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mardi 5 mai 2015

Challenges a examiné le projet Quillot sous toutes ses coutures.

Challenges a examiné le projet Quillot sous toutes ses coutures. 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le confidentiel que publie le magazine "Challenges".


lundi 4 mai 2015

Agnès Saal: le plagiat de trop qui a fait déborder le vase après les 41.000€ de taxis !

Agnès Saal: le plagiat de trop qui a fait déborder le vase après les 41.000€ de taxis !
 
Ce premier weekend de mai, le JDD revenait sur la démission forcée d’Agnès Saal restée une dizaine des mois seulement à la tête de l’INA.
 
Le blog CGC Média qui a lu et relu cette enquête du JDD « Dans la pétaudière de l'INA » avec le plus grand intérêt, y a cependant découvert en procédant ici et là à quelques remplacements dans le texte, une situation tout autre mais pourtant parfaitement comparable…Comment c’est déjà la formule consacrée « Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ! » ?!
 
« En vingt-quatre heures, le sort d'Agnès Saal était plié et la présidente n'a bénéficié d'aucune protection….Femme de gauche revendiquée, énarque, grande spécialiste du ministère de la Culture, proche des frondeurs, elle avait été accueillie avec enthousiasme par les quelque 1.000 salariés de l'Institut….Seulement voilà, son principal soutien, Aurélie Filippetti, avait quitté le gouvernement un mois après l'avoir nommée… », écrit le Journal du Dimanche.
 
Et d’ajouter « Le 1er avril, la nomination d'Agnès Chauveau aux fonctions de conseillère éditoriale de l'Institut a fait monter la grogne d'un cran. En janvier, l'ancienne directrice de l'école de journalisme de Sciences-Po avait perdu son job après des accusations de plagiatL'air était devenu irrespirable à Bry-sur-Marne, le siège de l'INA. »

Le plagiat dont a été accusée Agnès Chauveau nommée à l’Institut le 1er avril  - sans rire, ce n’était pas un poisson…et puis entre Agnès, il faut bien s’entraider !   aurait donc en plus des presque 41.000 euros de taxis, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Aussi cette idée d’aller recruter quelqu’un accusé de plagiat donc de contrefaçon à la tête d’une entreprise publique !!!!
Le titre de Presse dominical insiste également sur « Sa proximité avec la CGT ». « Sa proximité avec la CGT-Culture, syndicat souvent majoritaire à Bry, était de bon augure » indique-t-il.
Cette manie des dirigeant de se rapprocher de la CGT…avant  d’être leur nomination comme une espèce de garantie, pendant leur mandat si long soit-il (éphémère en l’espèce) mais curieusement jamais au moment où fonctionne le siège éjectable !!!! L’organisation syndicale de « proximité » explique alors ne jamais avoir été dupe et ne jamais savoir soutenu la direction....en s'adressant principalement au nouveau venu ou à la nouvelle venue !!!!!  
En résumant et pour faire comme un sorte d’« inventaire à la Prévert » : 
- L'exorbitante note de taxis de 40.915€  de l’ex présidente de l’INA à présent;
- Les virés « Le licenciement en février du directeur adjoint des ressources humaines qui avait déjà mis le feu aux poudres. D'autant qu'une demi-douzaine de cadres, dont la directrice financière, avaient déjà été remerciés. Des départs regrettés et des arrivées redoutées. » (dixit le JDD) ;
- « Sa proximité avec la CGT »;
- Les suppressions de poste annoncées d’ici 2017…"On redoute des suppressions d'ici à 2017 sans augmentation des recettes" indiquait Stéphane Baron de la CFDT ;
- Les copinages « Au fil des mois, les recrutements de la présidente ont déconcerté. Après avoir appelé à ses côtés en tant que secrétaire général son ancien collaborateur à Beaubourg, Jean-Marc Auvray, elle a embauché l'épouse de ce dernier, Carole Thomas. "Le poste de secrétaire général adjoint a été créé pour elle… » ;
- L’absence totale de confiance ;
- Et cerise sur le gâteau, la promotion à la présidence d’un personne accusée de  plagiat,  aux fonctions de conseillère éditoriale de l'Institut…
Sur fond de gabegie financière "Après les affaires Gallet et Saal, les personnels ont le sentiment qu'ils vont devoir faire des efforts dans un contexte de gabegie générale, ce qui est injuste car ce ministère n'a pas d'argent" (sic)  
Voilà le pitoyable spectacle auquel assistent impuissants les contribuables français qui s’acquittent d’une redevance qui augmente chaque année et qui naïvement pensaient  - à l’évidence à tort - en avoir terminé avec ce genre de pratiques d’un autre âge !!!!!!!   

Martin Ajadari ex financier de Pflimlin, placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke, en route pour l'INA selon le JDD ?!

 
Extrait :
 
"Souvenez-vous, avant même qu'Aurélie Filippetti, n'appelle près d'elle  Martin Ajadri comme directeur de cabinet - pour quelques mois seulement, sa remplaçante Fleur Pellerin ne le "retenant pas" -  le blog CGC Média avait indiqué que l'ex financier de Pflimlin placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion avait été pressenti pour prendre la place de Laurence Franceschini directrice de la DGMIC au ministère de la Culture au ministère de la Culture. 

Il fallait juste trouver un point de chute à cette dernière.
 
Il semble que ce soit chose faite....Laurence Franceschini  quitterait son poste pour rejoindre le Conseil d'État....et c'est donc celui qui n'avait celui qui venait à peine de se voir confier par l'Elysée une mission "nautique" (*), Martin Ajdari donc, qui lui succèderait.

Quel était le slogan à la mode, il y a 3 ans quasiment jour pour jour  "Le changement - qui devait permettre de retrouver les valeurs de la République dans la transparence et la Justice - c'était maintenant" !!!!!
 
D'accord ce n'était qu'un slogan mais ça avait de la gueule...les temps n'ont  finalement pas changé vraiment sinon en pire! "
 
Titre prémonitoire s'il en est....Le JDD de ce weekend croit savoir que Martin Ajdari l'ex financier de Pflimlin placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion qui avait été pressenti pour prendre la place de Laurence Franceschini directrice de la DGMIC au ministère de la Culture , serait à présent sur les rails "pour succéder à Agnès Saal, à la tête de l'Institut National de l'Audiovisuel après la démission de cette dernière, suite à l'affaire des notes de taxi scandaleusement élevées"
 
Le JDD rappelle les fonctions de l'INA, dont conservation des archives de l'audiovisuel public et participation à la production et à la réalisation de documentaires.
 
(*) Lire :
 
 
 

 
 

dimanche 3 mai 2015

« Imbroglio, malédiction, ridicule, polémiques,… », l’Obs éreinte Schrameck pour sa dernière pièce : « Vaudeville au CSA… ».

« Imbroglio, malédiction, ridicule, polémiques,… », l’Obs éreinte Schrameck pour sa dernière pièce : « Vaudeville au CSA… ».
 
Le premier mai, Claude Soula travaillait, lui, à la rédaction d’un article au vitriol sur l’ensemble de la procédure opaque et secrète dont tout le monde connaissait finalement bien avant le dénouement qui s’est déroulée la semaine dernière devant une Presse interloquée.
 
Dans « Vaudeville au CSA… », le journaliste revient « sur l'imbroglio » - le mot est assez fort pour qu’il soit souligné (*) - qui a précédé l’éviction de Pflimlin à la présidence de France Télévisions et la chronique annoncée de sa succession !
 
(*) Situation confuse et d'une grande complexité; affaire embrouillée.  
 
Dire que François Hollande et tout un tas de femmes et hommes de Gauche avaient dénoncé avec force et avec la plus grande véhémence, les conditions de la nomination de Pflimlin par Sarkozy à l’été 201….
 
Chacun appréciera le changement 5 ans plus tard !!!!!!
 
Les mots « annulation », « vice de procédure », « recours », « opacité », « non- respect des règles dues à un scrutin », « indigne d’une démocratie », etc…sont sur toutes les bouches....Les parlementaires y compris de Gauche s’interrogent, eux-aussi, sur ce que Catherine Tasca qui ne mâche pas ses mots qualifie dans un communiqué de « mystère » (ci-après):
 
Extraits
 
"Saura-t-on un jour ce qui a conduit le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à propulser à la tête de France Télévisions une femme d’une grande compétence managériale sans doute, mais étrangère à l’univers de la télévision d’hier et d’aujourd’hui, comme d’ailleurs il avait propulsé à la tête de Radio France un homme éloigné des métiers de la radio ?
Saura-t-on un jour comment une stricte égalité des voix – 4 contre 4 – s’est transformée miraculeusement en préférence pour Madame Ernotte ?
Saura-t-on un jour pourquoi de brillants conseillers de l’ombre ont engagé toutes leurs forces et leurs réseaux dans cette campagne souterraine ?
Saura-t-on un jour ce qui, dans les projets respectifs de Madame Ernotte et de Monsieur Josèphe, a finalement emporté l’adhésion du Collège ? Cela ne peut tout de même pas être l’explication caricaturale « elle est une femme, il est un homme ». Resterons-nous sur ces interrogations ?....
 
Le changement, assurément, mais sans éclipser la spécificité, la raison d’être de l’audiovisuel public, sa mission…Aucune réorganisation de France Télévisions n’aboutira si elle n’est portée par un projet de programmes vigoureux et clairement identifiables comme relevant du service public."
 
Le blog CGC Média qui a justement, lui aussi, commenté largement cet « imbroglio » inadmissible faut-il le répéter dans n’importe quelle démocratie, vous propose de découvrir l’article en question:
 
"La malédiction de la nomination a encore frappé. Comme si les 8 membres du CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel) avaient voulu démontrer par l’absurde que choisir les présidents de Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de Radio France était au-dessus de leurs moyens (et que Nicolas Sarkozy avait bien raison de vouloir, à nouveau, s’attribuer ce droit s’il était élu à la prochaine présidentielle). Ce pouvoir, pourtant, c’est le diamant de leur couronne, le symbole de leur puissance… et le roi avait paru bien nu quand Nicolas Sarkozy, oui, déjà lui, le leur avait enlevé il y a cinq ans. Ce coup de force n’avait pas été une bonne idée : en nommant directement ses candidats, sans le filtre d’une institution indépendante, Nicolas Sarkozy avait décrédibilisé d’emblée ses choix  : à Radio France, le duo Jean-Luc Hees/Philippe Val ne s’est jamais remis des conditions de son accès au pouvoir et Rémy Pflimlin n’a jamais pu s’affirmer à la tête de France Télévisions.
 
En redonnant ce pouvoir au CSA, François Hollande comptait donc éviter les polémiques… Caramba ! Encore raté !
 
Le premier choix du CSA, Mathieu Gallet nommé PDG de Radio France, a viré au drame : la grève la plus longue de l’histoire de la radio. Preuve que les critères de sélection du CSA n’avaient pas été les bons.
 
Un an plus tard, le drame est encore plus aigu : le CSA s’est noyé dans son processus.

Il a rejeté des candidats légitimes, a sélectionné des amateurs et a fini par ne pas pouvoir choisir. Pouvait-on faire plus ridicule ?
Ce que n’a pas compris Olivier Schrameck, le président de l’organisme, c’est qu’à l’époque des réseaux sociaux, des primaires électorales et de la télé-réalité, on n’accepte plus les processus opaques. Tout doit se faire en public devant les citoyens.
Certes, le CSA y perdra de son mystère, mais il y gagnera en crédibilité. Et ses nominations, en assurance. »
L'invalidation de la procédure ainsi que les démissions a minima d'Olivier Schrameck et Sylvie Pierre-Brossolette, n'ont probablement jamais été plus d'actualité qu'en cette première semaine de mai !
 
 

Le Médiascope « le Off médias » s’interroge sur l’après Pflimlin.

Le Médiascope « le Off  médias » s’interroge sur l’après Pflimlin.


A la question de Caroline Mercier qui l’interroge pour lemediascope.fr « Le bilan de Remy Pflimlin ? », le producteur répond sans langue de bois aucune « C’est un homme qui semble avoir eu beaucoup d’entregent…Est-ce vraiment une qualité pour être patron? Il est frappant de voir le nombre de gens issus de France Télévisions  qui ont déposé un dossier de candidature au CSA dans un geste de défiance à son égard. »

La manière dont il a été nommé pose problème et je pense que son immobilisme a été le contraire de ce qu’il fallait pour cette entreprise.

Si vous rajoutez qu’il a succédé à la gestion Carolis / Duhamel dont on mesure aujourd’hui le bilan plus que catastrophique, vous avez ma réponse. Il semble d’ailleurs qu’une partie de tout cela est investigué par la Justice. (*) »
 
Bon ça, c’est dit !
 
(*) Pflimlin est toujours témoin assisté pour Renaud Van Ruymbeke dans le volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion là la suite de la plainte beaucoup plus large déposée en avril 2011 par le SNPCA-CGC....Il fait également l'objet d'une autre plainte pour "détournement de fonds publics" déposée en début d'année par le syndicat.

S’agissant de l’opacité qui a régné sur toute la procédure de son éviction mercredi dernier avec une voix et le « couronnement » annoncé de sa remplaçante, deux jours plus tard, il ajoute «  Et si ce que je lis est vrai, certains conseillers du CSA ont outrepassé leur rôle. Après tout on attend d’eux qu’ils soient des « sages ». »

Puis de commenter l’après Pflimlin: « Une femme moderne à la tête de France Télévisions c’est bien.  Maintenant nous attendons tous qu’elle s’entoure de professionnels légitimes pour l’épauler. Elle sera plus vite que vite, jugée sur ce point. Il n’y aura pas d’état de grâce ! » précise le producteur invité pour  parler de son actualité : « Belmondo par Belmondo» un film documentaire d’une heure et demi ou Jean Paul raconte a son fils Paul….mais également un série de documentaires pour France 3 où il a été reçu par  Chirac et Giscard en exclusivité et qui impliquent tous les "grands fauves" de la politique dans la perspective de 2017, François Hollande, François Fillon, Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin, etc…

A la question d’un des journalistes « Vous avez été l’un des créateurs de France 5 et le plus jeune directeur des programmes de cette chaîne publique. A cette époque a t-on cherché à vous nuire ? », Cyril Viguier répond « Jean Pierre Cottet qui a dirigé la chaîne après moi, m’a  souvent rendu hommage et a salué mon travail à la tête des programmes de cette chaîne. Il a également dénoncé ceux qui ont voulu me nuire, à cette époque en détournant l’esprit du pénal pour tenter de me mettre sur le dos une plainte qui avait été déposé contre X par des gens à l’intérieur qui voulaient m’écarter afin de prendre ma place… De la jalousie pure comme on la connaît bien dans nos métiers. Non seulement, j’ai été totalement blanchi par la justice en obtenant un «non-lieu général» mais j’ai également fait condamner lourdement les protagonistes de cette affaire nauséabonde et je recommencerai si quiconque s’aventurait sur ce chemin ». A bon entendeur donc !

Avant de dénoncer le climat ambiant  « Très jeune j’ai donc eu le cuir tanné ! La production est un secteur ultra concurrentiel. J’aime la compétition mais à l’image des sports de combats que je pratique même si c’est violent il doit y avoir des règles. Or on a dérivé vers des pratiques inacceptables ».

L’ensemble « des pratiques inacceptables » vers lesquelles le « secteur » ne cesse de dériver vient de s’enrichir d’un nouvel épisode peu glorieux avec, cette fois-ci, un CSA à la manœuvre.

Un CSA ingouvernable, coupé en deux et montré du doigt aujourd’hui…dont chacun pouvait espérer qu’après la nomination de Mathieu Gallet l’an dernier, il avait compris mais qui en réalité, a bafoué les règles élémentaires de transparence et d’égalité de traitement qui s’imposent pourtant dans toute démocratie.  

jeudi 30 avril 2015

Catherine Tasca s'interroge sur la procédure de désignation à France Télévisions...une commission d'enquête parlementaire devrait pouvoir faire la lumière

Dans un communiqué qui ne laisse aucun doute sur ses interrogations, Catherine Tasca ex ministre de la Culture et de la Communication, aujourd'hui sénatrice PS des Yvelines, évoque "l'opacité de la procédure de désignation" pour la présidence de France Télévisions.

Le titre de son communiqué est, du reste, assez parlant: "Les mystères du CSA."

Plusieurs voix s'élèvent aujourd'hui pour réclamer toute la transparence sur ce que beaucoup qualifient aujourd'hui de "mascarade".  

Une commission d'enquête parlementaire devrait pouvoir faire la lumière sur cette pathétique absence de transparence....particulièrement à la LECTURE COMPARATIVE de tous les projets écrits que le CSA n'aura pas manqué d'étudier ! 

Découvrez le contenu de son communiqué  dont de plus en plus de députés et sénateurs tous "bords" politiques confondus, partagent l'avis:

"Saura t-on un jour ce qui a conduit le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à propulser à la tête de France Télévisions une femme d’une grande compétence managériale sans doute, mais étrangère à l’univers de la télévision d’hier et d’aujourd’hui, comme d’ailleurs il avait propulsé à la tête de Radio France un homme éloigné des métiers de la radio ?
Saura t-on un jour comment une stricte égalité des voix – 4 contre 4 – s’est transformée miraculeusement en préférence pour Madame Ernotte ?
Saura t-on un jour pourquoi de brillants conseillers de l’ombre ont engagé toutes leurs forces et leurs réseaux dans cette campagne souterraine ?
Saura t-on un jour ce qui, dans les projets respectifs de Madame Ernotte et de Monsieur Josèphe, a finalement emporté l’adhésion du Collège ? Cela ne peut tout de même pas être l’explication caricaturale « elle est une femme, il est un homme ». Resterons-nous sur ces interrogations ?
Aux observateurs attentifs il apparaît que le choix final a tenu au fait que l’objectif de la révolution numérique – technologie du futur certes indispensable – a totalement supplanté tous les autres objectifs. Le numérique certes mais pour quels contenus ? 

Le changement, assurément, mais sans éclipser la spécificité, la raison d’être de l’audiovisuel public, sa mission à l’égard de la création, sa responsabilité concernant la déontologie de l’information, sa contribution nécessaire à la bataille de l’éducation et de la culture, objectifs tous bien éloignés de la stratégie de la grande maison d’Orange. Souhaitons que la nouvelle élue les découvre bien vite et s’y attache résolument pour le bien de tous. Aucune réorganisation de France Télévisions n’aboutira si elle n’est portée par un projet de programmes vigoureux et clairement identifiables comme relevant du service public.
Catherine Tasca – Ancienne Ministre de la Culture et de la Communication

France Télé pas assez bien gérée...chaque chaîne va fonctionner à la mode Orange, en "business unit" !!!!!

Le 28 avril, le blog CGC Média dans son article "Pflimlin a déjeuné ce midi avec celle qui l'a dégagé !" révélait le premier déjeuner-contact entre les deux  "personnalités".  

Le blog CGC Média s'interrogeait sur "ce que les deux convives avaient bien pu se dire à table?"...  avant d'ajouter "Nul ne le saura vraiment mais gageons que l'ambiance a dû être un peu tendue..."

 
Eh bien, nous en avons une petite idée...Après le fameux "dej" l'une des deux [ "personnalités", évidemment ! ]  en a parlé autour d'elle.  France Télé va devenir France Télécom...Emballant, non ?!
 

Celle qui "dès son entrée en fonction, procédera à l’élaboration d’un budget rectificatif 2015, dont l’essentiel portera sur les coûts de structure" (sic)....
"ne trouve pas France Télé assez bien gérée...elle veut que chaque chaîne devienne une "business unit" (*) avec son propre compte de résultats (**)" !!!!
 
(*) C'est  donc l'organisation déployée chez Orange qui prévaudra....Cela promet !!!!
 
Un petit détail tout de même, ce n'est pas du tout ce que le législateur à prévu pour France Télé.... mais, ce doit sûrement être un détail !!!!!!

(**) Le concept a été inventé en 1968 par Fred Borch, P-DG de la General Electric avec l'aide du cabinet de conseil McKinsey sous le nom de Natural Business Unit rebaptisée Strategic Business Unit (SBU) dans le cadre de leur matrice stratégique à 9 cases.

C'est un concept majeur de stratégie d'entreprise. Le DAS ou SBU est une sous-partie d'une organisation dédiée à un marché spécifique, confrontée à des conditions concurrentielles spécifiques et qui doit déployer une stratégie concurrentielle particulière, à laquelle il est possible :
 
- d'allouer ou de retirer des ressources de manière indépendante (sans affecter l'activité du reste de l'organisation),
 
Tout va beaucoup mieux fonctionner ainsi !!!!
 
 
 
 

mercredi 29 avril 2015

Pascal Houzelot proche d'Olivier Schrameck mais aussi de Fleur Pellerin...Le chef de l'État peut-il continuer de regarder ailleurs? Combien de scandales faudra-t-il ?

Pascal Houzelot proche d'Olivier Schrameck mais aussi de Fleur Pellerin...Le chef de l'État peut-il continuer de regarder ailleurs? Combien de scandales faudra-t-il ?

Il y a quelques jours, c'est Fleur Pellerin proche de Pascal Houzelot qui faisait son hôte "l'ex patron de  chaîne premium du X Gay "Pink TV " et futur ex-patron de Numéro 23" qui cédait la fréquence du domaine public, il y quelques jours pour près de 90 millions d'euros - chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.  

Motif de l'élévation au rang de  chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, de Pascal Houzelot qui invite chez lui la Ministre: “président-fondateur d’une chaîne de télévision”.

Ben voyons! Laquelle? La défunte chaine porno gay ou celle qu'il vient de céder 2 ans et demi après son lancement bien loin de la "diversité" pour laquelle il avait signé une convention avec le CSA ??????

Pas étonnant que les français en aient marre....

Le 23 mars 2015, "Le Figaro" écrivait encore  "La chaîne Numéro 23 a approché Patrick Drahi (Altice)".

"Patrick Drahi président du Altice Média, reconnaissait bien avoir été approché par la banque Rothschild et avoir regardé le dossier de près"...quand Houzelot lui  démentait en bloc".

Pourtant , quelques jours avant, le 18 mars dernier, le blog CGC Média dans un article intitulé « Houzelot dans les valises d’Ernotte ?... "Je ne suis pas un numéro" ! » indiquait que 2 ans et demi après avoir signé une convention avec le CSA pour l’exploitation du domaine publique,  Pascal Houzelot cherchait à vendre  « Numéro 23 » sa chaîne.
Que peuvent bien valoir les démentis de Pascal Houzelot dans de telles conditions? 
 
- Il va peut-être démentir qu'il y quelques semaines, il assurait dans les médias que la vente de Numéro 23 était un fantasme et qu'il avait 4 ans devant lui !?

- Il va peut-être démentir qu'il est allé présenter au CSA avec David Kessler et Damien Cuier (ex financier de France Télé placé sous statut de témoin assisté par Renaud Van Ruymbeke dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion) le projet originel de "Numéro 23" alias "TVous" !?

- Il va peut-être démentir qu'il est proche d'Olivier Schrameck et prétendre qu'il connait à peine le président du CSA.... alors qu'il y quelques semaines, il tombait nez-à-nez en sortant de son bureau, sur un patron d'un grande chaîne du privé !? 

- Il va peut-être démentir aussi qu'il est proche de Xavier Couture très actif pour le renouvellement de la présidence France Télé et qu'il a pourtant connu à TF1 !?
 
- Il va sûrement démentir qu'ils se connaissaient...celle qui l'a démenti également de son côté devant le CSA vendredi dernier et lui dont la Presse à l'unisson a cité son nom comme lui étant associé !? Franchement ces médias...

A quoi bon lorsque tout le monde connait la suite !?


A peine venait-il de démentir la vente de "Numéro 23"pour près de 90M€, qu'elle était annoncée quelques jours plus tard....elle faisait même l'objet d'une question de Martine Martinel à Olivier Schrameck 

Martine Martinel députée PS, le mardi 7 avril 2015 en réunion de la commission culture de l’Assemblée Nationale, interpellait le président du CSA sur la vente de « la chaîne 23 » qui paraît assez scandaleuse.  
 
Extrait:
 
M.M : « Monsieur le Président Schrameck, je voudrais reprendre les propos de mon collègue Christian Kert qui a dit que vous étiez serein. Alors, sans parodier un titre d'émission qu’il y avait sur France Inter qui était la traduction approximative d'un vers célèbre qui disait « qu'il est doux de ne rien faire, quand tout s'agite autour de vous ».
 
À lire votre rapport, on se rend compte que tout s'agite autour de vous mais surtout que vous travaillez beaucoup. Que le CSA beaucoup travaillé et nous a apporté des informations très précises, des études d'impact très précises et si vous êtes serein, je pense que c'est que ce travail est un travail  riche et fructueux.
Il semble aussi que tout à l'heure, il a été dit que la Tutelle se soustrayait à ses obligations ; je crois que dans les crises actuelles la Tutelle montre qu’elle est bien présente.
 
D’autre part vous avez manifesté dans votre exposé, votre sens de l'indépendance, en parlant de vos choix et en parlant de vos avertissements que vous avez donné à propos de la bande 700 par exemple….
 
Je voudrais revenir sur quelques questions et qui ont déjà été posées.
 
D’une part  sur la vente de « la chaîne 23 » qui paraît assez scandaleuse. Comment à partir d'une chaîne gratuite, peut-on faire des bénéfices [près de 90 millions d’euros, ndlr] finalement en spoliant l'argent public ? »

Pascal Houzelot, indiquait ledit article "avait espéré réaliser une augmentation de capital auprès de ses riches actionnaires: le groupe russe UTH group, Bernard Arnault, Xavier Niel ou Jean-Charles Naouri. Aujourd'hui, Pascal Houzelot, qui détient 70% de son capital, aurait donc opté pour une cession.
 
Selon La Lettre de l'Expansion, il a confié un mandat de vente à la banque Rothschild...."
 
"Heureux qui comme Houzelot" ironisait pour sa part "L'Express": "Producteur à l’entregent solide cet ancien lobbyiste de TF1, longtemps compagnon de route d’Etienne Mougeotte au sein de cette chaine, s’est constitué au fil du temps des réseaux aux ramifications nombreuses et à rallonge.
Si bien que ce garçon au culot sans limite, qui évoque volontiers « Stéphane », « Patrick », « Mathieu » ou « Xavier » en parlant de personnalités comme Stéphane Richard, (Orange), Mathieu Pigasse, ( Lazard), Patrick Drahi, (Altice), ou encore Xavier Niel, ( Free), dispose de son rond de serviette à la table d’un establishment médiatico-financier qui l’observe avec un mélange de fascination et d’amusement..."
 
Enfin, Pascal Houzelot va probablement aussi démentir les révélations que fait "Lyon Capital" ce 29 avril dans son papier signé Didier Maïsto "Les goûts de luxe de Fleur Pellerin" tweeté et re-tweeté des centaines de fois tout au long de la journée :

"La petite histoire ne dit pas si, lorsque Fleur Pellerin se rend aux dîners mondains de Pascal Houzelot, quai Henri IV, la cage d’escalier est rutilante. Toujours est-il que la ministre de la Culture –et –surtout- de la Communication, vient de nommer le futur ex-patron de Numéro 23 chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. (*)
Dorures, feux de la rampe, médailles en chocolat, on comprend que l’emploi du temps de Fleur Pellerin ne lui permette pas de lire Modiano. Il est vrai que pour le prix Nobel de littérature, Henri IV est avant tout un lycée."

(*) L’information était passée totalement inaperçue. Elle n’en est pas moins avérée. Fleur Pellerin, ministre de la Culture, vient de nommer (arrêté du 13 février 2015) Pascal Houzelot au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Motif : “président-fondateur d’une chaîne de télévision”.
 
Lire aussi:

La TNT, un scandale d’État : première partie, les coulisses du CSA

La TNT, un scandale d’État : deuxième partie, plus jamais ça !

La TNT, un scandale d’État : troisième partie, la vente de Numéro 23

Ou encore "La Lettre de l'Audiovisuel"  Fleur Pellerin décore les personnalités de la télé
 
"À l’occasion de la dernière promotion dans l’Ordre des arts et lettres, le présentateur Harry Roselmack a été promu officier et la journaliste Marie Drucker nommée chevalier, souligne la Lettre A. Autre figure de la télévision, Pascal Houzelot, président de la chaîne Numéro 23 qu’il vient de céder “avantageusement” pour 90 millions d’euros à NextRadioTV, a aussi été distingué par Fleur Pellerin. Une belle preuve de l’efficacité de l’entregent et des réseaux du dirigeant, depuis le temps où il officiait à TF1, sous l’autorité d’Etienne Mougeotte."