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mardi 18 mai 2021

Emmanuel Macron a tweeté et dans la foulée Ernotte doigt sur la couture, communique...

Emmanuel Macron a tweeté et dans la foulée Ernotte doigt sur la couture, communique...

"Chaîne de l’animation et de l’éducation, France 4 a pris une place à part dans les foyers, notamment depuis la pandémie.

Je souhaite qu’elle poursuive sa mission autour de deux axes : jeunesse en journée, culture en soirée, pour prolonger le succès de l’expérience Culturebox."

Il n'aura fallu que quelques minutes à l'ex-Orange après le tweet d'Emmanuel Macron posté dans l'après-midi pour adresser un communiqué aux salariés de France Télés (*)

et retweeter les quelques lignes du Chef de l'État pour s'enorgueillir  
 

Les nombreuses réactions ne se sont pas plus fait attendre...nombreux sont ceux qui se demandent comment un Président en exercice peut écrire " Pour prolonger le succès de l’expérience Culturebox " alors même que la chaîne éphémère n'était pas officiellement mesurée en audience et qu'officieusement quelques 300.000 téléspectateurs seulement l'ont suivie.

Et de fixer les deux axes de sa mission : "jeunesse en journée et culture en soirée"

Rien d'étonnant en somme après les engagements publics qu'il prenait concernant  France Ô dont il réaffirmait publiquement en 2017  - preuve à l'appui (*) toute l'utilité sur la TNT...avant que ne soit signé le décret de sa mise à mort quelques mois plus tard !





Natixis Interépargne : énième cabinet conseil à France Télés payé par le contribuable – il n’y a plus que ça – pour distribuer ou pas, la prime d’intéressement !

Natixis Interépargne : énième cabinet conseil à France Télés pour ne pas dire une banque payée par le contribuable (*) – il n’y a plus que ça – pour distribuer ou pas, la prime d’intéressement !

Les salariés de France Télés sont supposés avoir tous reçu le mail de la direction les informant qu’une fois de plus, l’entreprise a recours à un cabinet extérieur Natixis Interépargne pour s’occuper de l’affectation d’une prime d’intéressement en cas d’éligibilité.

En cas de non-réponse, Natixis la placerait automatiquement ! 

« La prime d'intéressement va vous être versée prochainement si vous répondez aux critères d'éligibilité de l'accord d'intéressement.

Pour permettre de constituer une épargne de bénéficier de conditions financières et fiscales avantageuse, des accords d'entreprise a été conclu créant un plan d'épargne entreprise (PEE) et un plan d'épargne retraite collectif (PERCOL).

La gestion de ce dispositif sera assurée par Natixis Interépargne.

En pratique les salariés de Métropole et des départements et régions d'Outre-mer (DROM) éligibles au dispositif PEE/PERCOL tels que définis dans les plans d'épargne seront destinataires des messages ci-dessous.

Ces mails seront envoyés sur la messagerie professionnelle des salariés en activité (ou à défaut personnelle quand elles sont connues). Les autres salariés recevront un courrier postal de la part de Natixis Interépargne (si absence longue durée ou mail inconnu).

- Un mail de bienvenue et d’ouverture de la rubrique intéressement vous invitant à vous diriger sur votre espace personnel Natixis sera adressé mardi 11 mai par gestion@email.interepargne.com

- Lorsque vous cliquerez sur le lien de connexion, un second mail d’activation de compte vous sera envoyé par infomail@natixis.com.

- Attention à ne pas détruire ces messages, ils vous permettent de vous connecter à votre espace. » indique le mail que visiblement beaucoup n’ont pas reçu !

En admettant que le salarié soit éligible aux quelques centaines d’euros qu’il pourrait percevoir, la direction va même jusqu’à lui indiquer « Comment utiliser la prime d’intéressement 2020 ? »

« A compter du 21 mai, les bénéficiaires de Métropole et DROM seront interrogés directement par Natixis Interépargne.

L’expéditeur sera gestion@email.interepargne.com et l’objet du mail sera : Investissez votre intéressement.

Vous devrez alors exprimer votre choix :

- investissement total au sein du PEE et/ou PERCOL avec exonération d’impôt sur le revenu si la somme est placée pendant 5 ans minimum,

- encaissement total de la prime qui sera alors versée par Natixis Interépargne à l’issue de la période d’interrogation et sera soumise à impôt (la déclaration sera faite par Natixis Interépargne en fin d’année),

- panachage entre investissement et encaissement. La fiscalité sera appliquée au prorata. » explique l’ex-Orange et son staff, laissant à Natexis le soin d’orienter tout un chacun vers ses services donc vers ses caisses !

Natixis Interépargne indiquera même « Comment alimenter son PEE/PERCOL »

« Soit en y versant :

- la prime d’intéressement-

- des versements volontaires

- le transfert de jours du Compte Epargne Temps (CET)

- le transfert d’avoirs détenus au sein d’un autre dispositif »

Enfin, les concernés (en un seul mot !) par le dispositif PEE/PERCOL ouvert à l’ensemble des salariés disposant des conditions d’ancienneté et filtrés par Natxis sont:

« - Métropole /Départements et Régions d’Outre-mer (DROM)

- Collectivités d’Outre-mer (COM)

- Les salariés de Saint-Pierre et Miquelon et Wallis et Futuna bénéficient du seul dispositif PEE dans des conditions fiscales spécifiques. L’ouverture de celui-ci est différée en raison de l’étude de la fiscalité applicable localement. En raison de la réglementation spécifique applicable localement, les collaborateurs de Nouvelle Calédonie et de Polynésie Française ne rentrent pas dans le dispositif PEE/PERCOL. Pour la Nouvelle Calédonie, une adaptation juridique du dispositif PEE ultérieure sera nécessaire, en application des textes locaux »

En somme Natixis s’occupe de presque tout : de la pub, du triage, de la retape, de l’orientation, du placement et de tout ce qui va avec !

Leur slogan traduit en bon français parle de lui-même, c’est « Au-delà du service bancaire ».

(*) Lire aussi l'article de Médiapart parmi tant d'autres sur les pratiques de Natixis, signé Laurent Mauduit et intitulé "Un nouveau scandale éclabousse la banque Natixis"







La CGT de France Télés dit et écrit « comprendre l’objectif de la direction de renforcer FTV Studio » (sic)

La CGT de France Télés dit et écrit « comprendre l’objectif de la direction de renforcer FTV Studio » (sic)

Non, il ne s’agit pas d’une coquille. La phrase figure bel et bien dans le compte-rendu que fait la CGT des séances du CSE Siège du 11 et 12 mai 2021

Au chapitre « Projet d’apport par France Télévisions à France Télévisions Studio de l’activité de production (siège) d’émissions en gestion directe », la formule « ça coince toujours » après les deux points qui servent à marquer un lien logique entre deux propositions (cause, conséquence…), en dit long.  

Autrement dit, avec un peu d’huile dans les rouages, ça coincerait moins !?

Il convient de se pincer avant de lire la suite pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un rêve mais des écrits du syndicat proche de la direction qui indique « Elle a quand même décidé [la direction donc, ndlr] d’apporter quelques évolutions à son projet initial. Celui-ci sera mis en œuvre au 1er janvier 2022 et non plus au 1er septembre 2021, afin de permettre aux organisations syndicales des deux entreprises concernées de négocier en amont les points litigieux, selon des modalités qui restent assez opaques ».

Voilà donc noir sur blanc la dernière trouvaille de l’organisations proche de la direction avec certaines autres qui disent la comprendre : « On gagne 4 mois, on négocie les soi-disant points litigieux [illégaux serait plus juste, ndlr], on garantit l’emploi FTV Studio évidemment, ndlr], on répond aux questions restées sans réponses… » et la direction et ses alliés signent avant la fin 2021 un accord de transfert !

Comme si cela ne suffisait pas, la CGT qui dit comprendre cette stratégie de groupe et s'en est récemment félicitée, reconnait bien que puisqu'il y a deux entreprises distinctesil y aurait bien le cas échéant: changement d'employeur, de contrat de travail, de CSE, etc...Quid d'ailleurs de cotisations retraite? 

Hop ! le tour est joué ! La manip est tellement grossière que certains espèrent même qu’elle passerait.

Non, elle ne passera pas. Elle est illégale sur la forme comme sur le fond et l’enfumage que certains s’évertuent à mettre en œuvre pour faire avaler la couleuvre aux salariés visés, a de quoi sidérer !  

« La direction s’est déclarée prête à s’engager par écrit, à garantir l’emploi de chaque salarié concerné par le transfert » indique la CGT…Un peu comme si la nouvelle entité née, hier de la fusion TF1-M6 (à lire sur le blog) garantissait à l’emploi à l’ensemble des salariés des deux entreprises !  

Le fait de transmettre, « à la direction, en ouverture du CSE, le résultat de la pétition en ligne sur Internet signée par plus 578 salariés demandant le retrait du projet de transfert automatique des 84 salariés de FTV vers FTV Studio », n’empêche rien chacun le sait. 

Pas plus que le pseudo dénigrement de Sitbon-Gomez – « La direction a réagi avec énervement, en se permettant de caricaturer avec une certaine mauvaise foi la position de ses contradicteurs » – qui affirme que « son projet initial avec quelques évolutions, sera mis en œuvre ».

Le reste c’est de la poudre aux yeux :

« Le CSE qui s’interroge notamment sur la notion d’entité économique autonome, condition essentielle pour valider les émissions transférées » a déjà sa réponse « La direction en est convaincue, elle liste un certain nombre d’éléments "corporels et incorporels" qui selon elle le démontrent selon les critères de la jurisprudence »

Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore compris, validation ou pas, chacun saisit que le fait pour les 2 secrétaires CGT d’avoir inscrit ce point à l’ordre du jour du CSE Central et 15 jours plus tard du CSE Siège (ce qui en soi, est déjà illicite), fait courir le compte à rebours !

« L’expert [Sécafi-Alfa, la boite de Jacques Denoyelle l’actuel DRS de FTV, ndlr] qui se dit lui aussi, en attente des éléments qui lui permettront de rédiger son rapport et donner son point de vue » - nul doute, vous verrez, qu’il sera réservé sur certains points mais favorable dans l’ensemble à l’apport après les garanties fournies !

« Au final, c’est bel et bien la justice qui tranchera puisqu’elle est saisie par le CSE et par le CSEC » entonnent en chœur les deux cégétistes.

Nous savons déjà que c’est Maître Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS l’avocate attitrée de la CGT qu’ils ont choisie et surtout pas Maître Joyce KTORZA dont les immenses victoires en matière de droit social ne se comptent plus et dont le cabinet a conclu à plusieurs reprises sur son blog à l’illicéité ces transferts mais quelle pourrait donc être la procédure ?

Redisons-le, celle qu’a choisi de déposer la CGC devrait l’être sous forme d’un référé devant le Tribunal judiciaire de Paris.  

lundi 17 mai 2021

Le groupe Bouygues et sa filiale TF1 vont annoncer le rachat de 30% du groupe M6.

Le groupe Bouygues et sa filiale TF1 vont annoncer le rachat de 30% du groupe M6.

Apparemment ça y est. Le groupe Bouygues va racheter environ 30 % des titres du groupe M6 mis en vente par l'allemand Berteslmann. Ce dernier conservera toutefois quelques 16 % du capital pour mener les négociations avec l'Autorité de la concurrence.

Les deux groupes qui doivent obtenir le renouvellement de leur autorisation d'émettre par le CSA en 2023 et travaillaient à cette opération de fusion depuis plusieurs semaines ont mis à profit le long pont de l'Ascension pour parvenir à cet accord.

Ce rapprochement entre le numéro un de la télévision gratuite privée TF1 avec M6 le numéro 2 du même  secteur, ne devrait toutefois pas être effectif avant la fin de l’année prochaine ; le temps que les discussions avec l'Autorité de la concurrence et le Conseil supérieur de l'audiovisuel aboutissent.

C’est Nicolas de Tavernost l’actuel président du directoire du groupe M6 qui pilotera le nouvel ensemble en tant que PDG. Gilles Pélisson, l'actuel PDG du groupe TF1 rejoindra pour sa part, la direction générale du groupe Bouygues pour diriger les activités médias et développement.



L'ex-Orange féministe auto-proclamée, sert de fusible pénal à son responsable RH !!

L'ex-Orange féministe auto-proclamée, sert de fusible pénal à son responsable RH !!

Dans ce feuilleton judiciaire où la CGC est au côté de la salariée qui voit chacune de ses procédures défendues par le cabinet Roumier couronnées de succès, la défausse d’Olivier Godard le DRH responsable de la salariée plaignante, a vivement fait réagir le cabinet Ktorza.


« Quand Monsieur Olivier Godard, le DRH responsable de la salariée plaignante, entre dans la salle d’audience des appels correctionnels, il n’a, lui, guère le choix…

Quoi qu’il plaide, il va nécessairement recourir à l’une des trois défenses utiles dans notre système judiciaire :

1. Il n’y a pas eu meurtre (nier l’infraction). Exemple : l’autopsie n’exclut pas l’hypothèse de la pandémie.  

2. Vous avez une excuse (nier votre responsabilité). Exemple : c’est Mémé qui vous a fait signe de la débrancher…

3. Ce n’est pas vous c’est l’autre (faire porter le chapeau à un tiers, absent de l’audience).

Dans toutes les affaires pénales dont la presse se fait l’écho, vous pouvez ramener les arguments de fond de la défense à l’une de ces trois lignes. Un choix délicat pour le prévenu. » peut-on lire sur le blog du cabinet qui ajoute:

« Parce que, ayant oublié ses papiers (les CDD ) à la maison, il ne peut discuter l’infraction. Et parce que, n’osant pas dénoncer ses patronnes, il ne peut invoquer l’excuse d’obéissance. 

Il ne lui reste que la troisième ligne, celle du « c’est pas moi M’sieur ».

Il va donc se lancer dans une fort jolie danse, le « mashed potatoes », en français la « patate chaude », qu’on peut ainsi résumer :

En 2013, c’était le rédacteur en chef qui était en charge des CDD. Un opérationnel, donc. Pas un DRH. Or Monsieur Godard est DRH. Donc innocent.

Par ailleurs, quand survenait un problème, c’était le DRH régional qui intervenait. Pas le DRH du réseau national. Or Monsieur Godard est DRH au national. Donc innocent.

Et au surplus, même si on voulait engager la responsabilité du national, à l’époque ce n’était pas lui qui occupait le poste. Monsieur Godard ne saurait donc en endosser l’éventuelle responsabilité car il est un simple Cadre, pas un mandataire social de FTV. Donc innocent.

Monsieur Godard développe une défense élaborée, énergique. Il n’a aucune intention de porter l’inévitable condamnation… même si elle se limite, pour un primo-délinquant, à une amende pénale.

Après tout, un cadre RH qui charge les opérationnels et ne couvre même pas ses collègues RH… c’est son droit mais charger l’absente débordée, c’est assez inhabituel.»

« Que va en dire la Cour ? » s’interroge le cabinet qui analyse le jugement rendu :

« Là encore – comme dans nombre d’affaires que nous chroniquons – le principal sentiment qui va faire basculer les juges, c’est l’exécrable impression produite par l’entreprise publique.

Récapitulons ce qu’ils ont retenu de l’audience :

- L’infraction est évidente. La jurisprudence pénale est formelle sur la question. 

- Elle est aussi une pratique habituelle, même la défense le reconnait.

- La direction générale n’assume pas, puisque l’ex-Orange s’est défilée.

- Elle s’est défilée physiquement (overbookée aux dates où son entreprise est citée en justice !) et elle s’est défilée juridiquement, selon les propres termes de la Cour. 

En effet, les magistrats écrivent dans une exaspération à peine contenue :

« Demeure le constat que la société France Télévisions n’est pas en mesure de remettre à l’autorité judiciaire les CDD… » ( page 13 )

« Totale carence, personnelle à cette personne morale, de produire les contrats de travail » (page 13 )

« Au jour où la Cour statue, le défaut de toute indication sur ces raisons objectives subsiste » (page 16, il s’agit des raisons objectives exigées en cas de succession de contrats précaires )

« Pas plus devant la Cour que devant le Tribunal, ces raisons objectives n’ont été communiquées » (page 16 )

« La défense de cette personne morale manque à verser aux débats un argument ou moyen quelconque de nature à invalider cette motivation (celle du Tribunal correctionnel) » ( Page 19 )

Finalement la Cour d’appel règle les comptes avec précision :

Pour répondre du délit, seul un salarié s’est présenté. Lequel, certes, s’est prononcé contre l’intégration de la journaliste, mais n’a pas lui-même établi les CDD. He didn’t do it. Pour celui-là : relaxe. 

Mais pour l’entreprise, en la personne de ses dirigeants conscients du délit, et aggravant leur cas en avançant que les mobiles sont les impératifs financiers, la condamnation est confirmée.

Conclusion :

Pour Monsieur Godard : objectif atteint. Ernotte doit assumer, lui est innocent.

Pour la direction générale : catastrophe. Notamment parce que l’emprisonnement est encouru en cas de récidive.

Enfin pour tous ceux qui aiment bien comprendre : bizarre. Pourquoi cette stratégie de défense, axée sur la protection d’un acteur marginal et sur la défausse du service RH, quitte à pointer les opérationnels et laisser la direction générale subir la sanction ? »

Le dossier est aujourd’hui devant la Cour de Cassation e raison du pourvoi formé par France Télévisions à l’encontre de l’arrêt rendu par le pôle 5 chambre 12 des appels correctionnels de la Cour d’appel de Paris et le post-scriptum du dernier papier du cabinet Ktorza en dit long sur les risques encourus :

"Dans cette affaire, le débat d’idées entre le Tribunal correctionnel et la Cour d’appel est solidement étayé et pourrait conduire à une innovation jurisprudentielle.

En première instance : alors que l’approche actuelle conduit à relaxer les cadres salariés, pour réserver les condamnations aux chefs d’entreprise quand l’infraction relève d’une décision de direction générale, le Tribunal a tenté de punir tout de même l’exécutant. 

Pour ce faire, les premiers juges ont proposé que le DRH, par le pouvoir de direction dont il dispose en matière sociale, s’assimilerait à un membre de direction générale. Il devient alors tout aussi responsable, et condamnable, que le chef d’entreprise lui-même.

La Cour d’appel n’a pas suivi le Tribunal dans cette ligne. 

Elle propose une approche autre mais tout aussi innovante : 

En cas d’infraction commise en exécution d’une politique générale, seraient condamnables, dans le même temps, le chef d’entreprise – responsable du système délictueux, et son collaborateur – auteur d’une infraction particulière dans le cadre dudit système. 

La Cour ne pousse pas cette idée à son terme dans le cas de Monsieur Godard, parce que ce dernier n’a pas commis personnellement les infractions reprochées ; mais s’il avait signé l’un des CDD… 

Ce que suggère finalement la Cour conduirait à l’avènement d’une « pan-responsabilité », associant celle de l’auteur ( le RRH ) et de l’instigateur ( le PDG ). 

Détonnant !

A suivre, puisque quelqu’un à France Télévisions a décidé de porter l’affaire des menottes roses en cassation…." 

dimanche 16 mai 2021

Nagui samedi soir sur France 2, fait deux fois moins bien que TF1.

Nagui samedi soir sur France 2, fait deux fois moins bien que TF1.

Ce samedi 15 mai, TF1 explose une fois encore les compteurs avec une audience à 25,3% pour 5 365 000 téléspectateurs. Certes, c’était la finale en direct de « The Voice » mais l’animateur-producteur qui ne compte plus ses prime- time sur France Télévisions, ne réalise qu’un score qui lui fait tout juste passer la barre des dix pour cent avec 11,3% réalisés avec « N’oubliez pas les paroles »…même pas la moitié de La Une.

C’est nettement moins bien qu’un autre des nombreux prime-time qu’il a signés avec l’ex-Orange, "L'école de la vie" adaptation du format québécois "30 vies" coproduite par Nagui via Fiction'Air - Banijay studios France (là où est retourné Candilis) et France Télévisions.

Les six épisodes de la fiction portée entre autres par Guillaume Labbé, Florence Pernel, Bruno Sanches et madame Nagui Mélanie Page après un 13,8% pour le premier numéro, positionnait ensuite la série à la troisième place des audiences en prime time dans un contexte concurrentiel marqué par le très médiatique "Top Chef" sur M6…à tel point que l’ex-Orange et son ex-dircab n’ont pas encore formellement décidé de s’engager sur une saison 2 !



samedi 15 mai 2021

La campagne des régionales se fera principalement sur les plateaux télé et dans les studios de radio, déclare Jean Castex.

La campagne des régionales se fera principalement sur les plateaux télé et dans les studios de radio, déclare Jean Castex.

En voilà un scoop ! A environ un mois du prochain scrutin, le Premier ministre qui prône la mobilisation générale, veut pour France 3 et France Bleu un déploiement d’ampleur destiné à suivre les élections régionales et départementales qui auront lieu les 20 et 27 juin.

« C’est une exigence de service public » indique le chef du gouvernement qui ajoute « les candidats devront faire l’impasse sur les réunions publiques, au moins jusqu’au 9 juin, en raison des mesures sanitaires ».


Waouhhhh… Quelle annonce ! Parce qu’avant, ce n’était pas le cas ? La « Radio-Télévision devrait donc recevoir les têtes de liste se présentant dans les 13 régions. Un truc de dingue, quoi !

A croire que les autres chaînes de la TNT, TF1 en tête, seraient totalement larguées !! 

François Desnoyer, directeur du réseau régional de France 3 qui compte 13 stations régionales et 24 antennes locales comme Jean-Dominique Casalta directeur de France Bleu et transfuge de France Médias Monde, rivalisent de lieux-communs.

Attention c’est du lourd et surtout du jamais vu : « Les enjeux locaux seront largement suivis sur les antennes de l’audiovisuel public (radio et/ou télé)…avec pour ambition d’être un grand lieu de débat et d’expression politique pour ces deux scrutins ».  

Il faut tout de même s’accrocher tant cela est nouveau pour des élections régionales...et ça ne s’arrête pas là, non ! 

Les matinales de France Bleu filmées par France 3 qui sont à la télévision moldave ce que le boudin est aux pommes, seront largement consacrés aux élections régionales et départementales pendant la période électorale.

Mais où vont-ils chercher tout cela ? Enfin, tous ceux, originaires d’une région mais n’y résidant pas pour diverses raisons, pourront « suivre l’ensemble des débats à la carte sur le site internet de France 3 et de France Bleu mais aussi sur les box des opérateurs en allant sur les canaux dédiés aux chaînes locales » mais également les revoir tous en boucle sur le canal 27 de la TNT (la chaîne la moins regardée de la TNT, à part peut-être LCP-Public Sénat) qui les diffusera tout au long de la nuit.

Il y a vraiment de quoi rester baba devant tant d’innovations !!! 

vendredi 14 mai 2021

Les méthodes de France Télés dénoncées par Le Canard enchainé.

Les méthodes de France Télés dénoncées par Le Canard enchainé.

En France, le principe du contradictoire constitue sans doute le principe fondamental de toute procédure civile, pénale et administrative. Il est d’ailleurs consacré par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et le Conseil d’État comme un principe général du droit et l’une des principales traductions concrètes de la notion de procès équitable.

Le principe du contradictoire garantit tout d’abord aux parties qu’elles ne seront pas jugées sans avoir été sinon entendues, du moins appelées. Notamment, la personne qui n’a pas eu connaissance de l’instance menée à son encontre possède certaines garanties, tant du point de vue des voies de recours qui lui sont ouvertes que de l’exécution de la décision.

Le principe du contradictoire garantit en outre à chaque partie le droit de prendre connaissance des arguments de fait, de droit et de preuve à partir desquels elle sera jugée.

Les différents intervenants du procès doivent donc se montrer loyaux et diligents dans la communication de leurs pièces et conclusions : tout élément produit en justice devant pouvoir faire l’objet d’un débat, il doit en conséquence être communiqué à l’adversaire. Le juge lui-même est tenu de respecter le principe du contradictoire, par exemple lorsqu'il envisage de soulever d’office un argument de droit : il doit dans ce cas mettre les parties en mesure de s’expliquer sur ce point, sous peine de ne pouvoir l’utiliser dans sa décision.

Le caractère contradictoire de la procédure permet ainsi de s’assurer de la préservation des droits de chaque partie. Son non-respect est d’ailleurs sévèrement sanctionné : le juge peut, par exemple, écarter des débats des éléments communiqués tardivement ou partiellement par une partie à ses adversaires.

 

A France Télévisions, il semble bien que tel ne soit pas le cas. 


Sans prendre partie de quelque façon que ce soit dans tel ou tel contentieux, le blog CGC Média constate que cela fait deux semaines que Le Canard enchaîné met en avant les invraisemblables méthodes de France Télévisions.

 

Le palmipède fait référence à une décision du Conseil des Prud’hommes de Paris prononcée sous astreinte qu’à l’évidence France Télés a décidé de ne pas mettre en œuvre.

 

Dans le cadre de l’une enquête interne pour harcèlement menée au Service des Sports l’année dernière et confiée au cabinet Interstys après les révélations de Clémentine Sarlat y ayant travaillé et des propos qu’elle avait tenus dans une interview au journal L’Equipe, la direction de France Télés n’avait pas cru nécessaire de communiquer aux salariés qu’elle allait virer les éléments qu’elle détenait dans le respect justement de l’intangible principe du contradictoire.

 

Il n’est pas question ici de refaire l’enquête menée par Interstys mais de comprendre comment un employeur peut à ce point passer outre les obligations légales et s’assoir ainsi sur le Droit !   

Extrait du Canard 

« Dans l'affaire des trois journalistes virés du service des sports de France Télés après les dénonciations de leur ex-collègue et les accusations d'un rapport d’Interstys, le groupe public refuse toujours de communiquer à l’un des journalistes, l'intégralité des documents composant l'enquête du cabinet Interstys, comme l'ont ordonné le 2 avril les Prud'hommes et cela sous astreinte de 200 euros par jour.

L’intéressé vient de recevoir une simple synthèse pleine de généralités sur le service des sports mais vide des fameuses accusations anonymes qui avaient servi à le faire virer. »

« Manquerait plus qu'il ait le droit à une défense ! » ironise l’hebdomadaire…

Pas grave pour l’ex-Orange et ses thuriféraires, l’astreinte c’est de l’argent public donc c’est le contribuable qui la paieraPas grave non plus, que le plaignant n’ait toujours pas accès aux accusations anonymes qui ont conduit à son licenciement !  

Notre petit doigt nous dit qu’en plus des procédures prud’homales en cours, tout cela finisse rapidement devant le Tribunal judicaire de Paris avec une ou plusieurs plaintes au Pénal contre le représentant légal de France Télés.


jeudi 13 mai 2021

L’ex-dircab d’Ernotte affirme au CSE Siège de France Télés que les transferts ne se feront pas avant janvier 2022 !

L’ex-dircab d’Ernotte affirme au CSE Siège de France Télés que les transferts ne se feront pas avant janvier 2022 !

Les « amabilités » ont visiblement fusé à la séance du CSE Siège de France Télés qui s’est tenu ce mardi 11 mai, s’agissant du point sur les transferts de salariés de l’entreprise unique voulue par le législateur vers la SASU Le Studio.

Les élus de la CGC jugeant ces mouvements totalement illégaux tant sur la forme que sur le fond, ont annoncé qu’ils quittaient ladite séance comme ils l’avaient fait la fois précédente.

Après leur départ, le secrétaire de l’instance qui avait mis le point à l’ordre du jour dès le mois d’avril et l’ex-dircab d’Ernotte remonté contre les élus qui ont voté le principe d’une procédure devant du Tribunal judiciaire, se sont colletés.

L’un montrant son agacement et exigeant de savoir sur quels fondements reposait la saisine à venir, l’autre n’aimant pas beaucoup le ton du représentant de la direction, n’en disant mot.  

« Menteur » pouvait-on entendre des deux côtés de la salle de réunion.

« Il n’est pas question de forcer les salariés à accepter ces transferts qui de toute façon, ne se feront pas avant janvier 2022 », a tenu à faire savoir le numérobis ernottien que personne n’a vraiment cru.

« J’irai jusqu’au bout » a-t-il lancé, perdant un tantinet ses nerfs et prévenant l’assemblée qu’il n’était pas là pour se laisser faire !

Il convient ici de rappeler que ces propos sont en totale contradiction avec ce que la direction avançait mais surtout écrivait noir sur blanc comme le démontrait, il y a peu le blog CGC Média dans son article « Les ignobles bobards de France Télés pour les transferts illégaux maquillés en soi-disant apports industriels tout aussi illicites ».

Aller raconter que les salariés auraient le choix alors même que la direction dans ses écrits indique clairement "Les contrats étant transférés de manière automatique, aucun consentement oral et/ou écrit n’est nécessaire. C’est un transfert collectif qui s’appliquant à tous", c’est imaginer prendre les salariés concernés pour de andouilles.

Une chose est certaine, dès que nous aurons connaissance du référé que va déposer le SNPCA-CGC pour faire stopper ce trouble manifestement illicite et sanctionner pour ce viol manifeste de la Loi, nous ne manquerons pas de tenir nos lecteurs informés.   

mercredi 12 mai 2021

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte a encore raté son coup avec le doc sur France 2 célébrant le peuple de Gauche.

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte a encore raté son coup avec le doc sur France 2 célébrant le peuple de Gauche.

Dans quelques mois, il se murmure qu’Anne Hidalgo la grande copine d’Ernotte devrait contre toute attente être quand même candidate à la présidence de la République« Comme ça, il y aura un candidat de Gauche à l’élection » résument certains de proches de la maire de Paris.

Ce mardi 11 mai pour célébrer le 10 mai 81 – le lendemain pour la veille ! – le tandem composé de l’ex-Orange et de l’ex-Vert (Sitbon-Gomez) avait décidé de programmer une soirée spéciale "10 mai 81, changer la vie" faisant autour du programme un copieux battage, tout comme cela avait été le cas pour la Spéciale Europe la semaine précédente qui s’est ramassée une gamelle sans nom.

« On est allés chercher des archives à l’étranger. La télé suisse avait envoyé des documentalistes à l’époque pour sonder la France. On n’avait jamais vu leurs images » s’enorgueillissait Cécile Amar sur le site de franceinfo : qui pour sa part lançait le compte -à-rebours :  «  " 5…4…3…2…1. François Mitterrand est élu président de la République." Ce 10 mai 1981, à 20h, Jean-Pierre Elkabbach annonce sur Antenne 2 la victoire du candidat de la gauche à l’élection présidentielle, une première sous la Vème République. »

Malgré l’appel au « peuple de gauche qui célébrait alors l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand avec des scènes de liesse ont lieu dans toute la France » de se souvenir mais aussi qui sait de se réjouir à l’avance pour 2022 – ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?  – le programme devait faire un tabac !

C’est un nouveau flop – on ne les compte plus - pour l’ineffable duo avec 6,8% seulement d’audience pour 1,54 millions de curieux ou de nostalgiques, qui pourtant se félicite ici et là de cette belle soirée.

Gageons que le tandem trouvera le moyen dans les mois à venir, de remettre le couvert sans ménager ses efforts pour la promo dédiée à ce genre de rendez-vous !