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vendredi 28 novembre 2008

La mort des chaînes a-t-elle été entérinée par les députés ce jeudi 27/11 ?

Les députés ont adopté, ce jeudi 27 novembre 2008, l'article premier du projet de loi sur l'audiovisuel

Après deux jours de débats, c'est donc l'article premier du projet de loi sur l'audiovisuel public, qui transforme France Télévisions en une entreprise unique qui a été adopté avec les voix de l'UMP, tandis que la gauche votait contre.

Cat erticle prévoit de façon la plus simpliste qui soit de réorganiser France Télévisions en "entreprise unique"....En réalité depuis la loi d'août 2000, France Télévisions était déjà une entreprise unique puisque société holding dont les chaînes F2, F3, F4, F5 et RFO étaient des filiales comme plus d'une quarantaine d'autres structures.

Avec cet article 1er c'est le retour de l'ORTF avec le "R "de Radio en moins. Affligeant ! Les actuelles sociétés de programme France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO devraient donc juridiquement disparaître et ne plus exister que comme des "services" de France Télévisions. C'est vraiment du n'importe quoi...et si tout ceci devait aller à son terme, il ne faut pas être extralucide ou devin pour comprendre que dans moins d'un an, la télé publique sera en charpie.

Les députés ont eu beau adopter un amendement de Frédéric Lefebvre (UMP) selon lequel la programmation de France Télévisions doit refléter "la diversité, notamment ethnoculturelle, de la société française" et "engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes" cela ne changera rien à la "transformation" des chaînes en bloc monolithique digne figé et d'une lourdeur sans nom.

Les députés socialistes, constatant ces derniers jours les réticences de plus en plus nombreuses de certains députés de la majorité, ne pouvaient que railler le "silence de l'UMP" qui a comme un seul homme repoussé les amendements de suppression de l'opposition, défendus un par un par des députés socialistes, communistes et Verts prêts à mener jusqu'au bout la bataille contre la suppression de la publicité, véritable "mise à mort du service public", selon Noël Mamère.

Ce jeudi soir, le débat devait se poursuivre pour ne reprendre que lundi après-midi.

Un vote solennel étant prévu pour le 9 décembre, il reste normalement 55 articles à passer en revue et à adopter. Si ceux des députés de la majorité qui ont emboîté ces derniers jours le pas à leurs collègues du Nouveau Centre et de l'Opposition agissent de la même façon, il y a fort à penser que ce texte destiné à soi-disant réformer alors que les caisses sont vides, voit le jour.

Les français ne sont pas prêts d'oublier qu'en pleine crise économico/financière qui plombe leur moral, alimente leurs inquiétudes et fait chuter leur pouvoir d'achat, l'Etat a préféré donner à nouveau et prioritairement quelques milliards d'euros (qu'il n'a pas) à la télé publique, quitte à augmenter encore plus l'endettement du Pays déjà très lourd que devront payer pendant des dizaines et des dizaines d'années la jeune génération et les générations à venir.

jeudi 27 novembre 2008

La cacophonie s'amplifie mais à terme débouchera-t-elle sur du concret ?

Lisez l'excellent article de "La Croix.com" de ce 27/11/08 intitulé: "Des députés de tous bords ferraillent contre la réforme de l’audiovisuel"

La suppression de la publicité sur France Télévisions et la nouvelle procédure de nomination de son président créent des divergences dans la majorité et mobilisent l’opposition.

La guerre d’usure est engagée. « Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour empêcher le forfait qu’est en train de commettre le gouvernement contre l’indépendance financière de France Télévisions », avait prévenu, mardi 25 novembre, le député socialiste de l’Oise Michel Françaix, lors de la discussion générale sur la réforme de l’audiovisuel.

Mercredi, en toute fin de soirée, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a montré la voie en demandant la vérification du quorum, à savoir la présence de 50 % des députés dans l’hémicycle. Celui-ci n’étant pas atteint, la séance fut levée pour ne reprendre qu’hier après-midi.

L’opposition devrait repartir à l’offensive contre l’une des mesures les plus politiques du projet de loi : la nomination directe du président de France Télévisions par le président de la République, en lieu et place du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), dont le président Michel Boyon a fait l’objet de remarques sarcastiques sur les bancs socialistes. Mardi, sur RTL, il s’était félicité de la réforme entreprise par le gouvernement.

Côté majorité, le député UMP de l’Aube François Baroin a fait valoir que la nouvelle procédure de désignation du président de France Télévisions jetterait « la suspicion » sur le prochain traitement de la campagne présidentielle par la télévision publique. « C’est une erreur politique », a-t-il estimé, mercredi, lors du « Talk Orange-Le Figaro».

Une autre voix discordante s’est fait entendre dans les rangs de la majorité, dès l’ouverture des débats. Celle de Gilles Carrez, rapporteur général du budget : le député UMP du Val-de-Marne a clairement manifesté son opposition au financement de la suppression de la publicité sur les antennes publiques par l’instauration de deux nouvelles taxes : l’une sur les recettes des chaînes privées, pouvant varier entre 1,5 % et 3 %, l’autre sur les chiffres d’affaires des fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs de téléphonie mobile. « Il ne faut pas dès maintenant s’engager sur une suppression totale des recettes publicitaires à l’horizon fin 2011 », a-t-il lancé à l’adresse de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication.

La bataille des chiffres ne fait que commencer

Jean Dionis du Séjour (Lot-et- Garonne), au nom des députés Nouveau Centre, s’était prononcé, dès mardi, pour le report pur et simple de la discussion sur la réforme. Autant de divergences que l’opposition compte bien exploiter : mercredi soir, alors que commençait la discussion sur les 870 amendements, elle a durci le ton.

« Nous nous battrons comme des chiens », a prévenu Jean-Pierre Brard, député communiste de Seine-Saint-Denis. Plus mesuré, son collègue socialiste Didier Mathus (Saône-et-Loire) proclamait sa volonté de mener une « bataille décisive » pour l’indépendance de France Télévisions.

De quels moyens financiers disposera le service public pour compenser la perte de 450 millions d’euros consécutive à la suppression de la publicité à partir du 5 janvier ?

Pour Jean-François Copé, qui a mené les travaux de la commission sur la nouvelle télévision publique, « le compte est bon » : « Si j’étais salarié à France Télévisions, je mesurerais ma chance de voir que le financement de mon entreprise est assuré », a-t-il affirmé, alors que de nombreux opposants estiment que le montant de la compensation devrait être nettement plus élevé, jusqu’à 800 millions d’euros.

La bataille des chiffres ne fait que commencer. Elle promet d’être rude, jusqu’au vote du texte par l’Assemblée nationale, le 9 décembre.

Bruno BOUVET


Carolis a quitté le CE de France 2 pour aller à Matignon comme il l'a dit aux élus. Problème sur place, personne ne l'a vu!

A la suite des derniers CE de France 2 et CCE de France 3, en octobre, voila ce qu'écrivait Carolis à l'ensemble des salariés du groupe: "Patrick de Carolis informe les collaborateurs de France Télévisions qu'il sera présent lors des prochaines séances des comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise des sociétés éditrices du groupe." [sans rire!!!!]

Ce matin, jeudi 27 octobre 2008, de 9h15 à 11h30 Carolis était bien présent. Il avait certes la mine des mauvais jours, il semblait ailleurs (une corvée, somme toute, à la quelle il ne s'est quasiment pas plié pendant plus de 3 ans et demi) mais il était là.

Pourtant vers 11h20/11h25 il a annoncé à l'ensemble des membres du CE de France 2 - une trentaine - qu'il devait partir. En effet, affirmait-il, il devait finir de préparer le rendez-vous qu'il avait à 12h00 à MATIGNON pour aller négocier le plan d'affaires.

Petit problème, à MATIGNON en début d'après midi personne ne l'avait vu, pas plus les services du Premier ministre, lui-même absent, n'avaient-ils entendu parler d'un quelconque rendez-vous, ni rue de Varennes, ni rue de Valois...Quant aux "gardes" sur place, ils ne l'avaient pas vu non plus; c'est certain.

Au CCE d'octobre de France 3, Carolis avait déjà quité l'instance après un temps de présence extrêmement court, en expliquant là aussi aux élus, qu'il avait un rendez-vous important de négociation sur le plan d'affaires.

Il semble, à l'évidence que Carolis, se serait bel et bien moqué des membres du CE, qu'il aurait donc pris les élus de "La Deux" pour des andouilles.
S'il devait s'agir, comme est contrainte de le constater la CGC Médias d'un mensonge, la crédibilité de Carolis qui était proche de zéro serait alors totalement nulle.

Question moquerie, la CGC Médias découvre au même moment où elle rédige cet article, le confidentiel de Bakchich.com intitulé "France2 : de Carolis se moque en off des politiques" dont voici le contenu: "Le psychodrame continue à France2 où s’est déroulé ce matin le comité d’entreprise de la chaîne. Depuis que le Pdg de France Télévisions, Patrick de Carolis, a expédié une lettre aux salariés leur annonçant qu’il assisterait dorénavant à ce type d’évènements, il était bien présent. Avant de s’éclipser à 11h30 pour, selon ses dires, se rendre à Matignon pour le « plan d’affaires » (en clair, le dossier de l’argent que doit récupérer France Télévisions après la suppression de la publicité), il a eu le temps de dire tout le mal qu’il pensait des personnes et des hommes politiques qui prenaient la parole dans les médias au sujet de la réforme de l’audiovisuel public. « Ce n’est pas parce qu’il y a des vaches qui regardent passer les trains qu’ils deviennent spécialistes en Michelines » a-t-il lâché en demandant que cela soit en off. En clair, que cette vilaine pique ne figure pas sur le compte-rendu du comité d’entreprise."

Si donc, les élus comme les politiques étaient pris par Carolis pour des billes ou encore pour faire le pendant avec les vaches pour des "moutons" avec un très gros bobards, personne ne le croirait plus jamais. [niveau ménagerie, Carolis a le chic!]

Il n'y aurait alors plus qu'une seule alternative à Carolis, au regard de ses propos plus incohérents les uns que les autres, faire ce qu'il a annoncé en juin vouloir faire dès septembre: démissionner.

Copé avoue maintenant sa surprise, la majorité donne de la voix pour faire part de ses doutes, le PS & le NC ne voteront pas un tel texte

"Le Monde" du 27/11/08 pubie un article intitulé : "Audiovisuel public, travail du dimanche : l'UMP bousculée par l'activisme présidentiel" (cliquez pour prendre connaissance de l'intégralité de l'article)

Extraits: Réforme de l'audiovisuel public, travail du dimanche. L'Assemblée nationale est sous haute tension. Au sein même de la majorité parlementaire, les deux sujets sont loin de faire l'unanimité, mais leprésident de la République a mis l'UMP au pied du mur. Si elle se dérobe, il aura beau jeu de fustiger les "frileux", les"conservateurs", qui n'ont pas "le courage d'aller au bout des réformes".

Mardi matin, au cours d'un petit-déjeuner, il a mis engarde le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-FrançoisCopé : à lui d'éteindre les dissonances et de faire en sorte que les deux textes soient votés dans les meilleurs délais.

Intervenant mardi 25 novembre à la tribune duPalais-Bourbon, où commençait l'examen des projets de loi surl'audiovisuel public, M. Copé a pris soin de rappeler que l'initiative du chef de l'Etat avait pris tout le monde de court. A commencer par lui. "Comme tout le monde, lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la publicité à la télévision publique, j'ai été assezétonné..." [dit-il]

Aujourd'hui, ce choix "irréversible" concentre l'essentiel des critiques.

"Nicolas Sarkozy paye les dividendes à ses amis du Fouquet's", s'insurge le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, dénonçant le "cadeau" ainsi fait aux télévisions privées. Mais des doutes subsistent aussi dans la majorité quant à l'opportunité de cette décision. "C'est économiquement discutable", a jugé, mardi, le rapporteur général de la commission des finances, Gilles Carrez (UMP),qui a indiqué qu'il ne voterait pas le financement de la suppression dela publicité.
"Nous demandons que ce point soit retiré", exige pour sa part le Nouveau Centre. "Si ça ne bouge pas, nous en tirerons les conséquences au moment du vote", indique Jean Dionis du Séjour (NC).

Lire la suite dans l'article de Patrick Roger paru dans l'édition du 27.11.08

Comment le projet de loi dont tout le monde a bien conscience à présent qu'il dirige tout droit les chaînes de télévisions du holding public dans le mur, pourrait-il se maintenir contre vents et marées dans le contexte économique actuel....les français sont prêts à soutenir leurs hôpitaux, l'éducation de leurs enfants, la distribution de leur courrier mais il ne sont aps prêts à soutenir la télévision en y injectant des millions et des millions d'euros, 1 voire 1,5 milliard, à fonds perdus.

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif (AFP 5 janvier 2009)

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif
Par Suzette BLOCH

PARIS, 5 jan 2009 (AFP) - Après une discussion-marathon houleuse à l'Assemblée, l'épineuse réforme de l'audiovisuel public arrive en débat mercredi au Sénat où, selon plusieurs sénateurs UMP, elle n'est pas à ce jour assurée de rassembler une majorité.

Comme les députés, les sénateurs PS et PCF vont mener une offensive frontale contre ce texte. S'ils n'annoncent pas le même flot abondant d'amendements qu'à l'Assemblée, ils prédisent une bataille "sans concession". "On va mener un vrai combat politique", dit David Assouline (Paris), principal orateur du PS, convaincu qu'"il peut y avoir des sénateurs attachés aux principes républicains et soucieux d'empêcher des dérives". Car c'est au sein de la majorité qu'un grain de sable risque de gripper la discussion.

Le projet de loi arrivera au Palais du Luxembourg alors même que sa principale disposition, la suppression de la publicité à France Télévisions après 20H00, sera entrée en vigueur lundi. Le conseil d'administration de France Télévisions a en effet anticipé cette suppression sur injonction du gouvernement.

Ce qui heurte plus d'un sénateur, y compris à l'UMP. "La loi entre en vigueur devant 22 millions de téléspectateurs et 48 heures après le Sénat se penche dessus, mais quel est l'intérêt de participer à ce débat, de voter?" s'interrogeait lundi Dominique Dominati (UMP, Paris). "Je fais partie d'un certain nombre de sénateurs de l'UMP qui ne siégeront pas".

"Il est un peu désagréable d'avoir à débattre d'une réforme déjà engagée", avait déjà commenté l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en décembre. Le sénateur UMP de la Vienne a souligné l'autre problème dans la majorité, l'avenir du financement: "Ce qui est important c'est de convaincre l'ensemble du Sénat du financement du service public de la télévision (...) car aujourd'hui il n'y a pas de majorité sénatoriale".

Le groupe Union centriste (UC) qui regroupe 29 sénateurs, autant Nouveau Centre que Modem, est loin d'approuver cette réforme. A l'Assemblée, pour la première fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les élus NC ont voté majoritairement contre un projet de loi.

Le casus belli, c'est le financement de l'audiovisuel public par la création de deux taxes, prévue par le texte. Les centristes prônent, outre son indexation sur l'inflation, une augmentation de "2 à 3 euros" de la redevance et l'instauration d'une redevance pour les résidences secondaires.

Selon Hervé Maurey (Eure), orateur principal de l'UC, "en l'état du texte", "une très grande majorité de sénateurs centristes voteraient contre".

Du côté des radicaux du RDSE, dont l'appoint compte pour une UMP qui a perdu la majorité absolue lors des dernières élections sénatoriales, le projet ne soulève pas non plus l'enthousiasme.

Le gouvernement va donc devoir négocier avec les centristes pour faire passer son texte. Christine Albanel (Culture) s'est dite dimanche soir prête à discuter des modalités de financement et mardi matin, les ministres concernés et les principaux responsables du dossier pour l'UMP et le centre au Sénat se retrouveront à Matignon autour du Premier ministre, François Fillon.

Les groupes du Sénat qui n'ont pu examiner le texte avant la trêve des confiseurs se réunissent mardi après-midi pour arrêter leur position et la commission des Affaires Culturelles mardi matin. Plusieurs syndicats de France 2 ont déposé un préavis de grève pour le 7 janvier, jour où les Sénateurs entameront leurs débats.

szb/so/ei

mercredi 26 novembre 2008

Grève très suivie ce mardi 25 novembre 2008

Grève très suivie ce mardi 25 novembre 2008. Près de 4.000 salariés de l'audiovisuel public ont manifesté comme de très nombreux députés le font aujourd'hui savoir, leur profond désaccord avec ce projet de loi mal ficelé qui, entre autres, n'assure en rien la pérennité du financement de l'audiovisuel public.

Les députés socialistes opposés unanimement au projet, notamment Martine Aubry et Benoît Hamon ou encore le député Vert Noël Mamère qui sont venus apporter hier un soutien remarqué aux manifestants au projet, mais aussi ceux du Nouveau Centre et à présent un nombre croissant de députés UMP, font envisager au plus hauts niveaux "plutôt que dénaturer totalement le texte et le vider de facto de son contenu" un ajournement.

Ajournement inévitable du projet de loi audiovisuel au regard de la crise et face à une telle cacophonie

Mardi 25 novembre, les députés UMP Jacques Myard et Lionnel Luca, en plein débat sur le projet de loi sur l'audiovisuel public, se sont déclarés favorables à la suppression du JT de France 3 qui ferait selon eux "doublon" avec celui de France 2.

"Il y a un journal télévisé de trop. Il faut en supprimer un" ont-ils entonné de concert. France 3 devrait garder le régional", a estimé M. Myard dans les couloirs de l'Assemblée Nationale. A ses côtés, M. Luca a même cru devoir ajouter "France 3 national, on s'en fout. Le journal télévisé, juste avant celui de France 2, ça fait doublon. Il vaut mieux mettre le paquet sur le régional". Et dire qu'une des dispositions phare du C.S.A. c'est le pluralisme en matière d'Information !!!

Parallelement aux déclarations d'Hervé Mariton que nous reprenions hier sur notre blog, c'est au tour du rapporteur général de la commission des Finances, Gilles Carrez (UMP), de juger le projet "économiquement discutable". "Je ne voterai pas le financement de la suppression de la publicité (taxes sur les chaînes privées et les opérateurs mobiles)" a dit GillesCarrez.

Gilles Carrez (UMP) a déclaré (source Reuters) qu'il "ne votera pas le financement" de la suppression de la publicité".
Le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a bien compris comme aujourd'hui apparamment une majorité de ses coll-ègues, qu'en cette période de crise économico/financière, les français ne pardonneront pas à ceux des députés qui engloutiraient à fonds perdus : 1 milliard/1,5 milliard d'euros, dans un projet "économiquement discutable" .

"Aller supprimer la publicité qui est un moteur de la consommation aumoment où la croissance bat de l'aile, c'est économiquement discutable", a-t-il déclaré également à l'AFP.

Ce n'est pas tout, dans le droit fil de ce que proposait il y a quelques jours, le plus pragmatiquement et logiquement qui soit l'ex Premier Ministre Edouard Balladur, de reporter ce projet, Claude Goasguen député de Paris.a déclaré, hier : "C'est une loi qui déplaît au secteur privé, au secteur public, aux petites chaînes, aux grandes chaînes et à internet".

Il a ajouté : "On se serait bien passé d'un débat de ce genre dans la situation économique actuelle".

dans de telle conditions comment ne pas imaginer une prise de conscience au plus haut niveau et un ajournement du projet dans un contexte "plus porteur" !

A tous ceux députés, sénatuers et autres qui ont pris conscience du manque de pertinence à ce projet mais surtout du fait qu'il n'y avait aucune urgence en période de crise qui touche de plein fouet les contribuables à voter de telles mesures, la CGC Médias dit BRAVO.

mardi 25 novembre 2008

Une majorité de députés y compris UMP franchement hostiles au projet de loi audiovisuel au regard de la crise économico/financière

Audiovisuel public: Parallèlement à une journée de forte mobilisation, nombreux sont maintenant les députés UMP Hervé entre autres, qui non seulement doutent de la pertinence du projet de loi sur l'Audiovisuel mais sont également opposés à la suppression de la pub dans un tel contexte de crise économico/financière qui ferait une fois de plus que l'Etat devrait décaisser autour d'un milliard d'euros. (donc les contribuables)

Le député UMP Hervé Mariton s'est même déclaré, ce 25 novembre, défavorable à la suppression de la publicité, en soirée, sur les chaînes télévisées publiques, mesure phare du projet de loi sur l'audiovisuel public examiné à partir de mardi à l'Assemblée nationale.

"La pub, c'est rigolo, c'est bon pour le moral et c'est bon pour la consommation", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. Le député de la Drôme redoute notamment "la contrepartie" de la suppression de la publicité, qui va entraîner selon lui "une hausse de la fiscalité". [Les français n'accepteront sûrement pas de mettre encore la main au porte monnaie, cette fois-ci pour la télé, ndlr !!!!!]

"Un certain nombre de députés UMP partagent mon point de vue", a-t-il encore affirmé. Outre l'ensemble des députés du Nouveau Centre, l'ensemble des députés de l'opposition, c'est à présent comme l'écrit et le dit la CGC Médias depuis plusieurs semaine, un nombre considérable de députés UMP qui ont aussi fait savoir leur désaccord avec le projet.

En additionnant tous ces députés qui pensent que l'Etat dont l'endettement est maximum et qui risque en 2009 de dépasser les 3% du PIB et dont les caisses sont vides, a autre chose à faire avec le milliard/le millliard et demi qu'il voulait donner à Carolis.

C'est donc à présent face un hémicycle majoritairement et le plus pragmatiquement qui soit hostile au projet, que le Chef de l'Etat va devoir se poser la question du maintien à marche forcée du texte de loi.

Il semblerait, du reste, qu'au regard de toutes ces inquiétudes et toute cette polémique bien inutile en ces temps de crise, il décide d'écouter les conseils de son ami Edouard Balladur en demandant au gouvernement de sursoir pour l'instant.

Ahurissants les propos de Christine Albanel sur LCI ce matin…A-t-elle jamais regardé la télé ces 20 dernières années pour vouloir refaire les SHADOKS?

Ahurissants les propos de Christine Albanel sur LCI ce matinA-t-elle jamais regardé la télé ces 20 dernières années pour proposer de refaire les SHADOKS ? Elle a également proposé un représentant de l'agro-alimentaire pour prendre la tête de France Télévisions....

"Il faut de l'audace [a-t-elle martelé ] et de l'inventivité". [Les Shadoks, Les raisins verts d'Averty...]

(extraits de propos lors de la précédente grève) « Est-ce que c’est une grève contre la publicité ou plutôt une grève pour savoir ce que nous faisons pour que cette réforme très très importante se passe dans de bonnes conditions »…

Quant à la redevance, le mécanisme d’indexation mis en place, « c’est pour éviter qu’elle ne baisse car de fait elle baissait ces dernières années ». Surréaliste!








De telles platitudes, ça laisse pantois!

Aux salariés de France Télévisions, elle dit et répète : « Ne soyez pas inquiets …on a la volonté de faire ensemble une télé publique vers tous les publics, une télévision de qualité avec la possibilité de voir des choses intéressantes, des émissions nouvelles : cinéma, variété, sports, absolument tout plutôt dans la soirée sans avoir ces programmes à minuit, 1 heure du matin qui étaient inévitables quand on était plus dépendant de la publicité »

[ Ces programmes : cinéma, variété, sports, absolument tout ..c'est cela la télévision...peut-être Christine Albanel ne l'avait-elle pas remarqué]

« Seront préservées les différents chaînes…les français aiment leurs chaînes, la 2, la 3, la 4 la 5. On peut faire évoluer les programmes à l’intérieur des chaînes ; pourquoi pas une chaîne pour l’enfance te la jeunesse : une chaîne de qualité qui pourrait être France 4 ! »

« Cette réforme ne cache pas d’autres choses derrière qui arrivent masquée ; c’est une réforme culturelle, structurante pour avoir une télé qui corresponde encore plus à ce qu’attendent les français du point de vue de la qualité, de la diversité, de la culture, enfin de tout un ensemble d’ambitions…avec des variétés, du sport, des séries, il n’y pas d’interdiction, sauf un certain nombre d’émissions à la recherche d’audience qui n’avaient pas leur place sur la télé publique… le but n’est pas de faire une chaîne élitiste mais ce qui ne veut pas dire en revanche qu’on ne recherchera pas l’audience… [Christine Albanel dit] être pour qu’on publie dans l’avenir tous les jours les chiffres d’audience des différentes émisions»

[ C'est dramatique...Christine Albanel dit vouloir bânir "un certain nombre d’émissions à la recherche d’audience qui n’avaient pas leur place sur la télé publique" " ce qui ne veut pas dire en revanche qu’on ne recherchera pas l’audience" et pour ce afire elle déclare être pour "qu’on publie dans l’avenir tous les jours les chiffres d’audience des différentes émisions" ...]
Quelqu'un aurait-il pu prévenir la Minisre que le système existe depuis de très nombreuse années: il s'appelle Médiamétrie !!!

Avec des phrases d'un tel vide sidéral et du type « Avec de petites contributions, on aura tout le financement nécessaire avec les moyens de faire de grandes choses… », les salariés de France Télé ont de quoi être rassurés!!!

L'apothéose c'est ce matin donc sur LCI...

Sur le financement, Christine Albanel dit : " Il faut être sérieux. 450 millions d'euros de compensation c'est un chiffre généreux. C'est pas mal! D'ailleurs les chaînes privés disent "Comment!!!" nous, nous l'évaluons à 200/220 millions d'euros ....Ces 450 millions d'euros , chiffre calculé par la commission de professionnels réunis autour de Jean-François Copé à partir des contrats d'objectifs fixés depuis 2007 et des chiffres publicité 2007/2008 dont tout le monde sait que depuis...C'est un engagement généreux qui va permettre de faire les programmes que l'on souhaite".

"Et 450 millions d'euros, chiffre généreux, à un moment où le secteur publicitaire est en graves difficultés" ajoute-t-elle.

Voila donc le fond de l'affaire, comme le secteur publicitaire est en graves difficultés [crise aidant] il ne faut plus le mettre à contribution comme cela était prévu. Mais pourquoi donc avoir fixé initialement à 3% la "collecte" pour la réduire de moitié et la faire passer ensuiteà 1,5% ?

Il serait plus que souhaitable que la Ministre en fasse preuve, de Sérieux ! La commission de professionnels réunis autour de Jean-François Copé n'a jamais fixé ce chiffre à 450 millions à partir des contrats d'objectifs fixés depuis 2007 et des chiffres publicité 2007/2008...voyez plutôt leur indignation et leurs réactions, Hervé Chabalier en tête.

«Concernant l’amendement faisant flotter la taxe fixée initialement 3% sur le chiffre d’affaire publicitaire supplémentaire engrangé par les chaînes privées, entre 1,5% et 3%, c’est un vrai sujet. » dit C. Albanel.

« Il va y avoir des transferts qui vont aller sur les chaînes privées donc il va y avoir des surplus et on va taxer le surplus. Actuellement vu la crise, on en est moins sûr qu’il y ait ce surplus mais moi (dit C. Albanel) JE pense qu’il existera puisqu’on ouvre par ailleurs de nouvelles fenêtres publicité qui vont apporter naturellement de nouvelles ressources chez le privé et on a intérêt à avoir des chaînes privées qui se portent bien puisqu’elles contribuent à la création ».

Si c’est Christine Albanel qui pense qu’il y aura des surplus pourquoi s’inquiéter ? Sérieusement !!!! Et puis ajoute-t-elle « la crise ne sera pas éternelle »».

Si c’est Christine Albanel qui pense qu’il y aura des surplus pourquoi s’inquiéter ? Sérieusement !!!!

Cerise sur le gâteau, Christine Albanel précise, toujours le plus sérieusement qui soit que ce faisant « il faut être attentif à la réalité des choses, c’est pourquoi l’idée c’est l’amendement parlementaire, assez raisonnable, qui propose de ne taxer qu’à 1,5% et ensuite de taxer le surplus [vous savez, celui dont C. Albanel pense qu’il existera sans en être sure vu la crise !] »

Quant à la redevance, le mécanisme d’indexation mis en place, « c’est pour éviter qu’elle ne baisse car de fait elle baissait ces dernières années ». Surréaliste !

C'est vraiement du n'importe quoi... Pour être attentif à la réalité des choses, actuellement vu la crise, alors qu'on en est de moins sen moins sûr qu’il y ait des surplus publicitaires vers les chaînes du privé, on devrait don en toute logique reporter la réforme.

Seulement voila, si Christine Albanel pense qu’il va y en avoir [du surplus], alors il n'y a pas de problème. Qui donc, au final, aurait en conclusions des raisons de s'inquiéter ????? Hein, on vous le demande!

Enfin pour clôre avec sérieux le suhjet des 900 départs avancés par Carolis lui-même, Christine Albanel dit "faire confiance aux responsables de France Télévisisons pour gérer le nombre de départs qu'il faudra" ( à ce sujet cliquez sur le lien suivant pour avoir une idée de la vaste supercherie qu'a vendu Carolis en la matière)

Découvrez tout le "sérieux" de l'argumentaire en cliquant sur le lien.


lundi 24 novembre 2008

Carolis, Duhamel et consort: vrais fossoyeurs de la télé publique

Carolis une heure après l'annonce du Chef de l'Etat sur la suppression de la pub, Patrick de Carolis rendait public, le 8 janvier 2008, un courrier qu'il adressait à l'ensemble des salariés où il disait travailler depuis 2 ans avec l'actionnaire dans le cadre de l’orientation claire de la suppression de la pub sur France Télé.

Rappel du courrier :" A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."
"Ce matin, le Président de la République a fait connaître son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression.Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire."

Ainsi donc Carolis affirmait-il en début d’année que « cette suppression de la pub pourtant aux nombreuses conséquences, non seulement il l’avait souhaite mais il travaillait dessus avec l’actionnaire depuis 2 ans ».

Finalement de quoi vient-il se plaindre à présent. Après de nombreux articles, notamment celui du 19 mars 2008 lu dans Le "Canard enchaîné", intitulé "Patrice Duhamel: ça balance sur Sarko" ("Le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, le raconte sans se faire prier : « Avec (le superpédégé) Carolis, nous avons rencontré à plusieurs reprises Sarko après son élection. Chaque fois il nous disait : « Vous allez avoir plus de pub ! » Du coup, le duo se dit convaincu que l'annonce, dans la conférence de presse du 8 janvier, de la suppression de la pub était aussi destinée à le « déstabiliser"), Carolis fait toujours mine de résister et de s’opposer à l’Etat. C’est minable.

Comme le confirmait Christine Albanel, il y a peu, le 21 octobre au JT de France 2 " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société unique et qui l'avait demandée à l'été 2007".

Pas plus tard que vendredi, Carolis continuait son cinéma avec un nouveau mail interne adressé à tous où il soulignait entre autres l'incohérence de certaines dispositions et amendements retenus par les députés.

Que le PS soit plus préoccupé par son devenir en ce moment, il n’en demeure pas moins que l’ensemble de ses parlementaires ont fait savoir qu’ils étaient farouchement opposés à ce projet de loi devenu un bourbier sans nom. Jean-Marc Ayrault, Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale indiquait, ce matin même, que malgré cela le PS ferait son travail.

Ajoutez « Le Nouveau Centre » et ses parlementaires qui sont, eux aussi, opposés au projet de loi mais également un nombre croissant de parlementaires UMP (pour ne pas dire une majorité ralliée à la proposition Balladur de reporter en raison de la crise économico/financière la réforme) peu enclin à aller défendre une télévision publique minée ces 10 dernières années par ses dirigeants et que voulez-vous qu’il sorte de ce débat sinon l’avis de décès de la télé publique dont Carolis, Duhamel et consort sont bien les fossoyeurs ?

Jour après jour, le constat est attristant. Une seule et unique stratégie pour Carolis : « encore un jour de gagné » face au travail de lobbying de TF1 ou M6 relayé par quelques députés et les principales propositions de la Commission Copé s'envolent, à savoir que ces chaînes privées qui devaient renflouer à hauteur de 3% de leurs recettes publicitaires France Télévisions, ne seront presque plus ponctionnées. Que les industriels de la téléphonie mobile qui n'ont pas non plus, l’intention de jouer les vaches à lait, s’y mettent eux aussi et il ne restera pas grand-chose des millions d’euros escomptés. Et la question mystère sera, à l'évidence, où trouveront-ils l'argent ?

Et encore, les téléspectateurs l’ont échappé belle, ils ont failli avoir en lieu et place des écrans publicitaires de France 2 et de France 3, des programmes courts d’instruction civique, qu’un député de l'UMP par voie d’amendement avait très sérieusement déposé en fin de semaine dernière.

C'est du Goldoni, à moins que cela ne soit du Tardieu ou du Dubillard, ce projet de loi audiovisuel.

Comment Carolis avec comme seul objectif celui de durer, peut-il entraîner vers de si profonds abîmes une télé publique déjà exsangue face à un secteur privé plutôt bien loti vu le contexte ?


Le seul service que peut rendre Carolis à la télé publique, ce n’est pas d’essayer de sembler faire le siège de Bercy afin d’obtenir de l’Etat des subsides supplémentaires qu’il n’aura pas… ce n’est pas plus d’essayer de faire ami-ami avec le Chef de l’Etat qu’il qualifiait à l’été de stupide dans son analyse, non ce n'est pas la peine; le seul service le cas échéant qu’il peut rendre c’est son départ.

Il permettra en toute logique et le plus rationnellement qui soit, à son successeur de conduire le « groupe » vers le tout numérique en 2011 avec un tant soit peu de lattitude mais surtout une stratégie moins personnelle et plus visionnaire.

France Télévisions en faillite....Carolis l'a dit aux syndicats.

P. de Carolis qui a reçu dans la matinée de vendredi 21 novembre les coordonnateurs syndicaux de France Télévisions pour "faire le point avant le début du débat parlementaire du 25 novembre, a mis en garde contre une réduction des taxes.

P. de Carolis a dit avoir "averti le gouvernement des risques que certains amendements au projet de loi réformant l'audiovisuel public faisaient courir au groupe".


Il a fait savoir à l'actionnaire (dixit Carolis) "que l'amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé".

Il a également expliqué que le passage de la taxe de 3% à 1,5 % amendé par les députés UMP qui ont donc remplacé en commission la taxe de 3% sur les chaînes privées et pouvant varier de façon modulable, entre autres liés aux effets d'aubaine, serait extrêmement préjudiciable pour le groupe.

Selon Carolis pour qui le compte n'y est pas, même si les recettes publiques du groupe devraient bénéficier"d'une garantie de la Tutelle", cette décision des députés est grave et pourrait entraîner la faillite de France Télévisions.

Projet de loi audiovisuelle, même les anglais s'y mettent

La Writer's Guild of Great Britain [scénaristes de l'audiovisuel britanniques] a demandé jeudi « au gouvernement français de reconsidérer [le] projet de réforme » de France Télévisions dans une lettre adressée à Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France à Londres, et à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.

Les scénaristes britanniques mettent « en garde les autorités [françaises] contre les conséquences terribles qui risquent d'en découler ».

Ils ne voient aucun inconvénient à la suppression de la publicité sur le service public français, « étant donné qu'au Royaume-Uni les services de la BBC sont proposés au public sans publicité », mais ils soulignent que « le financement de la BBC est très bien assuré au moyen de la redevance ».

La Writer's Guild of Great Britain s'inquiète de la « baisse de ressources » du service public français qui ne « peut que diminuer la capacité de France Télévisions d'accomplir sa mission (...) et la rendre incapable d'assurer son rôle de service public ».

L'autre sujet d'inquiétude évoqué dans la lettre est « la décision des autorités françaises de faire désigner le président de France Télévisions directement par le chef de l'Etat ». Enfin, la Writer's Guild of Great Britain, forte de son « expérience en Grande-Bretagne », affirme que le service public ne peut être crédible qu'à deux conditions : « Un financement adéquat et pérenne provenant d'une source publique, assuré sans conditions » et « des structures robustes et transparentes à même d'assurer la séparation et l'indépendance du diffuseur public vis-à-vis des organes du gouvernement et de l'Etat ».

Satellifax du 24 11 2008

vendredi 21 novembre 2008

Carolis dit accueillir le travail des députés de la commission "avec prudence et recul nécessaires" et souligne leur "incohérence"...

Patrick de Carolis a convoqué les "coordonnateurs syndicaux de France Télévisions" ce 21.11.08 pour leur indiquer comment la réforme, vous savez celle qu'il est allé proposé à la Tutelle à l'éte 2007 (dixit Christine Albanel)

Après, il y a quelques jours l'amnésie dont il était sorti au bout 3 ans et demi en se rendant compte qu'il existait, depuis tout ce temps, des instances de représentation des personnels au sein des chaînes de télé, le voici qui manifeste à présent une crise aigüe de lucidité.

Elle se traduit par une nouvelle séance de propagande interne alors que la loi n'est pas votée destinée pour "faire le point sur la situation de France Télévisions à quelques jours de l’ouverture du débat parlementaire."

A peine la réunion terminée, Carolis a adressé comme à sa bonne habitude un mail écrit d'avance à l'ensemble des salariés. Ce mail énonce le dispositif qui n'est donc pas voté mais qui ne peut pas selon Carolis, ne pas l'être, indiquant par ailleurs "en off" à qui veut l'entendre que le Chef de l'Etat étant trop engagé dans sa réforme, il ne pourra plus reculer.
Il a également émis les plus grandes réserves « dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale qu'il a indique devoir prendre avec prudence et recul nécessaires»

Voila ce que Carolis, sûr de lui, écrit :

"Dans une période cruciale pour France Télévisions, les échanges ont porté notamment sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, les négociations avec la tutelle sur le plan d’affaires, et la transformation du groupe en entreprise commune.

Point d’actualité sur le projet de loi.
Alors que le travail parlementaire ne fait que commencer, Patrick de Carolis a appelé à la prudence et au recul nécessaires dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, beaucoup de chemin restant encore à parcourir d’ici à fin décembre.
Il a estimé que sauf événement particulier, l’heure n’était pas -pour lui- aux prises de position publiques mais au dialogue et à l’échange permanent avec les parlementaires et l’Etat actionnaire, et à l’information constante des collaborateurs sur l’évolution des débats et négociation en cours.

Il a indiqué aux coordonnateurs syndicaux du groupe qu’il avait lui-même averti ses interlocuteurs institutionnels des risques que certains de ces amendements faisaient courir au groupe, notamment la réduction des taxes, même si celles-ci ne devraient pas avoir d’impact sur les recettes publiques du groupe, ces dernières bénéficiant d’une garantie de la tutelle.
[Des remarques aux députés sur les risques que font courir au groupe leurs amendements!!! Que les députés fassent bien attention sinon Carolis pourrait annoncer sa démission]

En effet, P.de Carolis a -dixit - fait savoir à l’actionnaire que l’amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé.

Il a par ailleurs rappelé l’incohérence qu’il y aurait à maintenir des « guichets » par chaîne pour l’accueil des projets, alors que l’on créée une entreprise commune qui doit être capable de négocier de manière centralisée avec les producteurs pour faire baisser le coût des programmes.
En revanche, P. de Carolis s’est félicité qu’un amendement propose l’élargissement de l’assiette de la redevance.

Point d’actualité sur le plan d’affaires
Les négociations entamées fin juin sur le plan d’affaires sont entrées dans une phase conclusive et difficile. Les points de vue, s’ils se sont rapprochés, ne convergent cependant pas encore.

Le Président a ajouté que les jours qui viennent seraient sans doute décisifs. Ce plan d’affaires, qui porte sur la période 2009-2012, doit permettre à France Télévisions de soutenir son ambition éditoriale, de financer son développement, et d’assurer une visibilité à l’entreprise et à ses collaborateurs. Il comprend par ailleurs un volet d’économies important, qui n’a pas de lien direct avec la suppression de la publicité, mais traduit la nécessaire adaptation du groupe au nouveau modèle économique du secteur audiovisuel dans son ensemble, en réinventant ses modèles de production.
[En gros, c'est le dégraissage des 900 qu'il évoque fallacieusement, voir le paragraphe suivant également]

P. de Carolis est revenu par ailleurs sur les propos relatifs aux « 900 » collaborateurs potentiellement concernés par un éventuel dispositif de départs volontaires à la retraite, en précisant qu’ ils correspondaient à l’estimation statistique des collaborateurs qui pourraient disposer de la totalité de leurs annuités d’ici à 2012, estimation calculée en reprenant les paramètres du dispositif mis en place en 2007 et qui avait reçu un accueil favorable de la part des salariés alors concernés.
[ Tu parles d'un accueil favorable : 180/200 réponses sur plus de 600 courriers adressés à des salariés âgés au moins de 56 ans et demi dont, de facto, 2/3 ont refusé le dispositif et ne sont pas près d'accepter - sans parler de la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans n'était pas encore d'actualité]

Si un tel dispositif de départs volontaires à la retraite devait être mis en œuvre à partir de 2009, il ferait l’objet d’une présentation préalable aux instances représentatives du personnel.

Point sur l’entreprise commune
Le projet de loi sur l’audiovisuel public est conforme sur ce point aux attentes de France Télévisions. L’entreprise commune est une opportunité pour l’entreprise de se moderniser et de s’adapter à la révolution numérique qui déstabilise aujourd’hui l’ensemble du secteur audiovisuel. [Cette bonne blague, préférer la mise en place d'une usine à gaz style ORFT à l'exception du R de Radio,à un fonctionnement en forme d'UES !!!!]

Afin de préparer cette transformation, des missions ont été confiées début octobre aux directeurs généraux du groupe pour nourrir les réflexions sur la nouvelle organisation dans tous les secteurs stratégiques de l’entreprise. En parallèle, des groupes de travail thématiques réunissant plusieurs dizaines de collaborateurs issus des différentes entreprises du groupe, ont été constitués pour préparer la bascule juridique et les modes de fonctionnement de transition. Ils sont soutenus dans ces travaux par le cabinet de conseil en organisation Bain & Company.

Un arbitrage du comité exécutif présidé par P.de Carolis interviendra fin décembre sur le projet d’architecture générale de la société commune. Ce schéma général d’organisation devrait être présenté pour information aux instances représentatives du personnel en janvier 2009.

Le déploiement de l’entreprise commune
A compter du 1er janvier 2009, France Télévisions s’inscrira dans une phase transitoire permettant d’assurer la continuité de ses activités avant même que ne soit mise en place l’organisation définitive de l’entreprise commune dans le courant de l’année 2009. Les projets d’organisation par grandes filières devraient être présentés pour information/consultation aux instances représentatives du personnel dans le courant du premier trimestre. Concernant le volet social, la direction du groupe informe actuellement les différents comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise sur les conséquences qu’aurait l’entreprise commune sur les conventions et accords collectifs, ainsi que sur les mandats des représentants du personnel. [ Autrement dit perte des conventions collectives et autres accords d'entreprises]

A l’issue de cette rencontre, P.de Carolis s’est engagé [ Ah! les engagements de Carolis] à revoir régulièrement les coordonnateurs syndicaux du groupe, insistant sur leur rôle pivot dans le dialogue social au sein de l’entreprise, et sur le rôle moteur qu’ils auront à jouer dès le début de l’année 2009 dans les négociations sociales relatives au déploiement de l’entreprise commune."

Quelle fumisterie et quelle intox ! Venir parler de dialogue social et du rôle pivot des O.S alors qu'il les méprise depuis toujours, quelle culot!

Questions de Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes à Frédéric Lefevre porte-parole UMP

Ce jeudi 20 novembre, Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes, a posé en direct à Frédéric Lefevre porte-parole UMP, une question en 2 parties sur fond d'inquiétudes des salariés des chaînes de France Télévisions.

Après que la première partie ait été plus ou moins éludée, la deuxième partie renvoie Carolis à sa déclaration devant les députés PS sur les 900 salariés "partants" à ne pas remplacer...quant à la pérennité juridique des chaînes ?????

Un petit mot sur le COM (Contrat d'Objctifs et de Moyens) que Carolis a signé avec l'Etat et qui est abordé sur le plateau de Jean-Marc Morandini, il n'a jamais été respecté mais de toute les façons, il ne garantit absolument pas le versement de ces 450 millions! Redisons-le, s'agissant par exemple du passage au "Global Médias" que la commission Copé mettait en avant et qui fait partie intégrante du COM au travers de 16 pages dudit document finalement parafé début 2007...ce volet n'a jamais été ni mis en oeuvre, ni respecté comme la quasi totalité des dispositions du reste, contrairement aux engagements pris par Carolis. voir notre prcédent article sur le sujet intitulé : "Carolis entendu par la commission voudrait convaincre les députés de faire le "sale boulot".... ")

Cerise sur la gâteau, les 450 millions "fruit du difficile travail de comptage de la commission Copé" que l'Etat s'est engagé à verser ont été "validés" par Carolis. Vous savez, Carolis qui réclamait 845 millions d'euros (sans la rallonge pour produire les programmes de remplacement à la disparition d'écrans publicitaires qui faisait passer le chiffre au dela du milliard d'euros) et qui annonçait qu'avec 600 millions le compte n'y était pas (d'où l'annonce de sa prise de responsabilité et donc de sa démission) mais qui aurait donc accepté ces 450 millions de bon coeur!

Mais pourquoi, en pleine crise économico/financière, faudrait-il ne pas écouter la sage proposition d' Edouard Balladur de reporter le projet de loi?

La CGC Médias, au fur et à mesure des articles de ce blog, s'est déjà exprimée largement sur les conséquences catastrophiques qui ne manqueront pas de déstabliser l'équilibre du secteur pour vous faire part de la lettre adressée aux parlemenatires par 3 organisations syndicales du groupe audiovisuel TF1 [TF1 qui a annoncé la semaine dernière des résultats en net recul sur les neuf premiers mois de 2008 et revu, également, à la baisse ses objectifs d'évolution pour le chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année].

Les syndicats CFE-CGC, CFTC et FO du groupe TF1, qui représentent "plus de 85%" des 4.000 salariés du groupe, ont adressé une lettre ouverte auxdifférentes instances parlementaires pour s'opposer aux taxes sur leschaînes privées qui "mettent en danger l'emploi" et les salaires.

Dans cette lettre adressée mardi aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale et rendue publique jeudi, ces syndicats font part de leur "colère" et s'opposent " aux "taxes qui pénalisent leur pouvoir d'achat et mettent en danger l'emploi". Le fait que mercredi, les députés UMP aient remplacé en commission la taxe de 3% surles chaînes privées voulue par le gouvernement pour financer las uppression de la publicité sur France Télévisions, par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% entre 3%, n'a rien changé à l'envoi de la lettre.

C'est le principe même de taxer les chaînes privées décidé par le gouvernement au début de l'année 2008 suite aux propositions de Jean-François Copé et la commission éponyme sur la base d'un chiffre d'affaires 2007 en croissance, dans un contexte économique alors nettement plus favorable mais révolu aujourd'hui, qui est incompréhensible surtout vis-à-vis des règles de libre concurrence défendues par Bruxelles.

Les chaînes privées, elles aussi connaissant une "baisse sensible de leur chiffre d'affaires publicitaire", dans un contexte de crise féconomico-inancière dont la ministre disait qu'il touchait en premier le secteur de la publicité.

"Dans un tel contexte, maintenir une taxe (...) constitue une menace sur les emplois et les rémunérations avec un impact direct sur la participation et l'intéressement", dit entre autres le courrier.

Pourquoi le bons sens ne l'emporte-t-il pas et surtout pourquoi la proposition d' Edouard Balladur frappée de la plus grande sagesse et du plus grand bons sens, de reporter le projet de loi, trouve-t-elle encore des opposants ? Quels intérêts ont finalement ceux qui conseillent, coûte que coûte, que l'on aille au bout du projet... [et "coûte" est bien le bon mot ] peu important les millions, le milliard/le milliard et demi que cela coûtera immédiatement!!!!

jeudi 20 novembre 2008

"Le Temps" publie un article dans le contexte du projet de loi sur l'audiovisuel..auquel nous ajoutons: Où l'Etat va-t-il maintenant trouver l'argent?

Ci-après l'article de Sylvain Besson Correspondant pour la France publié dans "Le Temps" (Genève) . Nous avons souhaité depuis le vote de l'amendement sur la réduction de moitié de la taxe sur le volume de recettes supplémentaires vers le privé, ajouter un commentaire additionnel. (quelques lignes en rouge à la fin de l'article)

"Deux colosses se regardent en chien de faïence, de part et d’autre de la Seine, un peu en aval de la Tour Eiffel. A gauche, le bâtiment de France télévisions, translucide et anguleux. A droite, la tour de TF1, ronde et opaque sous ses plaques de verre réfléchissant. Entre eux, les rôles ont toujours été bien répartis : à la Une celui du leader, agressif et tourné vers le profit, à France 2 et ses chaînes sœurs celui d’éternel poursuivant, financé par l’argent public.

Ce duopole a longtemps exercé une domination écrasante sur le paysage audiovisuel français. Mais aujourd’hui, l’ordre ancien est bouleversé. Sur un an, TF1 a subi une baisse qui a choqué les spécialistes, passant de 31,8% à 26,2% en audience cumulée. Ses recettes publicitaires ont fléchi de 3,7% durant la même période. L’érosion atteint aussi France 2, dont l’audience a baissé de 1%.

Ces dernières années, « les télévisions historiques – TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6 – ont perdu 27% d’audience, commente Philippe Bailly du cabinet de conseil NPA. Le côté inquiétant, c’est que les pertes sur les cibles jeunes sont encore plus marquées, avec une audience de 45% pour les autres télévisions chez les 4-14 ans. »

L’irruption de la TNT, cette myriade de chaînes diffusées sur le câble, est la première cause de ce phénomène. Mais d’autres facteurs accentuent la tendance. « Le paysage télévisuel évolue à vitesse grand V, explique un spécialiste du secteur. La consommation se fait de plus en plus à la carte, en VOD [vidéo à la demande] ou sur Internet. Tu ne te dépêches plus pour rentrer chez toi de peur de louper un programme. Et les ados préfèrent regarder leur film au lit, sur leur ordinateur, plutôt qu’avec leurs parents dans le salon. »

Avec les chaînes d’information continue – il y en a trois en France –, la grand-messe de 20 heures n’est plus indispensable. Et l’indigestion de publicité, avec un tunnel de plus de 20 minutes après le journal du soir, encourage la migration vers la TNT, où le prime time commence dès 20h35.

Si TF1 a particulièrement souffert, c’est que ses programmes ont vieilli. De « Star Academy » à « Julie Lescaut », ses émissions phares tournent depuis des années, au risque de lasser le spectateur. Le 20 heures de Laurence Ferrari a eu des accès de faiblesse, passant deux fois sous la barre des 30% alors qu’il y a dix ans, des audiences de 40% ou plus étaient la norme.

En face, chez France télévisions, la chute est moins accentuée, mais l’atmosphère de crise est la même. Décidée par Nicolas Sarkozy, la suppression de la publicité en soirée doit être votée au parlement le 25 novembre. Elle entraînera la perte d’un milliard d’euros de revenus par an dès 2009.

Conséquence : « On fera moins bien avec moins », craint une journaliste de France 2. L’entreprise vient d’annoncer la suppression de 900 postes. Les syndicats pointent du doigt une longue liste de problèmes : direction jugée méprisante et passive, crainte d’ingérence politique dans les programmes, guerre ouverte entre les deux vedettes de l’information, David Pujadas et Arlette Chabot. Pour cause de grève des monteurs, la chaîne n’a pas été capable de suivre en direct l’élection présidentielle américaine.

Des deux « grandes télés », France 2 semble donc la moins armée pour réagir. « L’ambiance est au plus bas, personne ne prend de décisions, personne ne fait plus rien », regrette le syndicaliste Jean-Jacques Cordival. A TF1, en revanche, on prépare la riposte dans l’esprit typique de la maison : discipline et mobilisation. Les doutes, s’ils existent, sont soigneusement tus.

« Ça fait très longtemps qu’on annonce la mort de TF1, rappelle Frédéric Ivernel, directeur de la communication du groupe. A chaque fois, on a fait ce qu’il faut pour garder notre leadership et accroître la distance avec nos concurrents. »

Selon lui, le journal de Laurence Ferrari est en train de se stabiliser, même si c’est « compliqué ». Il promet une série de nouvelles émissions pour la rentrée 2009. « On veut être plus humbles, plus modestes dans la façon dont on communique avec notre public, ajoute-t-il. TF1 n’est pas une forteresse. »

De l’autre côté de la Seine, la contre-offensive la Une est attendue avec appréhension. « Ils vont brader leurs espaces publicitaires l’après-midi pour assécher le marché, nous piquer ce qui nous reste », redoute Jacques Larose, syndicaliste à France 2. Entre les deux géants de la télé, la guerre continue pour un marché qui rétrécit. Plus que jamais, ce sera malheur au vaincu. "
Juste un petit complémentaire additionnel, le fait que les députés par voie d'amendement aient, à présent, divisé par 2 le prélèvement sur les publicités qui se reprorteraient sur le privé (TF1 et M6 en gros) en indiquant au passage qu'il faudra également démontrer qu'il s'agit bien d'un "effet d'aubaine" ( voir les derniers articles du blog CGC).

Autrement dit, la probabilité que France Télévisions ne perçoive quasiment rien est énorme...ce qui équivaudra au fait que la télé publique dont les nombreux rapports déjà rendus, entres autres ceux de la Cour des Comptes qui a toujours décrit son sous-financement, se paupérise encore plus.
Quant à la compensation que l'Etat s'engagerait à donner, de l'ordre du milliard/milliard et demi, le plus gros mystère c'est: où va-t-il trouver l'argent????

mardi 18 novembre 2008

Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale qui vont pouvoir constater qu'il n'a jamais respecté le COM qu'il a signé

Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale

Comme chaque année et conformément à la loi, Patrick de Carolis sera auditionnésur le rapport d'exécution du Contrat d'objectifs et de moyens (COM) par le Sénat, puis l'Assemblée Nationale.

Le mercredi 19 novembre à 16h30, P.de Carolis sera donc entendu par la Commission des Affaires culturelles et la Commission des Finances du Sénat et le mercredi 3 décembre à 9h30, par la Commission desAffaires culturelles, familiales et sociales, et la Commission desFinances de l'Assemblée Nationale.

Les 2 chambres pourront constater, si tel n'avait pas été le cas l'année dernière, que Carolis n'a jamais respecté le COM qu'il a pourtant négocié en 2006 et signé début 2007 avec l'Etat.
A titre d'exemple les 16 pages du COM sur le passage au Global Média qu'il n'a donc jamais mis en oeuvre...sans parler des nombreuses dispositions concernant la "politique" sociale qu'il a, là aussi signées, et sur lesquelles il s'est copieusement assis.

Espérons que les sénateurs et les députés dans le cadre de ces deux auditions l'interrogent sur le pourquoi du non respect sur 3 ans de mandature des engagements qu'il avait pourtant pris.

Espérons également que les sénateurs et les députés au regard des " enjeux à venir" et de la discussion du projet de loi sur l'audiovisuel public, relèvent le fait que si P.de Carolis n'a pas tenu ses engagements depuis son arrivée à France Télé, comment dans ces conditions serait-il susceptible de les tenir à présent!

Préavis de grève générale sur la télé publique


Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salariés à cesser le travail, le 25 novembre 2008 à partir de 0h 00

Dans le contexte financier actuel où l’économie est frappée de plein fouet par la crise financière mondiale et en raison des prévisions sans cesse revues à la baisse du marché publicitaire (tous supports) dont la Ministre de Tutelle dit qu’ « il est, en cette période, le premier touché », le SNPCA-CGC et le SPC-CGC souscrivent à la proposition de l’ex Premier Ministre, Edouard Balladur de reporter le projet de réforme audiovisuelle.

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC estiment en effet que le modèle économique proposé où « l’effet d’aubaine » deviendrait la règle pour taxer les télés privées, (*) n’assure en rien la pérennité de la télévision publique. Il est clair que face à un secteur économiquement sur la pente descendante [crise financière oblige], le différentiel, comptablement parlant, du Chiffre d’Affaire lié aux recettes publicitaires entre la première année de référence : l’année « n » (2007) et les années suivantes « n+1» (2008) et « n+2 » (2009), ne sera une aubaine pour personne.

Dans de telles conditions auxquelles il faut ajouter l’absence de réelle stratégie d’entreprise, l’invraisemblable disparition des chaînes et leur transformation en « marques » et avec elle la disparition de leur couverture collective et autres accords d’entreprise. Mais aussi et surtout en l’absence d’engagement en matière d’investissements sur fond de création d’une « usine à gaz monolithique » qui figerait et ne ferait qu’aggraver une situation catastrophique, le SNPCA-CGC et le SPC-CGC exigent :

Que France Télévisions adhère à l’AESPA (Association des Employeurs de l'Audiovisuel Public sigantaire de la Convention Collective et de ses avenants) véritable garantie au maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprises.

Que les chaînes s’engagent sur les investissements à venir et ceux en suspend qui sont la garantie d’une production et d’une fabrication en interne.

Que les chaînes se réapproprient les droits télé.

Que les chaînes obtiennent un financement pérenne de l’audiovisuel public, celui-ci n’étant à l’évidence pas assuré.

Tous ensemble à compter du 25 novembre, disons non à cette casse programmée de la télé publique et joignons-nous à la manifestation
(*) Comme la CGC Médias le confirme ici et s'en doutait, Christian Kert, rapporteur UMP du projet de loi sur l'audiovisuel amis également administrateur de France Télévisions a déjà proposé d'alléger de moitié la taxe sur les chaînes privées envisagée pour financer l'audiovisuel public en échange de la suppression de la publicité.
Ainsi le projet initial du gouvernement qui prévoyait notamment de taxer TF1 et M6 à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à l'heure où les 2 groupes font valoir que leurs recettes publicitaires diminuent, devrait être vidé quasiment de sa substance et la garantie du financement pérenne de la télé publique envoyé aux oubliettes.... lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessus.

vendredi 14 novembre 2008

Le cumul sera-t-il prévu dans le projet de loi audiovisuel ?

Sur proposition du président de France Télévisions Patrick de carolis, Alain Belais a été élu président du conseil d'administration de Canal France International (CFI), filiale de France Télévisions et d'Arte France.

Etienne Fiatte est devenu le directeur général.

Ils succèdent respectivement à François Bonnemain et Jean Mino ayant largement dépassé, tous deux, 65 ans.

Il semblerait que Alain Belais (* voir son parcours ci-dessous) ancien directeur de Cabinet de 1997 à 2002 du maire de Nice (Jacques Peyrat) mais aussi ex attaché culturel de 2004 à 2006 au Consulat général de France à Los Angeles, soit toujours parallèlement Directeur adjoint des relations internationales de France Télévisions, poste qu'il occupe depuis 2006....une particularité France Télé qui doit sûrement rentrer dans la réforme!

* Alain Belais, IEP Strasbourg, Harvard Summer School, a réalisé le parcours suivant :

* 2004-2006 : Consulat général de France à Los Angeles, attaché culturel.

* 2004 : Cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (Renaud Muselier), chef du cabinet.

* 2002-2004 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (Pierre-André Wiltzer), chef du cabinet.

* 1997-2002 : Cabinet du maire de Nice (Jacques Peyrat), directeur du cabinet.

* 1995-1997 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération (Jacques Godfrain), chef du cabinet, conseiller auprès du ministre.

* 1993-1995 : Assemblée nationale, chargé de mission, coordinateur de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales au groupe Rassemblement pour la République (RPR).

* 1984-1993 : Conseil de Paris, chargé de mission.

* 1981-1984 : Assemblée des communautés européennes, assistant parlementaire du groupe des Démocrates européens de progrès (DEP).

Il n'y aura plus d'"erreur dans le déroulement de séance" pour accorder le milliard/le milliard et demi à Carolis

La Fédération CGC des Médias vous fait part de la dépêche AFP du 13 nov 2008 intitulée "Cafouillage à l'Assemblée: l'UMP raye "par erreur" 20 millions d'aide à la presse"

PARIS, 13 nov 2008 (AFP) - Les députés UMP ont adopté une disposition -
aussitôt qualifiée par l'UMP d'"erreur dans le déroulement de la séance"- qui réduit de 20 millions d'euros les aides de l'Etat à la presse, jeudi lors du
vote des crédits "médias" dans le cadre de l'examen du budget 2009.


L'amendement présenté par le député UMP Patrice Martin-Lalande revient en substance à retirer 20 millions d'euros d'aide à la presse écrite pour les
attribuer au secteur de l'internet et des innovations technologiques afin de "ne pas rater le tournant du multimédia", selon l'exposé des motifs.
Petit problème, cette disposition, par laquelle M. Martin-Lalande voulait, dit-il, simplement "poser la question de l'utilisation de ces crédits", a finalement été votée.


"Il s'agissait d'attirer l'attention du gouvernement pour qu'il y ait
davantage d'action en faveur de la dématérialisation", a déclaré à l'AFP M.
Martin-Lalande.


"C'est une erreur dans le déroulement de la séance, elle sera corrigée lors
d'une nouvelle délibération" à la fin de l'examen de l'ensemble du budget,
a-t-il affirmé, assurant que cette mesure n'avait "aucune signification".


Les députés communistes ont aussitôt dénoncé, dans un communiqué, un
"nouveau coup porté au pluralisme" de la presse, exigeant le "retrait immédiat de cette disposition" votée au moment où sont organisés les Etats généraux de la presse écrite.


"Nous demandons que, si erreur il y a, elle soit rectifiée au plus vite", a
commenté pour sa part le groupe socialiste.


tp/frd/eb/sh"

En risquant un commentaire concernant ce projet de loi sur lequel s'interrogent aujourd'hui, semble-t-il, une majorité de parlementaires sur, et l'urgence et la pertinence, il faut espérer que le déblocage du milliard, du milliard et demi que cela va coûter aux contribuables, en pleine crise financière, ne fasse pas l'objet d'une telle "erreur dans le déroulement de séance".

Les français qui ne sont pas ni officiellement, ni techniquement en réssesion (0,14% de croissance suivant un trimestre en négatif) vont être rassurés de constater que ce milliard, du milliard et demi qui ne fera défaut nul part ailleurs, aille bien à P. de Carolis pour sa réforme, celle qu'il est allé vendre à l'été 2007 à la Tutelle (dixit C. Albanel au JT de 20h sur France 2, le 21/10/08)