Emmanuel Macron a-t-il décidé de tuer la télé publique en promouvant la « Honte
de la République »?
Dire qu’il y a quelques mois après avoir qualifié de « Honte de
la République » la gouvernance de France Télévisions, Emmanuel Macron
parlait d’un big bang pour la télé publique ! Aujourd’hui
la casse de la télé publique organisée depuis l’été 2015 non seulement se poursuit
mais surtout s’accélère…Il n’est d’ailleurs pas exclus qu’avant le
printemps 2022, elle soit tombée si bas que son redressement ne soit plus
possible.
Ce n’est pas son tweet sur le maintien du canal 14 de la TNT grâce à l’imaginaire
succès de Culturebox (300.000 téléspectateurs grand max…) et la com’ sur
le maintien en journée de France 4 chaine qui n’apparait même plus dans les
tableaux des audiences mesurées au quotidien(*)qui vont inverser quoi que
ce soit !
(*)
Ce ne sont pas non plus les annonces perpétuelles de l’ex-Orange, sous le
coup ès qualité d’une enquête préliminaire de PNF (Parquer National Financier)
qui vont changer cette déliquescence programmée de la télé publique bien au
contraire.
La « dame de Suez »quidéclarait au Parisien,oubliant au passage ses obligations de réserve et d’impartialité impératives
à l’UER,« Quel que soit le résultat du test [le test en question étant d’ailleurs négatif,
ndlr]la France n’a pas du tout l’intention de
déposer une réclamation. S’ils se droguent, s’ils ont mis leur slip à
l’envers ou machin... Ce n’est pas mon problème. Ce sont des choses qui ne me
concernent pas.[En 2022]Nous gagnerons à la loyale », peut donc continuer la casse de l’entreprise et
sa désagrégation programmée au profit du Net, ce qui n’a aucun sens.
Dernière annonce en date – attention c’est du lourd – « Les internautes
françaisdevraient pouvoir accéder gratuitement, depuis le site Francelnfo.fr,
aux contenus texte et images de neuf chaînes européennes partenaires, toutes
membres de l'UER. » [encore et toujours le Net donc, ndlr]
Pour cela, l’ex-Orange enchaîne les communiqués « Le directeur
de l'innovation et des affaires internationales de France Télévisions, Eric Scherer,
a été missionné avec son homologue espagnole de la RTVE, Asun Gomez-Bueno, pour
développer News Pilot », ajoutant « La seconde phase
du projet, à destination du public, démarre le 1er juillet. »…Ah bon ? Parce qu’il y a avait eu une première phase ?!
Elle aurait été franchie en février et « la quinzaine
de médias partenaires pour ce volet du projet » utilisant déjà
depuis plusieurs mois « un outil BtoB leur permettant d'effectuer
une veille sur les contenus numériques de leurs homologues européens » avecNews Pilot « viennent de franchir le cap des échanges numériques »…
C’est
dingue et personne n’en avait réellement pris conscience !
Si avec ça et malgré ses intempestives prises
de paroles sur le concours de l’Eurovision 2021 et le tapis de cette grotesque
polémique dans laquelle elle s’est pris les pieds, elle n’est pas nommée par l’Exécutif
à un haut poste au niveau de l’Europe…Alors là ?!
« Nous gagnerons à la loyale »déclare de façon stupéfiante Ernotte l’harangueuse européenne.
C’est l’hallucinante déclaration que vient de faire, ce
24 mai, Delphine Ernotte au Parisien.
« L’Eurovision est une saine
compétition, sans coup fourré, avec beaucoup de fair-play et d’amitié entre les
équipes et il faut conserver cet esprit » lançait ce lundi matin celle qui n’avait pas un mot hier dans un
communiqué interne à France Télévisions annonçant la belle prestation de la
française, ajoutant « Nous voulons gagner, mais nous irons avec plaisir
l’an prochain en Italie. Et nous gagnerons à la loyale ».
« Quel que soit le
résultat du test, la France n’a pas du tout l’intention de déposer une
réclamation »avait affirmé Delphine Ernotte laissant, de fait, planer un doute
et précisant pour la posture « Le vote est extrêmement clair en
faveur de l’Italie. Elle n’a pas volé sa victoire et c’est ce qui compte »...Une réclamation à quel titre ??
Seulement
voilà, ce lundi soir « Le résultat du test du grand gagnant
2021 du célèbre concours international de la chanson est tombé : le
chanteur de rock italien n'a pas consommé de substances illicites ».
Qu’est-ce peut donc bien signifier dans la bouche de celle qui
parachutée l’an dernier à l’UER et aurait donc dû garder une impérative
impartialité dans cette sordide polémique : « Nous
gagnerons à la loyale » ? Cela laisserait-il entendre qu'il y aurait eu problème ?
Måneskin le gagnant du concours Eurovision 2021 avec "Zitti e buoni", le titre qui leur avait permis de remporter la 71ème édition du festival de la chanson de San Remo.
Les propos surréalistes et dégradants de la« dame de Suez » au
titre de presse, feignant l’apaisement mais remettant de l’huile sur le feu concernant
la polémique sur le groupe: « S’ils
se droguent, s’ils ont mis leur slip à l’envers ou machin... Ce n’est pas mon
problème. Ce sont des choses qui ne me concernent pas »ne passent pas mais alors
pas du tout, à commencer par le gouvernement italien chacun peut le comprendre.
Ernotte visée actuellement en
France par une enquête préliminaire du PNF pour le contrat de 100 millions d’euros
signé avec la boite de Nagui commence donc très très mal son remplacement de l’ex-patron de la BBC Tony Hall ès qualité à la tête
de l’Union européenne de
radio-télévision, !
L’ex-Orange a déclarél’affaire
close ! Si cette lamentable polémique alimentée à dessein par certains
l’est ce soir, une chose est sure: on devrait reparler très vite des télévotes qui n’ont bizarrement accordé aucun point aux candidats de 4 Pays sur
200 millions au moins de votants potentiels.
Eurovision
2021 : Clément Beaune déclare sur RMC « Pour moi, au fond, la
française a tout de même gagné ».
Après les propos de l’ex-Orange
relayés par Le Parisien« L’Italie n’a
pas volé sa victoire »,voilà maintenant que Clément Beaune Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires
étrangèresmonte au créneau. Cela devrait plaire au Chef du gouvernement italien, redisons-le.
Depuis quand un membre d’un quelconque gouvernement a-t-il commenté, voire contesté
les résultats de ce concours de la chanson ? C’est assez hallucinant.
Clément Beaune va même jusqu’à indiquer qu'il reconnaitra la victoire Si.
« S’il y'a pas de problème, tant mieux et nous reconnaîtront
cette belle victoire[à l’Italie, ndlr]»…et d’en appeler à«changer les
règlements pour qu'on ait des tests plus rapides pour vérifier ce genre de cas » !
C’est tout bonnement surréaliste et d’une
indécence sans nom vis-à-vis d’un Pays voisin…Et si ce « problème » comme l’évoque le
Secrétaire d’État qui indique « parce qu'on ne peut
pas même en termes d'image, laisser penser que ces concours donnent lieu à des
dérives », en cachait un autre ?!
Cela donne même l'impression qu'il faille tout mettre en œuvre pour préserver la "dame de chez Suez" !
Ernotte pouvait-elle sérieusement bénéficier d'une nomination politique à
L’Europe pour rejoindre Thierry Breton comme le laissent entendre certains observateurs en coulisses, en cas
de victoire de la France ?!
Verbatim
« Je ne sais pas s'il a pris de la cocaïne, je ne vais pas
révéler de scoop, je n'étais pas derrière sa table. D'abord je veux féliciter
Barbara Pravi. C'est notre meilleur score depuis 30 ans. On avait tous envie de
retrouver un tel événement - j'étais dans la salle pour défendre au nom de la
France Barbara Pravi - mais tout le monde a vibré.
Il n'y a jamais eu autant de gens depuis 15 ans
qui ont regardé l'Eurovision. Un européen sur deux a regardé l'Eurovision.
Et puis il y a ce doute, oui, sur le chanteur italien qui a accepté de se soumettre à un
test qui aura lieu aujourd'hui ou demain dont nous connaîtront les résultats
dans les 48 heures, je suppose. Et l'UER l'organisme de télédiffusion européen
qui organise ce grand concours prendra des mesures si nécessaire. Il faut qu'il
n'y ait aucun doute et une totale transparence. Test. S’il y a un problème
sanctions et s’il y'a pas de problème tant mieux et nous reconnaîtront cette
belle victoire. S'il est positif, les mesures de sanctions sont prévues
jusqu'à une disqualification possible en cas de problème.[affirmation totalement gratuite et fausse de surcroît, ndlr]»…
C'est possible. Je ne veux pas être mauvais
joueur; je salue l'Italie parce qu'aujourd'hui c'est le vainqueur et je salue aussi
Barbara Pravi. Pour moi elle a quand même gagné, indépendamment de toute
cette affaire. Et puis il y a un doute par ailleurs. Vérifions qu'il n'y a
aucune suspicion et puis peut-être qu'il il faudra changer les règlements
pour qu'on ait des tests plus rapides pour vérifier ce genre de cas parce qu'on
ne peut pas même en termes d'image, laisser penser que ces concours donnent
lieu à des dérives »
Eurovision 2021 : « L’Italie
n’a pas volé sa victoire », estime l’ex-Orange!!
C’est l’invraisemblable propos
relayé par Le Parisien dimanche, que vient de tenir l’ex-Orange s’agissant
de la première place obtenue au concours de l’Eurovision 2021 par le groupe Måneskin qui avec sa chanson Zitti e buoni.
Le Chef du Gouvernement italien a dû apprécier !! Il a peut-être déjà décroché son téléphone pour passer un cou de fil à son homologue français pour lui signifier son agacement.
Celle que certains bruits donnent
comme rejoignant Thierry Breton à la Commission européenne avant mai 2022 – en
tant que ? – vient en effet de reconnaître, le plus curieusement qui
soit mais surtout oubliant cet impératif devoir de réserve et de neutralité
qui doit prévaloir dans les instances de l’UER, que l’Italie a bien remporté
le télécrochet.
« Bonne joueuse alors que la polémique sur
le chanteur du groupe italien, a enflammé les réseaux sociaux, Delphine Ernotte
a estimé que l’Italie n’a pas volé sa victoire » indique le titre de presse. Mais « Bonne joueuse » de
quoi ? Comme si elle avait participé à quelque chose ou bien poussé la
chansonnette ?
Surtout après son communiqué de propagande interne
adressé à l’ensemble des salariés de France Télés (*) où justement l’Italie n’est même
pas citée !
« Non mais allo quoi » !! Imaginez Tony Hall – LordAnthony William
Hall, Baron Hall of Birkenhead pour les intimes - Directeurgénéral de la BBC de2013 à 2020 et élu au poste de Président de l'Union Européenne de Radio-Télévision (UER) jusqu’en 2020 avant de céder
sa place à Ernotte, prendre ainsi parti !?
Choking auraient évidement
dit les tabloïdes britanniques !
Que n’aurait-on dit alors ? Pour qui se prend-il ? Il se croit où ? Et son impérative obligation
de réserve et d’impartialité ? etc…Il aurait probablement été
contraint au départ dans les heures qui auraient suivi.
Non seulement, la « dame du Bristol »
(son surnom depuis son fameux diner en plein couvre-feu dans une chambre du
palace parisien dans le cadre du rachat de Suez par Veolia) accepte la
victoire de l’Italie mais elle le fait savoir !
Hallucinant !
Le scénario était probablement tout autre…La France
remportait le concours à peine la féministe autoproclamée Ernotte nommée à l’UER
- certains titre de presse n’auraient pas manquer de faire le lien entre les
deux – et ainsi la route était toute tracée pour une nomination de la « dame de chez Suez » dans
les hautes sphères européennes.
Ben voyons...Il n'est pas dit que l'on reparle très vite de toute cette histoire!
Le système de télévote à l’Eurovision 2021 interpelle plus que
tout !
La 65ème édition du Concours Eurovision de la
chanson diffusé cette année depuis Rotterdam aux Pays-Bas - à la
suite de l'annulation de l’édition 2020 pour cause de pandémie au Covid-19 - n’a
pas fini de faire parler.
Laissons la polémique concernant le groupe italien Måneskin qui
avec sa chanson Zitti e buoni a remporté le concours qu’elle ne l’avait
plus décroché depuis 1990, pourévoquer les télévotes.
Le show de reprise s’il a tenu toutes ses promesses avec un
spectacle époustouflant salué par l’ensemble des 39 Pays à se prononcer, a
en effet laissé plus d’un téléspectateur les bras ballants mais plus encore un
public de l’Ahoy Arenatrès
en colère, sifflant copieusement dès l’annonce des points attribués (en
l’occurrence non-attribués) à4 candidats en bas de tableau.
L’Anglais James Newman, l’Allemand
Jendrik, l’Espagnol Blas Canto et le Néerlandais Jeangu Macrooy (du Pays hôte) n’ont
en effet, pas obtenu le moindre point du public !
Il suffisait d’ailleurs de voir à l’antenne la gêne
des deux présentateurs annonçant quatre reprises :
le public a(urait) attribué « zéro point »…A
croire que pas un coup de téléphone n’aurait été passé pour ces derniers dans
les plus de 200millionsde téléspectateurs qui ont suivi le show ?! très très peu
probable.
"Depuis que le système de vote
additionne les votes du public à ceux du jury, il est quasiment impossible
de repartir avec un zéro pointé de l’Eurovision",note du reste 20 Minutes, à ce sujet.
Chacun avait quasiment l’impression que les jeux étaient faits ! Le candidat suisse expliquant pour sa part que sa place depremier au classement des jurés des 39 Pays, était pour lui une véritable reconnaissance devant la candidate française Barbara Pravitout de Dior vêtue.
A-t-on jamais vu un
président de France Télévisions se mettre ainsi en avant pour ce télé-crochet
comme le montre le tweet de Paris Match ?? (*)
(*)
Il se murmure que depuis l’arrivée de l’ex-Orange à l’UER, le
système de comptage de votes par téléphone que personne ne comprend vraiment, aurait
encore été modifié.
Il n'est pas certain qu'après ces quelques lignes, que quelqu'un y comprenne réellement quelque chose!
(¤) « Après plusieurs jours de rumeurs
et d’interrogations, l’UER a confirmé discrètement que la présentation des
résultats du concours en finale allait être modifié. L’occasion de voir
dans cet article comment la manière de voter dans le concours a évolué du
premier concours en 1956 à nos jours.
Ce samedi matin, l’UER a modifié la page
du site officiel de l’Eurovision concernant le vote en finale du concours. Si
le vote du jury restera le même que les années précédentes, la modification
vient du côté du vote du public. Désormais, les points du télévote seront
donnés selon le classement du vote du jury et pas selon le classement du vote
du télévote. Par exemple, dans le cas du concours 2018, au lieu d’avoir
l’annonce des points du télévote de l’Australie (dernière au télévote) puis du
Portugal (avant-dernière au télévote) et ainsi de suite jusqu’aux premiers du télévote,
l’Italie (3e), Chypre (2e) et Israël (1er), c’est les points du télévote pour
l’Ukraine (dernier du vote du jury) qui auraient été annoncé en premier suivi
de ceux du Portugal (avant-dernière au jury) et ainsi de suite jusqu’à
l’Autriche (gagnante du vote du jury)...
Si ce changement est sans doute fait pour
apporter encore plus de suspense et de dramatique dans l’annonce des résultats,
ce n’est pas la première fois que le concours connait des modifications dans le
système de vote, loin de là. Depuis le début de concours en 1956, les règles
concernant les points attribués, qui les attribuent, que faire en cas d’égalité
sont modifiés de manière régulière.
Du premier concours en 1956 jusqu’en
1996, ce sont uniquement des jurés qui déterminaient les résultats, les moyens
technologiques de l’époque n’étant pas suffisant pour ouvrir le vote au public.
En 1956, chacun des 7 pays participants
(sauf le Luxembourg dont le vote a été fait par les jurés suisses) a envoyé sur
place deux jurés qui donnait deux points à leur chanson préférée (y compris
celle de leur pays).
Dès l’année suivante, le système fut modifié pour que les résultats soient
annoncés en direct et que les jurys (qui passe de deux à dix jurés par pays) ne
puissent pas voter pour leur propre pays. Ici, chaque juré (non professionnel
dès 1959) donnait un point à sa chanson préférée.
En 1962, chacun des 10 jurés de chaque
pays donnait cinq votes à ses trois meilleures chansons préférées. La chanson
favorite du jury national recevait 3 points, la seconde 2 points et la
troisième 1 point. Ce système durera que cette année-là en raison sans doute du
nombre de pays (4 (Autriche, Belgique, Espagne et Pays-Bas)) ayant reçu aucun
point.
En 1963 donc, un nouveau système a été appliqué avec un jury national qui
double en membres (de 10 à 20) et où chaque jury donnait de 1 (5e meilleure
chanson) à 5 points (meilleure chanson) à son top 5. Nouvelle modification
l’année d’après où chaque juré avait trois votes qu’ils distribuaient à leur
top 1, 2 ou 3 selon leux choix. Après addition des votes, chaque jury donnait
cinq, trois et un point à son top 10, 6 et 3 points si tous les jurés ont voté
uniquement pour deux chansons différentes et 9 points si tous les jurés ont
voté pour la même chanson. Notons qu’en 1965, le jury a été réduit à 10
membres.
Ce système est resté en place jusqu’en
1967 où le système de 1957 à 1961 a fait son retour avec comme modification, le
fait que la moitié des membres de chaque jury devaient avoir moins de 30 ans.
Disparu en 1971, il est revenu en 1974 pour la dernière fois.
Entre 1971 et 1973, un nouveau système
fut mis en place avec deux jurés (un de moins de 25 ans et un de plus de 25
ans) envoyés sur place qui attribuaient une note entre 1 et 5 pour chaque
chanson, note annoncée par les jurés durant les résultats. Ce système fut
appliqué pour répondre au boycott de certains pays nordiques en 1970 à la suite
de la victoire de 4 pays ex-aequo (France, Royaume-Uni, Espagne et Pays-Bas)
l’année précédente. Aussi en 1970, un premier système de départage d’égalité
fut mis en place (et a duré jusqu’en 1988) (uniquement pour la première place)
où les chansons à égalité devaient être interprétées à nouveau et
l’instauration d’un second vote où chaque jury devait choisir sa chanson
préférée.
En 1975, l’UER trouve enfin le bon
système de points puisqu’il s’agit de celui qui encore en place avec les 12
points pour la meilleure chanson, puis 10 et de 8 à 1 points pour le reste du
top 10. A cette époque là, c’est onze jurés (6 de moins de 26 ans, 5 de plus de
26 ans) qui permettaient d’élaborer le classement de chaque pays. Quelques
modifications mineures ont eu lieu par la suite : à partir de 1980, les points
sont lus du 1 aux 12 points et non plus selon l’ordre de passage des chansons
en compétition comme auparavant, en 1988, le nombre de jurés passe de onze à
seize par pays. La même année, le règlement fut modifié en ce qui concerne
l’égalité pour la première place avec le départage qui est fait par rapport au
plus grand nombre de 12 points, puis de 10 points et ainsi de suite.
Évidemment, ce système a été appliqué en 1991 lors de l’égalité entre Carola
(Suède) et Amina (France) pour la victoire avec à la fin, la victoire de la
Suède grâce au plus grand nombre de 10 points.
La technologie évoluant, en 1994, le
porte-parole est visible à l’écran grâce aux liaisons satellite et n’est plus
contacté par téléphone puis en 1997, le télévote est testé dans cinq pays
(Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Suède et Suisse) avant d’être généralisé à
l’ensemble des pays dès l’année suivante dans une volonté de l’UER de rajeunir
l’image du concours. Un jury par pays de 5 professionnels reste cependant en
place et est utilisé en cas de problème technique avec le télévote. Notons
qu’en 2001 et 2002, le pays participant pouvait choisir entre un système 100 %
télévote ou un système 50 % jury/50 % télévote (par téléphone puis par SMS
aussi dès 2002). En 2006, pour gagner du temps en raison du nombre de pays votants,
les points de 1 à 7 sont directement affichés et plus annoncés.
En 2008 et 2009, suite au résultat de la
demi-finale de 2007 (à 28 participants (!)) qui a vu se qualifier
majoritairement que des pays de l’Est, l’UER modifie le système de votes pour les
demi-finales : les 9 chansons les plus aimées du télévote sont qualifiés ainsi
qu’une dixième sauvé par les jurys (qui n’est pas nécessairement celle qui
arrivé 10e au télévote). En 2009, le système actuel de vote (50 % télévote / 50
% jury de 5 professionnels) est mis en place avec la moyenne des deux
classements (top 10 uniquement jusqu’en 2012 puis l’ensemble du classement) qui
est utilisé pour obtenir le classement final par pays. Également, le départage
est également modifié avec l’utilisation du départage pour toutes les places du
classement et le plus grand nombre de pays qui a voté pour la chanson qui
devient prioritaire par rapport au nombre de 12, 10… points obtenus. Ce système
est appliqué pour les demi-finales dès 2010. Également, le télévote est ouvert
dès le début de l’émission cette année là et la suivante et non pas après
l’ensemble des prestations.
Enfin, le dernier grand changement date
de 2016 où le vote du jury et le vote du public (prioritaire en cas d’égalité)
sont désormais comptabilisés séparément et non plus combinés en un seul
classement ce qui fait qu’un pays peut donner jusqu’à 24 points (12 points du
jury + 12 points du télévote) à une même chanson."
La « dame de Suez » n’est pas la seule à fréquenter le 8ème arrondissement et ses palaces
en plein couvre-feu !
Fin avril, le blog CGC Média relayait l’invraisemblable
épisode du Bristol que Le
Monde et Le Nouvel économiste confirmaient tous deux,
où Ernotte alors que restos étaient fermés - le couvre-feu étant alors
toujours vigueur à 19h - participait
à cediner organisé à 21h, préparé et servi par unchef trois étoiles dans la chambre d’un hôtel
de Luxe5 étoiles. (*)
Elle n’est visiblement pas la seule à faire de discrets soupers fins. Selon « Les
indiscrets » de l’Express, le père et la fille Lepen auraient, eux aussi, diné dans le
8ème arrondissement de la Capitale.
Le sujet principal selon le magazine : Éric Zemmour chroniqueur de CNews depuis un peu plus de 18 mois dans l'émission « Face
à l'info » et ses velléités de candidater à la magistrature suprême !
Extrait :
« Marine Le Pen demande de l’aide à papa pour contrer Zemmour
Dîner le 5 mai dans un appartement élégant du 8 e arrondissement autour de Jean-Marie Le Pen. Trônant dans un fauteuil Louis XV, le « Menhir », âgé de 93 ans, y commente l’actualité et raconte, tout à trac, la visite de Marine, la veille. Une rencontre entre un père et sa fille ? Après les considérations sur le mauvais temps, la famille et les chats, la candidate à la présidentielle aborde le vrai motif de sa visite : Éric Zemmour, craint-elle, poussé par Sarah Knafo, une haute fonctionnaire intime du polémiste, voudrait tenter sa chance en 2022.
Le patriarche qui voit régulièrement Zemmour, est chargé par sa fille de l’en dissuader… »
France Télévisions "vend" les images d'Emmanuel Macron…parbleu,
les caisses sont vides !
France Télévisions est un média de
Service public – il n’est pas inutile de la rappeler – financé avec environ 2,5
milliards d'euros (cette année)dont les téléspectateurs-contribuables français s’acquittent
chaque année via le paiement de la taxe
sur l’audiovisuel(l’ex-redevance)
Il est courant d’appeler l’État « l’actionnaire »
bien qu’il n’y ait pas réellement d’actions au sens boursier du terme puisque ce
sont les Français qui en sont propriétaires à 100%. Le Président de la
République en est donc le garant, le cas échéant Emmanuel Macron jusqu’en mai
2022.
Canal 32 est une chaîne de télévision
généraliste locale française privée de Troyes et du département de l'Aube visible localement sur la TNT et partout en France pour les
possesseurs de box donc une petite structure.
Son directeur Fabrice Schlosser, vient de publier une tribune pas piquée
des vers, au sous-titre édifiant «Bienvenue
en Absurdie » et au titre qui l’est encore plus « Quand France Télévisions demande 2000 € à Canal 32 pour envoyer des
vidéos du président de la République ».
« 2376 € TTC pour être précis, afin de pouvoir récupérer les images
qui, en quelque sorte, appartiennent à tous les médias... et à tous les
Français !»écrit-il indiquant qu’il a refusé de payer une
telle somme pour un déplacement du Chef de l’État qui a probablement oublié ses propos sur
la gouvernance de France Télés qu’il qualifiait de « Honte de la
République »et qui annonçait le big bang de la télé
publique !!
Le blog CGC Média vous propose donc de
découvrir comment « la dame de Suez » et ses thuriféraires ont "privatisé"
les images d'Emmanuel Macron, en les rendant accessibles seulement à des médias
qui peuvent se permettre de telles dépenses quotidiennes (2376 € TTC donc) »
Extrait :
"Nous allons vous raconter une histoire exemplaire sur l'évolution de
notre société et des médias. Restez avec nous, ça vaut le détour !
Comme toute visite officielle du gouvernement, la venue d'Emmanuel
Macron dans l'Aube aujourd'hui implique un protocole. Au niveau des médias
audiovisuels, la tradition veut que les déplacements du président ne soient pas
perturbés par une nuée de caméras, un essaim de journalistes parfois trop
compliqué à gérer. Aussi est organisé ce qu'on appelle dans le jargon un
" pool" : une chaine de télévision est habilitée à enregistrer
l'évènement pour le compte de toutes les autres, et doit restituer les images à
tous les médias accrédités.
Il y a quelques années, la solidarité entre médias amenait à une
restitution des vidéos sans contrepartie. Et puis sont arrivés des demandes de
frais techniques (quelques centaines d'euros). Mais l'inflation semble forte
dans le monde des médias...Ainsi, durant la visite d'Emmanuel Macron dans
l'Aube aujourd'hui, c'est France Télévisions qui a été seule habilitée à
organiser ce fameux "pool" et à enregistrer des images pour
l'ensemble des télévisions.
Nous avons été surpris par la demande du
secteur public : tout bonnement, France Télévisions a demandé à Canal 32 la
somme de 2376 € TTC, pour pouvoir récupérer les images qui, en quelque sorte,
appartiennent à tous les médias... et à tous les Français !
D'une certaine manière, en agissant ainsi, France Télévisions a
"privatisé" les images d'Emmanuel Macron, en les rendant
accessibles seulement à des médias qui peuvent se permettre de telles dépenses
quotidiennes. Nous avons joint France Télévisions : nous avons essuyé un refus
de négocier et d'évoquer notre cas dès la première minute de discussion.
Cette manière de faire en dit long sur le système médiatique qui est en
train de s'organiser. Même les déplacements du président de la République
ont une valeur marchande, réservée à des "happy few" qui peuvent se
permettre de les acheter. Un tel système en dit beaucoup sur notre société.
Les pouvoirs publics feraient bien de prendre conscience de l'image que
cela renvoie de nos institutions. Pour notre part, nous avons décidé de ne pas
payer cette somme de 2376 €, considérant que les images d'une visite d'un
président de la République dans l'Aube avaient une grande valeur d'information,
mais pas une valeur marchande…
La demande de France Télévisions ne nous
a pas semblé éthique.
Cette histoire doit amener chacun à réfléchir sur la société dans laquelle
nous vivons, à l'heure où il est plus facile de voler une image du président
sur son smartphone que de permettre à une rédaction locale, ancrée dans son
territoire, de faire son travail journalistique."
Après la
« Bravitude » de Ségolène Royal, les députés ont eu droit à la « Découvrabilité »d’Ernotte !
Une fois encore l’ex-Orange a
tenté d’enfumer les députés quireprésentent, faut-il la rappeler, non pas seulement leurs électeurs mais la Nation tout entière.
Raconter des salades à un ou plusieurs députés, c’est donc baratiner
la Nation tout entière !
Avec son préambule langue de bois et clichés en
pagaille que le blog CGC Média a eu entre les mains et qu’elle a lu sur sa tablette, ressassant
comme de coutume son exercice d’autosatisfaction permanent, elle n’a cessé d’enchainer
les banalités de la note qu’elle avait devant elle, affirmant
que « les engagements précis et chiffrés(*)»en
matière de visibilitédes Outre-mer« sont tenus ».Tu parles Charles !
Chacun
des membres de Représentation nationale pour la délégation aux
Outre-mer présidée par monsieur Olivier Serva accompagnée de mesdames Karine Lebon, Maina
Sage, Justine Benin et de messieurs. Stéphane Claireaux et Raphaël Gérard, tous
en visioconférence, pouvait s’en rendre compte.
Les élus du peuple ne vont
pas en croire leurs oreilles lorsqu’ils vont entendre « la harangueuse de
gouvernements européens »leur parler « de manière générale d'évènementalisation des
antennes de France Télévisions et d'éditorialisation de l’offre pour une "Découvrabilité"(pas un très beau mot, dit-elle)
axe pour nous qui est prioritaire, qu'on est en train de mener en ce moment »
« La
première chose que je peux vous dire, c'est que les engagements précis et
chiffrés sont tenus » affirmé tout de go la« dame de Suez »
virtuellement flanquée de Sylvie Gengoul et de Philippe Denoyer.
Des « engagements chiffrés et précis » indique-t-elle ! Mais qu’elle en est la source ?
La délégation en
inspectant les quelques feuillets que leur a fait passer Ernotte auraient pu
constater que la source était…Devinez.. France Télévisions évidemment.
Une belle application de l’adage « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ».
Dès lors, les députés auront compris malgré les quelques amabilités et œillades que leur a lancé par l’ex-Orange par écrans interposés, comment ils se sont fait balader tout du long.
Le
président Serva dans sa courte introduction l’avait dès le début subodoré.
« Depuis
la disparition à l'été 2020 de la chaîne France Ô qui nous a tous
désolés et nous y sommes d'ailleurs opposés par l'adoption d'une motion à la
délégation outre-mer qui n'a hélas pas été suivi d'effet, vous nous direz,
comment les chaînes publiques ont tenté de compenser cette absence et quelles
actions ont été mises en place pour améliorer la visibilité des Outre-mer
auprès de nos compatriotes de l'Hexagone…
Alors que
la suppression de France Ô devait s'accompagner par la mise en place d'une
offre numérique forte, force est de constater que la promesse n'est pas tenue à
ce jour.
Certes la
plate-forme Outre-mer Première gagne en fréquence grâce à une augmentation des
contributions des Premières et des utilisateurs mais le projet demeure
sous-développé à ce jour.Il n'y a pas assez d'exposition pour la
plate-forme sur le linéaire qui permettrait une interconnexion des
plates-formes mais aussi d'attirer un public non-averti.
Ce sujet
ne sera pas le seul et pour ma part, je souhaiterais également que vous
évoquiez la question du partage des recettes publicitaires en Outre-mer,
entre le secteur public plus puissant et le pôle d'envergure qui est en train
de se constituer autour de TF1 et M6.[dont Ernotte s’est félicitée en
séance devant les élus…on croit rêver, ndlr] »
Le blog
CGC Média qui va faire grâce à ses lecteurs de l’intégralité du speech
ernottien, a sélectionné quelques moments chois qui montrent l’enfumage imaginé
mais aussi la vacuité du propos. (¤ l’intégralité en fin de post)
Pour
tenter de démontrer qu’elle serait pleinement impliquée, l’ex-Orange d’entrée
de jeu décrète: c’est « un sujet qui me tient personnellement très à
cœur ! ». Voilà, ça
c’est fait.
Après une
litanie de poncifs et un verbiage creux sur ce qui a(aurait) été fait
depuis la décision du gouvernement de fermer France Ô, la « dame du
Bristol » assène « Il y a 25
engagements extrêmement concrets et chiffrés que l'on mesure dont on rend
compte au comité de suivi à intervalles réguliers.
Déjà première chose que je peux vous dire, c'est que les
engagements précis et chiffrés sont tenus. »
Comme ces chiffres sont
fabriqués à France Télévisions, chacun imagine dès lors la portée du propos !!!
Les parlementaires qui auront droit au dicton humoristique de l’ex-Orange« Comme on dit chez-nous: "Le soleil ne se couche jamais sur France Télévisions entre Saint-Pierre-et-Miquelon Wallis-et-Futuna"!», vont donc découvrir atterrés une succession d’affirmationstotalement gratuites et bidons (tout à mettre au conditionnel bien entendu) :
- Le portail, c'est 1,5 millions de visites par mois en moyenne...
-La chaîne de télévision (Les Premières qui demeurent des médias locaux de référence) rassemble chaque jourun ultramarin sur deux et les radios pratiquement 500 000 auditeurs ce sont des audiences exceptionnelles…
- Entre 2019 et 2020,
des premiers résultats qui sont en très forte hausse avec une augmentation de 55
% les sujets ultramarins dans les JT de France 2 (le 13H et le 20H)…
- Chaque matin France 3
qui diffuse un JT consacrée à l'Outre-mer, rassemble un large public : environ
200 000 téléspectateurs ce qui est plus que l'ancien JT du soir de France Ô…
- "franceinfo" et
ses duplex- On avait équipé toutes les stations d'équipements [équipé
d’équipements, c’est joli !, ndlr] - qui permettent de faire des duplex de
manière extrêmement simple avec toutes les stations ultramarines pour pouvoir
se déporter tout de suite là où se passe l'action et qui fonctionne vraiment
bien…entre autres le 10 mai dernier, la cérémonie de commémoration des 20
ans de la loi Taubira…
Pour l’anecdote elle est loin d’être anodine et afin que les
députés de la délégation comprennent bien de quels chiffres on parle, le compteur
du portail au moment où Emmanuel Macron déposait la gerbe enregistrait moins
de 170 connexions seulement… n’en déplaise à l’administratrice de Suez.
- L'un des principaux engagements du pacte, c'est de rendre l'Outre-mer visible mais aux heures de grande écoute. En 2018 pour mémoire, on avait à peu près 8 programmes ultramarins en première partie de soirée sur un an.On a multiplié par 3 en 2020 dont la moitié sur France 2 et on constate que cette dynamique continue à s'amplifier puisqu'on a déjà 20 programmes en première partie de soirée depuis le début 21…
En conclusion l’ex-Orange, toussant quelques fois pour masquer un problème de déchiffrage du texte, lâchera « C’est un vrai mouvement sincère qui s’est engagé, pas un mouvement intellectuel mais un mouvement de l'esprit et du cœur.
C'est cela au fond qui est
important parce que c'est cela qui fait que notre culture d'entreprise au sein
de France Télévisions va vraiment évoluer pour s'ouvrir et pour être
beaucoup plus nationale et être ouverte, englobante et dans la nuance aussi
d'ailleurs qu'elle ne l'était par le passé. »
L’intéressé a probablement dû éteindre sa connexion internet, en se disant qu’elle avait été bonne et convaincante !!
Verbatim :
Le président de la commission d'abord :
« Depuis la disparition à l'été 2020 de la chaîne France Ô qui nous a tous désolés et nous y sommes d'ailleurs opposés par l'adoption d'une motion à la délégation outre-mer qui n'a hélas pas été suivi d'effet, vous nous direz, comment les chaînes publiques ont tenté de compenser cette absence et quelles actions ont été mises en place pour améliorer la visibilité des Outre-mer auprès de nos compatriotes de l'Hexagone…
Cependant les engagements pris dans le cadre du pacte de visibilité ce sont traduits par la normalisation de la visibilité sur les chaînes du groupe de France Télévisions comme l'a indiqué entre autres, le député Raphaël Gérard au comité de suivi. Par exemple, une meilleure intégration dans les programmes notamment dans l'information où les Outre-mer, ne sont plus exclusivement traités sous l'angle de la catastrophe ou de la carte postale et font l'objet de sujets dédiés. Une meilleure intégration des équipes Les Premières dans les équipes de Rédaction. Cette normalisation s'explique par le portage et l'appropriation du sujet par le top management de France Télévisions qui a saisi potentiel en matière d'audience pour promouvoir la visibilité des outre-mer.
Pour autant, on peut constater que la question des cases diffusion demeure. On a pu observer une concentration des programmes issus de France Ô sur Culturebox ce qui montre l'excellence des contenus produits par la chaîne mais également la difficulté qu'il y a parfois à identifier les créneaux de diffusion sur les autres chaînes, notamment aux heures de grande audience.
Alors que la suppression de France Ô devait s'accompagner par la mise en place d'une offre numérique forte, force est de constater que la promesse n'est pas tenue à ce jour. Certes la plate-forme Outre-mer Première gagne en fréquence grâce à une augmentation des contributions des Premières et des utilisateurs. Le projet demeure sous-développé à ce jour. Il n'y a pas assez d'exposition pour la plate-forme sur le linéaire qui permettrait une interconnexion des plates-formes mais aussi d'attirer un public non-averti. Mais ce sujet ne sera pas le seul et pour ma part je souhaiterais également que vous évoquiez la question du partage des recettes publicitaires en Outre-mer, entre le secteur public plus puissant et le pôle d'envergure qui est en train de se constituer autour de TF1 et M6. Restera-t-il une place pour les médias indépendants ultra marins qui sont à ce titre extrêmement inquiets »
Ernotte ensuite:
« L'entreprise
a engagé depuis deux ans c'est-à-dire la décision du gouvernement de fermer
France Ô, un vaste plan de transformation qui touche toute l'entreprise pour
renforcer la visibilité des outre-mer sur la totalité de nos antennes.
Ce
mouvement il suit deux grands axes.
D'abord
le développement de notre offre de proximité qui a une capacité à être plus
performante encore dans nos différents territoires avec télévision, radio et
Web...Ça c'est vrai en Outre-mer. C'est d'ailleurs le modèle ultramarin que
nous essayons de développer sur les régions hexagonales sans oublier le site de
Malakoff qui a une fonction très particulière et très centrale.
Deuxième
point, c'est l'accroissement de la représentativité, de la diversité française
dans toutes ses composantes pour que nous soyons beaucoup plus le reflet de nos
téléspectateurs, de la société, des sujets qui la traversent encore plus chaque
jour. Et puis je suis convaincue que France Télévision doit assurer une forme
de continuité territoriale, en donnant à voir tous les habitants, tous les
territoires y compris et peut-être et surtout ce qui sont les plus éloignés du
centre parisien qui a tendance à tout aspirer. C'est le sens du pacte de visibilité
qui comme vous le savez a été conçu avec les différents ministères Culture et
Outre-mer qui ont tous deux porté ce pacte sur les fonts baptismaux.
C'est important. Ça ne veut pas dire du tout que nous sommes au bout du chemin ; je n'y crois pas du tout et je pense qu'on est dans un chemin de progrès. Et dans ce chemin de progrès, c'est vrai que la démarche de dialogue permanent avec vous et avec le public est très importante pour nous aider à progresser. Je voudrais faire un point sur Les Premières qui sont des médias globaux.
Il y a 25 engagements extrêmement concrets et
chiffrés que l'on mesure dont on rend compte au comité de suivi à
intervalles réguliers.
Déjà première chose que je peux vous dire,
c'est que les engagements précis et chiffrés sont tenus.
C'est une composante très importante de France Télévisions et comme on dit chez-nous: "Le soleil ne se couche jamais sur France Télévisions entre Saint-Pierre-et-Miquelon Wallis-et-Futuna"!
On a beaucoup transformé ces chaînes qui était des médias qui vivaient leur vie côte à côte, en un média global où on a mixé de plus en plus les compétences entre radio télé et Web sans pour autant nier la différence qu'il y a et les spécificités qui existent pour la télé et la radio. Pour nous ce qui est important c'est que les Premières demeurent des médias locaux de référence et je rappelle que la chaîne de télévision rassemble chaque jour un ultramarin sur deux et les radios pratiquement 500 000 auditeurs ce sont des audiences exceptionnelles qui montre que la relation est très forte, en fait entre nos publics et les chaînes ultramarines.
Au-delà
de ça, les stations sont les poumons pour le secteur audiovisuel local, elles
financent des programmes de flux, des magazines, des documentaires, des
fictions qui sont produites localement et dans l'accord passé globalement avec
le secteur de la création nous avons dédié un certain nombre d'investissements
à la création ultramarine qui sont sanctuarisés et ont été sanctuarisées en
dépit de l'arrêt de France Ô. Nous souhaitons particulièrement accompagner le développement de
la production documentaires, notamment à travers deux festivals le FIFO
extrêmement bien installé et le FIFAC plus récent, rejoints par un
troisième dans l'océan indien qui dès que l'épidémie sera passée, nous
permettra de passer à l'action parce que pour nous c'est important de faire
éclore, pas de faire éclore mais d'être là pour accompagner des talent qui sont
importants Outre-mer pour donner ensuite une exposition nationale et internationale.
L'objectif du pacte pour
nous, c'est la richesse de tous nos territoires irrigue l'ensemble de nos
offres nationale et que l'Outre-mer ne se retrouve plus à la périphérie mais au
cœur de nos propositions éditoriales pour toucher et pour parler au plus grand
nombre de Français.
Depuis deux ans c'est une
transformation - vous l'avez dit monsieur le président - qui est assez profonde
parce qu'elle touche tout France Télévisions. Il a fallu d'une certaine façon
que tout le monde acquiert ce réflexe outremer. Ce n'est pas une formule, ce
sont des objectifs très concrets que nous mettons en œuvre. Cet acquis-la il
est dur à quantifier parce que ça fait partie du changement culturel dans cette
maison mais pour moi c'est peut-être le plus important pour continuer à
progresser et poursuivre le mouvement qu'on a enclenché, parvenir au stade
suivant qui est la véritable normalisation de l'Outre-mer.
Concrètement ça veut dire
que l'ensemble de nos unités de programme, nos journalistes accordent désormais
une attention toute particulière à la représentation des Outre-mer et c'est
vraiment cette mobilisation de tous les jours, de toutes les strates de
l'entreprise qui permet de tenir nos objectifs du pacte de visibilité.
L'information bien sûr est
fondamentale. La place accordée à l'Outre-mer dans les JT doit permettre de
connaître comme vous le disiez, pas uniquement des sujets de catastrophes et de
cartes postales mais vraiment toute l'actualité propre aux territoires, tout
en, à la fois rendre compte de ce qui est particulier mais aussi de ce qui est
commun dans la représentation en tant que partie intégrante du territoire
national.
Pour la rentrée des
classes, la crise sanitaire ou la réouverture des lieux de culture, il n'y a
pas de raison...qu'ils ne soient pas traités aussi bien à Marseille, à
Pointe-à-Pitre, à Cayenne ou en banlieue parisienne. Pour répondre à cette
ambition-là on a systématisé la présence d'un référent outre-mer dans toutes
les conférences de Rédaction - pour donner un ordre d'idée, pour le journal de
20 heures sur France 2, il y a deux conférences de rédaction dans une journée :
le matin pour définir et dégrossir les sujets et l'après-midi pour affiner et
faire le conducteur du soir - donc dans ces conférences de rédaction qui sont
très très opérationnelles, il y a un référent systématique outre-mer.
C'est comme ça qu'on a des
premiers résultats qui sont en très forte hausse - entre 2019 et 2020 on a
augmenté de 55 % les sujets dans les JT de France 2 (le 13 heures et le 20
heures).
C'est donc à peu près trois sujets par semaine en moyenne pour vous donner un
ordre d'idée.
Il y a aussi des
rendez-vous spécialement dédiés à l'Outre-mer qui ont été créé à l'instar de
France 3 qui diffuse chaque matin un JT qui est consacrée à l'Outre-mer et qui
rassemble un large public: environ 200 000 téléspectateurs ce qui est plus
que l'ancien JT du soir de France Ô.
Notre chaîne info
"franceinfo" qui relaie depuis sa création, si je puis dire
l'actualité ultramarine. On avait équipé toutes les stations d'équipements qui
permettent de faire des duplex de manière extrêmement simple avec toutes les
stations ultramarines pour pouvoir se déporter tout de suite là où se passe
l'action et ça fonctionne vraiment bien. C'est d'ailleurs un des marqueurs de
"franceinfo". On a été les seuls par exemple à couvrir le référendum
en Nouvelle-Calédonie cet automne ou encore plus récemment, le 10 mai dernier,
la cérémonie de commémoration des 20 ans de la loi Taubira. Voilà c'est un
marqueur de "franceinfo" auquel on tient énormément.
De manière plus globale,
on veille aussi à développer les échanges, à renforcer les liens entre les Rédactions
nationales les Rédactions ultramarines parce qu'il y a beaucoup de talents dans
nos équipes d'outre-mer. Je citerai le cas relativement récent de Karine
Baste-Regis qui a démarré sur Martinique La Première qui ensuite a rejoint
"franceinfo" pour y tenir la Matinale de France Info pendant un
certain temps et qui, voilà, est maintenant joker d'Anne-Sophie Lapix au 20H et
réussit extrêmement bien. Ce sont vraiment des filières de montée en visibilité
de talents que nous avons dans toutes les équipes de France Télévision qui est
assez importante.
L'un des principaux
engagements du pacte c'est de rendre l'Outre-mer visible mais aux heures de
grande écoute. Donc en 2018 pour mémoire, on avait à peu près 8 programmes
ultramarins en première partie de soirée sur un an. On a multiplié par 3 en
2020 dont la moitié sur France 2 et on constate que cette dynamique continue à
s'amplifier puisqu'on a déjà 20 programmes en première partie de soirée depuis
le début 21 donc forcément si on continue à ce rythme on sera plutôt encore un
doublement qu'autre chose !
On voit que ça progresse
énormément. Il y a des fictions par exemple "Tropiques criminels"
dont la saison 3 est en tournage à la Martinique qui a beaucoup de succès
et vous parliez tout à l'heure de Culturebox; c'est vrai que Culturebox au
départ - on a appris hier par un tweet du président de la République qu'on
allait pouvoir poursuivre cette aventure Culturebox - mais au départ ça a été
conçu comme une chaîne éphémère pour accompagner l'absence de lieux culturels
liés au confinement. C'était une chaîne éphémère de trois mois. Il nous a paru
comme très important que dès le début, même si c'était une chaîne éphémère, que
toute l'actualité culturelle et notamment, on sait la richesse des outre-mer en
matière culturelle et donc c'est pour ça qu'on a et je pense que c'est une
bonne chose, été très très attentifs à mettre en avant les arts et les artistes
ultramarins: de Kassav au chanteur lyrique Fabrice di Falco. [Elle dira,
du au passage, ndlr]
Sans compter, une soirée
spéciale sur autour de la mémoire de l'esclavage ce dimanche avec plusieurs
documentaires et concerts d'artistes ultramarins. Documentaires aussi et
magazines. Je retiendrai peut-être deux exemples assez récents, un numéro
spécial d'" Échappées belles" qui était consacré à la
Martinique et puis un numéro de "Secrets d'Histoire" consacré
à la Toussaint Louverture - on sait que c'est une figure très très
importante qu'on n’a pas assez explorée, dont on n'a pas assez rendu compte de
manière générale - ça ne veut pas dire qu'on va s'arrêter là donc je pense que
c'était important d'y consacrer un "Secrets d'Histoire".
Donc voilà des exemples de
notre mobilisation qui se poursuit d'ailleurs dans le cadre du mois des
mémoires, en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.
Vous savez aussi qu'on a
un temps fort par an. On essaie de manière générale d'évènementaliser plus
les antennes de France Télévisions et c'est dans cet état d'esprit qu'on a
chaque année de sanctuariser un temps qu'est la semaine "cœur
outremer" parce qu'on sait qu'en concentrant sur une semaine, on fait
aussi émerger des prises de conscience et une visibilité auprès de nos publics
qui est importante. Donc pendant cette semaine, on a des documentaires, de la
musique, des magazines. Elle a eu lieu en octobre 2020 décalée à cause de la
pandémie en 2020 et elle a permis de toucher 30 millions de téléspectateurs
soit quand même près d'un Français sur deux. Donc c'est assez massif. C'est une
programmation qui ne concentre pas à elle seule toute l'esprit ultramarin mais
qui permet aux gens de donner une fois par an un très gros coup de projecteur
sur l'Outre-mer. Nos engagements se poursuivent, sur le numérique aussi. Vous
avez parlé du nouveau portail numérique La Première qui se développe
extrêmement bien et qui va continuer à se développer mais c'est un beau
démarrage. En tout cas, il fait beaucoup mieux que les portails antérieurs.
C'est vraiment une porte d'entrée pour nous et on n'y trouve des sujets
d'informations, un live tenu par les stations ultramarines 24 heures sur 24,
des programmes de radio, des programmes de TV les Premières et même le son de
nos différents territoires. Donc, c'est 1,5 millions de visites par mois en moyenne et
on va continuer à travailler au développement du portail, travailler sur son
ergonomie et puis on faire mieux connaître tout l'éventail de son offre parce
qu'il reste encore un peu perçu comme un site d'information et pas assez comme
un site où on peut aussi trouver tout un éventail de genres et de manières
d'aborder les Outre-mer.
Donc ce chantier de la "Découvrabilité"
ce n'est pas un très beau mot et d'éditorialisation de notre offre est un axe pour
nous qui est prioritaire, qu'on est en train de mener en ce moment. C'est
d'ailleurs un des grands thèmes qu'on a souhaité mettre en partage avec le
conseil consultatif des programmes. C'est le thème de cette année et notre ambition c'est de travailler avec eux pour continuer à adapter nos offres
du mieux qu'on peut aux attentes de nos publics et les échanges avec ce conseil
consultatif ont été très fructueux.
Voilà je suis aussi très
contente que le travail qu'on est entamé à France Télévisions trouve d’autres
prolongements dans les autres entreprises de l'audiovisuel public.
Donc ça fait longtemps que
les équipes de Malakoff fournissent en sujets de radio ultramarin les chaînes
de Radio France, RFI tous les jours et vous savez aussi que depuis le mois de
mars France 24 diffuse chaque semaine un magazine sur l'actualité ultramarine
préparé par les équipes de Malakoff Ce qui permet de faire rayonner les
Outre-mer là pour le coup en dehors du territoire national, dans le monde
entier et notamment dans les pays qui sont limitrophes de chacun des territoires.
Cette coopération est un axé prioritaire mais qui devient de plus en plus sur
France Télévisions grâce a notre force dans les territoires ultramarins, un
poumon qui vient alimenter finalement les pactes de visibilité qui vont être
discutés par la ministre avec les autres entreprises de l'audiovisuel public.
Vous dire aussi qu'au-delà
des chiffres, des engagements, etc... moi ce que je ressens depuis le début
depuis qu'on s'est engagé dans cette transformation importante, c'est qu'il y a
un vrai mouvement sincère, pas un mouvement intellectuel mais un mouvement
de l'esprit et du cœur. C'est cela au fond qui est important parce que c'est
cela qui fait que notre culture d'entreprise au sein de France Télévisions va
vraiment évoluer pour s'ouvrir et pour être beaucoup plus nationale et ouverte
englobante et dans la nuance aussi d'ailleurs qu'elle ne l'était par le passé.