vendu la mèche ! 

Qui avait donc intérêt à balancer au magazine pour penser décrédibiliser Emmanuel Macron de la sorte ?

Autrement dit, à qui profite le crime ? 

Ce soir sur France Info (la radio) Gabriel Attal l’un des élus LREM a pourtant bien reconnu, à l'instar du chef de file LREM de la commission, que le Président de la République qui a notamment condamné le mode de nomination des présidents de ces entreprises par le CSA, estimant qu’une fois en place les intéressés n’ont plus de comptes à rendre à personne, avait effectivement fait « un constat sévère » sur « la gouvernance » de l'audiovisuel public.  

Le Président, indique encore Gabriel Attal, a notamment estimé que l'audiovisuel devait « investir davantage à destination de ceux qui sont éloignés de la culture », plaidant pour une réforme des contenus. 

Voilà donc l’affaire : « Un constat sévère sur la gouvernance » de l'audiovisuel public  !

C’est donc cela dont il était substantiellement question: la gouvernance …et non comme essaie de la faire croire la cgt France Télés dans sa dernière communication contre le Pouvoir, une « insulte aux salariés, aux téléspectateurs et aux programmes audiovisuel »  à laquelle se serait livrée le Président de la République, toujours  selon l’organisation syndicale soutien de la direction. 

La ficelle est juste un peu grosse.

Coïncidence troublante, au même moment d'ailleurs, l’ex Orange convoquait en urgence les syndicats au Siège de France Télés pour leur jouer son refrain favori – d’autres l’ont joué avant elle – nous sommes attaqués, je vous demande d’être derrière moi car je suis la seule qui peut tenir tête au gouvernement Macron !

La cgt alliée fidèle parmi les fidèles, a donc immédiatement sorti un tract diatribe contre le Chef de l’État « La déclaration du Président de la République est une honte » entonnant ainsi le même refrain qu’Ernotte fait de récurrents poncifs « Face aux enjeux démocratiques, culturels et industriels qui se posent à l’audiovisuel public, on attend mieux du Président de la République que cette arrogance indigne de sa fonction ». 

Pour la ixième et énième fois, la cgt derrière Ernotte pense avoir gagné la partie contre Emmanuel Macron au « nom des enjeux démocratiques et culturels » !

Il y a cependant fort à parier, ce coup-là, que personne ne sera dupe et que l’effet sera à forcément à l’inverse de celui escompté !