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vendredi 24 février 2012

Pflimlin et ses amis de la cgt parfaitement « EmMayottés »

Pflimlin et ses amis de la cgt parfaitement « EmMayottés »

Rappel des faits et épilogue :

Au cours du 4ème trimestre 2011 avaient lieu au sein de l’établissement France Télévisions Mayotte (ex RFO) les élections professionnelles.

La CFDT et ses alliés dans le cadre d’une liste intersyndicale remportait ce scrutin (au grand dam de la cgt) et envoyait ses représentants au CCE. Il n’est pas inutile de noter que la direction à Mayotte avait attendu un long moment avant de réunir le C.E. issu de ces élections et donc faire élire ses représentants au CCE ; assez longtemps pour que la cgt déposât un recours devant la juridiction compétente visant à faire annuler ces élections.

De la même façon, la direction à qui les CFDT, SNJ et SNPCA-CGC élus majoritaires avait demandé légalement la tenue d’un C.C E extraordinaire, avait attendu le 1er février pour le convoquer illégalement après le CCE ordinaire du 31 janvier.

Tout ça afin d’attendre, l’audience du 23 janvier de la cgt visant donc à faire annuler les élections à Mayotte et le jugement du Tribunal.

Malgré la demande formulée par la cgt devant le Tribunal d’adresser une fois les débats clos « une note en délibéré » que le Juge avait pourtant autorisée; malgré le fait qu’à l’audience la cgt se soit s’est pointée avec des doc auxquels elle n’aurait pas dû avoir accès si la direction avait « fait correctement son travail »; malgré la note en réponse à celle de la cgt adressée au Tribunal par la direction de France Télé [chacun pouvait très aisément voir le jeu de la direction et pour qui elle roulait] le jugement qui a été rendu ce 24 février 2011 a débouté la cgt.

Il a du reste été assez visible à l’audience de constater que si la direction dans ses écritures disait « s’opposer à l’annulation » elle l’avait fait très très mollement…. Elle qui s’était montrée autrement plus belliqueuse quand il s’agissait de répondre à la CFDT, au SNPCA-CGC et au SNJ.

Enfin, pour être le plus complet possible, alors que justement la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC ont engagé une action en Justice afin de voir déclarer la caducité du Comité de Groupe, la direction et ses alliés cgt (le Secrétaire de l’Instance illégale et contestée est cgt, tout le monde l’aura compris !) ont décidé de réunir le dit Comité de Groupe (qui n’a légalement aucun pouvoir de consultation et ne serait au mieux qu’un lieu d’information) pour tenter de contourner la perte du CCE et toujours ainsi servir au mieux la présidence de France Télévisions… avec les voix fo !

La présidence et la direction qui joue depuis l’été 2010 la connivence avec le tandem cgt/fo comme le faisait Carolis et ses lieutenant, va devoir se rendre à l’évidence : la manœuvre a échoué, sa tentative d’écraser toute contestation des syndicats CFDT, SNJ et SNPCA-CGC également et les conséquences vont être lourdes de signification.

mercredi 22 février 2012

Alexandra Sublet se revendique du soutien de Pflimlin et du plein accord des rédactions de France Télévisions à qui elle n’a pas à rendre de comptes

Alexandra Sublet se revendique du soutien de Pflimlin et du plein accord des rédactions de France Télévisions à qui elle n’a, de toute façon, pas de compte à rendre.

Invitée voila deux soirs de l'émission d’Alexandra Sublet « C à vous » [voir à ce sujet le blog de la CGC Média intitulé « Pflimlin rentre au Guiness Book des records avec la production la plus chère de la télé 20M€… »] Marine Le Pen a expliqué ne pas vouloir affronter le candidat du Front de Gauche, afin de "ne pas lui donner du vent". Estimant que Jean-Luc Mélenchon était "devenu un insulteur public", elle explique sur le plateau de l’animatrice, ne pas comprendre pourquoi "il veut discuter avec une 'semi-démente'' et indique qu’elle "aimerait bien avoir un vrai débat avec les socialistes".

A ceux qui s’interrogent quant à la présence de la patronne du Front Nationale sur le plateau d’une émission dépendant des programmes dite « people », de recettes de cuisine, de dossiers, de forum avec une déclinaison « boutique » [comme il est dit sur le site web], Alexandra Sublet se revendique de l’entier soutien de Rémy Pflimlin et du plein accord des rédactions de France Télévisions.

Elle n’a de toute façon, aucun compte à leur rendre ! Les Rédactions, à commencer par leur directeur apprécieront.

Quant aux propos du Rémy Pflimlin : “Nous entrons dans une année politique extrêmement importante. Essayons de concentrer les invités politiques dans les émissions politiques et non pas dans les émissions de programmes, pour éviter les concurrences”, ils ne lui sont pas applicables !

Ces propos avaient été tenus suite au mélange des genres, les politiques se rendant un peu trop souvent justement sur les plateaux de ces émissions dites de « programmes » en complément des émissions politiques, notamment les émissions de Laurent Ruquier sur France 2. [l’animateur/producteur qui devait présenter à se côtés les Victoires de la Musique dont elle aurait refusé la présence…]. Rémy Pflimlin avait même ajouté : « Ce ne sont pas les personnes mais les émissions qui sont en jeu ».

Allez comprendre quelque chose ?! Ce qui est permis pour les uns, ne l’est pas pour les autres...

Avec Rémy Pflimlin on est sûr d’une chose, c’est la règle du 2 poids deux mesures qui prévaut aujourd’hui à France Télévisions.

La Justice donne raison au CHSCT de France 24 qui doit entamer une nouvelle procédure d'information/consultation dans le cadre de la fusion

Voici le "communiqué du CE et du CHSCT de FRANCE 24"

Le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT) de France 24 a obtenu gain de cause dans la procédure judiciaire qui l’opposait à la direction de la chaîne dans le cadre du projet de fusion avec RFI.

Le 29 décembre 2011 le CE et le CHSCT de France 24 avaient assigné la direction de France 24 en justice pour défaut d’information sur le plan de départs volontaires de 126 salariés et le projet de réorganisation opérationnelle de l’Audiovisuel extérieur ainsi que leurs conséquences sur les conditions de travail des salariés.

Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre a délibéré le 16 février 2012 et donné raison au CHSCT. Il a également ordonné à la Direction de France 24 d’informer et de consulter le CHSCT avec une documentation complète sur les conséquences du projet de réorganisation opérationnelle relatives, notamment à l’aménagement des bâtiments communs à RFI et France 24 et aux conditions de travail des salariés.

Dès le début de la consultation des instances, les représentants du personnel se sont inquiétés de l’amateurisme qui a présidé à la genèse de cette fusion et ont mis en évidence les nombreuses contradictions de la direction. La décision du Tribunal sonne comme une reconnaissance de ces craintes et sanctionne les manquements de la direction de France 24.

Si le projet n’est pas suspendu, c’est une première victoire de l’institution représentative du personnel qui va enfin pouvoir exercer pleinement ses missions sur ce dossier et veiller à ce que les conditions de travail des salariés de France 24, déjà précaires, ne soient pas davantage dégradées avec la fusion des entreprises de l’AEF.

En ce qui concerne le Comité d’entreprise, l’assignation a été jugée irrecevable en raison d’un vice de forme mais n’a pas été remise en cause sur le fond.

Les élus du CE se réuniront le lundi 20 février pour décider s’ils font appel de cette décision.

Issy-les-Moulineaux, le 17 février 2012

Le CHSCT et le CE de France 24

lundi 20 février 2012

Pflimlin rentre au Guiness Book des records avec la production la plus chère de la télé 20M€…Que dira Nicolas Sarkozy aux contribuables ?

Pflimlin rentre au Guiness Book des records avec la production la plus chère de la télé 20M€…Que dira Nicolas Sarkozy qui l’a nommé, aux contribuables qui subissent de plein fouet la crise ?

Le chef de l’Etat qui a nommé Rémy Pflimlin à l’été 2010 et qui a donc souhaité légalement et pleinement assumer cette responsabilité devant les français, devrait s’interroger sur les motivations qui poussent Rémy Pflimlin, à pratiquer depuis des mois un acharnement thérapeutique sur certaines émissions qui coûtent une fortune pour des audiences infinitésimales.

Ainsi, le directeur de France 2 Bertrand Mosca (successeur de Claude-Yves Robin débarqué par Pflimlin voilà quelques semaines) qui avait demandé à Pflimlin de nommer Rachel Kahn à la direction de l’antenne de France 2, maintient coûte que coûte l’émission qu’elle produit: «Avant Premières » présentée par Elisabeth Tchoungui, en dépit d’une audience dérisoire et malgré un budget exubérant.

L’émission qui jouissait toujours il y a peu, d’un budget de 240.000 euros par numéro, en seconde partie de soirée est désormais programmée en 3ème partie avec un budget de 180.000 euros !

Malgré les clauses d’audiences contractuelles [à la tête du client], à savoir l’arrêt de l’émission en-dessous des 8% d’audience, appliquées « au pied de la lettre » pour certains (par exemple Cyril Viguier sur France 3, Jean-Luc Delarue sur France 2 dont les émissions ont disparu), l’émission Kahn/ Tchoungui avec environ 4% de pdm à une heure où les parts de marché sont microscopiques, est toujours en place !!!!!

Et ce n’est rien…Pflimlin qui parle économies à tout bout de champ et qui via ses lieutenants va jusqu’à refuser une gomme ou un crayon supplémentaire pour ces raisons, ne s’arrête pas là !

Si France 2 et France 3 n’ont pas le privilège des aberrations de programmation, sur France 5, l’émission quotidienne « C à Vous » qu’anime à 19 heures Alexandra Sublet depuis septembre 2009, jouit d’un budget de 40.000 euros 6 jours par semaine [Le samedi est un best of]

Soit 6 fois 40.000€ donc 240.000€ par semaine, soit un budget annuel de près de 9 millions d’euros donc depuis septembre 2009 près de 20 millions de dépenses pour une audience en berne.

L’émission qui a démarré à 2,8% dépasse péniblement, plus de 2 ans après, 4% et quelques de parts de marché.

Juste avant « C dans l’Air » l’émission de Yves Calvi, diffusée du lundi au vendredi à 17h45, poursuit sa marche triomphale sur France 5 depuis plus de 10 ans et dépasse à présent les 12% de pdm. (voir le récent article du Parisien)

Quand commence l’émission d’Alexandra Sublet plus de 700.000 téléspectateurs partent donc de France 5. (c’est mathématique)

Mais Rémy Pflimlin et France Télévisions ne veulent rien savoir. L’obstination est d’autant plus troublante que « C à Vous » fait fuir le public qui suit l’émission précédente.

Pourquoi une telle persévérance dans la programmation d’une émission que le public boude?

Pourquoi un tel investissement (20 millions d’euros) pour une émission dont on peut dire plus de 2 ans après son démarrage (près de 500 émissions !) qu’indéniablement, c’est un fiasco ?

Pourquoi un tel silence de Pflimlin et consort face à ces interrogations?

Rien ne justifie cette troublante obstination... même pas les qualités artistiques et culturelles du programme !!!!

Alexandra Sublet qui sent bien que l’échec devient de plus en plus probant, tente de quitter France 5 pour rejoindre France 2. Ainsi c’est elle, seule, qui présentera les Victoires de la Musique (elle aurait refusé la présence de Ruquier à ses côtés !)

L’échec de France 5 ne sera donc pas le sien et l’émission fétiche de Philippe Vilamitjana (celui que « Le Canard enchaîné » donnait, il y a peu, comme probable « joker » de Pflimlin l’homme qui s’est fait tout seul et ne doit rien à personne) trouvera une autre présentatrice.

A moins que France 5 ne soit observée de plus près….Comment le Président de la République qui explique jour après jour aux français qui subissent la crise de plein fouet, ira-t-il leur expliquer que depuis septembre 2009 près de 20 millions d’euros ont été dépensés pour une émission qu’ils ne regardent pas ?

Depuis, l’affaire des animateurs producteurs en 1996, les dirigeants des chaînes publiques d’expliquer aux producteurs qu’ils sont contraints d’inclure des clauses d’audience dans les contrats pour satisfaire les exigences du contrôle d’Etat…Tu parles, Charles.

L’arrêt brutal de certaines émissions dans un contexte politico-médiatique agité, suscite des questions à propos du système de décision des directeurs des chaînes publiques.

D’une façon générale, l’observation des résultats d’audience comparés aux durées de vie des émissions de France Télévision révèlent bien des différences. En effet, alors que la présence à l’antenne de certains programmes est prolongée au-delà du raisonnable d’autres au contraire sont décapités au premier faux pas et sont «exécutées» sans délais. Et lorsque, Pflimlin pour justifier ses choix vient vous parler de « Rigueur budgétaire et respect des contrats » , est-ce bien ainsi que les choses se passent ?

Que dire du remplacement, en janvier, par Thierry Langlois nouveau lieutenant de Pflimlin, de l’émission de Cyril Viguier sur France 3 par une émission de Mémé Ibach et Didier Barbelivien avec un flop abyssal d’audience à 0,6% dont la présence n’est surement pas justifiée, ni par le budget supérieur à celui de Viguier, ni par le contenu culture ? Comble de la mystification, voilà que la chaîne justifie ce choix de l’émission déjà à l’antenne les samedis après-midi, par une économie de double diffusion alors que le budget de « Les Grands du Rire » a été augmenté pour tenir le choc du vendredi soir !

Que dire, là aussi, du Couple Ambiel-Poivre d’Arvor qui a bénéficié de la bienveillance de la direction de la chaîne – c’est le moins que l’on puisse dire – après la diffusion de « Place Publique » un prime time à 280.000 euros et 7% d’audience qui a été suivi d’une seconde commande de la même émission qui a été sanctionnée par une audience de 4,1% de part de marché.

Alors pourquoi maintenir des clauses d’audience hypocrites ?

L’Hypocrisie du système.

Les responsables des chaînes expliquent que la clause d’audience n’est « en général » pas appliquée. Ils se réservent la possibilité de tenir compte du « contexte » ou de la tendance de l’audience. Autrement dit, ils se réservent le droit d’appliquer ou pas la sanction.

A y regarder de près, en observant la carrière des émissions du service public, cette apparente rigueur de gestion semble servir de masque à des pratiques désordonnées et particulièrement discriminatoires.

La fixation du niveau de la clause d’audience est déjà en soi une curiosité. Il est reconnu que les émissions destinées au divertissement devront obtenir de meilleurs scores que les émissions culturelles mais le niveau général, redisons-le, semble fixé à la tête du client ou suivant des critères unilatéraux (par exemple aucune référence à l’audience générale de la chaîne).

Si le « niveau » ne correspond à aucun critère précis, les décisions de continuer ou d’arrêter sont tout aussi arbitraires.

Ainsi des émissions qui coûtent fort cher, qui sont des catastrophes en audience ont des longévités étonnantes alors que d’autres qui semblent nécessiter un minimum de patience sont péremptoirement arrêtées.

La clause d’audience est finalement un outil qui permet de mesure le niveau d’attachement personnel des dirigeants des chaînes à certains programmes.

Des dizaines de millions de l’argent des contribuables dilapidés.

Chacun le voit parfaitement, les choix de maintenir à l’antenne au-delà du raisonnable des programmes aux coûts exorbitants et qui ont fait la preuve de leur inefficacité en matière d’audience alors que d’autres sont dégagés manu militari au premier faux pas, est inexplicable…A moins que !!!!

Au bout du compte, ce genre de complaisance qui engloutit des millions, finit presque par passer inaperçue dans le désastre général des audiences.

Il faut pourtant se souvenir des propos du Président de la république, à l’Elysée, devant les partenaires sociaux : « La Télévision publique appartient à tous les français…je me souviens des émissions comme « Le grand échiquier », « Au théâtre ce soir », « Les dossiers de l’écran », etc…je veux une télé publique de qualité regardée par tous… » [C’est sans doute pour cela qu’il déclare sa candidature à la Présidence de la République sur TF1, le privé !!!!]

La conclusion ne pourrait-elle pas être: « Depuis sa nomination qui lui a donné le tournis - Rémy Pflimlin répétait sans cesse dès sa mise en place « C’est vertigineux, c’est vertigineux » (voir l’article de Marianne) - dans une entreprise où finalement le succès, le temps, l’argent semblent ne pas compter pour lui, qu’est-ce qui peut bien lui faire préférer des émissions au coût indécent alors qu’il en dégage d’autres sans le moindre ménagement ?

L’Etat représenté par Pflimlin souffrirait donc d’un dédoublement de la personnalité: il obligerait d’un côté les producteurs à tenir compte des parts de marché, alors qu’il a mis un terme à la publicité pour supprimer la pression et la sanction de l’audience sur les programmes !?

Il était mis en avant que «l’arrêt de la pub devait redonner aux programmateurs le courage éditorial et aux producteurs le temps nécessaire à la conception de programmes de qualité»…On voit cela !

vendredi 17 février 2012

Les manipulations d’un syndicat pyromane qui crie vainement au feu mais dont les mensonges ne résistent pas aux faits…La preuve par "trois"...

Les manipulations d’un syndicat pyromane qui crie vainement au feu mais dont les mensonges ne résistent pas aux faits… La CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC le prouvent.

Chronologie
:

- La direction avait fixé au 15 février 2012 à 23h59 la fin des tous les accords d’entreprise de France Télévisions prorogés jusqu’alors.

- Le 15 février au matin, la cgt tractait partout en annonçant « l’apocalypse » si un syndicat osait signer le moindre texte qu’elle qualifiait de régression sociale. [Commentaire: il ne faut pas manquer d’air].

Chacun se souvient du projet d’accord de substitution que la cgt et leurs alliés de fo étaient sur le point de signer en 2010 avec de Carolis qu’ils défendaient bec et ongles et dans lequel la remise en cause des 35 heures, le forfait-jours, l’annualisation, la modulation figuraient sans contrepartie.

Parenthèse : Ni les élucubrations, ni les cris de vierge effarouchée des pyromanes cégétistes qui ont prôné puis réclamé par écrits entre autres et à marche forcée, la mise en place de l’entreprise unique en donnant un blanc seing à Carolis grâce à l’avis rendu en décembre 2009 au CCE, ne parviendront à berner les salariés.

Tout le monde a également en mémoire, le fait qu’en 1984 l’ensemble des organisations syndicales conférées signaient la Convention Collective de l’Audiovisuel Public que la cgt qualifiait alors de régression sociale et qu’elle n’a signée que 10 ans plus tard en 1994 au moment où le premier des 24 avenants se discutait.

Chronologie suite :

- Le 15 février tout au long de la journée, la cgt a continué par mail, par tracts et par colportages, à apeurer. Si les choses étaient un peu plus avancées chez les journalistes que chez les PTA, le dossier « temps de travail » n’était pas finalisé, loin de là.

En l’occurrence, les négociations relatives au temps de travail avaient pris beaucoup plus de temps que prévu, au regard de la complexité de certains dossiers mais surtout de la capacité naturelle et le processus d’obstruction systématique développé par certains pour enterrer les débats sur les vrais problèmes.

Alors que « l’intransigeance » affichée de la direction risquait de faire tomber l’ensemble des accords d’entreprise relatifs à la question, les négociateurs ont choisi d’acter les points qui avaient fait l’objet d’un consensus et d’établir la liste de tous les dossiers qui devaient faire l’objet de négociations plus approfondies. (soit que certains points faisaient toujours l’objet de désaccords forts avec la direction, soit que tous les angles de ces dossiers n’avaient pas été examinés exhaustivement).

La direction avait d’ailleurs elle-même reconnu qu’il ne lui serait pas possible d’appliquer un accord, avant le début 2013, invoquant tant des raisons logistiques (informatique, etc…) que la nécessité d’une période d’adaptation et de transition…et puis d’ici 2013 de l’eau aura coulé sous les ponts.

C’est dans ces conditions que la CFDT et le SNJ ont portés leur signature à un texte qui n’est qu’un relevé de conclusions. Non un accord qui se substituerait immédiatement aux dispositions en vigueur comme a essayé de la faire croire la cgt.

Les négociations vont donc pouvoir se poursuivre visant notamment à :

La finalisation du dispositif général, concernant, tant les PTA que les Journalistes, car il n’est pas souhaitable d’établir un accord séparé pour chaque catégorie;

Négociation de plusieurs annexes, en raison de la spécificité de certains dossiers, celles-ci ne pouvant être négociées, en toute logique, qu’après définition du système général.

Bien évidemment le SNPCA-CGC apporte son entier soutien à la CFDT et au SNJ dans cette signature.

- Le 15 février en fin d’après midi, le SNPCA-CGC publiait même sur son blog un article intitulé : « Dialogue social” aviez-vous dit Monsieur le Président de la République! Êtes-vous pleinement informé du fait que la direction de France Télé le piétine allègrement en votre nom? ». Le SNPCA-CGC y indiquait que ne pas signer la prorogation des accords et mettre un terme à la poursuite des négociations, « c’était un peu comme si, l’ensemble des salariés de France Télévisions conservaient le bénéfice des avantages acquis et donc accumulés par accords depuis leur date d’entrée dans la maison...un peu comme si France Télé avait à gérer autant de contrats individuels spécifiques que de salariés.

- Le 16 février alors que la cgt continuait son opération désinformation, elle tentait de reprendre sans succès ce papier en essayant de le tourner à son intérêt en imaginant diviser et en prétendant que c’est ce qu’ils diraient.

Il n’en est rien. Redisons-le, le SNPCA-CGC est avec la CFDT et le SNJ et à cent mille lieues des manigances de la cgt ou de leurs alliés de fo.

Contrairement à certaines rumeurs ou déclarations, propagées par tract ou dans les couloirs, ce n’est pas la fin des 35 heures et de tout ce qui garantit la durée du travail des personnels. Bien au contraire.

Tous les accords d’entreprise relatifs au temps de travail sont prorogés jusqu’au 8 octobre 2012 qui coïncide normalement au délai de survivance de la Convention Collective de l’Audiovisuel pour les P.T.A. [Personnels Techniques et Administratifs].

D’ici là, le temps nécessaire pour négocier les questions importantes qui restent à régler sera mis à profit. Les dossiers comme l’organisation de travail réduite (VSD), les missions longues, les équipes de Reportage (Paris, régions, Outre-Mer), la filière Production, qu’il s’agisse des fictions, de la vidéo mobile, des équipes légères, des postproductions ou de la production à Paris, les éditions matinales, la Rédactions et les services sur 4 jours, la diffusion (régies finales, vérification), pourront être traités rationnellement et fonctionnellement, sans précipitation.

L’ensemble des organisations syndicales continuera donc de participer aux négociations relatives au temps de travail afin d’aboutir à un texte définitif qui intègrerait, tant les points de consensus déjà recensés que les points restant à négocier qui feront, bien évidemment, l’objet d’un accord.

Comme conclut la CFDT dans le tract que nous vous invitons à lire ci après : « Dans le cas où il serait impossible de parvenir à un texte d’ensemble, seul les points d’accords recensés dans le relevé de conclusions qui vient d’être signé seraient applicables, le reste relevant d’une application unilatérale de la Direction et/ou du rapport de force qui pourrait s’en suivre. »


jeudi 16 février 2012

Une fois de plus la CGC Médias avait vu juste avant tout le monde...lisez l'article du Nouvel Obs pour le constater

Le 27 janvier 2012, la CGC Média publiait un article intitulé: "Bertrand Mosca pousse France 2 dans le ridicule et Pflimlin la télé publique dans le gouffre".

Nous y révélion s que "Bertrand Mosca, le nouveau directeur de France 2 succédant à Claude-Yves Robin débarqué par Pflimlin, s’apprêtait à nommer Rachel Kahn à la direction de l’antenne de France 2".

Une fois encore, la CGC Média avait vu juste avant tout le monde.

Lisez pour le constater l'article du Nouvel Obs intitulé: "Rémy Pflimlin calme le jeu à France 2" ( en photo ci-dessous, encore à Tahiti ces derniers jours)

Le président de France Télévisions a refusé la direction des programmes à Rachel Kahn.

La réorganisation de France 2 ne se fait pas sans mal. Bertrand Mosca, le nouveau directeur général de la chaîne, a voulu mettre la productrice Rachel Kahn aux commandes de la direction des programmes. Logique, puisqu’ils travaillaient ensemble sur France 3 il y a quelques années… Mais la nouvelle a fuité dans la presse, avant même d’arriver aux oreilles de Rémy Pfimlin, le PDG de France Télévisions. Devant la levée de boucliers en interne – et l’échec d’"Avant-premières", l’émission culturelle de la chaîne que produit justement Rachel Kahn – il a refusé cette nomination.

Article paru dans Le nouvel Observateur du 16 février 2012