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vendredi 1 octobre 2010

Après 2 suicides et 2 tentatives, la direction de France Télé toujours dans le flou!






"Pour répondre aux interrogations et à l'inquiétude exprimées dans le contexte de changement actuel par une partie des collaborateurs de l'entreprise, la direction s'engage à rechercher activement des solutions..." écrit la direction.
Ce n'est malheureusement pas "une partie des collaborateurs de l'entreprise qui s'inquiète et s'interroge" , c'est l'ensemble des salariés (quelque soit leur lieu géographique d'activité) qui via l'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud dénonce depuis des mois la réorganisation absurde, incohérente à laquelle les personnels n'ont jamais été associés et qui est en plus illégale.
Il est clair que si le principe de réorganisation a été consacré par le seul avis rendu par la CGT au CCE de décembre 2009, l'organigramme qui s'y rattache n'a jamais été soumis à la moindre consultation en totale entrave pénale.

Carolis pour éviter de respecter les textes et donc la loi, a même inventé un néologisme débile: " le fonctionnogramme" qui ne repose, faut-il le redire, sur aucun fondement légal.

La direction parle ensuite de "plusieurs évènements graves survenus ces derniers jours" en évoquant sans le dire clairement les déjà 2 suicides (dernier en date celui de Marie-Magdeleine GRESSE médecin du travail à France 3 Alsace *) et autant de tentatives , "des gestes de désespoir de deux collaborateurs et le contexte professionnel dans lequel ils se situent"...

Ele ajoute vouloir "se placer sur le terrain de recherche active de solutions et non sur celui de la dénégation"...certes mais cela fait des mois que l'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud alerte, prévient et exige l'arrêt de cette réforme Carolisienne anxiogène, dévastatrice et souce de toutes les souffrances ( comme le disent et l'écrivent rapport après rapport, la médecine du travail, le cabinet Sextant ou encore le cabinet Cédaet.

Alors "créer une direction de la prévention des risques au travail directement rattachée au directeur général délégué aux ressources humaines et faire appel à un cabinet extérieur pour une aide visant à péconiser des actions à court et à moyen terme", tandis que le direction s'est assise sur les 3 différents rapports cités précédemment, cela ne manquera pas d'apparaître comme une provocation supplémentaire surtout lorsque la direction indique vouloir " faire vite pour proposer le plus rapidement possible des aménagements de l'organisation" (celle de Carolis donc) et pour ce faire "permettre une consultation rapide des instances (les élus du CCE) sur ces évolutions".
C'est quand même incroyable de proposer "de faire appel à un cabinet extérieur pour péconiser des actions à court et à moyen terme" et dans le même temps sans attendre justement ses préconisations, indiquer qu'il " faut faire vite pour proposer le plus rapidement possible des aménagements de l'organisation et permettre une consultation rapide des instances sur ces évolutions" (le 19 octobre donc, soit dans une quinzaine de jours) !

Petit détail qui a son importance également, contrairement à ce qu'écrit la direction "les élus du CCE n'ont jamais accepté de reporter à l'unanimité la date du prochain CCE au 19 octobre pour permettre une consultation rapide des instances sur ces évolutions attendues" mais pour un simple problème de calendrier et d'emploi du temps du président sans avec la situation (et cela a été décidé, il y a plusieurs semaines).

Ce que demandent les salariés, tout comme l'alliance syndciale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud qui se fait au CCE l'écho de leur mal être, de leurs souffrances et de la pression insoutenable qu'ils subissent au quotidien, c'est en toute logique: l'arrêt immédiat de la réorganistaion Carolis dans l'attente des préconisations du cabinet extérieur qui sera choisi mais également le temps que l'actuelle direction discute avec les partenaires sociaux loyalement et en toute transparence (pas comme précédemment) de la pertinence des modifications à apporter dans le cadre de l'entreprise unique.


*








mercredi 29 septembre 2010

Deux suicides et au moins 2 tentatives à France Télévisions, face au traumatisme vécu par les salariés, le SNPCA-CGC va appeler au droit de retrait

La quarantaine à peine, depuis une vingtaine d'année à France Télévisions, la troisième semaine de juillet, , elle se défenestrait sans laisser la moindre note ou le moindre mot sur son geste.

La direction d'alors avait tout fait pour que cela ne s'ébruite pas. Quelques semaines auparavant c'était un collaborateur de RFO revenu de Saint Pierre et Miquelon mais sans réelle affectation qui décédait. Là aussi, la direction d'alors avait pris soin de faire le silence sur ce décès en expliquant qu'il n'avait rien à voir avec la situation professionnelle du malheureux.

Ce mercredi 29 septembre 2010, nouveau décès, nouveau suicide, cette fois-ci à France 3 Alsace. Il s'agit ni plus ni moins du médecin du travail qui selon nos informations a laissé une lettre qui explique son geste et qui met en cause l'inhumaine réorganisation de FTV voulue par Carolis et qui n'a toujours pas été officiellement gelée par la nouvelle équipe.

Ce n'est pas faute d'avoir alerté et tiré le signal d'alarme...mais nos avertissements sont restés lettre morte.

Souffrance au travail, mal être constant pour une majorité de salariés totalement mis devant le fait accompli, stress permanent, mise sous pression des responsables hiérarchique comme de leurs collaborateurs directs....tout cela décrit et dénoncé dans 3 rapports sans appel sur cette minable et incohérente réorganisation.

Courant septembre ce sont deux nouvelles tentatives de suicide, un collaborateur de France 5 et encore un de France 2....tout cela sans compter la recrudescence d'arrêts maladies pour état dépressifs et de visites systématiques aux permanences médicales et ce quelque soit la région et la chaîne.

Les CHSCT sont saisis, des enquêtes sont supposées être en cours et pourtant tout continue comme avant et France Télévisions qui a signé un accord sur la prévention des risques sociaux continue de prôner l'omerta. Ce n'est plus tenable pour les femmes et les hommes qui souffrent partout...il convient à présent de tout geler en attendant la nouvelle organisation annoncée par Rémy Pflimlin et promise pour décembre.

C'est pourquoi le SNPCA-CGC invite les organisations syndicales à décider dans les jours qui viennent de proposer aux salariés de faire valoir leur droit de retrait. (*)

(*) "Le salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, (qu'il s'agisse de l'aspect physique ou psychique) a le droit d’arrêter son travail et, si nécessaire, de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. L’employeur ou les représentants du personnel doivent en être informés. Ce droit de retrait est un droit protégé. La décision du salarié ne doit cependant pas créer pour d’autres personnes une nouvelle situation de danger grave et imminent.

A savoir
Face à un danger grave, imminent et inévitable, l’employeur doit prendre les mesures et donner les instructions nécessaires pour permettre aux salariés d’arrêter leur activité et de se mettre en sécurité en quittant immédiatement le lieu de travail."

A l'instar de ce qu'a déclaré Stéphane Richard, directeur général de France Télécom face à une situation similaire, notamment "remettre l’humain au coeur de l’entreprise et en finir avec l’hypercentralisation" (ce qu'avait annoncé Rémy Pflimlin lors de ses auditions devant les parlementaires et le CSA), le successeur de Carolis doit prendre formellement les mêmes engagements et en finir avec l'absurde, irrationnelle et dévastatrice réorganisation de Carolis.

Réorganisation et planification à France Télé, 4 semaines après la nomination du nouveau PDG rien n'a changé

Quatre semaines après la nomination de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions et son pragmatisme annoncé quant à l’organisation de cette entreprise, force est de constater que rien n’a changé.

Le SNPCA-CGC constate que les spasmes de la folle réorganisation à marche forcée datée du 4 Janvier 2010 continuent de faire des ravages dans l’entreprise.
Derniers dommages collatéraux en date : les informations dans les CE de pôle sur les prévisions d’activité et de planning à un an et le fameux triangle strasbourgeois des Bermudes.

En effet les élus des CE dans les pôles viennent d’apprendre l’existence d’une démarche centrale et concertée pour faire des prévisions d'absences sur un an.
Outre les arguments de bon sens mettant en perspective cette prévision annuelle avec le caractère imprévisible des grilles de programme à cette échéance, les élus apprennent également par les documents communiqués par la Direction, que ces processus de prévision découlent de la réorganisation du 4 Janvier.

Malheureusement il n’a jamais été question de prévision d’activité dans la consultation biaisée qui a mené à cette réorganisation !
De plus il s’avère que même à Dijon, laboratoire de ces processus d’organisation, la direction, pas folle, est revenue à une planification sur six mois.

Le SNPCA-CGC dénonce cette tentative d’annualisation par la petite porte du temps de travail !

Pendant ce temps à Strasbourg, les représentants syndicaux assistent médusés à des prises de positions ubuesques sur la planification. A Strasbourg elle se fera non pas à 1 an, 6 mois ou 4 mois mais pas du tout.

Les prévisions de planification pour les salariés : y a plus !

Mais ce n’est pas fini : la Direction tente de faire passer le préavis de grève du 24 Septembre pour une attaque contre Rémy Pflimlin !
Nous tenons à rassurer le Président de France Télévisions : même si cela ne saurait tarder ce temps n’est pas encore venu.

Autre manoeuvre ubuesque : une communication par mail aux salariés où la Direction se plaint de représentants syndicaux qui font des propositions ! Et oui c’est trop dur la vie, si maintenant les organisations syndicales font des propositions, où va le monde !!!

Le SNPCA-CGC se demande quelle météorite est tombée sur la tête des responsables strasbourgeois et leur hiérarchie ?
Peut-être faut-il y voir l’absence de RH de proximité ? Poste occupé depuis de nombreux mois par un consultant privé. Cas unique à France Télévisions.
Ou faut-il y voir d’autres dégâts de cette organisation matricielle ou bien que tout soit centralisé, le bras droit de l’entreprise est incapable de savoir ce que fait le bras gauche.

Au vu de ces situations le SNPCA-CGC exige que la Direction générale fasse un point avec les organisations syndicales sur les processus et les outils de planification au sein de France Télévisions et puisqu’elle a entamé
une information de sa démarche concertée dans les CE, qu’elle effectue, si cette mise en place est toujours d’actualité, une information au niveau du CCE.

mardi 28 septembre 2010

Rémy Pflimlin re-signe avec la société de Bastien Millot conseil de Jean-François Copé

Proche, très proche de Jean-François Copé dont il fut directeur de campagne aux élections régionales de 2004 en Île de France avant d'être nommé, en décembre 2004, directeur-adjoint de cabinet au ministère délégué du budget et de la réforme de l'État, Bastien Millot, l'ancien dircom de Patrick de Carolis devenu chroniqueur sur Europe 1 et qui est depuis 2008 en congé sabbatique de France Télévisions, vient de re-signer avec Rémy Pflimlin un nouveau contrat pour la boîte qu'il a créé à son départ.

En effet, à l'automne 2008, Bastien Millot quitte France Télévisions pour créer Bygmalion, groupe spécialisé dans le conseil, l’image et la communication, qui accompagne aussi bien les institutions publiques que des entreprises.

Il déclare alors "je vais donc me mettre en congés de toutes mes activités : directeur de la communication, PDGde la filiale de production MFP et de FTS (les services généraux) le tout cumulé à France Télévisions et j'abandonnerai aussi la vice-présidence de la Fondation d'entreprise FTV".

Congés sabbatiques ...et sitôt "parti" il signe avec France Télévisions (qu'il quitte) un contrat pour sa boîte de lobbying, ce même contrat que Rémy Pflimlin vient donc de re-signer.

Le nouveau président de France Télévisions a dû comprendre tout l'intérêt qu'il avait à s'attacher comme son prédécesseur les bons offices de celui sur lequel s'appuie Jean-François Copé, à qui la société Bygmalion dirigée par son ami Bastien Millot donc, assure les conseils.

Curieux de reconduire la relation contractuelle entre France Télévisions et un collaborateur en congé sabbatique lorsqu'on sait que l'entreprise rechigne à signer aujourd'hui le moindre congé sans solde!!!! Dans la rubrique : égalité de traitement pour tous, c'est édifiant.

Cerise sur le gâteau, France Télévisions embauche dans le plus grand secret, l'assistante de Bastien Millot qui l'avait suivi lorsqu'il a créé justrement sa société de lobbying Bigmalion et qui revient donc.

Encore plus drôle de voir Rémy Pflimlin re-signer avec celui qui participe régulièrement à des émissions télévisées de décryptage de l’information et assure également une chronique quotidienne dans l'émission de Jean-Marc Morandini et qui ce matin raillait copieusement le groupe et ses animateurs, en expliquant entre autres que "France Télé ne mettrait pas tout l'argent de la redevance dans ses plateaux...."

C'est à l'occasion de la présentation d'un livre qualifié d'explosif sur la radio que et mettant en lumière les "petits sectrets" intitulé "France Télévisions off the record" ("L'histoire secrète d'une télé sous influence") que Bastien Millot, un temps très court conseiller régional UMP de Picardie (Il aurait démissionné du parti du président peu après son élection afin que "ses chroniques sur Europe 1 ne puissent être imputées sur le temps de la majorité"!) a balancé sur les animateurs.

Homme de confiance de Carolis (dixit l'intéressé), l'un des membres de sa garde rapprochée (au même titre que Camille Pascal, secrétaire général ou Damien Cuier, directeur général en charge des finances et des ressources humaines qui lui aussi travaillait pour Jean-François Copé ), l'ancien dircom de Patrick de Carolis va donc pouvoir grâce à la télé publique dont il est en congé, augementer considérablement le chiffre d'affaire de sa société.

Et dire que l'auteur du livre précité dénonçait ce matin, les millions dépensés par France Télévisions pour des sociétés extérieures....Bastien Millot n'a pas du se sentir concerné!

PS: A ce sujet, lisez l'article du magazine de presse "Le Point": "De Patrick de Carolis à Rémy Pflimlin, un homme réussit à faire la passe de deux. Il s’agit de Bastien Millot le patron de Bygmalion, société spécialisé dans le lobbying, proche de Jean-François Copé.

Bastien Millot avait permis à Patrick de Carolis de tisser des liens avec l’UMP à l’Assemblée Nationale face aux offensives de TF1 sur le pactole de la pub, Rémy Pflimlin a compris tout l’intérêt de reconduire les relations contractuelles entre France Télévisions et Bygmalion."

lundi 27 septembre 2010

France 3 Alsace en grève pour dénoncer la dégradation du climat social né de la réorganisation Carolis

Vendredi 24 septembre 2010, la chaîne régionale France 3 Alsace n'a pas diffusé ses programmes en raison d'une grève des personnels qui dénoncent la dégradation du climat social depuis une réforme de l'organisation interne de la chaîne début 2010.

Ce conflit est survenu alors même que le successeur de Carolis, Rémy Pflimlin, était en visite cette semaine à Strasbourg dans la région dont il est originaire.

Cette grève d'une journée (qui n'est qu'une preuve supplémentaire du ras-le-bol général) a touché aussi bien les journalistes que les techniciens ou encore les personnels administratifs. Cette très forte mobilisation est la traduction du stress permanent dans lequel baignent au quotidien les collaborateurs sur place mais plus largement partout à France Télévisions.

"Les personnels ne demandent pas la lune et pas non plus des augmentations de salaire; ils en ont assez d'une gestion quotidienne où l'aspect humain ne compte plus", indiquait à l'AFP un représentant du SNJ.

"Toutes les semaines, des gens craquent nerveusement, fondent en larmes dans les couloirs", ajoutait-il dénonçant entre autres " l'impossibilité pour les salariés d'organiser leur vie personnelle, faute de connaître suffisamment à l'avance leur emploi du temps".

Selon les grévistes, les problèmes sont nés de l’organisation interne par "pôles" géographiques, voulue par Carolis et mise en place à France 3 au début de l'année après que la CGT, seul syndicat à avoir rendu son avis au CCE de décembre 2009, ait ainsi permis à cette vaste pétaudière de s’installer.

La CGT qui ne manque pas d’air, en affirmant dans une de ses récentes propagandes que si les salariés sont en souffrance, qu’ils craquent nerveusement en plus d’être totalement démotivés jusqu’à commettre l’irréparable…c’est à cause de certains syndicats (ils visent là l’alliance CFDT, CGC et SNJ) qui entretiennent un tel climat et maintiennent le personnel dans la peur.

Il faut quand même oser alors que 3 rapports, celui de la médecine du travail, celui du cabinat Sextant pour France 3 siège ainsi que celui du cabinet Cédaet pour les CHSCT, vont dans le même sens et mettent en avant ces problèmes que soulèvent les salariés et pour lesquels ceux de FRANCE 3 Alsace étaient en grève.

Quant à la réorganisation carolisienne "confuse et mal préparée" à laquelle s’opposent une immense majorité de salarié, ils l’ont voté à la CGT ....pas étonnant qu’ils essaient vainement de rejeter leur faute sur les autres.
Il convient d’ailleurs pour éventer la supercherie de citer ici une phrase tirée d’un écrit cégétiste (qui fait actuellement l’objet d’une plainte au pénal) où il est écrit noir sur blanc pour donner le change : «Dans un contexte ultra compliqué (restructuration bordélique, inquiétudes dans tous les secteurs, manœuvres de déstabilisation permanentes, rivalités syndicales exacerbées), nous sommes parvenus à asseoir notre vision alternative de l'entreprise… »

A ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que c’est ce même Rémy Pflimlin, qui jugeait la nouvelle organisation interne du groupe décidée avant son arrivée à la tête de l'entreprise et pour laquelle, il avait indiqué vouloir "la regarder de près et en faire un diagnostic …".

Il est grand temps qu'il diagnostique et mette un terme à cette hyper centralisation illégale, ridicule, absurde, incohérente, dangereuse et suicidaire qu'il a lui même désavouée en nommant à son arrivée des "représentants pour chacune des chaînes" et qu'il dise enfin dans les semaines qui viennent quelle sera sa stratégie pour le groupe.

Remy Pflimlin indique au JDD qu'il aurait été mal compris !

Suite aux propos tenus par Rémy Pflimlin contre Médiapart (cité dans sa déclaration) et contre ses journalistes et la réponse d'Edwy Plenel qui ne s'est pas faite attendre, le JDD qui met également en avant l'inquiétude des salariés de France Télévisions impliqués bien malgré eux dans ce dérrapage "incontrôlé", a publié l'article suivant:

"Jeudi, le nouveau patron de France Télévisions a vivement critiqué le travail du site d'information Mediapart, notamment sur l'affaire Bettencourt, évoquant une "dérive à la Big Brother".
En réponse, Edwy Plenel s'inquiète de l'indépendance du service public, dont le patron a été nommé par Nicolas Sarkozy. Le ton monte entre Rémy Pflimlin et Edwy Plenel.

Tout a commencé jeudi, lors d'une rencontre au Club de la presse de Strasbourg. Le tout nouveau président de France Télévisions, qui effectuait là l'une de ses premières sorties en public, s'en est pris de manière virulente à Mediapart.

A la question de savoir si France 2 ou France 3 auraient pu révéler, comme l'a fait à plusieurs reprises le site d'Edwy Plenel, des exclusivités sur l'affaire Woerth-Bettencourt, Rémy Pflimlin a répondu par une diatribe à l'égard du journal en ligne. Cela "peut sortir, et probablement de façon plus sérieuse, moins émotionnelle, moins manipulatrice et moins publicitaire que sur Mediapart, sur des médias comme les nôtres, mais probablement aussi de façon plus respectueuse par rapport à des éthiques", a déclaré le successeur de Patrick de Carolis.

Mais, outre Mediapart, le patron de France Télévisions a plus largement dénoncé "les dérives" d'Internet, visant ainsi l'ensemble des médias travaillant sur la Toile. Avant d'ajouter que, au vu de la responsabilité si "importante" du service public, les chaînes du groupe ne peuvent pas "se permettre de sortir des infos qui sont démenties le lendemain (…). On ne peut pas se permettre de manipuler impunément".

Pour Rémy Pflimlin, l'attitude de Mediapart illustre une "dérive à la Big Brother". Un terme qu'il explique en quelques mots: "Plus gros je sortirai sur le net, plus ça sera repris, plus je pourrai dire 'Regardez comme je suis bien indépendant"…

La réponse de Mediapart ne s'est pas fait attendre. Et ce, sous plusieurs formes. Contacté par Le Post , Edwy Plenel estime que les propos de Rémy Pflimlin sont "sans aucun fondement", mais aussi "insultants pour tous les journalistes web".
Et l'ancien directeur de la rédaction du Monde n'hésite pas à mettre en relation les récentes déclarations du PDG de France Télévisions avec l'influence de Nicolas Sarkozy sur le travail du service public. Cela "montre que la procédure de nomination par le président de la République a des conséquences sur sa liberté, sur son intelligence, sur sa compétence", assure Edwy Plenel, ajoutant: "C'est une caricature de ce que j'appelle le journalisme de gouvernement".

Une critique également reprise dans un communiqué, émis jeudi, par la société des journalistes (SDJ) de Mediapart, qui souhaite "bon courage" à ses collègues de France Télévisions.
Pour défendre le travail d'investigation réalisé par le journal en ligne, la SDJ n'hésite pas non plus à rappeler que les informations révélées dans le cadre de l'affaire Bettencourt avaient été "validées" par la justice qui, à deux reprises en juillet dernier, a estimé que cela relevait de "la légitime information du public".
Et de préciser également que France 2, notamment, s'était appuyé sur le travail de Mediapart, pas plus tard que lundi dernier, en donnant la parole, dans son émission Complément d'enquête, à la comptable Claire Thibout. "Visiblement, Rémy Pflimlin ne regarde pas ses chaînes. France 2 a rendu un hommage à Mediapart en faisant cet entretien. Une façon de valider nos infos", a confié Edwy Plenel au Post.

Inquiétude à France Télévisions.
Dans un billet, intitulé "Rémy Pflimlin, ses âneries sur le Web et ses injures à Mediapart" et publié jeudi sur son blog, le journaliste et co-fondateur du site Laurent Mauduit, s'interroge sur les propos tenus par le patron de France Télévisions qui, selon lui, devraient en premier lieu inquiéter les journalistes des chaînes du service public.
Ces derniers "sont de la sorte invités à ne pas trop faire d'investigation; à ne conduire leur métier que de manière policée ou apaisée", estime Laurent Mauduit, pour qui "c'est cela le fond de l'affaire".
Et justement, le secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions, Jean-François Téaldi, a dénoncé des propos "scandaleux". "Rémy Pflimlin vient de franchir pour la première fois la ligne blanche", a-t-il déclaré au Post, ajoutant "s'inquiéter pour l'avenir" du service public et pour son indépendance. "
Nous espérons bien pouvoir faire notre métier sans avoir à rendre de comptes, surtout dans la perspective de 2012", a précisé Jean-François Téaldi. Joint par Laurent Mauduit, il a également indiqué que Rémy Pflimlin semblait "prendre la roue des Tontons flingueurs de l'UMP qui se déchaînent contre les journalistes qui sortent les affaires embarrassantes pour l'Elysée ou les milieux d'affaires".
Quant au principal intéressé, le président de France Télévisions, il a assuré, contacté par le journaliste de Mediapart, que ses propos avaient été mal compris. "Visiblement embarrassé" d'après Laurent Mauduit, Rémy Pflimlin lui a indiqué qu'il n'avait pas voulu s'attaquer au journal en ligne, mais seulement fixer la "ligne déontologique" du service public… "

dimanche 26 septembre 2010

Les propos de Rémy Pflimlin contre les journalistes de Médiapart posent bien des questions.

Les propos de Rémy Pflimlin contre les journalistes de Médiapart posent bien des questions.

Il n’aura pas fallu longtemps – à peine un mois – pour que France Télévisions soit à nouveau dans « l’œil du cyclone ».
Cette fois-ci ce sont les propos que Rémy Pflimlin a tenus contre les journalistes de Médiapart qui mettent le feu aux poudres.

Rémy Pflimlin à l’occasion d'un déplacement à Strasbourg ce 23 septembre, lors d'un "club de la presse", interrogé sur le traitement de l'affaire Woerth-Bettencourt, a cru devoir mettre en cause le travail des journalistes de Médiapart "L'affaire peut sortir, et probablement de façon plus sérieuse, moins émotionnelle, moins manipulatrice et moins publicitaire que sur Mediapart, sur les médias comme les nôtres, mais probablement aussi de façon plus respectueuse par rapport à des éthiques."

Rémy Pflimlin faisait notamment allusion aux propos de Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt repris par Médiapart ainsi qu'à la couverture du dossier pour lequel la justice leur a donné raison.

Alors que l’actuel président de France Télévisions, avait mis en avant pour son audition devant le CSA, l’exemplarité du service public avec des programmes et une information de qualité sur tous les supports (y compris le Net dont il disait pourtant sa méfiance au regard des rumeurs qu'il charrie assez souvent) a donc choisi de charger les journalistes su site Web en qualifiant la façon dont ils travaillent de « pas sérieuse, émotionnelle, manipulatrice et publicitaire » !

Et Rémy Pflimlin d’ajouter "On ne peut pas se permettre de sortir des infos qui sontdémenties le lendemain"… cela est bien évident. Mais faut-il rappeler à l’auteur de ces propos, le lynchage médiatique dont Dominique Baudis avait été victime ou encore la diffusion de la cassette Mery, se sont déroulés à l’époque où il était directeur général de France 3 donc membre de du comité de direction sous Tessier.

Comment Edwy Plenel décrit comme participant à "une dérive à la BigBrother" pouvait-il ne pas réagir comme il l’a fait au regard de ces déclarations intempestives ?

Le SNPCA-CGC ne peut que déplorer ce type de déclarations et dire qu’en aucun cas, il n’implique les femmes et les hommes du groupe France Télévisions.

Rémy Pflimlin devra bien, évidemment s’en expliquer au prochain comité central d'entreprise de France Télévisions. Tout comme Rémy Pflimlin devra confirmer que les nominations auxquelles il procède depuis quelques semaines, à commencer par le rattachement direct du directeur de l'information, Thierry Thuillier, au président de France Télévisions ou encore les nominations des divers "responsables " de chaînes, ont de facto consacré la caducité de la précédente « organisation carolisienne ».

Le SNPCA-CGC qui a demandé voila 15 jours à être reçu par le nouveau pdg et ce toujours sans succès, souhaite que l’entreprise reparte sur de nouvelles bases…que le stress, la souffrance au travail que plusieurs expertises ont soulignés, la démotivation maximale, la perte de repères, la non prise ne compte des « cultures d’entreprises » (les chaînes) que le personnel subit au quotidien, s’arrêtent.

Le temps des clarifications est venu...Le SNPCA-CGC ne veut pas voir continuer l'impréparation, le passage en force, le banissement du dialogue, l'opacité, le mépris, la raillerie permanente, etc... développés à outrance par l'ancienne équipe, se poursuivre au détriment des salariés et de la télé publique.

Sinon pourquoi avoir changé de pdg ?

vendredi 24 septembre 2010

Et rebelote, encore un ex de l'équipe Tessier qui revient !

Remy Pflimlin s'apprête à nommer Marc Schwartz, ex DGA sous Tessier "chargé de la gestion " qui réintégrerait donc le groupe.

Encore un ex membre de l'état-major de Tessier comme Rémy Pflimlin entre autres.

Christine Berbudeau, fidèle parmi les fidèles de Jean-Paul Cluzel devrait assurer la communication de Rémy Pflimlin.

Christine Berbudeau, fidèle parmi les fidèles de Jean-Paul Cluzel, ex président de Radio France qui a 62 ans s’était vu remercier par le Chef de l’État qui lui préférait en mai dernier le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger la Maison Ronde, devrait assurer à présent la communication de Rémy Pflimlin.

Après un parcours dans la communication des médias depuis 1970, elle a effectivement longuement collaboré avec Jean-Paul Cluzel, l'ancien Pdg des groupes de radios publiques, d'abord à RFI (1994/2004), ensuite à Radio France (2004/2009).

Après avoir occupé le poste de DGA chargée de la communication, de l’événementiel et des relations publiques de Radio France depuis 2004 mais aussi « administrateur » du Théâtre des Champs Élysées et du Festival Radio France Montpellier Languedoc Roussillon, elle aurait dû rejoindre son ex mentor lorsqu’il avait été nommé président de l'établissement public du Grand Palais…

Comme l’indiquait le mensuel « Capital » dans l’article intitulé «Les petits secrets du nouveau président de France Télévisions » de son numéro de septembre, après qu’ « en coulisse l’ancien président de France Télévisions Marc Tessier plaidant la cause de l’Alsacien qu’il avait nommé à la tête de France 3 soit très étroitement consulté pour composer son organigramme » (celui de Rémy Pflimlin), voila maintenant que c’est d’une autre entreprise de l’ex AESPA que vient la nomination.

Il y a au moins un point commun entre les deux ex PDG, ils n’ont été ni l’un, ni l’autre reconduits à leur fonction.


Et avec tout ça, à France Télévisions, on viendra toujours vous dire que l'organigramme illégal car jamais soumis au vote du CCE ou encore l'espèce de bidule incohérent baptisé "fonctionogramme" sans aucun fondement, sont toujours d'actualité !!!!!

vendredi 17 septembre 2010

Rémy Pflimlin, devrait prochainement confier à Pierre Sled la direction des programmes.

Rémy Pflimlin, devrait prochainement confier à Pierre Sled la direction des programmes.

Deux motions unanimes votées au CCE de France Télévisions, ce 17 septembre 2010.

Deux motions unanimes votées au CCE de France Télévisions, ce 17 septembre 2010.
Ce matin, au CCE de France Télévisions deux motions ont été votés à l'unanimité à l'encontre de la direction, auxquelles l'ensemble des syndicats: CFDT, CGC, SNJ, SUD, CFTC, CGT, FO et STC sesont associés.
Cela commence sur des chapeaux de roues.

Il est bien clair que la direction en continuant de vouloir entrer systématiquement dans les pantoufles de Carolis après le foutoir laissé à son départ, commettrait si elle persévérait dans cette logique une grave erreur.
Voici la première des motions:

Le SNPCA-CGC demande la tenue de tables rondes, service par service pour en finir avec l’absurde réforme Carolis.

Le SNPCA-CGC demande la tenue de tables rondes, service par service pour en finir avec l’absurde réforme Carolis.

Le 30 août 2010 dans un communiqué de la présidence intitulé : « Projet stratégique pour France Télévisions », Rémy Pflimlin officiellement entré en fonction une semaine auparavant écrivait notamment : « L'objectif reste une finalisation de l'organisation fin 2010… l’année 2011 devant être consacrée à l’évolution des programmes et à la stratégie numérique. »

Il est bien certain qu’après les annonces faites par le président s’agissant de la nécessité de revenir sur l’hyper centralisation voulue par l’équipe Carolis et donc du choix de remettre un responsable à chacune des chaînes, le « fonctionogramme » illégal imposé par son prédécesseur est de facto obsolète.


Personne ne comprendrait, aujourd’hui, que l’entreprise continue de suivre les choix plus que contestables imposés sans concertation par Patrick de Carolis qui faisaient perdre tout repère et toute notion de culture d’entreprise essentielle aux salariés.

Ce n’est donc pas en tentant de « mettre en musique » le plus rapidement possible la partition Carolis et sa réorganisation tant contestée que les salariés se remotiveront. Il est clair que les salariés attendent d’être enfin associés à un vrai projet d’entreprise et non positionnés comme des pions sur des cases qui ne correspondent dans la quasi-totalité des cas, ni à leur activité, ni à une réalité de fonctionnement.

La réforme Carolis qui ne peut et ne doit être considéré que comme un document de cabinet, ne colle et n’a jamais collé à la réalité.

Les salariés ne supportent plus cette précipitation et cette impréparation que soulignent les rapports d’experts Sextant et Cédaet ainsi que ceux rendus par la médecine du travail pointant particulièrement du doigt leur souffrance et leur stress.

Les signes donnés à la nouvelle équipe ont du reste été explicites :

- 1er signe, c’est la Cour d’Appel de Paris qui l’a donné, en validant jusqu’en octobre 2012 la Convention Collective de l’Audiovisuel.

- 2ème signe, le changement de président à France Télévisions invalidant de facto les méthodes et la vision Carolis de l’entreprise unique. Pourquoi alors le choix de changer de président a-t-il été décidé
?

Le SNPCA-CGC demande à Rémy Pflimlin de donner à son tour des signes tangibles de sa volonté de changement de méthode et surtout d’orientation concernant l’organisation et les négociations de l’accord collectif de France Télévisions.


D’ores et déjà, le SNPCA-CGC, concomitamment à l’expertise demandée en CCE, propose que se tiennent sans délai plusieurs tables rondes service par service, afin de collecter l’ensemble des dysfonctionnements.

C’est ainsi que seront évités au président et à son équipe de direction de tels écueils dans la mise en place de sa nouvelle organisation qui doit concrétiser le passage à l’entreprise unique.

jeudi 16 septembre 2010

Remy Pflimlin s'apprête à nommer Bertrand Mosca.





Remy Pflimlin s'apprête à nommer Bertrand Mosca comme "directeur de la stratégie, de l'inovation et de la diversité" ...bien entendu en matière de programmes.

Juste après "l'éviction de Marc Tessier de la présidence de France Télévisions, en juin 2005, le CSA sous l'influence de Dominique Baudis, refusant de reconduire Marc Tessier en dépit des injonctions de Dominique de Villepin, alors Premier ministre." , certains titres de Presse se sont interrogés sur ce qu'était devenu l'Etat-major de Tessier.
Le voila visiblement de retour cet état-major...et il semble bien comme l'écrivait le mensuel Capital de septembre qui indiquait sur la désignation de Remy Pflimlin: "En coulisse, Marc Tessier l'ancien président de France Télévisions a plaidé la cause de l'Alsacien qu'il avait nommé à la tête de France 3. Le même Tessier est aujourd'hui très étroitement consulté par son poulain pour composer son organigramme" que Bertrand Mosca n'est pas le dernier à suivre la même filière.

Il semble bien en conclusion que la question soit finalement: Dis moi qui tu soutiens, je te dirais où tu seras et ce que tu deviendras!

mercredi 15 septembre 2010

Sur proposition de l'alliance syndicale CGC, CFDT, SNJ et SUD, majoritaire au CCE de France Télévisions, un courrier a été adressé à Rémy Pflimlin

Sur proposition de l'alliance syndicale CGC, CFDT, SNJ et SUD, majoritaire au CCE de France Télévisions, un courrier à destination de Rémy Pflimlin a été présenté pour signature à l'ensemble des syndicats sauf la CGT.

Pourquoi "sauf la CGT" parce qu'elle est la seule organisation syndciale à avoir signé avec Carolis - comme d'habitude - l'incompréhensible découpage issu de sa réorganisation visant à réduire de moitié au moins, les élus du personnel.

Remy Pflimlin trouve donc là, l'occasion de prouver qu'il souhaite prendre le temps de discuter, dialoguer et associer les personnels à sa nouvelle organisation; celle qu'il a voulue liée au retour pour chacune des chaînes d'un représentant hiérarchique garant de la culture de chacune d'entre elles et dont il devrait présenter en fin d'année les nouveaux contours.


Voici le courrier:

"M. Rémy Pflimlin
PDG France Télévisions

Paris, le 15 septembre 2010

Objet : Demande de retrait de la saisine sur la reconnaissance des nouveaux établissements distincts au sein de FTV

Monsieur le Président,

Les représentants des organisations syndicales CFDT, SNJ, CGC, FO, CFTC, SUD, SITR et SRCTA de France Télévisions ont répondu hier à la convocation de M. Ricochon, préfigurateur de l’unité territoriale 75 de la DIRECCTE Ile de France, que la Direction avait saisi le 10 juillet dernier d’une « demande de décision de reconnaissance des nouveaux établissements distincts au sein de FTV ».

Après plus de deux heures d’échanges, un consensus est apparu entre les différentes organisations syndicales présentes pour considérer qu’il serait préférable que vous retiriez cette saisine.

En effet, la volonté que vous avez exprimée avant votre prise de fonction et depuis à plusieurs reprises, de reconsidérer une partie de l’organisation mise en place depuis le 4 janvier dernier, notamment dans les régions de France 3, de redonner une identité forte aux chaines du groupe, est susceptible d’avoir une incidence forte sur la pertinence du découpage des IRP envisagé au moment de la négociation par la précédente direction. La logique voudrait que nous reprenions cette négociation sur le découpage des futurs IRP de FTV, après que vous ayez stabilisé l’organisation future de l’entreprise unique, comme vous l’avez d’ailleurs écrit dans votre communication du 30 août dernier.

Il y a d’autant moins urgence à demander à l’administration de trancher ce débat que les mandats des élus dans les différents établissements de l’entreprise ont été régulièrement renouvelés depuis mars 2009 aux échéances normales. Dans aucun établissement il n’y a eu de prorogation des mandats et la légitimité de la représentation des personnels ne peut donc être remise en cause.

M. Ricochon nous a précisé qu’un retrait de la saisine est possible juridiquement. Dans l’intérêt de l’entreprise, des salariés et de la qualité du dialogue social nous vous invitons à effectuer cette démarche.

Dans l’attente de votre réponse nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sincères salutations.


René Maisonneuve ex DGA/DRH de France Télévisions en route pour pôle emploi !

Selon nos informations René Maisonneuve ex DGA/DRH de France Télévisions devrait prochainement se pointer à pôle emploi.

Pour autant, il ne devrait pas percevoir d'indemnisation mais un confortable salaire en tant que DRH Adjoint du pôle.

Après le passage désastreux sur France Télévisions de celui qui ne sait pas ce que dialogue social signifie, la CGC Médias invite les salariés sur place à surtout ne pas se laisser déboussoler.

dimanche 12 septembre 2010

L'alliance syndicale CFDT, SNJ, CGC et SUD de France Télé a écrit à la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale

Le 10 septembre 2010, l'alliance CFDT, SNJ, CGC et SUD a écrit à la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale pour bien confirmer à cette dernière que:

"le bureau du CCE Comité Central d'Entreprise est composé de membres de la CFDT, du SNJ, de la CGC et de SUD.

Que ces organisations syndicales majoritaires au sein de l'instance centrale de l'entreprise ont des positions communes que ne partagent pas d'autres organisations syndicales minoritaires. "

Que c'est bien dans cette configuration que l'alliance syndicale CFDT, SNJ, CGC et SUD prévoit de rencontrer la commission.

La direction de France Télé a choisi le 9/09/2010 pour réunir les syndicats concernant les négociations collectives et tenter de faire un point global

La direction de France Télévisions a choisi le 9 septembre 2010 pour réunir les syndicats concernant les négociations collectives et tenter de faire un point global.

L’alliance syndicale SNPCA-CGC/ CFDT / SNJ / SUD en a profité pour réclamer enfin des négociations sérieuses, loyales et transparentes.

Si le sujet principal était donc consacré aux négociations qui vont se tenir pour aboutir à un texte collectif, cette réunion a également été l’occasion d’évoquer la nouvelle organisation annoncée par Rémy Pfimlin devant le Sénat et le CSA et ses conséquences sur les IRP.

Après une déclaration commune CFDT-CGC-SNJ-SUD, Patrice Papet a clairement rappelé la décision de justice fixant l’expiration pour la convention collective des PTA au 8 Octobre 2012 et son avenant pour les journalistes le 8 Février 2011. Les accords d’entreprises étant également prorogés au moins jusqu’à cette dernière date.

La direction a fait plusieurs remarques et souhaite que cette première réunion:

- soit une séance de discussions pour faire le tour des questions posées ces derniers mois et qui n’ont jamais eu de réponse.
- soit l’occasion de fixer un calendrier indicatif permettant de mesurer l’avancée des négociations.
- permette de mette en place les moyens d’aboutir à un texte commun avec les spécificités liées aux métiers (PTA et Journalistes).

La direction veut également pour les discussions concernant les journalistes la présence dans la délégation patronale d’un professionnel.

La direction veut enfin qu’une discussion spécifique sur le temps de travail, soit sous forme d’un accord, soit intégrée au futur texte collectif. (Patrice Papet a indiqué que ce point était nécessaire pour mettre l’entreprise en ordre de marche.)

La direction souhaite pour le 9 février 2011 ainsi que sur ces deux derniers points, les discussions sur les journalistes et le temps de travail aient abouti ; elle se dit prête pour cette date quelque soit l’issue de la discussion.

Le SNPCA-CGC tout comme ses partenaires de l’alliance, a indiqué que si la direction restait sur ses propositions d’avant la période estivale, peu de syndicats seraient en mesure de signer quoique se soit.

L'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD, les syndicats majoritaires au CCE de France Télévisions, à cet effet, a lu une déclaration commune préalable à toute future réunion.

Patrice Papet a indiqué la direction ferait de nouvelles propositions mais que « mieux disant » ne voulait forcément dire « pareil » …reste à voir ce que la direction entend par là !

Sur les IRP pas d’annonce, la direction qui a rencontré la DDTE le 8 septembre a indiqué s’être contenté de répondre aux questions purement techniques sur l’actuelle organisation.

La direction a néanmoins indiqué vouloir tenir des élections le plus rapidement possible.

Le SNPCA-CGC s’est inquiétée d’un éventuel « doublé » incongru d’élections qui pourraient intervenir à 3 ou 4 mois d’intervalles, la première découlant de l’organisation « Carolis » et la deuxième de l’organisation « Pflimlin ».

Patrice Papet a indiqué que les questions de la DDTE ont surtout porté sur le degré d’autonomie de décision sur l’emploi des diverses unités organisationnelles.

Cette autonomie étant aujourd’hui égale à 0 (la réorganisation structurelle voulue par Carolis illégale puisque jamais soumise au vote du CCE prévoyait une centralisation à outrance à laquelle Remy Pflimlin a mis de facto un terme, ne serait-ce qu’avec la nomination de responsables pour chaque chaîne), la DDTE pourrait si elle n’était pas « déchargée » momentanément en attendant le nouvel organigramme de Rémy Pflimlin , dire tout simplement qu’un Comité d’Entreprise unique pour l’entreprise unique est une réponse juridique à ce critère.

Patrice Papet a confirmé que la nouvelle organisation passerait devant les instances en fin d’année. Pas avant….

Il convient donc d’attendre le plus logiquement qui soit, encore quelques mois pour que, pour éviter que du coup, l’entreprise soit divisé arbitrairement et non rationnellement en 4, 9 ou 57 pôles, domaines ou « chmilblik » …et que dans quelques mois avec le nouvel organigramme n’obligeraient, l’entreprise doive refaire un découpage d’IRP qui pourrait déboucher sur une deuxième série d’élections !

L'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD, les syndicats majoritaires au CCE de France Télévisions, ont choisi de lire une déclaration commune...

Jeudi 9 septembre 2010, la direction à France Télévisions a convoqué les organisations syndciales concernant les négociations sur les textes conventionnels à venir .

L'alliance SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD, les syndicats majoritaires au CCE de France Télévisions, ont choisi de lire une déclaration commune préalable à toute future réunion.

Voici ce texte:

Nous voici réunis aujourd’hui pour une nouvelle négociation sur nos conventions
collectives et non pas la poursuite des négociations précédentes.

Après le jugement sans ambigüité de la cour d’appel le 3 juin dernier, il nous parait inconcevable de poursuivre les négociations sur la base d’un texte unanimement rejeté par les salariés et la majorité des syndicats, tant sur la forme que sur le fond.

D’ailleurs il n’a produit aucune avancée significative et le bilan de 18 mois de palabres dont 7 mois de négociation est bien maigre pour ne pas dire inexistant.
Au moment où un nouveau président entame son mandat avec la volonté affichée de corriger les dysfonctionnements créés par la mise en oeuvre de l’entreprise unique, il nous parait indispensable de changer de cap et de braquet dans cette négociation.

Ainsi nous demandons :
· une déclaration politique de la direction sur les grands principes sociaux
(automatismes, paritarisme, métiers, déontologie…etc)
· une négociation sur la base de deux textes distincts PTA et journalistes qui
garantisse comme aujourd’hui les spécificités de chacun. Cela permettra également
de répondre de manière pragmatique à la décision de justice qui a fixé deux
échéances.
· une méthode de travail avec un relevé de conclusions systématique et une
meilleure maîtrise des débats
· une expertise juridique des conséquences du jugement du 3 juin validée en juin
dernier par l’ensemble des syndicats.

Nous rappelons que le jugement historique obtenu de haute lutte, par la CFDT, la CGC et le SNJ, nous fait bénéficier de fait d’un texte étendu au mieux disant et nous protège jusqu’en octobre 2012 avec ses garanties solides.

Paris, le 9 septembre 2010

mardi 7 septembre 2010

Seul Carolis a quitté France Télévisions le 23 août…les autres sont toujours là et payés.

Depuis le lundi 23 août, la garde rapprochée de Carolis « attend » dans des locaux mis à disposition eu 4ème étage d’une annexe rue Vallin (à quelques dizaines de mètres du siège de France Télé) et continue d’être payée pour cela« attend » est du reste un grand mot puisque, s’étant rendu dans les dits locaux à plusieurs reprises, certains délégués et élus du personnel ne les y ont pas rencontrés.

Patrice Duhamel ex directeur général, Damien Cuier ex directeur général en charge des finances, Camille Pascal ex secrétaire général et René Maisonneuve ex directeur général adjoint chargé des ressources humaines se sont vus priés le plus élégamment qui soit de « céder la place ». Enfin leur bureau seulement car ils sont bien toujours là et payés.

A part donc Carolis dont Remy Pflimlin disait entretenir avec lui "les meilleurs relations" et saluer "l'acquis considérable du travail qu’il avait mené, à savoir transformer France Télévisions, auparavant constituée de plusieurs sociétés, en entreprise unique", toute l’équipe fait bien partie des effectifs du groupe.

Et au salaire correspondant au poste que chacun occupait, chaque jour qui passe, ce sont des SMIC et des SMIC qui partent en fumée…les salariés du groupe comme les contribuables d’ailleurs apprécieront !

Mais aussi pourquoi voulez-vous que ces gens s’en aillent après les propos totalement surréalistes tenus par Rémy Pflimlin : "Je fais corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises dans les différentes antennes, [par Carolis et ses équipes donc] les nouveautés qui ont été présentées, je les trouve intéressantes, fortes" ?

Il faut dire également comme l’écrivait « Le Monde » du 21 août en citant l'entourage de P. de Carolis que : "Tout s'est passé dans la plus grande courtoisie avec l'équipe de Rémy Pflimlin, La totalité des dossiers ont été ouverts, les grilles de rentrée sont prêtes et la maison n'est pas au bord du dépôt de bilan."…cela devrait changer Remy Pflimlin de « Presstalis» (ex NMPP) qu'il laisse comme le mensuel « Capital » de septembre le rappelle " au bord du dépôt de bilan".

"Pflimlin se tient à carreau, lisse" titrait Libération du 4/09/10...

Les deux journalistes de Libération, Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos ironisent sur la formule utilisée par Rémy Pflimlin au moment de sa première conférence de presse sur ce qui fait ou fera sa différence avec la précédente présidence: « Je fais corps avec les choix qui ont été faits »...donc pas de différence puisque les deux président de France Télé, le sortant comme l'entrant, selon les propos du dernier ne font qu'une seule masse ! (*)

[(*) définition du Larousse, faire corps avec quelque chose: adhérer fortement à, ne faire qu'une seule masse avec...

Lisez l'article de Libération : "Pflimlin se tient à carreau, lisse"

"Vendredi, juste avant sa première conférence de presse en tant que président de France Télévisions, Rémy Pflimlin a présenté les nouveaux programmes aux salariés. Au sortir de la palabre interne, l’un d’eux vend la mèche : « Vous verrez, le discours, c’était du Carolis dans un emballage de Pflimlin. » Et c’est vrai que c’est pas faux.

Mais l’exercice est étrange : installé depuis dix jours dans le fauteuil de Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin se retrouve à défendre des grilles tricotées par l’équipe précédente. Ce n’est que progressivement, à partir de janvier, et totalement en septembre 2011, qu’on verra les programmes made in Pflimlin.

Du coup, il faut être attentif pour déceler le subtil démarquage du nouveau président. Ainsi, Pflimlin ne mentionne pas les Maupassant dont se repaissaient à chaque point presse Carolis et son acolyte Patrice Duhamel. Et pourtant, il y en aura encore cette année, des Maupassant…

Pour autant, ne comptez pas sur lui pour dauber sur la grille de Carolis. « Je fais corps avec les choix qui ont été faits », déclare-t-il.
Oui, il parle comme ça, Rémy Pflimlin : il « fait corps » ou alors il s’avance sur « la route du progrès ».

Pourtant, Pflimlin se veut différent. Il a redit vendredi son envie, ou plutôt sa promesse d’« innovation », de « prise de risque », d’« ouverture à toutes les cultures, contemporaines comme patrimoniales » (entendre : les Maupassant, on en a soupé), de « recherche de nouveaux talents et de nouveaux formats ».

Surtout, son truc, c’est de redonner à chaque chaîne une identité propre quand elles avaient été noyées dans l’entreprise unique montée par Carolis. Déjà, il a réattribué un bonhomme à chacune.

Symbole : au cocktail, chaque chaîne a son buffet (lire ci-dessous). Symbole bis : en mirifique cadeau à la presse, non pas un porte-clés France Télévisions mais un porte-clés orné de cinq breloques aux couleurs des chaînes. A quoi tient un changement de président de France Télévisions… Et à qui… Car l’ombre de Nicolas Sarkozy, qui a nommé Pflimlin par défaut au terme d’un printemps rocambolesque, plane sur le raout.

Le président de France Télévisions s’en agace, chasse les questions sur Sarkozy comme d’agaçantes mouches, tente de badiner - « Avec Jean-Luc Hees on va faire une sorte de syndicat » -, écarte l’hypothèse d’un retour de Pierre Sled, un proche de Sarkozy, du moins pour le moment. Et, très solennel, déclame : « Pour une entreprise de presse, l’indépendance est la règle absolue. » On est bien d’accord.

C’est pas tout, mais que valent-ils, les nouveaux programmes de Patrick de Carolis, cher Rémy Pflimlin ? « Vous allez être étonnés », aguiche-t-il. Allons bon.

Figurez-vous que France 2 nous réinvente la saga d’été : la saga d’été d’automne. Ce sera - ah, les titres de saga… - la Maison des Rocheville, ses huit épisodes, ses riches propriétaires, sa demeure mystérieuse, ses secrets de famille et, on parie, ses enfants cachés. Saga encore, mais moins clicheton : les Vivants et les morts de et d’après Gérard Mordillat avec, en héros, un couple d’ouvriers dont l’usine ferme.

Les magazines culturels ont été, eux, « retravaillés ». Enfin pas au point de changer d’animateur : l’Objet du scandale de Guillaume Durand s’appelle désormais Face aux Français (mais c’est pareil) et le Vous aurez le dernier mot de Franz-Olivier Giesbert s’intitule Semaine critique (mais c’est pareil et, rassurez-vous, les premiers invités étaient, vendredi, Alain Minc et Jean d’Ormesson). Humour encore, Jean-Luc Lemoine, qui peut être drôle, ouvre le mercredi soir un Bureau des plaintes, tandis que, chaque jour à 18 heures, Laurent Ruquier décroche un quotidien "On n’demande qu’à en rire" au titre un tantinet optimiste.

A France 3, le gros machin de la rentrée, c’est Direct chez vous ! Le point d’exclamation indique que cette demi-heure quotidienne à 13 heures en direct à la découverte des « personnages et événements des régions » sera très youpi. Quant aux points de suspension du divertissement Tous vos amis sont là…, où Stéphane Bern reçoit « des grandes personnalités françaises », peut-être soulignent-ils l’étonnement du téléspectateurs face aux premiers invités, Michel Galabru et Annie Cordy… Côté docus, la Trois fait le boulot, avec notamment la Blessure, celle des harkis, racontée par Isabelle Clarke et Daniel Costelle (la Mort au travail).

Tiens, les documentaires, justement : c’est 45% de la grille de France 5 et le plus attendu d’entre eux sera la fresque historique à épisodes Afrique(s). Et vous serez en joie d’apprendre qu’une nouvelle venue débarque chez Ludo zouzous : Lulu Vroumette (une tortue en 3D).

En vrac, France 4 nous montrera de nouvelles têtes (dont celle de Stéphanie Renouvin, ex-animatrice de Canal + reconvertie dans la chanson), des fesses (c’est un docu, Les deux font la paire) et Being Human, une série de science-fiction britannique. Et tant qu’on est dans les séries, c’est à France Ô, oui, que ça se passe : la chaîne de l’outremer - désormais sur la TNT - démarre la diffusion de l’excellente The Wire, de David Simon et Ed Burns. Et, quarantième anniversaire de sa mort oblige, De Gaulle débarque sur France Télévisions. Chacune des chaînes publiques aura le sien : un docu-fiction starring Patrick Chesnais en grand Charles sur la Deux ; celui de France 3 sur son retrait ; celui de France 5 sur ses gardes du corps. Ainsi que, sur France Ô, De Gaulle, une passion pour le zouk. Bon, d’accord, c’est pas vrai, ce sera De Gaulle et l’Afrique."

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