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mercredi 31 mars 2021

Le Canard enchaîne dénonce ce « Magnifique double atterrissage à France télés » mis en avant il y a quelques jours par le blog CGC Média.

Le Canard enchaîne dénonce ce « Magnifique double atterrissage à France télés » mis en avant il y a quelques jours par le blog CGC Média.

Le 29 mars dernier le blog CGC Média annonçait dans son article « Francis Donnat remplacé au secrétariat général de France Télés par un haut fonctionnaire » le recrutement pour remplacer l’intéressé qui sort de France Télés le 1er mai prochain de « Christophe Tardieu l’ex-directeur de cabinet de l’ex-ministre de la Culture Christine Albanel  », la même Albanel ex-Orange comme l’autre dont nous rendions public l’invraisemblable promotion faite au nom de l'indépendance dans notre post publié une semaine plus tard exactement « Le comité d'éthique de France Télés promeut Christine Albanel une autre ex-Orange à sa présidence ».

« Ah ! ce petit monde de l’entre-soi où tout le monde se retrouve » écrivions-nous, nous interrogeant sur le sens à donner à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait qualifié quelques moi plus tôt la gouvernance de France Télévisions de « Honte de la République » !?

Le Canard enchaîne de ce mercredi a visiblement les mêmes préoccupations.

Dans son papier « Magnifique double atterrissage à France télés » concernant les deux susnommés qui se termine ainsi « Dans la vie, il y a ceux qui font du télétravail et ceux qui trouvent un bon travail à la télé ! », le palmipède met en avant les possibles conflits d’intérêts qui entourent ces deux nominations (*)



Elle est incroyable la nouvelle télé voulue par Chef de l'État !!

Virginie Sainte-Rose sortie de France Télés juste après Francis Donat.

Virginie Sainte-Rose sortie de France Télés juste après Francis Donat.

L’article de Cyril Lacarrière pour L’Opinion concernant le feuilleton Sainte-Rose à France Télés, débutait ainsi « Par où t’es rentrée ? On t’a pas vu sortir » (*)

Le blog CGC ne pouvait pas trouver meilleure entrée en matière car aujourd’hui, comme Francis Donnat l’ex secrétaire général du groupe sorti il y a peu de l’entreprise de télé publique, Virginie Sainte-Rose part « se consacrer à de nouveaux projets professionnels » ce 1er avril 2021 et ce n'est pas un poisson !

Il ne restera donc plus que Sylvie Gengoul au COMEX et au CODIR pour faire mine de représenter la Diversité jusqu’à son départ.

Nombreux sont ceux qui constatent aujourd‘hui que l’ex-dircab de Schrameck aura coûté fort cher pour pas grand-chose !

Comment résister au bonheur de relire les quelques lignes du journaliste totalement d'actualité aujourd'hui et de retrouver sa phrase de conclusion à laquelle il faudrait ajouter "et tout cela avec l'argent des contribuables" 

 

Souvenez-vous...(ci après)



« Un classique qui pourrait s’appliquer à ce qui se passe du côté de France Télévisions. Dans le rôle vedette : Virginie Sainte-Rose. Au casting : la commission de déontologie, Delphine Ernotte, Olivier Schrameck, Stéphane Sitbon-Gomez et Eve Demumieux.


Je vous dis pourquoi… c’est n’importe quoi. Et pour bien s’y retrouver, un petit retour en arrière s’impose. Mi-février, Virginie Sainte-Rose, éphémère directrice de cabinet d’Olivier Schrameck lorsqu’il était président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, est nommée directrice de la communication de France Télévisions. Un bon point de chute pour l’ancienne journaliste, notamment passée par L’Equipe, avant de devenir conseillère à la communication de Christiane Taubira à la Justice, puis du CSA. Mais l’affaire tourne court : six semaines plus tard, la commission de déontologie de la fonction publique dit niet à son atterrissage à France Télés. On lui reproche un conflit d’intérêts entre ses fonctions de directrice de cabinet, poste qu’elle a occupé trois mois, et sa nouvelle affectation. Coup aussi dur qu’inattendu pour la future-ex-Rose et Delphine Ernotte qui pensait avoir trouvé la remplaçante de Nilou Soyeux, depuis nommée déléguée générale de la fondation France Télévisions.


Qu’à cela ne tienne, le groupe audiovisuel décide de promouvoir Eve Demumieux qui jusqu’ici s’occupait de la communication de l’information et connaît la maison comme sa poche. Vous pensiez qu’on allait en rester là ? Erreur ! Dans le même temps, Virginie Sainte-Rose fait appel de la décision de la Commission… et l’emporte ! Et voilà que le jeu des chaises musicales va repartir pour un tour. Celle qui a été, avant de ne plus être, va finalement bien devenir directrice de la communication de France Télévisions. Elle devrait réinvestir son bureau dès lundi prochain.

Un retour, normalement définitif, qui devrait rapidement s’accompagner d’une réorganisation des équipes de communication, à l’instar de ce qui a été entrepris sur les antennes et les programmes. Quid de Eve Demumieux, appelée à la rescousse ? Son cas va devoir être tranchée par la présidente car il est délicat. Après tout, jamais la notion d’intérim n’avait été mentionnée lors de sa nomination. Les joies du service public…

mardi 30 mars 2021

Emmanuel Macron en phase avec le régime de terreur développé à France Télés sous Ernotte?!

Emmanuel Macron en phase avec le régime de terreur développé à France Télés sous Ernotte?!

« Il est forcément d’accord avec elle puisque, lui et son gouvernement l’ont laissée en place en juillet dernier dans un grotesque farce afin qu’elle fasse le sale boulot » tempête ce cadre supérieur qui comme 200 autres, va entrer en visioconférence avec elle et « son monsieur info positive ».

Le 21 janvier dernier, le blog CGC Média dans son article « Une délirante visio-conférence ernottienne à France Télévisions ! » relatait déjà la même mascarade « Ils étaient 200 directeurs ou issus de l’encadrement à avoir été sélectionnés pour participer, à la demande de l’ex-Orange à une visioconférence sur l’état de France Télés probablement depuis la Suisse dans son bureau de l’UER où elle passe le plus clair de son temps…. »

A la toute fin de son intervention, devant des participants médusés à qui l’intéressée venait de déclarer : « France Info TV continue sa course en tête et maintient son leadership », aucune question n’avait été posée tant ceux qui étaient restés jusqu’au bout n’en avaient pas cru leurs oreilles.

Ce 28 mars 2021, rebelote. 

Ernotte avait convoqué les mêmes de 17h30 à 18h05 pour leur chanter l’éternelle litanie des satisfécits bidons : Des audiences au top, une info plébiscitée, des programmes qui fonctionnent, des collaborateurs ravis de travailler pour le groupe ou d’être transférés vers ‘’Le Studio’’, des téléspectateurs au rendez-vous, FTV premier groupe public du PAF, etc…

17h33, trois minutes après l’heure dite, la séance commence.  Juste après qu’Ernotte se soit tressée comme à sa cour des tombereaux de louanges, les cadres estomaqués – il n’y a guère d’autre mot - par la présentation systématiquement lénifiante de cette dernière, ont dû se coltiner le doc de 23 pages intitulé pompeusement « Nous sommes la plateforme d’information de la démocratie » dont s’enorgueillit Laurent Guimier.

Aux alentours de 18h03, l’ex-Orange demande « Des questions ? ». Pas une seule comme d’hab  et pour cause les présents se sont crus dans la quatrième dimension!

18h05, l’EOTS (*) lève le camp après 35 minutes d'hallucination collective « Pas de questions ?! Alors merci et au revoir » 

(*) Ex-Orange, Toujours Suez.

Une partie de celles et ceux qui sont allés au bout de cette interminable pitrerie, se demandera si Emmanuel Macron cautionne le régime de la terreur qui règne à France Télés ?! « Il est évidemment à la manœuvre. Il n’y a qu’à tendre l’oreille dans les étages supérieurs de la maison pour les entendre s’en revendiquer et affirmer agir sur ordre » lance ce directeur avant d’ajouter « Il va voir en 2022 ce que ça va lui coûter » 

Ruth Elkrief retrouve le groupe TF1.

Ruth Elkrief retrouve le groupe TF1.

Ruth Elkrief qui avait annoncé il y a peu son départ de BFM TV -  un temps donnée à la présidence de la chaîne parlementaire - rejoint en définitive le groupe TF1.

Elle animera un rendez-vous quotidien sur l'antenne de LCI à la rentrée prochaine. Un retour aux sources, chacun s’en souvient, puisque la journaliste politique fut l’un des visages au lancement des piliers du lancement de LCI en 1994.



Sibyle Veil peut toujours demander à Ernotte comment elle peut déclarer avoir fait du bénef en 2020 !

Le Canard enchaîné a épinglé à deux reprises la patronne de Radio de Service Public qui cherche à faire des sous, en créant La Chouette Radio qui en s’alliant aux éditions Bayard devrait pouvoir commercialiser ses produits !! (*)

Sybile Veil qui a repoussé en CSE la validation de son mini COM 2020-2022 a visiblement quelques soucis pour boucler son budget.

La pédégère de la Maison ronde devrait demander à Ernotte comment elle s’y prend pour chanter tout le temps la même chanson sur l’air du « TVB-RAS ».

Celle qui est en train de casser France Télévisions avec le soutien d’Emmanuel Macron – en tout cas c’est ce qui se dit partout – a cette année encore déclaré être soi-disant dans le vert.

Dire qu‘il y a encore des gogos qui gobent ! Il faut quand même oser la formule de l’ex-Orange : « France Télévisions est restée bénéficiaire en 2020, des reports de dépenses et des départs non remplacés ayant compensé l'impact de la crise sanitaire et la baisse des crédits de l'État…hors éléments non récurrents, notamment ceux liés au lancement de la plateforme Salto »Ben voyons! 

Sybile Veil devrait pouvoir s’inspirer de ce type de communiqué bidon pour fanfaronner : A part tout ce qui n’était pas prévu et qu’on ne compte pas, nous sommes positifs (au niveau du groupe et pas de l’entreprise FTV SA évidemment). Ben voyons! 

(*)



lundi 29 mars 2021

Les audiences désastreuses de Public Sénat qu’Emmanuel Kessler n’a pas cru devoir communiquer au Sénat !

Les audiences désastreuses de Public Sénat qu’Emmanuel Kessler n’a pas cru devoir communiquer au Sénat !

Mardi 23 mars, les trois candidats à la présidence de Public Sénat ont été - comme l’avait écrit le blog CGC Média - auditionnés par la commission de sélection composée de sénatrices et de sénateurs.

Par ordre alphabétique, Christopher Baldelli, Damien Fleurot, Emmanuel Kessler (le sortant) avaient chacun 40 minutes pour présenter leur projet pour la chaîne du Sénat. (voir les auditions en cliquant ici)

À l’issue des auditions, la commission qui s’est réunie à huis clos pour délibérer, a décidé de retenir intégralement les trois candidatures.  Ces derniers seront donc entendus une nouvelle fois le 15 avril prochain mais cette fois-ci par le Bureau du Sénat.

Sur la proposition du Président du Sénat Gérard Larcher, il appartiendra au Bureau de nommer le nouveau pédégé de Public Sénat, pour une prise de fonction le 1er juin 2021.

Lors de son audition et en quête d’un renouvellement de son mandat, Emmanuel Kessler a laissé entendre qu’il ne lui était pas vraiment possible de communiquer les audiences de Public Sénat

Pourquoi donc ? La chaîne est pourtant mesurée par Médiamétrie… Chaque mois les deux chaînes parlementaires, qui ont souscrit un abonnement, reçoivent pourtant les analyses en part d’audience chez les 4 ans et +.

Chacun se doute bien que sur l’ensemble des chaines de la TNT, Public Sénat qui bénéficie de 17 millions d’euros d’argent public grâce à la dotation de la Chambre Haute, est évidement en queue de peloton mais tout de même !

Au-vue des documents que nous nous sommes procurés, on comprend aisément pourquoi le sortant souhaitait faire l’impasse !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir les audiences catastrophiques de la chaîne présidé depuis deux mandats par Kessler.

Public Senat : Les vraies audiences !

Les chiffres montrent par exemple que l’audience de Public Sénat est inférieure de 60% à celle de LCP sa consœur de l´Assemblée Nationale avec qui elle partage le canal 13. L’écart est énorme.

Sur la période février 2021 avec une moyenne d’environ 10 000 téléspectateurs sur la TNT, Public Senat se révèle le plus mauvaise élève de tout le Paysage Audiovisuel.

A noter que les changement opérés par Kessler sur la grille au fil de ces trois années avec la suppression d’émissions emblématiques comme « Territoires d’infos » et le « JT des Territoires » deux émissions qui étaient présentées par Cyril Viguier ou encore « La Bibliothèque Médicis » qu’animait Jean Pierre Elkabbach comme « Le 22h » de Sonia Mabrouk, ont fortement impacté les résultats.

Vitrine de la chaîne selon Emmanuel Kessler, la nouvelle session matinale présentée par Oriane Mancini remplaçante de Cyril Viguier sur la tranche qui accueille régulièrement les sénateurs, affiche des scores calamiteux, guère supérieurs à 1300 téléspectateurs voire moins de 500 téléspectateurs certains jours.

La surface d’exposition que représente cette session devait être un bénéfice d’image et d’audience pour les élus qui y participent mais c’est manifestement tout le contraire. Quant à son coût : plus d’un million d’euros, il laisse sans voix.

« Emmanuel Kessler a semble-t-il voulu éliminer tout ce qui marchait mais sur quoi il n’avait pas de prise » confie cette source interne à la Rédaction, ajoutant « les audiences il n’avait probablement pas le temps de les consulter, trop occupé à aller porter ses talents à l’extérieur »

« Si vous souhaitez réserver ses talents d’animateur ou lui faire faire quelques "extras", les tarifs sont même à disposition sur internet » lance ce cadre désabusé du Senat qui alerte depuis belle lurette et considère que laisser perdurer la situation mènerait « à sa perte cette chaîne qui a coûté déjà si chère ! ».

« Sans vergogne il fait figurer sur sa proposition commerciale (voir capture d’écran) sa qualité de Président de Public Sénat ! » surenchérit cette autre source.


Une plainte à la Haute autorité de la transparence !?

« Cette mention inscrite sur sa présentation : "Je souhaite réserver Emmanuel Kessler" (*) ce n’est certainement pas de l’humour…mais une provocation a minima où il se sert de son poste de président pour proposer ses services à l'extérieur » peste encore ce parlementaire médusé - Attention, kermesses et banquets s'abstenir !  - avant de préciser « Réélection ou pas, nous étudions la possibilité de saisir, s’il le faut, la Haute Autorité pour la Transparence de la vie Publique et décider des actions à mener » (voir article précédent)

(*)



Alors que la défiance entre les Français et les institutions est déjà immense, comment expliquer qu’Emmanuel Kessler soit passé à travers les gouttes et que son C.A. ne l’a jamais rappelé à l’ordre ?

Pourquoi Emmanuel Kessler, en l’espèce, n’a-t-il pas cru devoir mettre à disposition du public et/ou des autres candidats, les comptes de la chaîne ?  

N’était-il pas en mesure comme pour les audiences, de les rendre public ?!

Le comité d'éthique de France Télés promeut une autre ex-Orange à sa présidence.

Le comité d'éthique de France Télés promeut une autre ex-Orange à sa présidence.

Avant qu’Emmanuel Macron ne devienne président de la République, François Hollande et son gouvernement faisaient adopter le 14 novembre 2016, une loi visant à créer dans « tout média de télévision diffusant des émissions d’information politique et générale et tous les médias de radio généraliste, un comité composé de personnalités indépendantes destiné à "renforcer la liberté, l'indépendance et le pluralisme des médias"».

Autrement dit un énième comité Théodule qui n’a pas de pouvoir de sanction et ne traite pas des questions d’éthique interne de chaque société concernée mais est chargé de rendre un rapport annuel public (avant le 31 mars) – il va devoir se dépêcher car il reste que 48h en l’occurrence – et d’informer le CSA de tout fait susceptible de contrevenir aux principes d’indépendance, d’honnêteté et de pluralisme.

Waouh...rien que ça !? 

Si sur Radio France et France Médias Monde ce comité composé de personnalités dites indépendantes, s’appelle bien « comité relatif à l’honnêteté à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes », à France Télés l’ex-Orange a choisi de le rebaptiser comité d’éthique. (¤)

Ce dernier vient donc de porter une autre ex-Orange à sa présidence pour un mandat de trois ans : L’ex et éphémère ministre de la Culture ministre de la Culture Christine Albanel.

On l'applaudit  bien fort....

L’ancienne ministre, également conseillère d’État honoraire, présidente du conseil d’administration d’Orange Studio est aussi présidente de la société C. Albanel Conseil. (*)

Niveau indépendance c'est top!

La Société Conseil créée en 2020 dont elle est présidente est « spécialisée dans le secteur d'activité du conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ».

Ah ce petit monde de l’entre-soi où tout le monde se retrouve. C’est peut-être ça aussi la télé voulue par Emmanuel Macron qu’il avait qualifiée de « Honte de la République » !?

(*)




(¤)


dimanche 28 mars 2021

Les audiences de Sitbon-Gomez encore à la ramasse : France 2+ France 3+ France 5 ont fait moins en audience, ce jeudi, que TF1 seule.

Les audiences de Sitbon-Gomez encore à la ramasse : France 2+ France 3+ France 5 ont fait moins en audience, ce jeudi, que TF1 seule.

Ce jeudi, TF1 diffusait la suite de la mini-série française ‘’Gloria’’. Les deux épisodes ont réuni en moyenne jusqu'à 23h15 : 5,86 millions de fidèles pour une part de marché de 28,9% auprès de l'ensemble du public.

Si l'hommage à Bertrand Tavernier sur France 3 avec la diffusion de l’excellent film "Le juge et l'assassin" regardé par 1,78 million de personnes totalise 8,5% du public...en y ajoutant le très faible score d’« Envoyé spécial » sur France 2 qui ne réalise que 6,7% d’audience pour 1 457 000 et celui de France 5, soit 4,3% pour 1 010 000 curieux, la somme des audiences des trois chaînes de Service Public 19,5% est très très loin derrière TF1 qui flirte toute seule avec les 30% d'audience !

Une fois de plus, Sitbon-Gomez boit le bouillon mais pas de Culture !




samedi 27 mars 2021

L’ex-Orange et sa « news team » font de la retape sur Twitter pour « bâtir une information au plus proche des préoccupations des Français ». Grotesque.

L’ex-Orange et sa « news team » font de la retape sur Twitter pour « bâtir une information au plus proche des préoccupations des Français ». Grotesque.

Alors même que le CSA décidait de ne rien changer à la numérotation des chaines de la TNT au grand dam ce celle qu’il félicite sur Twitter dès qu’elle bouge le petit doigt et que le monsieur Info de cette dernière présentait en CSE un doc de 23 pages intitulé pompeusement « Nous sommes la plateforme d’information de la démocratie » (*fin de post)...Ce qui ne veut rien dire !

Comme si la démocratie avait besoin d’une plateforme (laquelle soit dit en passant ?) d’information pour exister et se manifester !!

Heureusement, non… et surtout pas France Télés qui n’a guère de crédibilité en la matière et qui tente mettre en œuvre une pathétique et inutile « démocratie participative » sur les réseaux sociaux pour trouver comment « bâtir une information au plus proche des préoccupations des Français ».

Au secours !! Comme si l’information n’était pas internationale avant d’être nationale et qu’elle devrait être sur France Télés « le reflet de ce que voudraient entendre les Français ». Consternant.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir la vidéo retape d’une trentaine de secondes enregistrée par le présentateur du 13h de France 2 Julian Bugier et diffusée sur Twitter avec un son désynchronisé au passage – ça la fiche mal pour le Service public… peut-être un tournage smartphone ! – pour inviter celles et ceux qui ne regardent plus France Télés de poser via « le club ».

Voici le texte…et le tweet de l'ex-Orange qui va avec.



NB : N’attendez pas de deuxième question, il n’y en a pas.

« Nous notre boulot de journalistes c'est évidemment de vous informer. Alors pour renforcer ce contrat de confiance qui nous unit à vous public, on vous propose un exercice direct, sans filtre. Vous posez des questions et puis nous on va tacher d'y répondre autour de deux grands thèmes centraux : Comment renforcer ce lien de confiance au plus proche de vos préoccupations, au plus proche du terrain ?

Et puis, mettre aussi notre information au cœur du débat de service public et du débat public ! C'est important vous le savez en ce moment. Alors pour ça, inscrivez-vous à notre agora. Vous allez sur le site "leclub.franceteles.fr". Vous vous posez vos questions et on vous répondra, c'est promis. On a besoin de vous ».

(* La plateforme d’information de la démocratie à France Télés )




vendredi 26 mars 2021

La Cour d’appel vient de porter à 650000 euros, les indemnités pour un monteur - réalisateur de France Télés !

La Cour d’appel vient de porter à 650000 euros, les indemnités pour un monteur - réalisateur de France Télés !

C’est le cabinet Ktorza qui donne l’incroyable information sur son site empruntant au passage le titre de Gérard Lenorman "Si tu n'me laisses pas tomber" et dédiant à l’ex-Orange le jugement dont le blog CGC média vous propose de découvrir la teneur.

« L’augmentation du montant des condamnations supportées par France Télévisions confine à l’invraisemblable. 

Les analyses juridiques échouent à l’expliquer, c’est d’ailleurs pourquoi les pronostics et évaluations des juristes, des conseils et experts de la DRH se trouvent, dans les faits, démentis. 

Le phénomène semble d’autant plus étonnant que le lobbying patronal exerce une pression constante sur le législateur. Depuis 14 ans, sous Sarkozy, sous Hollande puis sous Macron, le Code du travail est continument raboté, restreignant le champ de la revendication judiciaire. Les condamnations financières devraient donc décroître. Or pour FTV… on constate l’inverse.

Autre piste, évoquée par certains de nos interlocuteurs : la qualité de la défense de France Télévisions. Mais l’augmentation des condamnations est constatée quels que soient les cabinets d’avocats désignés par la DRH. Les défenseurs ne sont donc pas en cause.

Enfin, on entend des critiques récurrentes sur les juges. Mais là encore, ce sont plusieurs centaines de conseillers prud’homaux et magistrats professionnels qui ont statué à Paris sur des affaires FTV depuis 14 ans. Et donc, le phénomène dépasse les équations personnelles.

Alors pourquoi ?

La véritable cause est plurielle. Deux éléments importants, qui concourent au phénomène, sont présents dans l’affaire jugée hier 24 mars à la Cour d’appel de Paris

Le premier élément est présent dans toutes les affaires de « non-permanents » FTV : 

C’est le sentiment véritablement répulsif des juges parisiens à l’encontre de ces procédures qui les encombrent. De l’avis général des magistrats de la Cour d’appel de Paris, on les prend en otages (un juge français est tenu de statuer sur toutes les demandes qu’on lui présente) en les saisissant d’un faux litige : le salarié a-t-il ou non droit à un CDI. La question est réglée depuis 30 ans. Le problème n’est donc pas de la compétence des juges civils qui sont là pour arbitrer des différends juridiques, le problème est dans le fonctionnement du service RH. 

Dans notre dernière chronique, nous racontions comment les magistrats en viennent à exprimer, en audience, leur exaspération. 

Le DRH en charge des contentieux individuels [muté depuis. Ndlr] est encore aux manettes dans l’affaire du 24 mars.

Voilà l’histoire, en résumé :

A l’origine, un réalisateur de France 3 qui, après vingt ans au planning, demande une régularisation. 

Niet, répond le service RH. 

Le dossier devient contentieux. 

Le Conseil de prud’hommes condamne FTV. 

Le DRH  ès qualité décide d’interjeter appel. 

Dans son Arrêt, la Cour relève : 

« Il convient de constater que la société France Télévisions ne conteste pas en appel la requalification en CDI » (4ème page de l’Arrêt).

C’est dire que, aujourd’hui, plus personne chez FTV…ne se ridiculiserait en essayant de plaider qu’un homme de télévision pourrait signer des CDD pendant toute sa carrière !

NB. A garder en mémoire, le jour où un Jean-Luc, une Marylin, un Arno ou une Caroline prendra la pose pour vous expliquer qu’il a droit de refuser votre « intégration ».

La défense de FTV s’est donc appliquée à ne point trop braquer les magistrats de la Cour d’appel.

Mais alors, pourquoi avoir fait appel ?    

Parce que (d’après ce que fait plaider FTV devant la Cour), la sanction des prud’hommes aurait été bien trop lourde.

Mais qu’en est-il réellement ? La sanction financière était-elle exagérée ?

Aux Prud’hommes, le jugement rendu en 2018 fixe la condamnation (salaires et cotisations sociales, indemnités, frais… ) à quelques 300 000 euros.

C’est déjà très important. C’est punitif. Ce montant correspond à 46 mois de salaire, soit moins d’un mois de salaire par mois qu’aura duré la procédure devant les Prud’hommes ( qui s’est prolongée sur 52 mois ). 

D’après ce que nous observons, c’est moins que ce que fixe généralement la Cour d’appel dans ces affaires. Mais d’après FTV c’est trop. Donc, l’affaire va en appel.

La procédure d’appel va durer 2 ans.

In fine, la Cour double la condamnation globale, qui passe à 650 000 euros. Soit 102 mois de salaire pour 70 mois de procédure au total. Soit 1,5 mois de salaire par mois de procédure.

Si FTV croit encore que c’est un débat juridique qui détermine les condamnations, s’il ne comprend toujours pas que la justice sanctionne son attitude procédurale, c’est qu’il est définitivement inaccessible au second élément qui explique l’augmentation des condamnations : c’est la durée des procédures.

Plus le contentieux se prolonge, plus le préjudice est apparent. Plus les rappels de salaire sont importants. Plus les juges s’énervent de l’abus procédural.

Ainsi donc, par cette affaire banale en elle-même mais inédite dans la sévérité de la sanction, on prend conscience des deux premiers éléments qui expliquent cette sévérité : le dysfonctionnement RH transporté abusivement aux tribunaux, et la conduite dilatoire des procès sur des années. 

A suivre …

Et en attendant, la petite dernière pour la route :

A votre avis, que va faire FTV ? Le DRH en cause, va-t-il rédiger une lettre d’excuses au nom du Service public ? Présenter sa démission à sa patronne ? Reprendre les dossiers en cours pour éviter de nouvelles catastrophes ?

Nous avons sans doute mauvais esprit mais nous parions que FTV et sa nouvelle DRH vont plutôt se conduire comme à son habitude : rechanter la même chanson en cassation.

En attendant, chaque fin de mois, les dossiers contentieux classés dans les armoires coûtent un mois de salaire de plus à la collectivité des contribuables. 

A tous les niveaux de la structure RH, quand un manager dit « on va faire du contentieux », et qu’il prétend en avoir le droit, nous disons qu’il joue sur les mots.

Ces affaires que nous révélons montrent que le DRH qui provoque un procès n’use pas de son droit, mais seulement de son pouvoir. »