Les dernières auditions de la commission d’enquête pour diluer le cœur du problème, afin que la télé publique reste la vache à lait de quelques-uns !
Qu’un havrais conserve sa mairie
et certains se voient déjà en haut de l’affiche pour 2027 !! Il n’
y a pourtant pas de quoi s’exciter au regard des résultats globaux pour les
communes de plus de 3 500 habitants, après le 2ème tour des
Municipales.
Le parti de l’ex primo Premier
ministre d’Emmanuel Macron revendique globalement autour de 400 maires élus dès
le premier tour (sur environ 600 sortants qu’il soutenait) et ce, toutes
tailles de communes confondues avec un chiffre qui inclut beaucoup de petites
et moyennes communes où Horizons a un bon ancrage local et ce, toutes tailles
de communes confondues. Autrement dit, Horizons conserve ou soutient plusieurs
autres villes moyennes/grandes, mais sans percée massive de nouvelles
conquêtes.
Dans les grandes villes (plus
de 30 000 ou 100 000 habitants) le bilan est « contrasté ».
Certes Édouard Philippe, Christophe
Béchu et Arnaud Robinet sont réélus respectivement au Havre, à Angers et à Reims
mais la défaite emblématique de Christian Estrosi sèchement défait à Nice,
devrait tout de même freiner quelques ardeurs !
Bref, Si on se limite aux
villes supérieures à 3 500 habitants (là où les décomptes partisans sont
fiables) : Horizons représente environ 0,6 % des mairies du panel (21
sur environ 3 290). Résultat qu’il faut un tantinet pondérer car beaucoup
de ses maires sont élus sous des étiquettes « divers centre », « union du
centre » ou alliances.
Avec une France qui compte plus de 34 000 communes (dont la très
grande majorité inférieures à 3 500 habitants, où les nuances politiques sont
moins précises) Horizons reste un petit parti qui mise sur les alliances et
l’ancrage local plutôt que sur une vague nationale.
Puis, les élections
municipales ne sont pas les élections législatives et encore moins
Présidentielle.
Alors à un an du départ d’Emmanuel
Macron, ils sont quelques-uns à penser que la télé publique pourra continuer
un rôle d’allié indispensable…vous savez celle dont Ernotte chantait
en septembre dernier dans ses confessions à Aude Dassonville qu’elle elle était celle qui allait combattre Bolloré
et ses médias en déclarant, entre autres : « Il faut admettre que CNews est un
média d’opinion. Qu’ils assument d’être une chaîne d’extrême droite ! ».
Une
posture pour beaucoup, une imposture pour tant d’autres
Seulement voilà, depuis les
révélations de la commission d’enquête concernant pour des critiques sur la
neutralité éditoriale mais surtout pour une bonne part la gestion financière
(déficits, frais d’hôtel de luxe au Majestic à Cannes en 2023 pour l’état-major
de France TV + partenaire, sur fond d’instruction judiciaire suite à la plainte
déposée par la CGC Audiovisuel en février 2026 pour abus de biens sociaux et
recel) les appels au départ de l’infirmière TV se sont multipliées.
Exemples récents sur les
réseaux sociaux (X, Facebook, etc) :
- Des posts viraux dénoncent le déficit (81
millions d’euros mentionnés pour le groupe en 2024 mais en réalité environ –
290M€ fin 2025 pour France Télés SA ), la prime de performance de près de
80.000€ perçue malgré les résultats, et demandent explicitement sa démission
ou son « virage ».
- Une pétition de
l’ASLA (Association de soutien à la liberté d’expression ou similaire) circule
pour exiger sa démission immédiate suite à l’audition devant la commission.
- Des comptes
politiques tous azimuts relaient l’idée qu’elle « doit partir » ou qu’un «
changement » de la télé publique est nécessaire, etc…
Il devenait donc impératif d’intervenir afin « que la télé publique reste la vache à lait de quelques-uns en diluant le cœur du problème avec la fixation des dernières auditions de la commission d’enquête ».
Feuille de route pour donner
le change et enfumer un maximum.
1) La commission a déjà mis
à jours :
- quelques conflits d’intérêts entre cadres
et sociétés de production
- ce modèle des animateurs-producteurs
pouvant créer des rentes
- des questions de gestion (frais,
avantages)
- des enjeux d’impartialité éditoriale…
Alors ça devrait suffire…le
tout sur l’air de « voyez qu’il y a bien une reconnaissance de
problèmes internes » !!!!!
2) Deux fois trois semaines
d’interruptions, soit un mois et demi sans audiences de la commissions
3) Elargir un maximum sur
la fin pour diluer et encore diluer
- Trop d’acteurs extérieurs = dispersion
- Auditions « politiques » ou médiatiques =
écran de fumée
- Risque que chacun renvoie la
responsabilité aux autres (avec une spécialiste de la tactique !) =
dilution des responsabilités
Pour cela, la commission
prévoit d’entendre des profils très ciblés mais surtout très privés comme
Vincent Bolloré (son groupe déteint un peu moins de 20% dans Banijay) ou
l’excusé des dernières vagues d’audition, Xavier Niel à la tête de Médiawan avec
Pierre-Antoine Capton et Matthieu Pigasse, ou encore des des
animateurs-producteurs, des ex de France Télés et Radio France et même
d’anciens présidents.
Tout ce petit
monde ne pouvant se déjuger pour les uns, n’ayant qu’à se féliciter des dix
années passées pour quelques autres et répétant à l’envi leur antienne favorite,
à savoir qu’il faut un Audiovisuel fort dans notre Pays !!
Qui a intérêt à élargir
les auditions ?
1) Celui
qui convoque en dernier lieu les participants à ladite commission (logique politique et médiatique) afin d’ apparaître comme
celui qui traite tout le système et pas juste des détails techniques…
Et qui
pousse vers un rapport édulcoré plutôt qu’un simple inventaire de fautes
Ensuite :
2) Certains
députés (notamment ceux qui ont fait savoir qu’ils ne valideraient pas de
rapport de Chrales Alloncle)
Une majorité
peut vouloir diluer des critiques trop ciblées sur France Télés dont certains
mêmes expliquent discrètement qu’ils étaient là pour trouver des points
positifs à la télé ernottiernne.
Et donc
tenter de minimiser les fautes concernant principalement la gouvernance globale.
3) Les
dirigeants ou producteurs auditionnés qui ont intérêt à :
déplacer
le débat vers des enjeux globaux (marché, concurrence, plateformes) afin d’éviter
éviter un focus trop précis sur leurs propres pratiques.
Exemple
typique :
Plutôt que répondre sur
des contrats ou des conflits d’intérêts, parler de la concurrence, de Netflix
ou du changement des usages. Ça crée mécaniquement une dilution du cœur du
sujet
4) L’administration et
la logique institutionnelle
Orienter
les travaux de la commission d’enquête vers
une vision corollaire de sa mission d’investigation :
- Produire
des recommandations générales, en évitant soigneusement de pointer des fautes
individuelles
- Inciter à poser des questions les plus larges possibles,
histoire de noyer le poisson :
« A
quoi doit servir l’audiovisuel public ? »
« Comment
l’organiser face aux plateformes ? » etc….
5) Celles et ceux qui
agissent pour l’« étouffement »
Ou quand
l’élargissement empêche de trancher des responsabilités concrètes.
Par
exemple :
si les
conflits d’intérêts identifiés ne débouchent sur aucune conclusion claire
si
tout est renvoyé à « la complexité du système »
si les
auditions deviennent surtout médiatiques
L’élargissement
devient alors une stratégie de dilution.
Quant à l’habillage, il est pathétique et
grotesque
- Convoquer Hollande et
Sarkozy (alors que chacun sait qu’il ne viendront certainement pas,
ayant le droit de refuser !),
- d’ anciens dirigeants
(Chabot, Thuillier, etc)
- des ex pédégés comme Tessier
ou encore le repris de Justice de Carolis définitivement condamné,
etc.),
- des animateurs et/ou
producteurs Nagui, Patrick Sébastien, etc…en table ronde,
- les patrons de
TF1/M6/Canal+/BFMTV,
sont autant
d’arguments qui plaident pour ceux qui y voient une façon d’enterrer ladite
commission et de contraindre le rapporteu.
- Alors que Charles
Alloncle souhaitait pouvoir interroger François Hollande sur la nomination
d’Ernotte en 2015 – Vous vous souvenez « Moin
président, je n’interviendrai pas dans les nominations des présidents de l’Audiovisuel
public » – Jérémie Patrier-Leitus met cette audition sur la table
maintenant, alors que les travaux sont en fin de course.
- Les tables
rondes, technique bien connue pour diluer les échanges : Patrick Sébastien
voulait un face-à-face pour « dire des choses » sur France Télévisions ; on lui
impose un format collectif. Idem pour les ex-patrons de l’info. C’est moins
percutant et beaucoup plus contrôlable.
- Contexte : la
commission est déjà très conflictuelle entre le président (centriste) et le
rapporteur (droite). Multiplier les auditions prestigieuses ou consensuelles
peut noyer les conclusions les plus gênantes pour le service public ou certains
intérêts (Mediawan, etc.).
Les effets bien connus de ceux
qui mettent en place une telle stratégie, ne devrait plus tromper personne
de nos jours :
- Risque de discours très stratégique /
langue de bois
- Déplacement du débat vers une guerre
idéologique (public vs privé)
- Ils ne sont pas responsables directs des
dysfonctionnements internes…c’est le système !
Le blog CGC Média
allait presque oublier la cerise sur e gâteau.
- Jérémie Patrier-Leitus qui
devait convoquer un bureau après les menaces d’Erwan Balanant faites en séance à
l’adresee de Charles Alloncle qui étaient
pourtant jugées intolérables et auraient dues, être traitées dès le lendemain en bureau, on n’en parle plus…
Tout juste une petite réunion « faire le point sur le calendrier » et «
recueillir les suggestions » pour bien montrer que c’est lui qui piloterait
clairement la fin de partie.
Tout ce petit monde pense probablement pouvoir s’en sortir discrètement ainsi…
BIEN NON. LES FRANÇAIS NE SONT PLUS
DISPOSÉS À GOBER CE GENRE D’ENFUMAGE.


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