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jeudi 14 mars 2013

Pflimlin préfère "buller" plutôt que de faire des programmes télé tous publics !


Si vous l’aviez ratée, le blog CGC Média vous laisse découvrir la dernière annonce internet concernant France Télévisions : « Pflimlin invite Gizmodo à un Google+ Hangout pour France Télévisions » ...Rien que ça !

C’est assez surréaliste…au lieu de faire de la télé et de proposer des programmes tous publics aux téléspectateurs pour endiguer les baisses d’audiences catastrophiques que connait France Télévisions, Pflimlin préfère « buller ». 

Il propose donc à présent des Hangouts (des « bulles ») -  système de chat vidéo collectif et spontané à Gizmodo [ne pas confondre avec Quasimodo !] (*) c'est-à-dire à tous ceux qui connaîtraient le concept et préféreraient surfer sur leur écran d’ordinateur plutôt que de se retrouver bêtement devant le petit écran ! 

(*) Gizmodo est [selon Wikipédia] un blog blog spécialisé sur les gadgets et les nouvelles technologies. Il appartient à Gawker Media aux États-Unis et à Net Media Europe. Le blog est réputé pour sa mise à jour permanente concernant les dernières nouvelles technologiques… 

Voilà ce que vous pouvez découvrir ...attention c'est du lourd:
« Gizmodo.fr a été invité à participer à un Google+ Hangout par France Télévisions, en compagnie de son PDG, Rémy Pflimlin, afin d’évoquer l’évolution de la convergence éditoriale et numérique. Tout un programme ! 

France Télévisions nous a fait l’honneur de nous inviter à participer ce mercredi 13 mars à 18h30 à un google+ Hangout, où il sera question d’interroger Rémy Pflimlin, le Président-Directeur général du groupe.

Ce dernier répondra aux questions des journalistes et bloggeurs experts du numérique invités, et prendra le temps de revenir sur les enjeux du premier groupe audiovisuel public face à une convergence éditoriale et numérique toujours plus forte.

Thomas Hugues, présentateur de Médias le magazine sur France 5, animera ce débat en ligne.

Face à Rémy Pflimlin, Président-Directeur général de France Télévisions, nous retrouverons 8 intervenants : 

Benjamin Morin – Gizmodo – France
Jérémy Benmoussa – Locita – France
Benoit Descary – Bdescary – Canada
Marjorie Paillon – France 24 – France
Jacques Froissant – Altaide – France
Pierre Chappaz – E-buzzing – Suisse
Aude Baron – Le Plus – Nouvel Obs – France
Laurent François– French ideas – Grande-Bretagne 

Si vous désirez suivre ce débat, il vous faudra vous rendre à cette adresse ! »

mercredi 13 mars 2013

Pflimlin continue de dévisser


Pflimlin continue de dévisser 

Janvier 2013, Pflimlin avait une énième fois adressé un message de propagande indécente dont il a l’habitude aux salariés, où il indiquait « Le public français continue de faire confiance aux chaînes de service public. Ce score de 30,3 % de part d'audience a été atteint, faut-il le rappeler, dans un contexte de concurrence qui n'a jamais été aussi exacerbée. C'est un choix libre que le public fait tous les soirs pour nos chaînes » et d’ajouter « ces 30,3 % de part d'audience sont dus à la confiance renouvelée de nos concitoyens en 2012 qui nous ont offert un bilan que nous n’avions pas connu depuis une décennie. » 

Le blog CGC Média avait une fois de plus, le 7 janvier 2013, publié un article intitulé « Pflimlin peut aller se rhabiller avec ses vœux 2013 et son soi-disant «bilan  pas connu depuis une décennie.» » démontrant chiffres à l’appui que ces propos était le contraire de la réalité.

Aujourd’hui, voilà que le « Figaro.fr » qui n’avait jamais été trop critique vis-à-vis de Pflimlin depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy – c’est le moins que l’on puisse dire ! – remet le couvert en allant dans le droit fil du constat fait par le CGC Média.

Dans un article du 12/03 Renault de Enguérand au titre plus que parlant « Audience: la lente glissade du groupe France Télévisions », le titre de Presse démonte la technique d’autosatisfaction que Pflimlin a mis en place depuis son arrivée qui fait cohabiter avec celle de la victimisation permanente qu’il essaime à tous vents.   

Voici ce qu’écrit le site web du quotidien après avoir précisé que si « En février 2013, la chaîne gratuite D8 a réalisé la plus forte progression de la télévision...en se hissant sur la troisième marche du podium des chaînes de la TNT avec une part d'audience de 3,2 % auprès des téléspectateurs de 4 ans et +, selon le classement mensuel de Médiamétrie. » mais également que « Parmi les chaînes historiques, TF1 a confirmé en février son bon début d'année 2013 avec une audience de 23,2 % grâce à des succès comme «The Voice» ou dans une moindre mesure «Splash». Sur un an, la première chaîne a retrouvé des couleurs en gagnant 0,6 point d'audience. » 

En revanche, écrit très explicitement le journaliste du « Figaro.fr » : « Le plus inquiétant est la glissade du groupe France Télévisions. Toutes les chaînes du groupe audiovisuel public affichent des performances négatives. France 2 est passée sous la barre symbolique des 14 %, à 13,9 %. Un an auparavant, cette chaîne généraliste naviguait encore autour de 15 %. Il faut dire que la chaîne n'a pas bénéficié d'un environnement stable. En seize mois, elle a changé quatre fois de patron. Après les départs de Claude-Yves Robin, Bertrand Mosca et Jean Réveillon, le nouveau responsable des programmes de toutes les chaînes du groupe, Bruno Patino, devra trouver une nouvelle martingale pour France 2. Mais aussi pour France 3 qui navigue toujours dans les basses eaux à 9,3 % d'audience, pour France 4 qui dérive à 1,6 % d'audience (soit 0,6 point de moins sur douze mois) et enfin pour France 5 qui marque le pas à 3,4 % d'audience. Il y a urgence. Car pour garder leur rang, les chaînes de France Télévisions doivent cumuler au moins 30 % d'audience. Or aujourd'hui, elles sont tombées à 28,2 %. » 

La mystification a vécu. Les 30,3 % de part d'audience – le bilan pas connu depuis une décennie   comme se la raconte Pflimlin, est bien loin de la réalité avec ces 28,2 % qui représentent quand même 2 points d’écart. 

Pflimlin continue de dévisser et l’arrivée de Patino, chacun le voit bien, n’a rien changé à la chose…tout au contraire.
Patino qui a dès son arrivée a fait très fort en remettant « la série allemande » style Derick à la place de l’émission de Julien Courbet.
L’animateur devait d’ailleurs être, il y a peu, écarté de l’antenne à la suite de propos «inacceptables rendant impossible toute collaboration », dixit Philippe Vilamitjana, le sous-Patino directeur de des programmes de France 2, dans un entretien au Parisien.
Julien Courbet qui s’était épanché sur Twitter et dans la presse à propos de la suppression de son jeu quotidien pour cause d’audience insuffisante et avait notamment écrit sur le réseau social : « Bonne nouvelle pour la création française, va y avoir un feuilleton allemand à la place » « Je n’attends plus grand chose de France 2 »
Le constat de l’échec sans appel qui s’est durablement installé pour Pflimlin, au regard de la désaffection avérée des téléspectateurs pour les programmes de France Télé, appelle une question à leur sujet « attendent-ils encore grand chose de France 2 de France 3 et de toutes les autres chaînes du groupe public ?»


lundi 25 février 2013

Élections professionnelles 2013 à France Télévisions : risques juridiques majeurs



Élections professionnelles 2013 à France Télévisions: risques juridiques majeurs.

Les premières réunions concernant les processus électoraux à France Télévisions entre partenaires sociaux ont donc commencé. Au menu des discussions on parle bien sur modalités de votes, nombre de sièges à pourvoir mais aussi des collèges électoraux CE ou DP ainsi que de leur composition.

L’exercice somme toute assez classique vient cette année buter sur un os de taille. Alors que l’ensemble des organisations syndicales se trouve en principe vent debout contre les nouvelles classifications que la présidence de France Télévisions veut imposer aux salariés, ne voilà-t-il pas qu’elles se retrouvent de manière explicite sur la composition des collèges.

Coupable d’incompétence en négociation la direction nationale veut faire rentrer par la lucarne le nivellement social par le bas qu’elle tente d’imposer par la force.

Ainsi, pour les PTAs (Personnels Techniques et Administratifs), aux côtés des grilles classiques de la Convention Collective, on trouve du « classification des groupes 3, 4 et tutti quanti » à tous les paragraphes et accolé pernicieusement à ces lignes illégitimes on appréciera la « nouvelle classification » entre parenthèses, posée là pour masquer le délit de passage en force de cette direction.

Soyons clair : le SNPCA-CGC s’oppose à toute régression sociale !

Les grilles conventionnelles et les accords collectifs négociés par les partenaires sociaux ont un rôle : celui de poser des normes dans lesquelles les salariés mais aussi l’entreprise s’y retrouvent. Les uns pour avoir un cadre serein dans lequel évoluer, les autres pour, ne serait-ce qu’organiser l’activité quotidienne des équipes.

Et ce n’est en rien la situation que la direction de France Télévisions tente d’imposer !

Aujourd’hui la situation juridique dans laquelle est plongée notre entreprise est cauchemardesque. Il n’y a pas deux ou trois ou cinq conventions collectives qui cohabitent pour gérer dix mille salariés, mais dix mille contrats de travail individuels ! Même les grands groupes privés aux actionnaires carnassiers n’oseraient aller jusque là et pour cause cela reviendrait à prévoir et provisionner de l’argent pour dix mille procès potentiels.

Mais que voulez-vous l’argent est public et France Télévisions aime payer ses avocats rubis sur l’ongle …
Imaginez maintenant ces dix milles risques juridiques introduits dans les protocoles électoraux et donc autant de raisons d’annulation de ces élections professionnelles.

Les services RH opérationnels s’en tirent les cheveux à l’avance. D’autant plus qu’en cas d’annulation de ces élections c’est sur eux que les hiérarchiques nationaux feront retomber la faute.

C’est pourquoi le SNPCA-CGC demande le report des votes au mois d’octobre. Pourquoi ? Parce les organisations syndicales ont saisi les ministères pour servir de médiateurs après l’échec de la direction nationale à trouver un compromis et ensuite parce nombre de contentieux concernant la situation juridique auront été tirés au clair.


LE SNPCA-CGC : le + SYNDICAL

vendredi 22 février 2013

Pflimlin pot de départ…certaines oreilles ont dû siffler.

Pflimlin: pot de départ…certaines oreilles ont dû siffler. 

Le 26 janvier dernier, le blog CGC Média révélait dans un article intitulé « Souvenez-vous…Pflimlin a basé, lors de ses auditions, son mandat à France Télé sur le « retour à la structure verticale des chaînes et à la culture d’entreprise pour chacune d’entre elles » les soi-disant « changements » que Pflimlin annonçait quelques jours plus tard à la Presse. 

Il y était question de la nomination de Bruno Patino en remplacement d’Emmanuelle Guilbart et dans la foulée, de la suppression des patrons de chaînes que Pflimlin avait décidée à l’été 2010 et promue devant les parlementaires. 

Le blog CGC écrivait, notamment, « Le sort de Jean Réveillon, directeur de France 2 qui avait succédé à Bertrand Mosca qui lui-même avait succédé à Claude-Yves Robin (tout ça en un peu plus de 2 ans et tous choisis par Pflimlin !) est incertain...Au moment où nous écrivions, il l'était! Il semble qu'il ait depuis donné sa démission. »

Hier jeudi 21 février 2013 avait donc lieu au Siège de France Télévisions le pot de départ de Jean Réveillon qui finalement s’en va ayant refusé de redevenir comme cela lui a été proposé Conseiller Spécial du Président. 

II y avait au pot une quarantaine de convives réunis donc autour de Jean Réveillon qui ont dû écouter Pflimlin se lâcher ! Le départ de l’ex patron de France 2, c’est presque pas lui…tout ça c’était l’État...et que de dégâts collatéraux!!!!! Pflimlin a même tenté de faire dans le sentiment: "Jean, tu m'as tous appris"...pourtant ça n'a pas empêché "l'élève" de "supprimer" le poste du "professeur et aujourd'hui, de lui ouvrir la porte vers la sortie!

Pendant un bon quart d’heure Pflimlin s’en est donc donné à cœur joie sur la seule responsabilité de cet État qui ne sait pas où il va ou encore ce qu’il veut, s’agissant de France Télévisions 

Sur l’air de la situation dans laquelle se trouve France Télé je n’y suis pour rien, il a balancé tous azimuts.

A Élysée, à Matignon, rue de Valois ou encore à Bercy, les oreilles ont dû fortement siffler. 

Il y des moments, on aimerait être petite souris…cela dit, sans être petite souris, c’est fou ce que l’oubli d’un téléphone portable dans une poche de veston, peut avoir comme effet.

jeudi 21 février 2013

Pflimlin/Chapellon et encore moins Patino n'y sont pour quoi que ce soit...ne leur en « déPluzz » !


Le 2 mai 2012, chacun découvrait sur la page du site France Télévisions, un article intitulé « France Télévisions lance son service de vidéo à la demande : pluzzVàD »

On pouvait notamment y lire" France Télévisions franchit aujourd’hui une nouvelle étape dans le déploiement de son offre numérique avec le lancement de son service de vidéo à la demande : pluzzVàd. Pour la 1ère fois, une plateforme de VàD privilégie une offre généraliste très importante de programmes de création à destination des français. [dont Patino revendique à présent la quasi paternité, ndlr]

"France télévisions, bouquet de toutes les passions" ne pouvait donc pas se targuer d'expérimenter quoi que ce soit pour la première fois, en tout cas pas Pluzz.


Nous sommes effectivement début mai 2012 et selon Rémy Pflimlin Président-Directeur général de France Télévisions & Yann Chapellon Président-Directeur Général de France Télévisions Distribution qui cosignent tous les deux ce papier, le lancement de PluzzVàd (service de vidéo à la demande)  serait donc une première !?

Tout ceci est faux. C’est Souloumiac (viré par Chapellon à son arrivée) sous Carolis qui en est à l’origine. Sûrement pas Chapellon et encore moins Patino !

Rappelez-vous l’audition de Pflimlin, alors futur président de France Télévisions, le 8 juillet 2010 par le CSA et les propos étonnant de Michel Boyon qui se plaignait à l’intéressé de Pluzz (la contraction de Plus et de Buzz, dixit) « ce nouveau service de télévision de rattrapage de France Télé dont il s’est de de ne pas avoir réussi à y accéder en se disant consterné…particulièrement par ce nom (style anglo-saxon) qui semble bien moche et qu’il faudra changer »…
A quoi, Pflimlin répondait au sujet du nom choisi par Carolis - ",On crée une marque. Où est le problème ?". Le problème il est bien que ni Pflimlin, ni Chapellon, ni Patino n’en sont à l’origine. 

Mais si le 8 juillet 2010, à l’audition de Pflimlin, Michel Boyon raillait le Pluzz, c’est donc que  le 2 mai 2012, il ne s’agissait nullement de son lancement et encore moins d’une 1ère, n’en « déPluzz » au couple Pflimlin/Chapellon qui 2 ans plus tard s'en fait le soi-disant découvreur! 

Yann Chapellon, membre du dernier COMEX (document France Télé), nommé par Pflimlin directeur de la diversification et du développement des recettes et président-directeur général de FTD, ne pouvait donc presque 2 ans plus tard, parler de lancement ou encore de première !!!!

Pflimlin et Chapellon ont beau raconter que « Pluzz VAD, la première offre de programmes audiovisuels payants à la suite de leur diffusion gratuite à, fonctionne remarquablement bien à tel point que FTV lance une offre sur le Web » et que « Le véritable enjeu pour France Télévisions réside dans le développement des offres numérique » secteur confié à Bruno Patino avec lequel Yann Chapellon travaille depuis une quinzaine d'années; ce n’est évidemment pas parce qu'ils le disent que c’est vrai.

Et puis ça, ce n’est déjà presque plus de la télé.

Les diversifications de France télé qui englobent toutes les recettes liées aux activités commerciales non publicitaires par exemple: l'édition de DVD, la VOD, la production de spectacles, l'édition musicale ou celle d'applications iPhone, elles sont aujourd’hui en pleine dégringolade contrairement à ce que voudraient faire croire ensemble Pflimlin et Chapellon.

Quant à «L'objectif à 2015 que précisait Yann Chapellon, à savoir que ces diversifications représentent plus de 5% du budget de France Télévisions, soit un peu plus de 130 millions d'euros, ce qui mettrait le groupe en ligne avec les camarades de la ZDF, la télévision publique allemande», il est loin bien loin d’être atteint tout comme les objectifs publicitaires qui ne le seront jamais en 2013

Sinon pour pourquoi le chiffre d’affaires de FTD de 47,353 M€ en 2010, chutant à 43,484 M€ en 2011 pour se situer aux alentours de 35 M€ aurait-il perdu, en gros sur deux exercice,  ¼ de sa valeur ?!!

Pflimlin a viré Philippe Santini et aujourd'hui Chrisptophe Scherer sorte de numéro 2  du premier (à qui le tour dans les prochains jours ?) pour des résultats qui ont permis à France Télé de toujours équilibrer largement son budget...
 

Y aurait-il à France Télé des traitements inversement proportionnels aux résultats pour certains et pas d'autres ? Curieux!

Comment dégonfler la masse salariale d’une entreprise de télévisions?



Comment dégonfler la masse salariale d’une entreprise de télévisions?

-                  Vous prenez des correspondants étrangers qui travaillent dans un groupe de télévisions.

-               Jusqu’alors vous les payiez sous forme de piges comme la loi le prévoit…avec un léger distinguo, que le salaire brut et le salaire net soient identiques, curieux (quid des prélèvements sociaux)

-                Il convient de rappeler ici les articles L.7112-1 du travail : « Toute convention par laquelle une entreprise de presse s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un journaliste professionnel est présumée être un contrat de travail. Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties.
mais aussi L.311- 2, L.311- 3 et L.311-3-16° du Code de la sécurité sociale s’agissant du régime applicable aux journalistes et assimilés : « Sont affiliées obligatoirement aux assurances sociales du régime général, quel que soit leur âge et même si elles sont titulaires d'une pension, toutes les personnes quelle que soit leur nationalité, de l'un ou de l'autre sexe, salariées ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs et quels que soient le montant et la nature de leur rémunération, la forme, la nature ou la validité de leur contrat. »

« Sont notamment compris parmi les personnes auxquelles s'impose l'obligation prévue à l'article L. 311-2, même s'ils ne sont pas occupés dans l'établissement de l'employeur ou du chef d'entreprise, même s'ils possèdent tout ou partie de l'outillage nécessaire à leur travail et même s'ils sont rétribués en totalité ou en partie à l'aide de pourboires »

et «les journalistes professionnels et assimilés, au sens des articles L. 761-1 et L. 761-2 du code du travail, dont les fournitures d'articles, d'informations, de reportages, de dessins ou de photographies à une agence de presse ou à une entreprise de presse quotidienne ou périodique, sont réglées à la pige, quelle que soit la nature du lien juridique qui les unit à cette agence ou entreprise »

-                 Vous changez de logiciel de gestion de paie.

-                Après quoi, vous déclarez ne plus pouvoir les payer en piges mais dorénavant devoir les payer en « factures » pour achats des sujets  qu’ils sont amenés à faire.

En conclusion, les piges qui rentraient bien de la masse salariale initialement, deviennent des factures qui elles n’y rentrent plus, venant ainsi la dégonfler en augmentant les charges générales de l’entreprise.

Au regard de ce qui précède, toute entreprise qui procéderait de la sorte et quiconque d’ailleurs à quelque niveau que ce soit, se rendrait coupable pour le moins du délit pénal de travail dissimulé.

mercredi 20 février 2013

Pflimlin désavoué par son C.C.E…l’État doit maintenant en tirer les conséquences.



Il n’était pas là Pflimlin, ce matin du 20 février en  séance ordinaire du C.C.E… comme quasiment tout le temps d’ailleurs. Il pensait peut-être que les sempiternels rabâchages qu’il avait tenus la veille, auraient convaincu les élus. Il n’en n’a rien été.


La direction a tout fait pour essayer de repousser ce vote, en expliquant qu’elle pourrait fournir des informations complémentaires (globalement le même document écrit, réécrit,  remanié et remis au goût du jour, depuis que Pflimlin est là) mais rien n’y a fait.


Les élus du C.C.E. las des sornettes que leur sert Pflimlin depuis 32 mois consécutifs, ont voté le DROIT D’ALERTE. 

Le Comité d’Entreprise (ou CCE)  peut exercer un droit d’alerte lorsqu’il considère que la situation économique de l’entreprise est préoccupante. C’est ce qui a donc motivé sur le principe, la décision du CCE. 

Il n’y a que sur le choix du cabinet d’expertise que les élus cgt se sont abstenus (fo n’ayant pas de voix). En effet, les élus du Comité Central d'Entreprise, le CCE de France Télévisions, ont formellement voté ce jour, le déclenchement du droit d'alerte économique en confiant au cabinet SEXTANT  expertise, le soin de mener ytoutes les investigations nécessaires dans ce cadre. 

Qui peut exercer le droit d’alerte ? Murièle Charles (*) nous fournit la réponse.  

Dans les entreprises comportant plusieurs établissements, l’exercice du droit d’alerte est réservé au comité central d’entreprise.  [FTV donc] Ceci se trouve justifié par le fait que le déclenchement de la procédure conduisant à alerter les plus hautes autorités de l’entreprise est subordonné à l’existence de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de cette dernière (Cass. soc., 6 avr. 2005, n° 02-31.130). Les comités d’établissement ne peuvent donc pas prétendre exercer ce droit, même s’ils considèrent que la situation économique de l’établissement est préoccupante.

Les articles L. 2323-78 et suivants du Code du travail qui régissent le droit d’alerte ne définissent pas son champ d’application. Il semble cependant logique que ce droit ne puisse être exercé que dans les entreprises ou organismes susceptibles d’obéir à des considérations de nature économique et disposant d’un organe d’administration ou de surveillance ou de plusieurs associés.
Il concerne ainsi assurément les sociétés, quelle qu’en soit la forme, les groupements économiques, les associations, mais pas les entreprises individuelles. Il s’applique également dans les organismes de sécurité sociale, qui peuvent obéir à des considérations de nature économique (Cass. soc., 19 févr. 2002, n° 00-14.776). 

(*) Ces informations vous sont données en 2009 par Wolters Kluwer la société où sévissait avant France Télé, Murièle Charles. 

Voici donc le texte de la résolution :


Le CCE a demandé à plusieurs reprises :



Des éléments chiffrés cohérents et stables sur l’évolution budgétaire et financière de l’entreprise commune, pour 2013 en priorité



Des éléments stratégiques portant sur France Télévisions : missions, objectifs et moyens de l’entreprise (dans l’optique de la révision du COM), impacts attendus sur l’emploi en termes quantitatifs et qualitatifs



Eléments d’évolution des grilles de programmes et calendrier des impacts sur les différentes chaines sur l’année 2013 : quelle activité ?



Les élus n’ont pas obtenu jusqu’à présent de réponses circonstanciées mais des renvois sur des textes anciens ou des discours non chiffrés et non argumentés manquant fondamentalement de précisions.



Conformément aux articles L2323-78 et suivants, et L2325-35 du Code du travail, le CCE déclenche donc un droit d’alerte économique et mandate SEXTANT EXPERTISE comme expert. La mission de l’expert pour répondre à ces questions sera axée sur les investigations nécessaires avec les interlocuteurs décisionnaires appropriés. Sextant assistera la commission économique dans la rédaction d’un rapport qui pourra être transmis au conseil d’administration de France Télévisions.