Une énième nomination à France Télés qui ne passe pas !
Le 16 décembre dernier l'ex-Orange actuellement visée par une enquête préliminaire du PNF(*)pondait une énième communiqué - rétroactif celui-ci - pour annoncer la création d'un poste spécialement concocté à France Télés pour Florian Humez le cofondateur des Jeunes avec Macron nommé « directeur des relations avec les Pouvoirs Publics »
Le Canard enchaîné de ce mercredi, en remet une couche expliquant que ça grince comme jamais en interne comme à l'extérieur pour cette désignation que beaucoup en coulisses qualifient de politique mais vaine vu le contexte !
Une perte de 93 millions
d’euros en 2021 pour la plateforme de VOD Salto « synonyme d’échec » !
« Il y a fort à
craindre que Salto soit à terme synonyme d’échec avec pour l’heure, seulement une
cible modeste de 40 000 abonnés »indiquait récemment le
sénateur LR Roger Karoutchi qui s’interrogeait dans un récent rapport sur
le bienfondé de l’investissement de France Télés dans la plateforme de vidéo à
la demande principalement axée sur la TV de rattrapage.
Salto devrait, en effet, afficher
un déficit de 93 millions d’euros en 2021, partagé entre France Télévisions,
TF1 et M6.
L’ex-Orange qui fait aujourd’hui
l’objet d’une enquête préliminaire déclenchéepar le PNF suite
à la plainte déposée en septembre par la CGC (¤), a pris soin pour faire croire à
un nouvel équilibre (tu parles !) en dissociant cette perte
d’exploitation de–24,5 millions d’euros en 2020 (selon la nouvelle
prévision de budget d’octobre) qui devraient dépasser les –35 millions
d’euros en 2021.
« Il y a
lieu d'être inquiet sur cette absence de vue claire sur les investissements de
Salto »souligne aussi le rapporteur spécial qui pose en conséquence la question de l'opportunité pour le groupe public de continuer dans Salto avec
les groupes M6 et TF1 qui voulaient à l’origine contrer Molotov qui, lui, cartonne.
« Une première lecture du catalogue
fait apparaître des séries étrangères déjà accessibles sur d'autres plateformes
ou des films. Les séries françaises produites pour France Télévisions sont
par ailleurs déjà accessibles sur le service gratuit de vidéos à la demande des
chaines du groupe public »précise encore l'intéressé qui ajoute« Il est par ailleurs possible de s'interroger sur la mise en vente de
séries produites pour le service public, en principe accessibles à tous, et
financées, à ce titre, par des ressources publiques ».
« Le coût de
l'abonnement de Salto est proche de celui retenu par les fournisseurs
américains, type Netflix et Amazon, sans pour autant faire montre du même
effet d'attraction faute d'un catalogue de contenus inédits suffisamment
développé. Il y a forte à craindre que l'investissement du groupe public
soit donc à terme synonyme d'échec. » enchérit
Roger Karoutchi qui enfonce le clou « Pour l'heure, seule une cible
modeste de 40 000 abonnés à la fin de l'année 2020 a été fixée… perspective
qui ne lasse pas d'interroger une nouvelle fois sur les choix stratégiques de
France Télévisions, enclin à vouloir se rapprocher des groupes TF1 et M6, au
risque de remettre en question un positionnement censé être plus exigeant. »
Ce à quoi, il lui fut répondu qu'«au
regard du caractère confidentiel des données financières de Salto imposé par
l'Autorité de la concurrence, et étant rappelé que France Télévisions n'est pas
l'éditeur des programmes de cette société, France Télévisions ne dispose pas du
détail des investissements dans les programmes et dans la plateforme
technologique ni du détail des dépenses de fonctionnement de Salto » !
Pas de réelle visibilité
donc qui fait douter logiquement le rapporteur spécial sur l'opportunité pour le groupe public d’aller plus
loin dans Salto. Le cas échéant,
le résultat d’exploitation de France Télés artificiellement
à l’équilibre (*)pour son
budget 2021 ne comprend justement pas Salto qui pèse évidemment sur les comptes de France
Télés déjà dans le rouge.
L’équilibre n’étant pas prévu avant 2023
(en théorie seulement), la propagande habituelle va forcément bon train. Reste que le résultat d'exploitation de France Télévisions intègre un tiers de la perte prévisionnelle de la société Salto, soit 13 millions d'euros en 2020, tout cela devant se faire encore au détriment des programmes donc des téléspectateurs mais aussi et surtout des salariés!
(*) Ernotte
ne s’étend pas non plus sur le coup de pouce de 45 millions d’euros annoncé
en septembre par l’Étatvia le plan de relance afin de faire face aux effets
de la crise sanitaire. Cette dernière raconte donc à qui veut
qu’il semblerait normal que « Salto étant un investissement, la plateforme soit
séparée du résultat d’exploitation communiqué hors éléments non récurrents,
puisqu’elle n’est pas financée par la taxe audiovisuelle mais pris sur la
trésorerie »! Ben voyons…Parce que la trésorerie de l’entreprise ne
dépendrait pas, elle, des deniers des contribuables ?! Non mais au secours...
Son discours selon lequel "Salto ne serait ni
directement, ni indirectement financée par la contribution à l'audiovisuel public
mais par les recettes commerciales induites par son modèle économique" ne trompe guère finalement.
TF1 toujours leader des 100 meilleurs audiences télés
2020 !
Si TF1 ne remporte plus que 74 des 100
des meilleures audiences télés pour l’année 2020 contre
84 en 2019, un fait notable est toutefois à souligner dans le
contexte de crise sanitaire, ce sont lesinterventions du chef de
l’Etat qui affichent les meilleures audiences télévisées du palmarès.
Les Echos publie
d’ailleurs aujourd’hui le tableau du top 15 des audiences télévisées en 2020 où
la déclaration du Chef de l’État en date du 13 avril dernier (le premier
confinement rafle la mise avec 37,3% du public et près de 15 millions de téléspectateurs
lorsque France 2 avec la même intervention le même jour n’en atteignait que 11,6
millions soit 28,2% d’audiences.
Neuf déclarations d’Emmanuel Macron
et trois du Premier Ministre (deux pour Édouard Philippe et une pour Jean Castex)
soit douze interventions télé du couple exécutif au total figurent en tête
du palmarès. Seules 3/12 vont à France 2 contre 9 à TF1 qui est la seule
chaine à placer sont JT de 20H dans ce top 15 avec 9,8 millions de fidèles. C’est
la finale de la ligue des champions et la première partie des « Enfoirés » qui a attiré 10 millions de téléspectateurs, suivi de près par l’élection de Miss France 8,6 millions (un record depuis 2006).
L’embellie que certains prêtent
à France 2 n’est donc que très superficielle en raison de l’épidémie de Covid-19
qui sévit depuis presque un an !
Le cinéma s’adjuge 18 places
dans le Top 100 (deux fois plus que l’an dernier) avec la mise en place sur les
chaines d’une programmation très tournée sur le septième art pendant le
confinement.
"Dans le contexte de crise
sanitaire, la chaîne a choisi d’accompagner les téléspectateurs en élargissant
son offre cinéma et en proposant une combinaison de films français inédits,
comédies populaires cultes, blockbusters et grandes franchises internationales.
Cette offre a rencontré un large succès auprès du public et permet à
TF1 de décrocher 43 des meilleures audiences cinéma de l’année" indique leur
communiqué.
Avec une offre enrichie de plus de 100 films en
prime-time en 2020, le cinéma sur TF1 est en progression sur un an avec en
moyenne 4,8 millions de téléspectateurs, 21% de part d'audience (+1 point), 31%
de pda sur la cible femmes responsables des achats -50 ans (+ 4 points) et 30%
de pda sur les 25-49ans (+3 points). TF1 détient ainsi près de 90% du TOP 50
cinéma de l’année soit 43 films sur 50 et décroche les 26 meilleures audiences.
Les films de TF1 occupent également 18 places du TOP 100 des programmes de
l’année, un record depuis 2004.
La fiction française n’a plus
que 29 places quasiment deux fois moins qu’en 2019 (56 fois dans le classement).
Plus aucune série étrangère ne figure dans ce Top 100 alors qu’elles étaient au
nombre de 5 l’an dernier. « Pourquoi je vis »letéléfilm français réalisé par Laurent Tuel et diffusé en le 7 septembre
2020 sur TF1 est la première série tricolore avec 8,3
millions de téléspectateurs (du jamais-vu depuis 2007), au coude-à-coude
avec un épisode de « Capitaine Marleau » sur France 3.
Concernant les séries étrangères, TF1 décroche également 37 des 50 meilleures audiences. S'agissant des divertissements TF1 fait carton plein en trustant 100% des 50 meilleures audiences.
Quatre places seulement pour
le Sport qui trustait le haut du classement et était présent 14
fois en 2019, après l’annulation ou le report de nombreuses compétitions,
dont l’Euro et les Jeux Olympiques.
France 3 apparaît 8 fois grâce
à la fiction (10 fois en 2019) et M6 présente à 3 reprises l’an dernier est
absente du classement.
Les deux confinements et couvre-feu
dont celui de décembre toujours en cours, montrent une progression globale de
l’audience télé avec près de 44 millions de Français à avoir regardé la
télévision, contre 41 millions en 2019 pour une durée d’écoute – en live – qui a
progressé de 21 minutes en 2020.
La pensée du jour est signée André Bercoff et vise une
nouvelle tentative de restriction de nos libertés.
« Ne dites pas : “Si t’es pas vacciné t’existes plus“. Trop direct.
Trop douloureux. Dites: « Projet de loi instaurant un régime pérenne
d’urgence sanitaire ». Qu’en termes galants ces choses sont ainsi
introduites... »vient de tweeter André Bercoff concernant le très controversé projet de loi instituant un régime pérenne des urgences
sanitaires.
Paraphrasant Molière qui
fait dire à Philinte pour complimenter Oronte dans Le Misanthrope « Qu’en
termes galants ces
choses-là sont mises », le journaliste
invité régulier des plateaux télés et radios (LCI, BFM TV, CNews, Sud Radio, etc…)
n’est pas le seul à s’inquiéter de ce nouveau texte présenté par Jean Castex
instaurant une possible restriction de liberté puisque certains déplacements pourraient
être réservés aux seules personnes ayant été vaccinées.
Lundi, le premier ministre Jean Castex a
présenté en Conseil des ministres un projet de loi instituant un régime pérenne
de gestion des urgences sanitaires juste avant de le déposer, dans la
soirée, à l'Assemblée nationale.
L'objectif du projet de loi selon Gabriel
Attal le porte-parole du gouvernement, serait de « nous préparer à la fin de
l'état d'urgence sanitaire, le 1er avril 2021 » et d'«établir un cadre juridique durable face aux crises sanitaires» !
Le projet de loi Castex prévoit
précisément que « le premier ministre peut, le cas échéant (...)
subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport
ou à certains lieux, ainsi que l'exercice de certaines activités à la
présentation des résultats d'un test de dépistage établissant que la personne
n'est pas affectée ou contaminée, au suivi d'un traitement préventif, y compris
à l'administration d'un vaccin, ou d'un traitement curatif. »
Que valent donc les promesses d’Emmanuel
Macron qui avait clairement et publiquement avancé que le vaccin ne serait pas
obligatoire ? Ils sont nombreux, parlementaires,
média, journalistes, éditorialistes mais également simples citoyens à s’interroger
sur ce nouveau coup de canif porté aux libertés de tout un chacun et à se
demander dans quel type de régime pourrait bien basculer le Pays.
Sibyle Veil ne supporte visiblement plus les diktats d'Ernotte !
Alors que l’ex-Orange semble
vouloir dicter son tempo à la pédégée de Radio France priée d’avancer à marche
forcée vers le rapprochement entre France 3 et France Bleu soi-disant
amorcé en 2019, l’annonce de l’enquête préliminaire (*)
diligentée contre celle que ROM et consort avaient décidé de
maintenir contre les propos même du Chef de l’État sur la lamentable gestion de
France Télés, a visiblement changé la donne.
Les matinales de
France Bleu diffusées sur France 3 Radio France et France Télévisions supposées
« renforcer l’offre de proximité de l’audiovisuel public en diffusant
sur France 3 les matinales (7h-9h) de France Bleu sur tout le territoire »
sont un fiasco tant en termes d’audience que de rendu.
Jean-Pierre Pernaut sur C8 fait quasiment à jeu égal avec Le Grand concours des régions sur France 3.
Ce vendredi 18 décembre, C8 avec son documentaire "Jean-Pierre Pernaut - 50 ans dans le cœur des Français" sur le présentateur vedette de TF1 qui présentait son dernier le 13h le même jour, avec 1,33 million soit 5,6% de part de marché, fait presque jeu égal avec "Le Grand concours des régions"la nouvelle émission de France 3 animée par Cyril Féraud et produite par Kitchen Factory qui n’a attitré qu’un petit 1,41 million de curieux, soit 6,6% du public.
Nouveau bide donc pour France 3 et la télé publique même si le retour de la série familiale sur France 2 le temps d'un épisode spécial est parvenue avec 23,3% de l'ensemble du public à détrôner TF1 qui avec le deuxième numéro de son jeu "District Z" produit par The Satisfaction Agency, la société de production d'Arthur qui ne réalise que 15,3% d’audience.
Un probable problème d’interférence et/ou de conflit d’intérêts pour Roch-Olivier
Maistre ?!
Depuis les révélations du magazine Challenges, ce jeudi, sur
"l’enquête préliminaire confiée à la
brigade de répression de la délinquance économique concernant le contrat cadre
liant France Télévisions signé par Delphine Ernotte avec Nagui (groupe Banijay)
sur la période 2017-2020 pour un montant de 100 millions d’euros…"les
procédures semblent vouloir s’accélérer.
Avec l’ouverture de cette enquête préliminaire, il semble bien que cela se
précise comme d’ailleurs l’intervention de la Cour des comptes qui devrait en l’occurrence
diligenter un nouvel audit.
Rappelons que le dernier audit de la Cour au titre prémonitoire « Mieux
gérer l’entreprise… » remonte à 2016donc avant ce
contrat pluriannuel de 100 millions d’euros signé par Ernotte.
La Cour
pourrait donc avancer le processus prévisible à l’origine pour 2021 voire 2022
et lancer sans délai un nouvel examen financier car les conditions dudit contrat qui sont, selon nos informations, constitueraient des affermages d’antenne au profit d’un seul producteur, interdites après l'affaire des animateurs-producteurs qui avait entraîné le départ de Jean-Pierre Elkabbach en 1996et qui lèseraient un peu plus le secteur de la production audiovisuelle déjà à l'agonie.
Tout cela également au détriment des salariés qui subissent un énième et nouveau plan de départs sur fond de déficit pour France Télés estimé à 100 millions d'euros malgré la propagande bidon de comptes à l'équilibre.
La Cour des comptes qui n'avait pas hésité - chacun s'en souvient - à épingler la présidence de Mathieu Gallet lorsqu'il était à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour beaucoup moins s'agissant des "fréquent et très coûteux" recours à des contrats de conseilsou encore sur sa gestion à Radio France que l'intéressé très vite évincé avait vainement tenté de renvoyer dans ses cordespar cette formule"Ce n'est pas la Cour des comptes qui va faire la stratégie de Radio France" !
Seulement voilà, l’actuel statut de Roch-Olivier Maistre nommé en janvier
2019 au CSA par Emmanuel Macron, n’est pas sans poser de problèmes.
Celui qui a pris la suite de Schrameck et a affirmé urbi
et orbi que les règles avaient été respectées - encore en juillet dernier -
et qui a visiblement opposé une fin de non-recevoir aux membres du CSA qui
voulaient entendre Ernotte(* cf Le Canard enchaîné ) interpelle bien entendu!
Son détachement de la Cour des comptes qu’il intègre en 2005 (¤) et où il y
occupe successivement les postes de conseiller maître à la
quatrième chambre, responsable du secteur Affaires étrangères, premier
avocat général au Parquet général, président de chambre et rapporteur général.
L’intéressé pilotera ensuite le dossier de la distribution de la presse (Presstalis)
et celui de la réforme des aides à la presse, avant de remettre en 2017 à
Françoise Nyssen un rapport sur le centre national de la musique pour finir en
mai 2018 à être nommé président de chambre à la Cour des comptes et
rapporteur général où il dirigera ainsi le service du rapport public et des
programmes (SRPP) jusqu'en .
Il ne faudrait pas oublier non plus que Roch-Olivier Maistre planchait avec Tessier le pédégé non-reconduit de France Télés sur la partie « audiovisuel public » au sein de la commissiond'action publique, CAP 2022 avec à la manœuvre Marc Schwartz le précaire dircab de Françoise Nyssenet dans les coulisses entre autres le non moins éphémère patron de la DGMIC Martin Ajdari.
ROM peut bien penser que la plainte émanant de la CGC elle fera piout– il oublie, entre
autres, les condamnations définitives au Pénal de Carolis, Millot et Bygmalion
dans l’affaire instruite par le juge Van Ruymbeke ! – le PNF et le
juge d’instruction qui sera prochainement nommé pour cette nouvelle plainte,
eux, ne feront pas piout et devront comme l’avocat de la CGC qui a
porté plainte, se poser inévitablement la question de possible interférences
et/ou de conflit d’intérêts.
(verbatim)
Mme Frédérique Dumas. L’amendement de Michel Larive vise à soutenir la création dans sa diversité. Je voulais donc vous adresser une question, madame la ministre : le 24 mai 2017, Mme Delphine Ernotte a signé en personne une lettre adressée à la société de Nagui et sécurisant sur trois ans les prestations d’animateur de celui-ci pour France Télévisions. Ce document prévoit une rémunération de 100 millions d’euros ; ses clauses sembleraient contestables et révéleraient une distorsion par rapport aux usages.
Afin d’éviter tout dérapage, il est expressément prévu que les contrats d’un montant supérieur à 10 millions soient obligatoirement soumis pour validation au sous-comité des engagements, émanant du conseil d’administration de France Télévisions. En l’occurrence, il se pourrait que cette procédure n’ait pas été respectée.
N’appartient-il pas au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, de se donner les moyens de le vérifier ?
En tant que ministre de tutelle de l’audiovisuel public, garante de sa bonne gouvernance, pouvez-vous nous assurer qu’il existe des preuves concrètes de la validation de cet accord dit « confidentiel » par le sous-comité aux engagements, par exemple un ordre du jour et un procès-verbal ? Pensez-vous qu’une simple affirmation des dirigeants, sans trace écrite, puisse suffire ? Dans le contexte actuel, madame la ministre, une réponse précise de votre part est essentielle, et très attendue.
Mme Roselyne Bachelot, ministre. C’est un cas d’espèce : je ne dispose pas des éléments qui me permettraient de vous répondre immédiatement. Bien entendu, je m’engage devant la représentation nationale à vous donner tous renseignements nécessaires. Si vous le permettez, cette question me demandera un peu de réflexion, d’autant que les faits remontent à 2017, c’est-à-dire à une époque où – je ne le regrette pas – je n’étais pas ministre de la culture.
Au début nous avons cru à une blague avec le retour de Françoise Nyssen s’adressant
aux salariés de France Télés pour de pathétiques vœux de fin d’année !
Le blog CGC Média a dû se rendre à l’évidence, à part la coupe et la couleur, l’une avait toujours ses lunettes et pas l’autre.
Une fois la méprise passée, nous avons voulu épargner à nos lecteurs la
vidéo de 2’16’’ (mais que nous gardons en magasin) bourrée de clichés que l’ex-Orange
débite depuis chez elle devant sa fenêtre – elle qui affirme souffrir « les
conditions de travail évidemment beaucoup plus difficiles, je les vis moi-même »
–visiblement mal à l’aise (* on le serait à moins !)et bredouillant avec un sourire forcé.
Ce n’est rien d’autre qu’un enchainement de platitudes avec de nombreuses
redites en prime sur l’air de « que ces très très belles fêtes de
fin d’année soient l’occasion de retrouver vos amis, de retrouver vos
proches, de retrouver cette chaleur humaine qui est si importante pour nous
tous mais aussi de nous évader de ces soucis du quotidien et de vous reposer… là
où vous êtes pour une télé vivante et vivace »
Le blog CGC Média le prouve avec le verbatim de la grotesque pastille :
« Je ne voulais pas finir cette année 2020 si particulière sans
vous adresser quelques mots.
Quelques mots pour vous féliciter et pour vous remercier très
chaleureusement de cet engagement sans faille dont vous avez témoigné
tout au long de l’année quel que soit votre métier et quel que soit le lieu, en
Outre-mer, en régions, à Paris.
C’est cet engagement sans faille qui nous a permis d’améliorer, de
renforcer nos éditions d’information, d’adapter nos programmes, de bouleverser
nos grilles pour, au fond, mieux répondre à l’attente de nos concitoyens et
faire vivre cette télévision vivante, vivace, proche des gens qui nous
caractérise.
Je crois qu’on peut dire que, en cette année particulière et grâce à
votre travail, à votre créativité et à votre engagement, nous avons
considérablement renforcé l’utilité publique de France Télévisions. Un
grand bravo.
Je n’ignore pas que les conditions de travail soient évidemment beaucoup
plus difficiles, je les vis moi-même.
Que l’on soit sur site où nous sommes un peu entravés dans nos mouvements
ou chez nous en télétravail, isolés, parfois seul, en grand manque de
collègues, de rires partagés, de cafés partagés et de discussions à bâtons
rompus sur le travail ou d’autres sujets, toutes ces relations au travail
social nous manquent terriblement.
J’espère que ces fêtes de fin d’année seront pour vous l’occasion de
retrouver des amis, de retrouver des proches, de retrouver cette chaleur
humaine qui est si importante pour nous tous et aussi de nous évader de ces
soucis du quotidien et de vous reposer.
Je vous souhaite de très très belles fêtes et sachez que j’aurai un
très grand plaisir à vous retrouver tous début janvier pour que nous démarrions
tous ensemble une nouvelle et belle année 2021. Très belle fête à vous tous et
à très très vite »
La sénatrice Catherine Morin-Dessaily au CSA en janvier ?
C’est assez
incroyable mais le bruit circule avec insistance depuis quelques jours maintenant
de la probable nomination par Gérard Larcher président du Sénat de l’ex- Présidente
de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat de
Catherine-Morin Dessaily « qui n’avait pas été reconduite [en octobre dernier]dans ses fonctions en raison de la règle
interne du Sénat qui veut qu’un président de commission ne puisse rester
au-delà de six ans. »
Une nomination que Roch-Olivier Maistre qui s’agite tous
azimuts pour le remplacement de deux des membres du CSA en janvier, verrait
d’un très bon œil évidemment...Ce qui soit dit en passant ne serait pas sans poser quelques problèmes déontologiques !
La sénatrice du groupe Union
centriste pro Ernotte dont il est très proche et qui n'a semble-t-il pas ménagé sa peine en juillet dernier, plaide en effet tout comme lui pour l'ARCOM.
Cette nomination arrangerait donc bien les affaires de l'énarque qui se verrait bien
président de cette ex-future instance de régulation fruit de la fusion entre Hadopi
et le CSA qui était prévue dans la loi audiovisuelle abandonnée depuis.
Le dernier tweet
de l’intéressé surnommé tweetor-régulator en est une assez bonne
illustration (ci-après). ROM tweete pour que tout le monde le voit, à son ami
Sébastien Soriano qui quitte l'Arcep pour
prendre la direction générale de l'IGN « Au-delà de nos liens d’amitié,
je veux te remercier de cette collaboration confiante et fructueuse que nous
avons réussir à construire ensemble entre Arcep et CSA. On en parlait ! On
l’a fait ! Bon vent ami. Gardons le fil »
Autrement dit,
moi ROM j’ai réussi à construire une collaboration entre Arcep et CSA
- donc je suis l’homme idoine pour l’ARCOM ! – et je le montre bien sur
les réseau sociaux…ça peut servir !
Peu crédible
tout de même de souhaiter Bon vent à un amisur Twitter
avec une telle formule Gardons le fil lorsque tout le monde
sait que lorsqu’on a un ami on lui téléphone, au mieux on lui dit de vive voix !
Le président
Larcher pourrait-il se laisser séduire voire convaincre ?
Un
poste créé spécialement à France Télés pour le cofondateur des Jeunes avec
Macron.
La
note est datée du 16 décembre alors qu’elle indique curieusement que l’intéressé est déjà en poste depuis le 7 décembre.
Le co-fondateur
des Jeunes avec Macron,Florian Humezvient en effet d’être nommé par Ernottesur proposition de Francis Donnat
secrétaire général de France Télés « directeur des relations avec les
Pouvoirs Publics ».
Cette
nomination fait beaucoup de bruit en interne comme à l’extérieur chacun s’en
doute, qu'elle que soit la manière dont on la voit !!
Elle intervient au moment où le magazine Challenges révèle aujourd’hui
que "Le
Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire concernant le
contrat cadre liant France Télévisions et Nagui (groupe Banijay) sur la période
2017-2020, après une plainte pour abus de confiance déposée le 22 septembre par
la CGC". (*)
Quelques
relations que puisse avoir l’ex-assistant parlementaire avec les Pouvoirs publics, cela ne changera pas grand-chose au cours de la Justice.