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mardi 24 mars 2026

Les dernières auditions de la commission d’enquête pour diluer le cœur du problème, afin que la télé publique reste la vache à lait de quelques-uns !

Les dernières auditions de la commission d’enquête pour diluer le cœur du problème, afin que la télé publique reste la vache à lait de quelques-uns !

Qu’un havrais conserve sa mairie et certains se voient déjà en haut de l’affiche pour 2027 !! Il n’ y a pourtant pas de quoi s’exciter au regard des résultats globaux pour les communes de plus de 3 500 habitants, après le 2ème tour des Municipales.

Le parti de l’ex primo Premier ministre d’Emmanuel Macron revendique globalement autour de 400 maires élus dès le premier tour (sur environ 600 sortants qu’il soutenait) et ce, toutes tailles de communes confondues avec un chiffre qui inclut beaucoup de petites et moyennes communes où Horizons a un bon ancrage local et ce, toutes tailles de communes confondues. Autrement dit, Horizons conserve ou soutient plusieurs autres villes moyennes/grandes, mais sans percée massive de nouvelles conquêtes.

Dans les grandes villes (plus de 30 000 ou 100 000 habitants) le bilan est « contrasté ».

Certes Édouard Philippe, Christophe Béchu et Arnaud Robinet sont réélus respectivement au Havre, à Angers et à Reims mais la défaite emblématique de Christian Estrosi sèchement défait à Nice, devrait tout de même freiner quelques ardeurs !

Bref, Si on se limite aux villes supérieures à 3 500 habitants (là où les décomptes partisans sont fiables) : Horizons représente environ 0,6 % des mairies du panel (21 sur environ 3 290). Résultat qu’il faut un tantinet pondérer car beaucoup de ses maires sont élus sous des étiquettes « divers centre », « union du centre » ou alliances.

Avec une France qui  compte plus de 34 000 communes (dont la très grande majorité inférieures à 3 500 habitants, où les nuances politiques sont moins précises) Horizons reste un petit parti qui mise sur les alliances et l’ancrage local plutôt que sur une vague nationale.

Puis, les élections municipales ne sont pas les élections législatives et encore moins Présidentielle.

Alors à un an du départ d’Emmanuel Macron, ils sont quelques-uns à penser que la télé publique pourra continuer un rôle d’allié indispensable…vous savez celle dont Ernotte chantait en septembre dernier dans ses confessions à Aude Dassonville  qu’elle elle était celle qui allait combattre Bolloré et ses médias en déclarant, entre autres :  « Il faut admettre que CNews est un média d’opinion. Qu’ils assument d’être une chaîne d’extrême droite ! ».

Une posture pour beaucoup, une imposture pour tant d’autres

Seulement voilà, depuis les révélations de la commission d’enquête concernant pour des critiques sur la neutralité éditoriale mais surtout pour une bonne part la gestion financière (déficits, frais d’hôtel de luxe au Majestic à Cannes en 2023 pour l’état-major de France TV + partenaire, sur fond d’instruction judiciaire suite à la plainte déposée par la CGC Audiovisuel en février 2026 pour abus de biens sociaux et recel) les appels au départ de l’infirmière TV  se sont multipliées. 

Exemples récents sur les réseaux sociaux (X, Facebook, etc) :

 - Des posts viraux dénoncent le déficit (81 millions d’euros mentionnés pour le groupe en 2024 mais en réalité environ – 290M€ fin 2025 pour France Télés SA ), la prime de performance de près de 80.000€ perçue malgré les résultats, et demandent explicitement sa démission ou son « virage ».

  - Une pétition de l’ASLA (Association de soutien à la liberté d’expression ou similaire) circule pour exiger sa démission immédiate suite à l’audition devant la commission.

  - Des comptes politiques tous azimuts relaient l’idée qu’elle « doit partir » ou qu’un « changement » de la télé publique est nécessaire, etc…

Il devenait donc impératif d’intervenir afin « que la télé publique reste la vache à lait de quelques-uns en diluant le cœur du problème avec la fixation des dernières auditions de la commission d’enquête ».

Feuille de route pour donner le change et enfumer un maximum.

1) La commission a déjà mis à jours :

  • quelques conflits d’intérêts entre cadres et sociétés de production
  • ce modèle des animateurs-producteurs pouvant créer des rentes
  • des questions de gestion (frais, avantages)
  • des enjeux d’impartialité éditoriale…

Alors ça devrait suffire…le tout sur l’air de « voyez qu’il y a bien une reconnaissance de problèmes internes » !!!!!

2) Deux fois trois semaines d’interruptions, soit un mois et demi sans audiences  de la commissions

3) Elargir un maximum sur la fin pour diluer et encore diluer

  • Trop d’acteurs extérieurs = dispersion
  • Auditions « politiques » ou médiatiques = écran de fumée
  • Risque que chacun renvoie la responsabilité aux autres (avec une spécialiste de la tactique !) = dilution des responsabilités

Pour cela, la commission prévoit d’entendre des profils très ciblés mais surtout très privés comme Vincent Bolloré (son groupe déteint un peu moins de 20% dans Banijay) ou l’excusé des dernières vagues d’audition, Xavier Niel à la tête de Médiawan avec Pierre-Antoine Capton et Matthieu Pigasse, ou encore des des animateurs-producteurs, des ex de France Télés et Radio France et même d’anciens présidents.

Tout ce petit monde ne pouvant se déjuger pour les uns, n’ayant qu’à se féliciter des dix années passées pour quelques autres et répétant à l’envi leur antienne favorite, à savoir qu’il faut un Audiovisuel fort dans notre Pays !!

Qui a intérêt à élargir les auditions ?

1) Celui qui convoque en dernier lieu les participants à ladite commission (logique politique et médiatique) afin d’ apparaître comme celui qui traite tout le système et pas juste des détails techniques…

Et qui pousse vers un rapport édulcoré plutôt qu’un simple inventaire de fautes

 

Ensuite :

2) Certains députés (notamment ceux qui ont fait savoir qu’ils ne valideraient pas de rapport de Chrales Alloncle)

Une majorité peut vouloir diluer des critiques trop ciblées sur France Télés dont certains mêmes expliquent discrètement qu’ils étaient là pour trouver des points positifs à la télé ernottiernne.

Et donc tenter de minimiser les fautes concernant principalement la gouvernance globale.

 

3) Les dirigeants ou producteurs auditionnés qui ont intérêt à :

déplacer le débat vers des enjeux globaux (marché, concurrence, plateformes) afin d’éviter éviter un focus trop précis sur leurs propres pratiques.

Exemple typique :

Plutôt que répondre sur des contrats ou des conflits d’intérêts, parler de la concurrence, de Netflix ou du changement des usages. Ça crée mécaniquement une dilution du cœur du sujet

4) L’administration et la logique institutionnelle

Orienter les travaux de la  commission d’enquête vers une vision corollaire de sa mission d’investigation :

- Produire des recommandations générales, en évitant soigneusement de pointer des fautes individuelles

-  Inciter à poser des questions les plus larges possibles, histoire de noyer le poisson :

« A quoi doit servir l’audiovisuel public ? »

« Comment l’organiser face aux plateformes ? » etc….

 

5) Celles et ceux qui agissent pour l’« étouffement »

Ou quand l’élargissement empêche de trancher des responsabilités concrètes.

Par exemple :

si les conflits d’intérêts identifiés ne débouchent sur aucune conclusion claire

si tout est renvoyé à « la complexité du système »

si les auditions deviennent surtout médiatiques

L’élargissement devient alors une stratégie de dilution.

Quant à l’habillage, il est pathétique et grotesque

- Convoquer Hollande et Sarkozy (alors que chacun sait qu’il ne viendront certainement pas, ayant le droit de refuser !),

- d’ anciens dirigeants (Chabot, Thuillier, etc)

- des ex pédégés comme Tessier ou encore le repris de Justice de Carolis définitivement condamné, etc.),

- des animateurs et/ou producteurs Nagui, Patrick Sébastien, etc…en table ronde,

- les patrons de TF1/M6/Canal+/BFMTV,

sont autant d’arguments qui plaident pour ceux qui y voient une façon d’enterrer ladite commission et de contraindre le rapporteu.

- Alors que Charles Alloncle souhaitait pouvoir interroger François Hollande sur la nomination d’Ernotte en 2015 – Vous vous souvenez « Moin président, je n’interviendrai pas dans les nominations des présidents de l’Audiovisuel public » – Jérémie Patrier-Leitus met cette audition sur la table maintenant, alors que les travaux sont en fin de course.

- Les tables rondes, technique bien connue pour diluer les échanges : Patrick Sébastien voulait un face-à-face pour « dire des choses » sur France Télévisions ; on lui impose un format collectif. Idem pour les ex-patrons de l’info. C’est moins percutant et beaucoup plus contrôlable.

- Contexte : la commission est déjà très conflictuelle entre le président (centriste) et le rapporteur (droite). Multiplier les auditions prestigieuses ou consensuelles peut noyer les conclusions les plus gênantes pour le service public ou certains intérêts (Mediawan, etc.).

Les effets bien connus de ceux qui mettent en place une telle stratégie, ne devrait plus tromper personne de nos jours :

  • Risque de discours très stratégique / langue de bois
  • Déplacement du débat vers une guerre idéologique (public vs privé)
  • Ils ne sont pas responsables directs des dysfonctionnements internes…c’est le système !

Le blog CGC Média allait presque oublier la cerise sur e gâteau.

- Jérémie Patrier-Leitus qui devait convoquer un bureau après les menaces d’Erwan Balanant faites en séance à l’adresee de  Charles Alloncle qui étaient pourtant jugées intolérables et auraient dues, être traitées  dès le lendemain en bureau, on n’en parle plus…

Tout juste une petite réunion  « faire le point sur le calendrier » et « recueillir les suggestions » pour bien montrer que c’est lui qui piloterait clairement la fin de partie.

Tout ce petit monde pense probablement pouvoir s’en sortir discrètement ainsi…

BIEN NON. LES FRANÇAIS NE SONT PLUS DISPOSÉS À GOBER  CE GENRE D’ENFUMAGE.

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