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samedi 15 août 2015

Dans un contexte de faillite, les recettes pub de France Télévisions continuent de dévisser tous azimuts.


Le 29 septembre 2014, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Pflimlin/Patino/Razon ont tout fait pour liquider France 4 « punk et transgressive » (dixit le groupe) dont l'audience depuis le départ de Sandrine Roustan est en chute libre" avec pour conséquence des recettes publicitaires prenant le même chemin malgré les communiqués du groupe prétendant le contraire.

Il y était question - chiffres à l'appui donnés déjà à l'époque Jamal Henni pour BFM Business - de la dérive trash de la chaîne dite chaîne « Jeunesse » voulue par Aurélie Filippetti et de « crétinisation du jeune public » que le trio précité allait conduire vers des fonds abyssaux...un peu comme si la mission avait été d'apporter de l'eau au moulin à ceux qui en appelaient à la disparition de la chaîne!!! (une ineptie qui ne réglera rien pour une chaîne dont le budget ne représente qu'une quarantaine de millions annuels sur un budget global pour France Télé de 2,8 milliards d'euros).

Plus récemment (le 22/07) le blog CGC Média écrivait encore dans son post "France Télévisions : vers un scénario à la grecque avec Martin Ajdari, l’ex financier du groupe aux manettes": "Les recettes publicitaires depuis que Pflimlin a recruté à la régie publicitaire Daniel Saada – le nouvel élan – ont continué de dévisser de -18 M€ en 2014, tandis que les charges de personnel ont augmenté,  elles, de +15 M€ et que le coût des programmes et productions achetées a explosé avec +147 M€ dans un contexte de déclin des audiences et un 3ème plan de départ collectif du personnel en moins de 10 ans! 
 Dans un contexte de faillite, il convient de le redire ici - les pertes cumulées depuis l'arrivée de Remy Pflimlin avec  Martin Ajdari aux finances de 2010 à 2014 et Fabrice Lacroix ensuite, ont atteint un point de non-retour avec quelques 206 M€ en 2014 qui correspondent à plus de la moitié du capital social de France Télévisions". 

Il y a deux jours, allant dans le même sens que les diverses publications du blog CGC Média, Jamal Henni affinait son propos révélant que "France 4 avait perdu la moitié de ses recettes publicitaires avec cette nouvelle formule apparue au printemps 2014".  

Les soi-disant progressions de recettes publicitaires dont s'est gargarisé faussement le duo Patino/Pfimlin tant sur la "Jeunesse" que sur le "Numérique" d'ailleurs marquent un très net recul.  

Sur les "-18 M€ en 2014, chiffre que France Télé a "communiqué" comme celui du dévissage des recettes publicitaires depuis que Pflimlin a recruté Daniel Saada "  la part des pertes de France 4 dues à sa nouvelle "grille" représente presque - 7M€...qui devraient être  - 7,5M€ en 2015 pour la chaîne.  


Et devinez quoi...France Télévisions comme à sa bonne habitude prétend le contraire  évidemment.    

"Dans un communiqué sur les audiences 2014, France Télévisions n'évoque nulle part ce recul d'audience, et se garde même de mentionner la part d'audience de France 4 sur l'année, comme elle le fait pour les autres chaînes du groupe. France Télévisions ne communique désormais plus que sur un seul indicateur: l'audience sur les 4-14 ans, qui - pur hasard sans doute – progresse.  Même chose dans le communiqué faisant le bilan des audiences du 1er semestre 2015. Alors que pourtant, l'audience de France 4 a enfin cessé de chuter, et remonte enfin (un peu) sur le 1er semestre 2015." 


France Télévisions d'ajouter tout en se refusant à donner le moindre chiffre – comme de bien entendu - que "ses recettes publicitaires sont en progression depuis le début de l'année alors pourtant que depuis début 2015, les recettes publicitaires brutes ont encore chuté de 18%, à 7,5 millions d'euros, selon l'institut Kantar qui comptabilise les spots diffusés sans tenir compte des ristournes accordées aux annonceurs par la régie".Tout en indiquant toutefois que "la chute de la publicité a une autre explication: depuis début 2014, la publicité sur la chaîne est limitée. Précisément, le volume total de publicité est plafonné dans les plages réservées aux enfants -en pratique, l'essentiel de la journée. 

Et le non-respect de ce plafonnement entraînerait des pénalités financières. Que ce plafonnement a été demandé par Lagardère (comme l'avait révélé le blog CGC Média) dans le cadre de la négociation pour le rachat des 34% de Gulli détenus par le service public. (vendus à Lagardère 2,5 millions d'euros seulement, toujours selon les révélations du blog CGC Média). France Télé interrogé, se contentant d'expliquer que "ce plafonnement "temporaire et dégressif aurait joué son plein effet en début de période, c'est-à-dire surtout en 2014".  

Ben voyons !!!!!  

C'est d'ailleurs assez paradoxal et incompréhensible de parler de "recettes publicitaires en progression surtout depuis le début de l'année 2015" et de tenter "des explications sur la chute de la publicité sur la chaîne qui resterait limitée" 


Le blog CGC Média vous propose de découvrir ci-après l'intégralité de l'article "France 4 a perdu la moitié de ses recettes publicitaires":

"La nouvelle formule apparue au printemps 2014 et une clause de non-concurrence avec Gulli ont eu raison des audiences et des recettes de la chaîne publique.

Voir une chaîne de télévision perdre la moitié de ses recettes publicitaires en une année est un phénomène rare. C'est pourtant ce qui est arrivé en 2014 à France 4, qui a vu son chiffre d'affaires publicitaire net chuter de 43%, pour tomber à 6,8 millions d'euros, comme on peut le lire dans un document interne.
Et le fond de la piscine n'a apparemment pas été atteint. Depuis début 2015, les recettes publicitaires brutes ont encore chuté de 18%, à 7,5 millions d'euros, selon l'institut Kantar qui comptabilise les spots diffusés sans tenir compte des ristournes accordées aux annonceurs par la régie. Interrogée, la chaîne prétend pourtant que ses recettes publicitaires sont en progression depuis le début de l'année, tout en se refusant à donner le moindre chiffre.

Nouveau concept audacieux

La première explication est bien sûr la nouvelle grille mis en place fin mars 2014. L'idée -audacieuse- était de viser deux publics différents selon les moments de la journée: les enfants en journée, puis les jeunes adultes en soirée, via des programmes d'avant garde.
Mais les enfants sont une cible qui attire moins les annonceurs que les jeunes adultes. Comme l'indique le rapport de gestion, "le remplissage des écrans publicitaires de France 4, impacté par le changement de grille opéré en 2014, a reculé de 16 points en 2014 par rapport à 2013". 
Le public n'a pas suivi non plus: depuis l'installation de cette nouvelle grille, l'audience de la chaîne TNT est seulement de 1,6%, contre 1,7% précédemment.  
Toutefois, dans son communiqué sur les audiences 2014, France Télévisions n'évoque nulle part ce recul d'audience, et se garde même de mentionner la part d'audience de France 4 sur l'année, comme elle le fait pour les autres chaînes du groupe. France Télévisions ne communique désormais plus que sur un seul indicateur: l'audience sur les 4-14 ans, qui -pur hasard sans doute- progresse (cette audience a doublé l'an dernier pour atteindre 4,6%).
Même chose dans le communiqué faisant le bilan des audiences du 1er semestre 2015. Alors que pourtant, l'audience de France 4 a enfin cessé de chuter, et remonte enfin (un peu) sur le 1er semestre 2015. 
Une clause confidentielle

Mais la chute de la publicité a une autre explication: depuis début 2014, la publicité sur la chaîne est limitée. Précisément, le volume total de publicité est plafonné dans les plages réservées aux enfants -en pratique, l'essentiel de la journée. Et le non-respect de ce plafonnement entraînerait des pénalités financières.
Ce plafonnement a été demandé par Lagardère dans le cadre de la négociation pour le rachat des 34% de Gulli détenus par le service public. "Nous ne pouvons plus commercialiser l'ensemble de nos espaces publicitaires, donc nécessairement il y a une baisse mécanique. Nous sommes dans un cadre très contraint sur la commercialisation de nos publicités, suite à l'accord signé entre France Télévisions et Lagardère sur la cession de Gulli", expliquait sur Europe 1 la directrice de l'antenne de France 4, Tiphaine de Raguenel. 

France 4 mise sur une "conquête progressive" 

Interrogée, la chaîne répond que ce plafonnement est "temporaire et dégressif, et donc que son plein effet joue en début de période, c'est-à-dire surtout en 2014". 
Plus généralement, chez France 4, on explique, qu'après un changement radical de format, la conquête de l'audience est "évidement très progressive", et "que le marché publicitaire est lui-même encore plus prudent". Surtout, "la progression constante de l'audience sur les publics 4-14 ans depuis le repositionnement conforte la légitimité de la chaîne, qui offre donc des programmes de création made in France de qualité aux jeunes téléspectateurs, et un nouvel espace de confiance à leurs parents". 

Combien vaut Gulli?

En 2014, France Télévisions a vendu ses 34% dans Gulli à Lagardère, qui détenait déjà les 66% restants.
En retour, les chaînes publiques ont reçu 17 millions d'euros, plus 4,8 millions d'euros de remboursement d'avances en compte courant qui avaient été consenties à la chaîne jeunesse.
Ensuite, le service public recevra un complément allant jusqu'à 3,2 millions d'euros en fonction des recettes publicitaires de Gulli en 2015 et 2016. 

D'un point de vue comptable, France Télévisions a engrangé dans l'opération une plus-value de 14,4 millions d'euros, et Lagardère un profit de 19 millions d'euros pour ajuster la valeur de l'actif (qui était valorisé seulement 5 millions d'euros à fin 2013). 
Les chiffres clés de France 4
Audience (part d'audience sur les 4 ans et plus)
2009: 1,1%
2010: 1,6%
2011: 2%
2012: 2,1%
2013: 1,8%
2014: 1,6%
2015 (à fin juillet): 1,7%
Coût de grille (en millions d'euros)
2012: 55,2
2013: 55,7
2014: 53,3
Recettes publicitaires nettes (en millions d'euros)
2010: 10,6
2011: 12,1
2012: 13
2013: 12
2014: 6,8
Recettes publicitaires brutes (en millions d'euros)
2010: 19,9
2011: 24,2
2012: 29,2
2013: 27
2014: 18,1
2015 (à fin juillet): 7,5

Source: Mediamétrie, Kantar, BFM Business

mercredi 12 août 2015

Pascal Golomer confirmé sur France Télé mais cornaqué...Un 3ème transfuge venu de TF1 ?!


Pascal Golomer confirmé sur France Télé mais cornaqué...Un troisième transfuge issu de TF1 serait en route ?!  

Refusant dans un premier temps cette "figure imposée", le numéro deux devenu numéro n'aurait semble-t-il guère eu le choix ! 

Selon nos informations, Pascal Golomer l'ex bras droit de Thierry Thuillier à la direction de l'info de  France Télé qui a été récemment été confirmé pour prendre sa succession, aurait été contraint de caler un rendez-vous il y a peu avec le rédacteur en chef du journal télévisé de Claire Chazal Germain Dagognet. 

Cornaqué, Pascal Golomer ? Cela y ressemble bien car l'arrivée de Germain Dagognet rédacteur en chef des JT du weekend de TF1 pour seconder Pascal Golomer, en serait synonyme.     

Si cette venue  se confirme, ce sera le 3ème transfuge venu du groupe TF1 après Michel Field sur France 5 et Caroline Got comme directrice de la stratégie et des programmes de FTV, responsable depuis 2008 des deux chaînes de la TNT:  TMC et NT1.

dimanche 9 août 2015

La nomination politique de Pflimlin au Conseil d'État va inévitablement apporter de l'eau au moulin de l'instruction judiciaire à venir.


La nomination politique de Pflimlin au Conseil d'État va inévitablement apporter de l'eau au moulin de l'instruction judiciaire à venir.

Dans son article du 31 juillet dernier "Un signe pour notre pays! Pflimlin témoin assisté nommé conseiller d'État....", le blog CGC Média commentait la nomination au dernier  des ministres, "Sur proposition de Christiane Taubira garde des sceaux ministre de la justice, de Rémy Pflimlin comme conseiller d'État en service extraordinaire à compter du 1er septembre 2015". 

"En service extraordinaire...", cela fait très James Bond mais comme le dit Renaud Revel dans son "Immédias" du 5 août intitulé "Rémy Pflimlin au Conseil d’Etat un pantouflage qui passe mal" (ci-après): "au-delà du fait que l’on est brusquement saisi d’un fou rire, c'est l’exemple même de ce que le système français de notre belle République peut produire d’exotique et d’atypique !".

Elle est belle "notre République dont chaque français devait retrouver les valeurs dans le transparence et la justice " !!!! (dixit).

Le juge d'instruction dans le cadre des deux plaintes dont il est saisi avec constitution de partie civile sur la nomination du successeur de Pflimlin le toujours témoin assisté dans l'instruction judiciaire du volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, appréciera probablement la concordance des faits et la partie de billard à plusieurs bandes qui se déroule depuis la fin du mois d'avril!

1°) Celui dont l'ensemble du PS à commencer par l'ex Secrétaire vilipendait la nomination à la tête de France Télé en 2010 après qu'il ai laissé Presstalis en situation de quasi faillite, n'est pas reconduit à son poste....en toute transparence, c'est évident! 

2°) L'ex-Orange que 4 des 8 membres du CSA lui préféraient dès le 2ème tour de la "procédure" (contestée le cas échéant) va prendre sa place après avoir "fait le ménage" dans l'entreprise de téléphonie jadis totalement publique donc financée par le contribuable (22.000 démissions, 27 suicides, plus tard)....en toute transparence, puisqu'on vous le dit!

3°) Celui que Nicolas Sarkozy nommait directement aux commandes de la tété publique, est  dans la foulée et en fin de mandat, nommé par François Hollande via sa ministre de la Justice Conseiller d’État "TEMPORAIREMENT"... 

Cinq nouvelles années payées par le contribuable,  c'est une temporalité qui coûte cher mais en toute transparence, on vous le répète !

Au papier de Renaud Revel, le blog CGC Média souscrit donc totalement avec une petite mise au point cependant "Il ne s'agit pas ici pour l’État de reloger les accidentés de la fonction publique" mis bel et bien en réalité de permettre à un chauffard de la fonction publique de pouvoir pantoufler cinq ans dans un corps d'Etat auquel il n'aurait jamais dû avoir accès.


"Le recasage du PDG sortant de France Télévisions, Rémy Pflimlin, au Conseil d’État au-delà du fait que l’on est brusquement saisi d’un fou-rire, est l’exemple même de ce que le système français peut produire. 
Notre belle République a pour cela d’exotique et d’atypique de disposer d’un certain nombre d’institutions, – Conseil d’état, Cour des Comptes, Conseil économique et social, Quai d’Orsay…-, où l’État reloge les accidentés de la fonction publique. 

Ainsi de Rémy Pflimlin qui rejoint, par la grâce de François Hollande, l’un des Samu sociaux de la République, ce au nom de la discrétion et de l’élégance dont il aurait fait preuve au moment de son zéro pointé infligé par le CSA.
Elle n’est pas belle la vie?

Gratifié d’un bilan pour le moins mitigé, - l’entreprise à bout de souffle est exsangue financièrement -, notre capitaine d’industrie, auquel le CSA n’a trouvé aucunes circonstances atténuantes au moment de l’examen de son parcours, a trouvé à l'Élysée une oreille compatissante. 

Un jour prochain on s’étonnera que nous ayons toléré si longtemps ces pratiques, baptisées « pantouflages », qui n’ont aucun équivalent dans les autre grandes démocraties. L’audiovisuel publique, comme d’autres grandes administrations, serait ainsi un univers à part: ceux à qui on en confie les commandes l’utilisent au service de leurs passe-droits, de leur image ou réputation. C’est un marchepied pour la suite, un simple point d’eau sur le chemin d’une carrière. 

Ces dirigeants qui fréquentent bien plus les couloirs des ministères que les plateaux de télévision n’ont de fait aucun intérêt véritable pour leur métier. Quant à l'État, il les jaugent et les jugent non pas à l’aune de leurs résultats, mais en fonction de la souplesse de leur échine, de leur niveau d’allégeance et des services rendus durant leur passage à la tête de cette grande maison. En un mot, des zélotes du pouvoir, des courtisans auquel l'
État  à son plus haut niveau, offre une porte de sortie quand souffle le vent du boulet."

vendredi 31 juillet 2015

Un signe pour notre pays! Pflimlin témoin assisté nommé conseiller d'Etat....

En pleine période estivale le dernier conseil des ministres va laisser plus d'un contribuable français au bord de l'écœurement. Le blog CGC Média sans voix également, vous propose de découvrir la nomination du toujours témoin assisté dans l'instruction judiciaire du volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, Rémy Pflimlin: "Sur proposition de la garde des sceaux ministre de la justice, Remy Pflimlin a été nommé conseiller d'État en service extraordinaire à compter du 1er septembre 2015".


Au même moment où le parquet classe les plaintes déposées par la CFDT et le SNPCA-CGC qui a immédiatement déposé plainte, le cas échéant lundi dernier afin que soit ouverte une instruction judiciaire, c'est "e-alsace" qui pose la question politique qui est sur toutes les lèvres: 

"Fallait-il  trouver à Pflimlin un lot de consolation après avoir été écarté par le CSA dans sa volonté d'engager un deuxième mandat à la tête de France Télévisions ?
Rémy Pflimlin prendra ses fonctions le 1er septembre prochain. Il ne siègera que dans les sections administratives de la haute juridiction. 

Après cinq ans de présidence de France Télévisions, à 61 ans, Rémy Pflimlin a donc trouvé une suite de carrière confortable.
Cette nomination tranche avec sa carrière qui s'est faite dans les médias. Son parcours professionnel l'avait jusqu'à présent conduit tour à tour à "Jours de France", aux "Dernières nouvelles d'Alsace" à "L'Alsace", à France 3, à Prestalis et à France Télévisions.
Pour être complet, rappelons qu'il est toujours témoin assisté dans le volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion. Un rapport de la Cour des comptes est également attendu sur France Télévisions dans lequel des questions d'éthique seraient soulevées."


lundi 27 juillet 2015

« Les affaires sont les affaires » très bientôt sur France Télévisions…Vivement que démarre l’instruction judiciaire !


La pièce qui s’était jouée au Palais Royal, il y a quelques années avait fait un tabac. Ce ne devrait pas être le cas de la nouvelle version qui pourrait très prochainement voir le jour sur France Télévisions et dont la distribution est toujours en cours.
A ce stade une ébauche de premier « tableau » mettant en avant les liens entre quelques personnages, s’impose pour une meilleure compréhension….

 

Ce n’est là qu’une toute petite partie du puzzle que le blog CGC Média est en train de remettre en ordre.
Une instruction judiciaire permettra sûrement d’y voir plus clair.  Concernant cette dernière, lisez ci-après le communiqué du SNPCA-CGC :
 
"Le SNPCA-CGC a décidé de saisir dès ce lundi 27 juillet 2015 le Doyen des juges d'instruction, afin de se constituer partie civile dans le cadre de l'enquête sur les conditions dans lesquelles le CSA a récemment procédé à la nomination pour la présidence de France Télévisions.
 
La plainte que dépose le syndicat avec constitution de partie civile va conduire à la désignation d’un juge d’instruction qui pourra enfin faire la lumière sur les circonstances précises de cette nomination. 
 
Le SNPCA-CGC déjà partie civile dans une autre plainte - s’agissant du volet Bygmalion concernant France Télévisions - rappelle que le parquet avait également classé l’affaire.
 
Ceci n’avait évidemment pas empêché le syndicat de poursuivre son action et de voir la Justice confier l'instruction au Juge Renaud Van Ruymbeke qui a déjà pour ce seul aspect du dossier dans une plainte beaucoup plus vaste,  procédé à 4 mises en examen et placé 3 protagonistes sous statut de témoin assisté.

L'information judiciaire aura donc pour objectif de déterminer, si comme l’indique le parquet, des « actes positifs » ont été commis afin de faire échec à l’application de la loi !"
  


 

 


vendredi 24 juillet 2015

Nouvelle salve contre « BFM » la chaîne « tout info » de la TNT…avec « LA BANANE » !

Nouvelle salve contre « BFM » la chaîne « tout info » de la TNT…avec « LA BANANE » !


En l’espace de quelques jours, c’est la seconde fois que celle  que le CSA sortait du chapeau le 23 avril dernier attaque « BFM » la chaîne « tout info » de la TNT....c'est elle qui le dit!


Premier tir en règle. A la mi-juillet la SDJ de France 2 publie le compte rendu de sa rencontre avec l’ex dirigeante d’Orange qui interrogée sur son projet de chaîne info répond : « ll ne s’agit pas de faire BFM, il faut réfléchir à ce que doit être une chaîne d’info du service public ».
 
Extrait :
 
"Nous avons le sentiment que c’est l’un de ses chantiers primordiaux. Elle considère qu’une chaîne info attirera les jeunes téléspectateurs qui manquent à la chaîne, elle insiste sur la  moyenne d’âge vieillissante des téléspectateurs  « l’info est une mission essentielle, notre cahier des charges ce n’est pas que les séniors ». 
Sur ce point, Stéphane Sitbon-Gomez est intervenu, pour souligner que c’était une erreur stratégique pour le service public de ne pas avoir développé sa chaîne info.
 
Néanmoins, pour Delphine Ernotte « il ne s’agit pas de faire BFM, il faut réfléchir à ce que doit être une chaîne d’info du service public ».
 
Sur les questions du financement et de l’organisation, que nous avons posées à plusieurs reprises, elle est restée très évasive : elle estime qu’il faut d’abord avoir un projet avant de réfléchir aux moyens."
 
Et bing dans les dents d’Alain Weil le patron de BFM TV.
 
Deuxième salve. Quelques jours plus tard, c’est au tour de la SDJ de France 3 de l’interroger sur le même sujet « Cette chaîne ne copiera pas BFM et présentera les caractéristiques du service public ».
 
Extrait :
 
"D. Ernotte a confirmé qu’elle veut une chaîne Tout Info dès septembre 2016 qui puisse être regardée sur nos smartphones. « Il faut aller chercher les gens qui ne regardent plus la télé et le mode de consommation le plus courant c’est le téléphone ». Pour autant, le mode de diffusion, box ou TNT, sur un nouveau canal ou un existant, reste à définir. « Cette chaîne ne copiera pas BFM et présentera les caractéristiques du service public ».
 
La SDJ a demandé quelle rédaction y travaillera. « Il n’est pas question de faire une rédaction à part mais d’utiliser la puissance de toutes les rédactions de France Télévisions. Je vais regarder comment on peut arriver à cette organisation au quotidien" .

Et re-bing dans les dents….

 
A qui le tour ?
 
Que nous réserve son « Audace de dans 5 ans » ?  
 
Combien de temps avant  de faire de France Télévisions uniquement un diffuseur avec une externalisation à outrance « Les producteurs privés ne sont pas nos ennemis, nous n’avons pas à en avoir peur » générant une casse sociale à grande échelle ?

Elle sera ainsi dans le droit fil des ridicules propositions de Patrick Balkany à qui la Cour d'appel de Paris a confirmé début juillet l'interdiction de sortie du territoire imposée lui étant imposée dans l'affaire où il est mis en examen pour "corruption et blanchiment de fraude fiscale notamment" (source AFP) et qui réclame bêtement la privatisation de France Télévisions et de Radio France  ?!?!

Nouvelle étape dans la plainte déposée par le SNPCA-CGC concernant le processus de désignation à France Télé.

Le SNPCA-CGC se constituera partie civile dès lundi 21 juillet auprès du Doyen des Juges d'instruction, du TGI de Paris. 

Cette indispensable et nouvelle étape permettra la désignation d'un juge d'instruction et l'ouverture d'une information judiciaire.
 
C'est la suite logique de la plainte déposée par le SNPCA-CGC, le 12 juin dernier, concernant la procédure de désignation par le CSA à la présidence de France Télévisions que la Presse a qualifiée, entre autres, de "mascarade".

Rappelons qu’il s’agit là de la même démarche que celle qui avait conduit le SNJ comme le CFDT de se porter partie civile aux côtés du SNPCA-CGC dans le volet France Télévisions de l'affaire dite  Bygmalion dont l’instruction se poursuit sous l'autorité du juge Van Ruymbeke.

Selon nos informations la CFDT qui avait saisi la Justice dans les mêmes conditions, se constituera, elle aussi partie civile à cette même date comme le précisera le communiqué de Presse qu'elle s'apprête à diffuser et que le blog CGC Média ne manquera pas de publier dès sa sortie (*)

Comme l'écrivait  Cyril Lacarrière dans "L'Opinion" pour son cinquième et dernier volet de son incroyable enquête intitulée "Qui veut gagner France Télévisions" "Il faudrait que la plainte aboutisse à une enquête pour connaître le réel déroulé des faits."

Nous y voilà...et c'est Maître Pierre-Olivier Lambert qui en est chargé comme pour la plainte s'agissant du délit de"favoritisme" visant Bygmalion parmi les diverses sociétés de "conseil" intervenues à FTV sans appel d'offre.

Rappelons comme le rappelaient bon nombre de média qui ont mis à jour dans cette "procédure de désignation" des éléments graves et concordants, que les 10.000 salariés de France Télé  comme les millions de  contribuables français qui paient leur redevance, ont le droit de savoir dans quelles conditions les 2,8 milliards d’euros de budget de la télévision publique française  sont utilisés.
 
(*) Voici le Communiqué CFDT
 




Le SNJ prévient l'ex-Orange: "nous serons aussi dans la continuité, en combattant pied à pied le projet de votre prédécesseur ".

Dans un tract intitulé "LE DAUPHIN FAIT ROI" (à lire ci-après), le SNJ prévient que tenter du faire du neuf avec du vieux "ne sera pas sans conséquence"...
 
C'est un scénario à la Radio France qui est en train de monter contre celle qui ne connait rien à la télé mais que quatre apprentis sorciers ont cru pouvoir installer à  France Télé dans le cadre de ce que la Presse unanime a qualifié de "mascarade" et de "scandale d'État".
 
 
Voici le texte:
 
"La présidente de France Télévisions a fait le choix de la continuité en nommant à la direction  de l'information Pascal Golomer, le légataire universel de son Prédécesseur Thierry Thuillier.
L'équipe actuelle semble donc confortée. Une équipe pourtant responsable du management  brutal à France 2, de la course aux directs et de la généralisation des sujets "en kit". Une  équipe qui œuvre aussi à l'affaiblissement de l'info nationale de France 3.  "Info 2015" voit  donc ses pères fondateurs renforcés au sein de la stratégie Ernotte.
Pour le SNJ, c'est une très mauvaise nouvelle. Au-delà des personnes, ce sont les projets  qui comptent. Et la fusion des rédactions nationales est un projet funeste contraire à l'article  34 de la Constitution française sur le pluralisme et aux dispositions du cahier des charges de France Télévisions.
À notre tour nous serons aussi dans la continuité, en combattant pied à pied ce projet.
Que  la nouvelle présidente se le dise, ce premier choix ne sera pas sans conséquence.  
Paris, ce 22 juillet 2015 "

Les salariés de France télé ont de moins en moins "LA BANANE"...les déclarations à l'emporte-pièce se succèdent et inquiètent de plus en plus.

Après la SDJ de "La Deux" à qui celle que Schrameck et ses acolytes sortait du chapeau le 23 avril dernier dans une procédure qui fait l'objet de deux recours au Conseil d'État et de trois plaintes pénales lançait, totalement déconnectée de la réalité: "On fait de la télé, c’est génial. C’est une maison magnifique, on devrait avoir la banane ", celle de "La Trois" a eu droit également à sa formule censée donner la pêche " Il faut aller chercher les gens qui ne regardent plus la télé sur leur smartphone devenu [aujourd'hui] le mode de consommation le plus courant".
Le qualificatif "consternant" est-il assez fort ?
 
Probablement pas...au regard de la conclusion du compte-rendu "A n’en pas douter, D. Ernotte arrive avec un grand projet : une chaîne « Tout Info» sur nos smartphones qui va bouleverser l’organisation de l’info sur France Télévisions et dont la fusion des rédactions est le premier maillon."
 
Les journalistes médusés avaient eu droit juste avant au pourquoi du comment « Un de mes premiers chantiers va être de redéfinir les dynamiques propres à chaque chaîne sans pour autant établir de hiérarchie entre ces chaînes pour mieux les fusionner  » !!!!!!
Voici le compte rendu intégral de la SDJ qui comme l'ensemble des salariés n'a pas l'intention de se laisser maltraiter.
 
"Rencontre avec Delphine Ernotte-Cunci

Le 23 juillet 2015, la future présidente a reçu la SDJ de la rédaction nationale de France 3 un peu plus d’une heure.

D’entrée, la SDJ a interrogé Delphine Ernotte sur la nomination de Pascal Golomer à la direction de l’information.
 
D. Ernotte l’a confirmée et dit avoir privilégié une « recherche interne » car « il est important de se renouveler avec des équipes en interne… ». [C'est fort et puissant ça "il est important de se renouveler dans la continuité", ndlr!!!!!]

Pour elle, P. Golomer a à la fois l’expérience de la 2 et de la 3, et ne serait pas «plus d’un côté que de l’autre». «Il a une bonne pratique managériale et une bonne vue de la fusion».

La SDJ lui a fait part des réserves de la rédaction sur un homme qui incarne l’ancienne équipe et son projet de fusion des rédactions.

D. Ernotte a répondu que la fusion fait partie intégrante du projet qu’elle a présenté au CSA et qu’elle aurait été maintenue quel que soit le directeur de l’information.

Pour D. Ernotte, la fusion est avant tout « une nécessité économique, il faut mettre les moyens en commun. Il n’y a pas un groupe de télévisions en Europe qui ne l’ait pas fait ».


Pour autant, elle souhaite trouver un positionnement différent sur chaque chaîne, aussi bien pour l’info que pour les programmes. « Un de mes premiers chantiers va être de redéfinir les dynamiques propres à chaque chaîne, et ce, sans établir de hiérarchie entre ces chaînes. »

La SDJ lui a demandé si nos éditions nationales seraient pérennisées.


Elle a répondu qu’elles n’étaient pas menacées et que chaque édition devrait trouver son positionnement éditorial spécifique. Concernant le Soir 3, D. Ernotte reconnait que l’horaire fluctuant est un handicap pour fidéliser le public, elle a annoncé son intention d’y travailler dans les prochains mois.

La SDJ lui a expliqué qu’à l’heure actuelle, les choix se faisaient toujours en priorité pour France 2. Nous avons évoqué le crash éditorial du 12/13 le 7 janvier sur l’attentat de Charlie Hebdo et les difficultés de diffusion des images de la manifestation du 11 janvier.
La future présidente (qui a posé beaucoup de questions sur le quotidien de la vie de la rédaction) nous a interrogés sur les raisons du ratage et se demande pourquoi sur certains évènements les deux chaînes ne travailleraient-elles pas sur une seule source d’images ?

La SDJ lui a aussi demandé si la nomination d’un directeur commun de l’info n’était pas contradictoire avec la redéfinition « des dynamiques propres de chaque chaîne ».
D. Ernotte a été claire : « Nous n’avons plus les moyens de doublonner, je ne reviendrai pas en arrière ». Et de prendre l’exemple récent et choquant pour elle du procès Karabatic couvert par quatre équipes (France 3 national, France 3 régional, France 2 et le service des sports). D. Ernotte nous a demandé pourquoi un même journaliste ne pourrait pas servir plusieurs antennes.
La SDJ lui a expliqué  les contraintes de fabrication liées aux horaires des éditions, la nécessité d’un angle propre à chaque reportage, la spécialisation des journalistes et la nécessité du pluralisme, même au sein du service public.

La SDJ lui a demandé sa définition de « la dynamique propre » de  France 3, concernant l’information.
 
Pour D. Ernotte, France 3 est une chaîne « plus ancrée dans la vie des français ». Elle doit « rendre compte de la richesse des territoires ».
La future présidente veut « regrouper France 3 régional et national » car pour elle, « la chaîne manque de prises d’antenne évènementielles et de décrochages régionaux, d’autant qu’il y a de bons journalistes en région ».

La SDJ note avec satisfaction que la future présidente est intéressée par notre proposition éditoriale de "proximité citoyenne" et par un rapprochement avec les rédactions régionales, dont la précédente direction nous avait coupés.


D. Ernotte y voit bien la « dynamique propre » de France 3.


La SDJ lui a fait remarquer que cette ligne éditoriale de la 3 davantage tournée vers les territoires sera en pratique difficilement compatible avec une fusion des rédactions nationales de F3 et de F2…

La SDJ l’a interrogée sur le projet de chaîne Tout Info.

D. Ernotte a confirmé qu’elle veut une chaîne Tout Info dès septembre 2016 qui puisse être regardée sur nos smartphones. « Il faut aller chercher les gens qui ne regardent plus la télé et le mode de consommation le plus courant c’est le téléphone ». Pour autant, le mode de diffusion, box ou TNT, sur un nouveau canal ou un existant, reste à définir. « Cette chaîne ne copiera pas BFM et présentera les caractéristiques du service public ».

La SDJ a demandé quelle rédaction y travaillera. « Il n’est pas question de faire une rédaction à part mais d’utiliser la puissance de toutes les rédactions de France Télévisions. Je vais regarder comment on peut arriver à cette organisation au quotidien ».

Enfin, D. Ernotte nous a indiqué qu’elle souhaitait aller à la rencontre des salariés de France Télévisions et qu’elle viendrait nous voir dans la rédaction.

A n’en pas douter, D. Ernotte arrive avec un grand projet : une chaîne Tout Info sur nos smartphones qui va bouleverser l’organisation de l’info sur France Télévisions et dont la fusion des rédactions est le premier maillon."


La banane, la pêche, le melon avec un soupçon d'Orange...voilà une salade de fruit qui risque fort de ne pas passer.