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vendredi 6 juillet 2012

Murielle Beretti-Charles et Patrice Papet, les pros de la casse sociale à France Télévisions plombent volontairement ce qu’ils osent appeler « négociations ».


MurielleBeretti-Charles et Patrice Papet, les pros de la casse sociale à France Télévisions plombent volontairement ce qu’ils osent appeler « négociations ».

Lundi 2 et mardi 3 juillet, le tandem Murielle Beretti-Charles et Patrice Papet, réunissait quelques dizaines de RH France Télévisions pour leur annoncer « qu’à partir de ce lundi (le 2/07/12 donc) les dispositions « négociées » sur le temps de travail rentraient en vigueur » (dixit).

Quelles dispositions négociées ? Auraient-elles fait l’objet d’un accord sans que les syndicats en soient avertis…et signé par qui ? Les Tutelles en ont-ellles été averties ? La DGMIC Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC) ex DDM, en a-t-elle également été informée ?

Sans attendre, le blog CGC Média est en mesure de vous apporter les réponses à ces questions : NON, bien évidement.

C’est une des plus grosses arnaques que le tandem de pros de la casse sociale et de fossoyeurs du dialogue social, a imaginée depuis quasiment deux ans qu’ils sévissent dans l’entreprise te pourrissent chaque jour un peu plus, le climat à couper au couteau.

Pour le prouver, il suffit de prendre connaissance du mail qu’ils ont adressé aux syndicats représentatifs de France Télévisions :

« Nous vous informons que compte tenu de contraintes tenant aux agendas sociaux de pôles (notamment au Pôle Nord Est), la réunion de négociation portant sur la finalisation et la relecture du socle commun temps de travail initialement prévue le vendredi 06 juillet est reportée au lundi 09 juillet. »

Les duettistes, Murielle Beretti-Charles et Patrice Papet, n’ont visiblement pas peur du ridicule !!!!!

Annoncer à des dizaines de RH convoqués pour l’occasion, le lundi 2 juillet 2012, que « les dispositions « négociées » sur le temps de travail entrent en vigueur ce jour » et écrire en même temps aux organisations syndicales que « la réunion de négociation portant sur la finalisation et la relecture du socle commun temps de travail initialement prévue le vendredi 06 juillet est reportée au lundi 09 juillet », c’est soit prendre les RH pour des andouilles, soit continuer de prendre les syndicats pour des billes !!!

Cela dit, le binôme est coutumier du fait. Qu’ira-t-il raconter aux responsables de la DGMIC sur les négociations collectives que depuis 2 ans donc, ils plombent en permanence ? Que le 8 octobre [c’est demain] au moment où tombera la CCCPA Convention Collective toujours en vigueur, faute d’accord, il sortira les mêmes salades.
Que faute d’accord, la direction appliquera unilatéralement des textes qu’elle n’aura signé avec personne (ou avec la cgt seulement comme c’est le cas depuis 2009) ????
En quoi de telles déclarations en forme de chantage faites systématiquement devant les syndicats de FTV, feraient obstacle à ce que chacun des 11.500 salariés du périmètre revendique les AIA (Avantages Individuels Acquis) autrement dit, le bénéfice individuel de tous les textes conventionnels ou d’entreprises dont il a bénéficié depuis son embauche !???  

jeudi 5 juillet 2012

Pflimlin peut bien se vanter d’avoir mis les choses à plat avec l’Elysée et la Ministre de Tutelle...il n’en est rien.

Pflimlin peut bien se vanter d’avoir mis les choses à plat avec Élysée et la Ministre de Tutelle...il n’en est rien. 

Samedi soir dernier, le 30 juin, il y était aussi Pflimlin au Théâtre du Rond-PointJean-Michel Ribes son directeur fêtait ses dix ans à la tête de l'institution.

Il n’aurait manqué cela pour rien au monde Pflimlin! C’était pour lui l’occasion d’y voir la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti mais aussi le président de la République François Hollande qui avait confirmé la venue à son vieil ami Jean-Michel Ribes en signe de fidélité.

Pflimlin après « l’émotion » - c’était vertigineux - raconte aux uns et aux autres que ça s’est très bien passé…Il aurait soi-disant pu s’entretenir « cordialement », longuement mais aussi très constructivement avec les deux et mettre les choses à plat avec l’Elysée et la Tutelle.

Pour un peu, une franche accolade avec le Président de la République, lui reviendrait même à l’esprit ! Tout serait donc pour le mieux et Pflimlin avouerait presque à son entourage qu’il s’est senti conforté et en totale confiance !!!!

Il aurait également eu avec David Kessler, le conseiller Culture et Communication du Président de la République, un échange des plus « cordiaux » et des plus « amicaux ». Il en serait sorti regonflé et rasséréné.

Curieux, très curieux, tout cela…Ce n’est pas le souvenir qu’en ont certains convives !!!!! 

Peut-être le champagne lui aura-t-il tourné la tête ?! car deux jours plus tard, le 2 juillet, « L’Elysée et Aurélie Filipetti disaient clairement niet à la réforme de France 3 annoncée quelques jours plus tôt par le même Pflimlin », le désavouant donc publiquement.

Il semble bien que la description faite ne corresponde donc en rien à la réalité !!!

mercredi 4 juillet 2012

Le Premier ministre confirme une loi sur l'audiovisuel avant la fin de l'année...Pflimlin défait à l'automne!

Le Premier ministre confirme une loi sur l'audiovisuel avant la fin de l'année...Pflimlin défait à l'automne!


Mardi 3 juillet 2012, dans son discours de politique générale prononcé à  l'Assemblée Nationale,  le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé qu'une loi sur l'audiovisuel serait bien soumise au Parlement avant la fin de cette année, afin notamment de modifier le mode de désignation des présidents de l'audiovisuel public : "Avant la fin de l'année 2012, une loi relative à l'audiovisuel permettra de restaurer les grands principes républicains quant aux modalités de désignation des présidents de l'audiovisuel public".

Dans les étapes à venir, le gouvernement a déjà annoncé qu'il allait réformer voire même évoluer l’actuel Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) et revoir le mode de nomination des membres de l'instance qui lui succéderait à qui reviendrait la nomination des patrons de l'audiovisuel public comme celui de Radio France et France Télévisions.  Le retour à la nomination des présidents par le CSA l'instance qui lui succéderait,  mettrait ainsi un terme
à leur désignation par le président de la République instaurée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, avait d’ailleurs indiqué, il y a peu, que les membres du CSA  ou de l'instance qui viendrait ensuite, pourraient être désignés par les commissions culturelles du Parlement.

Les mandats de trois membres du CSA (*) dont celui de son Président Michel Boyon arrivant à terme en janvier 2013, il devenait dès lors assez logique de faire passer une loi avant cette échéance plutôt que de nommer de « nouveaux membres » en l’état dont le mandat aurait pu tomber en cas d’une modification de l’instance quelques semaines plus tard !

(*) Depuis sa création en 1989, le CSA est composé de neuf membres, nommés pour six ans par décret. Trois, dont le président, sont choisis par le président de la République, trois par celui du Sénat et trois par celui de l'Assemblée Nationale.

lundi 2 juillet 2012

La cgt de France Télévisions qui roule pour Pflimlin fait tout pour sauver sa tête et entérine la candidature de ce dernier à sa propre succession !


La cgt de France Télévisions qui roule pour Pflimlin fait tout pour sauver sa tête  et entérine la candidature de ce dernier à sa propre succession !

Illégal pour le moins, hallucinant, surréaliste…les qualificatifs ne manquent pas, concernant la réunion entre amis – direction/cgtqui s’est déroulée mercredi 27 juin 2012 reprise dans le document diffusé par la cgt qu’elle intitule faussement « compte rendu du CCE du 27 juin 2012 ».

La cgt va même jusqu’à s’assoir sur ces principes, en expliquant sans rire, que cette « réunion » (qu’elle n’a pas honte d’appeler CCE) « s’est tenue sur fond de grève à l’appel de la cgt pour la défense de la spécificité et de l’originalité de la Rédaction Nationale de France 3. »

Il ne faut pas avoir peur du ridicule en expliquant après que le C.C.E ait été régulièrement suspendu, pour la cgt qui il y a peu de temps encore, érigeait en principe « sa non-participation à une séance de Comité d’Entreprise comme si rien n’était, le jour de grève », qu'elle s’assoit donc dessus en restant seule avec la direction dans le cadre d’une réunion totalement hors la loi

Pire, alors que l’Instance souveraine a voté une RÉSOLUTION « suspendant la séance dans l'attente du rapport définitif de l'expert mandaté sur les comptes 2011 » dont voici le texte :

« Les élus du CCE déplorent l'absence d'informations fiables concernant la situation économique et financière de France Télévisions:

Ø  L'expert mandaté par le CCE n'a pas été en mesure de mener sa mission jusqu'au bout pour ce qui concerne l'arrêté des comptes 2011, déjà entériné par le Conseil d'Administration avant que le CCE n'ait été consulté.

Ø  La Direction n'est pas en mesure de présenter au CCE des perspectives budgétaires claires assorties de ressources fiables compensant l'arrêt de la publicité.

Dans le même temps, la restructuration de l'entreprise continue de se mettre en place dans un climat tendu et des conditions de travail dégradées pour l'ensemble des personnels. Les prérogatives des diverses IRP (Comité d'Etablissement, CHSCT) ne sont pas respectées avant la mise en place de modifications de structures ou de déménagements.

Les perspectives d'activités des antennes régionales et ultra marines ne sont pas accompagnées de projets fiables et financés alors que se trament des changements profonds et lourds de conséquences sur France 3 tant au niveau régional que national (rapprochement des rédactions).

Dans le même temps, la négociation de l'accord collectif piétine et les relations avec les IRP et les organisations syndicales se dégradent.

Devant cet état de fait, les élus du CCE ne peuvent plus se satisfaire d'une parodie de dialogue social qui ne leur permet pas de remplir auprès des salariés leur rôle d'information et de défense concrète de leurs intérêts.

Ils suspendent donc la séance dans l'attente du rapport définitif de l'expert mandaté sur les comptes 2011. Ils exigent également la tenue, dans les plus brefs délais, d'une séance extraordinaire du Comité Central d'Entreprise afin de débattre de manière sérieuse et prospective de la situation économique, des projets éditoriaux, de l'activité de l'entreprise et de l'emploi.

Paris, le 27 juin 2012 », 
la cgt a donc décidé de tenir réunion avec Pflimlin et de faire comme si rien n’était et comme si le CCE  se déroulait normalement…CE QUI N’EST ABSOLUMENT PAS LE CAS comme divers Conseils ont pu le confirmer.

La direction qui suit la cgt voire la précède très souvent, n’a bien évidemment pas pipé mot. Elle a poursuivi avec ses amis de la cgt qui pour l’occasion ont élu «un Secrétaire de séance » (cgt bien sûr) Alain Parent du Pôle Nord-Ouest, en faisant fi de la résolution et de l’actuel Secrétaire du CCE de l'établissement Corse, le seul représentant légal de l’Instance ainsi que des membres du Bureau tout entier

La cgt va même jusqu’à justifier la tenue illégale de cette réunion, en écrivant : « Le CCE a été perturbé par l’attitude de la majorité Cfdt, Cgc, Snj qui a refusé de signer l’ordre du jour et décidé de quitter la séance… tout en se plaignant de l’absence de dialogue. »

Et de citer Pflimlin a tout bout de champs dans leur publication « Vous n’êtes pas crédible, s’est énervé le PDG [à l’adresse de de la majorité CFDT, CGC, SNJ], comment voulez-vous que l’on dialogue si vous ne signez pas les ordres du jour ! ». [Prérogatives du Secrétaire clairement établies dans le Code du Travail]

La cgt n’hésite pas non plus à écrire, en violation absolue de la loi que « Au vu du contexte actuel, la cgt élisant [toute seule donc, un soi-disant] Secrétaire de séance, ce dernier avait même fait voter nouveau point majeur à l’ordre du jour sur la situation générale de l’entreprise » !!!!! Enfin s’est-t-il cru habilité à agir comme cela !!!!!.

Comme si cela ne suffisait pas, les indéfectibles défenseurs cégétistes de Pflimlin, vont également s’exprimer au nom du Gouvernement et développer le message qui leur aurait été délivré, au travers d’un chapitre qu’ils ont intitulé : « La nouvelle donne politique ».

Les déclarations de la cgt qui, ce faisant, laisse croire qu’elle serait dans les confidences tutélaires, sont inouïes : « La nouvelle majorité socialiste a réaffirmé son attachement à l’audiovisuel public pour la création et pour l’information tout en soulignant que la situation économique était compliquée. La suppression de la publicité en 2016 sera remise en cause assez rapidement par le gouvernement qui devrait décider son maintien en journée. L’extension de la redevance aux résidences secondaires est à l’étude. La taxe dite « télécoms » va effectivement être rejetée par Bruxelles. Ça va faire partie des sujets. »

Et là le pompon…le soutien appuyé de la cgt à Pflimlin dont il faut tout faire pour sauver la tête et l’annonce d’une candidature à sa propre succession.

Lisez plutôt, ça ne s’invente pas: « L’engagement personnel du PDG, concerné par la remise en cause des modes de désignations des PDG de l’audiovisuel public, est que « cette entreprise a besoin de travailler sur la longueur. On essaye d’avancer sur des projets compliqués. Au-delà de ma personne cette entreprise a besoin d’une stabilité suffisante pour construire ses projets.» Ça ressemble vraiment à une candidature à sa propre succession. »…

Autrement dit, malgré les avis systématiquement rendus par la cgt, en toutes occasions, permettant d’abord à Carolis et maintenant à Pflimlin de désorganiser à grande échelle  l’entreprise, Pflimlin et ses amis finassent sur l’air de  « cette entreprise a besoin d’une stabilité suffisante pour travailler sur la longueur et avancer sur des projets compliqués »…

Et donc dans ce contexte, chacun aura compris la chute, « le candidat naturel à sa propre succession…c’est Pflimlin »… C’est vraiment gros comme procédé

Le paragraphe entier que l’ « ordonnateur de réunion » a cru devoir rajouter, vu justement le contexte et malgré la grève, n’est pas mince. La cgt le développe dans son invraisemblable papier :
1 - Situation générale de l’entreprise
-    Situation économique
-    Audiences
-    Information nationale
-    Régionalisation de France 3
-    Politique de l’emploi
-    Numérique
-    La nouvelle donne politique

Mieux que la communication interne de Pflimlin avec en permanence des citations du candidat de Nicolas Sarkozy qui a toujours raison, « M.Pflimlin a dit, M. Pflimlin affirme, M.Pflimiln reconnait, M. Pflimlin précise, M. Pflimlin prévient, etc.. », la cgt venant évidemment au soutien de son « action »:

- « M. Pflimlin reconnait que la situation publicitaire est dégradée pour FTV mais…. Il espère rétablir la situation grâce aux JO de Londres…»

- « On doit adapter nos dépenses à nos recettes, cela d’autant plus que la situation du budget de l’État étant difficile, on ne peut pas attendre de compensation sachant que FTV aurait, en 2012, 21 M€ de ressources publiques en moins par rapport à ce qui était inscrit dans le plan d’affaires, dit M. Pflimlin. »

- « M. Pflimlin prévoit des audiences probablement supérieures à 30% à fin août avec un été logiquement bon grâce au Tour de France et aux JO et avec deux 2 chaînes qui progressent dans le groupe, France 4 et France 5 malgré une baisse d’audience, de toute façon moins forte que TF1...»

- « M. Pflimlin ne commente pas la grève en cours à la Rédaction Nationale de France 3 mais annonce la mise en place d’un groupe de travail pour les mois qui viennent afin de donner des perspectives en termes d’information qui tiennent compte du monde numérique dans lequel on est.. »

- « Le modèle éditorial et économique est à construire… On ne va pas faire 24 chaînes locales, on va plutôt construire par l’agglomération de petites régions, style en termes de structure Via Stella en Corse … Quant à la suppression de l’antenne nationale de France 3, c’est le député Françaix qui l’a dit et ça n’engage que lui, conclut M. Pflimlin »

- « M. Pflimlin estime au niveau des effectifs que nous sommes à un niveau supérieur à celui qui était prévu au budget 2012 mais dans un monde où TF1 annonce la suppression de 10% de ses effectifs, c’est une question. »

- « Pour conclure, M. Pflimlin déclare qu’ il n’y a pas de plan social en prévision… pour le moment… » qui s’appuie sur les propos de Papet « On regarde les moyens de respecter la trajectoire fixée dans le COM [signé par Pflimlin donc] avec un effectif qui d’ici 2015, censé se réduire de 5% et des perspectives d’inflexion en terme d’emploi sont nettement inférieures à celles du plan précédent où on était à -10%. »

- « Selon M. Pflimlin, les services du Numérique se développent très bien et le site info serait maintenant à la 12ème ou 13ème place (15ème en avril)…l’objectif est de 10 à 15 millions d’euros de recettes commerciales sur la télévision de rattrapage. »

Enfin et là il faut s’accrocher à son siège pour ne pas tomber à la renverse, sur l’arrêté des comptes, comme « M. Pflimlin indique que le budget 2011 n’a pas été tenu en raison du rabotage de 28 M€ de ressources publiques par l’État actionnaire qui depuis 2009, n’a cessé de rabioter avec 98 M€ cumulés qui manquent à l’appel…. » Une charge en règle contre l’État donc…«  Les « élus » [cgt seulement dans cette réunion mascarade] ont voté à l’unanimité un avis négatif sur les comptes 2011… » (le disent-ils et le pensent-ils ! ) tout ça sans même voir le rapport définitif du cabinet Sécafi-Alfa qu’ils ont mandaté.

...et il y a tant d'autres pépites dans leur propagande pro Pflimlin!
Quelle fumisterie

Nous avons quasiment gardé le meilleur pour la fin. La cgt qui interroge Pflimlin sur la réforme annoncée de France 3 et le projet de régionalisation de la chaîne avec probable implication de la PQR écrit : « Le projet de régionalisation de France 3, n’est pas débattu pour l’instant mais la direction y travaille [avec l’actionnaire donc] et la proximité est à construire dans un univers multi chaînes (de 6 à 24) affirme M. Pflimlin »..

Seulement voilà, pas de chance, selon nos informations et visiblement celles de l’Express (*) d’aujourd’hui, l'Élysée et la Ministre de Tutelle ont tranché en désavouant, une fois encore Pflimlin, le renvoyant dans les cordes avec ses amis de la cgt  pourtant si bien disposée à son égard et si prompte au cirage de pompes

(*) Lire l'article de l'Express intitulé : "L'Élysée et Aurélie Filippetti disent niet à une réforme de France 3"

Combien de désaveux Pflimlin va-t-il prendre dans les dents avant de remettre sa démission à ceux qui le désavouent publiquement ?

jeudi 28 juin 2012

Jean-Bernard Lévy quitte Vivendi !


Jean-Bernard Lévy quitte Vivendi !

Un Comité de groupe avait lieu ce jeudi 28 juin à Vivendi…Jean-Bernard Lévy toujours régulièrement présent n’y était pas. Les commentaires « off » sont bien évidemment allés bon train.

Il semble qu’un conseil de surveillance se réunisse en même temps pour acter le départ de l'actuel président du directoire de Vivendi.

Plus de détails sur le pourquoi et le comment des choses, notamment le fait que l'intérim soit assurée par Jean-François Dubos, aujourd'hui secrétaire général de Vivendi et proche du président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou, seront normalement donnés vers 17h00.
Les membres du directoire de Vivendi qui se sont, semble-t-il, réunis le week-end dernier à Paris pour procéder à la revue stratégique des activités du groupe, pourraient bien revoir le périmètre du groupe que ean-Bernard Lévy souhaitait conserver.

En guise de conclusion, pour l'heure si tout ceci est confirmé, Vivendi l'un des grands groupes du paysage médiatique français se retrouverait de facto sans PDG.

Pflimlin consacre en CCE de France Télé sa connivence avec ses amis de l'alliance cgct/fo

Pflimlin consacre en CCE de France Télévisions sa connivence avec ses amis de l'alliance cgct/fo.

Si besoin était, la séance du CCE de France Télévisions a été l'occasion pour tout un chacun de vérifier une fois encore l'entente cordiale dont le triumvirat direction-cgt-fo fait preuve.

Mercredi 27 avait lieu une séance ordinaire du CCE dont le Secrétaire soutenu par le bureau avait refusé de signer l'ODJ ( Ordre Du Jour).

Le "tout puissant" ¨Pflimlin considérant ce refus de signer  du Secrétaire qui est portant celui qui fixe légalement l'ODJ comme sans importance, a décidé de réunir quand même l'instance avec un ODJ unilatéral.

La loi prévoit cadre clairement les points obligatoires qui peuvent être mis unilatéralement à l'ODJ par l'employeur....mais Pflimlin n'en a cure....Il fait ce qu'il veut fort du soutien indéfectible de l'alliance cgt/fo.

Au regard de cette cogestion permanente direction-cgt-fo qui règne à France Télévisions, le Secrétaire du CCE avec le plein et entier soutien des membres du Bureau a décidé de soumettre au vote des élus un résolution visant à "suspendre la séance du CCE dans l'atente du rapport définitif de l'expert mandaté sur les comptes 2011 en exigeant la tenue dans les plus brefs délais d'un CCE extraordinaire." 
Les élus du CCE ont ainsi voté cette résolution et interrompu légalement la séance du 27 06 2012 jusqu'à l'obtention des documents. il faut noter que les élus de l'alliance cgt/fo a refusé de voter la résolution pour soutenir Pflimlin et aller pleinement dans son sens.

L'instance étant souveraine, la séance a donc été légalement suspendue.

Pour la suite, il vaut mieux être assis plutôt que de risquer de tomber de sa chaise en découvrant ce qui s'est passé! Que pensez-vous qu'il soit advenu?!

L'alliance cgt/fo est resté avec la direction dans la salle et a continué la séance comme de rien n'était....

Il clair qu'en aucun cas, cette réunion ne peut et ne pourra être considéré par aucune juridiction comme la poursuite du CCE mais uniquement comme une réunion informelle entre amis.

Le Bureau du CCE  a d'ailleurs immédiatement communiqué sur son site intranet en publiant pour que chaque salarié soit parfaitement au courant le texte de la érsolution votée et la lettre explicative du CCE.

Les voici:

La lettre du Comité Central d’Entreprise
N° 1 – 27 juin 2012


Nous,

- membres du Bureau du Comité Central d’Entreprise (CCE) de France Télévisions,
- Président(e)s des Commissions obligatoires du CCE,
- Président(e)s des Commissions facultatives du CCE,
Tenons à témoigner à l’ensemble des salariés de France Télévisions notre reconnaissance et les remercions pour leur soutien.

En effet, à l’issue d’un long processus électoral commencé en 2010 et qui se sera achevé en novembre 2011, les membres du CCE ont procédé le 5 juin 2012, lors de la séance constitutive du CCE, à l’élection de l’ensemble du Bureau et des Présidences de commissions. Les élus, qui ont naturellement accepté les responsabilités que vous leur avez confiées, sont membres de la liste commune CFDT-SNJ-CGC.

La constitution du Bureau et l’élection des Président(e)s de Commissions est le résultat d’une double volonté de diversité et d’ouverture :

- diversité professionnelle : les élus sont issus des trois grands corps présents au sein de France Télévisions : ainsi tous les salariés de l’entreprise, journalistes, techniciens et administratifs, ont la garantie d’être représentés au sein de ces instances : leur métier, leur spécificités, leur savoir-faire et leurs interrogations seront pris en compte.

- Diversité géographique : sont ainsi représentées le siège, un pôle (Direction Territoriale Corse) de l’antenne France 3 et trois réseaux ultra marins (Nouvelle Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre et Miquelon).

- Diversité et ouverture salariale et syndicale: Les trois organisations syndicales (toutes représentatives au niveau national, régional ou catégoriel) ont préalablement manifesté leur souhait de constituer un Bureau qui soit ouvert à l’ensemble des cinq organisations syndicales représentées par les élus du CCE.
Malgré cette volonté marquée d’ouverture, seules deux organisations syndicales sur cinq n’ont pas souhaité y être représentées ; le Bureau et les Président(e)s de Commissions rappellent que la participation à ces dernières demeure ouverte à tous : leur présence, vivement souhaitée, permettra que les conclusions des travaux des Commissions reflète au mieux l’intérêt des salariés et leurs préoccupations.

Petit rappel des actions précédemment menées :

Deux actions majeures menées en justice par la liste commune CFDT-SNJ-CGC ont permis de sauver les intérêts des salariés:
- 2007 : avant la constitution de l’Entreprise Commune, refus du transfert des 3 premiers chantiers (Etudes, Acquisitions et Jeunesse) sur les 8 prévus des filiales « diffuseurs » vers le holding FTV SA : Cette procédure fut gagnée en Cour d’Appel.

- 2010 : application d’un délai de prorogation de 3 ans de la Convention Collective à compter de la fusion absorption. Cette procédure fut également gagnée en Cour d’Appel.

Forts de leurs résultats, de leurs valeurs communes et, avant tout, soutenus par votre confiance, le Bureau et les Président(e)s de Commissions auront à cœur à l’avenir:

- de vous défendre et de vous représenter à tous niveaux,

- de conforter et d’amplifier les actions passées et de veiller à l’application de ces dernières,

- de mener des négociations constructives, et tout particulièrement au niveau de la convention collective qui doit s’achever en octobre 2012,

- de défendre l’Entreprise et tous ses collaborateurs dans un contexte économique tendu qui s’avère être de plus en plus difficile,

- d’être extrêmement attentifs sur la Gouvernance de l’Entreprise et la conséquence pour ses salariés des actes de gestion,

- de vous informer de l’évolution des divers chantiers en cours et à venir,

- d’optimiser les relations sociales, techniques ou organisationnelles dans la structure complexe de l’Entreprise Commune, et de veiller à leur évolution dans le sens de l’intérêt des salariés et de l’entreprise,

- faire en sorte que chacun retrouve par le dialogue et la négociation sa citoyenneté salariale, professionnelle, territoriale, identitaire et syndicale au sein de l’Entreprise Commune.

Sont donc à votre écoute l’ensemble des élus désignés lors la séance constitutive du 5 juin 2012 :

- Bureau ; Aldo Fogacci - Antoine Chuzeville - Patrice Christophe - Salim Larfa -Jacques Larose - Gilles Lecomte - José Solia

- Président(e)s de Commissions : Michel Boulanger-Marie Laurence Gressier-Heidi Yieng-Kow - Sébastien Letournel - Gilbert Barnabot – Boumédienne Abderrahmane

Ils tiennent aussi à remercier le secrétariat pour sa contribution dans la gestion quotidienne du CCE.

PS: Pas encore, au moment où nous écrivons, de communication de la direction... uniquement en soutien l'habituelle la propagande de la cgt!  C'est généralement la même rédaction, alors à quoi bon doublonner ?!

Pour être le plus complet possible la CFDT  a du reste répondu à cette propagande avec un tract pastichant le titre de la cgt: "Du jamais vu au CCE de France Télévisions" (ci-après)


Lisez le tract CFDT intitulé "Du jamais vu au CCE de France Télévisions"s


Du jamais vu au CCE de France Télévisions !

« Le CCE est la plus haute instance sociale de l’entreprise. Il est le seul lieu où l’employeur est tenu de rendre compte de la politique générale qu’il entend appliquer.

C’est dire l’importance de cette instance dans une période critique pour France Télévisions où l’inquiétude des salariés est extrême ».

Tel est le 1er paragraphe du tract publié par la CGT le 27 juin 2012 pour dénoncer la suspension du CCE à l’initiative de la majorité CFDT/SNJ/CGC. Alors que la CGT :

ü Se répand en lamentations sur l’absence de dialogue social, qu’il s’agisse de la situation économique et des perspectives d’activité de l’entreprise, ou de la négociation de l’accord collectif (temps de travail, qualification, etc…),

ü Alors que la CGT n’hésite pas à appeler à la grève les personnels de la Rédaction Nationale de France 3 pour dénoncer le rapprochement « à la trique » des deux rédactions nationales, oubliant un peu vite l’appui chaleureux qu’elle a apporté à Patrick DE CAROLIS, il y a 3 ans, sur cette question qui figurait expressément parmi les chantiers de synergie,

ü Alors que la CGT dénonce le mauvais fonctionnement des IRP et l’étranglement financier qu’elles subissent de la part de la Direction, faute de moyens humains et financiers adéquats,

La CGT ne trouve pas mieux à faire en début de séance du CCE que de pinailler sur de simples problèmes de forme par rapport au refus du bureau et de la majorité du CCE de ratifier l’ordre du jour, afin de rompre avec un dialogue social factice et d’amener la Direction à tenir un langage de vérité.

Dans un bel ensemble, Direction et CGT se passent la parole, à tour de rôle, pour dire que si l’ordre du jour avait été signé on aurait pu y inscrire un point sur la marche de l’entreprise qui aurait pu permettre d’évoquer la situation financière, la situation économique et budgétaire, le problème du financement, les perspectives d’activité, l’emploi, etc…

Dont acte ! Ce point figure régulièrement lors de chaque séance du Comité Central d’Entreprise. Sommes-nous plus avancés pour autant depuis 3 ans ? Les choses ont-elles évolué favorablement ? Nous laissons les salariés répondre d’eux-mêmes à cette question.

S’il s’agit simplement d’entendre le Président réciter un florilège de vœux pieux tout en se gardant bien d’évoquer les vraies questions tandis que le prédicateur en chef de la CGT nous débite les sermons auto-satisfaits et moralisateurs dont il a le brevet exclusif, tout cela est effectivement réussi. Nous ne doutons pas que les salariés ont donc perdu une occasion significative d’entendre la Direction annoncer la couleur.
Interprétant les raisons qui ont amené le bureau et la majorité du CCE à ne pas ratifier l’ordre du jour de la réunion du 27 juin, la CGT y voit comme seul prétexte le sous-problème de la domiciliation des locaux des syndicaux nationaux à France Télévisions, que la Direction veut dénoncer ce qui ne gênerait que la CGC alors que tous les syndicats sont concernés et que la CGT n’a pas été en reste pour dénoncer cette initiative ! A notre humble avis, ce point ne relève même pas du CCE. Qu’il ait, ou non, figuré à l’ordre du jour ne nous empêchait pas de dormir.

Non ! La triste réalité était que les comptes de l’entreprise n’avaient pas pu faire l’objet, dans les temps, d’un examen exhaustif de la part de l’expert mandaté par le CCE (et par la majorité CGT à l’époque !), cet expert n’ayant, de surcroît, pas eu la possibilité d’être présent en séance. Devant cette carence, les élus ont adopté à l’unanimité (15 voix sur 15, les 14 représentants CGT ayant décidé de ne pas participer au vote), une résolution (jointe en annexe) suspendant le CCE jusqu’à l’obtention d’un rapport complet de l’expert et demandant, dans le même temps, la tenue d’un CCE extraordinaire dans les plus brefs délais afin que le Président réponde aux questions fondamentales concernant l’avenir économique et
social de France Télévisions et, plus particulièrement, du secteur le plus menacé, France 3.

Cette demande de CCE extraordinaire répondait bien évidemment aux interrogations légitimes que nourrissent l’ensemble des salariés mais, puisqu’il faut aussi parler de la forme, au refus caractérisé manifesté par Rémy PFLIMLIN, d’évoquer au cours de la séance ces questions qu’il avait déclaré être dans l’impossibilité légale de faire figurer à l’ordre du jour, de manière unilatérale.

Nous apprenons, dans le même tract de la CGT publié le 27, que les élus de la CGT « ont imposé » à la Direction d’inscrire à l’ordre du jour un point sur la marche générale de l’entreprise, après que les 15 élus CFDT/SNJ/CGC aient quitté la séance. Cela prouverait-il que la Direction, au-delà du sens de la contradiction qui ne paraît pas être un de ses points forts, choisirait ses interlocuteurs et opèrerait une discrimination caractérisée en discutant avec certains, en privé, ce qu’elle a refusé d’évoquer avec l’ensemble des représentants des salariés ? Le procès-verbal rédigé par le secrétaire de séance qui aura été désigné par la CGT ne manquera pas de nous éclairer.

Pour ce qui nous concerne, la demande de CCE extraordinaire tient toujours et la Direction doit y répondre, sauf à commettre une entrave. Le bureau du CCE se réserve également le droit de saisir la justice par rapport à l’attitude discriminatoire manifestée par le Président mais aussi sur l’examen en séance des comptes alors que l’ensemble des informations n’avaient pas été fournies à l’expert et que celui-ci n’avait pas pu produire un rapport complet.

Quant au reste, nous laisserons les salariés seuls juges de la crédibilité d’un syndicat qui n’hésite pas à cautionner ce qu’il dénonce dans les couloirs en racontant des bobards aux personnels qu’il est censé représenter, à moins que la CGT n’ait été reprise par son démon de la cogestion et que des éléments nouveaux soient intervenus l’ayant amenée à faire volte-face.

Paris, le 28 juin 2012

mardi 26 juin 2012

Martin Ajdari, le "financier" de France Télévisions pris en flagrant délit…

Martin Ajdari, le "financier" de France Télévisions pris en flagrant délit…

Après l’interview qu’il donne au journal  « Le Monde », le 6 décembre 2011, intitulée : « France Télévisions : l' "entreprise unique" en ordre de marche fin 2012 », Martin Ajdari se retrouve aujourd’hui pris en flagrant délit de baratin.

Alors que les comptes de France Télévisions SA sont dans le rouge avec un résultat d’exploitation déficitaire de 42,3 M€ revenons sur ces propos hallucinants qu’il tenait au Monde.
Cette perte énorme que FTV a tenté de masquer en noyant FTV SA, autrement qualifié de "diffuseur",  dans une présentation de comptes consolidés, ne peut et ne doit en aucun être le reflet des comptes de FTV SA elle-même.

D’ailleurs, que serait le résultat de FTV si FTP avait été vendue comme prévu sachant que l'essentiel du résultat consolidé est apporté par FTP à hauteur de 16,6M€ et par d’autres activités (non détaillées, mais il doit s'agir des autres filiales) pour 20,3M€ ? On imagine mieux maintenant le désastre.
Voila, entre autres, ce qu’il déclarait : « Les investissements liés aux programmes de "flux" (émissions de plateau, émissions de divertissement, magazines) devraient baisser alors que le coût de la grille entre 2011 et 2015 subirait une hausse de 2,8 % principalement liée à une augmentation des investissements dans la création (audiovisuelle cinéma) ».
-                  C’est en 2011, une hausse constatée du coût de grille de 100M€ qui n’a eu comme tout le monde a pu s’en apercevoir, aucun impact bénéfique sur les audiences (c'est un doux euphémisme) !!
-                   
Quel constat d'échec pour Pflimlin, Ajdari et leurs équipes : 100M€ de consommés et des chutes d'audiences sans précédent, c’est surréaliste.
La semaine dernière (la 25ème) en fut encore la plus belle illustration :
-                  TF1 arrive 1ère avec 22,8 % d’audience,
-                  M6 est 2ème avec 13,6 % d’audience,
-                  France 2 prend donc la 3ème place derrière et 13,6 % d’audience,
-                  France 3 est 4ème avec 8,7%

S’agissant des « investissements », n’importe quel analyste, vous vérifiera que « le niveau de trésorerie fin 2011 ne sera pas suffisant pour financer les investissements 2012  et qu’il faudra par conséquent  que  FTV augmente son endettement financier. »

Mais de combien ??? Quel sera le montant de la facture ? Chacun a bien conscience à commencer par les Tutelles et donc le Gouvernement que c'est effectivement le moment idéal pour s'endetter et augmenter sa dépendance aux banques…particulièrement pour une entreprise d’Etat lorsque ce dernier cherche au moins 10 milliards d’euros pour son budget !

Que va bien pouvoir inventer le duo Ajdari/Pflimlin pour faire avaler la pilule ? L'endettement net progressant de 111M€ de 2010 à 2011 (décidément tout va très bien !),  il faudra encore rajouter à ces 111M€, l'endettement supplémentaire prévu pour 2012... Cela veut dire combien ?  100M€ de plus ? + 200M€ ? Au rythme des pertes d'exploitation et des pertes de recettes publicitaires, l'année 2012 risque bien d'être encore plus catastrophique que 2011 !

La baisse de trésorerie ne peut donc pas être que conjoncturelle… l'année 2012 ne pourra pas être financée avec la trésorerie actuelle, il faudra avoir recours à l'endettement. Quand cerise sur le gâteau, la valeur des écrans pubs pour France 3 a été amputé de moitié depuis le début de l’année 2012 et ceux de France 2 plus du 1/3, les 72 M€ de trésorerie restant ne seront pas suffisants pour couvrir cette chute catastrophique et éponger quelques 100M€ le cas échéant de manque en recettes publicitaires.

Quand de surcroît, la capacité d'autofinancement a fondu de 54,5M€ passant de 67,7 M€  en 2010 à seulement 13,2 M€ en 2011 - La capacité d'autofinancement d’une entreprise, c’est quand même un élément majeur de sa santé financière(mais là motus) -  Comment ne pas s’interroger sur la « présentation » des comptes, sur la détérioration de la situation financière avec de probables pertes masquées par des diminutions de provisions ?

Pas d'explication sur la baisse étrange des dépréciations qui passent de 63M€ en 2010 à 18M€ en 2011…Tout cela n’est pas très cohérent avec 2008 et 2009 où les dépréciations atteignaient 38 M€.

La baisse des dépréciations ne permettrait-elle pas d'amortir fallacieusement et artificiellement,  la hausse spectaculaire du coût de grille (+100M€) entre 2010 et 2011 ? Une façon de masquer les pertes, en quelque sorte !...

Que dire de la baisse des dotations aux provisions de 50M€ qui tient à l’évidence de l’équilibrisme et de certaines explications bidons qui ne veulent rein dire !!!! Particulièrement lorsqu’elles font allusion à l'évolution éditoriale des programmes alors qu'il y a rarement eu autant de plantages, de programmes arrêtés ou de dédits payés...Quelle pitoyable mascarade.

Toujours dans son interview au Monde, Martin Ajdari affirmait également que s’agissant de « L'organisation de France Télévisions en entreprise unique serait bien achevée fin 2012 et que le plan de départs volontaires, annoncé en 2009, pourrait toucher 650 postes à sa clôture, également fin 2012 »…Chacun peut vérifier aujourd’hui que cela est totalement faux en se fondant sur les déclarations du même Ajdari qui précisait : « Le plan de départs volontaires à la retraite, annoncé en 2009, a touché 471 postes. Actuellement, France Télévisions compte 10.292 salariés (CDI et CDD). Le plan d'objectifs et de moyens (COM) 2011-2015 signé fin novembre prévoit "une stabilisation" des effectifs. »

Ceci n’est qu’un énième exemple de baratin régulièrement distillé par la direction...Preuve à l’appui, dans certains documents - certes il faut chercher comme dans les clauses des contrats d’assurance écrit en fin de page et tout petit pour trouver -  figurent quelques infos sur les ETP (Equivalent Temps Plein)…le niveau d'ETP moyen est en hausse de 193 ETP de 2010 à 2011 (10.925 vs 10.732).

Martin Ajdari dans son intervention du 6.12.2011 (France Télévisions : l'entreprise unique en ordre de marche fin 2012), indiquait que le plan de départ avait touché 471 postes depuis 2009. Le nombre d'ETP aurait donc du baisser entre 2009 et 2011 de minimum 471 ETP. Or, les ETP ont augmentés de 193, ce qui veut donc dire qu'il y a eu 193+471= 664 recrutements entre 2009 et 2011.

Et encore, ceci n’est basé que sur des moyennes, la réalité est tout autre.  Le blog CGC  Média a indiqué qu’en juin 2012, le nombre de recrutements depuis l’arrivée du trio Pflimlin/Ajadari/Papet se situait autour de 800…. Que dira le trio mi-2012, si les ETP  arrivaient à  11.500? 
Or le COM 2011-2015 n'a jamais prévu de tels recrutements, mais au contraire une stabilisation des effectifs!

Martin Ajdari aurait pu tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de donner des conseils et s’exprimer dans la Presse parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour lui renvoyer ce genre de déclaration à l’empoter pièce comme en boomerang….Et dire qu’il y a encore quelques semaines, certains le donnaient rejoignant un cabinet ministériel.