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dimanche 26 mai 2024

Rachida Dati : la chasse aux vieux sur fond de constats éculés et de jeunisme totalement hors sujet.

Rachida Dati : la chasse aux vieux sur fond de constats éculés et de jeunisme totalement hors sujet.

Dans les colonnes de « La Tribune du dimanche », Rachida Dati rame à chaque ligne pour tenter de faire croire que le retour à l’ORTF apporterait « un audiovisuel public plus fort, plus visible » et d’ajouter : « L’âge moyen des téléspectateurs était de 47 ans en 2006, il est en 2023 de 58 ans. Pour les téléspectateurs de France Télévisions, il est passé de 54 à 64 ans, et de 52 à 56 ans pour les auditeurs de Radio France » avant de poursuivre « C’est un fait qui est aussi un enjeu démocratique ».

Elle fait en réalité le constat que le blog CGC Média faisait encore pour la dernière fois, le 15 novembre 2023 (*) qui dénonçant la consternante propagande  de l’ex-Orange qui depuis son parachutage à l’été, 2015 annonçait « Nous allons rajeunir l’audience de la télé publique ».

Voici ce que nous écrivions :

(*)

Le fait même de le répéter régulièrement prouve que ce qu’a raconté « la dame du Majestic » était totalement bidon et qu’elle évidemment échouéet de poser  fallacieusement  la stupéfiante question dans le titre de presse suscité « Faut-il pour autant se résigner ? » pour en déduire quelque chose qui n’a rien à voir « Renverser cette tendance nécessite pour notre audiovisuel public d’être plus fort, plus accessible, plus audible, plus visible. Cela passera par davantage de coordination entre ses entités, par la nécessité d’amplifier les investissements nécessaires, en particulier sur le numérique. Établir des coopérations entre les entreprises de l’audiovisuel public sans toucher à leur gouvernance a été un premier pas. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Il faut donc aller plus loin. »

Au secours ! Rachida Dati d’enfoncer le clou « Avec l’arrivée du numérique, nous n’écoutons plus la radio de la même façon, nous ne regardons plus la télévision comme avant. L’offre numérique prend de plus en plus le pas sur la diffusion linéaire, dont les audiences peinent à rajeunir et finissent par fléchir. Cette tendance de fond touche encore plus nos médias publics. »

Le Français a fortiori les ados ou pré-ados, n’ont-ils pas les mêmes oreilles, la même vison et sont-ils décérébrés à ce point ?

Puis d’expliquer que cela fait presque 9 ans que ça ne marche pas, ni à la télé, ni à la radio pour imaginer ensuite affirmer que « la coordination entre ses entités, la nécessité d’amplifier les investissements nécessaires, en particulier sur le numérique mais  l’établissement de coopérations entre les entreprises de l’audiovisuel public sans toucher à leur gouvernance serait un premier pas »  c’est  dingue !!! Mais de qui se moque-t-on ?

Ces bobards que certain(e)s sont prêt(e)s à ressortir systématiquement pour faire gober aux Français  qu’il vont continuer à payer des milliards afin, soi-disant, d’attirer les jeunes sur la radiotélévision publique,  sont pathétique comme l’est le besoin de ressasser à l’envi ce genre de clichés et de les déclarer  «  enjeu démocratique ».

Une autre énormité qui fleurit comme les marronniers d'Inde au printemps, c’est celle de la concurrence aux GAFAM ressassé en boucle par Ernotte depuis presque 9 ans dont le blog CGC Média n’a cessé de dénoncer cette fumisterie qui a conduit en 2023 à liquider la plateforme Salto après 2 ans et demi seulement  d’activité  qui aura coûté aux Français la bagatelle de près de 90 millions d’euros

Surréaliste…Affirmer en utilisant le pseudo argument de la concurrence (mot cité 3 fois dans ses propos !) « L’exécutif souhaite fusionner les entreprises pour trouver des synergies et répondre à la concurrence car c’est de cela qu’il s’agit dans un paysage audiovisuel qui n’est plus celui de l’ORTF mais celui de la concurrence exacerbée, favorisée par le développement du numérique. À l’heure de Netflix, d’Amazon et de Disney+, nous ne sommes plus seulement dans un schéma de concurrence français mais mondial, avec les enjeux culturels et économiques qui sous-tendent cette concurrence. » pour revenir à la mise en place d’une plateforme qui vient pourtant d’être l’une des plus grosses catastrophes industrielles d’au moins  ce 10 dernières années, il faut quand même « OSER » comme aurait dit Jean-Pierre Elkabbach dont l’ex-Orange a donné le nom au siège de FTV.

C'est avec ça que le gouvernement et Dati pensent faire voter la Droite que cette dernière a exclue de ses rangs, le jour de sa nomination ?

samedi 25 mai 2024

L’État/actionnaire va-t-il pousser à une grève dans les médias public au moment des Jeux Olympiques ?

L’État/actionnaire va-t-il pousser à une grève dans les médias public au moment des Jeux Olympiques ?

On parle souvent des grèves déposées dans les transports où il est question à chaque fois de « prise d’otage des usagers » au moment des périodes de congés et de « l’irresponsabilités de certains signataires » dans ces instants là…mais ici la responsabilité sera bien celle du gouvernement et lui seul.

Comme le blog CGC Média le confirmait en exclusivité dès le 22 mai à 17h dans son post « Cacophonie gouvernementale...l'étude du projet de loi sur l'Audiovisuel public repoussé sine die », les deux jours prévus (23 et 24 mai) pour débattre du projet de loi Dati  à l’Assemblée nationale ont sauté.

Certains évoquent à présent le 28 juin (peut-être le 29 ?) pour revenir à la charge au sein de la chambre basse. A quelques encablures de J.O (environ 3 semaines) est-ce vraiment très prudent ?

Devant tant de précipitation et face à un projet que quasiment plus personne ne valide – en tous cas, pas la Droite qui s’est un temps félicité d’avoir fait adopter le texte de Laurent Lafon au Sénat mais qui a vite compris qu’elle était en train de se faire avoir  avec en autres, le déplafonnement de la pub sur FTV comme Radio France  les organisations syndicales n’auront d’autre choix que de déposer comme elles l’ont déjà laissé entendre, des préavis de grève tous azimuts  sur la période des Jeux Olympiques !

La responsabilité sera donc celle de gouvernement bien évidemment…mais de quel gouvernement ? En sera-t-il encore question sous sa forme actuelle après le 9 juin au soir ?

Si Emmanuel Macron assurait, le 5 mai dans une interview à La Tribune dimanche, que : « C’est l’élection des députés européens, la conclusion sera donc d’abord européenne. » et qu’elle ne devrait avoir aucune conséquence au plan nationale, cela ne l’aurait apparemment pas empêché de consulter à tout-va sur la suite, en cas de déflagration annoncée. Entre autres, le président du Sénat Gérard Larcher que le Président de la République a beaucoup vu récemment et avec qui, il a inévitablement dû parler des scénarios possibles après le 9 juin, ceux dont bruisse déjà quelques titres de presse.

Qu’en disait voilà 2 ou 3 jours L’Opinion :

« Y aura-t-il un accord avec les LR, dont un des leurs serait nommé Premier ministre comme certains l’évoquent actuellement ?         

La nomination d’un Premier ministre LR provoquerait des départs parmi les quelque 40 députés qui se réunissent chaque semaine autour de Sacha Houlié, président de la commission des lois à l’Assemblée nationale. Ils pourraient créer un groupe tout en restant dans la majorité, formant une sorte d’Horizons de gauche. 

« S’il s’agit de grappiller quelques voix LR pour faire du macronisme le socle de la reconstruction de la droite républicaine, c’est non, affirme Gilles Le Gendre, député de Paris qui fréquente ce groupe. En revanche, s’il s’agit de créer une forme d’union nationale, et de droite et de gauche, à durée déterminée, pour réussir des réformes mettant fin à l’impuissance publique (institutions, organisation de l’Etat et articulation avec les pouvoirs locaux), alors oui, ce serait utile et permettrait de sauver ce quinquennat. » Et d’ajouter : « Mon scénario peut sembler utopique, mais ce serait dommage d’attendre une crise politique, au- jourd’hui inéluctable, pour qu’il se réalise. »

Tout ça avec une filigrane une possible dissolution de l’Assemblée nationale avec là aussi plusieurs scénarii dont celui, le cas échéant, des candidats issus de la majorité comme des LR et présentés comme une sorte d’étiquette « front républicain » pour contrer tous les extrêmes...mais là aussi pas sûr que les sortants issus de la Gauche soient très chauds !


 

vendredi 24 mai 2024

A France Télés, la tyrannie doit cesser et la loi être respectée.

A France Télés, la tyrannie doit cesser et la loi être respectée.

Cela fait quelques  articles notamment ce dernier "Et si la surchargée despote du Comité interentreprises de l’audiovisuel public nous parlait des 40.000€ perdus ?", que le blog CGC Médias évoque la situation invraisemblable que connait le CASCI-ORTF [à savoir le Comité interentreprises pour les activités sociales et culturelle des entreprises de l'Audiovisuel public (ex-CI-ORTF)] dont la cégétiste salariée de France Télévisions société adhérente qui se trouve être également la Secrétaire de ladite instance, serait toujours arrêt maladie pour un supposé accident de travail.

Le blog CGC Média a d'ailleurs tenu à révéler les conditions de cet accident de travail : "Elle a même (cette dernière) trouvé le moyen, de se déclarer en accident du travail début avril (le 4 selon nos sources), au motif qu’elle aurait subi un choc psychologique après un soi-disant désaccord survenu 3 semaines auparavant (le 20 mars toujours selon nos sources) !

Ce qui ne l'a pas empêché d'être présente à plusieurs reprises dans les locaux, notamment le 6 mai dans le cadre d'une séance du Comex... 

Elle a concomitamment demandé au CSE Central de France Télés (l'émanation des divers CSE de France Télés) une expertise au motif qu'elle aurait été verbalement agressée par des membres de l’équipe du Siège après un déplacement en province et a convoqué 4 salariés dont une ex-élue CGT selon nos informations, dans le cadre de procédures disciplinaires où elle envisage leur licenciement alors qu'ils  n'ont commis aucune faute faut-il le préciser.

Tout cela nonobstant une quinzaine de ruptures conventionnelles dont le blog CGC Médias a eu vent !

Énorme problème judiciaire, si ces convocations ont eu lieu alors que l’intéressée était en arrêt maladie, elles sont illégales voire susceptibles de procédures pénales. 

Allez raconter qu’on peut être en arrêt maladie à France Télévisions où on est élu(e) et nommé(e) à ce titre au CASCI-ORTF puis prétendre qu’on peut dès lors y travailler ou même y être présent(e) au prétexte que ce ne serait pas le même mandat, est hallucinant voire aggravant pour un(e) représentant(e) des salariés !

En France, il est formellement interdit pour un salarié en arrêt maladie d'exercer une quelconque activité rémunérée ou non, à moins d'avoir reçu une prescription explicite du médecin autorisant certaines activités. Cette interdiction s'applique même pendant les heures de sortie autorisées par le médecin.

Durant un arrêt maladie, un salarié ne peut pas pratiquer une activité syndicale, sportive, associative et même toute activité ludique.

Si vous avez connaissance de faits ou d'indices sérieux indiquant qu'un salarié ne respecte pas la réglementation pendant un arrêt de travail pour maladie ou accident du travail/maladie professionnellevous pouvez le signaler à la Caisse de Sécurité sociale en remplissant une fiche de signalement disponible sur leur  site.

Enfreindre ces directives entraîne des sanctions significatives. Voici la liste des sanctions encourues par un salarié travaillant pendant un arrêt maladie sans  autorisation médicale :  

Vis-à-vis de la Sécurité sociale :

  • Suspension ou arrêt du versement des indemnités journalières [l'argent public  des caisses de la Sécu] : En cas de non-respect des conditions de l’arrêt maladie.
  • Remboursement des indemnités journalières : Si la Sécurité sociale découvre l’activité non autorisée, elle peut exiger le remboursement des indemnités perçues durant la période d’arrêt.
  • Pénalité financière supplémentaire : Appliquée si l’activité exercée était rémunérée, au-delà du remboursement des indemnités.

Vis-à-vis de l’employeur :

  • Cessation du versement de l’indemnité complémentaire : En cas de maintien de salaire, après un contrôle médical confirmant une activité non autorisé.
  • Sanctions disciplinaires : Incluant le licenciement pour faute grave, si le contrat de travail exige du salarié de se consacrer à son rétablissement et qu’il ne respecte pas cette obligation.
  • Pour le(la)  salarié(e) subit alors dans une procédure identique à celle d’un licenciement classiquele fait qu’il ou elle soit salarié(e)  protégé(e) n’y change rien à part les consultations obligatoires du CSE et de l’inspection du travail.

jeudi 23 mai 2024

"La force de Brut c’est de promouvoir le festival de Cannes à l’international" déclare le Van Kim sur l’émission de Franceinfo : (canal 27) qu’il co produit.

"La force de Brut c’est de promouvoir le festival de Cannes à l’international" déclare le Van Kim sur l’émission de Franceinfo : (canal 27) qu’il co produit.

C'est ce qu'a affirmé Renaud Le Van Kim invité de Philippe Vandel à Cannes (émission qu'il coproduit sous contrat ernottien avec l'argent public)...il n'était pas question à l'antenne du groupe de télés public !

Le blog CGC qui pensait que le rayonnement du festival de Cannes, c'était France Télévisions !! Nous avons dû rater un épisode !

Le même Le Van Kim qui poursuit "D'un côté il y a Brut, de l'autre il y a France Télés (où se sont retrouvés, il y a quelques jours les Candilis, Couture et consort) avec TikTok au milieu qui va de l'un à l'autre pour quelques interviews" expliquait encore  Le Chinois (son surnom) qui fait bosser les chinois sur le plateau de Franceinfo :

Et de promouvoir en direct sa boite "C'est 3500 m² de plein pied, l'ex-plateau des Galeries Lafayette dans lequel avant je circulais en trottinette alors que maintenant j'utilise un vélo et je ne suis pas le seul" avant d'enchérir "Nous ne sommes qu'une quarantaine seulement à Cannes mais à Paris, nous sommes 10 fois ça".

Au fait, quelqu’un va-t-il lui demander parmi ces 40 là, combien ont travaillé de 4h à 24 h dans les premiers jours - soit 20 heures d’affilée - alors que le maximum légal est de 12 heures ? 

Après Niel venu faire la promo de sa nouvelle box sur France 5 dans l'émission qu'il produit via Médiawan - ce qui a valu à ce dernier comme à France Télés une simple remontrance de l'Arcom au regard d'un évident conflit d'intérêt  " Ce n'est pas bien ...il faut être vigilant", voilà donc que le service public remet ça !

Une nouvelle saisine de l'instance de régulation paraît nécessaire.

L’ex-Orange vole la vedette à Rahida Dati qui avoue chez Delahousse qu’« elle a accepté son invitation pour voir Richard Gere » !

L’ex-Orange vole la vedette à Rahida Dati qui avoue chez Delahousse qu’« elle a accepté son invitation  pour voir Richard Gere » ! 


"La dame du Majestic" qui a remis le couvert dans le 4 étoiles du groupe Barrière (*) malgré la plainte en cours pour "détournement de fonds publics et abus de confiance" qui la vise comme trois autres des membres de sa garde rapprochée, ne s'est pas contentée de monter les marches, son sac de courses à la main (sur l'image), elle a porté la flamme olympique comme si elle avait gagné une quelconque épreuve. Hallucinant  !!



Pendant ce temps-là, au CSE du Siège de France Télés, le SNJ met à juste titre les pieds dans le plat. Le syndicat ne mâche pas ses mots.

 

Extraits

 

« Une entrée sur la musique de Pretty Woman… Un plateau partagé avec Richard Gere… En temps normal, on en aurait peut-être un peu rigolé… Mais recevoir ainsi au 20H la ministre de la Culture, dans le contexte actuel, laisse un sacré goût amer…

 

Le présentateur a fait le taff dans l’interview sur la fusion programmée de l’audiovisuel public, la grève à venir et les inquiétudes des salariés.

 

Non, l’objet de notre courroux n’est pas à son adresse. C’est plutôt le mensonge asséné par la ministre qui nous irrite. Avec ce fameux mantra :

 

– « Rassembler c’est rendre plus fort », contre les Netflix, Amazon et compagnie…

– « Rassembler c’est lutter contre les fake news »… tout en en créant une énorme au passage…

– « Le financement sera pérenne »

 

Pendant quelques minutes, comment ne pas bondir de colère ? La fusion voulue par Rachida Dati, qui ne s’intéresse que depuis peu à la question, n’est rien de ce qu’elle en dit !

 

Nous, notre mantra, vous le connaissez : « regrouper, c’est affaiblir ». Nous l’avons déjà écrit et nous le dirons haut et fort jeudi et vendredi pendant notre mouvement de grève intersyndical et inter-entreprises du secteur ! À la lumière de ce qu’a déclaré l’acteur Vincent Lindon sur France Info, à propos de la fusion : « C’est une régression dans un des plus beaux pays du monde, voire le plus grand pays du monde pour la culture ».

 

Cette proposition de loi sénatoriale qui instaurait une holding est devenue à l’Assemblée un projet de fusion, par la grâce d’un amendement ajouté en toute discrétion le 10 mai dernier. La commission des affaires culturelles a voté cela, maintenant le temps des débats est venu à l’Assemblée. Nous verrons bien…

 

Une ministre qui fait dans l’élément de langage en plein 20 Heures, et pendant ce temps-là nos dirigeants prennent de grandes décisions ! Antisociale comme d’habitude, la direction produira le débat entre le premier ministre et le représentant de l’extrême droite avec des moyens privés… On ne change pas une équipe qui perd ! Nous verrons avec l’intersyndicale comment réagir à cette provocation, une de plus… »

 

Il poursuit :

 

« Non contente de défier les règles du gendarme des médias (l’ARCOM), Delphine Ernotte et ses affidés se moquent bien de notre conflit et même de France Télévisions. Madame Ernotte est bien trop occupée à faire campagne pour diriger la future grande maison France Médias.


Pendant ce temps, on continue à abîmer. Le réseau régional mutualise à tour de bras, pour passer d’une régionalisation de proximité à des journaux “grande région”, soit la totale opposée. Au passage, nous ne savons toujours pas quel sera le visage d’ICI l’année prochaine. Ni dans les 24 antennes, ni pour la partie nationale.


Quid des 3 et 7 minutes produits par les équipes du Siège ? Quid du news national et international quand on sait que le directeur de l’information veut utiliser les sujets de France info, réalisés par les deskeurs (journaliste/monteur) pour alimenter les journaux régionaux. Non seulement c’est contraire à l’accord France Info, mais en plus, il pose la question de l’activité des journalistes de la rédaction nationale qui participent aux journaux nationaux de France 3 réalisés pour les antennes régionales…

En même temps, cette même direction dit devoir économiser une vingtaine d’ETP (équivalent temps plein) à la chaine info… Premières victimes, les cadres et l’édition à priori. Des journalistes en CDD qui font tourner la machine depuis des mois et à qui la direction se prépare à dire au revoir, sans merci. Et pour faire correspondre, le moins de monde avec le même temps d’antenne, sans doute que le visage de France Info changera une fois de plus. Ce qui exaspère les équipes depuis des années.

N’oublions pas, dans ce constat bien triste, les audiences des journaux de France 2 qui perdent pied face à la concurrence. Sans doute parce qu’aucune remise en cause éditoriale n’a été opérée. Et il faut y ajouter un transfert de public venant de France 3, déstabilisée, vers la Une.

Déboussolés par le grand n’importe quoi de l’organisation des tranches régionales, ils ont quitté le navire du service public, ce qui provoque des écarts de plus en plus importants entre les deux 13 Heures et les deux 20 Heures, à notre détriment. Après, on ne peut pas changer de décor, de studio et en même temps de ligne éditoriale…

À un an de la fin de son second mandat (oui, second !), qu’aura réussi Delphine Ernotte en matière d’information ? Rien !! Des journaux nationaux supprimés, un réseau régional désorganisé et affaibli, et le navire amiral en danger, victime de nombreuses avaries.

Alors, vous pouvez vous amuser en fusionnant, en affaiblissant encore plus France Télévisions. Ce ne serait en fait qu’une suite logique de ces presque 10 ans de triste gouvernance. »

(*) 


mercredi 22 mai 2024

Et si la surchargée despote du Comité interentreprises de l’audiovisuel public nous parlait des 40.000€ perdus ?

Et si la surchargée despote du Comité interentreprises de l’audiovisuel public nous parlait des 40.000€ perdus ?  

Ce qui se passe aujourd’hui est assez hallucinant et, au regard des informations dont dispose le blog CGC Médias, a provoqué un profond malaise au sein des élus du CSE Siège (Comité Social et Économique )  de France Télévisions.

Sans passer par le CSE du Siège dont elle dépend puisqu'élue, la cégétiste  qui s'est à ce titre retrouvée à parachutée Secrétaire du Comité interentreprises de l’audiovisuel public (CI-ORTF) a demandé au CSE Central de France Télés (l'émanation des divers CSE de France Télés)  pour demander une expertise au motif qu'elle aurait été  verbalement agressée par des membres de l’équipe du Siège après un déplacement en province !!!

On est chez les dingues...et ce n'est pas fini. Il y a même une autre élue CGT qui dit à qui veut l'entendre que "les convocations seraient justifiés".  

Elle a même trouvé le moyen, après plusieurs jours de se déclarer en  accident du travail au motif qu’elle aurait subi un choc psychologique après un soi-disant désaccord survenu 3 semaines auparavant, pour être précis 2 semaines et 1 jour....

Elle serait toujours en accident du travail pour France Télés alors que le 6 mai dernier, elle était présente au Comex du CI-ORTF...La DREETS et la justice administrative devrait certainement apprécier !

C'est dans ce même temps, prétextant une situation délétère, qu'elle en profité pour convoquer 4 salariés de l'ex-CI-ORTF ( aujourd'hui CASCI-ORTF) à des procédures totalement bidon en vue de leur licenciement.

Faire voter une résolution qui pourrait déboucher sur une sanction voire faire virer des salariés qui n’ont rien fait, surtout pour une adhérente de la Cgt, ça a de quoi faire bondir ! Certes ce ne sont pas les premiers à faire les frais de la tyrannique cégétiste mais là c’est le pompon…

L’Arlésienne comme certains la surnomment – c’est d’ailleurs elle qui le dit « On ne me voit pas souvent, effectivement, parce qu’au CIORTF, je ne suis pas que secrétaire de l’instance, j’assume également mes fonctions de directrice générale des services définies par les statuts. Non seulement c’est un temps plein, mais c’est beaucoup plus qu’un temps plein…Ce n’est pas par plaisir que je n’arrive pas à vous rejoindre la plupart du temps. » ne serait pourtant pas adepte de sanctions.

Concernant l’ex-trésorier Cgt lui aussi dont la Cour des comptes a mis en lumière les agissements et a demandé que les 55.000€ d’argent qu’il a indûment perçus soient récupérés par une action en Justice – la plainte déposée à ce sujet par la CGC de l’Audiovisuel – sa collègue l’a ainsi présenté « Je n’ai absolument pas défendu ce qui s’est passé à l’époque et qui a été dénoncé par la Cour des comptes, au contraire.  Vous pouvez tous constater que, depuis que je suis à la tête du CIORTF, cette personne ne siège plus à l’assemblée plénière. Donc, je ne le défends absolument pas. J’en suis moi-même profondément heurtée. Simplement, j’ai suivi les préconisations du rapport Sogex Cube, de l’avocat du CIORTF. Et effectivement, on ne va pas plus vite que la justice. »

Puis d’interpeller « Qu’est-ce qu’on fait ? Je suis là aussi pour protéger le CI-ORTF. Si on engage des actions contre ce monsieur et que, derrière, la justice dit que, finalement, le dossier est vide, moi, je n’en sais rien, donc je pense qu’il n’y a pas mieux qu’un magistrat instructeur » 

Protéger le CI-ORTFben voyons ! Et si la surchargée despote du Comité interentreprises de l’audiovisuel public nous parlait des 40.000€ perdus...ceux qu’une directrice de colo dont plus personne n’a entendu parler aurait, selon nos sources, claqués au casino ?

Elle a porté plainte ?  Ou bien elle attend qu’un magistrat instructeur spontanément la mette au parfum ? 

Elle qui concluait de la sorte son propos devant les élus « Ma prédécesseuse n’avait pas souhaité porter plainte. Je ne sais pas pourquoi, mais ça n’a pas été fait. C’est comme ça. [elle fait mine d'ignorer que si l'ancien bureau en avait eu le temps, il l'aurait fait mais malheureusement, le cycle électoral, l'en a empêché, ndlr]

En tout cas, il n’y a aucune complaisance vis-à-vis de ce qui s’est produit, c’est une certitude. J’espère qu’on aura des nouvelles un jour. En tant que secrétaire, je serais absolument ravie qu’on puisse récupérer les fonds. Je n’hésiterai pas et ma main ne tremblera pas. Simplement, je ne me substitue pas à un magistrat qui a été nommé. Et vous ne pouvez pas me reprocher de n’avoir rien fait : au contraire, j’ai suivi les préconisations. »

Nous voilà tous rassurés…une affaire qui dure depuis environ 4 ans !  

Comme le blog CGC Média l’indiquait dans deux de ses articles :

« Conte d'une tyrannie moderne pour des méthodes d'un autre âge ! Laisser un tel  délire s’étendre, serait le cautionner »

et « L’incontrôlable cégétiste du CIORTF en roues libres…Elle fera sous peu l’objet d’un signalement de 3 syndicats à  France Télés… »

les retours de manivelle, c’est particulièrement violent…

Et si notre directrice générale des services, se plaint de « faire beaucoup plus qu’un temps plein », la seule option qu’elle puisse prendre aujourd’hui pour éviter tout choc émotionnel qui pourrait nuire à sa santé, c’est de tout arrêter !    

Cacophonie gouvernementale...l'étude du projet de loi sur l'Audiovisuel public repoussé sine die ?

Cacophonie gouvernementale...l'étude du projet de loi sur l'Audiovisuel public repoussé sine die ? 

Selon ses  informations, de source parlementaire, l'étude du projet de loi sur l'Audiovisuel serait reporté sans qu'aucune date ne soit encore prévue.

« Quitter l’opposition pour gagner la majorité et un poste de ministre peut s’avérer une acrobatie risqué » écrit ce mercredi Le canard enchaîné, ajoutant « témoin, le conflit auquel fait face Rachida Dati, depuis qu’elle s’est lancée dans la bataille de la BBC à la française ». (*)

Le torchon brûle visiblement entre la maire du 7ème  arrondissement de Paris et le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné.

Discordance à l’état pur être les deux ministères.

« Le 13 mai dernier plusieurs  responsables de France Medias Monde reçoivent l’assurance qu’ils seront mis à l’écart du grand regroupement. Le lendemain sur Franceinfo le sénateur LR Bruno Retailleau réitère le souhait de son parti d’une fusion totale » précise le palmipède qui enfonce le clou « Peu après, à l’Assemblée Dati abonde partisane d’une "entreprise unique". La ministre n’a pas oublié que LR est majoritaire au Sénat et, sans son soutien, au moins partiel, son beau programme risque de capoter ».

Le foutoir est à son comble lorsque « Dans l’après-midi, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée se prononce sans ambiguïté pour la sortie de FMM du grand ensemble. Le lendemain le macroniste Quentin Bataillon président de la commission d’enquête sur la TNT, vient au secours de la ministre, promettant de réintégrer FMM lors des débats de séance public. ».

« Discussion close ? » s’interroge l’hebdomadaire satyrique. « Pas du tout car dans la foulée, Stéphane Séjourné le ministre des Affaires étrangère, passe devant la commission du même nom. Il qualifie FMM de "véritable outil de la diplomatie française"et dit "Je suis et nous sommes favorables à l’exclusion de l’audiovisuel public extérieur de ce qui est aujourd’hui en préparation". Traduction pour l’éventuel mal, comprenante Dati : le gouvernement est derrière moi. »

Bilan de l'opération, la Droite qui a bien compris qu'elle été en train des faire emmener dans une opération dont l'actuelle majorité lui fera porter le chapeau a fait savoir qu'elle s'opposerait en cas d'entourloupe à cette indigente mascarade qu'Ernotte qui aurait  reçu des garanties d'en être la "souveraine" et qu'elle est aujourd'hui la seule à soutenir...et pour cause ! Même Le Modem  est contre. 



Ah la transparence en matière de télévision surtout quand elle vient de l'Assemblée nationale, ça du bon tout de même !

Ah la transparence en matière de télévision surtout quand elle vient de l'Assemblée nationale, ça du bon tout de même !

Emmanuel Kessler qui avait fait long feu sur Public Sénat, s'est donc retrouvé nommé alors que Brigitte Boucher avait pourtant 10 voix d'avance sur lui..."On appelle ça, un parachutage ernottien" ironise ce bon connaisseur du monde politico-médiatique qui ajoute "On est bien loin de la République exemplaire".





La CGC et l'UNSA de France Télévisions dénoncent ensemble le politique "OFF SHORE" (*) de France Télévisions

La CGC et l'UNSA de France Télévisions dénoncent ensemble le politique "OFF SHORE" (*) de France Télévisions

Alors que se tient ce matin le CSE de mai au siège de France Télévisions, deux organisations syndicales l'UNSA et la CGC ont décidé de lire ensemble un texte liminaire visant à dénoncer le déversement des effectifs de France Télévisions couvert par un accord d'entreprise vers Le Studio ou FranceTV Studiosa filiale de type SASU (une des structures les moins-disantes quasiment calée sur le code du travail)

(*) "OFF SHORE" par analogie à ces entreprises qui installent AU LARGE souvent dans des paradis sans possibilité de contrôle, certaines de leurs filiales. 

Voici le texte :


"En octobre dernier, la direction de France Télévisions est venue présenter aux élus du CSE siège un projet de transfert de l’activité Autopromotion vers FranceTV Studio, un projet pudiquement baptisé pour l’occasion « évolution de l’organisation de l’autopromotion et de la direction artistique au sein de la Direction des Antennes Nationales »

Une évolution, selon la direction des antennes, ne devant impacter que 38 salariés. Mais l’activité autopromotion a toujours eu un modèle de fonctionnement basé sur un recours massif à la précarité" dit en chœur l'alliance syndicale qui ajoute "En réalité, la direction des antennes a tenté de passer sous silence un collectif de plus de 80 intermittents concernés par ce transfert."

Voir a résolution adoptée alors à l'unanimité :